"La France est le seul pays où l'on risque de perdre une main en manifestant" (Mathilde Panot)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Quelle suite pour le mouvement ? Quelle réponse politique ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'Emmanuel Macron a trouvé les mots justes sur l'attentat de Trappes ?
- 2:22RelanceÉludée
Faites-vous un lien entre les propos de Jordan Bardella/Marine Le Pen et l'attentat de Trappes ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Quelle responsabilité politico-médiatique dans l'attentat de Trappes ?
- 4:12OuverteRéponse partielle
Qu'en pensez-vous de la manifestation d'hier ?
- 4:51OuverteRéponse directe
Comment expliquez les mutilations lors des manifestations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:37Mathilde PanotFait
« Les enquêteurs ont dit qu'il avait retrouvé chez lui un exemplaire du livre d'Hitler. »
- 7:58Mathilde PanotFait
« Il faut arrêter ces groupuscules d'extrême droite. »
- 8:28Mathilde PanotFait
« Le maintien de l'ordre à la française, c'est-à-dire celle qui non seulement a des armes de guerre comme les LBD qui par exemple ne sont pas utilisées chez nos voisins allemands. »
- 9:03Mathilde PanotFait
« Les CRS à l'époque refusaient ces LBD en disant nous sommes assez nombreux pour pouvoir assurer un maintien de l'ordre. »
- 10:51Mathilde PanotFait
« Il y a des cas de jeunes qui ont perdu leur œil et il y a des enquêtes qui sont ouvertes. »
- 11:27Mathilde PanotFait
« Le président de la République dit : "J'autoriserai seulement les manifestations lorsqu'elles sont demandées par des syndicats". »
- 11:59Mathilde PanotFait
« Les manifestations ne sont pas autorisées en France, elles sont uniquement déclarées. »
- 12:37Mathilde PanotFait
« L'ONU dit que le droit de manifester est une des conditions de la démocratie. »
- 19:59Mathilde PanotFait
« La France est régulièrement condamnée par les instances internationales sur la surpopulation carcérale. »
- 21:46Mathilde PanotChiffre
« Il y a eu au moins 16 procédures contre elle, que 13 ont été classées sans suite. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour Fran Jeu, votre grande émission politique hebdomadaire chaque dimanche sur France Interre et sur France 2. Et je reçois aujourd'hui la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. Bonjour Mathilde Panoto. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation au lendemain d'une nouvelle journée de de mobilisation. Des cortèges très fournis et nettement moins de violence qu'il y a une semaine. Quelle suite désormais pour le mouvement ? Quelle réponse politique ? On en parlera longuement et dans quelques instants, vous débatterez de ce sujet avec un maire de droite. Il a été ministre, il a été président de l'UMP. C'est Jean-François Copé qui viendra interpeller. Voilà le programme de cette émission frang jeu numéro 9 avec
Mathilde Panot. C'est parti.
Mathilde Panot, on va bien évidemment longuement parler de la mobilisation d'hier partout en France. Mais d'abord, je voudrais commencer par ce qui s'est passé vendredi à Trappe. L'horreur d'un attentat raciste qui a fait un mort, cinq blessés dont une fillette de 12 ans. On a appris ce matin que la garde à vue du suspect avait été levée pour des raisons psychiatriques. Je précise que vous étiez hier à à Trappe. Je voudrais qu'on revienne sur les mots qui ont été prononcés par le président de la République, Emmanuel Macron. En se rendant à Trappe vendredi, il a dit que ce qui était arrivé était un tournant dans la vie de notre République. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce qu'Emmanuel Macron a trouvé les mots justes ? Oui. Euh Emmanuel Macron a
