Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 octobre 2022 26 min

Vincent Capo-Canellas, sénateur de Seine-Saint-Denis était l'invité de Bonjour chez vous !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci d'être avec nous Vincent nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénateur centriste de la Seine-Saint-Denis on a beaucoup de sujets à aborder avec vous on va commencer par la question de l'énergie puisque l'actualité cette semaine ce sera ce plan de sobriété présenté par Elisabeth borne jeudi il y a le brune Pivet va mettre en place des mesures à l'Assemblée nationale comme va faire le Sénat on les a travaillé sur son bilan énergétique et globalement sur cette stratégie environnementale depuis des années j'avais d'ailleurs en 2020 présenté au nom du collège des questeurs un bilan énergétique nous avons fait appel à un cabinet extérieur et un bilan environnemental nous sommes fixés comme objectif en 2040 d'arriver à zéro émission avec une part de compensation et puis d'être dès 2026 sur 0 plastique zéro déchet et donc c'est un plan volontaire que nous avons mis en place nous sommes d'un patrimoine ancien et donc nous devons aussi entretenir nous devons nous adapter au contraire du moment et par exemple lorsque nous faisons des travaux dans les bureaux nous arrivons parfois à près de 70% d'économie d'énergie c'est-à-dire que nous avons une marge de progression et nous avons choisi de manière très volontaire de tel instrument avec un cabinet indépendant qui nous a aidé à mesurer notre niveau d'émission et puis évidemment je présenterai au bureau du Sénat ce jeudi au nom encore une fois des questeurs un certain nombre de mesures supplémentaires allant dans le sens de la sobriété énergétique il y aura dur en plus pour respecter le plan la demande d'Elizabeth band de faire 10% en économie d'énergie bien évidemment et nous avons tous entendu la contrainte qui nous est donnée collective et que nous appliquons dans nos foyers qui est celle des 19 degrés et il faudra s'y faire ça veut dire qu'on faut s'attendre à avoir des sénateurs en col roulé non plus en cravate dans l'hémicycle nous avons des règles et il faut garder la cravate pour les hommes en tout cas on verra d'avoir le colorier dans les couloirs d'économie notamment d'énergie dans les mythique dans les couloirs des mesures supplémentaires qui sont prises ou c'est compliqué parce que vous le dites c'est aussi un patrimoine c'est peut-être compliqué aussi de prendre des mesures dans une institution comme ça on lit parfois que les bâtiments anciens sont des passoires énergétiques je pense qu'il faut relativiser ça nous avons fait déjà beaucoup de travaux nous continuerons en faire et nous nous sommes vraiment en situation d'améliorer notre performance énergétique on y travaille d'arrache-pied c'est un travail de longue haleine et il faut pas oublier aussi que nous travaillons en milieu occupé quand nous faisons des travaux il faut s'assurer que on arrive à vider une aile du palais en ce moment par exemple nos visiteurs le voient au Jardin de Luxembourg la façade est en rénovation là nous sommes en train aussi de faire des efforts énergétiques et de ce point de vue là donc il y aura des mesures supplémentaires et puis notamment ce qui ce qui concerne l'éclairage bien évidemment il y a une notion sobriété on doit être exemplaire et le Sénat appliquera les mesures qui vont être mises en œuvre par le gouvernement aussi mais de manière autonome et donc c'est le bureau qui tranchera il y a un sujet aussi qui est une belle polémique qui est née cet été suite à cette question de sobriété c'est une polémique sur les Gets privés vous êtes ancien maire du Bourget vous êtes toujours conseillé d'ailleurs municipal du Bourget qu'est-ce que vous avez pensé de cette polémique sur les jet privé c'est un secteur que je suis aujourd'hui à la commission des finances sont en rapportant des crédits la version civile je pense qu'il y a un devoir d'exemplarité et que notamment lorsqu'il s'agit de Voyage Privé lorsque c'est entre guillemets la Jet 7 évidemment ça peut parfois interroger se dire que on va aller à Milan acheter un sac voilà revenir par Cannes de ce point de vue là il y a une question qui est effectivement posée mais ça ne peut se faire qu'au niveau européen c'est un marché mondial