Françoise Degois : "Macron peut passer à une fin de mandat crépusculaire après le 24 octobre"
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Chapitres
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« il présidera lui-même un conseil de défense exceptionnelle ce matin et prendra la parole à l'issue de la réunion »
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« On sent que ça tangue d'ailleurs hein, Jacques, on se l'est dit tout à l'heure, ça tangue un peu entre Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu »
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« Le PM les gilets jaunes, le Premier ministre le dit, notre pays a besoin d'être commandé »
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« C'est un parcours délirant et moi je dis également un parcours provocateur auquel la préfecture de Paris s'oppose et elle a raison de le faire »
Temps de parole
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[musique]
Et c'est l'heure de drôle d'époque on vous retrouve Françoise de Goa. Bonjour Françoise. Bonjour mon cher Jacques. Alors nous parlons de cette manifestation qui est celle de tous les dangers samedi. Oui Jacques cette fois-ci erreur interdite pour le gouvernement qui va mettre on le sait les moyens avec les troupes d'élite de la police, des blindés légers de l'armée, les militaires de l'opération Sentinelle mobilisés pour protéger les bâtiments publics ce qui permet évidemment de dégager des effectifs policiers.
Pas question cette fois-ci de laisser des mairies littéralement assiégées par les manifestants comme la mairie du 10e arrondissement la semaine dernière à Paris où les élus sont restés coincés 4h à l'intérieur du bâtiment assiégé avec un temps d'intervention interminable de la police qui était débordée. Sentinelle n'ira évidemment pas au contact des manifestants.
Ça c'est pour Paris mais beaucoup de mesures aussi sévères sont prises partout en France y compris des interdictions de manifester comme à Toulon on entendait un commerçant je pense de un entrepreneur de Toulon dans chez Benjamin Glez ce matin où les prolongations de couvre-feu y compris ce soir jeudi et de jeudi jusqu'à samedi pas question non pas question de connaître un nouveau 17 octobre. Un exécutif donc très fébrile dans ce contexte. Oui c'est l'erreur interdite d'abord pour Emmanuel Macron.
Le chef de l'État est très critiqué pour son intervention jugée trop informe trop flou pas assez sévère dimanche soir et bien il présidera lui-même un conseil de défense exceptionnelle ce matin et prendra la parole à l'issue de la réunion. Cette fois pour rappeler les mesures prises pour redire la sévérité à l'égard des casseurs et on l'entendait très bien avec votre invité à l'instant le journaliste du Point mon cher Jacques Macron est fragilisé déjà naturellement parce que c'est un président qui s'en va et que toutes les fins de mandat sont toujours très compliquées.
Mais si la manifestation de samedi n'est pas cadrée et déborde trop et bien, on passera à une fin de mandat crépusculaire voir impossible à mener à terme. C'est donc aujourd'hui non seulement une séance de rattrapage pour lui, mais il est strictement condamné à ce que tout se déroule bien. Alors, est-ce que c'est un exécutif du coup qui est très ? Oui, très nerveux, absolument. On sent que ça tangue d'ailleurs hein, Jacques, on se l'est dit tout à l'heure, ça tangue un peu entre Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu. Il y a des reproches sourds qui sont faits de part et d'autre notamment sur la densité du mouvement.
On sent aussi que ce qui reste de sa majorité tire à boulets rouges même si ça n'est pas fait forcément publiquement. Les députés macronistes n'évoquent pas une démission sauf quelques-uns pour purger la situation en anticipant la présidentielle. Edouard Philippe lui n'y va pas avec le dos de la cuillère. Le PM les gilets jaunes, le Premier ministre le dit, notre pays a besoin d'être commandé. Une façon pour lui de se défaire de cette étiquette Macron qui plombe désormais sa campagne. De démission, vous n'en entendez pas parler ni même la demander. Chez ? Chez Marine Le Pen.
La leader des sondages a besoin d'une présidentielle classique pour asseoir sa légitimité et pas d'une présidentielle tronquée où l'on voterait en 5 semaines. Voilà pourquoi Marine Le Pen reste très prudente. De la façon dont se déroulera la journée de samedi découlera aussi, je vous le dis Jacques, la suite de la campagne. Avec un énorme point d'interrogation, c'est ce parcours. Oui, on termine avec ça et on se demande tous, il a été déposé par les gilets jaunes, ce parcours qui irait de Bastille à Opéra en passant par République et les grands boulevards. C'est un véritable parcours au bonheur des casseurs.
Il y a un magasin tous les 2 m où finissez sur la place de l'Opéra avec l'Opéra Garnier. C'est un parcours délirant et moi je dis également un parcours provocateur auquel la préfecture de Paris s'oppose et elle a raison de le faire. Avant la manifestation de samedi, le parcours c'est d'abord la grande bataille du jour aujourd'hui, Jacques. Le regard de Françoise Degois sur cette journée de tous les dangers. On ? Merci. Merci, Françoise. Ça tangue. Euh et on vous retrouve, bien entendu, tout à l'heure et c'est à retrouver également en podcast et sur le site internet sudradio.fr. C'est