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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraites

#Direct 🔴 David Amiel et Jean-Michel Blanquer, invités du Grand Jury RTL -Public Sénat-Ouest France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 30 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Y a-t-il de l'argent pour répondre aux revendications de la jeunesse cette année et l'année prochaine ?

  • 1:29RelanceRéponse partielle

    Le budget de l'éducation nationale augmente de 1,2 milliard. Est-ce vraiment de l'argent en plus ?

  • 2:43RelanceRéponse directe

    1,2 milliard ou est-ce que sur la masse finalement c'est relativement peu ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Sur quel autre ministère faudrait-il prendre l'argent si le budget de l'éducation augmentait ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Comment le budget 2027 a-t-il une chance d'être adopté ?

  • 5:50RelanceRéponse partielle

    Vous y voyez pas une forme d'égoïsme générationnel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:36David AmielChiffre
    « Le gouvernement propose un effort proportionné pour les retraités puisqu'il propose que les retraités prennent à peu près 10 % de l'effort budgétaire qui est proposé alors qu'il représente 25 % de la population française. »
  • 5:13David AmielFait
    « Les partis politiques n'ont pas le courage de dire la vérité en tout cas beaucoup d'entre eux. »
  • 49:48Chiffre
    « on dit 80 % d'une génération le baccalauréat c'est vrai mais le baccalauréat c'est plein de choses ça la sur ce 80 % la moitié une petite moitié c'est le bac général mais le reste c'est bac technologique, bac professionnel »
  • 50:22Chiffre
    « Ce qu'il faille augmenter le taux d'emploi en France, c'est évident. Il a d'ailleurs il s'est amélioré ces dernières années. Il doit il est encore trop faible par rapport à à au reste du monde »
  • 51:02Fait
    « nous avons fermé beaucoup de formations qui ne mènent pas à l'emploi et ouvertes d'autres qui mènent à l'emploi »
  • 51:35Fait
    « Dès 2018, on a créé une science, une discipline pardon qui s'appelle numérique et sciences informatiques dans laquelle on avait déjà pensé à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité »
  • 51:35Fait
    « le développement de l'apprentissage avant le baccalauréat et après le baccalauréat à partir de 2018 »
  • 52:12Chiffre
    « Emmanuel Macron a battu deux records. Euh un record du ministre qui a la plus grande longévité de l'histoire de la République, votre serviteur, et d'autre part le le recœur de la plus grande instabilité des ministres au cours du 2e quinquena »
  • 52:48Fait
    « il y avait un cap. C'est précisément parce que ce cap est devenu moins clair dans le deuxème quinquena qu'aujourd'hui vous pouvez avoir une révolte de la jeunesse »
  • 53:28Fait
    « le déséquilibre budgétaire est lié à l'absence de cap »
  • 54:04Promesse
    « il faut rééhabiter notre territoire. Ça c'est un projet de société. On doit dire à une famille, à un jeune qui a 20 ans et qui veut fonder une famille dans quelques années, tu pourras te réinstaller dans un petit village »
  • 55:59Fait
    « il y a des choses que nous dont nous jouissons comme l'air que nous respirons et nous pensons que nous les avons pour toujours. C'est le cas de la liberté, de la démocratie »
  • 56:34Fait
    « les non démocrates utilisent des outils que les démocrates n'utilisent pas »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat, un grand jury spécial avec deux invités aujourd'hui avec à la une sène mais aussi la crise budgétaire, la détresse agricole et la flambée de l'énergie. Notre premier invité David Damiel ministre des comptes publics et notre second invité est Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation pendant le premier quinquena d'Emmanuel Macron. Parcours sup, la réforme du bac, les horaires de cours, c'est lui. Que répond-il aujourd'hui au lycéens qui manifeste le pays laisse aussi à la jeunesse une dette colossale. Bonjour David Damiel, vous êtes ministre du budget. Y a-t-il un peu d'argent pour répondre aux crises

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? Comment le budget 2027 qui arrive dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale a-t-il une chance d'être adopté ? Bienvenue dans cette première partie du grand jury, David Amiel. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Stéphane Duget de Public Sénatin et Stéphane Vernet de West-Fance. Bonjour. Bonjour. Le grand jury sur le terrain. Et sur le terrain cette semaine nous avons vu des jeunes, des violences, des revendications aussi. Alors avant de parler David Damiel de votre perception de cette mobilisation et d'une manière plus large d'ailleurs de la jeunesse et de ses angoisses pour l'avenir, question très directe. Y a-t-il de l'argent pour répondre à ces à leur revendication cette année et l'année prochaine ? Ben, c'est précisément la raison pour laquelle il faut pouvoir faire des

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économies pour justement pouvoir dégager les financements qui sont euh nécessaires à la fois pour répondre aux crises. On avait évoqué certaines, et puis pour pouvoir répondre à la jeunesse. Et dans le budget que nous présentons dans le texte initial après la défense, le budget qui augmente le plus, c'est celui de l'éducation nationale, malgré que le nombre d'élèves diminue et ça permettra de recruter près de 2000 accompagnants, d'élèves en situation du handicap et d'infirmière scolaire, d'accompagnant de manière plus générale à l'école. C'est aussi ce qui permet évidemment du côté de l'enseignement supérieur et la recherche de pouvoir poursuivre les repas à 1 € et ce qui permet de réduire le nombre d'élèves par classe. Pour donner un chiffre sans en donner

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trop, le budget de l'éducation nationale va augmenter d' 1,2 milliards. C'est ce qui est inscrit dans le budget de l'année prochaine. Tout à fait. C'est 1,2 milliards avec les pensions de retraite. Et ce qui est très important, c'est que c'est 1,1 milliard d'euros en plus hors pension de Est-ce que c'est vraiment de l'argent en plus ? Parce que à euros constant finalement c'est une augmentation classique d'un budget du ministère. Euh non, ça n'a rien d'abord ça n'a rien de classique de choisir comme priorité absolue après la défense parce que les autres ministères parce que les autres ministères, il faut le dire, les autres ministères leur budget est gelé justement là c'est pas un gel mais c'est juste un su quelque part un peu de l'inflation dans une période d'ajustement budgétaire

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important et on aura l'occasion d'ailleurs d'y revenir y compris pour pouvoir ne pas léguer à la jeunesse une dette insoutenable. Bah oui, on fait le choix de pouvoir préserver. Est-ce que ça veut dire des moyens ? Est-ce que ça veut dire des moyens en plus ou pas ? 1,2 milliards ou est-ce que sur la masse finalement c'est relativement peu ? Ah bah oui, c'est ce que j'évoquais à l'instant. C'est ce qui permet euh de recruter euh 2000 personnels supplémentaires. J'évoquais la question des accompagnants d'élèves en situation de handicap d'une part et c'est très important parce que quand on regarde les 10 dernières années, on a multiplié par près de deux le nombre d'élèves en situation de handicap. Oui oui mais il y a il y a des il y a des professeurs en plus justement pour cet accompagnement

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du handicap et parallèlement il y a des professeurs en moins. Je veux dire le le delta est pas est pas positif non pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap qui sont pas des enseignants qui sont des accompagnants qui permettent ensuite d'organiser les documentaires. Il y a des recrutements d'infirmières scolaires, des recrutements le nombre d'enseignants baisse beaucoup moins que le nombre d'élèves. C'est ce qui permet d'augmenter le nombre d'enseignants par élève. Stéphane Vernet. Édouard Jeffrey, le ministre de l'éducation nationale laisse entendre qu'il pourrait y avoir une augmentation de de du budget de son ministère l'année prochaine. Si était le cas, sur quel autre ministère il faudrait prendre ? Où est-ce que où est-ce que vous trouveriez l'argent ?

