La grande interview : Yaël Braun-Pivet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 52 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous appelez au calme mais est-ce qu'il ne faut pas d'abord ramener l'ouverture des établissements avant de dialoguer ?
- 0:40OuverteRéponse partielle
Comment distinguer un lycéen pacifique d'un black block dans une foule hostile ?
- 1:21OuverteRéponse partielle
800 policiers blessés, Macron parle de manque d'empathie : vous partagez cette critique ?
- 2:02RelanceRéponse partielle
Comment faire la distinction entre manifestants violents et jeunes pacifiques ?
- 2:45OuverteRéponse partielle
Les forces de l'ordre font-elles leur travail avec suffisamment de retenue ?
- 3:28OuverteRéponse partielle
Macron évoque un manque d'empathie des forces de l'ordre : vous le contestez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Yaël Braun-PivetFait
« On a quand même dans notre pays une liberté, liberté de manifestation, liberté d'expression. »
- 1:21Yaël Braun-PivetChiffre
« 800 blessés dans le rang policier et gendarmi. »
- 4:48Yaël Braun-PivetFait
« La police a beaucoup d'outils de maintien de l'ordre. »
- 10:12Yaël Braun-PivetFait
« Le rôle d'un député c'est avant tout d'être à l'Assemblée nationale et de faire son travail de représentant de la nation. »
- 12:11Yaël Braun-PivetFait
« Les députés sont des citoyens comme les autres. Ils ont une immunité parlementaire mais uniquement dans l'hémicycle. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur europein Yel Brune Pivet à vous et bienvenue présidente de l'Assemblée nationale. Évoquons d'abord le mouvement des lycéens situation toujours tendue avec euh sans doute un round 4 dans la rue aujourd'hui. Vous appelez au calme il a Bron Pivel mais est-ce qu'il ne peut pas d'abord ramener le calme restaurer l'ouverture des établissements avant de dialoguer et peut-être de négocier je ne sais pas ce qu'il y a à négocier avec les lycéens et leurs représentants quand j'appelle au calme j'appelle tout le monde au calme. Évidemment, j'appelle les lycéens à lorsqu'ils décident de faire un blocus et c'est leur droit. On a quand même dans notre pays une liberté, liberté de manifestation, liberté d'expression. Il faut bah
justement non voilà c'est liberté de manifester, de s'exprimer éventuellement de bloquer les établissements. Enfin c'est des jeunes et ils ont le droit de s'exprimer mais ça ne doit pas se faire dans la violence, ça ne doit pas se faire dans l'agressivité parce que justement quand il faut quand on veut être entendu, ça ne sert à rien non plus d'hurler. Donc, il faut que les étudiants puissent manifester calmement et sereinement pour qu'on puisse entamer ce dialogue. Et j'appelle également les forces de l'ordre à la plus grande retenue. On a quand même des images qui euh sont très anxiogènes pour nos jeunes mêmes et euh donc il faut que les forces de l'ordre réussissent à maintenir le calme. Je sais que c'est difficile pour elle he de trouver les bois. Arrêtez
làdessus parce que ce que vous dites est important et impacte beaucoup les forces de l'ordre qui ont mon gros sur la patate 800 blessés dans le rang policier et gendarmi Bron Pivet ils ont été ulcérés par le président Macron qui a laissé entendre qu'il manquait d'empathie. Est-ce que vous dites-vous que eux il y a des scènes qui vous ont choqué ? Ils sont chargés du maintien de l'ordre dans notre pays ? Alors ils sont chargés du maintien de l'ordre évidemment et ils font du mieux qu'ils peuvent. il faut accuser personne et ils font un boulot remarquable et très difficile. Mais ce sont nos enfants en face, ce sont bien souvent des mineurs. Moi, j'ai discuté avec le procureur de Versailles. La plupart des jeunes qui ont interpellé été interpellés n'ont pas de de fichiers.
