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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseEnvironnement & énergie

"C'est un discours de fin de règne" : Que retenir de la prise de parole de Macron à l'ONU ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Invité politiqueFait
    « On se tient droit un accent un peu de ville là la France qui se tient droite. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « Il y a plus de peaceekeping. Il y a plus de mission il a plus d'opération de médecin de la paix. »
  • 7:08Invité politiqueFait
    « La réalité est là. Au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique, l'industrialisation des crimes de guerre, des violations du droit et de la destruction des infrastructures civiles ouvre un nouvel âge de la barbarie. »
  • 17:13Invité politiqueFait
    « Conseil de sécurité, la France soutient les réformes qui garantissent son efficacité. Sur le format, bien sûr, nous devons l'ouvrir à de nouveaux membres, à de nouvelles régions du monde à commencer par l'Afrique, mais aussi sur le fond. »
  • 17:56Invité politiquePromesse
    « initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de vétocité de masse est plus que jamais nécessaire. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Emmanuel Macron

votre votre appréciation générale de ce discours. J'ai noté juste à la fin, ne cédons pas à la lente division du monde. C'est ce qu'a dit le chef de l'État. J'ai l'impression d'un discours effectivement grave euh qui est aussi entre espoir et et désespoir sur l'état de notre monde. Euh Henri ?

Oui oui, un discours euh assez grave et ne cédons pas, en effet, c'était un peu comme un light motif parce qu'il y a eu ça, ne cédons pas à la landision, il y a également ne cédons pas à la fatalité, la fatalité des guerres, la fatalité des crises et en effet cette gravité c'est aussi celle alors d'abord il y a l'environnement évidemment avec toutes ces crises et ces guerres et en plus qui nous impacte directement qui impacte directement le pays. Mais c'est aussi celle d'un président dont c'est le dernier discours à l'ONU. En fait, il était très assiduel Macron, contrairement à certains de ses prédécesseurs. Il a il était régulièrement présent à la grand messeusienne de ce début d'année.

Euh l'an dernier d'ailleurs avait été marqué euh c'est à cette tribune qu'il avait fait la procéder à la reconnaissance par la France de l'État palestinien et surtout c'est vraiment comment dire la défense d'un d'une mission de la France depuis assez longtemps enfin qu'elle s'est attribuée depuis sous précision à Emmanuel Macron qui dit "Le spectacle à Gaza fait honte à tout". Fait honte. Voilà, ce sont quand même des mots vraiment forts d'ailleurs qui ont été applaudis. Il y a eu quelques quelques applaudissements. Alors la salle, elle est pas était vraiment pas remplie mais ça c'est habituel dans l'assemblée générale de l'ONU en général.

Alors pour les grands discours, il y a du monde pour ceux de Trump aussi provoquant soit-il c'est justement pour ça qu'il y a du monde. Là c'était assez assez clairsemé. Mais pourquoi Emmanuel Macron fait fait par recette ? parce que c'est Emmanuel Macron parce que c'est le président français qui reste un pays il a fait recette l'an dernier sur le discours sur la Palestine. Là la salle était pleine enfin le le était plein. Là en effet ça c'est classique ils sont une centaine à défiler comme ça hein. Donc il faut aussi se farciir tout ça quand même he quand vous êtes délégué. Mais donc ce que je voulais dire c'est que il a vraiment mis l'accent.

D'abord il y a eu un hommage à ce temple des Nations- Unies. On se tient droit un accent un peu de ville là la France qui se tient droite. Ça c'est des ce sont des mots des accents qu'on a déjà entendu. Et puis donc cette défense classique de la France euh du droit international du multilatéralisme euh et vraiment de du refus de la loi du plus fort. Ronald moi je suis jamais par impressionné par c'est vraiment beaucoup beaucoup d'idéalisme hein. Ils sont pas là pour enfoncer le l'organisation des Nations- Unies. Mais euh je travaille sur le le maintien de la paix. Il a il a parlé de l'amélioration des opérations de maintien de la paix.