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Ben, je crois d'abord qu'on a un choix collectif à faire et moi j'ai été très frappé cette semaine par une hypocrisie collective. Si j'ai vu les mêmes partis politiques qui allaient sur les plateaux de télévision pour soutenir la jeunesse, qui parfois allaient dans les manifestations avec des banderoles et des pancartes qui au même moment votaient à l'Assemblée nationale contre toutes les mesures qui permettent de réduire la dette, qui permettent d'investir dans l'avenir et qui s'opposaient en particulier à toutes les mesures qui concernaient par exemple les retraités. Or qu'est-ce qui se passe depuis 50 ans ? Bah c'est précisément cette machine infernale là. c'est que depuis 50 ans, 80 % de l'augmentation de la dépense publique, elle n'est pas allée vers l'école, elle n'est pas allée

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vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissement dans l'avenir. Elle est allée vers les retraites et vers la santé. Et on sait très bien pourquoi il y a cette hypocrisie collective. Parce que les enfants et les adolescents, ils ne votent pas, parce que les jeunes, ils votent peu et parce que les retraités votent beaucoup. Et donc, il y a beaucoup de partis politiques qui n'ont pas le courage, on appelle la direcratie. C'est ça. On chacun donne le nom qu'il veut. Moi, je lui donne surtout le nom de la lâcheté collective parce que la jeunesse, c'est toujours la variable d'ajustement de nos hypocrisies et de nos lâchetés. Le gouvernement propose un effort proportionné pour les retraités puisqu'il propose que les retraités prennent à peu près 10 % de l'effort

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budgétaire qui est proposé alors qu'il représente 25 % de la population française précisément pour que ça ne retombe pas ensuite sur les jeunes. Et je crois que là, il faut que chacun puisse maintenant agir et penser en cohérence. Vous y voyez pas une forme d'égoïsme générationnel ? Mais je crois surtout que c'est la lâcheté des partis politiques euh parce que moi je vois beaucoup de retraités qui sont prêts à prendre leur part dans le redressement des finances publiques à commencer évidemment par le fait que cet effort doit être réparti de manière juste et nous demandons pas des efforts en stigmatisant les retraités mais effectivement nous demandons retraiter des efforts parmi l'ensemble des efforts que nous demandons à la population française. Je crois en revanche que les

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partis politiques n'ont pas le courage de dire la vérité en tout cas beaucoup d'entre eux. Stéphane Duger. Une question sur votre perception de ce mouvement. David Amiel, vous avez 33 ans. Est-ce que vous comprenez l'angoisse de ces jeunes qui manifestent ? Oui, bien sûr. Et je pense qu'il faut non seulement la comprendre, il faut l'entendre et il faut pouvoir y répondre. Quand on regarde la génération que nous évoquons, la génération des lycéens d'aujourd'hui, c'est une génération qui aura connu la crise sanitaire pendant qu'elle était à l'école, peut-être au début du collège. C'est une génération Tout à fait. Le Covid, c'est une génération qui connaît maintenant le bouleversement de l'intelligence artificielle, qui va complètement rebattre les cartes du

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marché du travail alors même qu'elle va se lancer dans les études supérieures et qu'elle va chercher à avoir un premier emploi. C'est une génération qui se demande si elle aura un système de retraite. On en parlait à l'instant, c'est une génération qui va être au première loge du dérèglement climatique. Donc bien sûr que je comprends cette angoisse que il va d'ailleurs bien au-delà des manifestations que nous voyons aujourd'hui. La jeunesse, c'était une grande priorité d'Emmanuel Macron, président de la République de son premier ce second quinquena qu'on arrive à un tel mouvement et que le second quinquena d'Emmanuel Macron se termine sur ce mouvement. C'est pas le c'est pas c'est pas un constat d'échec. Non, mais beaucoup de choses ont été faites depuis 10 ans. Le taux d'emploi

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par exemple des jeunes, quelque chose qui marche pas. Le taux le taux d'emploi des jeunes a beaucoup augmenté depuis 2000 depuis 2017. Aujourd'hui, il y a quand même le le taux de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans est de 20 % plus de 20 % vraiment. Est-ce que c'est suffisant à l'évidence ? Non. Mais est-ce que ça s'est amélioré depuis 10 ans le taux d'emploi des jeunes ? Oui. D'ailleurs, c'est aussi dû aux réformes qu'on a eu en matière d'apprentissage. Nombre d'apprentis a été multiplié par 3. C'est aussi une voie vers à la fois l'insertion professionnelle et c'est ce qui permet à beaucoup de jeunes. C'est important parce que ça permet à beaucoup de jeunes des classes populaires aussi de pouvoir poursuivre des études supérieures. On évoquait les élèves en situation de

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handicap. Ils sont près de deux fois plus nombreux à pouvoir désormais être accueillis à l'école. La taille des classes a été euh réduite. Mais oui, il reste évidemment encore beaucoup à faire. Mais pour ça, il faut aussi avoir le courage de faire un certain nombre de choix budgétaires. Et c'est ceux que j'évoquais à l'instant. Et moi, je crois que dans tous les choix que nous faisons, ils doivent être faits d'abord pour les jeunes pour la jeunesse et pour l'avenir du pays. Dans dans les autres crises du moment, David Damiel, il a les prix de l'énergie. Sébastien Lecornu a annoncé cette semaine un déblocage des réserves stratégiques de gasoil pour faire baisser les prix et le versement des aides au carburant dès le mois de janvier. Deux questions. Est-ce qu'il faudra dès l'année prochaine

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reconstituer les stocks et quel coût ça ? Parce que si on fait le calcul 10 millions de barils libérés au prix du baril aujourd'hui, ça fait quand même un milliard d'euros. Non, d'abord il y a plusieurs choses dans votre question. D'abord, les aides carburants que vous avez évoqué ne viendront pas en janvier. Non mais viendront dès le mois d'octobre. Ce qui sera avancé au mois de janvier, c'est ce qui a été traditionnellement attribué quelques semaines après qui est le chèque énergie pour les ménages les plus pauvres. Les nouvelles aides sur le carburant, on aura l'occasion d'y revenir, elles seront annon enfin elles seront délivrées au français. Vous avez raison. J'ai fait deux questions une. Concernant le stock stratégique, il faudra le reconstituer et combien ça va

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coûter ? Oui, bien sûr, il faudra le reconstituer. Euh ce sera, ça dépendra des prix aussi qui seront ceux du début de l'année 2027. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs euh le gouvernement euh à la suite de l'accord international qui a été obtenu par le président de la République fixe cette cible de 10 millions de barils parce que c'est ce qui permet de soulager le pouvoir d'achat des Français tout de suite et le premier ministre réunira les distributeurs pour s'assurer que ça se répercute le plus rapidement possible dans une dette. Ça sera une dette. Ça sera une dette les pour le successeur comme non parce que c'est ça permet de lisser ça permet de lisser les prix pour les Français parce que on a ça j'ai bien compris dans l'immédiat mais parce que

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viendra un moment où la crise dans le D3 d'Ormous se résoudra et où les prix se remettront à baisser mais dans l'immédiat on peut utiliser une partie de nos réserves stratégiques pour soulager le portefeuille des Français faire baisser le prix du diesel et le premier ministre aura d'ailleurs une attention particulière pour les stations services indépendantes et isolées où les prix sont souvent les plus élevés que l'accord annoncé par Donald Trump avec Vladimir Poutine pour faire pour débloquer des millions de litres de de diesel russes, est-ce que ça ça aura un impact sur sur les prix à la pompe en France ? Bah, vu les volumes dont on parle, il y a beaucoup de raisons d'en douter. Est-ce qu'il y aura vraiment un impact sur les prix à la pompe, en particulier

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les prix du diesel ? Cette décision obtenue par le président de la République au niveau du G7 permet de coordonner des libérations de stock stratégique et le travail mené par le premier ministre pour s'assurer d'une répercussion immédiate au prix à la pompe sur les aides au carburant, elles étaient versées tous les 6 mois. Maintenant ça va être trimestriel. Ça veut dire que ce système qui est un système de chèque va perdurer et vous avez décidé de le faire perdurer. Ben d'abord on a décidé d'avoir des aides ciblées. Et des aides ciblées, ça permet quoi ? Bah, ça permet d'avoir d'avoir d'avoir pardon des aides plus importantes pour ceux qui en ont le plus besoin. Important. Ça concerne quand même plus de 5 millions de personnes. Tout à fait. Ça va concerner plus de 5

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millions et demi de personnes. Et par exemple, si je compare avec ce qui se passe en Allemagne, ça va être des aides qui correspondent à peu près à 40 centimes par litre pour une consommation en mois d'octobre, au mois de novembre et au mois de décembre. Les Allemands, ils font une mesure fiscale générale mais qui ne correspond qu'à 17 centimes par litre. Donc, on fait plus de deux fois plus, mais c'est vrai en ciblant vers ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire vers les travailleurs grands rouleurs, on fait plus simple puisque dès le 16 octobre, toutes les personnes qui euh avaient d'ors et déjà obtenu une aide pendant les premiers mois euh de l'année se verront verser de manière automatique 100 € supplémentaires sans avoir besoin de faire une démarche nouvelle. Et dès le

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22 octobre, tous ceux qui n'avaient pas demandé l'aide pendant les premiers mois pourront désormais le faire avec un versement qui interviendra ensuite sous une dizaine de jours. Une fois le dossier déposé, 5 millions et demi de personnes sont concernées et par exemple pour un couple avec deux enfants, bah ça va jusqu'à des niveaux de revenus d'à peu près 6100 € nets par mois. Euh deux trois chiffres encore sur les les crises que nous connaissons. Le coût des dégâts euh commis lors des mobilisations euh lycéennes. Alors c'est chiffré pour l'instant à 30 millions d'euros seulement pour les bâtiments. Est-ce que vous avez une idée un peu plus large du coût de ces de ces manifestations ? Non, vous avez bien donné le chiffrage provisoire que nous avons aujourd'hui