raison sur ce point, sur le fait qu'il y a un tournant. Euh moi, j'étais, vous l'avez dit, à Trap hier avec un homme qui est mort de 26 ans, avec cinq personnes qui sont blessées dont une fillette qui est toujours entre la vie et la mort qui a été euh criblée de 8 balles euh avec des habitants qui ont peur de sortir de chez eux et une ville qui est traumatisée. Pourquoi ? D'abord parce que le bilan aurait pu être bien pire. On sait que Trap a été spécifiquement visée. Or, il se trouve que pourquoi nous sommes à un tournant ? En 2021, il y a une campagne extrêmement dure contre les habitants de Trap avec Jordan Bardella qui disait que c'était la capitale européenne du djihad avec sur certaines chaînes d'information en continu les mots trapistants qui étaient
prononcés et d'autres campagnes qui ont été menées comme cela qui mènent aujourd'hui à l'acte que nous voyons avec cette semaine un ancien candidat à l'élection présidentielle qui a déjà été condamné pour la haine raciale monsieur Zémour qui expliquait que le 17 octobre lorsqu'il y avait eu des pays
qui c'est important ce que vous dites ça veut dire que vous faites un lien direct entre des des propos qui ont été tenus et vous pouvez les condamner les combattre et l'acte de vendredi attrape puisque vous parliez de de Jordan Bardella et de et de Marine Le Pen. Ils ont pour le coup clairement condamné ce qui était ce qui s'était passé. Je vais vous citer ce qu'a dit Marine Le Pen. Elle a parlé d'un acte criminel de nature terroriste aggravé par le mobile abject du racisme. Pour le coup là, les les mots, la condamnation sont sont clairs. Oui, mais on ne peut pas comprendre ce qui s'est passé vendredi à Trappe et je veux saluer à la fois le sang fr le sang froid pardon et les mots qui ont été prononcés par le maire de Trappe à l'IRAB sans comprendre ce qui s'est
passé ces derniers jours, ces derniers mois et ces dernières années. Et oui, il y a une responsabilité politico-médiatique qui a mis des cibles dans le dos directement des habitants et des habitantes de Trap qui sont aujourd'hui des habitants qui sont traumatisés par ce qui s'est passé. Et donc, il faut redire quelle est cette responsabilité. Je vous le dis aussi, monsieur Duamel, pas à vous personnellement mais à vous collectivement comme journaliste, il y a une responsabilité à ce qu'on ne laisse plus sur des plateaux prononcer des phrases comme celles que monsieur Zémour a dit toute la semaine qui ont pointé du doigt. Et je veux vous signaler que le tueur lui-même a dit qu'il essayait de venger ce qui s'était passé le 17 octobre et les et les pillages des
commerçants qu'il a dit qu'il ciblait directement des noirs et des Arabes. Et vous le savez, les enquêteurs ont dit qu'il avait retrouvé chez lui un exemplaire du livre d'Hitler le livre le livre le livre d'Hitler. Voilà pour le voilà pour ce qui s'est passé et cette cet attentat raciste à à trappe vendredi. Mathilde Panotu, je voudrais qu'on parle de ce qu'on a vu hier dans les rues de France. Euh 410000 personnes qui ont manifesté selon le ministère de l'intérieur, 800000 selon les les syndicats, des cortèges qui ont défilé dans le calme euh malgré quelques violences en début de soirée, mais rien à voir avec les scènes de chaos de euh de la semaine dernière. Euh qu'est-ce que vous dites euh ce midi ? Bravo Laurent Nunes, bravo au gouvernement. Alors non, je ne dirais pas bravo à
Laurent Nugèz. D'abord pour une première raison, c'est que si des centaines de milliers de personnes sont dans les rues depuis maintenant plus d'un mois, je rappelle que le mouvement des lycéens a commencé en hexagone le 17 septembre mais il a commencé en Outreem fin août. Donc s'ils sont dans la rue depuis plus d'un mois, c'est d'abord pour des revendications. Or le on va parler ma question portée spécifiquement sur la façon dont s'est passé la manifestation hier. La deuxième chose qui est une chose qui me semble extrêmement importante, c'est que il se trouve que ces manifestations certes se sont mieux passées que la semaine précédente, mais il y a quand même à Clermontferrand et à Toulouse deux manifestants, deux jeunes qui ont eu la main grièvement blessée et pour un un