Ce qu'il a omis de dire c'est qu'il y en a pas eu de nouvelles depuis la Minuskaa en Centrafrique depuis 2014. Il y a plus de peaceekeping. Il y a plus de mission il a plus d'opération de médecin de la paix. Donc c'est pas assez comme ça. Mais je moi je suis toujours sidéré. Vous trouvez qu'il y a quoi ? Il y a de la naïveté. Enfin, Emmanuel Macron n'est pas naïf mais quoi c'est un discours pour pour essayer de le multilatéralisme à l'heure actuelle, il est pas au meilleur de sa forme. Moi, je me considère comme étant un réaliste et pourtant ce matin, j'avais un cours à Science Pro sur le médecin de la paix justement.

Donc, je suis pas qu'un réaliste mais je pense qu'il faut aussi être réaliste et à un moment donné quand les choses vont mal, il faut le reconnaître. Là, on a l'impression que l'ONU va être capable de régler plein plein de trucs. C'est pas vrai. C'est pas là que ça se passe et ça se passe beaucoup dans les coulisses. D'ailleurs, ça c'est intéressant. En revanche, il a parlé de j'ai oublié le le sujet sur lequel il a pour les jeunes avec le la protection de nos jeunesintelligintelligence artificielle et les réseaux sociaux. C'est de cette façon-là que l'assemblée générale, je pense, elle est utile, c'est que ça permet aux gens devant la machine à café, de se rencontrer et de se parler.

Mais sinon, tous ces longs discours, c'est vous avez vu comment la salle était vide. Donc c'est il y a une raison derrière ça, c'est que c'est c'est souvent des discours qui sont un peu Céline et Ben après Céline vos voilà votre premier ressenti sur ce long discours disait Ronald. 30 plus de 32 minutes de discours. C'est long, il me semblait qu'on Oui, 15 ou 20 minutes. En tout cas, là on a on a relevé c'est Ben Barnier qui me disait mais là en fait ça clignote he devant il y a un petit un petit un petit clignotant rouge rouge. Ouais un petit clignotant rou ça voulait dire que là Emmanuel Macron avait avait explosé les temps. On a l'habitude le maître des horloges nous en France.

Peut-être qu'alonus a clignoté un petit peu plus sévèrement que d'habitude. Néanmement, moi j'ai eu plus l'impression d'un d'un discours de de fin de règne. J'ai eu l'impression d'entendre un président qui faisait fin de règne d'Emmanuel Macron ou de fin de règne des Nations- Unies. Alors, il peut y avoir un peu des deux. Là, je pense plus au fin de règne d'Emmanuel Macron. On est là sur un dernier discours de président devant la tribune de l'ONU. J'ai l'impression qu'il faisait un peu son bilan, un peu le bilan des actions portées par la France. J'ai eu l'impression d'entendre ça. Alors, c'est vrai, je partage un peu la vie de de Ronald.

J'ai trouvé un petit peu peut-être un peu long ce discours, un peu peut-être pompeux. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai eu. C'est un discours un peu de de bilan et de fin de règne d'Emmanuel Macron. Ben et puis après évidemment on va décrypter Emmanuel Macron mais on décryptera aussi évidemment Donald Trump qui s'est exprimé un petit peu plus tôt dans la journée. Quand quand je regarde la la journée d'Emmanuel Macron à New York, je vois quelqu'un qui arrive à jouer sur les deux registres puisque sur son compte Instagram notamment et autres réseaux sociaux, il montre des vidéos dans les coulisses où il est avec Trump, il va dans ses appartements privés.

Donc ça en fait il sait faire, il sait contourner justement ces grosses organisations avec leur long discours et leurs trois boutons de trois couleurs quand le discours est trop long. Et en même temps, on est tellement habitué à l'outrance qu'on oublie qu'Emmanuel Macron est simplement dans son rôle. En fait, il est dans le rôle d'un président effectivement qui finit ses deux mandats et qui défend tout simplement le multilatéralisme. Alors, il le fait à sa façon parce qu'il a sa culture. C'est quelqu'un qui est assez littéraire, c'est quelqu'un qui aime manier les grands concepts. On peut lui reprocher justement quand il s'agit de faire baisser le prix du carburant en France et cetera.