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sera à minima de 30 millions d'euros mais évidemment le travail se poursuit. Autre question. Est-ce que vous confirmez qu' 1,3 milliards d'euros supplémentaires seront accordés ou sont envisagés l'année prochaine pour l'agriculture ? Là, il y avait déjà eu 1,3 milliard de débloquer cette semaine. Bah, il y a deux piliers dans notre réponse à la crise agricole. Il y a d'abord les aides d'urgence, celle que vous avez évoqué. Kenny Jeunev a d'ailleurs pu détailler ces derniers jours et encore aujourd'hui dans un grand journal et euh et ensuite il y a évidemment le travail à pouvoir bâtir maintenant avec les agriculteurs pour pouvoir construire un plan de rebond dans le cadre aussi des débats budgétaires que nous aurons. Et dernière question, autre coût imprévu

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cette année, alors au-delà des lycéens, au-delà des carburants, c'était les canicules de cet été. Est-ce que vous vous avez fait un chiffrage de ce que nous avait coûté les les canicules ? Bah, on estime que ça nous a coûté à minima 01 points de croissance. C'était le chiffrage que nous avions euh donné euh dès euh dès la rentrée. Donc, c'est cet impact-là que cela a eu sur la croissance économique. Maintenant, évidemment, il y a aussi un coût budgétaire et c'est normal pour pouvoir accompagner, on parlait évidemment des agriculteurs qui ont été les premières victimes de la sécheresse. Le grand jury, ça se passe au parlement. David Amiel, vous êtes le ministre du budget. Il sera examiné ce budget à partir de mardi dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. On rappelle les

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grandes lignes de votre copie, c'est 54 milliards d'euros d'économie, un déficit public à 5 % du PIB l'année prochaine. Les députés, quasiment toute famille politique et vous avez commencé à l'aborder, ont envoyé un signal clair cette semaine en en commission. Ils ne veulent pas faire 54 milliards d'euros d'économie. Est-ce que vous allez y parvenir ? D'abord, ce n'est pas le cas de tous les députés ni de toutes les familles politiques. Et moi, je salue députés courageux qui en commission des finances ont défendu ils étaient minorit les mesures d'économie. C'est le cas de députés de ma famille politique Renaissance. C'est le cas de très nombreux députés du socle commun de du groupe Liot. Donc faut pas mettre c'est très important. Mais vous avez raison de le dire. Aujourd'hui, ce qui

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est ressorti de la commission des finances, ce n'est pas une amélioration du déficit public. C'est une dégradation très importante du déficit public, au moins à hauteur de 8 milliards d'euros, c'est-à-dire quasiment 0,3 points de produit intérieur brut. Ce n'est évidemment pas tenable. Je vois bien ce qui est en train de se passer. Évidemment, l'élection présidentielle arrive. Évidemment, il y a une tentation de mettre la tête dans le sable, de dire une minute de plus, monsieur le bourreau, on verra après les élections. Mais on peut pas voir après les élections parce qu'on a aujourd'hui des taux d'intérêt qui sont à un niveau historiquement élevé. Donc ce que vous dites c'est les marchés sont en train de regarder et vont regarder euh ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Va

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dépendre donc le le coût euh auquel on finance notre dette. Ça s'appelle les taux d'intérêt. Euh c'est ça que vous êtes en train de dire. Soyez responsables parce que on nous regarde. Et pour se rendre compte de ce qui est en train de se jouer, moi j'appelle toutes les personnes qui nous écoutent ou qui nous regardent à prendre leur bulletin de pay et à la ligne impôt prélevé à la source, bah l'année prochaine, il faudra lire transfert au créancier parce que l'année prochaine la quasi totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à une chose, c'est à payer la charge d'intérêt de la dette. pas à la rembourser, pas à financer l'école puisqu'on en parlait en début d'émission, pas à baisser des impôts, non, uniquement à payer les intérêts que nous devons au créanciers. Ce n'est

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évidemment pas soutenable. Et la hausse des taux d'intérêt, ce n'est pas qu'une question de finances publiques, ce n'est pas qu'une question d'impôts et de dépenses, c'est aussi une question immédiate de pouvoir d'achat. Quand vous empruntez 200000 € aujourd'hui par exemple pour faire un crédit immobilier, bah la hausse d'un point des taux d'intérêt qu'on a eu depuis juillet, c'est 100 € de plus à payer tous les mois en mensualité. On parlait effectivement d'une charge de la dette à hauteur de 91 milliards d'euros l'année prochaine juste pour rembourser les intérêts. Vous l'avez très bien dit, c'est plus que le budget de l'éducation nationale, c'est plus que le budget de la défense. Et pourtant en fait, l'État prévoit l'an prochain pour se refinancer de pour se financer d'émettre 340

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milliards d'obligations, c'était 310 milliards l'année dernière. Est-ce qu'il y avait pas moyen d'établir un budget qui permette de d'infléchir un peu un peu ces chiffres qui sont quand même délirants ? Bah nous infléchissons les chiffres puisque c'est la raison on continue à cr à creuser le déficit raison c'est la non le déficit se réduira l'année prochaine selon ce qui est présenté par le gouvernement puisque nous avions un déficit public que nous estimons aujourd'hui à 5,4 % du produit intérieur brut en 2026yons une baisse à 5 % en 2027 ça nécessite un effort important 54 milliards d'euros on n pas attendu pour agir puisque 11 milliards d'euros correspondent à des mesures déjà engagées 43 milliards d'euros correspond répondre à les mesures supplémentaires

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que nous proposons dans le cadre du budget. Et maintenant, je le dis évidemment très clairement, si les parlementaires souhaitent aller plus loin proposer des économies supplémentaires, notre porte sera évidemment grande ouverte et nous en serions les premiers satisfaits. Mais ce que nous voyons pour l'instant, c'est plutôt le contraire, c'est que face à toutes les économies, bah il y a toujours un lobby, un groupe d'intérêt, une levée de bouclier qui se manifeste. Mais effectivement, j'appelle au ressaisissement collectif parce que ce que vous disez est très vrai. Il faut qu'on oreille cette machine infernale. Stéphan Duger, est-ce que vous dites aujourd'hui que si la France n'arrive pas à se doter d'un budget avant Noël, on va vers un scénario à la Grec où personne, plus

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personne ne voudra acheter la dette française ? Je crois qu'il faut euh raison garder. Ce le premier problème aujourd'hui des finances publiques françaises, ce n'est pas son économie. Nous avons eu ces dernières années un pays qui a été le plus attractif de l'Europe. On a un taux d'emploi qui s'est considérablement amélioré. Il est à son plus haut niveau depuis 50 ans. On a une balance courante qui est équilibrée. C'est très différent de la situation de la Grèce que vous évoquez au moment de la crise de la zone. Non, le premier problème des finances publiques françaises, c'est la classe politique et c'est le refus de prendre un certain nombre de mesures qui n'ont rien à voir avec ce que la Grèce, ce que l'Espagne, ce que le Portugal ont dû prendre. Je rappelle que c'est des pays

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où on n' pas gelé un certain nombre de pensions de retraite où on a dû les baisser massivement. Ce n'est pas des pays où on a gelé par exemple le point d'indice des fonctionnaires. C'est les pays on a dû les baisser massivement et justement pour qu'on en vienne jamais là, il faut qu'on puisse prendre aujourd'hui un certain nombre de mesures. Et ce que vous dites c'est que la France n'a pas de souci et n'aura pas de souci pour financer sa dette ou pas ? C'est de plus en plus compliqué. Ce que je dis aujourd'hui, c'est que ce qui nous menace, c'est effectivement une explosion de la charge de la dette. C'est une augmentation très importante des taux d'intérêt qui étrangle la capacité d'action du gouvernement. Vous évoquez à l'instant ces 91 milliards d'euros. C'est ce qui aussi fragilisera

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notre économie parce que quand les taux d'intérêt augmentent, bah ça veut dire que le crédit à la consommation il augmente, ça veut dire que le crédit immobilier il augmente, ça veut dire trésorie des entreprises tout le scénario noir. Ouais. Tout le scénario noir que vous êtes en train de décrire est directement lié à la discussion du budget à l'Assemblée nationale. Bien sûr, c'est lié à trois choses. C'est lié à une augmentation générale des taux d'intérêt qu'on observe dans le monde. Enfin, il y a une augmentation spécifique des taux d'intérêt français parce qu'il y a une inquiétude concernant l'élection présidentielle et parce qu'il y a une inquiétude concernant le budget. Et c'est la raison pour laquelle autant nous serons toujours très ouverts sur le comment,