la gestion d'affaires permet aussi de desservir les territoires ça permet d'aller au plus près et enfin nous avons quand même des leaders nous avons de la soviation nous avons Socata daher et donc je voudrais pas non plus que la France se dire perpétuellement des balles dans le pied c'est un des rares secteurs dans lesquels on est dans mondiaux il faut réussir la transition écologique de l'aérien et l'aviation d'affaires peut être parmi les premiers notamment je pense que la solution c'est de développer une régulation européenne mais surtout de développer les biocarburants les carburants synthétiques il avait son affaire devrait prendre ce billet là on va parler du menu parlementaire chargé la session qui commence aujourd'hui ça y est c'est la rentrée des classes pour les députés les sénateurs en tout cas en séance publique puisque vous aviez travaillé évidemment tout le mois de décembre on va avoir le menu cette session parlementaire avec Alex tout ça [Musique] bonjour Yann bonjour Vincent apocanella bonjour Alors Alex quel va être le programme du Sénat dans les prochains mois alors on va d'abord commencer par des débats organisés dans l'hémicycle du Sénat avec dès demain de débat intéressant sur l'état de certains services publics et notamment notre justice et nos urgences hospitalières ensuite dans le contexte de l'explosion du prix l'énergie et bien un débat va être organisé sur la politique énergétique de la France ce sera le 12 octobre dans l'hémicycle du Sénat un débat demandé par le gouvernement tout comme celui sur la guerre en Ukraine qui aura lieu dans l'hémicycle du Sénat le 26 octobre ensuite le gouvernement va porter à des projets de loi et d'abord au Sénat le projet loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur un texte qui prévoit de créer 8500 postes de policiers et gendarmes supplémentaires et puis il y aura un autre texte qui doit prolonger la réforme de l'assurance chômage qui a été mise en place sous le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et puis à la fin octobre à dessinateurs des battront du projet de loi censé accélérer le développement des énergies renouvelables alors ça c'est pour les textes portés par le gouvernement mais le Sénat va aussi prendre beaucoup d'initiatives et oui les sénateurs vont défendre plusieurs propositions de loi intéressantes qui seront débattues dans l'hémicycle avec d'abord un texte pour mieux lutter contre les déserts médicaux une proposition de loi des posées par les sénateurs de du groupe les républicains la majorité de droits de sénatoriales ensuite on va parler cabinet de conseils on en a beaucoup parlé notamment pendant la campagne présidentielle avec la commission d'enquête du Sénat sur les cabinets de conseil et bien là les sénateurs de cette commission d'enquête il regroupe le recommandation dans une proposition de loi qui sera débattue au Sénat le 18 octobre dès le lendemains les sénateurs écologistes vont eux proposer d'inscrire dans la Constitution le droit à l'interruption volontaire de grossesse c'est aussi ce que vont proposer de leur côté les députés Renaissance et puis concernant les violences conjugales la sénatrice centriste Valérie Letard va porter un texte pour créer une aide financière urgente pour les femmes victimes de ces violences particulière sans majorité absolue pour le gouvernement est-ce que ça veut dire un nouveau rôle à jouer pour la majorité sénatoriale de la droite et du centre comment vous allez peser il y a une majorité au Sénat je crois que c'est d'une chance pour la République parce que on voit bien que l'assemblée est un peu dispersée et sur un certain nombre de textes je crois que nous serons contributeurs pour permettre qu'il y a des solutions ça impose un dialogue renouveler avec l'Assemblée nationale mais le pays a besoin de stabilité il y a beaucoup de sujets aujourd'hui à de difficultés dans le monde on voit la guerre en Ukraine on voit l'inflation on voit les taux d'intérêt il y a beaucoup de périls qui nous agitent et on voit la situation en Afrique qui a été évoquée dans les titres tout à l'heure je pense que c'est quelques points là mais dans ce moment la stabilité je pense qu'il faut qu'il y ait du dialogue et la Haute Assemblée a l'habitude de poser les sujets d'essayer de rechercher des solutions il faudra trouver des