Mais là, il est quelque part, il est à la maison. C'est ce qu'il dit. Il parle de l'ONU comme étant notre maison commune, je le cite. Il parle de l'égalité de tous ses membres, l'attachement de la France aux Nations- Unies. En fait, quelque part, ce discours, il devrait pas nous surprendre. Mais il est presque marginalisé par des individus comme Trump. Alors c'est vrai que comme nous c'est notre président, on voit ça avec un petit peu de distance. On sait qu'il y a le pape qui arrive. C'est presque un peu une homélie. Il y a presque un peu c'est un peu moral tout ça.

Mais il est dans son rôle et je trouve qu'il arrive à manier les deux registres dans les coulisses et puis vraiment officiel à la tribune de l'ONU. Alors, on va réécouter. Allez, allez-y. D'ailleurs, le le le style de de Macron est apprécié par les intellectuels américains. Euh, ils disent tous qu'ils s'expriment tellement bien comparé à leur brut de président.

Et mais comme c'était déjà le cas pour Vilpin, c'est pour ça il a un vrai complexe Vilpin Macron hein à l'ONU c'était vraiment c'est là que ce ministre s'était s'était révélé puis après il carrière que l'on sait mais et justement notamment dans son discours il y a un an de reconnaissance de la Palestine, il avait vraiment cherché cet effet et là vous avez raison l'éloquence cette espèce de lirisme qui est très français en même temps hein c'est aussi la marque de fabrique des français s'il reste quelque chose puissance moyenne mais enfin il nous reste le verbe et donc c'est vrai que c'est notamment cultivé par par un Macron Écoutons juste pour les téléspectateurs qui nous rejoignent à 21h pile sur France info, on décrypte justement le discours d'Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU qui vient de s'achever il y a quelques minutes.

On va juste réécouter le moment où quand même il fait ce constat assez terrible de sur notre monde, sur notre planète parlant d'un retour de la barbarie. On écoute et on décrypte juste après. La réalité est là. Au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique, l'industrialisation des crimes de guerre, des violations du droit et de la destruction des infrastructures civiles ouvre un nouvel âge de la barbarie. Aucun d'entre nous ne peut vouloir être celui qui démentelle le cadre protecteur des conventions de Genève alors que les attaques se multipli de Dierpro à Gaza, de Bouavou à Elfacher.

Alors triste constat évidemment réaliste sur notre monde mais j'ai presque envie de faire appel à à vos à vos mémoires historiques. Est-ce que notre monde est à ce point est à ce point dans le dans l'enfer de la guerre, dans l'enfer de la barbarie ?

Je sais que c'est contreintuitif, mais quand on voit l'ensemble des conflits qu'a traversé l'humanité, tous ces conflits ignorés, ces milliards de morts dont on a jamais entendu parler parce que il y avait pas les médias, il y avait pas les réseaux sociaux, est-ce que là, évidemment, il y a Gaza, évidemment, il y a le il y a le Soudan, Emmanuel Macron en a parlé, évidemment, il y a l'Ukraine, mais est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de faire un constat aussi noir ? Je pense je pense que le le l'ONU ne s'est jamais aussi mal porté. Euh pourtant, Dieu sait qu'il y a eu des crises un peu comme l'OTAN.

Le temps aussi a eu énormément de crise et en général à chaque fois les deux organisations réussissaient à se remettre sur pied. En ce moment euh j'irais pas jusqu'à dire que c'est le le le la fin de règne de de l'organisation, mais probablement grâce à la Chine d'ailleurs. Mais effectivement, Donald Trump est en train de réellement détruire ou essayer de détruire l'ordre qui avait été mis en place en 1944 à Bretonwood 45 l'ONU. Et pour moi, c'est très inquiétant. C'est inquiétant parce que malgré mon réalisme, je suis un faux réaliste ou un libéral ou un idéaliste en culotte courte, je pense qu'on a quand même besoin d'un forum où les acteurs peuvent se rencontrer et discuter.