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c'est-à-dire sur les mesures qui permettent de réduire le déficit public. Autant nous serons très fermes sur le combien, c'est-à-dire cet objectif de réduction du déficit public à au moins 5 % du produit intérieur brut. Là, les taux auquels la France emprunte sont montés à 4,8 %. C'est le c'est c'est la moyenne de ces derniers jours. À partir de quel chiffre on peut parler de crise obligataire pour la pour la France ? Non, mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que c'est déjà des chiffres qui sont beaucoup trop élevés. Cet été, ils étaient un point en dessous, une augmentation d'un point du taux d'intérêt pour qu'on se rende compte des ordres de grandeur. Ça veut dire à terme 36 milliards d'euros supplémentaires à payer tous les ans. 36 milliards d'euros, c'est trois fois le

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budget du ministère de la justice. Donc d'ors et déjà, les taux sont beaucoup trop élevés. C'est la raison pour laquelle on a besoin d'avoir un budget. On a besoin d'avoir un budget qui réduit le déficit pour précisément que ces taux d'intérêt n'étrangle ni l'activité économique, ni la capacité de l'État à agir. Et vous êtes ministre du budget, vous dites toujours que vous n'augmentez pas les impôts, hein. Mais c'est l'objectif qui a été fixé par le Premier ministre. On n' pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu. Je le rappelle, le barême de l'impôt sur le revenu est indexé à l'inflation. On n' pas d'augmentation des taux généraux de TVA. En revanche, oui bien sûr, il y a la lutte contre un certain nombre de niches fiscales et un certain nombre de réformes en la matière qui sont

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proposées dans prendre un exemple concret dans dans le budget. Vous voulez par exemple taxer davantage les mutuels les mutuels de de santé de tous les salariés. Les prix des mutuels vont donc augmenter. C'est la logique classique puisqu'ils vont être taxés. Est-ce que ça c'est pas une forme d'impôt indirect ? Non mais j'ai dit que il n'y avait pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu, qu'il y avait pas d'augmentation de la TVR. En revanche, oui, il y a un certain nombre d'efforts ciblés qui sont demandés et en l'occurrence que vous évoquez pour les complémentaires, ce n'est pas une augmentation, c'est la reconduction d'un effort qui avait d'ors et déjà été demandé cette année. Euh il y a deux hypothèses de scénario pour le budget 2027. Il y en a peut-être trois

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même mais où le gouvernement est censuré dans ces cas-là il y a pas de budget ou euh on arriverait euh il peut y avoir des 493 avec une avec une censure et puis il y a l'autre l'autre scénario, c'est d'arriver aux 70 jours de débat budgétaire sans avoir eu de vote et dans ces cas-là le le gouvernement peut procéder au budget par ordonnance. Est-ce que vous avez déjà un autre scénario ou pas ? Vous avez évoqué les différents scénarios constitutionnels. Il peut y avoir un vote positif, je dirais, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il y a le 493, vous c'est les différents dispositifs qui sont prévus dans la Constitution. Le vote positif du budget cette année est très hautement improbable. On est d'accord. Non, mais ce qui compte c'est que on puisse obtenir un compromis pour avoir

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un budget et un budget qui permette, je le disais, de réduire le déficit du public. Est-ce que ce compromis Est-ce que ce compromis il est pas conditionné qu'il y a une seule chose, c'est que le Rassemblement national ne vote pas une censure, ne fasse pas tomber le gouvernement parce que j'observe ce qui s'est passé en 2025 et en 2026. En 2025 et en 2026 la gauche républicaine a commencé par le Parti socialiste. Mais elle semble pas disposé à droite. Bloque central, la droite républicaine ont réussi d'accord à trouver des compromis qui ont permis à la France de se doter d'un la gauche. En l'occurrence le Parti socialiste ne semble pas très disposé, c'est le moins qu'on puisse dire à repartir sur ce principe là. Mais nous verrons, le Parti socialiste est un

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parti qui a gouverné ce pays, un parti d'ailleurs qui à plusieurs reprises a réduit le déficit public. Il serait quand même paradoxal, il serait quand même paradoxal que ce qu'on a réussi à faire en 2025 et en 2026, on ne parviennent pas à le faire aujourd'hui alors même que la situation internationale et la situation financière exige encore plus de gravité que à l'époque. Vous pensez que ce compromis pourrait être trouvé en jouant les prolongations, en dépassant les dates, en allant au-delà du 31 décembre, en passant par une loi spéciale comme on l'a fait en l'année dernière et l'année d'avant alors que ça coûte de l'argent, ça coûte plusieurs milliards d'euros de différer en fait le vote du budget euh au finances publiques. On a plus cet argent. Non, moi je crois que le compromis, il

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doit d'abord pouvoir être travaillé. Ce sera le cas des débats en séance compromis peut être trouvé avant le 31 décembre. Oui, je pense que c'est évidemment tout à fait possible. C'est d'ailleurs ce serait d'ailleurs très utile pour que l'élection présidentielle puisse se dérouler sereinement parce que je ne comprendrais pas que ceux qui aspirent à présider le pays, en tout cas ils feront campagne pour se mettent dans le même mouvement à le déstabiliser. Or, on sait que l'absence de budget en 2027 qui ne serait pas pour quelques jours ou quelques semaines le temps d'élaborer le compromis ce qui s'est passé effectivement en 2025 et en 2026. Si on avait pas de budget, ce serait plus de 10 mois sans budget et ça ce serait une catastrophe économique et sociale. Et il

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y a pas besoin de me croire sur parole parce qu'il y a eu beaucoup de débats parole contre parole concernant cette questionlà. Un rapport de l'inspection générale des finances indépendant est en ligne. Un avis du Conseil d'État là aussi indépendant est en ligne et documente l'impact désastreux que ça aurait nous privé à soutenir les agriculteurs par exemple la Nouvelle-Calédonie beaucoup de secteurs qui sont en première ligne et dégradant considérablement le déficit public. Le grand jury, quel président a l'Élysée ? Alors, c'est une autre question he mais David Damiel, vous soutenez bien Gabriel Atal l'élection présidentielle. Euh Gabriel Latal a proposé hier dans son meeting euh à Lyon une double règle d'or, c'est-à-dire qu'en plus de l'équilibre des comptes imposés par la

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loi, il propose que les dépenses de fonctionnement ne puissent plus excéder nos dépenses d'investissement pour l'avenir. Euh les dépenses sociales qui sont de loin le premier poste, hein, vous les mettez dans le fonctionnement ou dans les investissements d'avenir ? Non, mais je ne suis pas sur ce plateau le le porte-parole d'une campagne présidentielle. C'est intéressant normal, c'est normal. Non, mais c'est normal. Il y a des candidats qui font des propositions. Ils auront l'occasion évidemment de le détailler. En tout cas, moi ce que je crois et ce que j'ai eu l'occasion d'évoquer d'ailleurs dès le début de cette émission, c'est qu'effectivement dans les choix budgétaires que nous devons faire, nous devons toujours privilégier les investissements d'avenir. Et quand je

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regarde ce qui s'est passé depuis 50 ans, ce n'est pas le cas. 80 % de l'augmentation de la dépense publique, je le disais, est allé d'abord vers la retraite et la santé. Et ça, ça explique ça explique quoi ? Bah, ça explique la question que tout le monde se pose qui est où va l'argent ? Comment ça se fait qu'on paye ? autant d'impôts en France et qu'on a l'impression qu'il y autant de services publics à l'os. La réponse est malheureusement très simple, c'est que depuis 50 ans, en très grande partie, la dépense publique n'est pas allée vers les services publics, elle est allée d'abord vers la retraite et vers la santé. Euh beaucoup de candidats ont des idées de réduction de budget, euh 125 milliards, 140 milliards, 150 milliards d'euros. Le Rassemblement national

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notamment a présenté son projet cette semaine. 140 milliards d'euros d'économie pour revenir au 3 % très rapidement. 3 % de déficit. Euh c'est une bonne une bonne façon de voir les choses. Non mais j'ai observé les propositions du Rassemblement national. Bon, il nous parlait de règles d'or avant cette conférence de presse. La réalité des chiffres, c'est que la règle d'or, elle est en contreplaqué parce que toutes les économies proposées par le Rassemblement national sont en carton. Quand on regarde une à une, il y en a aucune qui tient. Ils nous disent dès l'année prochaine 11 milliards d'euros d'économie sur l'Union européenne. Bon, ça nécessite l'unanimité des États-membres pour pouvoir le faire. C'est donc d'ors et déjà que c'est du flanc. Il nous propose ensuite 3

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milliards d'euros d'économie sur les retraites dès 2027 alors même qu'il propose de baisser l'âge de départ à la retraite sans même dire au français sur le fonctionnement de l'État sur euh sur l'immigration sur les sur les 78 milliards d'euros d'économie proposé par le rassemblement national, il y en a près de 70 qui sont ou bien contraires à la Constitution et aux traités européens internationaux ou bien qui sont très largement surévalués ou bien qui sont carrément imaginaires. J'ai évoqué les 3 milliard d'euros sur les retraites et donc les 150 milliards de Gabriel Latal, eux en revanche sont crédibles. J'ai observé le contrebudget qui a été déposé par le Rassemblement national. Évidemment, les candidats détailleront aussi leur proposition. Ce qui est très

