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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 16 mai 2025 5 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Macron/Bayrou, chacun son marathon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Catherine NetFait
    « il faut une énergie presque inhumaine pour faire de la politique »
  • 4:00Catherine NetFait
    « il est le plus ancien des dirigeants européens »
  • 5:00Catherine NetChiffre
    « un sondage au dexa juge son bilan négatif à 71 % »
  • 7:00Catherine NetFait
    « François Bairou a trouvé son ravillac »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'abord comme chaque vendredi, Catherine Net avec nous sur Europe. Bonjour Catherine. Bonjour Dimitri.

Bonjour tout le monde. Alors, il se trouve que les deux têtes de l'exécutif ont parlé cette semaine sur un tempo, disons longue durée à 3h30 mardi pour le président de la République sur TF1 et 5h30 pour le Premier ministre François Bairou. Et oui, mais alors le premier parce qu'il l'a décidé, le second parce qu'il y était contraint, mais nous avons vu deux maroniens et on le dira jamais assez, il faut une énergie presque inhumaine pour faire de la politique.

Pour le président, c'était un peu sa rupture du jeûne médiatique depuis la dissolution qui l'a privé du pouvoir de gouverner depuis des mois. Il avait dû se résoudre à être économe de sa parole, un sacrifice pour celui qui est un verbau moteur inarrêtable. Alors, sans doute stimulé par un contexte international porteur.

Il est sorti du bois parce que son leadership est reconnu. Il est le plus ancien des dirigeants européens. Lui, il a le lien avec Donald Trump et la visite à Kiev des quatre leaders français, allemands, polonais et Grande-Bretagne, ça avait de la gueule.

Et bien c'est lui qui a ennu l'initiative qui a été loulangé par la presse allemande et bien il en a il a décidé que c'était une bonne séquence pour lui une fenêtre de tir il fallait en profiter. C'est un peu une tentative pour réexister. Il y avait aussi une raison de politique intérieure, hein.

Oui, on sait qu'il s'agace parce que le Premier ministre ne va pas assez vite, assez fort, assez loin pour redresser les finances, pour réformer. Mais l'arithmétique parlementaire suite à la dissolution contraint le premier ministre à la puissance qui rejoint d'ailleurs aussi sa nature. Alors le président n'a pas la main sur lui qui s'est imposé, ce qu'il n'a pas à lui, ce qu'il n'a pas digéré.

Il ne le supporte plus, dit-on mais il peut pas s'en séparer parce que ce choix appartient au seul député et par une motion de censure. En attendant et bien Baurou est à la fois son boulet et son bouclier. Ouais, bien vu.

A-t-il réussi l'exercice selon vous Catherine ? Mais à Kief, il était Jupiter, triomphant, je veux dire, il impressionnait. Et puis sur TF1, il ressemblait à un étudiant qui répondait à des examinateurs peu enclin à lui décerner un diplôme de sortie.

Alors, il était sur la défensive. Il a réponse à tout. Il connait le dossier.

Ah ça oui, mais les problèmes, ils sont toujours pas résolus. Et vous êtes là depuis 8 ans, vous avez les tous les pouvoirs et la France est bien malade. J'ai essayé de faire de mon mieux, je ne suis pas un homme orchestre.

Enfin, voyez, c'était pas c'était pas vraiment glorieux. Alors, a-t-il eu raison de parler ? Aujourd'hui, un sondage au dexa juge son bilan négatif à 71 %.

Mais à l'Élysée, on se console. Vous avez vu, il y avait près de 6 millions de téléspectateurs qui l'ont qui l'ont suivi. Preuve qu'il l'intéresse, n'est-ce pas ?

Oui, tout de même c'était bien long. J'avais avoir piqué une tête de temps en temps. Le lendemain mercredi, c'était autour de François Bairou de prendre la parole.

Et oui, un 14 mai, anniversaire de la mort d'Henry 4. I et ben François Bairou a trouvé son ravillac. Le député Paul Vanier LFI qui le 11 février dans l'hémicycle accusé de n'avoir pas protégé les élèves de Bétaram des violences pédocriminelles, des accusations ignomieuses qui pouvaient le faire tomber, ce qui n'aurait peut-être pas déplu au président.

En tout cas, c'était bien l'intention de celui qui l'avait interpellé et depuis plusieurs semaines, le Premier ministre n'endormait plus. Sa tête et son esprit se préparaient à répondre devant la commission d'enquête. Peut-être que ça a peut-être nuit à aux affaires courantes et sa tête était ailleurs.

Alors, mais lui là, il s'y est préparé avec une minucie, une précision dont il sait faire preuve, ce qu'on ne savait pas. Mais durant son audition, c'est lui qui a imposé son rythme. François Baou est un diesel.

Quand il veut dire quelque chose, il le dit. et qu'on ne s'avise pas de lui couper la parole. La présidence aurait voulu lui marquer une pause pour dîner, souffler un peu.

Il a refusé. Non, on continue. Et patiemment, il a dénoncé les accusations de LFI.

Les mensonges de Media Partent a pu prouver qu'il n'avait jamais été informé des violences sexuelles à Betaram. D'ailleurs, les victimes ont rompu l'omerta que 25 ans plus tard. Non, il ne savait rien.

Non, il n'a jamais été au conseil d'administration de l'établissement. Non, sa femme n'y était pas professeure. Elle a fait le catéchisme une fois par semaine pendant 9 mois.

Alors à l'arrivée, ces deux marathonniens de la parole, d'après vous Catherine, qui a gagné ? Et ben pas le président puisqu'on se demande toujours s'il a eu raison d'exposer son impuissance sur la scène intérieure d'une lumière aussi crue. Quant à François Baou, lui dans une ambiance quasi stalinienne a pu démontrer qu'il était bien victime d'un procès politique faumenté par LFI.

On voulait le faire tomber dans le déshonneur. Il a sauvé son honneur. Il y en a pas deux comme vous Catherine Net pour nous raconter la politique.

Merci beaucoup. François Bairrou qui a trouvé en Paul Vanier son ravillac. Celle-là personne ne l'avait vu hein cette semaine et pourtant je les ai tous lu les papiers politiques sur le sujet.

Merci beaucoup Catherine.