Par exemple, on parle a un concept en relation internationale qui s'appelle le dilemme de la sécurité. Pourquoi le dilemme ? c'est que souvent un état va se sentir menacé peut-être sans raison donc commencer à s'armer et s'il y a pas un endroit où les acteurs peuvent se réunir pour discuter si l'État qui qui commence à s'armer ne peut pas répondre aux craintes de l'étab parce qu'il y a pas de forum neutre il y a un problème et l'étab va probablement lui-même s'armer pour répondre à la menace que l'État A euh pose. Même si je le répète, l'État A n'avait peut-être pas de bonnes raisons de s'armeria.

Et donc la l'existence d'un forum où les les États peuvent se réunir pour discuter est à mon à mon sens vital. Mais là-dessus, je pense pardon que sur la question du multilatéralisme et je pense qu'Emmanuel Macron en a parlé, ce qu'on reproche, c'est aussi justement ce côté forum, c'est qu'on est là pour en parler. Bon bah, c'est terrible ce qui se passe à Gaza. Ouais, bah c'est vraiment terrible.

Bon et puis on fait pas grand-chose et je crois que c'est pour cela justement qu'Emmanie Macron a essayé d'être un minimum pragmatique en disant on essaie de passer effectivement cette nouvelle réglementation qui permettrait de courtcircuiter je dirais pas voilà avec cette idée en fait qu'il suffit qu'il y a un membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU qui oppose son véto et puis on bloque tout on va en parler on va en parler dans minut sur la méthode une volonté de de pas être juste un forum mais d'être de remettre de l'action au centre de l'ONU c'est vrai que c'est un reproche légitime en 45 d'ailleurs mais mais juste sur ce constat oui vous avez raison c'est vrai qu'il est très il est très sombre il est très noir mais en effet il correspond à l'état du monde.

Vous dites c'est c'est l'ONU mais c'est également je tout simplement c'est ce qu'on a dit le droit international qui aujourd'hui n'a plus comment dire n'a plus du tout la primaé c'est la loi du plus fort. Trump qui a parlé auparavant dans c dans son discours, il a cité bah l'Iran, c'est vraiment tout sauf une opération internationale comme les Américains avaient d'ailleurs déjà fait le coup en 2000 en 2003 en en Irak en se passant de tout fondement légal. Il a également parlé du Venezuela. Enfin, qu'est-ce que c'est le le Venezuela ? C'est quand même un événement qu'on a un peu non pas oublié mais qu'on laisse un peu de côté étant donné le l'enchevêtrement et la succession des crises.

Mais c'est quand même proprement extraordinaire la manière dont il l'Amérique a joué le shérif au Venezuela. On a enlevé le le président Maduro quels que soient les les crimes d'ailleurs du président Maduro. Mais mais juste on va parler on va parler de vol en éclat on va parler de Donald Trump. J'avais une question pour Céline ou moi ce que je trouve intéressant c'est que ce que dit Donald Trump ce que dit pardon Emmanuel Macron il fait le constat effectivement de tout de tout ce qui va mal et justement il fait ce constat pour ensuite dire que face à la jungle en fait il faut se tenir droit au côté des Nations Unies.

son son appel en fait c'est un un vibrant plaidoyer pour le multilatéralisme. Évidemment, c'est une façon de constater que la situation dans un certain nombre de pays est catastrophique, que les guerres sont là, mais que oui, la solution est via le multilatéralisme. rapidement juste pour rebondir. Vous savez ce que Woodro Wilson disait du de la société des nations, il disait le qui était l'ancêtre un peu voilà 1919 le le le relations internationales au monde extérieur c'est une jungle. Nous ce que nous ferons avec la société des nations, nous cesserons de transformer ça en zo donc de mettre les animaux sauvages dans des cages et de Ça s'est terminé en seconde guerre mondiale. Exactement.

