CONFÉRENCE À PANTHÉON SORBONNE - AMPHITHÉATRE RICHELIEU (05.03.25)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:35Fait
« derrière l'unanimité de ces derniers jours dans le cadre du très souhaitable réveil européen j'entends des analyses très différentes »
- 5:20Fait
« nous sommes entrés dans une phase marquée par ce que j'appellerais un impérialisme hybride avec le visage d'un empire d'un côté qui cherche des territoires des ressources de la puissance et en même temps le visage d'un mouvement révolutionnaire de l'autre »
- 7:30Fait
« le projet réactionnaire de Donald Trump d'autoritarisme d'ilibéralisme de contre révolution culturelle contre le féminisme contre les personnes trans ou les minorités trouve un écho parfait dans le projet de Vladimir Poutine »
- 8:14Fait
« c'est un projet global qui traverse les frontières il ne se contente pas de transformer les États-Unis il travaille aussi l'Europe de l'Intérieur »
- 8:58Fait
« il y a un refus fanatique de toute limite or notre monde touche aujourd'hui tragiquement à ces limites »
- 10:24Fait
« c'est le monde brutal de rapport de force c'est la brutalisation du monde c'est la politique au marteau »
- 11:50Fait
« le solutionnisme technologique qui croit que tout problème a une solution technique quitte à créer de nouveaux problèmes »
- 16:11Fait
« nous devrons avoir le courage de tracer notre propre voie en évitant ces deux pièges de la violence absolue »
- 16:55Fait
« la logique de la préférence nationale est un ticket sans retour une fois qu'on commence à exclure à discriminer à diviser »
- 17:37Fait
« c'est le climat de peur existentiel qui a été analysé brillamment par Oswald Spengler en 1918 dans le déclin de l'Occident »
- 22:01Fait
« face au fascisme elles ont compris le besoin d'un exécutif fort capable d'unifier et de moderniser la nation »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
ça très bien plisir vous êtes gentil
he il est surtout très difficile de de revenir au temps présent à une période où chaque fois que l'on regarde son portable il y a une nouvelle accablante qui tombe d'un point ou d'un autre de la planète et néanmoins venant vous rencontrer je n'ai pas voulu faire l'économie de m'attaquer à ce que je crois être le cœur de ce que nous vivons d'essayer de vous donner à tout le moins ce que je crois être deux ou trois clés de la compréhension de ce que nous vivons sachant que la plus grosse
difficulté dans des temps difficiles c'est de se situer de se situer dans l'histoire de se situer par rapport à des événements qui dépassent et qui débordent et donc c'est à cet exercice que je veux m'attacher de façon liminaire qui vous paraîtra peut-être un peu scolaire mais qui me paraît aujourd'hui indispensable donc pardonnez-moi pour l'atterrissage qui sera peut-être moins vibrant que nous pourrons l'êre les questions devant vous de dans cette amphithéâtre de la sor je veux me placer sous la protection de trois figures la première c'est Paul
Sellan qui lui-même rendait hommage à François Villon qui a sé vie dans ses lieux ici à la Sorbonne et Paul Sellon affirmait jadis il y avait une hauteur il faisait bien sûr référence à la hauteur tragique du pendu à l'heure de l'exécution mais aussi à la hauteur historique à la hauteur morale et j'ajouteraiis en pensant au temps présent à la hauteur républicaine qui toutes doivent nous permettre de ne pas céder à l'abaissement à l'indifférence ou à la fatalité c'est bien cette hauteur qui fait notre dignité d'homme notre
capacité à défendre les principes qui nous qui nous dépassent et qui nous obligent la justice quand triomphe l'injustice la vérité quand règne le mensonge l'action quand domine l'inaction la deuxième figure que je veux invoquer pour commencer c'est celle d'Albert Camu face à la dérive de la violence et de la révolte il en appelait toujours à l'esprit de mesure rappelant qu'aucune œuvre n'a été fondée par la haine et par le mépris enfin j'en appellerai à une troisième figure en quelque sorte comme
antidote face à l'absurde celle du sapeur camambert que George Pompidou aimait à citer le Sapur Cambert qui en l'occurrence renouait avec épiqueetête et avec Montaigne quand on a dépassé les bornes il n'y a plus de limite face à cette grande accélération de l'Histoire présente nous sommes bien évidemment sidérés bousculés inquiets le déchaînement des images et les annonces choc parle d'elle-même je ne m'attarderai pas sur cet aspect des choses même si l'accumulation de ces images le discours de jidevans à