d'entre eux y compris des doigts qui ont été arrachés. On parle à Poitier euh d'un jeune qui aurait euh peut-être son œil qui serait perdu suite euh à un tir qui lui a été fait directement dans la figurous. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer effectivement les circonstances précises de euh de la blessure. Euh à Poitier euh il y a pas pour l'instant il y a pas de réaction de la préfecture et à Clarmontferrand euh une source proche du dossier citée par la FFP dit que la blessure n'a pas été causée par une par une grenade policière. Enfin, ce ne sont pas les premiers jeunes qui ont mutilés et y compris vous verrez que vos confrères et consœurs de la presse internationale ne cesse de pointer ce qui est en train de se passer en France parce que c'est
choquant. La France est le seul pays en Europe où on risque de perdre un œil, des dents, une main en allant manifestation des GPN qui sont ouvertes quand mais juste pour revenir à la question initiale qui était posée, vous avez pendant toute la semaine dénoncé des dérives libertici d'une atteinte aux libertés publiques. On a une manifestation hier qui s'est bien passée avec beaucoup de monde là encore selon les chiffres qu'on prend entre 400000 et 800000. Pourquoi c'est aussi difficile euh de dire que effectivement on donne Kitus au gouvernement d'avoir réussi à faire en sorte que cette manifestation se passe bien ? Parce que parce que derrière vous avez un gouvernement qui non seulement joue la stratégie du pourrissement, ça c'est la première chose. Et la deuxième chose
c'est que le gouvernement, moi je ne veux pas féliciter le gouvernement pour ce qui est son devoir. Je rappelle que le droit de manifester qui est lié dans notre pays, c'est notamment la jurisprudence du Conseil constitutionnel qui est lié à la liberté d'expression et la condition même d'une démocratie. Et donc quand vous voyez un pouvoir qui a d'abord annulé et interdit des manifestations, changer à Paris au dernier moment le lieu où on devait se rassembler, àis euh par exemple avec un droit de recours avec des retours qui des recours qui ont été opposés euh et à la fin un tracé entre la porte d'Italie et la porte de Vincen qu' a dit le tribunal sur les recours que l'interdiction était arrivée trop tard et donc il ne pouvait pas se prononcer. Donc ils organisent le chaos
avec en plus des militaires qui ont été déployés devant les bâtiments publics. Je rappelle que ce n'est pas le rôle de l'armée et qu'un certain Sébastien Lecnu disait déjà à l'époque que ceux qui demandaient d'envoyer l'armée contre le peuple était je cite des pan l'armée ne faisait pas du maintien de l'ordre l'armée elle protége les bâtiments public d'accord mais quand vous avez des manifestants qui viendraient contre des bâtiments publics que devrait faire l'armée du maintien de l'ordre du coup donc je je le redis la manière dont organise ce gouvernement est une manière complètement désorganisée et monsieur duamel moi je voudrais parler d'un fait dont vous n'avez pas parlé il se trouve que nous avons recensé au moins 14 vies dans lequel il y a eu des groupuscules
d'extrême droite qui ont attaqué des manifestants y compris parfois ils ont tabassé ces manifestants au sol et à côté par exemple je prends le cas de Montpellier il y avait des forces de l'ordre qui non seulement n'ont pas réagrera les vidéos mais qui en plus de ça n'ont pas interpellé ces important c'est vous vous accusez quoi Laurent Nunz les forces de l'ordre d'une forme de de quoi de passivité devant des militants d'ult droite mais vous vous comprenez que normalement tout le pays devrait parler du fait que il y a à la fois à Clermont à Nancy à Rouan à Toulouse à Nice, à Lyon, à Camp, à Bresse, à Lille, à Tour, à Montpellier, à Dijon, à Bayonne et à Bordeaux. Des groupuscules d'extrême droite qui s'en sont pris physiquement aux manifestation. Il faut arrêter ces
