Discours de Anne Hidalgo au Congrès de la New Lacanian School (NLS) - avril 2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:47Invité politiqueFait
« deux de ces jeunes sont devenus des terroristes »
- 7:56Invité politiqueFait
« en présidant ce réseau des plus grandes villes du monde des mégapoles qui est un réseau très engagé sur la question du climat »
- 8:41Invité politiqueFait
« aucune société ne peut vivre en mettant à l'écart ce qui serait ou les plus fragiles ou qui n'auraient seraient considérés comme n'ayant pas leur place dans le groupe que nous composons »
Temps de parole
- Anne Hidalgo100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
merci beaucoup cher il ya madame la présidente mesdames et messieurs c'est un immense honneur que de vous accueillir à paris ce qu'on pouvait pour ce congrès de la new la ghanéenne school à paris c'est tout un symbole bien sûr cette ville de jacques lacan c'est tout un symbole aussi de vous recevoir à un moment très particulier mais peut-être que dans l'histoire tous les moments sont très particuliers mais comme nous le vivons il nous est particulier un moment où nous sentons beaucoup de confusion de peur d'angoissé et j'ai la faiblesse de penser que le travail de la psychanalyse est peut-être ce travail qui peut en partie et dé contribuer à sauver le monde c'est une tâche immense et sans doute que chacune et chacun d'entre vous dans le rôle de professionnels qu'il est ne se donne pas cette mission là sinon ça serait sans doute compliqué aussi à vivre pour vous mais je pense que collectivement nous avons vraiment besoin de ce travail pour permettre à chacune et à chacun dans ce monde plein de confusion ou une information chasse l'autre où il ya une accélération du temps notamment par cet échange de l'information et par cet échange d cette rapidité qui dias et possibilités énormes qu'il ya aujourd'hui d'entrer en contact avec le monde entier la question de la place de chacune et de chacun du singulier dans ce monde est une question qui nous est posée et sur laquelle chacun dans nos responsabilités nous avons à travailler chaque jour je suis maire d'une ville guy est une ville extraordinaire qui a une histoire qui d'ailleurs a une histoire je ne sais pas pourquoi est-ce que c'est lié à la géographie est ce que c'est lié à d'autres événements toujours est il que cette ville dans l'histoire et dans l'histoire longue celles qui nous précèdent a été une ville un carrefour un carrefour de rencontres ou des cultures des femmes et des hommes sont venus se sont retrouvés à cet endroit précis pour inventer pour questionner pour se réfugier et cette ville a toujours joué un rôle à la fois très protecteur et en même temps sans enfermer c'est une ville d'où sont partis beaucoup beaucoup d'innovations beaucoup d'idées qui sont aujourd'hui des idées reconnu comme faisant partie de ce patrimoine humain souvent on me dit tu es la maire de la ville dans laquelle les déclaration universelle sur les droits de l'homme ont été proclamés ce n'est pas un hasard que cette ville et y eut ces proclamations presque toutes les déclarations universelles ont été à un moment donné soit élaborée soit proclamée à paris même la dernière en 48 cette ville-là a permis cette émergence ses idées qui aujourd'hui sont reprises comme des valeurs universelles je pense que des ces valeurs sont universelles non pas parce qu'on a déclaré ici à paris qu'elle était universel mais simplement parce que l'humanité chaque individus composant cette humanité s'est reconnu dans ses valeurs et considèrent qu'elles font partie de ce qui nous permet de vivre de façon civilisée de façon pacifié entre personnes quelles que soient nos différences et donc cette ville avec cette histoire elle produit bien sûr aussi des obligations et des devoirs pour celles et ceux qui à un moment donné de façon temporaire comme c'est le cas pour le maire d'une ville es la mère que je suis on a observé travailler et aider aussi à penser l'avenir sans rien oublier bien sûr du passé je suis de celles qui pensent et soit en politique on oublie qu'on ne parle jamais qu'on ne part jamais d'une feuille blanche et que nous devons partir aussi de ce qui est écrit avant nous pour pouvoir nous projeter et cela ne contraint pas la capacité à inventer et à imaginer le futur qui doit être la nôtre cette ville elle a connu et lilia l'a très bien dit aussi des souffrances et des souffrances même encore tout récemment avec des attaques terroristes avec des questions on a eu l'occasion de les évoquer avec toi cher lilia avec tes confrères on a eu l'occasion de se dire qu'est ce