Florian Philippot juge que Richard Ferrand doit "quitter un gouvernement qui démoralise le pays"
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Questions et réponses
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- 0:59OuverteRéponse directe
Quelle est votre opinion, Florian Philippot ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a choqué dans l'affaire Ferrand ?
- 3:25RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'on peut dénoncer n'importe qui sur n'importe quoi pour des impératifs politiques ?
- 4:01RelanceÉludée
Philippe Lagnès, par exemple, est assistante en circonscription à Paris. Mais vous...
- 4:14RelanceÉludée
Vous vous trompez, l'assistant dont je parle de Sophie Montel, alors qu'il n'est pas du tout, il est assistant local.
- 4:47RelanceRéponse directe
Comment fait-on pour mettre fin aux deux poids deux mesures et rétablir l'égalité devant la justice ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueFait
« M. Ferrand ne peut pas rester au gouvernement. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Tout ce qu'on apprend, déjà le fait qu'on apprenne en permanence de nouvelles choses, c'est généralement assez mauvais. »
- 2:03Invité politiqueFait
« On apprend qu'il a toujours un contrat avec cette mutuelle, même quand il est député, on apprend que des lois favorables aux mutuelles sont votées, il y a l'enrichissement de sa femme. »
- 2:15Invité politiqueFait
« Tout cela pose question, et on ne peut que s'étonner évidemment que les parquets, aussi bien de Brest que le parquet national financier, aient pour jusqu'ici en tout cas refusé d'ouvrir la moindre enquête. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Sophie Montel a fait un travail de fond, extrêmement documenté, et a pointé du doigt des cas d'assistants parlementaires avec leurs députés qui sont strictement dans la même situation que ce qui nous a été reproché. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Les cas sont strictement les mêmes. »
- 4:53Invité politiqueFait
« La grosse différence, c'est que ces députés-là appartiennent à des partis pro-Union européenne, européistes. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Comment fait-on pour mettre fin aux deux poids deux mesures et rétablir l'égalité devant la justice ? »
- 7:13Invité politiqueFait
« Pourquoi le parquet national financier n'a jamais, sur la base de ce livre, ouvert la moindre enquête ? »
- 7:16Invité politiqueFait
« Comment se fait-il que M. Bayrou soit ministre de la Justice aujourd'hui ? »
- 10:36Invité politiqueChiffre
« l'euro ne survivra pas dans les 10 ans, à moins qu'on mette en place une série de mesures pour fédéraliser l'Europe. »
- 10:41Invité politiqueChiffre
« « L'euro ne survivra pas dans les 10 ans, à moins qu'on mette en place une série de mesures pour fédéraliser l'Europe. » »
- 10:49Invité politiqueFait
« il annonce un budget commun de la zone euro, il annonce également qu'il reprendra toutes les recommandations de la Commission européenne, notamment la loi travail aggravée, qui veut faire passer par ordonnance cet été ou cet automne, on ne sait plus très bien. »
Temps de parole
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Dans l'émission politique de France Info, on est ensemble comme tous les matins jusqu'à 9h avec Jean-Michel Apathy. Bonjour Jean-Michel Apathy. Bonjour à Gilles Bornstein et à Guy Birenbaum. Notre invité ce matin, vice-président du Front National. Bonjour Florian Philippe. Bonjour. Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires. Peut-il rester au gouvernement ? La réponse d'Edouard Philippe, premier ministre hier sur le journal de 20h de France 2, a été catégorique. C'est oui.
Je dis oui, après avoir parfaitement compris et avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement. J'ai parfaitement conscience que des usages ou des comportements passés, qui ne sont pas illégaux, mais qui ne sont plus acceptés aujourd'hui, ne peuvent plus être tolérés.
Quelle est votre opinion, Florian Philippeau ?
L'inverse. Moi je pense que M. Ferrand ne peut pas rester au gouvernement. Pourquoi ? Parce qu'il y a un doute qui s'est installé, parce que ce gouvernement a fait campagne sur exactement l'inverse. M. Ferrand en particulier, et je l'ai pratiqué plusieurs fois en débat pour le savoir. C'est vrai, vous avez même débattu ici, c'était assez chaud. C'était assez chaud, c'était quand même le donneur de leçons par excellence. Le doute ça suffit.
Non, écoutez, au moment où on souhaite porter une loi dite de moralisation, et qu'on commence par démoraliser le pays par ce genre de pratiques, je pense qu'il faut en tirer les conséquences, et je ne me préjuge pas de sa culpabilité, mais se mettre en retrait, quitter le gouvernement, histoire de gérer ses affaires personnelles, et puis que le gouvernement puisse avancer sur des choses plus intéressantes. Qu'est-ce qui vous a choqué dans l'affaire Ferrand ?