groupuscules d'extrême droite. Alors, Mathilde Panot, puisque vous citez ces ces chiffres là, moi je vais vous en donner un autre qui a été communiqué il y a quelques instants par le ministre de l'intérieur. Hier, 53 membres des forces de l'ordre blessés. Ça, visiblement, dans l'analyse de la manifestation et du mouvement D, c'est quoi ça ne vous intéresse pas ? Vous considérez que c'est que c'est quantité négligeables ? Non, au contraire, monsieur Damel. Moi, je crois que ça va tout à fait mal parce que vous en avez pas parlé. Non, ça va tout [raclement de gorge] à fait dans la logique de de ce que nous disons. Le maintien de l'ordre à la française, c'est-à-dire celle qui non seulement a des armes de guerre comme les LBD qui par exemple ne sont pas utilisées chez nos voisins allemands,
qui utilisent des grenades, il faudra à un moment demander combien coûte cette répression d'un mouvement qui est puissant dans le pays. Je rappelle que par exemple le 17 octobre, si on prend juste quatre grandes villes, c'est 19000 grenades au moins qui ont été lancées. le fait d'utiliser cette technique d'aller au contact des manifestation là je vous parle de forces de l'ordre qui sont blessé je vous parle pas des armes qui sont utilisé par les forces de parce qu'en fait tout cela est lié le fait d'aller au contact des manifestations et bien c'est aussi dangereux pour les policiers et je rappelle que si vous regardez l'histoire de notre pays sur la doctrine du maintien de l'ordre par exemple quand les LBD ont été introduits par un certain monsieur Géant il se
trouve que les CRS à l'époque refusaient ces LBD en disant nous sommes assez nombreux pour pouvoir assurer un maintien de l'ordre et surtout tout une garantie de droit de manifester sans utiliser ces armesl et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à signer la pétition qui est faite par attaque sur le site de l'Assemblée nationale pour interdire ces armes mutilantes et je précise qu'à l'instant concernant ce qui s'est passé à Clamontferrand, le parquet donc contrairement à une source du proche du dossier évoque la possibilité que ce qui est arrivé à un des manifestants soit lié à des grenades de désencerclement. Voilà pour l'information qui qui vient de tomber. Mathilde Panoto, encore un mot sur les lexique que vous avez utilisé cette semaine puisque j'ai entendu lu des
membres de la France insoumise parler d'un état autoritaire et policier. Votre collègue Manuel Bompard a carrément dénoncé une dérive fasciste. Est-ce que vous avez vu hier dans les rues de Paris une dérive fasciste ? Euh oui, quand il y a enfin hier cette semaine ah oui, il y a il y a un problème sur la question de l'état de droit qui est réel. Exactement. Pardon, c'est pas pareil. l'état de droit, on peut parler d'un certain nombre de manquements. Le le fascisme, une dérive fasciste, vous connaissez, j'imagine, l'histoire et la définition du fascisme. Quel est la caractérisation du fascisme justement de détruire l'état de droit quand vous interz la caractérisation du fascisme, c'est un état autoritaire et policier, c'est la volonté de créer un homme nouveau. C'est
un parti unique. C'est l'interdiction des syndicats. Vous avez vu cela dans ce qui s'est passé cette semaine ? Nous n'en sommes heureusement pas là, monsieur Duamel. Donc les mots sont inappropriés. Non mais quand on parle d'une bascule qui est en train de se faire, je vais vous lire ce que dit l'association des avocats pénalistes de France. Ils disent "La semaine que nous venons de voir est probablement la semaine la plus répressive de toute l'histoire de la 5e République." Et le représentant de cette association va un peu plus loin. Il dit "En France, il vaut mieux être une vitrine qu'une femme violée". Femme battue ou un enfant battu. Quand vous vous réalisez que la réponse qui a été faite à une colère qui est puissante dans le pays, qui porte un mouvement de
