Laure Lavalette explique pourquoi le groupe RN a "décidé de boycotter" la commission d'enquête sur le 17 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:02OuverteRéponse directe
Vous parliez des moyens déployés pour sécuriser ce congrès.
- 1:16OuverteRéponse directe
Vous vous sentez donc suffisamment protégé ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Vous avez confiance sur le dispositif déployé à Orléans pour protéger le congrès du RN ?
- 2:24RelanceRéponse directe
Est-ce que vous avez confiance sur le dispositif déployé ailleurs dans le pays pour encadrer cet acte 2 des Gilets jaunes ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Vous vous interrogez, Laure Lavalette, sur les raisons de ce qu'on a appelé un fiasco sécuritaire.
- 3:28RelanceRéponse directe
Pourquoi, si vous voulez obtenir des réponses sur les réponses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez. »
- 1:06PrésentateurChiffre
« RTL le révélait hier, c'est 16 unités de force mobile samedi, 14 dimanches qui seront déployées. »
- 1:12PrésentateurChiffre
« Pour faire simple, c'est entre 1000 et 1200 CRS ou gendarmes par jour. »
- 1:26Invité politiqueChiffre
« On attend 10 000 personnes et je ne pense pas qu'ils soient moins nombreux. »
- 2:47Invité politiqueFait
« J'ai posé une question au gouvernement mardi à M. Nunez qui a fini par me répondre, n'ayez crainte, ce week-end, c'est moi. »
- 6:31Invité politiqueChiffre
« On a un manque crucial de magistrats. Pour l'instant, on en a un pour 100 000. »
- 6:35PrésentateurChiffre
« 74 incarcérations, déjà, à la suite de ces violences, des peines qui sont allées jusqu'à 5 ans de prison. »
- 6:42Invité politiqueChiffre
« Il y a eu plus de 1 000 policiers qui ont été touchés. »
- 8:15Invité politiqueChiffre
« On retiendra qu'ils ont fait 1 400 milliards de dettes, autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. »
Temps de parole
- Laure Lavalette69 %
- Présentateur27 %
- ?4 %
≈ 13 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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RTL Matin, Céline Landreau. 7h44, l'invité d'RTL Matin maintenant. Bonjour Laure Lavalette. Bonjour Céline Landreau. Vous êtes porte-parole du Rassemblement National, députée du Var, et vous serez ce week-end à Orléans pour le congrès du RN qui doit officialiser la réélection de Jordan Bardella à sa tête. Congrès sous tension, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants attendus selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez. Vous êtes inquiète
? Pas
du tout, je ne
suis
pas inquiète. On a eu des garanties, vous savez, des pouvoirs publics qui ont bien compris qu'il y avait un enjeu de sécurité. Je pense que toutes les forces de l'ordre seront déployées pour que nous puissions avoir ce grand moment démocratique. Parce que c'est quoi un congrès, c'est ça ? C'est un grand moment démocratique où on va réélire notre président, on va valider les statuts et on va élire les membres du Conseil National. Je suis très étonnée d'ailleurs que Mme Tondelier, M. Bagayoko, M. Fort viennent faire le pied de grue à Orléans. Les partis politiques sont censés avoir une libre administration, c'est censé être un grand moment de démocratie.
Je suis très étonnée que des politiques essayent d'entraver ça.
Vous parliez des moyens déployés pour sécuriser ce congrès. RTL le révélait hier, c'est 16 unités de force mobile samedi, 14 dimanches qui seront déployées. Pour faire simple, c'est entre 1000 et 1200 CRS ou gendarmes par jour. Vous vous sentez donc suffisamment protégé. Aujourd'hui, vous dites à vos adhérents qu'ils peuvent venir sans crainte. Ils seront moins nombreux à priori que les contre-manifestants à Orléans.
Non,
je ne pense pas. Voyons, on attend 10 000 personnes et je ne pense
pas qu'ils soient moins nombreux. Et si le ministre de l'Intérieur
dit attendre plusieurs dizaines de
milliers de conférences. En tout cas, cette
petite musique qui est là aussi pour un peu faire peur et faire flop à notre congrès, je pense, ne fonctionnera pas. Vous voyez, les Français qui nous suivent sont des Français déterminés, qui ont très envie de ce moment démocratique. Il
y a
un grand moment familial aussi. On a un village des régions que tout le monde attend avec plaisir. Moi, je pense vraiment que la sécurité sera là. Le préfet a interdit les manifestations autour du congrès. Donc, il n
'y
aura aucune difficulté à se mouvoir et à être là.