consensus on a réussi à le faire sur la loi pouvoir d'achat cet été je souhaite qu'on le fait face et que on aborde la question du budget de manière responsable il faut un budget pour le pays il faudra sans doute sur un budget retouché par rapport à la copie du gouvernement mais je souhaite qu'on se met dans cette situation là d'A demandé et de trouver des solutions on va parler du budget dans quelques instants mais d'abord un mot sur un texte sans triste et oui Vincent apocal je souhaitais vous interroger sur cette proposition de loi de votre collègue centriste Valérie letter pour créer une aide universelle d'urgence aux victimes de violences conjugales alors pour expliquer en quoi va consister cette aide et bien il faut rappeler que ce sera un prêt à tout zéro débloquer en 48 heures par la Caisse d'Allocations familiale d'un montant équivalent au RSA et verser pendant trois mois l'objectif c'est que les femmes victimes de violence qui souhaitent quitter le domicile ne se retrouve pas en difficulté financière est-ce que vous pensez que ce texte il peut faire consensus et être adopté par les deux Chambres du Parlement je le souhaite je suis cosignateur de cette proposition de loi avec Valérie léthard et l'idée était de chercher une aide concrète qui permette aux femmes dans ces situations là d'avoir les moyens de d'une autonomie et souvent on renvoie de la paperasse à des délais ça c'est concret c'est efficace avec beaucoup de talents et d'enthousiasme je trouvais qu'on aille au bout là c'est une mesure qui serait utile il y avait un trou dans la raquette concernant cette aide financière aux victimes oui bien sûr et chaque fois on renvoie encore une fois des organismes mais dans ces situations là il faut une aide urgence et c'est l'objectif qui est pour celui-là ça nous permet de parler des violences conjugales au sein des partis politiques on en parle beaucoup en ce moment avec les affaires avec quatre nains et Bayou une question sur les cellules de signalement des violences sexuelles ou sexistes au sein des partis politiques pour pour vous elles sont nécessaires ou vous craignez qu'elle se substitue à la justice je crois qu'il y a deux champs d'abord on est dans la République la loi s'applique la justice est là pour établir la vérité pour sanctionner tous les manquements et tous les délits ensuite il peut y avoir des instances déontologiques et il y en a au Parlement il peut y en avoir dans les partis politiques qui peuvent décider savoir si une personnalité qui est mise en cause et toujours en situation de pouvoir exercer des responsabilités politiques mais c'est un autre champ l'essentiel c'est quand même la voie judiciaire c'est ça qui doit compter après les partis politiques ne doivent pas essayer de se substituer à la justice je pense que si je suis ici sur un plateau de télé mais qu'il faut quand même être prudent par rapport à la justice rapide médiatique expéditive nos compatriotes doivent garder en tête que c'est quand même le juge qui doit trancher une fine et Vincent kapokanella mais évidemment cet autom ne ça veut marathon budgétaire mais oui un marathon avec un mois de débats dans l'hémicycle du Sénat entre novembre et décembre sur ces textes budgétaires les sénateurs vont commencer par le budget de la Sécurité sociale qui cette année diminue le déficit le fameux trou de la Sécu contrairement aux années précédentes où il y avait de fortes dépenses à cause de la crise sanitaire et dans ce budget de la Sécurité sociale et bien la droite sénatoriale devrait comme tous les ans repoussé l'âge légal de débats de départ à la retraite et ce sera une manière d'engager le débat sur les retraites avant que n'arrive la réforme du gouvernement pendant l'hiver et puis les sénateurs discuteront du projet de loi de finances 2023 autrement dit le budget de l'État pour l'an prochain un budget qui est lui marqué par les milliards d'euros dépensés pour soutenir le pouvoir d'achat des Français face à la hausse des prix une question Vincent kapokanelas d'abord sur ce budget 2023 est-ce que selon vous il est assez ambitieux en termes d'économie de réduction des dépenses quand on regarde ce budget dans l'absolu effectivement il est dépensé sans doute trop les pensées je me bien sûr qu'il est trop dépensier je me disais qu'on est un peu comme le personnage