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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 19 octobre 2026 4 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Antoine Savignat : "Il faut pouvoir interdire la manifestation à l'échelle nationale"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Vous dites aujourd'hui ce matin après ce weekend de chaos et ces images absolument terrifiantes que l'on a tous vécu qui je pense nous ont tous heurté. Vous dites il faut interdire de manifester euh comment euh comment penser euh cette loi ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Pour qu'on comprenne bien l'objectif, effectivement, j'imagine que dans l'opinion, il peut être partagé. La question c'est comment convaincre le législateur ? Comment convaincre à l'assemblée de l'opportunité d'une telle loi et sur surtout sur quoi elle reposerait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Antoine SavignaFait
    « Quand j'entends hier Bruno Rétaillot qui propose pour celle alternative au président de la République l'état d'urgence qui est la négation la plus absolue de l'ensemble de nos libertés fondamentales »
  • 1:30Antoine SavignaFait
    « On peut en France interdire de manifester mais localement au cas par cas. C'est l'article L214 du code de la sécurité intérieure. »
  • 2:15Antoine SavignaPromesse
    « Il faut pouvoir interdire la manifestation à l'échelle nationale. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:03
Locuteur

Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Tardose. 7h11-vous témoignage. Nous sommes avec Antoine Savigna avocat et ancien député. Antoine Savin bonjour. Bonjour Jacques Carlone. Vous voulez changer la la loi ? Vous dites aujourd'hui ce matin après ce weekend de chaos et ces ces images absolument terrifiantes que l'on a tous vécu qui je pense nous ont tous heurté. Vous dites il faut interdire de manifester euh comment euh comment penser euh cette loi ? Il faut effectivement on est au pied du mur et on est face à un constat d'échec.

Quand j'entends hier Bruno Rétaillot qui propose pour celle alternative au président de la République l'état d'urgence qui est la négation la plus absolue de l'ensemble de nos libertés fondamentales, euh il faut qu'on trouve un autre outil, un autre outil plus alternatif, un autre outil plus doux euh pour mettre un terme à la situation dans laquelle on se trouve. Aujourd'hui, on peut en France interdire de manifester mais localement au cas par cas. C'est l'article L214 du code de la sécurité intérieure. Le préfet, le maire peuvent en fonction de circonstan local euh demander l'interdiction d'une manifestation. La jurisprudence le limite.

Dans nombre de cas, les tribunaux annulent ces ces décisions. C'est un texte c'est un texte luxueux. C'est un texte qui a finalement pour vocation à s'appliquer quand la situation est maîtrisée. Or aujourd'hui, la situation n'est absolument plus maîtrisé. On l'a bien vu, on l'a bien vu samedi. Alors évidemment, limiter le droit de manifester, c'est porter atteinte à une liberté fondamentale. Mais c'est ce qu'on va vous. Oui. Oui. Mais mais la liberté fondamentale, la manifestation n'est que l'outil de la revendication. La liberté fondamentale, c'est la liberté de revendiquer. Que retient-on la journée de samedi ? Avez-vous parlé ? Avez-vous lu ? État des revendications des manifestants ?

Non, la liberté fondamentale qui est celle de revendiquer, elle a été totalement annihilée par la liberté fondamentale de manifester parce que ces manifestations ont donné lieu au débordement. H si l'objectif c'est un débat démocratique, si l'objectif c'est de permettre au peuple français de s'exprimer, il faut pouvoir dans certains cas et lorsque le risque objectif de trouble majeur à l'ordre public a été identifié, il faut pouvoir interdire la manifestation à l'échelle nationale. Et c'est la première des conditions d'une nouvelle loi, c'est-à-dire identifier un risque objectif de trouble majeur. Mais ça, on le savait depuis plusieurs jours.

Il faut qu'il n'y ait pas d'alternative évidemment crédible, qu'il n'y ait pas d'autres solution que celle proposé pour l'organisation des manifestations et puis il faut de toute façon parce qu'on reste un état de droit prévoir un contrôle un contrôle du juge pour s'assurer effectivement de ce que la décision n'est pas arbitraire. Antoine Savig Antoine Savigna, vous êtes avocat et ancien député les Républicains. Pour qu'on comprenne bien l'objectif, effectivement, j'imagine que dans l'opinion, il peut être partagé. La question c'est comment convaincre le législateur ? Comment convaincre à l'assemblée de l'opportunité d'une telle loi et sur surtout sur quoi elle reposerait ?

On n'est pas loin de l'état d'urgence finalement. On n'est pas loin de l'état d'urgence. Sauf que l'état d'urgence s'applique finalement permet une atteinte totale à l'ensemble des libertés fondamentales. L'état d'urgence, il dessaisit totalement le pouvoir judiciaire alors que dans ce que je vous propose encore une fois euh il faut conserver le contrôle du juge sur la décision qui a été prise pour pouvoir l'appliquer en fonction d'une situation donnée et d'une situation précise et non de la décision d'un seul exécutif. Merci. C'est encore une fois le but est de protéger la liberté fondamentale de pouvoir s'exprimer et de pouvoir revendiquer.

Merci infiniment Antoine Savigna, avocat et ancien député les Républicains de nous avoir fait partager cette idée qui en effet pourrait très bien en tous les cas être assez accueilli, assez favorable. Ab.