Tout ce qu'on apprend, déjà le fait qu'on apprenne en permanence de nouvelles choses, c'est généralement assez mauvais, quand il y a comme cela des tiroirs qui s'ouvrent, article de presse après article de presse, ça nous rappelle d'autres affaires, notamment l'affaire Fillon, et généralement c'est assez mauvais. Après sur le reste, voilà, il y a un peu tout. On apprend qu'il a toujours un contrat avec cette mutuelle, même quand il est député, on apprend que des lois favorables aux mutuelles sont votées, il y a l'enrichissement de sa femme, je ne dis pas que c'est illégal, mais bon.
Tout cela pose question, et on ne peut que s'étonner évidemment que les parquets, aussi bien de Brest que le parquet national financier, aient pour jusqu'ici en tout cas refusé d'ouvrir la moindre enquête. Ouvrir une enquête, ça ne veut pas dire qu'on est coupable, mais je pense que ce ne serait pas, vu les pratiques de ces derniers mois, ce ne serait pas tout à fait anormal que les parquets ouvrent une enquête. Gilles Manchon.
Une députée européenne du Front National, Sophie Montel, qu'on dit politiquement proche de vous, a dénoncé à la justice 18 députés européens qui auraient employé leurs assistants pour autre chose que leur activité au Parlement européen. Alors on sent que c'est pour faire un contre-feu aux accusations dont le Front National est victime. Le problème, c'est que manifestement, ces accusations ont été portées à tort. Alors écoutez, Philippine Lagnès, c'est l'assistante de Marielle de Sarnez et c'était sur LCI.
Moi j'avais des missions d'assistance par exemple, de gestion de l'agenda. J'avais aussi des missions qui étaient en étroite collaboration avec mon équipe, enfin avec l'équipe de Marielle de Sarnez à Bruxelles, avec mes collègues avec qui j'étais en contact plus qu'au quotidien. Donc qui n'était pas dans mon bureau, mais c'était un travail vraiment d'équipe. Ça pouvait aller, voilà, on se relisait les uns les autres sur des notes, sur des explications de vote. Elle-même faisait passer des choses pour que je les fasse passer à la députée quand elle était à Paris.
Est-ce qu'on peut dénoncer n'importe qui sur n'importe quoi pour des impératifs politiques ?
Sophie Montel a fait un travail de fond, extrêmement documenté, et a pointé du doigt des cas d'assistants parlementaires avec leurs députés qui sont strictement dans la même situation que ce qui nous a été reproché. Strictement. Pas tout à fait, non. Vous n'en savez strictement rien. Si vous regardez dans le détail, ce sont... Il me semble qu'il y a une différence. Non, non, il y a une différence, c'est que je peux vous la dire. Sophie Montel, elle-même, a été mise en cause parce qu'un assistant parlementaire chez elle apparaissait sur l'organigramme du Front National. Ça a suffi à déclencher une enquête.
Ça a suffi d'ailleurs à ce qu'elle soit pénalisée financièrement par une décision, non pas judiciaire, mais une décision administrative du Parlement européen.
Philippe Lagnès, par exemple, est assistante en circonscription à Paris. Mais vous... Les vôtres étaient à Bruxelles. Non, non, pas du tout.
Vous vous trompez, l'assistant dont je parle de Sophie Montel, alors qu'il n'est pas du tout, il est assistant local. Ce qui est intéressant, c'est que quand il s'agit des assistants de ces députés-là, vous prenez leur dire pour argent comptant. Quand il s'agit des nôtres depuis des mois, vous ne voulez même pas écouter les explications. Alors moi, je vais vous dire, maintenant, je ne préjuge pas la culpabilité. Les cas sont strictement les mêmes. Moi, je pense que ce ne sont pas, d'ailleurs, des pratiques illégales, mais il faut que la justice fasse son enquête, comme elle l'a fait pour nous, et elle le fera.
Vous dénoncez des pratiques dont vous dites vous-même qu'elles ne sont pas illégales.
Nous disons que ces personnes sont placées strictement à la même situation. La grosse différence, c'est que ces députés-là appartiennent à des partis pro-Union européenne, européistes. Donc le Parlement européen ne fera jamais le boulot. Jamais. Donc si personne ne le fait, comment fait-on pour mettre fin aux deux poids deux mesures et rétablir l'égalité devant la justice ? Comment fait-on ? Expliquez-moi. Comment peut-on accepter que pour les mêmes faits, un parti politique soit poursuivi par la justice, et pour les mêmes faits, d'autres ne le soient pas ? Je veux dire, ça, ça pose un problème démocratique et d'égalité devant la justice.