qu'on peut faire pour éviter que par exemple des jeunes qui sont élevés qui sont éduqués dans cette société parisienne pour ne prendre que paris n'a y pas versé logique de mort qui en arrive y compris à tuer les leurres cette réflexion on l'a eu trait rapidement ensemble au lendemain des attentats qui ont décimé la rédaction de charlie hebdo et qui se sont attaqués aussi à des personnes parce qu'elle était juive et qui se sont attaqués à des policiers parce qu'ils étaient policiers nous avons eu cette réflexion et nous nous sommes dit comment des jeunes puisque parmi les terroristes deux d'entre eux étaient des jeunes de qui ont été à chaque instant pris en charge je mets ça entre guillemets par la collectivité et notamment par paris qu'est-ce qu'ils étaient de l'assistance sociale ça ils étaient des enfants confiés à l'assistance sociale dont paris à la charge et deux de ces jeunes sont devenus des terroristes question peut se poser c'est comment on en arrive à ça qu'est ce qui s'est passé alors que à chaque étape de leur parcours toutes les institutions avaient réagi avec énormément de générosité de professionnalisme mais qu'est ce qui s'est passé pour qu'à un moment donné ces deux jeunes quittent finalement ce fil ce fil fragile de l'humanité pour aller attaquer tué par tant de questions comme celle là nous avons avec vous avec bien sûr tous les acteurs aussi de cette société parisienne extrêmement active dynamique et ouverte nous avons essayé de mettre en place des réponses elles sont forcément fragiles elles ne sont pas complètes mais avec vous et avec aussi la porte que vous nous avez apporté puisque le travail que vous faites et avec notamment le soutien de lilia nous avons pu le mettre en place des structures qui sont aussi des structures qui permettent d'être au delà du travail individuel aussi en résonance en rapport en porosité avec ce qui se passe dans la ville et nous avons accompagné aussi vos besoin d'avoir ces structures pour être au plus près d'une population qu'on a besoin et de comprendre et qui a besoin de savoir qui est laid d'où elle vient où elle va ce travail là est un travail que nous avons bien sûr poursuivi encore après les épreuves que nous avons passé mais aujourd'hui en tant que maire de paris effectivement en présidant ce réseau des plus grandes villes du monde des mégapoles qui est un réseau très engagé sur la question du climat nous avons eu l'occasion à paris comme dans ces grandes villes d'engager tout un travail autour de bien sur le climat mais pour résoudre ces grands défis planétaires qui nous sont posées de passer par cette idée d'une ville inclusive j'ai une conviction profonde elle se retrouve aussi dans mes choix mes choix politiques personnelles c'est qu' aucune société ne peut vivre en mettant à l'écart ce qui serait ou les plus fragiles ou qui n'auraient seraient considérés comme n'ayant pas leur place dans le groupe que nous composons est une ville inclusive c'est pour moi la ville qui peut effectivement développé des anticorps tous ces anticorps face à des idéologies des pratiques des attitudes qui elle trône la haine la division et qui s'appuie uniquement sur la peur pour prospérer mais qui pourtant prospère si bien aujourd'hui dans le monde et en europe avec toutes les villes et partant de la question climatique qui est fondamental parce que c'est vraiment une question qui aujourd'hui bouleverse nos économies bouleverse l'absenté et pose vraiment la question de la fin de l'espèce humaine se pose la question climatique c'est vraiment cela à partir de cette question nous sommes très vite aller sur cette question de la ville inclusive et c'est autour de cela que nous travaillons aujourd'hui avec les citoyens les professionnels avec tous les acteurs pour pouvoir trouver là aussi des chemins ce chemin il passe par la parole voilà moi je ne connais pas d'autres armes plus puissantes que celles là pour essayer de partager d'entraîner d'associer de faire en sorte que celles et ceux qui souffrent et celles et ceux qui ne souffrent pas mais qui n'ont pas envie de voir la souffrance des autres se disent que leur destin est tout de même lié la parole ses larmes essentiel que nous avons dans nos démocraties pour pouvoir effectivement trouvé ce chemin extrêmement fragile dans ce monde où la parole est souvent démonétisé et notamment la parole du politique et ou dans des formes souvent très hystérique pardon d'utiliser ce terme mais dans notre démocratie avec des médias qui eux mêmes at ease plutôt qu'une essaye d'aider à comprendre et à poser nous sommes quand même tous quand même dans une difficulté