munque le HCl dans le bureau oval avec jvans le président Trump et zinski sont là pour illustrer ce propos il nous faut aujourd'hui aller plus loin il faut dépasser les apparences car derrière l'unanimité de ces derniers jours dans le cadre du très souhaitable réveil européen j'entends des analyses très différentes certains disent c'est un moment de folie de folie passagère tout ça n'est pas l'Amérique ça ça passera veillons à ne pas couper les ponts avec notre
allié d'autres disent c'est une phase d'isolationnisme américain organisons les choses de façon à pouvoir nous passer deux d'autres encore disent c'est le bon vieil impérialisme américain et il n'y a qu'à résister exactement comme on l'a toujours fait et puis il y a ceux qui disent Trump est du bon côté de l'histoire autant d'embl le reconnaître nous soumettre soit par fascination soit par intérêt je crois que ces quatre approche passe à côté de l'essentiel nous sommes entrés dans une phase marquée par ce que j'appellerais un impérialisme hybride avec le visage d'un empire d'un
côté qui cherche des territoires des ressources de la puissance et en même temps le visage d'un mouvement révolutionnaire de l'autre qui cherche à des régimes et à contrôler les esprits nos esprits la formule peut surprendre tant cet impérialisme se camoufle en isolationnisme étant cette révolution promut un projet réactionnaire le nud du problème c'est que les frontières entre politique internationale et politique intérieure sont en train de disparaître et s'engage ainsi une bataille sur deux fronts l'un et l'autre extérieur car il y a bien une
double menace une puissance et une idéologie qui cherche en même temps à convertir et à conquérir le projet est clair vous êtes assis donc vous ne tomberez pas plus bas faire des Européens des vassau politiques des colonies numérique et des régimes frères comme jadis en Europe de l'Est cela dépasse la simple personne de Donald Trump parce qu'on voit qu'à la différence de 2016 il y a aujourd'hui une idéologie un programme et un personnel bien plus structuré il suffit de regarder la personnalité d'Elon musk
ou celle de J devans cela dépasse également le trumpisme parce que cela touche en profondeur l'Amérique ce n'est pas un accident de l'histoire mais l'aboutissement d'un long processus de la dessinée manifeste du 19e siècle au mouvement America First de Charles Lindberg dans les années 30 au suprémacisme blanc du cucux clan au néoconservatisme de 2003 qui voulait changer le monde à son image et mettre l'Amérique au pas avec le patriotact et le Homeland Security Act ce n'est pas une crise et il faut vous en convaincre
qui passera d'elle-même ni du jour au lendemain cela dépasse enfin l'Amérique parce que le projet réactionnaire de Donald Trump d'autoritarisme d'ilibéralisme de contre révolution culturelle contre le féminisme contre les personnes trans ou les minorités trouve un écho parfait dans le projet de Vladimir Poutine le président russe a théorisé la e souveraine c'est-à-dire une démocratie vidée de sa substance où seul compte la domination du pouvoir en place ce que nous voyons c'est les prémisses d'une collusion objective
entre les États-Unis et la Russie visant à écraser la démocratie libérale que nous incarnons c'est un projet global qui traverse les frontières il ne se contente pas de transformer les États-Unis il travaille aussi l'Europe de l'Intérieur en l'Allemagne l'AFD est devenu un proxy du trumpisme soutenu par Elon Musk puis par jevans tandis que la Hongrie de Victor Orban fait figure de précurseur en France les mouvements nationalistes se nourrissent du même projet avec la même obsession identitaire le même rejet des élites et des institutions républicaine à la racine de cet impérialisme révolutionnaire comme de tous les