Ils n'ont jamais été interpellés auparavant et ils sont mineurs. Donc il faut faire aussi attention à avoir la plus grande proportionnalité parce que ce sont à nouveau nos enfants et donc on ne maintient pas l'ordre de la même façon avec des manifestations violentes et des black blogs qui viennent pour tout casser et nos enfants qui manifestent devant nos lycées. Donc il faut faire attention et c'est à cela qu'il faut appeler donc le dialogue et le calent. Comment vous distinguez dans une foule qui vous est hostile, un lycéen pacifique d'un black block qui tient un mortier d'artifice ? Comment dans cette masse qui vous entoure quand vous êtes policier, quand vous êtes on a vu les images de cette jeune policière dans Paris qui fait rouer de coup, comment vous arrivez à faire la distinction
? C'est leur métier, ce sont des spécialistes des matières d' C'est mais c'est pour ça que il ne faut pas les accabler et moi je suis convaincu à nouveau qu'ils font du mieux possible. Maintenant, il faut toujours raison gardé, ils font face à nos jeunes, à nos enfants. Pas du tout. On leur demande de plus intervenir. Pas du tout. Mais euh vous savez euh là c'est un mouvement, il y a eu euh des milliers euh d'interpellations. On appelle juste à la désescalade et c'est pour ça queil faut appeler d'un côté au calme chez les lycéens et de l'autre côté à la plus grande retenue de la part de nos forces de l'ordre. Et donc c'est ainsi que nous pourrons réussir à ramener le calme dans notre pays. Et c'est important parce que ce mouvement lycéen, il faut qu'on les écoute
maintenant ces jeunes et il faut qu'on leur apporte des réponses. Et tant que la violence est là, c'est très difficile d'entendre ces revendications. Vous comprenez qu'Emmanuel Macron, il veut parler de manque d'empathie de la part des forces de l'ordre. Il y a le Brun Piv. les forces de l'ordre n'ont pas à être particulièrement empathique. Moi ce que je leur demande c'est de faire leur travail en respectant les règles déontologiques qui sont les les leurs. Elles sont formées au le au maintien de l'ordre. Après, nous avons une doctrine de maintien de l'ordre qui est spécifique, qu'on peut toujours à chaque fois réinterroger. On a d'autres pays qui pratiquent d'autres techniques avec davantage de désescalades. Peut-être que là aussi on peut s'interroger mais en tout cas nos forces
de l'ordre à nouveau respectent euh sont soumises à une hiérarchie, sont soumises à une formation, doivent respecter nos règles et quand elles ne le respectent pas ce qui arrive il y a des enquêtes déontologiques là il y a 18 enquêtes qui sont ouvertes et donc elles iront jusqu'à leur terme. J'ai entendu que le le ministre de l'intérieur demandait est-ce qu'il n'y ait pas l'usage d'un certain nombre d'outils de maintien de l'ordre justement compte tenu des enquêtes en cours. Donc voilà, il faut réussir à trouver les bons équilibres mais n'oublions jamais que un elles elles sont chargées de faire respecter les lois de la République et de permettre la liberté de manifestation aussi et de protéger nos concitoyens. Et donc il faut impérativement que lors de
ce mouvement nos jeunes soient également protégés parce que ce sont à nouveau nos enfants. Un dernier mot làdessus Laurent Nouz a décidé donc vous l'avez souligné d'interdire l'utilisation des grenades assourdissantes. Euh c'est ce que demande en gros la France insoumise hein. Elle demande de désarmer la police donc et les filles en révè c'est le gouvernement qui l'exécute. Mais non parce qu'il s'agit pas de désarmer la police. La police a beaucoup d'outils de maintien de l'ordre. Il s'agit là d'un outil spécifique. Il y a une enquête en cours. Pourquoi on le fait ? Parce qu'il y a une enquête en cours. Il y a un jeune qui a été terriblement blessé et donc il faut qu'on fasse la lumière sur cela pour éviter d'autres accidents. C'est normal. Je crois que c'est le bon sens qui