de Tex Avery il continue à courir bien que le sol se déroule c'est des robes sous ses pieds et donc il y a une réalité on voit là quand même la Grande-Bretagne aujourd'hui ça devrait nous interpeller on va essayer sur l'Italie nous avons la chance d'avoir le parapluie de l'euro nous sommes dans l'Union européenne donc tout ceci nous permet un centre de liberté je crois qu'il faut pas abuser de manière conjoncturelle on a un sujet c'est trouver le bon réglage c'est-à-dire que il faut aider nos compatriotes dans une phase d'inflation inflation sur les prix alimentaires inflation sur les denrées énergétique notamment sur les fluides et donc ça c'est un sujet il faut pas casser c'est le bon ça vous le voterez oui c'est nécessaire il faut pas casser ce qui nous reste de croissance bien évidemment mais globalement on a un sujet c'est le niveau de dépenses de l'État et là il y a des signaux d'alerte et je souhaite que le Sénat corrige la copie du Gouvernement sur ce point notamment sur la fiscalité il y a eu en PLFR comme on dit pour jouer le finance rectificative la suppression de la redevance au visuel ça nous a semblé au groupe Union centriste un petit peu trop précipité je crois que nous étions pas en situation de baisser cette impôt là et puis également en tout cas on avait demandé que ça soit étalé dans le temps voilà ça a été un débat qui a été tranché parce que je veux dire c'est que sur le nouveau sujet qui vient qui est la CV VAE sur la valeur ajoutée d'entreprise le gouvernement de lui-même admet que il ne faut pas le faire en un an cette suppression là on parle quand même de 8 milliards là il la propose en deux ans je pense qu'il faudra étaler encore plus parce que c'est un moyen de créer de la ressource et en tout cas d'éviter une moindre moindre ressource et donc là dessus il y a des progrès à faire après on a un sujet c'est que on s'est habitué à un niveau de dépense avec quoi qu'il en coûte et on a du mal à revenir au niveau d'avant au niveau de 2019 c'est tout le sens de ce qu'on essaiera de proposer au Sénat de la cotisation qui va faire les collectivités le Parisien hier a révélé une note des services de l'État sur les finances des collectivités qui dans un état moins catastrophique que prévu c'est en tout cas ce que disent cette note en tout cas moi catastrophique que ce que disent les élus notamment grâce à aux recettes dynamiques de la TVA qu'est-ce que vous en pensez et est-ce que pour vous il faut une aide quand même pour aider les collectivités face à cette inflation alors c'est un peu les tailles un pécunieux qui dit collectivités finalement vous vous en tirez mieux que moi quand même un peu d'ironie à tout ça ensuite ce sont les chiffres qui sont des chiffres qui donnent en réalité la situation des collectivités c'est malheureusement beaucoup dégradée depuis le début de l'année l'impact du point d'indice sur la masse salariale 3 et demi pour cent c'est quand même considérable ensuite les fluides c'est aussi un impact majeur et moi je ne vois que des collectivités qui ont aujourd'hui des difficultés alors sur cette année ça va se régler nous avons introduit en lot de finance une amélioration à du dispositif de prise en compte de l'augmentation des charges des collectivités il faudrait y revenir en PLF parce que sinon les services publics qui vont locaux qui vont souffrir et il faut revenir sur ce plan là alors regardons quand même les choses certaines grandes collectivités sentir mieux que d'autres il faut s'en critériser mais il faut des aides pour les collectivités sinon ne pourront pas faire face et ça vous allez demander évidemment dans le projet de lutin bien sûr on va parler de la fin de retraite est-ce que dès l'automne dans ce budget de la Sécurité sociale vous vous voterez un report de l'âge légal de départ à la retraite comme le propose la droite sénatoriale tous les ans une manière finalement d'engager le débat de la réforme des retraites ce que nous votons tous les ans c'est un amendement en plusieurs temps d'un moment qui appelle d'abord à une phase de dialogue social et qui ensuite dit si il n'y a pas de compromis à proposer par le patronat et les syndicats à ce moment-là il faudra appliquer les 64 ans et je pense que c'est une nécessité on voit bien aujourd'hui on vient d'en parler à l'instant d'ailleurs n'hésitez