SÉBASTIEN CHENU est face à CHARLES CONSIGNY sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
On est à J-215 de la prochaine élection présidentielle.
- 0:16RelanceRéponse partielle
Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait opérationnel avant la présidentielle. Est-ce que ça veut dire qu'elle va sauver le gouvernement Lecornu ?
- 1:57FerméeÉludée
Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites, vous censurez ?
- 5:35RelanceÉludée
Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites, vous censurez ?
- 7:16OuverteRéponse partielle
Vous êtes déjà là-dedans finalement. Vous êtes déjà presque usé par un pouvoir que vous rêvez par anticipation.
- 8:29OuverteRéponse directe
Bon, dans la situation actuelle, est-ce qu'on peut se permettre une crise politique, Sébastien Chenu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Je ne suis pas étonné parce que le soldat Lecornu a tiré son premier budget de ce que lui recommandait le Parti socialiste. »
- 0:37Invité politiqueFait
« Ça va être un budget avec beaucoup de dépenses et peu d'économies. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Depuis le début, ce gouvernement Lecornu, c'est une espèce de bidouillage politicien pour sauver l'Assemblée et donc sauver la fin de quinquennat. »
- 3:38Invité politiqueFait
« On a demandé un rabais à l'Union européenne, compte tenu tous les autres pays, et pas hier, depuis des mois et des années. »
- 3:50Invité politiqueFait
« On nous a dit pendant des mois et des années, c'est impossible, vous êtes des magots, c'est impossible à faire. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Maintenant, Bruno Le Maire dit, il faudrait demander un rabais, on pourrait l'obtenir. »
- 8:00Invité politiqueFait
« Réforme des arrêts maladie et des remboursements de médicaments à bénéfice thérapeutique faible. Ça, c'est une bonne chose, par exemple. »
- 9:02Invité politiqueFait
« Ce quinquennat, il a été naze, je reprends le mot que vous avez donné, ça n'a pas fonctionné, etc. »
- 9:41Invité politiqueFait
« J'ai entendu Madame Le Pen qui parlait de la droite inhumaine. »
- 10:03Invité politiqueFait
« Moi, honnêtement, par rapport aux fondamentaux de ce qui plombe le pays depuis, en gros, Mitterrand, ça va de la retraite à 60 ans jusqu'aux 35 heures, etc., je ne vois pas de vrai changement sous votre mandature. »
- 12:42Invité politiqueFait
« Quel message il envoie ? Qu'il ne veut pas être associé à la campagne telle qu'elle se prépare et qu'il ne veut pas être assassiné par les marinistes, par Marine Le Pen et son orchestre. »
Temps de parole
- Invité politique38 %
- Sébastien Chenu38 %
- ?12 %
- Présentateur7 %
- Locuteur non identifié5 %
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Voilà,
on est à J-215 de la prochaine élection présidentielle. Bonsoir Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président du RN. Charles Consigny, bonsoir. Bonsoir. Alors c'est vrai que là, pour le moment, on prépare le budget du côté du gouvernement. Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait opérationnel avant la présidentielle. Alors est-ce que ça veut dire que Marine Le Pen va sauver le soldat Lecornu, doit sauver le soldat Lecornu
? Moi,
je ne
suis
pas étonné parce que le soldat Lecornu a tiré son premier budget de ce que lui recommandait le Parti socialiste.
Il
va refaire plus ou moins la même chose. Ça va être un budget avec beaucoup de dépenses et peu d'économies. Et Marine Le Pen étant plutôt sur cette ligne-là de façon générale, ça ne m'étonne pas qu'elle le soutienne. Il faut voir que Lecornu,
c
'est un nouveau quoi qu'il en coûte, en réalité, pour aller jusqu'à la présidentielle depuis le début, c'est ça.
– Il a quand
même, pardon, aujourd'hui, il a demandé à ses ministres dans un courrier
qu
'on ne dépense pas plus que l'année dernière.
–
Oui, mais comme on dépense déjà trop l'année dernière, comme on dépensait déjà trop, ça ne va pas. Moi, j'ai vu qu'il débloquait des nouveaux crédits pour les violences sexistes et sexuelles. Alors ça, j'imagine qu'on n'a rien le droit de dire parce qu'il y a certains thèmes maintenant qui… – Un milliard, un milliard et demi. – Voilà, moi, je n'aurais pas mis ce milliard et demi, par exemple. Je pense que ce n
'est
pas strictement indispensable vu l'état budgétaire de la France. Donc voilà, ils sont sur une… Depuis le début, de toute façon, il faut dire les choses. Depuis le début, ce gouvernement Lecornu, c'est une espèce de bidouillage politicien pour sauver l'Assemblée et donc sauver la fin de quinquennat.