Il me semble qu'il y a une différence. Par exemple, Brice Hortefeux et Yannick Jadot, qui sont mis en cause par Sophie Montel, produisent un document, ce que le Front National n'a pas pu produire, du Parlement européen. Qui autorise ses assistants parlementaires, qui sont des assistants à temps partiel, à avoir une autre activité à côté. Il me semble que le Front National n'a pas accompli cette démarche auprès du Parlement européen, ce qui est une différence, me semble-t-il, assez notoire.
Non, M. Appati, à chaque fois que nous avons déposé des contrats au Parlement européen, à l'administration du Parlement européen, elle les a étudiés, elle les a validés. Donc vous avez les mêmes documents ? Je veux dire, c'est l'existence même du contrat. Non, on ne les a jamais vus. C'est-à-dire l'existence même du contrat. On ne les a jamais vus, les documents, produits par le Front National. De toute façon, nous parlons sur rien. Le parquet national financier, et j'espère en interne au niveau de l'Union européenne, l'OLAF, puisque Sophie Montel a en parallèle saisi l'OLAF, feront le boulot, mèneront l'enquête, et nous verrons bien.
Et nous verrons à la fin que l'égalité de traitement devant l'injustice peut-être imposera pour tout le monde que ces pratiques ne sont pas illégales, ou alors pour tout le monde que ces pratiques sont illégales.
Si ce n'est pas le cas, ce sera de la dénonciation calomnieuse.
Non, c'est l'article 40 du Code de procédure pénale qui veut que vous êtes obligés de dénoncer des faits quand vous en avez connaissance.
Oui, absolument. Ce n'est pas de la dénonciation calomnieuse. Mais il faut qu'il soit juste.
Ces eurodéputés feraient bien de la jouer profil bas, parce que ce sont les premiers qui ont instrumentalisé, l'affaire nous concernant, ce sont des cas tout à fait semblables. Deuxièmement, Mme de Sarnez devrait porter plainte pour dénonciation calomnieuse entre Corine Lepage. Parce que Corine Lepage, dans un livre, je rappelle, a écrit, durant 5 ans, je la cite, durant 5 ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée par l'enveloppe d'assistance parlementaire de Marielle de Sarnez sur fonds européens. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Corine Lepage. Elle n'est pas du Front National.
Dans un livre en 2014, curieusement, personne ne s'est jamais soucié de savoir ce qu'il en était.
Et pourquoi ? Je crois qu'elle a réitéré ce matin même, sur d'autres ondes, ses accusations. Pourquoi le parquet national financier n'a jamais, sur la base de ce livre, ouvert la moindre enquête ? Et comment se fait-il que M. Bayrou soit ministre de la Justice aujourd'hui ? Alors qu'on avait, soi-disant, fait l'opération, M. Propre, avant de nommer les ministres. Vous savez, on avait fait ce cinéma de reculer de 24 heures la nomination des membres du gouvernement. On voit le résultat. Mme de Sarnez, M. Ferrand, M. Bayrou.
Peut-être que cette histoire reviendra à la surface, mais en tout cas, effectivement, Sophie Montel risque de subir plusieurs plaintes pour une dénonciation calomnière. Elle les subira, mais écoutez, à la question pour l'eau. Marine Le Pen va être convoquée par les juges. Vous avez des informations là-dessus ?
À ma connaissance, après ce qu'elle dit elle-même, elle n'a pas été reconvoquée. D'accord.
Voilà, et en attendant, Richard Ferrand ne démissionnera pas, car il a sa conscience pour lui, et il n'est pas mis en cause par la justice. C'est lui qui le dit, et c'est à l'instant, sur France Inter. Il est 8h40, Florian Philippe, on se retrouve dans une minute. Voici Victor Maté. Avec donc, Richard Ferrand, qui se défend ce matin chez nos confrères de France Inter. Tout ce que j'ai fait dans ma vie, professionnelle et légale, publique, transparent, dit le ministre de la Cohésion des Territoires. Hier soir, le Premier ministre lui a renouvelé sa confiance. Edouard Philippe, au 20h de France 2, assure toutefois comprendre l'exaspération et l'agacement des Français.