Donc, on vous entend très confiante sur le dispositif policier déployé à
Orléans. J'ai
confiance dans les forces de l'ordre de mon pays. Je sais très bien qu'ils feront exactement ce qu'il faut. Je pense que le préfet a
l
'air tout à fait déterminé. Et puis, j'imagine bien que l'exécutif a pris la mesure de ce qui s'est passé le week-end dernier. Ou a priori, on verra avec cette commission d'enquête, on aura peut-être l'occasion d'en
parler. Vous avez
confiance sur le dispositif déployé à Orléans pour protéger le congrès du RN ?
Est
-ce que vous avez confiance sur le dispositif déployé ailleurs dans le pays pour encadrer cet acte 2 des Gilets jaunes et ne pas revoir les scènes qu'on a vécues le week-end dernier ?
Je ne peux pas imaginer qu'une fois de plus, l'État faillisse. Voyez-vous, ce qu'on a vécu le week-end dernier était absolument hallucinant, lunaire. Moi, j'avais passé la semaine sur les plateaux avant où tout le monde parlait d'insurrection. Je ne peux pas croire qu'il y ait eu une malappréciation. C'est très étonnant. Mais vous savez, j'ai posé une question au gouvernement mardi à M. Nunez qui a fini par me répondre, n'ayez crainte, ce week-end, c'est moi. C'est moi qui gère, c'est moi qui suis au manette.
Est-ce que vous avez entendu que ce n'était
pas
lui le week-end dernier ?
Je m'interroge, je m'interroge. Donc, de deux choses.
L
'une, où il y a eu un espèce de laisser-faire. Et à ce moment-là, c'est quand même très dramatique pour les Français, pour la démocratie et pour tous ceux qui ont perdu qui ? Une pharmacie, un restaurant. Ou alors, il y
a
vraiment une impréparation. Et
à
ce moment-là, il faut vraiment qu'ils laissent les clés de la boutique rapidement.
Vous vous interrogez, Laure Lavalette, sur les raisons de ce qu'on a appelé un fiasco sécuritaire. Une partie des réponses, on les obtiendra peut-être par la commission d'enquête parlementaire qui a été lancée, commission que le Rassemblement National a décidé de boycotter. Pourquoi, si vous voulez obtenir des réponses sur
les réponses ? Alors, il faut que
vous expliquez pourquoi. Vous savez bien que finalement, le seul parti politique qui n'a aucune responsabilité dans les menaces a été écarté d'être rapporteur. Ce qui est absolument quand même hallucinant.
Il y a trois rapporteurs dans
cette commission. Effectivement, il n
'y a
pas de rapporteur du Rassemblement National. Il n'y
a
pas non plus de rapporteur La France Insoumise qui dit et qui affirme être le premier groupe à gauche et qui n'a pas obtenu de poste de rapporteur non plus, mais qui va participer à cette commission. Même sans rapporteur, vous avez le droit de poser des questions dans une commission parlementaire. Vous auriez pu, en plus souvent c'est public, c'est diffusé, vous auriez pu utiliser ce levier-là.
Si vous voulez, nous sommes le premier groupe, c
'est
même pas le premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale, nous sommes le premier groupe tout court. Et imaginez que nous n'ayons pas de rapporteur alors que nous la portions aussi de nos voeux, c
'est
absolument scandaleux. Et moi, la crainte que j'ai, c'est que cette commission soit une commission anti-flic. Et c'était, j'allais dire, l'écueil qu'il fallait éviter. Et quand on voit les rapporteurs et quand on voit la façon dont ça s'est passé,
c
'est un déni de démocratie quand même fondamental de se dire que nous ne sommes pas rapporteurs. J'ai peur que cette commission...
Et bien
figurez-vous que ce coup-ci, non, quand vous n'êtes pas rapporteur, vous avez quand même beaucoup moins de poids dans cette commission. Donc cette commission se fera sans nous. Nous verrons si l'adéquation avec la réponse pénale que demandait Marine Le Pen comme cinquième point sera ou pas prise en compte par cette commission. Mais là, nous avons évidemment décidé de la boycotter.
Et
vous ne craignez pas que cette commission exonère d'une certaine manière le gouvernement en y participant ?