–
Et Marine Le Pen va participer
à ce bidouillage.
– Et comme de toute façon Marine Le Pen, elle est déjà sur la présidentielle,
je
pense que ça ne l'embête pas plus que ça. Il pourrait mettre n'importe quoi dans le budget. Je pense qu'elle le soutiendrait. – Mais en fait, elle
préfère un mauvais budget que pas de budget du tout dans l'idée qu'elle sera peut-être en place dans 8 mois.
–
Non, il y a le fond, il y a la forme. En fait, sur la forme, c'est très difficile d'accepter une loi spéciale. C'est-à-dire que la reconduction de façon très rigide d'éléments budgétaires qu'on ne pourrait pas modifier dans l'année qui vient, ce n'est pas acceptable parce que quel que soit celui qui arrive aux manettes en fait l'année prochaine, eh bien, avoir un budget bloqué, avoir des
engagements… – On peut bien
comprendre parce que tout le monde, là on rentre un peu dans la technique,
mais c'est important. – C
'est pour
ça
que
je
vous parle de la forme. – Si c'est une loi spéciale, si
vous arrivez au pouvoir dans 8 mois, vous ne pouvez pas bouger pour l'année. – Vous êtes
bloqué pendant un certain nombre de temps, de 50 ans
de mois par les engagements. – Si c'est un budget qui a été voté là, vous pouvez le modifier. – Si c'est le budget, vous pouvez
le rectifier, vous
pouvez le modifier.
Mais on a, en tous les cas, on ne votera pas ce budget, quoi qu'il en soit, on ne le votera pas. – Oui, vous ne censurerez pas
peut-être tout
ennu. – Alors, on appelait ça des lignes rouges, mais c'est vrai que, d'abord, on a le sentiment que le gouvernement, d'abord, ne sait pas trop ce qu'il va faire. Vous vous rappelez des annonces, à un moment, ils voulaient taxer l'épargne salariale, un matin, le ministre des Finances dit « on va taxer l'épargne des Français », le soir, le Premier ministre dit « non, on ne va pas taxer l'épargne des Français ». Donc, ils ne savent pas très bien où ils en sont. Donc, on se prononcera quand on saura où ils en sont. Nous, ce qu
'on
ne veut pas, c'est qu'ils taxent les retraites, qu'ils taxent les Français qui travaillent ou qui ont travaillé, mais surtout, les voir demander…
– S
'il
le fait,
vous faites
quoi ? –
Mais non, mais nous, on n'acceptera pas ça, on s'opposera à ça. Les hauts impôts, on s'y opposera. Mais surtout,
si
vous voulez, demander des efforts à tout le monde, à tous les Français, sauf à l'État lui-même, qui doit quand même avoir une cure d'amaigrissement sur un certain nombre de choses. Demander des efforts aux Français, alors même qu'on continue à donner à
l
'Union européenne un certain nombre de milliards, dont même Bruno Le Maire dit qu'on pourrait obtenir un rabais. Je vous rappelle qu'on a demandé un rabais à l'Union européenne, compte tenu tous les autres pays, et pas hier, depuis des mois et des années. On a demandé ce rabais. On nous a dit pendant des mois et des années, c'est impossible, vous êtes des magots, c'est impossible à faire. Maintenant, Bruno Le Maire dit, il faudrait demander un rabais, on pourrait l'obtenir. Oui, donc il y a des efforts à faire ailleurs, avant de demander aux Français de se serrer la ceinture au cran d'après, ce que nous n'accepterons pas.