Les conducteurs de camions de transport de matières dangereuses poursuivent leur grève. Débuté vendredi, blocage de raffinerie, de dépôts, la région parisienne est la plus touchée. Plus de 300 stations-service n'ont plus du tout d'essence, mais officiellement pas de pénurie, assurent les autorités. En Afghanistan, une explosion ce matin dans la capitale. Kaboul, une voiture piégée dans le quartier diplomatique tout près de l'ambassade d'Allemagne. Au moins 9 morts et 90 blessés bilans du ministère de la Santé.
En Syrie, les Etats-Unis ont commencé, comme ils s'y étaient engagés, à livrer des armes aux combattants kurdes, en lutte avec Daesh, colère de la Turquie, et qui affirme que ces unités sont liées au PKK, qu'ils considèrent comme une organisation terroriste. L'invité de France Info, ce matin, c'est Florian Philippot, et la question c'est vous, Jean-Michel Apathy ?
Florian Philippot, vous êtes toujours favorable, bien sûr, à la sortie de l'euro, ça a été le gros problème de la campagne présidentielle. La question divise le Front National, on écoute Gilbert Collard, c'était quelques jours après le second tour, il convenait que cette question, il allait mieux l'abandonner. On écoute Gilbert Collard.
Il ne faut pas prôner la sortie de l'euro, parce que l'opinion publique n'en veut pas, et qu'on ne peut pas imposer une décision, même par voie de référendum, à un peuple qui n'en veut pas, et qui risque de voter non.
Voilà, c'était sur la chaîne parlementaire. Donc, Gilbert Collard dit, par sentiment démocratique, puisque la population n'en veut pas, arrêtons d'en parler. Que lui répondez-vous ?
Un, je ne suis polémique avec personne, mais un, je ne fais pas de la politique, en regardant à un moment ce que pensent les Français dans les sondages, même pas des élections, même pas des référendums, sur un sujet, parce que je pense qu'il y a une cohérence d'ensemble à conserver, et que quand on défend un projet, des convictions, on y croit, ou on peut avoir d'autres convictions, ce qui est tout à fait honorable.
Pour le coup, il y a eu un résultat électoral, là.
Oui, il n'y a pas eu de référendum sur l'euro. Mais vous savez, quelques mois avant le référendum sur la Constitution européenne en 2005, le oui était donné à 70% à l'aigre. C'est bien pour ça que je parle d'une élection qui a eu une campagne sur le sujet en question, et le non a fini par l'emporter à 55%.
Il est démagogue, là, Gilbert Collard, quand tu dis ça ?
Non, je ne dis pas ça, mais voilà. Deuxièmement, là, on n'a pas la même conception, c'est une évidence. Deuxièmement, moi, j'ai une question de fond. Soit on conserve, effectivement, l'euro, c'est-à-dire la monnaie des banques, et ça donne le projet Macron, parce que, vous savez, c'est Macron lui-même qui avait dit en janvier dernier, on avait retrouvé ses déclarations, « L'euro ne survivra pas dans les 10 ans, à moins qu'on mette en place une série de mesures pour fédéraliser l'Europe.
» Et c'est ce qu'il veut faire, puisqu'il annonce un budget commun de la zone euro, il annonce également qu'il reprendra toutes les recommandations de la Commission européenne, notamment la loi travail aggravée, qui veut faire passer par ordonnance cet été ou cet automne, on ne sait plus très bien. Avant le 21 septembre, il ne faut pas croire que tout ça vienne de nulle part. Pourquoi il veut mettre en place cette loi travail aggravée ? Mais c'est la conséquence, une des contreparties du maintien dans la monnaie unique.
Soit on choisit la monnaie de l'emploi, qui n'est d'ailleurs pas une sortie de l'euro, parce que c'est vrai que ce terme peut faire peur, mais je pense que ça, c'est juste un terme. Si on a notre monnaie nationale, il n'y a plus d'euro. Donc il y a une coopération d'une monnaie nationale.
Si, il y a encore un euro, puisque les échanges internationaux se font toujours en euro, c'est ce que j'avais compris au moment de la campagne.
Il n'y a même plus d'existence même de l'euro. Si un pays aussi central est important que la France retrouve sa monnaie nationale, alors c'est une dissolution organisée.
Est-ce que vous voulez que la France décide pour tout le monde ? La France va décider pour tout le monde.
En tout cas, qu'elle puisse décider pour elle-même, ce serait déjà pas mal. Ce qui n'est pas le cas depuis de nombreuses années, parce qu'elle n'a plus sa souveraineté.
Est-ce que vous conviendrez que pendant la campagne présidentielle, vous n'avez pas été capable d'expliquer cela ?
