Bruno Retailleau dans "La France en face" (intégrale)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut se résigner à ces violences urbaines ? Comment qualifiez-vous ce qui s'est passé ?
- 1:19RelanceRéponse directe
Comment expliquez-vous l'absence de peines de prison ferme pour les émeutiers ?
- 22:32OuverteRéponse directe
Que comptez-vous faire concernant la montée de la violence chez les jeunes ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quelles idées pour accélérer la justice en France ?
- 27:40OuverteRéponse directe
Comment faire appliquer les principes d'assimilation dans un contexte migratoire ?
- 31:49OuverteRéponse directe
Interprétez-vous la visite du ministre algérien comme une faiblesse diplomatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Chiffre
« Pas un n'avait fait le moindre jour de prison. Je ne parle pas de la garde à vue. Pas un n'avait été condamné pour faire de la prison. »
- 2:46Fait
« La justice des mineurs en France n'est plus du tout adaptée à la violence des mineurs. »
- 4:53Promesse
« Il faut taper le portefeuille de ces individus eux-mêmes ou lorsqu'ils sont mineurs de leur famille. »
- 9:55Fait
« La violence se répand. Elle ne se répand pas seulement dans les grandes villes, mais elle se répand aussi partout en France. »
- 12:01Fait
« Un des points qui m'a le plus bouleversé quand j'étais ministre de l'intérieur, c'est ces jeunes mineurs qui pouvaient tuer ou blesser grièvement. »
- 53:00Fait
« Ce que j'essaie de faire et c'est là que je me démarquerai vis-à-vis des candidats du bloc central, que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Atal, le projet que je vais porter, il est pas soluble dans leur propre projet. »
- 53:38Fait
« Je pense que le Rassemblement national en fait partie et que LFI n'en fait plus partie. »
- 54:21Fait
« Emmanuel Macron avec son sonid ni de droite ni de gauche en même temps les zigzags, les têtes à sur tous les sujets sans avoir de lignes politiques clairire en réalité il a favorisé les deux ailes radicales. »
- 55:05Promesse
« Seront-ils prêts à réviser la constitution profondément pour redonner la parole aux français ? »
- 57:07Promesse
« Moi ce que je veux avec le référendum pour mon pays, je le pratique aussi euh dans mon parti. »
- 57:51Fait
« Je pense que les successeurs et les héritiers du macronisme ne pourront pas rencontrer l'assentiment des Français. »
- 58:32Fait
« On peut pas être socialiste et voter 34 milliards d'euros d'impôts en 24 heures à l'automne et parce que on déjeûne avec le MEDEF devenir subitement libéral. »
- 59:13Fait
« Ont-ils voté les 15 heures de contrepartie du RSA ? Non. La réforme de la retraite ? Non. De l'assurance chômage ? »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Bienvenue dans la France en face. Bonsoir Pierre. Ravi de vous retrouver pour notre rendez-vous politique sur C News et sur avec notre invité qui est au cœur de l'actualité ce soir, Bruno Retaillou. Bonsoir à vous. Bonsoir Ferrari. Bonsoir Pino. Bonsoir Bruno. Vous êtes président DLR, candidat à l'élection présidentielle. Vous avez été ministre de l'intérieur, chacun le sait, pendant 13 mois. Nous allons évoquer bien sûr avec vous ces questions de sécurité brûlante qui ont tristement illustré un nouveau weekend de pillage et de violence en parallèle de la victoire du PSG en Ligue des Champions et beaucoup d'autres sujets à aborder avec vous sur lesquels les Français vous interrogent. L'insécurité, le pouvoir d'achat, les charges qui pèsent sur les
entreprises, la prévidentielle qui se profile avec autour de vous des offres politiques de droite et du camp central. Comment s'y retrouver dans tous les candidats à droite ? Demandra d'ailleurs une française tout à l'heure. Et on commence Bruno Rotaillot par l'insécurité. Samedi soir, la fête et la victoire du PSG en Ligue des Champions a été gâché par des émeutes, des violences urbaines pour la seconde année consécutive. Vous étiez ministre de l'intérieur l'an dernier au moment de la première étoile du PSG. Un individu de 24 ans est décédé, près de 900 interpellations, 178 policiers et gendarmes blessés, 71 villes touché. Est-ce qu'il faut un se résigner Bruno Retaillot à ce genre d'événement ? Et deux, comment est-ce que vous qualifiez ce qui s'est passé ?
Il faut certainement pas se résigner parce que je pense qu'il y a pire que les violences, c'est l'accoutumance aux violences et il faut savoir nommer les choses. Ce qui s'est passé, c'est une situation d'émeute et ce qui s'est passé se reproduira tant qu'on a'ura pas les solutions à mettre en face. Je le dis aussi comme ancien ministre de l'intérieur. J'ai vécu moi aussi l'an dernier cette finale des policiers par dizaines avaient été encore blessés, des gendarmes par dizaines aussi. Euh, on avait fait de nombreuses interpellations, des gardes à vue, des compars directes. Bien, figurez-vous que parmi euh ces individus, ces délinquents, ces barbares, les avais-je appelés, il a pas encore les barbares ? Bien sûr, ce sont des barbares. Mais bien sûr. Moi, j'assume,
évidemment, c'est un comportement de barbare. Je l'assume totalement. Et pas un, vous m'entendez bien, pas un n'avait fait le moindre jour de prison. Je ne parle pas de la garde à vue. Pas un n'avait été condamné pour faire de la prison. Il certains très peu ont été condamnés avec de la prison ferme, beaucoup avec surcis. Pardon mais quand on touche un uniforme policier gendarme sapeur pompiers pour moi c'est clair c'est la case prison tout de suite. Tant que vous aurez cette justice qui ne sera pas suffisamment ferme vous armerez des délinquents, notamment des mineurs. Il faut revoir de fond en comp. Ça fait des années que je le dis. La justice des mineurs en France
n'est plus du tout adaptée à la violence des mineurs. Alors dans les comparations immédiates du jour, il n'y avait pas de mineurs, surtout des individus de 18 à 24 ans. A priori pas une seule journée en prison pour ceux qui ont comparu aujourd'hui. Des PM qui vont de 6 mois à 10 mois fermes qui donc ne seront pas transformés en jour de prison. Mois ferme à 10 mois avec surcis. Il faut des peines de prison et c'est une des propositions que je ferai. J'en ferai de nombreuses, mais il faut un euh abolir la loi Belloubé qui dispose que quand vous écopez de moins de 1 an de prison ferme, et bien elle est améningeable. Non, en plus je pense qu'il faudra une peine planchée pour les violences commises vis-à-vis de ceux qui
détiennent l'autorité publique. Ensuite, il faut supprimer les JAPES, les juges d'application des PNI. Vous savez que en Europe, avec l'Italie, on a cette spécificité d'avoir un juge qui réaménage. Il y a un premier juge, vous êtes au tribunal, vous êtes condamné. Et ben pu ensuite, il y a un autre magistrat qui va réformer la décision du tribunal. Et du coup, faut pas s'étonner si en France, on a une telle un tel écart entre les peines qui sont encoures dans le code pénal, les peines qui sont prononcées par la justice, par le tribunal et les peines qui sont réellement exécutées. Je pense que la question de l'ordre public, elle concerne bien entendu les forces de sécurité intérieure que je veux saluer.