Malheureusement non, mais c'est tout simplement pour l'analogie avec ce que vous venez de dire. Justement, question à à vous quatre. Céline l'a rappelé, c'était un plédoyer pour le multilatéralisme, ce qu'a dit Emmanuel Macron tout à l'heure. Il a fait un plédoyer pour le climat dont on a évidemment pas beaucoup entendu parler chez chez Donald Trump. protéger la science euh important euh la responsabilité collective en Afrique.

Euh et puis évidemment il a parlé de Lia, des réseaux sociaux, encore une fois de Gaza qui fait honte à tous quand euh Emmanuel Macron dit tout cela, est-ce que c'est lui qui est en décalage avec le reste des nations du monde, avec le reste, vous disiez, il y a des centaines de déliers, enfin il y a 193 pays euh représentés à l'ONU. Est-ce que Emmanuel Macron prêche la seule dans le désert ou est-ce que c'est Donald Trump qui est lui un petit peu à contetemps du monde ?

J'allais dire pas en terme de moral mais lequel a raison par rapport à l'écho que son attitude ou ses mots ont par rapport aux 193 nations du monde sur Gaza en particulier ou d'une manière générale la défense du multilatéralisme Gaza le monde est une jungle. Essayons quand même de de réguler tout cela.

Je sais pas euh enfin si je peux le comment dire il il a il rencontre un écho déjà en réalité dans une majorité de pays pas lui seul d'ailleurs en réalité parce que Macron c'est vrai qu'il le porte le plus fort encore une fois parce que c'est la France une vieille tradition française et notamment l'ONU c'est quand même un des pays qui qui défend le plus cette organisation mais donc il y a un large écho dans tous les pays comment dire les les ce qu'on appelle les pays émergents, les pays qui ne sont pas des grandes puissances tout ceuxl au contraire sont très demandeurs d'un tr internationalement il constate bien qu'aujourd'hui ça n'existe plus.

Donc c'est ce constat là, il est partagé quand même. Il y a il a parlé lui-même du double standard de ce problème aujourd'hui d'un monde qui est quand même régi par un certain double standard et c'est d'ailleurs ce que nous reproche tous les pays dont je viens de parler y compris d'ailleurs que eux-mêmes ont tendance à s'organiser. Maintenant on peut penser au Brick he Brésil, Russie. Exactement. Donc bon tous ces pays-là reprochent en permanence aux puissances occidentales. Enfin ce qu'il en reste cette cette ce maniment du double standard.

Donc tout cela si il est écouté simplement quels sont les moyens d'un pays comme la France en réalité quand vous avez euh comment dire un population mondiale on rappelle hein mais bien sûr et puis surtout la puissance militaire vous avez derrière les États-Unis qui ont la puissance économique financière euh que c'est pas nécessaire aussi à un moment donné peut-être qu'on n'est pas un très grand pays mais la beauté du geste avoir besoin de dire quelque chose effectivement et la beauté du geste et la beauté du verbe effectivement Dominique de Villepin avait livré un très grand discours. C'était en 2003, il me semble.

Et donc là, peut-être que la le discours de d'Emmanuel Macron n'est pas un grand discours aujourd'hui. Néanmoins, il pose un certain nombre de bases et il dit voilà pour la suite pour après moi et la suite voilà ce vers quoi nous devons aller et donnons de l'espoir aussi à ce monde. Il y a aussi un élément enfin très important, c'est qu'effectivement peut-être qu'on se flagelle un petit peu parce qu'on n'est pas le plus grand pays, on reste malgré tout l'un des membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU. Donc cette intervention de Macron, elle est pas sortie de nulle part. C'est pas juste parce qu'il est nostalgique que c'est son dernier discours en septembre à New York.

Non, on est quand même légitime pour porter cette parole là. Tout petit rappel pour ceux qui nous regardent, je sais pas si vous étiez bon en histoire géo, les cinq membres du conseil de sécurité de l'ONU permanent, USA planche pourrie, Chine grosse planche pourrie, Russie énormissime planche pourrie. Il en reste deux à peu près qui tiennent la route et encore on n'est pas parfait. la France et la Grande-Bretagne. Donc si nous on porte pas cette voie-là, c'est pas la Russie, c'est pas la Chine, c'est pas les USA. Pas encore entendu cette ce classement brochette de la de la planche.