finances financières parce que dès lors que on a du mal à compresser les dépenses de l'État il faut sans doute travailler plus et rajouter de la richesse c'est nécessaire ça veut dire qu'il faut aussi des compléments on a aussi réfléchir sur les fins de carrière parce qu'il y a des fins de carrière qui sont parfois difficiles qui et il y a aussi tous ceux qui ont commencé à travailler tôt il y a des accompagnants sociaux à faire mais nous devons aussi nous ne sommes pas à l'écart du reste du monde nous avons tenir compte du fait que la durée vie sur le 11 et il faudra malheureusement on dirait-je faire cet effort parce que il ne fait plaisir à personne mais c'est une nécessité aujourd'hui je pense que globalement aussi on peut dire à nos compatriotes qu'il y a des efforts à faire dès lors qu'il y a un CAP de redressement et c'est aussi ça qui manque aujourd'hui dans la communication du gouvernement donner la lisibilité expliquer pourquoi telle mesure avec tel autre nous permettra au fond de bâtir un avenir meilleur pour nos enfants la dette les retraites ça fait partie des questions que nous pose les jeunes générations et il faut que nous y répondions là il y a des concertations qui vont commencer cette semaine à la demande d'Elizabeth Bourne concertation avec les parlementaires avec les syndicats pourtant Gérard Larcher il dit qu'il souhaite réengager ce débat dès l'automne donc dès le budget de la Sécurité sociale sans attendre le projet de loi de gouvernement qu'est-ce que vous en pensez on comprendrait pas que nous fassions pas notre travail de législateur vous l'avez rappelez les années précédentes nous votions en amendement qui est un appel au dialogue social et qui donnait un CAP en disant il faut aller vers les 64 ans on va pas se déjeger cette année maintenant il est à nouveau utile et bien oui je pense que oui c'est notre devoir de législateur de poser les sujets et de montrer qu'une voix est possible pour le compromis alors après il y a un dialogue entre les deux assemblées on verra bien ceux qui en sort mais le gouvernement doit aussi entendre une chose c'est à dire qu'il y a une démocratie parlementaire et le gouvernement est certes maître de l'ordre du jour pour une part mais on a une faculté de proposition et on peut l'exercer il y a est-ce que vous comprenez le discours du gouvernement qui justifie cette réforme de des retraites par les économies qu'il doit faire sur le budget de l'État et dit on doit revaloriser les professeurs et donc du coup et bien on fait cette réforme de retraite alors que c'est un aussi système c'est l'assurance vieillesse c'est pas le budget de l'État il y a un point aussi c'est l'État est quand même très contributeur pour ce qui est de la fonction publique au départ là-dessus il y a un certain dizaines dizaines de milliards qu'on peut plusieurs dizaines de milliards qu'on peut essayer d'économiser et globalement il est sûr que si on travaille plus on favorisera nos régimes de retraite d'une part on assurera leur pérennité et on permettra quand même à l'économie aussi de mieux se porter on en a besoin et on voit bien que c'est une nécessité pour demain sauf que on est dans un climat social tendu est-ce que vous êtes inquiet vous aujourd'hui du climat social dans le pays est-ce que vous redoutez une explosion nos compatriotes je pense sont assez désabusés et on voit bien qu'il y a un ensemble de périls qui sont autour de nous la peur n'évite pas le danger mais je pense qu'il faut aussi que tout cela se fasse avec un dessin général qui nous manque je pense le président de la République va devoir expliquer quand même un petit peu mieux comment il voit les choses et vers quoi ils essaient de nous mener la France a des difficultés si elle fait sa part de réforme elle peut s'en sortir et notre niveau de vie peut se trouver préservé si la France ne fait pas des réformes elle connaîtra des difficultés alors évidemment la conjoncture est très difficile pour vous la priorité ce sont les réformes c'est pas la préservation du climat social vous dites ces réformes elles sont nécessaires tout ce qui s'importe le client peut se faire qu'on expliquant les véritables enjeux je pense qu'il faudra le refaire maintenant et en donnant sa part au dialogue social alors tout ceci suppose quand même qu'on comprenne des moyens de