Ils ont un courage incroyable. Beaucoup se décourageraient à leur place. Je les connais bien, ce sont vraiment de grands professionnels. Mais tant qu'on ne changera pas la justice, je pense que on aura un problème. Je pense je crois qu'il faudra recourir aussi aux technologies modernes, par exemple de reconnaissance faciale pour pouvoir déterminer qui était là qui voilà, je pense que ça c'est important. Ils sont masqués et cagoulés, on fait quoi ? C'est plus difficile mais c'est moi qui avais porté le texte de loi sur les blacks. Vous savez pour dire que quand on vient masquer, ben il y a un petit problème, c'est que on veut cacher. Il avait été repris par le gouvernement, il avait été en partie censuré par le Conseil constitutionnel mais c'est la raison pour laquelle
d'ailleurs nous parvenons beaucoup mieux depuis à endiguer les violences notamment pour les grandes manifestations. Ça avait été un point décisif. Bon et j'irai encore plus loin. Je pense qu'il faut taper le portefeuille de ces individus eux-mêmes ou lorsqu'ils sont mineurs de leur famille. Les familles perçoivent un certain nombre d'allocations, par exemple familiales, de droits sociaux. Tout ça n'est pas indu. C'est pour correctement élever leurs enfants. Voilà. Et quand il y a une défaillance et bien on doit payer s'ils sont solvables et si les familles sont solvables évidemment et si la justice autorise c'est sais on échelonne on échelonne croyez-moi pour beaucoup de jeunes notamment mineurs mais y compris pour des majeurs, il faut les taper au
portefeuille c'est pas à l'État et au contribuable ou alors à la municipalité de financer la restauration d'un abribus ou d'un mobilier la taxe antic taxe casseur voilà voilà mais vous savez il y avait une disposition qui était très bien dans la loi perfite, c'était la responsabilité solidaire. Aujourd'hui, pour pouvoir convaincre et confondre un individu, il faut vraiment prouver que c'est lui qui a lancé la pierre. Mais la responsabilité solidaire, c'est que si vous êtes dans le groupe qui fait ça, vous on peut vous condamner. Je pense que désormais, il faut réhabiliter aussi cette mesure. Donc voyez, les solutions, il y en a. Ce qui manque souvent, c'est le courage pour les faire voter et ensuite les appliquer. Alors, en parlant de volonté
politique et de parole politique, le ministre de l'intérieur estime que la situation a été globalement sous contrôle. Est-ce que Laurent Nunes est à sa place au ministère de l'intérieur ? Je vous vois venir Pierre de Vilnau. Euh être ministre de l'intérieur, c'est difficile. Alors, j'essaie de ne pas rentrer dans la polémique, mais pour moi, ça n'était pas des simples débordements. Mais c'était sous contrôle. On ne peut pas et je ne pense pas que ce soit sous contrôle pour les raisons, c'est le mot qui a été raisons à l'unisson par le gouvernement. Je pense que il a peut-être voulu féliciter les gendarmes, les policiers qui ont fait effectivement le travail qu'on leur demande de faire. en terme de maintien euh de l'ordre, ce que j'avais indiqué et dès au mois de septembre, ça
s'était vu, vous souvenez, avec Blocon, bloc tout, Blocon la France, j'avais donné l'instruction très claire, très ferme à nos forces de l'ordre d'aller au contact, de ne plus tolérer, de recevoir par exemple des pavés sans réagir. Bon, et ça avait fonctionné. Je pense qu'il a voulu sans doute féliciter les forces de sécurité, mais un débordement pour moi, c'est une dérive ponctuelle. Là, c'est non seulement lorsque le PSG gagne, d'ailleurs sont pas des houliganes, sont pas en réalité des supporter non, c'est une nouvelle forme de violence. C'est autre chose. C'est autre chose. Jérôme Fourquet l'a bien qualifié puisque désormais il y a un rituel des meutes, c'est euh les Ligue des
Champions lorsque le PSG gagne, c'est Halloween, c'est le 14 juillet. Il y a pas de foot le 14 juillet, on célèbre pas une victoire du du foot, donc c'est autre chose et c'est la Saint-Sylvestre. Donc on voit bien que c'est en train de s'encrer et je dis autre chose autre chose même si je dois choquer. On voit bien il l'avait indiqué d'ailleurs dans les émeutes de l'été 2023 où il y avait une cartographie qui correspondait avec des zones d'immigration importante et des zones d'émeutes. On a échoué sur la politique d'assimilation et d'intégration. le lien entre ces ces émeutes et l'immigration. Je je fais le lien entre je fais le lien plus généralement entre les désordres migratoires, ceux qui ne veulent pas s'assimiler ou s'intégrer et les désordres
sécuritaires. Donc euh les chiffres le font mais le je parle de tout types d'immigration, je Oui, puisque en fait ce sont aussi parfois des Français, ils sont parfaitement français et quand je dis que il y a une panne d'intégration et qui a eu un échec de l'assimilation, c'est qu'il y a une forme de haine antifrançaise. J'ai vu d'ailleurs dans les images de samedi soir un certain nombre d'individus qui brandissaient un drapeau pour ne pas le citer algérien et puis des drapeaux palestiniens également dans dans les que vous avez pu voir avec des jeunes qui criaient justement free Palestine. Donc il y a eu il y a eu effectivement différents dans cette manifestation qui n'avait plus rien à voir avec le football. Je me souviens de du match,
vous savez, qui était un match, non pas de championnat mais un match entre la France et l'Algérie amical. La Marseillaise avait été d'ailleurs sifflée et où Thierry Henry, le capitaine de l'époque, en sortant, avait été interrogé par des confrères à vous et il avait eu cette phrase incroyable. Il avait dit "Ce soir, nous avons joué à l'extérieur et pourtant l'équipe de France jouait en France, en Île-de-France, dans le Stade de France." Bruno Rota. Est-ce que vous êtes d'accord avec Jordan Bardella qui dit français préparez-vous. L'étape suivante c'est que ces jeunes, ces barbares comme vous les qualifiez rentrent dans les immeubles et dans vos appartements. Vous partagez cette analyse ? Non mais la violence elle se répand et elle n'est pas contenue. Il y a la