Pourquoi pourquoi Ben d'après d'après toi, c'est euh la France et la Grande-Bretagne qui se servent de de du multilatéralisme comme d'un tremplin. Pour moi, ils sont dans le rôle simplement. Ben non, parce qu'ils sont pas assez puissants. Le multilatéralisme c'est c'est un instrument. ça nous amène, je veux juste vous faire écouter. Écoutons juste un un un autre passage du discours d'Emmanuel Macron, notamment pour les téléspectateurs qui nous rejoignent exactement sur ce dont vous venez de parler, sur ce fameux droit de véu.

On sait évidemment que les membres du conseil de de sécurité, notamment ces cinq membres là, ont un droit de véttau ce qui a empêché la résolution de beaucoup de conflits. Évidemment, la Russie va pas mettre toujours son droit de véto sur les affaires avec l'Ukraine. Écoutons ce que la proposition d'Emmanuel Macron, sa réflexion en tout cas. Conseil de sécurité, la France soutient les réformes qui garantissent son efficacité. Sur le format, bien sûr, nous devons l'ouvrir à de nouveaux membres, à de nouvelles régions du monde à commencer par l'Afrique, mais aussi sur le fond. Le Conseil de sécurité doit pouvoir agir face à des violations massives du droit international.

Qui peut se satisfaire d'une impasse procédurale face à la barbarie ? l'initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de vétocité de masse est plus que jamais nécessaire. Donc initiative franco-mexicaine, encadrement du droit de véu en cas de tu masse de de de génocide de de bain de sang. Est-ce qu'on a des président dans son pays comme Maduro par exemple ? C'estàd je pense que ce que le problème moi je pense que c'est une très bonne initiative c'est c'est juste une proposition he une très bonne initiative he de la part de de la France et du et du Mexique.

Le problème c'est que les gros les gros bras les les grandes puissances les trois qui restent bon la Russie n pas une grande puissance mais militairement oui malheureusement il ne respecte pas le droit international la cour internationale de justice par exemple en 1984 et 86 avait condamné les États-Unis pour le minage des ports du Nicaragua les Américains ont continué ont maintenu leur mines dans les ports le il y a quelques années je en 2020 je pense 2019 la la Cour internationale de justice donne raison aux Philippines contre la Chine sur une violation de son de ses eaux territoriales. La Chine a continué à faire ce qu'elle faisait sans écouter du tout. C'est un problème.

Je pense que c'est ça le principal problème. Le multilatéralisme c'est surtout un instrument pour les puissances moyennes. Les les grandes puissances les comme les États-Unis tout ça préfèrent toujours travailler dans le multilatéralisme. Pourquoi ? Parce qu'ils sont toujours en position de force. Et donc donc vous êtes en train de nous dire Ronald que là de toute façon c'est on est dans le on est dans le dans la poésie dans le beau verbe dont vous parliez Henry encadrer le droit de véto Renal que de toute façon à partir du moment où la Russie la Chine les États-Unis n'y ont aucun intérêt à à renoncer à plus en bras de véu c'est c'est des belles paroles.

Regardez les tentatives de de les les je sais pas comment le formuler, mais les attaques contre Israël, elles sont systématiquement euh vétorisé par les États-Unis. euh les résolutions les les résolutions la Syrie après l'erreur de la Libye he la Libye on a invoqué la responsabilité de protéger hein vous savez ça et ça s'est retourné finalement ça c'est c'est on s'est retrouvé avec un changement de régime. Les Chinois et les Russes s'étaient abstenus sur la résolution de mars 2011. À partir de là, ils ont dit fini, si on laisse plus les occidentaux, les trois membres permanents occidentaux du conseil de sécurité faire ce qu'ils veulent.