dignité, c'est d'interdire les manifestations, de demander à ce que les personnes qui soient interpellées soient privées du droit de vote, de demander à ce qu'on prévienne leur employeur, donc une réponse qui sont par ailleurs et qu'on conteste ou pas des dispositions légales hein, mais on peut les contester ou pas. D'cord. Mais par exemple quand vous êtes vous faites une circulaire pour demander à ce qu'on enlève les prestations sociales à des personnes qui seraient arrêté et condamné, je rappelle que une circulaire ne fait pas la loi. D'accord. Mais là encore pour revenir sur les mots dérives fascistes. Est-ce que vous avez vu dans les rues et cette semaine une dérive fasciste de la part du gouvernement ? Moi quand je vois un gouvernement qui éborne la jeunesse tel qu'il est en
train de le faire qui s'attaque la jeunesse. Il y a des cas de jeunes qui ont perdu leur œil et il y a des enquêtes qui sont ouvertes. Oui. D'accord. Et alors la jeunesse, vous donnez l'impression qu'il y aurait des éborgnements massifs. Bah vous vous rappelez pas de ce qui s'est passé avec les gilets jaunes ? Non non mais là mon point c'est sur l'utilisation du terme dérive fasciste. Est-ce que vous voyez une dérive fasciste du gouvernement ? Oui. Par exemple quand quand le président de la République dit "J'autoriserai seulement les manifestations lorsqu'elles sont demandées par des syndicats" et ils ont prouvé le contraire encore hier puisque les syndicats avaient un accord sur le parcours qui a été fait et qui a été changé au dernier moment. Ça c'est la
première chose. Et attendez attendez et qu'il dit que il y a des citoyens qui ne sont pas légitimes à manifester à déclarer une manifestation. Je rappelle normalement les manifestations ne sont pas autorisées en France, elles sont uniquement déclarées. C'est une dérive autoritaire extrêmement grave. Mais c'est pas une dérive fasciste. Mais écoutez, vous faites sur les mots comme vous voulez. Ah bah c'est des mots qui sont utilisés par Manuel Bard. sur les mots comme vous voulez, mais n'importe quel républicain devrait s'inquiéter de la dérive qui existe actuellement dans notre pays. Je rappelle encore une fois que par exemple l'ONU dit que le droit de manifester est une des conditions de la démocratie et vous savez il n'y a pas une différence de nature entre une démocratie et un
régime autoritaire. Il y a des différences de degrés et on sait où l'autoritarisme commence. On ne sait pas où il finit. Mathilde Panot se pose désorma la question de la suite du mouvement avec un certain nombre de de revendications euh dont celle qui concerne Parcours Sup. Et je voudrais, si vous le permettez, qu'on s'y arrête. Euh je rappelle que vous demandez vous à la France insoumise l'abolition du dispositif, la création de 250000 places supplémentaires dans dans l'enseignement supérieur. Alors, je voudrais qu'on prenne un cas concret. Aujourd'hui, vous avez environ chaque année 1000 étudiants qui sont admis en première année à l'université d'Assas, l'université de droit à Paris. Euh si vous supprimez parcours sup et qu'il n'y a plus de sélection, vous aurez peut-être 20000
300 40000 étudiants qui voudront s'inscrire à à Assas. Euh s'il y a plus aucune sélection euh comment est-ce que vous faites pour accueillir ces 20000 300 euh par rapport aux lieux pour étudier et par rapport aux professeurs euh qui devront encadrer ces étudiants ? Comment vous faites ? Déjà, monsieur Duamel, je crois que vous vous trompez un peu sur le nombre de gens qui qui veulent aller à Assas. Enfin com a chané. Oui. Non mais il y en a il y en a il y en a d'autres qui veulent étudier du droit et qui n'iront pas forcément àas. Mais vous savez combien il y en a chaque année qui postulent àas ? Non, vous allez me le dire. Il y en a 20000. Voilà. C'est-à-dire 20 fois plus que ceux qui sont admiss. Comment vous faites par rapport à cette université pour les accueillir ?