violence des mineurs qui me préoccupe énormément parce que elle est utilisée par les narcotrafiquants. Narcotrafic ce sont des jeunes qui sont des jeunes soldats et qui sont en même temps des jeunes victimes. Bien. Mais la violence se répand. Elle ne se répand pas seulement dans les grandes villes, mais elle se répand aussi partout en France. Et si on veut reprendre le contrôle de la situation, il faudra euh faire comment dirais-je une sorte de révolution. J'ai proposé, je proposerai d'ailleurs que ce soi les Français eux-mêmes qui puissent voter par le moyen du référendum. Ils ne le peuvent pas. Donc il faudra modifier la Constitution pour que ils puissent choisir la politique pénale qu'il souhaite qu'il souhaite que l'on applique. Voilà. Est-ce qu'ils veulent euh une politique
pénale laxiste ou est-ce qu'ils veulent enfin des sanctions pour que nous puissions restaurer l'autorité ? Et ça, ce sont souvent les Français modestes parce que c'est eux qui sont en première ligne, parce que eux ne peuvent pas se loger dans des beaux quartiers à l'abri de ces désordres parce que eux ont des enfants qui peuvent mettre par exemple qui ne peuvent pas mettre dans des écoles qui coûtent souvent un peu cher dans les droits de scolarité. Donc c'est aussi cette politique de fermeté, d'autorité, c'est elle a aussi une dimension sociale qui concerne les plus fragiles de nos compatriotes et aussi, je dois le dire, des immigrés qui se sont totalement intégrés fran et français. Et c'est eux souvent quand j'étais ministre de l'intérieur qui me disaient "Mais monsieur le
ministre, moi je ne tolère pas que des nouveaux venus n'acceptent pas de faire les efforts que nous nous avons fait pour apprendre le français, pour respecter vos lois, vos mœurs." C'est aussi à ces gens-là que je pense et qu'il faut respecter. 21h11, on est en direction news et sur Europain. Bruno Retaillot est notre invité. Première question d'un téléspectateur auditeur Nicolas qui vous parle de la violence des mineurs. Bonjour monsieur Rota. Je suis Nicolas Morier directeur d'une association sportive à Nice. Voici ma question. Que comptez-vous faire concernant la montée de la violence chez les jeunes comme on a pu le voir ce weekend et faut-il changer la loi sur les mineurs ? Alors là, pardon, la loi sur les mineurs. Les mineurs ? Oui, bien sûr Nicolas, je
vous réponds. Oui, j'ai commencé à aborder à l'instant ce sujet-là. Vous savez, un des points qui m'a le plus bouleversé quand j'étais ministre de l'intérieur, c'est ces jeunes mineurs qui pouvaient tuer ou blesser grièvement. À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes de m'indiquer le nombre d'antécédents judiciaires. Et bien souvent, c'était plus de 20, plus de 25, parfois plus de 30 antécédents. Des chemins de violence. C'est-à-dire que on les enferme dans des parcours de cul Oui. de culpabilité, en tout cas de délinquence et comme on refuse de les sanctionner au premier dil grave, ils montent en puissance, ils vont voler, voler avec violence et cetera et cetera. Et donc si la société ne répond pas à cette nouvelle violence qui a changé
totalement de forme, alors en quelque sorte nous sommes aussi complices et coupable. Ce que je propose ce que je propose là encore, ce sont des courtes peines, c'est-à-dire des peines de plusieurs semaines dès le premier dil grave parce que ce sont des jeunes mineurs qui désormais sont dépourvus de toute empathie et il faut contenir cette violence. C'est-à-dire que à la moindre contrariété, ils peuvent réagir très brutalement parce qu'ils n'ont pas eu de cadre. On leur a pas dit non, il y a pas eu d'interdit. Et ce cadre, il faut parfois le restaurer justement par l'emprisonnement. On les met pas dans les mêmes prison. Ils sont pas à côté par exemple de droits commun qui seraient très violents ou de terroristes. Mais des prisons spécifiques qui coûteront moins cher
bien sûr, mais délit premier, délit grave. Et ça là encore, ce sera le référendum. Donc ça c'est des investissements, c'estàdire qu'il faut construire de nouvelles prisons adapté à ces mineurs et puis on est comptable aussi quand vous avez parlé tout à l'heure des peines d'un an, moins d'un an, on a un bracelet électronique, c'est aussi parce qu'il y a une population carcérale dont on narrive pas à venir au bout. Bien sûr. Alors il faut évidemment construire des prisons, mais il y a un investissement. Regardez ce qu'a fait la Hollande, les Pays-Bas, ils ont fait des courtes peines, ils ont construit des prisons et ensuite ils ont vidé. Ils en ont même loué des places de prison à la Belgique. Pourquoi ? Parce que vous prenez un mineur dès le premier délit grave, il fait une semaine ou de
semaines de prison. Il a compris. Et ensuite justement, il ne fait pas ce parcours de délinquence parce que au bout du parcours de délinquence, quand il y a un crime, évidemment, il y a des années de prison. C'est ça qui coûte cher aussi. Donc vous voyez, non seulement on protège la société mais aussi c'est un bon investissement. Il faut je pense être sévère au moment où il le faut. Bruno Rota. Autre question d'une étudiante en droit. Elle s'appelle Prune et elle vous pose une question concernant la justice. Bonjour monsieur Retaillot, je m'appelle Prun et je suis en première année de droit et j'avais une question à vous poser concernant du coup la justice en France. Si vous aviez des idées, ce que vous comptez faire pour potentiellement l'accélérer. Pour accélérer la justice, Bronille,
votre réponse. Bah pour accélérer la justice, il faudra changer la loi là aussi. Je pense que euh on aura besoin, je parlais par exemple du juge d'application des peines, je pense que on a besoin euh de tribunaux qui soit en ordre de marche parce que il faut là encore on a des procédures qui sont beaucoup trop lourdes. Donc dans la révision du des textes notamment en matière de politique pénale, je proposerai un certain nombre de procédures qui seront plus abrégées. On on doit pouvoir juger plus rapidement sous les dossiers. ils coulent totalement sur mais ils sont totalement débordés. Pourquoi ils sont débordés ? Parce que comme on ne sanctionne pas suffisamment vite, on accumule les affaires. Donc ça c'est le premier point. Euh et puis euh ensuite, il faut