projets du du même genre dans le passé il y a un refus fanatique de toute limite or notre monde touche aujourd'hui tragiquement à ces limites à la limite planétaire du réchauffement climatique Donald Trump répond par un fanatisme de l'extraction pétrolière et minière c'est le fameux slogan drill baby drill à la limite géopolitique de la désoccidentalisation du monde il répond par un nationalisme identitaire fondé sur le dernier sursaut de l'homme blanc à la limite de la mondialisation qui ne permet plus de compenser les pertes des travailleurs par les gains des
consommateurs il répond par une logique de prédation sans borne et de guerre commercial taxé taxé taxé à la limite des capacités humaines il répond par un fanatisme technologique prenant une vie sans limite une intelligence sans limite une colonisation sans limite de l'espace à la limite des constitutions et des libertés il répond par un pouvoir sans limite de la majorité au nom d'une démocratie dévoyée en despotisme majoritaire comment comme aimait à le qualifier tokville en définitive ce projet c'est la politique réduite à des jeux à somme
nulle où ce que l'on gagne est forcément pris à quelqu'un d'autre c'est le monde brutal de rapport de force c'est la brutalisation du monde c'est la politique au marteau moins sympathique que la philosophie avec une logique de forte reste de guerre commerciale de tous contre tous de rasia où l'on cherche à s'approprier les ressources les territoires et les sources d'énergie tant que c'est possible et au dépend des autres avec une logique également de clan où le repli identitaire devient un instrument de pouvoir d'où le ciblage généralisé dans le monde occidental des immigrés comme le problème social principal avec enfin une logique de
casino où les géants du numérique imposent la règle du gagnant qui rafle tout sur le tapis vert concentrant toutes les données et les infrastructures essentielles comme tous les impérialismes révolutionnaires il est porté par une immense soif de violence purificatrice qui le rend d'autant plus dangereux il nourrit une mécanique infernale un engrenage de la violence et tout commence par une fascination pour cette violence une fascination qui s'exprime par la promesse de solution simpliste au prix du renoncement à la politique face à la complexité du monde on veut trancher tous les nœuds Gordiens à coup de glave
le militarisme qui voit dans la force la seule réponse le juridisme qui croit pouvoir tout régler par un décret par une loi de circonstances ou par des sanctions le mercantilisme qui réduit les relations humaines à un simple rapport de concurrence et d'intérêt le solutionnisme technologique qui croit que tout problème a une solution technique quitte à créer de nouveaux problèmes le moralisme enfin qui impose une vision binaire du monde où chacun est soit du bon soit du mauvais côté à cela s'ajoute et je suis content de voir qu'il y a une certaine mixité respectée dans cette
salle à cela s'ajoute une exaltation artificielle de la virilité destiné à ceux qui doutent de leur place dans un monde perçu comme opaque et truqué on les convainc qu'ils peuvent retrouver une forme d'honneur perdue de légitimité bafouée en cédant à la violence et à la radicalité qu'elle soit politique sociale ou encore militaire enfin vient la promesse d'une réparation des torts car ceux qui s'abandonnent à la violence se perçoivent toujours comme des victimes il croit rendre justice et il croit appliquer la loi du talion mais en vérité cette quête vengeresse ne répare rien et ne conduit
à rien sinon à abdiquer son humanité l'histoire nous enseigne que les violen paroxisti ne viennent pas de ceux qui se croi vainqueurs mais de ceux qui ont peur de disparaître elles naissent de l'angoisse d'un monde qui change de la crainte de perdre une place un statut et une identité et de ce point de vue l'électorat de Donald Trump lors de la dernière élection montre bien qu'il a su cristalliser chez ceux qui avait peur de disparaître peur d'être méprisé peur d'être bafoué il a su cristalliser cet électorat aujourd'hui les États-Unis sont traversés par une peur existentielle de leur propre déclin et nous n'aurions pas droit à ce spectacle
quotidien si derrière ce spectacle il n'y avait pas cette peur une partie de la population blanche redoute la perte de sa majorité démographique elle craint de devenir minoritaire et de subir ce qu'elle a autrefois fait subir à d'autres et le pays tout entier craint un jour d'être rattrapé par la Chine mais ces peurs et cette culpabilité ne sont pas propres aux États-Unis elles existent aussi en Europe et en particulier en France chez nous où la question de l'identité et du passé colonial est devenu un champ de bataille permanent après la séduction de la violence vient il faut en être conscient