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important, ce ne sont pas les chiffres que l'on donne, c'est les mesures que l'on est prêt à porter. Et en la matière, quand on propose de revenir sur l'âge de départ à la retraite, ben je crois qu'en matière de finances publique, c'est évidemment nous envoyé dans le sur ces finances publiques. Une question de confiance qui est posée, que soit Marine Le Pen, que soit Jean-Luc Mélenchon, tous pointe du doigt que votre gouvernement Emmanuel Macron a créé 1400 milliards d'euros de dette en 10ant comment qu'est-ce que vous répondez aux gens qui n'ont pas confiance en ce que vous dites aujourd'hui ? Mais d'abord, j'observe que ceux que vous évoquez se sont opposés systématiquement à toutes les mesures d'économie budgétaire. Emmanuel Macron a fait campagne en 2022 en annonçant son

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intention de faire une réforme des retraites. C'est pas rien. C'est le premier président de la République à le faire. Pas à faire pas à faire pas à faire une réforme des retraites. Ça Jacques Chirac en avait fait une, François Hollande en avait fait une, Nicolas Sar en avait fait une. Mais jamais il ne l'avait dit dans leur campagne électorale. Emmanuel Macron l'avait dit dans sa campagne électorale. Et donc vous me parlez de confiance. Je pense que la première des choses pour obtenir la confiance des Français, c'est de dire dans une campagne présidentielle ce qu'on compte faire. Et quand je vois le Rassemblement national qui promet 3 milliards d'euros d'économie sur le dos des personnes en affection longue durée dans son contrebudget qui se garde bien

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de dire ce qui le met derrière quand il propose 3 milliards d'économies sur les retraites alors qu'il propose dans le même mouvement de baisser l'âge auquel on partira. Bah là je pense que oui, il y a un gros problème de confiance. Merci David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics, premierè invité de ce grand jury. Dans un instant, d'autres réponses à la jeunesse. Parcours sub, c'est lui. Les emplois du temps à trou et le contrôle continue. C'est ce qu'on lui reproche aujourd'hui. Jean-Michel Blanquer, l'ancien ministre de l'éducation et le deuxième invité de ce grand jury. À tout de suite. Le grand jury RTL Public Sénat West France M6. Jean Dormaçon a dit de George Pompidou qu'il était le plus exceptionnel de tous les Français moyens.

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Je n'apporte aucun génie mais de la bonne volonté et je crois du bon sens. Au fil des mois, Pompidou s'impose auprès du général. Entre eux, nul besoin de longues explications. Le 15 juin 1969, il est élu président de la République avec 58,2 % des voix. Un président de la République qui n'est pas le général de Gaulle ne peut pas gouverner comme le général de Gaulle. Le décès de George Pompidou intervient au bout d'une inexorable maladie que l'Élysée a tenté de dissimuler pendant plusieurs années. Plus je vieillis et plus j'attache de l'importance à l'homme. Pompidou, la cruauté du pouvoir.

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Aujourd'hui à 13h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. FR.

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Quand j'étais à Marie Claire, on dénonçait beaucoup he les injustices. C'était un peu le le rôle de ce ce journal engagé. J'avais un peu de frustration parce que je voyais passer des sujets sur les cries d'honneur, enfin que des horreurs, vous voyez ce qui se passe en ce moment en Afghanistan et puis zapper de ça à la mode. Voyez, j'étais dans dans deux mondes en même temps et c'est un peu schizophrène en fait. Donc il y a eu un moment où j'ai vraiment eu envie de m'engager. Elle a déplacé des montagnes pour donner une instruction aux petites filles défavorisées du Cambodge. Après le journalisme, après la télé, après Froufou et Mariec, elle a tout quitté pour monter une ONG. L'association, c'est tout à l'école. Son campus s'appelle Appichandara, il a 20 ans.

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Tina Kiffer est notre invité dans un monde un regard. Un monde, un regard vendredi prochain à 17h30 sur publicsena et sur publicsena.fr. faire

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abandon, violence, cliché. Grinny cristallise les mots de la banlieue française. Pourtant, cette commune est avant tout la victime de l'urbanisme autoritaire, d'un état coupable et d'un promoteur cupide. À Griniy, l'État sous-traite la gestion de la grande borne à un acteur privé. Les loyers des logements sociaux sont directement encaissés par ce bailleur. Son chiffre d'affaires annuel est de 211 millions d'euros. À l'époque, lorsque tu étais au Squar, il y avait majoritairement des Tunisiens et des Portugais. Ici majoritairement des entiers en tout cas dans les années 90. C'est pour ça que lorsque j'entends des hommes et des femmes politiques parler de communautarisme, je dirais

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juste que si communautarisme il y a, c'est vous qui l'avez créé et vous continuez à l'entretenir. Grinny, la fabrique de la banlieue vendredi prochain à 18h30 sur publics sénena et sur publicsenaat.fr. faire.

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Et dans cette nouvelle masterclass, nos étudiants vont échanger librement avec Enrique Martinez, le directeur général de Fnac d'Arti, le leader européen et de la distribution spécialisée avec 1500 magasins dans le monde et 30000 salariés. Alors, les cris du succès, les valeurs qu'il défend, les qualités, les compétences requises pour réussir une carrière, beaucoup de questions lui seront posées dans Masterclass sur Public Sport. Masterclass vendredi prochain à 18h sur publicsena et sur publicsena.fr.

32:04

Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au jeudi à 7h30 et 1230 et je vous emmène au cœur de l'actualité et de nos régions avec nos invités, nos reportage et la presse quotidienne régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au jeudi à 7h30 et 12h30.

32:33

Comme Vanessa et des milliers de participants, inscrivez-vous sur moissantaba.fr. En quelques clics, choisissez votre accompagnement gratuit pour profiter d'outils et de conseils et augmenter vos chances de devenir exfumeur. Inscrivez-vous sur moissantaba.fr.

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ceux qui s'inquiètent à l'idée que la discorde pourrait s'introduire entre Édou War Baladur et moi peuvent être tout à fait rassurés. nos rapports ne s'inscriront jamais dans un contexte de concurrence. Quand je lui ai posé la question d'ailleurs à Jacques Chirac, je lui ai demandé "Mais est-ce que vous avez fait un pacte avec Édouard Baladur et il m'a dit "Nous avions un engagement ensemble à lui Matignon, à moi l'Élysée." C'est un beau bar. C'est un beau bar. En politique, chacun sait que les amitiés les plus solides ne résistent ni aux circonstances, ni aux ambitions. Vous êtes heureux ce soir ? Pas de commentaires dans l'instant, monsieur

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en se portant candidat, Édouard Baladur a brisé un tabou chez les gaulistes. Il a remis en cause la légitimité du chef. Baladure, Chirac, mensonge et trahison. Vendredi prochain à 22h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. faire.

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Moi, je crois que que Mussolini c'était un un bon polic que que tout ce qu'il a fait, il a fait pour l'Italie. Elle est jeune, elle est pope et elle pense avoir une grande marche de manœuvre. Io sono Georgia, sono una donna, sono una madre, sono italiana, sono cristiana. Je ne pense pas que Georgia Meloni veuille devenir Moussolini, mais son histoire, l'histoire de son parti, de ceux qui lui ont enseigné la politique est une histoire qui démarre là-bas et qu'ils veulent réhabiliter.

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S'il y a des mesures de sécurité en Italie, on doit se demander si celle-ci ne prépare pas le terrain d'une certaine manière pour un virage autoritaire de l'ensemble du système. Georgia Méloni et le clan des goélans. Samedi prochain à 21h sur publicat et sur publicsena.fr. Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. FR

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Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation, ancien ministre pendant 5 ans pendant le premier quinquena d'Emmanuel Macron et le deuxième invité de ce grand jury exceptionnel. À mes côtés, Stéphane Dugl Sénat et Stéphane Vernet de West-Fance pour vous interroger. Le grand jury, tout est politique. Jean-Michel Blanquer, avec le recul que vous avez aujourd'hui, mais une fine connaissance du du milieu éducatif, quel regard tout d'abord portez-vous sur ce mouvement lycée ? Est-ce que vous vous dites bah il faut bien que jeunesse passe ou est-ce que les angoisses sur l'avenir des lycéens vous semblent justifié ? Bien euh mon premier regard sur la jeunesse, c'est évidemment un regard sur une crise de la jeunesse.