aussi faire en sorte que la justice ne soit pas clochardisée. Je pense que aider la justice par exemple pour avoir des greffiers, pour avoir des juges, moi je pense et je souhaiterais queon puisse diversifier là encore le recrutement des magistrats. Il y a l'école nationale de magistrature, mais je souhaite que demain, il y ait des professionnels, avocats, gendarmes ou policiers qui puissent accéder à ces fonctions de magistrat et remettre la victime au centre du système. Parfois, il faut 6 ans pour juger un viol, 8 ans pour un meurtre. Bon, est-ce que c'est normal France ? C'est absolument anormal. C'est une injustice et vous l'avez très bien dit. Euh là encore, il faut bouleverser les règles et tant qu'on a'ura pas le courage de le faire, il faudra le faire
par référendum. Vous savez, sur la justice des mineurs, je reviens sur la question de Nicolas, il y avait une un texte qui l'an dernier à peu près il y a 1 an, pour durcir un peu, c'était très timide, mais la justice des mineurs a été votée. Le Conseil constitutionnel l'avait censuré. Vous savez pourquoi ? Il avait dit, "Écoutez, en France, il faut que le principe cardinal soit le principe de l'éducation et non pas le principe de la sanction." Mais quand on a des enfants, j'interroge les parents, est-ce qu'un jour les parents ont dissocié la sanction de l'éducation ? Donc voilà, je pense que si on veut pas être censuré, il faudra donc vous le référendum pour que la voix du peuple exactement vous interroger justement sur le rôle du Conseil constitutionnel aujourd'hui. Premier Root,
c'est fondamental bien sûr, ça fait partie de mes réflexions. Je je j'en ai souvent parlé, la démocratie, l'état de droit. Moi je suis pour l'état de droit mais je pense pas que quelques magistrats nommés au conseil constitutionnel puissent réviser de même la Constitution, c'est-à-dire faire dire à la Constitution ce qu'elle ne dit pas. Je pense que à un moment donné, par exemple sur la justice des mineurs, je vois pas pourquoi on nous interdit aujourd'hui de réformer une politique des mineurs qui ne marche pas et qui envoie des mineurs, pardon, à la casse. Si les narcotrafiquants utilisent des mineurs aujourd'hui, c'est aussi parce qu'ils savent que ces mineurs sont en situation d'impunité. Donc, il faut réagir. Mais est-ce que le Conseil constitutionnel juge encore en droit
comme justement ce sont ces prérogatives ? Il doit le faire mais j'observe que dans un certain nombre de jurisprudence, je suis bien placé pour le dire, par exemple sur la loi immigration euh où j'avais fait passer au Sénat les articles qui étaient les plus fermes, 35 articles avaient été euh déclarés euh comme des cavaliers législatifs, bref, ils avaient été censurés. Et bien, je pense que là, le Conseil constitutionnel a fait une lecture qui n'est pas juridiquement correcte de la Constitution après la révision de Nicolas Sarkozy de 2008 puisque on avait encouragé l'initiative des parlementaires et là, au contraire, le conseil constitutionnel avait fermé, si j'ose dire, ce pouvoir d'initiative des parlementaires avec le droit d'amendement. Là, clairement, ça n'était
pas une décision inspirée par le droit. Donc moi, je veux que on puisse réacorder euh la démocratie, le pouvoir des Français de peser sur leur destin collectif et l'état de droit. Et l'état de droit, pardon, c'est d'abord la séparation des pouvoirs. Le législateur vote la loi. Euh le juge et la bouche de la loi, comme disait Montescu, l'interprète. Mais le juge ne saurait en lui-même faire une loi différente de ce que les textes des traités ou de la Constitution disent. Bruno Retaillo, vous avez déjà amorcé le sujet qui suit, c'estàd le narcotrafic et gangraine le pays. On estime que pratiquement 80 % des communes française sont déjà touché. On va entendre une question dans un instant de de Rodolphe. Est-ce qu'on a perdu la bataille ? Est-ce que la bataille contre le
narcotrafic est en passe d'être perdu ? Ce que disaient les magistrats marseillais il y a quelques années de cela. Je sais très bien. Je sais très bien puisque c'est moi qui avais comment dirais-je pris l'initiative de lancer la commission d'enquête sur le narcotrafic au Sénat. Et c'est lors de cette audition que notamment le procureur et d'autres magistrats du siège avaient indiqué que euh la situation était extrêmement grave. Elle l'est toujours mais on peut gagner la bataille. Comment on peut la gagner en étant beaucoup plus ferme. J'avais fait voter moi un texte sur le narcotrafic. Déjà on peut expulser et les préfets désormais, je veux leur rendre hommage, expulsent régulièrement des narcotrafiquants des logements sociaux. Ils leur interdisent de paraître sur des points d'île. Ils
ferment des dizaines des centaines de commerces qui servent à blanchir l'argent sale. Mais il faut aller au-delà. On m'avait refusé moi un dispositif qui était important, c'est la possibilité d'intercepter des messageries sur des cryptessageries. Vous savez qu'aujourd'hui on peut intercepter sur le téléphone de grand les messageries cryptées plutôt. Les messageries cryptées pardon. pardon les messageries cryptées mais aujourd'hui les messageries cryptées c'est comme ça que communiquent les narcotrafiquants. Donc il faut que les forces de l'ordre en matière de renseignement puissent avoir accès. Et j'ai fait une nouvelle proposition c'est d'instaurer un état d'urgence antitrafic spécifique. Il y a quelques dizaines de quartiers où le narcotrafic est tellement enquisté que on ne
parviendra à gagner la bataille que si on les verrouille. Et pourquoi vous l'avez pas fait quand vous étiez à Bobo ? parce qu'il faut passer à un texte de loi. Déjà la le texte sur le narcotrafic, on a réussi à le faire passer malheureusement avec des pertes. Je pense au messager crypté, j'en parlais euh à l'instant qui handicap énormément nos services de renseignement parce que il ne luttent pas à armes égales. Par contre, sur le l'état d'urgence qui serait un point très important parce qu'on verrouillerait un quartier, on y concentrerait des moyens judiciaires, administratifs, fiscaux et cetera. policiers sécuritaires, il quittent et on enverrait des blindés les senteors de la gendarmerie et on on contrôlerait les entrées et les sorties sur une dizaine de villes en France.