Et donc systématiquement quand il y avait des résolutions qui étaient adoptées par le les P3 occidentaux systématiquement les États-Unis au Royaume-Uni Royaume-Uni et France systématiquement Chine et Russie utilisaient leur véau pour sur les armes chimiques et ainsi de suite. Donc ça pose ça pose un problème. Ça pose un vrai vrai problème. Il y a une solution. En 1956, c'est une opération de maintien de la paix euh Suèe. Deux membres permanents sont belligérant contre l'Égypte avec Israël, ils attaquent l'Égypte. Vetto, qu'est-ce qui se passe ? Le représentant, le Royaume-Uni et la France.

Voilà, c'est c'est une réunion d'urgence de la de l'assemblée générale qui a permis de créer la première la funue, force d'urgence des Nations- Unies, la première avec des casques bleus. Euh mais ça s'est fait une seule fois et euh après coup, ce qui est intéressant de noter, c'est que les Russes étaient tellement occupés à écraser la révolte en en Hongrie qu'ils ont laissé faire.

Mais après coup, ils ont refusé de payer jusqu'en 1973 parce qu'il disait que cette mission de médecin de la paix avait été créée par l'assemblée générale et non le conseil de sécurité et que donc ils avaient été privés de leur un dernier mot sur ce sur ce droit de vétoque ou pas et puis après on passe à Donald Trump. Enfin, ce qui est clair, c'est queil faut vraiment réformer pour démocratiser le fonctionnement de l'ONU. Le démocratiser, ça veut dire en effet ne pas laisser les pleins pouvoirs comme ça exclusivement donc au à ces grandes puissances et à celles qui mettent tout le temps leurs véaux, on vient de les citer États-Unis, Russie et Chine.

On a quand même vu des véos assez étonnants hein, même assez récemment par exemple sur l'Ukraine. C'était dingue comment dire les ce sont les États-Unis, c'est la délégation enfin le le la délégation américaine à l'ONU qui a empêché qu'on qualifie cela de enfin qu'on qu'on qualifie l'invasion de l'Ukraine par la Russie tout simplement parce que il y avait cette nouvelle histoire d'amour d'Iaton entre Trump et et Poutine. Donc il faut sortir de là. Ça fait longtemps ça fait longtemps que la France porte ce projet alors elle n'est pas seule, elle est soutenue par beaucoup d'Européens d'élargir le Conseil de sécurité notamment.

On savait un moment on avait même pensé à associer la France et l'Allemagne. Évidemment, ça avait déclenché des hauts cris en France. Il était pas question pour pour les souverainistes de partager. On rappelle juste le conseil de sécurité c'est cinq membres permanent mais il y en a d'autres qui tournent. Mais les mais les 10 autres n'ont pas pouvoir de véu. Voilà. Eux c'est le vote à la majorité toute simple. Seuls les cinq ont droit de véto et donc l'idée c'est mais vraiment qui est porté depuis un bout de temps. Il y avait même un comité international des sages où les Français étaient très interventionniste enfin étit très demandé là-dessus et ça semblait possible quoi.

Ça semblait prêt à être vraiment réformé avec un ONU qui du coup aurait repris un peu non pas de sa splendeur, ça fait longtemps que qu'elle l'a quitté mais en tout cas un peu disons de poê de la bête avec du 109 avec un un souffle un peu nouveau. Et c'est vrai que cette réforme là n'a jamais abouti, enfin pour l'instant, elle n'a pas abouti, donc à un conseil de sécurité plus démocratique et plus large. Et cette initiative là d'Emmanuel Macron, bah ça permet quand même déjà de faire avancer un peu les choses de manière pragmatique. Évidemment, on peut penser qu'il a Gaza en tête, hein, c'est-à-dire il y a des massacres un peu partout sur la planète.

Il s'agirait de pouvoir les arrêter et donc d'empêcher une grande puissance systématiquement. Le conseil de sécurité a déjà été élargi, hein. En 66, six nouveaux membres euh mais non non permanents. Mais sans sans droit de vétau.