l'irréversibilité d'un cycle de la violence qui ne s'arrête plus c'est l'engrenage des guerres civiles un cycle de représaille sans fin où chaque riposte appelle une vengeance l'histoire l'a prouvé au Liban en Libye en Syrie c'est aussi la tragique leçon que nous pouvons tirer du conflit israélo-palestinien et de la guerre de Gaza où chaque frappe rend toute réconciliation plus impossible encore c'est aussi l'engrenage des rivalités entre superpuissance qui conduit mécaniquement à des jeux d'alliance à des courses aux armements et à des guerres par procuration entre la Chine et les États-Unis aujourd'hui le modèle à avoir à l'esprit ce n'est pas tant la guerre froide qui était fondée sur l'
bre de la puissance et de la terreur mais la mécanique fatale des rivalités entre l'Allemagne d'une part et l'Angleterre et la France d'autre part qui ont conduit à l'engrenage de la Guerre mondiale en 19 1914 selon la logique des somnambule c'est enfin l'engrenage des impérialismes révolutionnaires qui se répondent en miroir et se nourrissent les uns les autres chaque camp croit devoir réagir à la radicalité de l'autre et le monde se retrouve piégé dans des choix insoutenables terreur révolutionnaire ou Sainte Alliance absolutiste bolchevisme
ou fascisme comme Albert Camu vassilie Grossman ou Yann patochka avant nous comme toville ou Hugo avant eux nous devrons avoir le courage de tracer notre propre voie en évitant ces deux pièges de la violence absolue à la fin de ce processus la violence devient une drogue une addiction exigeant des doses toujours plus fortes c'est la culture de la surenchère nous en avons quelques exemples dans la France d'aujourd'hui où face à l'échec d'une politique on répond non pas en corrigeant cette politique mais en la durcissant encore et encore cette mécanique est visible partout elle est celle du rassemblement national qui ne
cherche pas à résoudre les problèmes mais à en on sa toujours de nouveau ainsi sur l'immigration la stigmatisation se déplace sans cesse entretenant le flou entre immigrés et français d'origine étrangère poussant à une radicalisation qui n'a jamais de fin la logique de la préférence nationale est un ticket sans retour une fois qu'on commence à exclure à discriminer à diviser il devient presque impossible de revenir en arrière c'est aussi la culture morbide du déclin qui est une obsession occidentale depuis des siècles chaque crise est perçue
comme un prélude à l'effondrement et il est significatif qu'elon musk qui a déclaré récemment pensé à l'Empire romain au moins une fois par jour incarne cette fascination pour la décadence cette conviction que nous serions engagés dans une marche inexorable vers notre propre perte c'est le climat de peur existentiel qui a été analysé brillamment par Oswald Spengler en 1918 dans le déclin de l'Occident vous voyez c'est pas jeune si nous n'y prenons garde cette prophétie du déclin deviendra autoréalisatrice nous sombrerons dans notre propre violence et nous perdrons non seulement notre sécurité notre
prospérité mais également notre dignité soyons lucide ces messianismes violents sont toujours dangereux mais ils ne sont ni irrésistible ni inarrêtable l'histoire nous l'a prouvé à plusieurs reprises par le passé quell le Sonon faut-il en tirer nous ne mettrons fin à de telles aventures que par la confiance en nous-même en nos valeurs que par la ruse et que par la capacité à nous métamorphoser la confiance dans la République dans la démocratie et dans nos peuples est certainement aujourd'hui notre plus grande force nous devons acceptter de mener le combat pour ce en quoi nous croyons et et refuser de nous
laisser réduire au silence par la menace en d'autres termes ni renoncement ni renimement c'est la leçon tragique de la guerre d'Espagne en 1936 lorsque les démocratiie par leur timidité ont laissé tomber l'une des l'UR c'est aussi la leçon de Munich qui a ajouté le déshonneur à la guerre nous devons nous rassembler autour de la République et tout mettre en œuvre pour qu'elle tienne ses promesses d'ordre et de justice cela implique une exigence absolue assurer l'autorité et la continuité de l'action de l'État sans compromis notre deuxième atout c'est la ruse la ruse du Lis