Pas plus à plus. Il le faudra il y a à mon sentiment, il faudra l'expertiser. Je pense que il y a entre 50 et une centaine de quartiers en France qui sont dans ces conditions là. On ne peut pas le faire euh tous simultanément à la fois de police qu'il faut pour ça. Non, mais il faut le faire de façon, comment dirais-je, régulière, pas simultanément parce qu'on aura pas les moyens, mais il faut le faire régulièrement et ça exige un état d'urgence avec des conditions de droit qui sont spécifiques pour faciliter des saisies, des avoirs, taper au portefeuille, l'encore, des perquisitions et cetera pour faire en sorte que nos forces de l'ordre, nos magistrats puissent avoir des outils qui soient à la hauteur du danger que représente le narcotrafic du narcotrafic
et de l'insécurité en général. Une question pour vous de Rodolphe. Bonjour Rodolphe Gavari cadre dans l'industrie. Euh j'ai une question pour vous. Je voudrais savoir si au niveau de l'insécurité euh qu'est-ce que vous comptiez faire ? de plus en plus, on voit des problèmes que ce soit dans les écoles pour les enfants, pour un peu de tout dès qu'il y a des débordements. Donc, j'aimerais savoir un petit peu quelles étaient vos idées pour pour baisser l'insécurité. On a déjà parlé d'un certain nombre de propositions. Il parlait de l'école. Alors, je ne sais pas si la question de Rodolphe a un lien avec ce qui s'est passé sur Paris et dans d'autres lieux en France, notamment sur les violence sexuell. H
moi je pense que l'école c'est un lieu sacré. Je pense que attenter un enfant à l'enfance, c'est la pire des barbaries. Et je suis absolument stupéfait de l'omerta qu'il y a eu sur l'affaire parisienne, le périscolaire à Paris. Sur le périscolaire et les écoles maternelles à Paris. Ce que je propose c'estes trois choses très simples, c'est que les employeurs publics pour des écoles primaires ou privées pour des crèches par exemple puisse avoir accès à des fichiers sur les délais consexuels fondamental. Non pas la totalité du fichier, mais vous voulez embaucher monsieur X, vous interrogez le fixier pour savoir si
monsieur le nom de monsieur X figure première chose. Deuxième chose, je pense qu'il faut une justice beaucoup plus ferme. Vous savez l'école dans le 11e arrondissement un un éduc soi-disant éducateur avait je crois commis des violences sexuelles sur une dizaine d'enfants. Le plus jeune avait 5 ans et le ministère public n'a pas demandé un enferme. Vous vous rendez compte pas 1 an de prison. Ça vaut pas au moins 1 an de prison ferme d'attenter à cette jeunesse, à l'enfance. Et troisème chose, moi je suis, je le dis, je vais choquer peut-être, mais je suis favorable à la cassation chimique. Depuis une vingtaine d'années, la cassation chimique est possible à raison du volontariat. C'est-à-dire que si vous vous déclarez volontaire, vous pouvez
avoir un traitement qui va diminuer le taux de testostérone et qui va diminuer la libido. Et bien moi, je pense que le juge évidemment sous le contrôle du juge, le juge devrait pouvoir mais avec l'accord de l'agresseur ou sans l'accord ? Sans l'accord de l'agresseur. Sans consentement. Consentement. Comment faire parvenir justement ? Ah mais sans qu'on une réforme sans Ah mais bien sûr, bien sûr. Mais pour moi c'est une évidence et pour moi il faut traiter le mal à partir de la racine bien sûr parce que quand vous enfin quand on discute euh avec des psychiatres ou ou avec un centre de médecins, il y a des pulsions qui sont parfois irréversibles. Alors deux choses l'une, soit on enferme ma vie, bah c'est pas le cas, c'est
jamais le cas. Euh soit on voilà, il y a des traitements qui permettront justement à ces individus de ne pas récidiver. C'est trop grave. C'est trop grave. Ce sont des crimes abominables. C'est constitutionnel ça. Je pense que aujourd'hui ça nécessiterait encore dans une réforme que j'appelle de mes vœux, pas seulement de l'immigration mais de la justice. Je pense que il faudra un référendum. Très bien. En tout cas sur les affaires de de Murs. Charlotte a une question pour vous. Bonjour, je m'appelle Charlotte, j'ai 39 ans. Je voulais savoir si aujourd'hui vous pensiez qu'une jeune fille peut se promener dans la rue sans un sentiment d'insécurité. Réponse Reno. Évidemment que non.
Beaucoup de mes amis, j'étais j'étais envé chez moi donc samedi et beaucoup de mes amis me disait qu'il ont des enfants adolescents ou des jeunes adultes qui leur donnaient la consigne de ne pas sortir jeunes filles et jeunes hommes. Mais vous avez des quartiers aujourd'hui où une jeune femme, pas seulement une jeune fille, ne peut plus déambuler sans se faire pointer du doigt dans une tenue qui soit une tenue estivale quand il fait très chaud, qui puisse aller dans un café. Il y a certains quartiers qui ont été verrouillés par les islamistes, autant le dire. Je ne sais pas si c'est l'origine de la question, mais moi je le dis. Et et là encore, on est en France,
p de la liberté, on a là encore une façon de nous exprimer, de nous vêtir. C'est ce qu'on appelle le mode de vie. Et ben moi, je veux être le candidat demain qui sera le candidat qui préservera et qui défendra le mode de vie à la française. Et ça sera pas un candidat ma boule. Oui, je vois. Bah non, je je pense référence bien sûr au président du président de la République à propos de de l'Algérie. Je vois bien ce que Pierre Devinot tente de d'insinuer. Euh non, je pense que c'est ce que demande la majorité. Mais vous savez euh ça n'est pas une question de religion. Je quelqu'un disait jadis à Rome fait comme les Romains. Quand on se déplace dans un pays quand on habite on essaie de respecter les normes, les mœurs, les lois. Évidemment, c'est les règles de
l'hospitalité. C'est tout. C'est tout. Et et en France, on a un principe, c'est l'égalité homme-femme. Voilà, c'est l'égalité homme-femme. Et ce principe pour moi, il est absolument sacré. Bruno Rotaillot, il est euh 21h27, on est en direct sur ses news et sur européen. Évoquons la question de l'immigration. Les derniers chiffres de l'INED, l'Institut national euh de l'immigration de la de la démographie, voilà, Gra, de la population adulte qui est étrangère et que un/ers des Français ont un lien direct avec l'immigration. On est donc face à une population qui est en grande partie métissée. Comment est-ce que vous faites encore une fois pour faire appliquer les principes d'aimer la France, de faire respecter ses règles dans ce cadre-là ? D'abord, ce que je voudrais vous dire, c'est que
aimer la France, être patriote, c'est pas une question ni de religion, ni de couleur de peau, ni de condition sociale. Si nous tenons à ce que nous sommes, à notre identité, si nous don à notre modèle républicain, c'est justement parce que la France a toujours réussi à marier ce qu'il y a de plus particulier dans chaque homme et et chaque femme et ce qu'il y a de plus universel dans tous les êtres humains. C'est ça la France. C'est pour cela que il faut être intransigeent. Euh sur l'assimilation, sur l'intégration. Aujourd'hui, c'est une question de nombre. On peut pas recevoir chaque année en immigration illégale ou légal l'équivalent de la population de Lyon. Un demi million de personnes. D'accord. Comme le demande justement Gérald Darmanin qui veut un moratoire