prévoit en la matière. Marine Le Pen estime que Emmanuel Macron est toujours du côté de ce qui consiste à taper sur la police. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Mais je trouve que c'est c'est vraiment n'importe quoi. À nouveau, il faut rester nuancé, équilibré. Moi ce que j'aimerais quand même c'est que lors de ce avec ces événements qu'on ne parle pas que du maintien de l'ordre. En fait moi ce qui m'intéresse en tant que maire, en tant que présidente de l'Assemblée nationale, en tant que citoyenne, c'est qu'on parle des jeunes, on parle de leur revendication. Il faut les écouter parce que être jeune aujourd'hui c'est difficile, c'est angoissant, c'est inquiétant. Il y a 50 ans il y a le competit. Oui, je le crois. Oui, parce que le monde est dangereux. On voit bien le
réchauffement climatique qui nous impact. Les jeunes ont tous vu comme nous les incendies cet été. On a des guerres aux frontières de l'Europe avec la guerre en Ukraine. On a la guerre euh en Iran avec le blocage du D3 d'ormous qui impacte directement leurs parents et les jeunes qui vivent dans les campagnes et qui peuvent plus se déplacer pour aller parfois suivre leurs études. On voit que c'est difficile de s'insérer sur le marché de l'emploi. Nos jeunes aujourd'hui ont 20 % de chômage des jeunes. Le premier CDI pour un jeune, c'est 27 ans. C'est beaucoup trop tard. On voit qu'ils ont du mal à se former. On voit que l'État a abandonné. les jeunes de l'aide sociale à l'enfance. Donc c'est difficile d'être jeune aujourd'hui et donc il faut aussi que nous les adultes, ceux qui sont
responsabilité qu'on les entende qu'on les comprenne. Moi je vous avoue que je suis un petit peu hors de moi. On entend parler des emplois du temps, on entend parler de la charge des cours et cetera. On a eu une convention citoyenne des temps de l'enfant. Cette convention citoyenne, elle a été menée remarquablement comme d'habitude, comme celle sur la rien rien. Ça fait 1 an. Moi, j'ai appelé à ce que on se saisisse de ces conclusions parce que les conclusions de la convention, elle disait quoi ? Elle disait notamment qu'il fallait absolument que les emplois du temps soient répartis sur 5 jours, pas sur 4 jours et demi, qu'on fasse des cours de 8h à de 9h à 15h30 et qu'après on passe sur ce qui épanouit nos enfants aussi, le sport, la culture, le théâtre. C'est c'est ça qui fait que on va
prendre soin de nos enfants et on en a rien fait. On va apporter le Bron Piv à cette génération qui aura du mal à trouver un emploi. Vous l'avez dit, c'est de se lever un tout petit peu plus tard, d'aller un petit peu moins en cours, d'être moins compétitif. Vous avez vu le niveau des classes justement travailler plus il faut travailler mieux parce que si justement si on répartit les cours du lundi au vendredi, c'est pas travailler moins, c'est travailler mieux. Et vous comme moi, on sait que quand un enfant apprendre la musique quand il est jeune, ça ça le lui permet de mieux apprendre les langues étrangères, les mathématiques, les matières scientifiques. Quand un enfant éveiller un enfant à la culture, à l'art, ça n'est pas du temps perdu. Quand on éveille un enfant à la pratique
sportive, quand on élève un enfant à la pratique sportive, c'est apprendre la discipline, apprendre le sens de l'effort, la progression, le respect de l'orbite, le respect euh de l'adversaire, tout ça, ce sont les valeurs fondamentales de la République. Donc arrêtons justement, nous on a un pays malheureusement qui a une éducation très anxiogène qui base la réussite sur le niveau en mathématique ou en français. C'est hyper important, il faut le faire mais valorisons l'ensemble, valorisons les métiers du soin, valorisons les métiers professionnels. On est nul en la matière, on le dit toujours en fait. Vous voyez, moi je j'appartiens à une majorité qui a beaucoup fait sur les lycées pro, sur l'apprentissage. On est passé 200000 apprentis à près d'un