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C'est-à-dire qu'il y a euh évidemment une angoisse qui s'ur notamment dans la jeunesse française, mais pas seulement dans la jeunesse française et qui est dû euh à un petit peu à tous les discours gris que nous tenons en permanence sur l'avenir parce qu'il y a des périls objectifs aujourd'hui qui sont importants. On les entend quand on écoute vos vos actualités, que ce soit les périles géopolitiques, les périls environnementaux, les questions que pose l'intelligence artificielle. Tout ça fait que cette génération a intégré beaucoup d'angoisse sur l'avenir. Mais comme pour toutes les générations, il y a aussi des opportunités dans dans les dans l'époque actuel. Et je trouve que le monde adulte dont nous faisons partie euh accentue le premier point, ne

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développe pas le deuxième point. Et donc nous devons aujourd'hui définir un projet de société pour la jeunesse dont la jeunesse sera la priorité. C'est finalement ce qu'il y avait de plus dans les générations intérieures et qu'il n'y a pas aujourd'hui. Et donc c'est quelque chose qui d'une certaine façon se décide. euh s'assume que lorsque j'étais ministre de l'éducation, j'ai tenté d'être dans cette ligne-là, c'est-à-dire de dresser un avenir à long terme. Évidemment, ça va plus que loin que les la simple éducation nationale. C'est euh le le le monde politique est bien au-delà du monde politique, le monde culturel, le monde économique qui doivent euh ensemble fixer ce cap. Pour moi, ce cap à mon avis est assez clair et ce qui est grave aujourd'hui, c'est

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que c'est seulement les extrêmes qui donnent le sentiment d'avoir un projet de société alors qu'en fait, il peut y avoir un cap pour la jeunesse. Pour moi, c'est notamment la reconquête du territoire français, c'est-à-dire le fait que le le nous nous sommes dévitalisés depuis plusieurs décennies, ça crée beaucoup de désespoir dans la population en général, dans la jeunesse rurale en particulier, euh mais dans toutes les jeunesses qui sont un peu cloisonnées, qui sentent l'avenir fermé. Et donc, il faut ce projet de société. C'est bien sûr, après il y a plusieurs sujets précis, mais ça c'est-à-dire se dire on va vers quelque vers un un cap défini euh vers un objectif, un horizon où moi jeune, j'auraiis ma place, ce point-là, il est absolument fondamental et ça doit être le projet euh je

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l'espère qui gagnera en 2027. Nous allons reparler de d'avenir et de 2027. Mais pour être très concret, en fin de semaine, votre lointain successeur quelque part, Édouard Gefrey a sorti entre guillemets 3000 enseignants de sa poche pour effectuer des remplacements. Ça veut dire que 3000 professeurs n'étaient pas affectés. Est-ce qu'il faut en conclure qu'il y a un sérieux problème, toujours un sérieux problème de gestion des ressources humaines dans l'éducation nationale ? Vous savez, l'éducation nationale obéit à la loi des grands nombres, hein. Si vous avez plus de 12 millions d'élèves, environ un million de salariés, c'est c'est considérable. Donc des chiffres comme cela peuvent paraître importants et dès qu'on raisonne en pourcentage, c'est c'est différent. Lorsque vous avez

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des remplaçants dans pour les remplacements de long terme, c'est de cela qu'il s'agit avec votre question. Euh vous avez fatalement une partie des remplaçants qui sont pas euh devant élèves à certains moments de l'année. Euh mais vous êtes bien content de les avoir au moment où vous en avez vous en avez besoin. Si vous avez besoin d'un professeur d'allemand euh à Dax et bien il faut que cette personne existe et justement on se plaint souvent euh du manque de personnes mais précisément parce que les les troupes ne sont pas si nombreuses que ça pour remplacer. Donc simplement là, ce que le ministre a fait, c'est une souplesse, c'est un ça peut se comparer à quand on déstocke quelque chose, c'est-à-dire quand on quand on essaie de de de résoudre à court terme des des problèmes avec des

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ressources que l'on a sur le long terme. Parce qu'on voit des des enseignants par exemple des profs de MAT qui disent qu'ils sont envoyés remplacer des profs de français ou l'inverse. Est-ce que c'est bien sérieux en fait ? Ben, c'est votre question répond à la précédente question d'une certaine façon, c'est que justement euh c'est pas pour rien que il y a euh qu'il y a une réserve qui correspond à des disciplines. Donc là, je pense que le ministre a raisonné en situation de crise en disant il peut y avoir une polyvalente justifie ça. Comment c'est l'urgence qui justifie ça ? Ah bah sans aucun doute, il y a une crise, euh il s'agit d' il s'agit d'y répondre. Parfois, vous pouvez aussi faire plus d'heures de mathématiques pendant une ou deux semaines et puis

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après, lorsque le professeur de français reviendra, il fera plus d'heures de français. C'est aussi cette souplesse qu'il faut savoir avoir dans dans la pratique. Vous savez la réforme du lycée parmi ces caractéristiques, c'est une réforme de l'autonomie des des lycées. Euh et ce qui est très frappant parfois, c'est de voir à quel point tous les acteurs réclament toujours plus d'autonomie. C'est un mot qu'on entend par exemple dans la campagne présidentielle. Mais quand l'autonomie concrète arrive, euh il y a euh finalement des des des difficultés à ce qu'elles se passe. Parmi les difficultés, il y a la question des emplois du temps. Beaucoup de lycéens se plaignent des emplois du temps à trou et qui ils font le lien direct avec la réforme des lycées, les

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spécialités. Euh vous vous prenez votre part dans ce dans cette difficulté ? Al je pense que il y a lorsque on se pose cette questionlà, il faut faire une sorte de mise en perspective d'ensemble. À quoi a servi la réforme du baccalauréat ? La réforme du baccalauréat a servi à mieux préparer l'avenir des jeunes. Et je vous donne je commencerai par vous donner un chiffre qui est le chiffre fondamental qui a tout commander dans les réformes du lycée, du baccalauréat et de parcours sup et qui était mon point de repère, c'est qu'il y avait en 2017 60 % d'échec en fin de première année de licence en France. C'est une c'est un scandale national. C'est le gâchi français par excellence. Ça signifiait et je le disais à l'époque que nous acceptions que les élèves passent de classe en

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classe en ayant parfois des savoirs mal consolidé, qu'il n'y avait jamais d'heure de vérité et que la première heure de vérité arrivait lorsqu'on avait 19 ans à la fin de de la première année. Et là, c'était souvent trop tard et je pense que parmi ceux qui nous écoutent, certains voient très bien de quoi je parle. Et ce gâchi français, si j'ai bien eu une mission, c'était de de l'empêcher et je l'ai et d'y remédier. Évidemment en prenant les choses très à la racine. C'est toutes les mesures qu'on a pris à l'école primaire, mais aussi par ces réformes cumulées que que je viens de mentionner. Et aujourd'hui, vous savez où est ce chiffre ? Il est aujourd'hui autour de il il est presque à 50 % de taux d'échec. C'est très de taux d'échec en fin de première année de de de de licence.

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Et c'est aussi lié aussi d'ailleurs à des évolutions dans l'enseignement supérieur et à des mesures qui ont été prises par une combinaison de choses. C'est très rare, vous savez. D'habitude, on reproche au aux responsables politiques de d'être impuissant, de ne rien faire. Deuxièmement, d'avoir aucune vision de long terme et euh troisièmement, de ne pas avoir une évaluation de ce qu'ils font. Là, vous avez le cas où nous avons eu le courage de prendre à bras le corps un sujet. Nous avons des résultats mais personne, le chiffre que je viens de dire, personne n'en parle, hein. C'est je pense que c'est la première fois qu'il est dit dans dans un média. Et pour autant, on va aller chercher ensuite évidemment tel effet pervers, tel problème qui existe bel et bien le cas

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des emplois du temps, puisque c'était le le cœur de votre question, les emplois du temps ont toujours été compliqués à faire dans dans les lycées, mais c'est un exercice d'ailleurs qui est plus ou moins bien fait d'un d'un endroit à l'autre et qui renvoie à l'autonomie là encore des des lycées. Votre réforme de 2018 n'y est pour rien. elle a accentué un peu le problème. Euh bien sûr, à partir du moment où vous avez elle est le revers euh le petit revers d'un d'un d'une amélioration que très peu de lycéens ont envie de voir disparaître parce que n'oublions pas que euh ce dont nous parlons, c'est le fait qu'ils ont désormais le choix des enseignements de spécialité et je peux vous dire, interrogez les lycéens autour de vous, demandez-leur s'ils ont envie de revenir au système antérieur.