donner parfois la chance au compromis je pense que le Parlement le lieu pour cela merci Alex à tout à l'heure on parlera justement des finances des collectivités et ce sera dans le club c'est ça dans une demi-heure à tout à l'heure Alex on va parler météo puisque c'est un sujet sur lequel vous avez beaucoup travaillé ici au Sénat Vincent capo canela c'est pour cela on va aller voir du côté de l'Occitanie à Montpellier très précisément on retrouve Vincent bonjour Vincent merci beaucoup d'être avec nous vous êtes journaliste à midi libre et votre région Vincent connaît évidemment ces fameuses épisodes cévenol tout à fait pas aujourd'hui pas cette semaine mais c'est vrai que la région a été frappée par des des épisodes cénols assez tôt cette année fin août début septembre qui heureusement n'ont pas eu de conséquences dramatiques ce qui n'a pas toujours été le cas dans l'histoire je crois que le sénateur Vincent kapokanella ce qui est originaire du du Gard s'en souvient certainement on a célébré cette année commémoré les 30 ans de Vaison-la-Romaine dans le dans le Vaucluse avec des inondations meurtrières en 92 on a célébré les 20 ans des inondations dans le Gard en 2002 ou 300 communes sur 380 avait été déclarée en état de catastrophe naturelle où il y avait une vingtaine de morts donc ce sont des phénomènes récurrents très violents au début de au début de l'été fin de l'été début de l'automne quand des des masses d'air chaud percute des des masses d'air froid avec ce phénomène ajouté de de d'orage stationnaire d'orage qui n'avance plus et qui se pose au dessus d'une localité d'un territoire et où il tombe 200 mm d'eau en deux heures l'équivalent de trois mois de pluie ou 4 mois de pluie ce que je voulais peut-être demander justement au sénateur capocanella ce ce matin qui a beaucoup travaillé là-dessus qui avait déjà un rapport sur sur ces questions là c'est où en est-on aujourd'hui au niveau des avancées pour les pour les pour les alertes pour les alertes des épisodes cévenols et aussi de des orages stationnaires et que se régénère sur place et qui peuvent avoir des conséquences dramatiques alors nous allons avoir dans quelques jours la proposition du gouvernement dans le détail concernant Météo France et concernant la partie budgétaire de ce que je j'entends et de ce que je lis il devrait y avoir quelques postes supplémentaires accordés à Météo France et il y a toujours des discussions quand même sur les moyens supplémentaires mais je pense que l'alerte que j'avais été amenée à conduire au nom du Sénat et puis j'ai envie de dire malheureusement tous les événements encore c'est ailleurs qui ont eu lieu depuis l'été on renforcé ce signal d'alarme que nous avions tiré à la commission des finances et il y a une recherche de solutions pour essayer quand même au moins de stabiliser la subvention Météo France et de permettre aux équipes de continuer à se mobiliser dans de bonnes conditions il faut devenir visibilité une visibilité et puis surtout concentré effectivement les efforts sur la gestion des risques climatiques et bien évidemment lorsque l'État a entendu l'alerte parce que vous il y a un an maintenant quand vous avez publié ce rapport vous avez al cliquez sur les belles effectives vous avez alerté sur la baisse des moyens de ce que vous savez de ce que va faire le gouvernement vous avez entendu je suis très prudent parce que vous savez j'ai besoin de voir de constater et de pouvoir dire à la Haute Assemblée lorsque j'interviendrai au titre de cette présentation de ce budget là que notre alarme a été entendu ça n'est pas encore totalement le cas il y a quelques signaux d'une d'un début de prise en compte je crois que ça ne m'est pas assez de ce que je peux lire aujourd'hui mais nous n'avons pas encore le détail de la proposition budgétaire et à partir de là on pourra regarder précisément là dessus mais ce qu'il faut c'est que dans la chaîne d'alerte aussi il y a un travail qui soit fait il y a pas que la prévision météo il y a le dialogue avec le ministère d'intérieur avec les pouvoirs publics il y a la question de qui déclenche l'alerte il y a la question de l'éducation aussi de chacun d'une information nouvelle en France je crois c'est trop compliqué ce code couleur au fond a fait son temps ça fait une vingtaine d'années il faut se reposer la