sur 3 ans et qui veut mettre fin au regroupement familial. Je pense que je pense que le mor c'est un slogan. Je pense bah je vais vous dire pourquoi je slogan présidentiel. Je pense que oui parce qu'aujourd'hui malheureusement malheureusement ce sont pas les hommes et les femmes politiques qui décident. Ce sont les jurisprudences. Aujourd'hui, vous décrétez un moratoire mais la semaine d'après, il est contredit, il est censuré, vous le savez parfaitement. Donc il faut changer la loi, la loi française, la Constitution française, je viens de le dire, au moyen d'un référendum. Pour l'instant, les Français ne peuvent pas se prononcer pour choisir la politique migratoire qu'ils souhaitent. alors que c'est un phénomène qui a bouleversé depuis un demi-siècle
la société française. Moi, je veux leur donner la parole. Et deuxième chose, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il faut changer les lois européennes. C'est ce que j'ai initié avec le règlement retour. Le règlement retour, c'est un bouleversement total. Euh et parce que la droite est désormais majoritaire en Europe, que on peut modifier les politiques publiques européennes. Et parce que François Xavier Bellami euh s'appuie sur toutes les droites au Parlement européen, y compris euh le rapport national évidemment droite fonctionne à en Europe. Mais croyez-vous le le texte narcotrafic, il a été voté par qui ? pas parler les filles hein. Il a été voté par ce qu'on appelle le bloc central. Il a été voté par LR, il a été voté je pense par une
partie même du PS, il a été voté aussi par le Rassemblement national. Donc il n'avait quand même pas voté, vous voyez, la disposition que je réclamais, vous voyez, sur l'interception des messageries cryptées, voyez. Mais mais je pense que quand il s'agit de l'intérêt supérieur de la nation, c'est important. Et moi, j'avais commencé dès que je suis arrivé comme ministre de l'intérieur. Mon objectif était de modifier cette loi européenne parce que aujourd'hui, vous interpeller un clandestin en situation donc irrégulière. Et bien cette la directive, l'ancienne directive européenne, elle est toujours en cours hein, tout a pas été complètement changé mais dans quelques jours ça le sera grâce au règlement retour. Aujourd'hui, la loi européenne dit quoi ? Il faut donner un
délai volontaire de départ pour l'étranger en situation régulière. vous leur donnez un délai de départ volontaire, ils s'évanouissent dans la nature et c'est terminé. C'est pour ça que les occultés tout ça ne marche pas. Voilà. Alors, une question et une critique du Rassemblement national et de vos détracteurs qui disent que la France n'a jamais délivré autant de titres de séjour que lorsque vous étiez au gouvernement. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Attendez, mais les titres de séjour, c'est les visas notamment. Hm hm. Et si d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à quitter le gouvernement, c'est que j'avais demandé dans le fameux contrat de gouvernement, dans les nouveaux moyens que je voulais pour mon ministère de l'intérieur, la main sur les visas. Aujourd'hui,
c'est le qu d'ors aujourd'hui, on demande, comprenez-moi bien, j'espère que les téléspectateurs vont me comprendre. Aujourd'hui, on demande au ministre de l'intérieur de réguler les flux migratoires. Mais le ministre de l'intérieur à la main quasiment uniquement, alors sur les visas de long séjour, c'est assez peu, mais surtout sur les QTF, sur les sorties, c'est trop peu. Moi, je pense que si on veut tout maîtriser, il faut maîtriser les entrées. Et pourquoi je disais ça ? parce que la France octroit le quart 25 % des visas qu'octroit toute l'Europe. Vous rendez compte ? On est par rapport aux Allemands, on octroit 900000 visas supplémentaires. C'est pas possible. Parce que quand on parle d'immigration, c'est pour ça que j'entends moi des gens du bloc central,
que ce soit Gabriel Attal ou Édouard Philippe dire "Ah l'immigration légale, c'est très bien." Non mais l'immigration légale aussi une fabrique bien sûr pour l'immigration illégale. Vous entrez avec un visa par exemple cours séjour freiner. Attendez, c'est la première fois, attendez, en matière de naturalisation, en matière d'interpellation des étrangers en situation irrégulière, d'éloignement forcé et cetera, jamais il y avait eu les résultats que j'ai pu avoir alors que j'avais pas la main notamment je pas pu faire voter une grande loi puisque on avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et que j'avais pas vraiment un président de la République était aligné avec la politique que j'entendais mené. Laurent Nunz aujourd'hui recevait son homologue algérien. Il a été question notamment,
il devait être question de la libération ou en tout cas d'évoquer le nom de de Christophe Gless. Comment est-ce que vous interprétez cette cette visite du ministre des affaires intérieures algériennes ? Écoutez, je je pense qu'on se trompe en France. Je pense que le pouvoir se trompe avec l'Algérie, avec le régime algérien parce que je sépare les les deux choses. Qu'est-ce que je veux dire ? On a réussi, je crois que Boem sans salle demain matin vous l'interrogerez. Voilà à 8h10 sur la matinale. Absolument. Boem a été libéré. Pourquoi ? Parce qu'on a fait du bruit. Christophe Glaise, personne m'en avait parlé. Ça fait 2 ans qu'il a été arrêté. Il est toujours derrière les barreaux. Ça veut dire quoi ? Personne ne m'en a parlé. Ça veut dire que j'ai appris par
des journaux que on avait un compatriote qui était retenu en Algérie. vous voir en disant monsieur le ministre parce que c'était l'om parce que parce que je pense que le paris qui avait été fait c'est surtout de ne pas en parler et que la diplomatie douce complaisante bienveillante allait pouvoir régler le problème soumise ça quelque part ce que je vais vous dire ce que je souhaite moi c'est que il y ait une vraie doctrine d'état en matière diplomatique avec l'Algérie. Je pense que le président de la République s'est trompé en pensant que la relation entre nos deux pays pouvait simplement être une relation psychologique, personnelle, amicale avec le président Teboun. Je pense que c'est faux pour deux raisons. D'abord, le président Teboun, c'est pas
lui qui détient le pouvoir ultime. Il y a un cercle plus large. Euh le chef d'étatmajor, Chan Gria, les services secrets, quelques oligarques. Donc première première raison de l'erreur. Deuxième raison, c'est que le régime algérien a un besoin vital de la France comme un bouc émissaire. Pourquoi ? Parce que sur le plan international, l'Algérie est désormais très isolée parce que l'économie est en panne parce qu'il y a eu un mouvement le HIRAC et parce que la jeunesse est contesté terre et cetera. Et donc ils ont besoin d'un récit où on désigne un ennemi, un adversaire. Et donc chaque concession que l'on fait, on la paye au quadruple.