– Tout ça, c'est des mots,
cher M. Chenu. – C'est concret,
c'est concret. – Non, parce qu'en réalité, on sait qu'il ne va rien se passer à l'Assemblée nationale, dans ce budget, etc., jusqu'à la prochaine présidentielle. On le sait, tout le monde fait de la figuration à ce stade. Les ministres sont des figurants, et les députés eux-mêmes sont des figurants. –
Pourtant,
la situation économique de la France est préoccupante. –
Justement, mais c'est parce que tout le monde fait de la figuration que la situation est préoccupante. C'est qu'en fait, ils ne peuvent pas le dire tous, parce que maintenant, ça commence à être un peu… ils se tiennent les uns les autres par la barbichette. Mais en réalité, après le deuxième échec d'un Premier ministre,
c
'est-à-dire après l'échec de Bayrou, à mon sens, il fallait laisser tomber. On voyait bien que ça ne marchait pas avec
cette Assemblée nationale. – Mais là, ça nous dépasse, là. – Ça ne marchait pas. – Charles, si
je vous suis, je veux dire, rien n'a de sens. –
Pour moi, il fallait anticiper la présidentielle. – Vous avez bien censuré Michel Barnier. Après peut-être
avoir laissé entendre à Michel Barnier que vous le laisseriez faire passer
le budget. – Non, non. – Si, écoutez, attendez,
attendez.
Et là,
on a l'impression qu'on joue un peu le même scénario. Vous faites croire, M. Lecornu, que finalement, vous n'allez pas
le censurer
et que son budget va passer au 40% de croix.
– On a toujours
dit les
choses… – Est-ce que ce n'est pas le même scénario ?
– Je me souviens, Michel Barnier, on lui a dit les choses, il n
'a
pas voulu nous croire. Il n'y croyait pas, on lui a dit, si vous désindexez les retraites, on censurera. Il a pensé que nous n'étions pas ou fiables ou… –
Et donc là, c'est la même chose. Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites, vous censurez. – Nous lui disons, si vous augmentez les
impôts, si vous touchez aux retraites des Français, eh bien, nous ne vous laisserons pas faire. On attend d'avoir la copie
budgétaire. – Non,
mais M. Chenu, soyons précis. Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites,
vous censurez ?
–
M. Truchot, je ne prendrai pas l'engagement ce soir, puisque je veux voir ce que le gouvernement propose. Mais vous, quand on vous amène le menu,
vous pouvez vous décider. – Vous pouvez dire non,
si vous pouvez fixer
le rouge. – On
va regarder, on ne sait pas ce
que le gouvernement nous réserve. – Vous n'êtes pas clair. – Je lui dis, on
protégera les retraites,
on
protégera les Français des hausses d'impôts. Le gouvernement, qu'est-ce qu'il aurait pu faire ? Par quoi il aurait pu commencer ? D'abord par dire, on va arrêter, on va aider par exemple les pêcheurs, voyez-vous, aujourd'hui. On va revenir, au lieu d'accepter la taxe supplémentaire de l'Union Européenne sur l'essence sur les pêcheurs, on va faire un geste. Il aurait pu commencer par ça. On va revenir sur la façon dont on traite aujourd'hui la comptabilité électronique des entreprises. On va revenir sur ça.
– Sur la facturation électronique. – La facturation
électronique, on va revenir sur ça. Voyez-vous, il aurait pu déjà commencer par créer un allot de confiance. Ce qu'ils ne font pas, parce qu'en fait, ils ne savent pas où ils vont. Donc par conséquent, on voit bien qu'on a un gouvernement qui est dans une logique qui, à mon avis, est une logique mortifère, qui est celle du coup de rabot permanent. C'est-à
-dire qu'on
ne change pas les logiques, on passe le coup de rabot. –
Ce que je crains, cher M. Chenu, c'est que le Rassemblement national soit devenu un parti en fait assez installé maintenant, avec beaucoup d'élus et prêt à des accommodements. Vous êtes déjà là-dedans finalement. Vous êtes déjà presque usé par un pouvoir que vous rêvez par anticipation. Et donc, je vous dis, ils vont faire un budget naze comme le précédent. De toute façon,
on
voit bien, c'est un gouvernement de quatrième couteau.
– Il n'a pas de majorité. – Vous, qu'est-ce que vous préposez ? – Moi, je pense
qu'il fallait arrêter de s'entêter après les échecs successifs.
– Là, on est au pied du mur. C'est que les
oppositions s'opposent, fassent tomber
le corps nu. – Moi, ce que je
propose, c'est qu'on aille au bout des économies dont la France a besoin.
– Oui, mais il n'y a pas de majorité pour ça.