million d'apprentis. Mais en fait ce que je constate après 10 ans de politique, je faisais pas de politique avant, c'est que quand on fait des par petit bout, ça ne marche pas, ça ne suffit pas. Il faut des réformes d'ampleur. C'est ce qu'on fait exactement en ce moment sur les violences faites aux femmes avec cette loi intégrale. Et bien, il faut faire la même chose. Une loi intégrale pour notre jeunesse et pour l'éducation des enfants, il faut faire un grand big bang mais faut pas hésiter à le faire. Nous, on a fait les choses par petit bout. ministres de ans. C'est H ministres de l'éducation c'est mais c'est mais c'est le bilan Macron, c'est l'instabilité qui est dans notre pays. Et donc ça c'est l'instabilité, elle résulte de la funeste dissolution. On est tous
d'accord et après du choix aussi qu'on fait les Français d'avoir une assemblée nationale qui est ce qu'elle est. J'essaie de la diriger du mieux que je peux mais c'est compliqué et c'est vrai que ça empêche d'avoir des un cap clair et une vision lanterne. Bron pu vous êtes présidente de l'Assemblée nationale on est sur SU des sur européens. Vous venez de le rappeler. Est-ce que vous avez été choqué par l'attitude de certains députés de la France insoumise sur les blocages dans les lycées, arrangant la foule, mégaphone en main, tentant de peut-être de les inciter à à poursuivre vos mouvements. Ça vous a choqué ou pas ? Moi ça m'a choqué parce que effectivement le rôle d'un député c'est avant tout d'être à l'Assemblée nationale et de faire son travail de
représentant de la nation. Figurez-vous qu'hier nous on avait des auditions. On a auditionné justement sur suite à ces événements en commission des affaires culturelles le ministre GFY de l'éducation nationale et en commission des lois le ministre Nunis de l'intérieur pour qu'il rende des comptes. C'est ça le job du parlement. On a eu aussi des questions au gouvernement puisqu'on a la chance nous en tant que député de pouvoir directement interpeller les ministres. Donc le rôle d'un député un mercredi, c'est plus d'être à l'Assemblée nationale dans les commissions permanentes et dans l'hémicycle que d'être dans les manifestation. Après, moi ce que j'ai vu, c'est que j'ai vu un peu les deux choses. J'ai vu des parlementaires avec des casques blancs pour dire en fait pour appeler au calme
et ça pourquoi pas. Et il peut y avoir aussi des parents, des profs, des proviseurs et il y en a eu. Et ça c'est intéressant je trouve parce que il faut apaiser les choses et chacun peut prendre sa part. Mais en revanche, attiser les violences, aranguer les jeunes et puis se dire que en fait quoi qu'ils fassent, ils ont raison de le faire. Là, je pense que c'est un tort parce que nous notre rôle d'adulte et d'élu c'est plutôt de faire en sorte que les choses se calment pour justement qu'on puisse construire ensemble. En fait, il s'agit pas Moi, je je suis inquiète parce que je vois une société où les gens se confrontent de plus en plus, où on va s'opposer de plus en plus. Nous, notre job en tant qu'adulte et en tant que responsable politique, c'est plutôt d'unir, de
rassembler, de faire en sorte que les gens qui n'ont pas forcément les mêmes opinions dialogue entre eux. En tout cas, moi c'est ce que j'essaie de faire et chacun doit appeler à cela. Est-ce qu'il est-ce qu'ils sont intouchables les députés ? Thomas Porte de la France insoumise a affirmé hier au policiers qu'il n'avaiit pas le droit de le contrôler, qu'il avait le droit d'aller où il voulait, de faire ce qu'il voulait. Pouvit pas du tout. Les députés sont des citoyens comme les autres. Ils ont une immunité parlementaire mais uniquement dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour les propos qu'ils tiennent. Tout ce qui se passe en dehors de l'Assemblée nationale c'est il y a aucune immunité. Les députés sont des citoyens comme les autres. Il y a pas de passe droit. Il y a ils n'ont pas
le droit de de de se tenir là où les autres n'ont pas le droit de le faire. Et ça c'est vraiment il faut vraiment déconstruire cette idée. Ce n'est pas parce qu'on porte l'écharpe tricolore qu'on est intouchable. Ça n'existe pas dans une démocratie. Mais on voit effectivement que la France insoumise euh est en train de faire une opéa idéologique sur la jeunesse. Il y a le bron. Est-ce que c'est un problème pour vous ? Mais c'est un problème parce que euh ce qu'il leur propose je crois ne résoudra en rien leurs difficultés et donc il faut et moi, j'ai jamais laissé tomber la jeunesse. Je vais continuellement leur parler. Presque toutes les semaines, je suis dans une faculté. La semaine dernière, j'étais à Sciencep. Il y a 3 semaines, j'étais à la fac de