question de toute la chaîne d'alerte alerte plus l'alerte jaune vers l'avant que nous admettons les uns et les autres que parfois il peut y avoir une alerte qui n'est pas suivi des faits et que ce n'est pas anormal et que d'autres fois une alerte qui est un peu banalisée devient vraiment l'alerte rouge la plus grave et que là il y a des mesures concrètes à prendre et qu'il faut rester chez soi c'est pas si simple que ça et on a un travail à faire collectif là-dessus mais est-ce que parce qu'on a vu ce qui s'est passé encore ce cet été notamment et c'est vrai Vincent parlait de ses épisodes qui sont de plus en plus fort de plus en plus localisés alors encore selon les prévisions la tempête devait rester en mer sauf qu'elle a touché terre au petit matin faisant malheureusement 5 morts est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui Météo France est suffisamment équipée pour détecter précisément ces phénomènes leur qualité leur localisation et leur puissance alors météo France a comme objectif d’être capable de prévoir à 500 mètres près et puis beaucoup plus tôt ce type d'événement mais on voit bien qu'il faut s'adapter qu'il y a un problème dans la chaîne d'alerte qu'il faut aussi renforcer les réseaux d'observation des événements de type cévenol il est évident que à quelques kilomètres près la conséquences ne sont pas la même les mêmes séparés encore se disait un orage qui arrive en mer ou qui arrive sur sur le littoral ou dans l'intérieur des terres ça n'a pas les mêmes conséquences et encore ce discuter avec un maire il y a quelques temps qui me disait effectivement que l'orage sur la vallée en bas vous avez les campings ce qu'elle valait sa tombe à quelle vitesse ça tombe tout ceci appelle des moyens alors des moyens en terme informatique avec des logiciels avec des super calculateurs ça on en met il va falloir les renouveler mais oui il faut aussi oui ça ça vient à peu près là-dessus mais attention à ne pas décrocher parce que nos homologues britanniques par exemple font des efforts encore plus importants que nous là-dessus et puis ensuite il faut des moyens humains il faut aimer météorologues et rien ne remplace l'intelligence humaine là-dessus on va remercier Vincent sauf si vous avez une autre question Vincent merci oui non c'est vrai que je pense que c'est effectivement sur ce sur ce type de d'alerte qu'il faut travailler notamment sur sur ces orages qui comme viennent de le dire le sénateur capocanellas parfois se régénère sur place s'arrête sur une une localité ou un territoire donné et provoque c'est l'exemple fameux de Nîmes en 88 ou pendant deux trois heures un orage avait complètement inondé cette ville avec des conséquences dramatiques merci merci beaucoup Vincent cost un dernier mois avant de se quitter rapidement Vincent apocanesque vous allez remettre un autre apport dans les prochains jours c'est sur l'IGN oui l'Institut géographie nationale qui lui aussi sur le terrain du développement durable et des phénomènes météorologiques et du changement climatique est en première ligne quand il faut mesurer le trait de côte par exemple quand il faut mesurer ce qu'on appelle le 0 artificialisation nette sur les territoires Météo France est aussi un grand outil de l'État avec une problématique différente lui qui est de se renouveler de réinventer son modèle et d'être aussi un élément de référence sur ce qu'on appelle les données géolocalisées on les utilise avec nos smartphones à tout moment mais là aussi il y a une lutte avec les gafams et c'est important que la France reste à la pointe donc Météo France est un grand établissement public de l'État et j'aurai l'occasion de proposer la commission des finances un diagnostic et un centre de mesure le concernant ce sera mercredi et ce sera merci beaucoup d'avoir été notre invité ce dans 20 minutes dans le cas des territoires on parlera de la réforme des retraites objet de tension ce genre de rentrée parlementaire et puis on parlera d'une autre entrée celle de Xavier Bertrand qui a lancé samedi son nouveau parti on verra tout ça dans 20 minutes mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité c'est Jean-Louis bourlange qui nous rejoindre [Musique]

Vincent Capo-Canellas, sénateur de Seine-Saint-Denis était l'invité de Bonjour chez vous ! — Vincent Capo-canellas · Pourquijevote