Je vais je vais expliquer très concrètement. Quand nous disons que nous créons 250000 places à l'université, ça veut dire que peut-être que tout le monde n'ira pas à Assas si c'est ce qui vous préoccupe. J'aurais pu j'aurais pu citer la Sorbon ou citer tout autre université. mais pourra aller en tout cas dans les études qu'il souhaitent faire, c'est-à-dire en droit. Euh ça coûte 3,5 milliards de créer euh ces places-là. Alors euh vous voyez par exemple quand on a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, si on faisait un impôt de solidarité sur la fortune, ça permettrait de récupérer immédiatement. Je vous parle pas du coup, je vous parle de la possibilité en terme de dispositif. Prenons une autre université, la Sorbonne. Oui. Très prestigieuse. S'il y a plus aucune
sélection et que toute tout étudiant et tout élève voulant s'inscrire à la Sorbon peut s'inscrire à la Sorbon, comment est-ce que vous faites pour les accueillir ? Est-ce qu'il y aura suffisamment de place ? B, on déterminera enfin essayez pas de de faire un un débat qui n'a aucun sens, monsieur Damel. On déterminera évidemment qu'il y a des locaux, qu'il y a une nécessité d'agrandir des locaux s'il le faut, de faire en sorte que partout sur le territoire puisse être ouvert des formations. Vous savez, tout le monde ne rêve pas d'être à Paris ou je ne sais où, hein. D'accord. Mais on est bien d'accord que tout élève voulant s'inscrire dans telle ou telle formation pourra le faire. Il y aura plus aucune sélection. Ah bah, il y aura la seule la seule chose qui per qui fera en sorte que les
établissements ne puissent pas accueillir, c'est s'ils ne peuvent pas accueillir physiquement. Mais nous nous voulons mettre à la fois les professeurs et nous voulons ouvrir les places en université. Voilà ce que nous voulons. Pourquoi ? Parce que parcours supourd'hui est une machine à triocial qui fait que des jeunes se retrouvent avec des formations qu'ils n'ont absolument pas souhaité. Et je rappelle qu'il y a 125000 personnes qui ont eu le bac cette année et qui se retrouvent sans place à l'université. Et donc nous voulons mettre fin à ce scandale. Pour continuer de bien comprendre, est-ce qu'avec votre modèle on peut encore redoubler en fin de première année de licence ou est-ce qu'on passe automatiquement en 2è année ? Oui, j'imagine qu'on peut redoubler, je ne sais rien. Euh
donc là, c'est une forme de sélection que vous faites par définition si on passe pas forcément en 2e année. Mais comment ça ? Bah si un étudiant n'a pas les résultats suffisants pour passer en 2e année. Oui. Bon, dans ce cas-là, ça veut dire que là vous créez une de sélection. Enfin, monsieur Diamel, vous êtes en train de de faire un méimélo de n'importe quoi. Moi, j'essaie de comprendre quelle est la vision que vous avez de l'enseignement supérieur. En fait, oui, dans l'enseignement supérieur, nous voulons mettre les moyens. D'accord. Mais là, c'est pas une question de moyen, là c'est une question de politique. Est-ce que vous considérez que tout étudiant qui rentre dans une formation sort forcément avec un diplôme ? Oui. Bah à l'époque, alors c'est pas
c'est pas ce qu'on propose à l'instant, mais vous savez, ça existait à l'époque. Vous vous rappelez de l'ancete de Paris 8 qui par exemple faisait en sorte que tout le monde puisse être accueilli y compris il y avait des ivriers qui venaient faire des cours universitaires. Bon, c'est pas ce qu'on propose pour l'instant et donc il peut quand même y avoir du redoublement et le cas échéant, le fait de ne pas pouvoir suivre de telle ou tout cela est un détail. Je veux dire là, on est en train de parler. Ah si, c'est un détail. Ah si, monsieur duamel. Là, on est en train de parler de lycéen qui depuis le 17 septembre en Hexagone et depuis fin août en Outreem, dans les territoires dit d'outreem, se mobilise pour qu'il y ait euh à la fois pour qu'il puisse avoir des conditions