Chaque concession est perçue par le régime algérien comme une faiblesse et une faiblesse qui va appeler d'autres concessions et donc on nen sort jamais. Je pense moi que il faudra refonder une doctrine d'État sur une base d'ailleurs de respect mutuel. Moi je ne veux pas me fâcher avec l'Algérie. Je veux simplement que la France ma patrie et pour les Français qui sont fiers de ce qu'ils sont soient respectés. Voilà. C'est ce que Laurent Nunes d'ailleurs à son retour et au retour. Regardez, regardez le nombre de visites ministériell quand Armanin quittait l'Algérie le surlendemain, je crois que c'était le dimanche 24 mai, watan enfin avait un gros titre, le journal Elatan avait un gros titre pour ridiculiser notre ministre des affaires étrangères
en titrant sabotage la France et encore une fois en insultant la France. Donc il faut comprendre et je pense qu'une vraie politique doit d'abord respecter les intérêts nationaux et se fonder sur deux choses. Première chose, le respect de nos accords réciproques, la réciprocité. Tu ne veux pas respecter les accords de 94 pour reprendre les EQUTF algériens qui sont documentés comme parce qu'ils ont un passeport, une pièce d'identité 150 occup. Non mais c'est pas ça les Oui mais par une Oui mais au compte goutte zéro s pour vous. Non non non. 10, attendez, 51000 Algériens en situation irrégulière euh interpellés en 2025 et et 150. C'est pas ça le le vrai
accord, celui dont je parle de 94, c'est pas un accord du compte goutte. C'est dès lors que vous interpellez un ressortissant algérien, il a un papier, passeport, carte d'identité même périmé. Et bien l'Algérie doit le reconnaître comme tel. Envoie, vous le savez très bien, vous avez fait l'expérience. Première chose, oui, parce qu'ils ne respectent pas leurs accords. C'est ce que je dis. Donc un, le respect des accords. Je parle d'une nouvelle politique. Il faut refonder une nouvelle politique sur le strict respect des accords réciproques. Vous ne respectez pas votre accord, nous ne respecterons pas nos accords. Voilà. Et deuxième chose, une intransigence vis-à-vis de nos ressortissants et vis-à-vis de nos souverainetés. Que le régime algérien règle ses comptes avec des opposants sur
le seul français, c'est inacceptable que le régime algérien est emprisonné. un écrivain et aujourd'hui un journaliste, c'est parfaitement là encore inacceptable et injustifiable. Donc la méthode ferme, c'est celle que vous continuez à proner Bruno Rotaillot. Mais évidemment évidemment regardez Christophe est toujours emprisonné et vous verrez, ils trouveront toujours autre chose. Ils ont réhabilité d'ailleurs aussi dans l'hymne national algérien un refrain qui insulte la France. Quelle grande nation accepterait d'avoir autant d'insultes et cetera sans rien dire, toujours en courbant les Chines ? Il est 21h37 sur Europe et sur ses news. Bruno Retaille à la gare en Iran et le blocage du D3 d'Ormous se poursuivent. Les prix à la pompe ne baissent toujours pas et pèse lourd sur
le pouvoir d'achat des français. Le gouvernement a décidé de muscler ses aides au ménage au secteur étranglé par cette hausse des prix tout en refusant les aides généralisées depuis le début. Vous vous demandez la la baisse des taxes au moins la baisse des des ceux de sur taxe. C'est sur taxe. Voilà. Par exemple, quelle est votre position aujourd'hui ? Ah ben elle n'a pas varié mais le gouvernement n'a pas d'autre choix que de faire ce qu'il fait. Il y a plus il y a plus de sous dans les caisses. On est ruiné, on est au bord de la banqrooute. On est au bord de la banquroute. Voilà, donc il y a plus d'argent. Donc euh quand on a une situation euh de ce type-là, quand on augmente l'endettement, cette année encore, vous aurez gardé la sécurité sociale pour la
première année depuis longtemps. Toutes les branches, famille, maladie, chômage, retrait, toutes les branches sont dans le rouge. Voilà, bravo. Donc, que faire d'autre ? Faire comme le Rassemblement national, vouloir baisser la TVA, ça coûterait quoi ? 15 milliards qui seraient payés sur la dette, qui serait donc payé pardon par les jeunes générations. C'est-à-dire que ce sont les futures générations, nos enfants ou nos petits-enfants qui pérent les pleins d'aujourd'hui. On marche sur la tête. Mais la surtaxe dont vous parlez sur l'énergie, est-ce que vous dites la même chose aujourd'hui ? C'està-dire 15 17 centimes par litre descend ou est-ce que vous dites "On est tellement à l'os aujourd'hui encore plus qu'avant que de toute façon même ça on peut plus le faire ?"
Non parce que ça ça ne va pas dans les caisses de l'État. Les certificats d'économie d'énergie, c'est une forme de surtaxe et c'est pour payer des économies d'énergie. Ça pardon, mais ça ça fournit quand même les les bonus écologiques pour les pompes à chaleur, pour les voitures électriques. Oui, mais c'est c'est un mécanisme qui permet justement de de prendre de faire prendre conscience de la chè de l'énergie. Pardon, il y a pas besoin de ce mécanisme pour que les Français prennent conscience que c'est très cher. Deuxième chose, pour le moment, c'était d'ailleurs même l'électrif même l'électricité était pénalisée alors qu'on veut électrifier les usages mais des pompes à chaleur par exemple pour le chauffage ou le rafraîchissement des locaux et cetera et cetera. Donc là
encore ça n'est pas une bonne politique. Donc je pense que cela ça peut changer parce que ça n'alourdira pas l'endettement de la France. Moi ce que je propose si on veut euh justement faire en sorte que on a une politique énergétique, faut surtout pas faire ce que le gouvernement a fait avec la programmation pluréannuelle de l'énergie qui en 2035 coûtera environ sur la facture d'électricité des Français 3 mois de plus. Moi ce que je propose si je suis élu président de la République, c'est au contraire d'alléger de 2 mois la facture d'électricité des Français. Comment vous avez fait ? En arrêtant de subventionner les énergies renouvelables carrément tout les éolienes tout ça. On arrête. C'est on arrête de subventionner, c'est-à-dire que ce n'est pas un moratoire sur on ne
les subventionne plus en poussant jusqu'à 80 ans avec les conditions de sécurité le parc nucléaire euh en faisant en sorte que l'indice de conversion par exemple sur le diagnostic de performance énergétique ne pénalise pas l'électricité. Jusqu'à présent, on pénalisait l'électricité et on favorisait le gaz et les énergies fossiles. Mais encore on marche sur la tête. Donc il y a quelques mesures de bon. En réalité, il faut une politique de bon sens. Il faut remettre les choses à l'endroit. Alors le bon sens, les chefs d'entreprise en ont beaucoup. On va écouter une question d'Hervé qui vous est adressé. Bonillon. Bonjour, je m'appelle Hervé, je suis chef d'entreprise à Paris. J'ai une question simple. Depuis le temps qu'on me dit que les boîtes sont écrasées de