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Ce système, rappelons-le, je veux juste dire parce que les parfois on a l'impression qu'on fait des réformes pour faire des réformes. J'entends souvent la phrase un un ministre passe, il fait sa réforme pour laisser son nom. C'est dans ce cas-là, on ne peut pas dire ça. D'abord, je suis resté 5 ans, j'ai tenu bon tout en consultant pour pour faire cela et tout ceci avait un sens. Ça n'a pas été fait pour rien. Et quel était ce sens ? C'était faire réussir davantage les élèves après le baccalauréat grâce à leur préparation du baccalauréat. Et avec le chiffre que je vous ai donné il y a un instant, vous avez la preuve que en effet, on est allé dans la bonne direction. On va revenir sur les les chiffres de l'enseignement supérieur. Mais parce que si vous voulez, on peut prendre les choses par

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le petit bout de la lorniette. Mais que se passe-t-il actuellement avec ces enseignements de spécialité ? Et bien, on a tout simplement des des élèves qui approfondissent davantage. Là aussi, on entend tout le temps, il y a moins d'exigences, on a le baccalauréat n'importe comment. On va traiter toutes les questions. Point là. Oui, mais les points sont liés si vous voulez. La question euh des emplois du temps. Donc je vais vous répondre et et je me tais. Non mais non mais je vous répondez ta c'està-dire oui les emplois du temps sont sans doute trop chargés pour les élèves. Oui, des remèdes doivent être portés. Oui, ça peut être un des petits effets pervers de la réforme même si le problème existait auparavant. On va reparler de l'enseignement supérieur après mais avant sur Parcours Sup.

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Oui, un autre point qui crispe dans les mobilisations, c'est Parcours supé à à mettre en place. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que c'est une plateforme qui est stressante, qui manque de clarté, un rapport du Sénatin en 2019 pointé justement que les algorithmes étaient opaqu Il y a certainement des améliorations à apporter et ne déduisez pas de ce que j'ai dit avant que je dis que tout va très bien et qu'il n'y a aucun problème. Je dis que il faut toujours le saisir le sens des choses. Pourquoi est-ce qu'on fait les choses ? comment elle se relie les unes entre elles. On a parlé au début de l'angoisse de la jeunesse. Si on ne donne pas le sens des choses, si sans arrêt on est à à regarder les les choses par le petit bout de la lorniette sans

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voir pourquoi elle existe, alors on ne peut pas les améliorer. Et c'est par rapport à un objectif qu'on doit améliorer les choses. L'objectif c'est le bien de la jeunesse, la faire réussir dans ces études supérieures qui peuvent être de tous ordres d'ailleurs qui sont pas seulement à l'université. Et donc lorsque vous regardez euh parcours sup, le l'objectif de de Parcours Sup, c'était tout simplement de mieux affecter les élèves. Vous aviez auparavant par exemple euh un élève qui avait fait S euh qui ne pouvait pas entrer en médecine parce que le tirage au sort avait mis un élève de bac pro qui était sûr de rater ses études de médecine avait affecté là. Mais Jean-Michel, en raisonnant par l'absurde, est-ce que le fait d'avoir avec parcours supert 25000 possibilités,

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c'est pas justement ce qui est vecteur de frustration ? C'est-à-dire que avant, il y avait pas forcément conscience qu'on pouvait avoir accès à tout ça et aujourd'hui bah on se rend compte que les accès sont plus difficiles. Ça c'est une grande et bonne question. C'està-dire que vous posez le problème démocratique par excellence, c'est-à-dire y a-t-il une angoisse devant un choix excessif ? C'est c'est votre question. Elle est elle est réelle. Peut-être que dans ce cas-là, il faudra revenir à des choix plus restreints. Mais c'est une réforme profondément juste de ce point de vue-là. C'est-à-dire que on a ouvert des opportunités qui auparavant ne se voyaient pas. Pour ceux qui sont euh qui ont plus de 30 ans aujourd'hui, ils savent très bien de quoi je parle et que

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comment étaient les systèmes antérieurs. On a tous connu le fait que on il y a des opportunités d'enseignement supérieur que nous ne connaissions pas quand nous avions 18 ans. Et bien par vous permet d'offrir ça. Alors on veut on peut toujours trouver un défaut à à une cuirasse et en l'occurrence on peut dire il y a trop de choix. D'accord. Qui serait d'accord pour maintenant revenir à à moins de choix si vous voulez ? quand même, j'invite chacun à réfléchir à ça. C'est-à-dire, c'est tellement facile de tomber à bras raccourci sur chaque réforme tout en se plaignant qu'on n'est pas capable de faire des réformes. Là, on en a fait une qui est d'ailleurs, c'est même plusieurs réformes en une cohérente entre elles. Quels aient des inconvénients qu'il puisse y avoir des améliorations, je

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suis le premier à le penser. Je trouve ça très bien que parcours sub soit sur la table et qu'on discute parce que ça permet d'être rationnel. et le contrôle continue parce que par exemple Gabriel Atal dit qu'il veut mettre fin à la pression du contrôle continu. C'est aussi euh votre œuvre. Alors il il faut voir ce qu'on disait sur le contrôle terminal avant la réforme si vous laissez sa me fait penser au légionnaire d'Astérix sur quand il arrive encore c'est qu'on lui dit elle est jolie ma sœur elle est pas jolie ma sœur. Donc si vous voulez on peut toujours trouver une un inconvénient à une situation. Avant la réforme, on disait que le contrôle terminal seul produisait du stress pour les élèves parce que tout se jouait sur sur une épreuve. Et c'est pour ça qu'on

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a pas mis d'ailleurs le contrôle continu à la place du contrôle terminal, mais une part de contrôle terminal qui reste majoritaire et une part de contrôle continu. Et vous aviez du contrôle continu avant cette réforme. Comment se passe la sélection ? Comment se passait et se passe encore la sélection des élèves dans ce que les filières qu'on appelle sélectives ? Donc je rappelle qu'elle représente le cas de un élève sur deux en enseignement général. C'est vous envoyez, je parle à l'imparfait, au vos bulletins vers le mois de janvier, février, par exemple, si vous alliez dans une classe préparatoire ou dans un DUT et c'est sur la base de votre contrôle continu que vous étiez admis ou pas dans la classe préparatoire. Donc ça existait. Donc si vous voulez, toute cette démagogie qu'il

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y a dans les commentaires en fait est ne va pas dans le sens du débat démocratique puisque nous avons besoin aujourd'hui de mettre à plat les choses. C'est pour ça que moi je démocratiquement je pense que c'est très bien et mon mon ma réponse à la jeunesse, c'est mettons parcours sûr sur la table. Par exemple, c'était le sens de la question précédente en donnant sans doute plus d'autonomie encore aux universités dans leur manière de faire. Je pense que d'ailleurs si vous interrogez les présidents d'université, ils vous diront pas que parcours supue. L'université, on a on tire des bénéfices quant à la bonne adéquation des étudiants qui sont là et de l'offre qui est proposée. Mais maintenant, on peut faire mieux et notamment, je pense qu'on peut aussi créer des places mais dans

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les endroits qui correspondent à des débouchés pour les élèves. par exemple justement est-ce que pour élargir en DUT notamment Ouais mais pour élargir le sujet est-ce qu'il y a pas aujourd'hui trop de bêcheliers trop de gens qui ont le bac et qui font des études supérieures est-ce que c'est une question qui peut se poser passé 2 millions à 3 millions d'étudiants en une vingtaine d'années la question est très légitime sachons bien la poser on dit 80 % d'une génération le baccalauréat c'est vrai mais le baccalauréat c'est plein de choses ça la sur ce 80 % la moitié une petite moitié c'est le bac général mais le reste c'est bac technologique, bac professionnel. Donc il s'agit surtout de certifier chaque génération mais de manière très diverse. Euh une bonne partie va ensuite

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aller euh soit au travail pour une série pour une partie des bac pro, soit dans les dans les BTS et les DUT. Et donc si vous voulez l'idée un peu trop facile de dire on a l'impression que 80 % d'une génération va aller à l'université pour des enseignements qui ne mènent à aucun emploi. C'est ça le sous-jacent de cette question. En réalité, c'est heureusement pas exactement comme ça. Est-ce que dans le débat politique dans le débat politique, il y a aussi l'idée de faire travailler plutôt les jeunes d'une manière générale et aussi de les faire travailler un peu plus tard sur la question des retraites. Mais justement pour pour permettre de sauvegarder les les retraites, par exemple, c'est une idée de Marine Le Pen. Est-ce que cette idée-là, elle est bonne ou pas ?