contre la force d'Achile c'est la Russe parce que ces doctrines ne se corrige pas par le débat rationnel ces doctrines nationalistes identitaire sont imperméables aux faites vouloir corriger les mensonges est souvent peine perdue mieux vaut donner aux citoyens le goût de la vérité mieux vaut démontrer par l'exemple la supériorité de la raison sur la propagande vouloir affronter tous les adversaires de France et risqué d'apparaître comme un fauteur de guerre volodimir zelanski a pu l'apprécier dans le bureau oval l'histoire nous apprend que les démocraties n'ont jamais on fait sans alliance elles ont dû par réalisme
s'appuyer sur des partenaires parfois éloignés de leur principes le tsar pendant la Première Guerre mondiale Staline pendant la seconde toutes sortes de régimes bien peu libéraux pendant la guerre froide cela signifie que nous devons défendre avec d'autres le multilatéralisme l'universalisme et le respect de la souveraineté même lorsque cela implique des compromis vouloir imiter l'adversaire jusqu'à lui ressembler c'est une erreur stratégique fatale la course européenne à la puissance menée sans discernement à coup de dérégulation et d'investissement technologique est une impasse dans un marché fragmenté préserver nos
spécificités implique que nous soyons capables de jouer sur nos forces ce qui veut dire préférer l'agilité le saute mouton au bras de fer par exemple en misant sur une intelligence artificielle massivement en source libre plutôt qu'à reproduire le modèle des autres le troisième atout notre troisième atout c'est la métamorphose car c'est ainsi que les démocraties ont survécu à toutes les crise du passé face à l'absolutisme elles ont appris la nécessité d'une incarnation de la nation au-delà de la simple représentation parlementaire c'est la leçon de Washington de Bonapart de Bolivard face au fascisme elles ont compris le
besoin d'un exécutif fort capable d'unifier et de moderniser la nation c'est la leçon de la présidence impériale de Roosevelt comme de la 5e République de Charles de Gaul face au communisme elles ont appris à dépasser la lutte des classes en bâtissant un État providence fondé sur la sol la solidarité nationale c'est tout le sens du pacte qui a été conclu en 1944 face au trompisme quel vaccin devrons-nous inventer pour surmonter à nouveau cette crise là voilà bien la crise voilà bien la question brûlante de notre époque nous devons restaurer une démocratie
vivante résolu à renouer avec le peuple et capable de tenir en échec toute forme d'arrogance du diplôme du pouvoir et de l'argent soucieuse du respect de l'intégrité des personnes et non de la satisfaction des individus le temps est au sursaut il n'est pas encore aux solutions définitive aujourd'hui il s'agit d'abord de prendre la mesure du danger et de comprendre la nécessité de mener la bataille sur deux fronts à la fois à l'intérieur mais aussi à l'extérieur ce qui compte c'est la raison pour laquelle nous nous engageons pour la dépendance de la France pour les principes de la République pour la recherche permanente de la paix
nous perdrons des combats nous devrons faire dans les prochains mois les prochaines années des sacrifices douloureux nous aurons peut-être à faire face à des situations tragiques mais nous gagnerons cette bataille nous l'avons fait en 1789 nous l'avons fait en 1914 nous l'avons fait ils étaient moins nombreux en 1940 nous l'avons fait en 1947 au début de la guerre froide nous connaîtrons des revers des doutes des critiques certains penseront qu'aujourd'hui devant vous je suis trop alarmiste peut-être mieux vaut alerter et se tromper que de rester
silencieux et de voir nos liberté disparaître à l'heure des sirènes de l'apaisement ce qui compte c'est comment chacun d'entre nous choisira de s'engager il vous reviendra à vous la jeunesse de notre pays de porter le flambeau républicain de défendre contre vents et Maré notre modèle démocratique et de nous rassembler à la fois fier de notre histoire et sûr de nos libertés pour défendre et c'est le vieux Gauliste qui parle encore et toujours une certaine idée de la France je vous remercie