Non, mais si vous voulez, dans la responsabilité de ce qu'on a vu le week-end dernier, il y
en
a trois des responsabilités. Il y a ceux qui ont jeté des pavés, il y a ceux qui ont soufflé sur les braises,
qui
ont armé, ceux qui ont moralement, ceux qui ont jeté des pavés. Je pense évidemment à la France insoumise, à ce parti politique qui n'a de cesse que de prôner l'insurrection. Moi, je les vois,
ça fait quatre ans que je les subis, c'est des révolutionnaires. La
France insoumise
et
la France insoumise. Oui, ils les ont armés moralement, mais je porte aussi la responsabilité sur le bloc central. Je vous rappelle quand même que
qui
a renforcé LFI à l'Assemblée nationale, c'est évidemment le bloc central. Un député sur deux de la Macronie doit sa place au désistement de la France insoumise. Donc moi, je veux bien qu'on pousse des cris d'orfraie. Je veux bien du NFP, du Nouveau Front Populaire. Excusez-moi de vous dire qu'on les retrouve là avec des écolos complètement dingos qui eux aussi appellent parfois à l'insurrection.
Dingo,
les écolos.
Oui, parfois, oui, oui. Vous êtes aussi observatrice de la vie politique. Vous voyez un peu parfois comment ça se passe à l'Assemblée nationale.
Mais
voilà, donc si vous voulez, quand c'est uniquement les personnes qui portent des responsabilités qui vont faire cette commission d'enquête, nous n'y avons évidemment pas notre place. Par contre, nous avons des solutions. Ça, vous le savez, évidemment, on veut une justice pénale bien plus forte.
On
veut aussi...
Ça veut dire qu'aujourd'hui, la réponse pénale qui est apportée, elle ne vous suffit pas ? Pour
l'instant, quand vous regardez à Tours, ce qui s'est passé au tribunal de Tours et que
vous
voyez sur plus de 30 comparutions, il n
'y
a pratiquement eu que des classements sans suite, je m'interroge. Pourquoi est-ce que les procureurs ne poursuivent pas ? C'est quand même une vraie question. Ça sera intéressant aussi de faire part aux Français, de voir tribunal par tribunal. On a un manque crucial de magistrats. Pour l'instant, on en a un pour 100 000. Nous aimerions doubler. On
va avoir 2 pour 100 000.
74 incarcérations, déjà, à la suite de ces violences, des peines
qui sont allées
jusqu'à 5 ans de prison. C'est ce que Jean-Marc Manin a annoncé.
D
'accord. Il y
a
eu plus de 1 000 policiers qui ont été touchés. Typiquement, nous, au Rassemblement National, on pense que quand vous touchez un policier, vous devez dormir en prison. Donc, il y en a déjà au moins 1 000 qui auraient dû dormir en prison directement. La réponse pénale, elle n'est pas adaptée. On paye aussi ce laxisme pénal. On paye cette immigration dérégulée. On paye nos renoncements culturels. Et on
paye un manque de volonté politique. Alors, La Vallette, justement, vous parlez de la volonté politique. Les partis sont reçus tout à l'heure à Matignon par le Premier ministre. Alors, ni Jordan Bardella, ni Marine Le Pen ne s'y rendront. Ils sont représentés par Edwige Diaz et
Louis
Alliot. Quel geste politique vous attendez aujourd'hui de la part du gouvernement
?
En fait, dès que le gouvernement est un peu en difficulté, il fait une réunion où il demande au chef de parti de venir. Ce n
'est
pas ce qu'on attend de ce gouvernement.
Les représentants du RN
vont y aller pour dire quoi ? Pour attendre quoi
?
En fait, vous savez comment ça se passe. Vous écoutez que le monarque vous dise pourquoi, ce qu'il va faire éventuellement. Nous, on demande de l'ordre. Ce que vivent les Français, ce n'est pas une fatalité. C'est la conséquence de choix politiques que nous ne trouvons pas bon.
Et
donc concrètement,
vous demandez quoi ?
Typiquement, il faut absolument que cette loi casseur-payeur arrive très rapidement. Il faut que quand vous ayez cassé un abribus, vous le remboursiez. Ça n'est pas aux Français de payer. Ça n'est pas la solidarité.
C'est dans le projet. Oui, d
'accord, mais ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir, Mme Landreau. Ça fait dix ans qu'ils sont là. Ça fait dix ans que nous demandons à ce qu'on sorte de ce chaos migratoire, de ce chaos sécuritaire, de ce chaos pénal. Il faut reprendre les choses en main avec de la volonté politique. Ils ne l'ont pas eu pendant dix ans. Je ne vois pas comment ils vont faire demain, alors qu'ils restent six mois avant les élections, ce qu'ils n'ont pas fait les dix dernières années. Donc, on retiendra quoi de ces dix ans ? On retiendra qu'ils ont fait 1 400 milliards de dettes, autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000.
Et on retiendra ce chaos, le chaos sécuritaire que vivent les Français, ce chaos migratoire, ce chaos budgétaire.
Merci, Laure. Merci
beaucoup à vous. La parole du
Rassemblement national. Restez avec nous, Sylvie.
Laure Lavalette