Je pense que la dernière semaine, dans l'entre-deux-tours, nous n'avons pas été clairs collectivement sur le sujet. En tout cas, nous n'avons pas su répondre.
Qu'est-ce qui s'est passé dans la dernière semaine ?
On s'est instillé, les en pensées qu'on voulait, deux monnaies dans le portefeuille, ce qui n'a jamais été notre programme ni notre ambition, bien évidemment, mais ça s'est propagé et on n'a pas su répondre.
Mais Marine Le Pen qui n'a pas été capable de le faire pendant le débat ?
Non, c'est collectif. Mais pourquoi la dernière semaine ? Qu'on ait pris dans le feu des cinq jours de la dernière semaine jusqu'au vendredi soir de campagne et qu'on a plein de choses à faire, plein de sujets à aborder. C'est surtout elle,
parce que de cette dernière semaine,
on retient le débat. Mais ce qui est bien, c'est qu'on puisse maintenant mettre les points sur les i. Et moi, je vous vois... Vous ne répondez pas.
Je vous dis, dans la dernière semaine, ce qu'on retient, c'est le débat. Donc c'est elle, Marine Le Pen, qui n'a pas été capable de l'expliquer.
Non, on a fait tous moult médias. Moi, j'en ai fait aussi. Et probablement, je n'ai pas été assez clair non plus. Enfin, je veux dire, c'est vraiment une responsabilité collective. On n'a pas été assez clair. On n'a pas été assez clair. Voilà, c'est tout. Bon, c'est ça. On fera mieux maintenant et demain.
C'est votre point majeur dans votre programme et c'est là-dessus que vous n'êtes pas clair. C'est quand même incroyable.
Non, je pense maintenant... Vous voyez, je pense que ce qui a créé un élément de doute, c'est cette idée de double monnaie de ça. Mais, moi, je pense que...
Mais c'est pas seulement ça. C'est aussi quand Mme Le Pen explique que les autres aussi vont devoir sortir de l'euro. Pourquoi réussirait-on à imposer ça aux autres pays ?
Non, mais ça, c'est autre chose. Encore une fois, quand un pays aussi majeur que la France décide... Mais ça, c'est ce que vous pensez. Mais non. Les Allemands et les Italiens décident de garder l'euro. Ils le gardent. Au contraire, un pays comme l'Italie, un pays comme les pays d'Europe du Sud en profitera. Mais vous savez, la question de la souveraineté nationale ne se divise pas. C'est pour ça que... Non, mais la souveraineté nationale, elle ne se divise pas en tranches.
Soit on est souverain, on est indépendant et on peut mener des politiques qui sont conformes à l'intérêt national et à l'intérêt de votre peuple parce que vous maîtrisez vos lois, vos frontières, votre monnaie, votre budget, votre diplomatie, votre armée. Soit vous ne l'êtes pas et vous êtes en permanence sous tutelle ce que nous sommes aujourd'hui. Et ça n'est pas bien dit aux Français.
Toutes les lois que nous voyons arriver en France, mais en matière économique comme en matière d'immigration, les lois sur l'asile, etc., sont des conséquences directes de décisions européennes, soit de décisions des traités, des directives, soit de jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ou de la Convention européenne des droits de l'homme qui est une autre institution.
Mais concrètement, M. Philippe, pour la sortie de l'euro, c'est vous qui voulez ou est-ce que c'est le Front National et est-ce qu'on est donc là en face d'un casus belli, au final ?
Le Front National, aujourd'hui, nous avons un projet qui sont les 144 engagements de la Nouvelle. Donc on est toujours dessus, vous n'êtes pas... Il est évident que nous défendons la souveraineté nationale et comme je vous l'explique, la souveraineté nationale, elle est une et indivisive. Elle ne se divise pas. On n'est pas à moitié souverain, à moitié libre, on n'est pas à moitié en prison,
en tout cas Marine Le Pen l'a annoncé et elle a même dit, c'était ici il y a dix jours, que si le Front National décidait d'abandonner le projet de sortie de l'euro, il vous appartiendrait à vous, Florian Philippot, d'en tirer les conséquences. On écoute Marine Le Pen.
Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions. Mais je ne crois pas du tout que... Ah, il démissionnera ? C'est ça que vous voulez dire ? Pardon ? Il démissionnera ? Si demain, les adhérents du Front National décidaient qu'on doit abandonner cette partie-là, ils ne se sentiraient plus en accord avec ces convictions. Donc c'est possible. Mais je trouve que c'est tout à son honneur.