Toulouse. Il faut parler à la jeunesse. Cette semaine, on a accueilli le conseil d'orientation des politiques de jeunesse à l'Assemblée nationale. J'ai un conseil des jeunes de circo. Il faut pas que les jeunes se fassent instrumentaliser parce que ça leur nuira justement. Il faut qu'on arrive à dialoguer tous ensemble et la jeunesse pourrait être un combat qui nous rassemble en transpartisan. N'en faisons pas en fait une querelle politique parce que les jeunes en seront les premières victimes. Il y a le bon pu nous étions le 7 octobre hier, on a eu une scène pendant ses blocages de lycée, une femme qui avait un drapeau israélien qui s'est fait littéralement agresser euh et interpellé par un jeune manifestant évidemment masqué, évidemment cagoulé. Elle nous a dit "On est le 7
octobre et là ce qu'on entend sont des slogans sur Gaza sur la Palestine." Elle dit "La jeunesse de France a vrillé." Qu'est-ce que vous dites ? Mais que en fait ce qui est terrible c'est que on a des indignations à géométrie variable. Le 7 octobre c'était des jeunes. C'était des jeunes qui étaient au festival Nova. C'était des jeunes qui faisaient la fête, qui dansaient, qui s'amusaient. C'est eux qui ont été assassinés. C'est un Bataclan puissance 10. Et donc je comprends qu'on soit indigné par ce qui s'est passé à Gaza et la riposte israélienne qui a été surdimensionné. On le sait tous qu'elle a fait beaucoup trop de dégâts en voulant éliminer le Hamas. Il y a des victimes civiles par milliers et ça nous révulse tous
évidemment mais ce que je ne comprends pas c'est qu'il faudrait être révulsé soit par l'un soit par l'autre. On peut être communément révulsé et le 7 octobre, il fallait être révulsé par ce qui s'est passé en Israël qui a été le pire attentat terroriste qui visait les juifs depuis la seconde guerre mondiale. Moi, je suis allée avec le président du Sénat main dans la main comme d'habitude au mémorial Place des Vauches pour rappeler que la République française ça n'est pas ça. Et donc nous sommes unis contre l'antisémitisme toujours avec évidemment la dénonciation de ceux qui instrumentalisent cette idéologie là pour notamment créer des des conditions pour l'antisémitisme qui malheureusement continue à à sévir
dans notre pays à l'exposé mais c'est ça il faut vraiment appeler à la raison et ne pas laisser qui que ce soit fracturer notre pays c'est ça qui est en jeu en ce moment et nous ne laisserons pas faire deux mots rapidement pour terminer le budget c'est très important les Français, on n pas parlé des annonces du premier ministre parce que on pensait qu'il parlerait des liciens, il a parlé du prix du gazol. Très bien. Il y a des annonces qui ont été faites sur le fait que le prix du gazol va baisser. Ce budget, est-ce que vous pensez que il sera voté d'ici le 31 décembre comme l'espère le Premier ministre ? Alors, je ne sais pas s'il sera voté, mais je pense qu'il sera adopté. Il doit l'être. Nous avons besoin d'un budget, notre pays a besoin d'un budget et si
nous n'en avons pas, tout le monde en souffrira. Ça ne sera pas la défaite d'un camp, ça sera chacun de nos concitoyens en subira les conséquences. Il faut que tout le monde soit responsable et moi vraiment j'appelle chacun à être responsable dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Je demande pas à ce qu'ils approuvent le budget présenté par le Premier ministre. Moi, j'ai demandé au Premier ministre d'enlever tout ce qui pouvait être chiffon rouge pour les uns ou pour les autres. Il nous faut un budget responsable et raisonnable. Mais en revanche, on doit maintenir une trajectoire et le prochain président de la République, quel qu'il soit, pourra agir soit par acte réglementaire, soit en présentant une nouvelle loi de finance rectificative pour impulser ces