d'étude dignes, pour qu'il puisse avoir un avenir. Et euh juste là, vous êtes en train de chipoter sur je ne sais quoi alors que tu parles de la vie concrète des étudiants qui s'agit de savoir pourquoi est-ce qu'il y a des rats, pourquoi est-ce qu'il y a pas de professeur ? Pourquoi il y a 20 millions d'heures qui ne sont pas assurés par an ? parce qu'il n'y a pas assez de professeurs et pourquoi notamment Emmanuel Macron a supprimé 10000 postes de professeurs. Donc le reste bon voilà, vous lirez notre programme sur la question de l'éducation avec beaucoup d'intérêt et je vous interrog dessus. Je voudrais qu'on parle Mathil Panot de la réponse judiciaire aux émut aux émeutes d'il y a une semaine que vous avez critiqué pour sa trop grande sévérité. Un exemple a été
repris par plusieurs insoumis cette semaine, notamment Manuel Bompard, je le cite, depuis samedi, nous vivons dans un régime de plus en plus autoritaire et arbitraire pour avoir ramassé une boîte de lait en a dit autoritaire, monsieur. Il a aussi et il a dit aussi dérifasiste. Ouis. Euh un homme est menacé de 14 mois de prison ferme par le parquet pour Thomas Port, votre collègue député, c'est carrément le signe. Je cite, d'une justice de classe. Est-ce que le cas de cet homme qui aurait donc, si j'en lis les déclarations de la France insoumise, volé des boîtes de lait infantile, est-ce que c'est de la justice de classe ? Oui, je pense que on se retrouve dans le même cas que ce qui s'est passé après les révoltes populaires, après la mort de Naël où vous aviez par exemple quelqu'un qui a
pris de la prison, une condamnation pour de la prison pour avoir volé une canette de Red Bull. Vous savez dans les explications juste ma pan détails concernant c déjà été condamné. Alors, je vais juste là encore pour peut-être nos auditeurs et nos téléspectateurs. Cet individu a été sep fois condamné notamment pour des pour des pour des faits de trafic de stupéfiant. Il dans le cas d'espèces, il avait volé des cartons sans savoir qu'il y avait du lait infantile à l'intérieur. Il s'est débarrassé de ce lait infantile et il a finalement été condamné à 6 mois de prison ferme pour REL. Vous voyez bien qu'on a toute la semaine des membres de la France insoumise qui disent "Regardez, c'est de la justice de classe, regardez cet individu et à la fin ce n'est pas la réalité." Est-ce que
vous faites une forme de méaculpa sur la critique de la justice que vous avez faite à travers ce d'abord, je ne fais pas une critique de la justice, je fais une critique de l'instrumentalisation de la justice comme de l'instrumentalisation de la police. C'est ça que nous sommes en train de critiquer dans ce qui est en train de faire instrumentaliste la justice mail pan quand vous un gouvernement qui réprim à tout va par exemple quand vous avez un commissaire de police qui explique que sur les plus de 10000 gardes à vu qui ont été faits dont à majorité ce sont des mineurs avec par exemple des images à bobini que vous avez dû voir d'enfants qui dorment à même le sol avec des couvertures de survie dont certains ont dû être libérés tellement les conditions étaient
affreuses. Et bien quand vous voyez que c'est sur sur ces plus de 10000 gardes à vue un commissaire de police explique oui nous l'avons fait pour intimider à la fois les élèves et les parents d'élèves. Alors oui, il y a une instrumentalisation de la justice. Et moi quand je vous par Math Pano juste parce que le rapport au fait c'est important quand le patron de votre famille politique Manuel Bonpard parle de d'une sorte de d'un symptôme de la sévérité de la justice à travers quelqu'un qui aurait volé du lait infantile or les faits contredisent directement ce discours. Est-ce qu'à un moment donné quand on est responsable politique la responsabilité c'est pas dire bah là-dessus on s'est trompé. Non écoutez on ne s'est pas trompé parce que moi je peux vous citer beaucoup de
un multirécidiviste pour trafic de stupéfiant. On continue de dire qu'il a été condamné parce qu'il a volé du lait infantil. Mais est-ce qu'il a pris 6 mois fermes pour le lait infantile ? Oui ou non ? Il ne savait pas qu'il y avait du lait infantile dans cette ou d'accord. Mais est-ce qu'il a pris est-ce qu'il a pris 6 mois ferme pour un carton ? Oui ou non ? C'est trop. Oui ou non ? Est-ce que c'est trop ? Oui. Moi je pense que c'est trop. Je pense que on a déjà été condamné sep fois. Je pense que ce qui est en train de se passer, vous savez que la France est régulièrement condamnée par les instances internationales sur la surpopulation carcérale. Vous savez qu'il y a 5 mois de ça, il y a eu le meurtre d'une petite fille qui a ému toute la France qui s'appelait Liana et