Donc, un, elle annonce un débat au Front National. Elle dit, si les adhérents décident d'abandonner la sortie de l'euro, c'est Florian Philippot
qui fait ses bagages. C'est-à-dire que...
C'est un abandon quand même.
Non, mais ils disent que moi-même, j'ai dit, je ne vais pas lui en vouloir, mais dix jours avant, sur une autre honte, j'ai dit moi-même que si demain, nous devenons un parti européiste-fédéraliste, je ne vais pas défendre l'inverse de mes convictions. Enfin, je suis... Moi, ce n'est pas du tout ma question. Ma question, ce n'est pas ça. Vous écoutez Marine... Non, mais je ne vais pas faire du Bayrou, si vous voulez, à glisser toute une carrière politique pour redevenir ministre dans des habits de convictions qui ne sont pas les miens. Quand vous constatez
que Marine Le Pen, présidente du Front National, admet l'idée qu'il revient maintenant aux adhérents, c'est ce qu'elle dit, très clairement, de dire, oui, nous sortirons de l'euro ou non, nous ne sortirons pas de l'euro. C'est quand même une évolution chez elle.
C'est un débat qu'elle souhaite poser. Elle a tout à fait le droit de poser, comme présidente du mouvement, de poser ce débat. Ça veut dire que dans son esprit... Je pense d'ailleurs que...
Ce n'est pas si simple que les 144 propositions dont vous nous parliez il y a quelques minutes. Moi, je pense... Ça, ça ne vous plaît. Ces propositions ne vont plus.
Elle l'a dit aussi dans cette interview, dans votre interview et dans d'autres un peu plus tard. Elle a dit aussi, je pense que la question, c'est la manière aussi d'expliquer les choses. Je pense que c'est un vrai sujet. Puis, ce congrès sur la refondation, il portera sur d'autres sujets. Ne croyez pas qu'on ne fait pas 50% au second tour parce qu'il y a l'euro. Si on s'enferme dans ce débat-là, on se trompe pas. Beaucoup de l'euro nationales
le pensent.
Oui, moi, je ne pense pas du tout. Moi, je pense que quand on est fidèle à ses convictions, déjà, on n'est plus rassembleur parce qu'on est moins inquiétant. Quand on change de conviction d'un coup, d'un jour, comme cela, en fonction de tel ou tel sondage, je pense qu'on est extrêmement je pense qu'il y a des débats de fond aussi. Pourquoi, quand on dit Front National, rien que le terme, il y a des gens, hop, ils se calment, ils n'écoutent plus ce que vous dites. Il y a un mur qui se met entre vous et ce citoyen parce que vous avez dit Front National. C'est un vrai sujet qu'on doit se poser collectivement. C'est à ce point ? Pour quelques Français, oui, c'est encore à ce point.
Ça vous a pénalisé ? C'est moins en moins le cas. C'est vrai. C'est pour ça que nous progressons et que nous avons fait 11 millions de voix, ce qui est un score exceptionnel. 10 millions 6. Comme un cœur. J'étais optimiste. Je nous voyais déjà à 11. Mais j'avais arrondi. Nous avons fait 10 millions 600 mille voix. Ce qui reste, malgré tout, le record est très élevé. Mais c'est vrai que pour certains citoyens français, il y a encore une espèce d'appréhension qui me paraît irrationnelle. Elle est irrationnelle. Mais c'est vrai que nous incarnons le seul mouvement d'espérance et nous serons le seul mouvement d'opposition à Macron. Regardez les Républicains. Monsieur Milon, on dit la même chose.
Regardez le désistement systématique des Républicains qu'a annoncé Barouin pour Macron, pour jouer la béquille de Macron. Vous pensez que ça, c'est un parti d'opposition ? Non, non. On sera le seul vrai parti patriote d'opposition résolu, énergique, constructif.
Mais Florent Philippe, en un mot, et pour être clair, si la sortie de l'euro n'est plus dans le programme du Front National, vous restez ou vous partez ?
Si demain, nous sommes favorables à la monnaie unique et donc nous deviendrions un parti fédéraliste. Parce que tout va en vous. Tout s'enchaîne ensuite. Tout s'enchaîne. Tout s'enchaîne. Tout s'enchaîne. Tout s'enchaîne. Bien sûr. Mais je vais redire, je redis 150 fois ce que j'ai déjà dit. 8h51 sur 30 ans. Je n'y crois pas une seconde. En même temps, je l'ajoute.
Voilà.