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C'est-à-dire de se dire on entre sur le marché du travail bien trop tard en France. Alors, ce qu'il faille augmenter le taux d'emploi en France, c'est évident. Il a d'ailleurs il s'est amélioré ces dernières années. Il doit il est encore trop faible par rapport à à au reste du monde. Mais ça vaut pour tous les âges, pas spécialement pour pour les jeunes. Ça vaut aussi pour les plus âgés. Donc on a besoin d'un de produit en France et on a besoin d'aut d'emploi. Euh le on doit être ultra pragmatique sur ces questions et ne pas chercher à être trop général et avec des slogans. Et donc être pragmatique c'est en effet amener les jeunes. C'est un problème qui se pose à l'échelle du monde entier. euh amener les jeunes vers les formations qui les amèneront à un emploi et là faut

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développement de il faut supprimer une part des formations qui n'amènent pas à l'emploi. Bien sûr, c'est ce que c'est d'ailleurs je je l'ai d'ailleurs en bonne partie fait, c'està-dire évidemment de manière encore largement incomplète mais en tout cas le le processus a été amorcé. Nous avons fermé beaucoup de formations qui ne mènent pas à l'emploi et ouvertes d'autres qui mènent à l'emploi. De même que dans la réforme du baccalauréat, vous avez eu la naissance de nouvelles disciplines qui mèent à l'emploi. Dès 2018, on a créé une science, une discipline pardon qui s'appelle numérique et sciences informatiques dans laquelle on avait déjà pensé à l'intelligence artificielle et à la cybersécurité et pour préparer les jeunes à ces métierslà. Donc si vous

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voulez cette tendance, c'est évidemment celle qu'il faut avoir. Est-ce qu'on l'a fait suffisamment ? Est-ce que c'est suffisamment efficace ? Non. Est-ce que les fruits se cueillent du jour au lendemain ? Non plus. C'est pour ça qu'il faut de la continuité et que je déplore l'absence de continuité qu'il y a eu ces ces dernières années. Mais la mais c'est il est certain que ce problème qui se pose encore une fois à l'échelle du monde et particulièrement à l'échelle de la France, c'est ce pragmatisme dans notre capacité à orienter les élèves. Je signale au passage que le développement de l'apprentissage avant le baccalauréat et après le baccalauréat à partir de 2018 qui est d'ailleurs le fruit d'une grande collaboration entre le ministère du travail et le ministère de l'éducation

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nationale apporter des fruits importants avec beaucoup plus d'apprentis en France. C'est ce type de mesure qu'il faut savoir prendre. Stéphane Dug, vous parlez de la continuité justement. Il y a h ministres de l'éducation en en 10 ans, vous vous y êtes resté 5 ans. Est-ce que c'est la faute d'Emmanuel Macron s'il y a pas eu de continuité ? Ça, chacun peut en juger. Ce qui est certain, c'est que j'ai euh Emmanuel Macron a battu deux records. Euh un record du ministre qui a la plus grande longévité de l'histoire de la République, votre serviteur, et d'autre part le le recœur de la plus grande instabilité des ministres au cours du 2e quinquena. Donc euh on ne peut pas euh comparer le premier quinquena et le deuxième quinquena de ce point de vue-là. Je regrette de le dire,

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j'aimerais vous dire autre chose, mais il y avait un cap. C'est précisément parce que ce cap est devenu moins clair dans le deuxème quinquena qu'aujourd'hui vous pouvez avoir une révolte de la jeunesse puisqu'on ne sait pas où on veut mener les gens. Donc et c'est vrai d'ailleurs dans d'autres domaines. Donc il est c'est dommage que ce cap soit perdu. Je pense que la crise sanitaire a joué un rôle dans la perte du cap mais évidemment il faut le le retrouver. pas exactement le même d'ailleurs, mais en tout cas ce cap qui est d'abord de dire notre territoire, notre jeunesse, notre espace, notre temps, c'est il y a des choses assez simples à dire pour le futur et vous savez, je pense même que le déséquilibre budgétaire est lié à l'absence de cap. Quand vous avez un

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cap, c'est vrai dans une famille, dans une entreprise, dans un pays, quand vous savez où vous voulez aller, les choses après vous faites pas un chèque à tous les enfants qui viennent de vous dire "Je veux ceci, je veux cela." Vous vous ordonnez les choses à partir d'une priorité. Et donc notre pays a besoin aujourd'hui qu'on lui dise où il va et notre jeunesse en a encore plus besoin. Et c'est le sens de ce qu'on a fait à sens justement dans la ville de sens lorsqu'on a fait le l'université d'été du laboratoire de la République où on a rassemblé une bonne partie des responsables politiques mais aussi d'experts et de citoyens pour définir ce cap qui pour moi, je le redis parce que c'est pour moi la priorité des priorités c'est revitaliser le territoire

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français. C'est pas normal et les jeunes en souffrent aussi qu'on ait la crise démographique, la crise du logement et tant d'autres crises parce que nous nous concentrons sur 10 points du territoire que sont les grandes métropoles. Il faut rééhabiter notre territoire. Ça c'est un projet de société. On doit dire à une famille, à un jeune qui a 20 ans et qui veut fonder une famille dans quelques années, tu pourras te réinstaller dans un petit village. Nous allons y remettre de l'énergie parce que nous allons avoir par exemple racheter les les logements des errance par les bailleurs sociaux parce que il y aura des franchises fiscales pour créer son entreprise, parce qu'on va avoir un plan de rénovation de l'agriculture et cetera et cetera. Il faut remettre de la vie, de

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l'espérance, de l'optimisme. Je pense que c'est possible et ça et c'est pourquoi cette crise est à à repositionner dans une crise plus générale. Je reviens un instant sur la la crise lycéenne et les images qu'on a vu cette semaine, notamment des images de violence. Est-ce que vous, ministre de l'éducation, vous auriez approuvé l'ordre de déblocage des lycées avec l'usage de la force ? Est-ce que vous êtes interrogé sur les images que vous avez vu cette semaine ? C'est difficile de porter un jugement parce que le parce qu'il faut être vous savez, j'ai eu à parfois à affronter des situations de ce genre au moment de la crise des gilets jaunes hein. Il n'y a pas eu de de révolte lycéenne contre la réforme du baccalauréat directement. Au contraire, on avait fait une grande consultation.

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En revanche, nous avons eu la la crise des gilets jaunes qui avait débordé sur sur les lycées et dans dans ces moments-là, il y avait eu finalement un maintien de l'ordre qui avait sauvé l'essentiel, c'est-à-dire qu'il y avait pas eu de de blessés parmi les lycéens et pas de et évidemment c'était le plus important. Mais je me garde bien de faire de de porter un jugement là-dessus parce que c'est la critique est facile mais l'art est difficile. Jean-Michel Blanqu, un dernier mot sur le livre que vous sortez cette semaine, la démocratie et la fureur, c'est aux éditions Plomb. Alors euh vous euh pour analyser quelque part les ressorts de la conquête et de l'exercice du pouvoir par Donald Trump, vous vous mettez dans la dans la dans la peau de Tokville. Est-ce que c'est d'abord l'analyse d'une

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démocratie qui dérive ? Mais surtout, est-ce qu'il faut y lire ? Et je vous demande en quelques mots, euh un avertissement pour la France. Oui, bien sûr. Et pour le monde. Vous savez, il y a des choses que nous dont nous jouissons comme l'air que nous respirons et nous pensons que nous les avons pour toujours. C'est le cas de la liberté, de la démocratie. Pour autant, ce sont en fait les acquis des siècles. Nous sommes les chanceux d'avoir hérité la démocratie, la République et parfois les gens ont l'impression que c'est des mots creux mais en réalité c'est quelque chose de très fragile. Et il y a une grande situation de faiblesse de la démocratie aujourd'hui parce que d'abord c'est les démocraties vis-à-vis des pouvoirs autoritaires. On le voit bien avec certaines grandes puissances

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d'aujourd'hui, mais c'est aussi à l'intérieur des démocraties parce que les non démocrates utilisent des outils que les démocrates n'utilisent pas. Et ben, ça sera à découvrir dans euh la démocratie et la fureur votre livre que vous sortez cette semaine. Merci beaucoup Jean-Michel Blancard, vous ministre de l'éducation qui était le deuxème invité de ce grand jury. Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6.

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Sens public, c'est une promesse simple dans un monde toujours plus complexe, 90 minutes, deux débats, un objectif, donner du temps à nos experts pour qu'ils donnent du sens à l'actualité. Vous pouvez participer à l'émission en posant vos questions et je vous donne donc rendez-vous du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat.

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Sens public avec la Banque Postale. La banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque Postale citoyenne.

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Le 2 avril 1974, les téléspectateurs sont installés devant leur poste pour regarder un film et un débat des dossiers de l'écran.

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Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir. L'action du film que nous allons regarder ensemble dans quelques instants se situe en 1911, soit 6 ans avant la révolution d'octobre, c'est-à-dire à l'époque des experts réunis sur le plateau ne se doutent pas que le moment est historique.

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Nous interrompons ce film. Le président de la République est mort. Un communiqué du secrétariat général de la présidence de la République vient de signaler que monsieur George Pompidou était décédé à 21h ce soir. Ce communiqué est signé du professeur Vignalou, le médecin de monsieur Pompitou. Écoute, onappelle personne dans un quart d'heure. La mort du président prend la direction de l'ORTF totalement au dépourvu. OK. Alors attention démarre bientôt.