orientations. Mais il pourra le faire que si nous avons un budget et que si la France n'est pas tombée dans une crise financière et économique, ce que nous pourrions avoir si nous n'avons pas de budget. Donc là aussi, discutons, faisons tous des compromis et passons soit par ordonnance. Moi, c'est une solution que je n'aime pas du tout, mais je demande à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités. Un 493 après avoir entendu chacun, c'est important. Ça n'est pas un 493 comme ça balancé au parlement. C'est un 493 qui tient compte des débats en commission, des débats dans l'hémicycle. Mais à un moment donné, il faut être réaliste. C'est pas la négation du travail parlementaire. Le alors les ordonnances, c'est encore pire, madame Ferrari, parce que les
ordonnances, c'est le budget tel qu'il a été déposé. Donc, il ne tient pas compte du débat parlementaire. Donc, c'est encore pire. Donc plutôt un 493 que 493 peut tenir compte des débats parlementaires puisque le gouvernement retient les amendements qu'il souhaite. Alors c'est à la main du gouvernement, c'est pas nous qui décidons ce qui est choisi, mais quand même au moins on peut tenir compte de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Donc ça c'est important et de toute façon faut pas être naïf. Le budget ne sera pas voté. Nous ne trouverons pas une majorité parlementaire pour le voter. On en a pas trouvé depuis que nous sommes dans cette situation sans majorité. Donc moi je crois pas au père Noël donc on en aura pas là. En revanche, on peut demander à
chacun de faire un effort pour le bien de notre pays. Enfin, notamment au Rennes, vous demandez à Marine Le Pen de faire euh je demande rien à Marine Le Pen. Je demande à chaque député, mais à chaque député qui est présent dans l'hémicycle, s'il pense un temps soit peu à notre pays et à son intérêt, il faut qu'on trouve un compromis. N'empêche, que le RN est une force centrale. Oui, mais je j'en appelle à chaque à chaque député, à Marine Le Pen comme les autres parlementaires, il y en a 577 dans cette hémicycle. On voit que l'élection présidentielle évidemment est dans toutes les têtes et ceel RN LI qui se profile pour le second tour. Comment desserrer cette tenarie selon vous ? On voit que le bloc central est complètement fissuré, divisé. Rien n'indique quel candidat sera le mieux
placé dans ce fameux bloc central. Pourquoi est-ce que vous ne vous proposez pas comme candidate d'union ? En fait, moi je pense que déjà ceel, il fait peur. On entend, moi c'est les retours que j'ai, que ce soit chez les jeunes ou les moins jeunes. Le duel entre les deux extrême fait peur. Il est anxiogène, il est angoissant. Et il est angoissant parce que les gens se disent "Mais quelle est l'alternative ?" Et donc il faut qu'on propose une alternative qui soit solide. Et pour ça, moi c'est ce que j'ai toujours dit depuis des mois, parlons projet. Moi, je ne vois que des candidats qui continuent dans leur silo. Alors, on a autant de propositions sur le régime de retraite que de candidats dans le bloc central. Ça n'est pas possible. Il faut qu'on présente quelque chose de commun. Et
donc, travaillons sur le fond avant de se dire derrière qui on se met. Je continue à dire la même chose. Je me lasse. Je lasse tous les gens qui m'écoutent malheureusement. C'est dommage parl du fond. Parler du fond. Quelet Quel projet pour nos jeunes ? Quel projet pour nos jeunes ? Moi ce que je propose, un big bang. parlons euh chamboulons euh la façon dont on on forme nos jeunes, leur emploi du temps, la formation professionnelle, l'orientation. On a tant à faire pour eux. Discutons de ça plutôt que de savoir derrière qui on se met. Et il y a que des hommes dans ces candidats du bloc central. Ça vous dérange pas ? Si, ça me dérange comme d'habitude, mais euh c'est ainsi. Ce sont les chefs de parti, je le regrette mais il faut des femmes parce que peut-être que nous
avons des regards différents. Enfin, c'est pas peut-être, j'en suis convaincu. Merci beaucoup. Brun piv présidente de l'Assemblée nationale qui était au gravité ce matin sur C News et sur Europain. Bonne journée à vous. Ok.
Yaël Braun-Pivet