On n'est pas fini. De toute façon, on est ensemble jusqu'à 9h00. 8h51. Victor Maté pour une minute. Avec d'abord ce bilan qui s'alourdit en Afghanistan. Au moins 49 morts et plus de 300 blessés après une explosion dans le quartier diplomatique de la capitale Kaboul. Une voiture piégée d'après la police qui a fait des dégâts matériels notamment dans les ambassades de France et d'Allemagne. Richard Ferrand ne démissionnera pas car il a sa conscience pour lui et n'est pas mise en cause par la justice. La défense ce matin sur France Inter du ministre de la Cohésion des Territoires. Il estime que tout ce qu'il a fait dans sa vie professionnelle est légal, public, transparent.
Hier soir, le premier ministre Edouard Philippe lui avait renouvelé sa confiance. Trois jours après la dégradation de la tombe du général de Gaulle à Colombelle et deux églises, un homme et une femme en garde à vue depuis hier soir. La vidéo surveillance montrait un homme en train de casser la croix religieuse au-dessus de la sépulture. Mon fils Chardy, Garcia ou encore Cornet tous qualifiés pour le deuxième tour de Roland Garros. Le numéro un français de Joël Fritzonga lui est tout près de la sortie dès le premier tour mené 5-4 dans le quatrième set par l'Argentin Olivo. Match interrompu par la nuit et qui doit reprendre en début d'après-midi.
On est avec Florian Philippot sur France Info jusqu'à 9h. Gilles Bernstein pour la question.
Pour contrer cette dérive je ne sais pas européiste ou fédéraliste du Front National est-ce que vous allez vraiment monter votre association les Patriotes ?
D'abord il n'y a aucune dérive européiste nous parlons un peu théoriquement là.
Ah non non on a écouté la présidente du Front National qui dit si les adhérents le décident non non c'est la présidente du Front National
je ne vais pas rouvrir le débat mais il n'y a aucune dérive européiste au Front National on est un parti souverainiste qui défend la souveraineté nationale et on est très heureux de l'être. Les Patriotes ça sert à quoi ? Oui mais je ne sais pas que je vais la monter elle a déjà été montée c'est une association dans le Front National C'est un courant Non c'est pas un courant qui vise à justement travailler sur cette refondation être une boîte à idées parce qu'elle me paraît moi très utile et très intéressante très enthousiasmante cette refondation Il y a beaucoup de monde ? Il y a pas mal de monde oui C'est à dire ? Ça adhère ça adhère chaque jour Vous avez des chiffres ?
En nombre d'adhérents Oui Déjà pas simplement des contacts près de 1000 D'accord Mais ce sont des gens qui sont soit au Front National soit qui n'y sont pas c'est ouvert à tout le monde C'est là pour être cette boîte à idées mais totalement dans l'idée qu'il faut qu'on rassemble davantage et qu'on prépare cette victoire de Marine Le Pen
Il n'y a pas suffisamment d'idées au Front National ?
Il y a beaucoup d'idées au Front National mais vous savez on a déjà créé des collectifs sur l'écologie sur la santé sur l'école etc et moi j'ai été très partie prenante dans cette dynamique des collectifs sociaux professionnels je pense que c'est bien qu'on ait une structure qui puisse le faire et qui puisse par ailleurs continuer cette espérance du rassemblement des patriotes parce que c'est une belle espérance pour notre
famille politique Vous porterez le débat sur le changement de nom du parti puisque vous nous disiez Front National avant les titres c'est quelque chose qui bloque est-ce qu'il faut changer de nom et alors est-ce que les patriotes c'était pas le premier étage de la fusée pour changer de nom ?
Mais le nom ça sera une probablement une des questions de ce congrès de reformation Vous pouvez plus
l'appeler les patriotes le Front National Mais ça n'est pas
l'objectif Ce le fut ? Non C'est vous qui le pensez ? Non, c'est vous qui l'avez dit il y a longtemps Non, c'est un mot que j'aime bien ça nous définit on est pour le patriotisme économique le patriotisme agricole le patriotisme en matière de gestion de nos frontières et de la politique d'immigration on est pour le patriotisme je vois pas très bien comment on peut se définir
positivement autrement Si vous, vous avez créé cette association d'autres dirigeants du Front National peuvent en créer aussi Mais pourquoi pas ? Une lutte d'influence On imagine que Marine Le Pen ne doit pas regarder ça dans le bonheur
Ça s'additionnera ça fera du plus C'est très bien Vous allez rassembler au Parti Socialiste Vous allez rassembler au Parti Socialiste Non, je crois que nous avons nous des convictions ce qui est déjà une grosse différence Mais vous savez il ne faut pas croire que nos électeurs et nos militants ont peur que ça bouge Moi je pense qu'ils sont très heureux que ça bouge Il n'y aurait rien de pire que d'être figé de ne jamais bouger C'est bien de bouger Ce qui ne veut pas dire que sur le fond on va remettre en cause nos grandes convictions Nos grandes convictions elles sont là Il n'y a aucune raison de les remettre en cause Qu'est-ce que vous appelez bouger ?