que là on quand on parlait justement les magistrats disaient émotion à court terme là quand vous êtes en train de demander au magistrats de prendre tout leur temps pour taper et réprimer un mouvement social plutôt que de répondre politiquement la réponse pénale n'est pas une réponse politique. Et donc nous nous demandons à une crise politique, des réponses politiques. Je vais vous donner d'autres exemples, vous en voulez d'autres. Il y a par exemple une femme qui a pris qui a été don il y a eu requis 7 mois de prison ferme, elle a pris finalement du surcil pour avoir juste possédé un masque à gaz lacrymogène. Vous trouvez ça normal ? Moi, je considère que la justice est indépendante. Mais oui, moi je considère que moi je considère que il y a une instrumentalisation de la justice et
queil y a une répression de ce mouvement qui est vue par tout le monde et qui est scandaleuse. Alors Mathilde Panot, juste avant d'accueillir Jean-François Copé pour le débat, je voudrais revenir sur une autre actualité de la semaine. Mardi, le parquet a requis 10 mois de prison avec surcis et 2 ans 2 ans d'inéligibilité contre l'eurodéputé Alfiri Mahas Hassan lors de son procès pour apologie du terrorisme. Je rappelle qu'elle avait relayé sur X une citation d'un terroriste japonais auteur d'un attentat à l'aéroport de Tela Aviv. Jean-Luc Mélenchon a réagi en disant la chose suivante : "La macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de servilité devant les demandes de Netaniaahu." Est-ce que vous pouvez m'expliquer le lien entre Benin
Netaniaou, le premier ministre israélien et ses réquisitions du parquet ? Parce que moi, j'ai pas tout à fait compris. Oui, il y a et le lien c'est que monsieur Nathanahou ne cesse de mettre la pression à la France. Il le fait d'ailleurs y compris publiquement pour que tous ceux qui dénoncent le génocide qui continue toujours du peuple palestinien. Je rappelle que par exemple il y a 10 jours de cela peut-être que ça dire je vais le dire quand même. Il y a 10 jours de cela, il y a une petite fille de 2 ans et demi, Mariam qui a été qui souffre de graves brûlure et qui a vu sa mère brûler vive devant elle. Sa mère brûlé vive devant elle qui est désormais en fait les cités à Gaza. On en parle sur France Inter France la question vous en parlez pas très souvent. Non, c'est pas vrai. Ce que
vous expliquez Ce que vous expliquez c'est qu'il y a un lien direct qu'au fond le bureau du gouver du bureau du gouvernement israélien aurait demandé directement au ministère public de requérir sévèrement contre peut-être pas mais en tout cas il y a un gouvernement qui ne cesse de criminaliser les voies pour la paix. Vous peut-être que ça vous a échappé mais il y a quelques semaines de cela, il y a cinq rapporteurs spécials de l'ONU qui ont écrit au gouvernement français pour dire qu'il fallait cesser la criminalisation contre Rima Hassan. Je rappelle qu'il y a eu au moins 16 procédures contre elle, que 13 ont été classées sans suite, ce dont on ne parle jamais. On parle souvent d'elle lorsque l'on parle des affaires. Et donc moi, je veux redire tout mon soutien à Rima
Hassan et à toutes celles et ceux qui pour être très clair Mathil Panot, vous considérez que la justice et le parquet en faisant de telles réquisitions a répondu ont répondu à des demandes du gouvernement israélien. Je considère que le gouvernement français se vote dans une forme de complicité avec l'extrême droite génocide. enant s'il vous plaît faites en sorte que les réquisitions soient sévères ça mais non mais il y a ils font en sorte de faire en sorte que par exemple on interdise des manifestations, on aille poursuivre le délégué CGT mais là je vous parla des réquisitions contre Rim Hassan. Oui ben en fait tout ça va ensemble mais vous croyez que ça ça il s'appelle Non je ne crois pas ça. Ce n'est pas ça que nous sommes en train de dire mais par contre que la France envoie des signaux
à l'extrême droite de Netaniaou je crois que oui à travers ces réquisitions. Donc à travers ces réquisitions notamment. Bien sûr, les choses sont claires.
Mathilde Panot