– J'ai vu par exemple, tant pis, on fait une crise politique,
une présidentielle. De toute façon, vous
voyez bien qu'elle ne
marche pas, cette présidentielle. – Ah, vous êtes la politique du chaos, quoi. – Mais vous
voyez bien que ça ne marche pas pour l'instant. Il n
'y a
pas un candidat qui intéresse les Français. Il n'y a quasiment pas un candidat qui propose quelque chose de
sérieux. On peut
la
faire
maintenant,
la présidentielle. Vous
verrez, ça mettra un
peu de... – Est-ce que vous avez la trouille de la dissolution ? – J'ai lu ce qui était
en préparation dans ce budget. Réforme des arrêts maladie et des remboursements de médicaments à bénéfice thérapeutique faible. Ça, c'est une bonne chose, par exemple. Ça va dans le bon sens. Sauf que vous ne pouvez pas, au bout de 10 ans, arriver à faire ça. Et j'ai vu qu'en revanche, s'agissant du déremboursement des fameuses cures thermales, on était encore en train de se poser la question de savoir si on allait ou pas les dérembourser, parce que vous comprenez... – C'était
déjà
le cas l'année
dernière,
d'ailleurs. – On
se demande quand même si, voilà, est-ce qu'il faut le faire ou pas ? Bien sûr qu'il faut le faire. Moi, ce que je vois, voilà, c'est qu'il
n'y a
pas de... –
Oui, mais
enfin, ce que vous préconisez, c
'est
quand même une crise politique. Bon, dans la situation actuelle, est-ce qu'on peut se permettre, Sébastien Chenu ? –
Bah,
pourquoi
pas ? – Non, mais
écoutez, moi, je crois qu'il n
'y a
pas besoin de rajouter
une dissolution éventuelle. – Une crise politique,
elle est déjà là. –
Vous dites, attendons 8 mois, ça va se trancher dans
les
urnes. – Ce n'est
pas, attendons
8 mois, c'est permettons
dans
8
mois de réorganiser les choix politiques d'un nouveau gouvernement.
–
Mettons-lui,
à
travers, laissons de la marge avec un budget qui n'entame pas l'avenir, laissons de la marge au futur gouvernement pour changer de politique. – Vous
voulez pas d'une crise avec une dissolution éventuelle ? – Là où je
suis d'accord, c'est sur le passé, c'est fini. Ce quinquennat, il a été naze, je reprends le mot que vous avez donné, ça n'a pas fonctionné, etc. Mais aujourd'hui, de façon très pragmatique, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on protège les retraités d'une désindexation ou de taxes nouvelles ? Est-ce qu'on protège les Français qui bossent ? Ou est-ce qu'on finalement dit aux Français, écoutez, laissez tomber, vous laissons vous tondre, on ne s'oppose à rien ? – Moi,
ce
que je vois,
en tout cas, j'ai
écouté le discours de Marine Le Pen ce week-end.
–
À un moment. – J'étais plus attentif que Bardella, qui visiblement souffrait. Et j'ai entendu Madame Le Pen qui parlait de la droite inhumaine. Donc ça promet un programme réformateur et de grands changements. Une fois qu'elle sera élue, vous comprenez, il s'agira de s'opposer à la droite inhumaine. C'est vrai qu'en France, la droite est inhumaine. –
Les
politiques, ben oui, ben oui, mais c'est ça qu'elle dit.
–
Non,
non, mais moi je vous dis… – Pardon, donc
moi, vous parlez de changement, ça m'intéresse d'ailleurs, c'est intéressant, parce que
vous
ne cessez de dire oui, oui, la renaissance pour la France, etc., tout ça. Mais moi, je demande quel changement il va y avoir si
le Rassemblement national passe.
Mais moi, honnêtement, par rapport aux fondamentaux de ce qui plombe le pays depuis, en gros, Mitterrand, ça va de la retraite à 60 ans jusqu'aux 35 heures, etc., je ne vois pas de vrai changement sous votre mandature. Non, mais
je vous le dis
ingénuement.
– Non, mais il n'est pas encore au pouvoir.
– Ben c'est tout comme, on a l'impression qu'il est déjà ministre, quand on l'entend. – Vous avez vos
marottes. – Ils sont déjà dans le fromage. –
Vous avez vos marottes, et la réalité
c'est que… – Non, mais j'ai écouté le discours.
– C'est une question de logique. Les logiques qui se suivent depuis des années, c'est les mêmes. Et aujourd'hui, elles arrivent, au bout du compte, aux mêmes résultats. C'est des logiques néolibérales,
c
'est des logiques aussi de suradministration du pays, d'étouffement de l'oxygène, d'étouffement de la capacité à entreprendre, d'étouffement de la capacité d'initiative, et on arrive au bout du résultat. En fait, la logique, c'est toujours la même. On prélève beaucoup sur le dos des Français, on répartit mal, tous nos services publics sont exsangues, et on fait des chèques, ce gouvernement fait des chèques pour se maintenir au pouvoir. –
Vous
voyez-vous, ça, c'est pas une logique. Nous, on souhaite que le travail s'appelait,
on souhaite
que les Français soient privilégiés, que ce soit à travers l'accès au logement, ou que ce soit à travers l'accès aux aides sociales. Ça change quand même beaucoup des logiques actuelles. –
Est-ce que vous aimez bien Rita Mitsouko ?