Mais ça faire ce congrès de refondation ce que Marine Le Pen a appelé la nouvelle force politique dans son discours de second tour Moi je trouve ça extrêmement positif
C'est pas une contestation de l'autorité de Marine Le Pen d'habitude de le Front National ça se gère un peu par la tête et il n'y a pas de contestation Mais ce n'est pas du tout une contestation
au contraire c'est là pour aider et consolider Elle a été heureuse de votre initiative Marine Le Pen ? Mais oui je le crois C'est ce qu'elle dit Oui oui Je ne vois pas pourquoi elle l'en serait ni l'en serait autrement
Est-ce que vous vous sentez la force ou l'envie un jour de porter pour vous-même ces idées par exemple lors d'une élection présidentielle ?
Ah non Moi je suis candidat je ne sais même pas si on peut en parler du fait des règles de temps de parole donc je suis candidat dans les élections législatives C'est gentil Merci Vous n'avez pas d'ennui de temps de parole C'est compliqué Voilà Je vise à être député de la nation et pour contrer notamment le système Macron Notre seul adversaire c'est le système Macron qui a une vraie opposition à l'Assemblée nationale qu'on puisse écarter la hausse de la CSG qu'il a dans les cartons qui va frapper notamment les familles les retraités qu'on puisse écarter cette loi travail qu'on puisse écarter la discrimination positive qu'il porte l'arrivée massive de migrants qu'il porte également Voilà où le budget commun de la zone euro c'est son projet et nous on a un projet alternatif qui est tout à fait différent
Dans cette campagne des législatives une polémique oppose actuellement Jean-Luc Mélenchon à l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve Jean-Luc Mélenchon à Montreux il y a quelques jours a qualifié Bernard Cazeneuve je le cite de gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse et invité des 4 vérités sur France 2 ce matin Jean-Luc Mélenchon persiste les signes on l'écoute
Je ne souhaite pas cette polémique je ne l'ai pas voulu ce n'était pas mon sujet mais si Bernard Cazeneuve veut faire un procès en diffamation et bien qu'il le fasse alors peut-être que ce sera l'occasion que l'on mette à plat les circonstances dans lesquelles le jeune Rémi Fraisse est mort
Entre Bernard Cazeneuve et Jean-Luc Mélenchon lequel vous paraît dire quelque chose qui correspond à ce que vous pensez ?
Objectivement rien leur petite affaire personnelle ne m'intéresse pas je pense que la politique a pris trop l'habitude de se faire devant les tribunaux je rappelle que moi Mathias Feckel qui je crois fut ministre de l'intérieur on l'a déjà oublié mais il fut quelques mois ministre de l'intérieur a porté plainte contre moi parce que j'avais parlé de police politique on arrive là on est dans la contestation du débat normal républicain
Il ne fallait pas porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon les termes d'organiser l'assassinat
ça mène à ce genre de débat qui nous occupe et finalement pas très intéressant la plainte de Cazeneuve contre Mélenchon ça se réglera à l'origine du débat je ne sais pas qui sera comblé
à l'origine du débat il y avait le reproche par Bernard Cazeneuve à Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir été assez clair dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle
c'est à dire que on avait compris ça on a bien compris que pendant l'entre-deux-tours il y avait un seul choix possible c'était Macron il fallait se déterminer on avait le droit d'avoir une consigne de vote comme on dit uniquement si c'était Macron sinon on était excommunié par le système ça on l'a bien compris Mélenchon a résisté un tout petit peu il a refusé d'appeler à voter Macron écoutez ce qui n'a pas été le choix de ses lieutenants est-ce qu'il peut-être sera payé dans les urnes par la France insoumise aux législatives parce que beaucoup de ses lieutenants ont appelé à voter Macron et donc seront co-responsables de la politique antisociale et très brutale de M. Macron
l'excommunication n'est pas aussi sévère que vous semblez un petit peu quand même
je crois que Nicolas Dupont-Aignan on a fait les frais et c'était assez violent
merci Florian Philippot d'avoir accepté l'invitation de France Info
et merci à tous on se retrouve demain
Florian Philippot