qui n'est pas négligeable mais la parole c'est ce sur quoi vous travaillez aussi bien sûr et je pense que ce travail là est extrêmement utile nous devons comprendre et faire en sorte que les anticorps qui se diffuse dans notre société soit suffisamment puissants pour combattre tout ce qui vise justement à porter l'angoissé la peur de l'autre paris c'est cette ville il ya on a parlé qui est aussi une ville extraordinaire souvent on me dit mais c'est une ville finalement où tout le monde va bien une ville de bobo alors finalement les bobos ils ont tout ce qu'ils veulent ce sont les gagnants de la mondialisation et donc forcément dans une ville qui va bien où il n'y a que des gagnants et bien on n'a pas trop de problèmes et on peut avoir des discussions des débats comme ceux que vous avez parce que c'est une ville où il ya de l'intelligence bien sûr que paris est une ville où il ya des gens qui vont bien et je suis tellement heureuse qui est des gens qui aillent très bien et j'ai tellement heureuse qui est des gagnants quand même de la mondialisation parce que s'ils avaient pas des gagnants ça serait quand même compliqué aussi un de travailler mais paris comme beaucoup de ses grandes villes du réseau que je préside est une ville où nous avons les gagnants mais aussi les laissés pour compte mais aussi des femmes et des hommes qui parce qu'ils ont eu des accidents de la vie se retrouvent dans des situations de précarité extrême mais aussi des femmes et des hommes p parce que il voit de la lumière dans nos villes et dans une ville comme paris viennent chercher refuge et protection je pense bien sûr à tous ces réfugiés qui fuient les guerres où la misère et paris comme beaucoup de nos grandes villes c'est aussi une ville où il ya ce qu'on appelle une classe moyenne des femmes et des hommes qui travaillent qui s'accrochent qui se disent je veux un avenir meilleur pour mes enfants et à cet endroit là parce que cet endroit est ouvert sur le monde parce que à cet endroit là il y a de la culture il y a de la démocratie il y a de l'éducation c'est à cet endroit là que je veux m'accrocher pour que mes enfants puissent grandir dans un endroit où ils donneront une chance des opportunités paris comme nos grandes villes c'est se concentrer planétaire ce sont ces petits village planétaire avec cette société complète et non pas souvent ce schéma très très simpliste que l'on voudrait nous faire partager des grandes villes qui vont bien et des autres territoires qu'il n'irait pas bien non peut-être que parce qu'il ya beaucoup de promiscuité peut-être parce qu'il y à des distances qui sont beaucoup plus courtes d'un point à un autre de la ville et que finalement être reliés par des transports par des réseaux ça permet de faire plus facilement société ça je veux bien bien sûr le reconnaître peut-être que cela facilite le travail mais ce que je reconnais aujourd'hui dans cette ville c'est une société complexe diverses et le rôle que je m'attribue et que les parisiens - attribué c'est de faire vivre en cohésion de façon pacifique cette société complexe où chacune et chacun est différent a droit à un espoir un idéal différents mais ces sociétés c'est ce travail là sur lequel nous sommes aujourd'hui qui est un travail extrêmement difficile sur lequel chacun d'entre nous aucun d'entre nous n'a la solution bien évidemment tout seul et ce travail nous pousse à essayer d'imaginer de mettre en place aussi des formes de gouvernement humains qui sont plus horizontale plus large plus associative plus collaborative pour que chacune et chacun se sente rodier à l'autre c'est ce projet sur lequel nous travaillons je ne suis pas la seule mère à travailler de cette façon là parce que je partage vraiment cela avec beaucoup de mes collègues à l'échelle bien sûr de mon pays mais aussi à l'échelle internationale et de vous voir réunis aujourd'hui pour travailler sur l'inconscient dans ce moment qui nous est particulier puisque nous le vivons est pour moi plutôt un signe d'espoir et je veux conclure là dessus je reste profondément optimiste tant qu'on est debout en capacité de penser de parler et d'agir c'est qu'il y a donc une capacité à faire à transformer et donc je reste du côté de ceux qui pensent que tant que nous sommes suffisamment nombreux efforts pour pouvoir porter cette capacité et cet espoir est bien nous pouvons encore changer transformer ce monde et peut-être permettre à chacune et chacun d'y trouver sa place de façon plus pacifique plus harmonieuse et en se disant que lorsqu'on met des enfants au monde ils ont aussi un avenir merci à vous
[Applaudissements]
Anne Hidalgo