– Oui, moi j'aime bien. – Alors
Catherine Ringer est
décédée aujourd'hui
d'un cancer fulgurant.
– J'aime bien ce qu'elle avait
fait à Macron. –
Elle
a refusé
de lui serrer la main lors de la constitutionnalisation de l'IVG. Mais on s'était dit qu'il y avait un titre qui collait bien à la relation entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Il y a cette image qui date d'Énim Beaumont ce week-end, voilà, c'est la fin du discours de Marine Le Pen, et elle attrape Jordan Bardella par le bras, en disant « Allez, viens à côté de moi ». Mais quel est donc ce froid que l
'on sent en quoi ? – Il n'est pas d'un grand
enthousiasme. –
Bardella. – Il n'a sourire
pincé.
– Je ne
veux
pas être désagréable avec
vous. – Et ça
fait trois
semaines.
– Je ne
veux
pas être désagréable avec vous, mais vous avez posé à peu près la même question à Charles Aloncle tout à l'heure. Donc vous avez une espèce
de… – Il était sur place, c'est pour ça qu'on lui a posé la question, il était derrière.
–
C
'est comme si, moi je vous disais, est-ce qu
'il
y
a
un problème avec Sonia Mabrouk sur BFM
?
Est
-ce qu'il y a un problème
avec Sonia Mabrouk
? – Non, il n'y a aucun
problème.
–
Bon ben voilà. Donc ce n
'est
pas la peine d'essayer d'inventer des problèmes qui n'existent pas. Il n
'y a
pas de problème entre Jordan et Marine. Et vous allez le voir, se déployer tout au long de
la campagne. –
Avec
une invention
médiatique
? – Ben oui, parce qu'en fait, on a l'impression que les médias n'ont rien à se mettre sous la dent, n
'ont rien à
se mettre sous le coude.
Et donc
par
conséquent, comme les Français qui font
à vos confrères
et vos consoeurs,
eh bien quand il n
'y a
pas de problème, il ne
faut
pas en inventer.
–
Sébastien Chenu, vous êtes déjà ministre.
– Mais pourquoi ? – Vous
faites déjà de la langue de
bois. – Mais c'est
au-delà de la langue de bois, là on est dans du pur chêne massif. Tout le monde voit bien, on le voit sur ces images. D'ailleurs, Bardella ne fait que chercher à le montrer. Quel message il envoie ? Qu'il ne veut pas être associé à la campagne telle qu'elle se prépare et qu'il ne veut pas être assassiné par les marinistes, par Marine Le Pen et son orchestre.
J
'ai lu les portraits, la manière dont elle rappelle Marion, dont elle organise la famille, etc. Moi, je vous fais une prémonition, c'est que le jeune Bardella est déjà sur 2032 et qu'il va prendre le large de plus en plus au fil de cette campagne. Dès que Marine Le Pen donnera un coup à gauche, il donnera un coup à droite pour montrer qu'il ne s'associe pas. Et il essaiera de s'émanciper, de ne pas se faire tuer par les marinistes comme tous ceux qui ont essayé de s'affranchir de Le Pen dans ce parti.
–
Courte réponse.
–
C
'est
tout ce qui se passe.
– Je serai les auditeurs, je ne confierai pas mon destin aux voyances de Charles Consigny, aux prédictions de Charles Consigny qui n'ont pas été toutes réalisées
loin de loin les années
passées. Et par conséquent, vous verrez Jordan se déployer
en soutien. – Vous avez prédit Macron et
Trump ?
–
J'avais prédit Macron un an avant.
– Ça c'est, les voyants vous disent toujours ça. – Je n'ai toujours jamais la trace. – Je peux
la republier
et je
prédit Trump dès le début. –
Merci Charles Consigny. –
Et les résultats de l'Eurominion ce soir ? – Là je ne vous dis pas qui je prédis.
– Merci
Charles Consigny, merci Sébastien Chenuet et bonsoir Sonia Barraud. –
Bonjour.
Sébastien Chenu