taxes et de charges et c'est vrai et que tous les hommes politiques disent qu'on va les diminuer. Moi, j'aimerais savoir quand effectivement un homme politique courageux va prendre ce genre de décision. Alors votre réponse Bruno Rota mais faut faudra faudra voter et bien choisir le candidat pour 2027. Euh les propositions que je fais, elles sont de deux ordres parce que je pense que les entreprises françaises croulent sous le poids des prélèvements obligatoire et sous le poids des normes. C'est Ronald Rean qui avait décrit notre système socialtatiste. Il avait dit un jour Ronald Rean, c'est c'est génial comme expression, avait dit là-bas tout ce qui bouge, on taxe. Ce qui bouge plus du tout, on le règlemente. Et ce qui bouge plus dans ce qui bouge encore, on le
réglemente. Et ce qui bouge plus du tout, on le subventionne. Ouais. Deux propositions, je restituerai 40 milliards d'euros de cotisation et euh de chargement de des impôts sur la production aux entreprises dans les tout premiers mois de ma présidence. 40 milliards. C'est pas la totalité de l'écart avec les entreprises en moyenne européenne, il y en a à peu près 60 70. Mais les deux tiers de l'écart, je le comblerai dès les premiers mois, première chose. Et je ferai non pas une simplification, mais je ferai une dérégulation. Par exemple, je supprimerai dans la charte de l'environnement sur la constitution le principe de précaution. Au départ, l'initiative était sans doute de bonne volonté parce que on voulait faire prendre conscience de
l'environnement. Mais ce principe s'est transformé en un principe de blocage et c'est un principe de responsabilité qu'il faut simplement mettre en avant sans que ce soit le principe de précaution. Là encore sur le code du travail, j'en reviendrai à une réforme d'ailleurs qui avait proposé euh un un grand chef d'entreprise Yv Loncamp et Robert Badinter, c'est-à-dire voilà, il y a 50 grands principes du code du travail. Vous avez un accord de branche ou un accord d'entreprise et ben vous pourrez vous passer du code du travail à condition de respecter ces grands principes cardinaux. On dérégule. Donc voilà. Donc donc on on dérégule mais vous n'imaginez pas le poids des normes. C'est c'est deux trois fois plus que l'Allemagne. C'est ce qui nous coule.
C'est ce qui nous coule. Quand je vais prendre quelque chose qui va peut-être choquer un certain nombre de de spectateurs, de téléspectateurs, il y a des molécules aujourd'hui, il y a des traitements dont nos malades ne peuvent pas avoir accès. Vous savez pourquoi ? parce que les grands labos aujourd'hui hésitent à déposer des dossiers pour les molécules et médicaments très innovants en France parce que en France la longueur la bureaucratie fait que le temps est quatre à c fois plus long que celui de l'Allemagne alors que on est pour les autorisations de mise sur le marché alors que on a une agence européenne moi ce que je propose c'est que dès lors que l'agence européenne enfin tamponne ben c'est fait on va pas refaire des essais cliniques. Bon sur le travail Bruno Rotou est-ce
qu'on travaille assez ? Est-ce qu'il faut qu'il travaille les Français travaillent plus ? Comment on fait ? 1664 heures par an. Exactement. Mais on a un problème en France, c'est que le travail les Français sont pas feignants. H euh mais le français pay Non mais c'est que les Français le travail ne paye pas. Vous êtes un des pays en France où on vous donne une augmentation et vous allez donner quasiment plus à l'État que ce que vous allez recevoir. Et en plus, si vous avez un petit salaire, là où on concentre les allègements de charge, si vous donnez 100 € vous êtes un un voilà un petit chef d'entreprise, un chef d'entreprise, une petite PME, d'un artisan, vous voulez donner 100 € ça va vous coûter 480 €. C'est de la folie. Moi ce que je propose justement c'est qu'à partir d'un seuil,
la 36e heure avec un peu plus à peu près une demi-heure de travail de plus par jour, on puisse donner entre un 13e et un 14e mois en effaçant les cotisations sociales. Je considère queavant avant ce seuil, chacun paye son du h parce qu'on a besoin voilà d'un système d'une sécurité sociale mais après on travaille pour soi et ce qu'on gagne ce qu'on travaille on le gagne pour soi. Vous changez pas le coût du travail jusqu'au 12e mois. En fait là, tout ce que vous me dites, c'est-à-dire qu'un entrepreneur en fait, il dépense 380 et ça changera pas. Je je fais je sors beaucoup d'entrepreneurs qui vont être déçus ce soir s'ils vous entendent de pourquoi ? Ben parce que ils vont continuer à donner beaucoup plus que le salarié touche. Mais non. Alors justement, merci de la
question. Puisque j'efface ces cotisations sociales, non seulement pour euh le salarié, mais je les efface pour l'employeur. Ce qui fait que pour l'employeur, je diminue, écoutez-moi bien, de plus d'un/3 de 35 % le coût du travail. Le vrai problème avec les heures supplémentaires aujourd'hui, j'ai un ami qui est François Aselin qui est maintenant vice-président des républicains et il était président de la CPME. et m'a dit "Bruno, j'ai une PME mais moi je suis obligé de contingenter, de réduire les heures sup parce que ça me coûte trop cher. J'aimerais pour mes compagnons les données, il le mérite et cetera, mais ça me coûte trop cher." Et là dans mon système, je sors des 35 heures et à partir de la 36e heure, voilà, j'efface les cotisations sociales pour le salarié et pour l'entreyur.
C'est gagnant gagnant, on réconcilie enfin le pouvoir d'achat et la compétitivité. Par contre, ce que je fais, c'est que je tape la Sistana. Ouais. et je toutes les aides sociales. Mais où la retraite ou les aides sociales ? Non non non, la retraite c'est pas revenu. Non, bah la retraite c'est quand on a travaillé. Non non, les les prestations sociales, c'est les prestations sociales, c'est le RSA et cetera. Je l'ai à 70 % du SMIC. Il n'est pas normal aujourd'hui. C'est ce qui décourage les Français que vous avez un couple avec deux enfants, ils ne travaillent pas, ils vont gagner en net plus de 2300 €. Il y a pas besoin de faire le plein de la voiture pour aller travailler. Trahill pas. Il y a pas besoin de garderie d'enfants, ils sont chez eux. C'est profondément injuste.
Donc ce que je propose, c'est un compte social unique. Et dans ce compte social, tous les mois, on y mettra toutes les prestations sociales données par l'État, par les caisses, la CAF ou par les collectivités et on écrera on plafonnera le la totalité de ces prestations à 70 % du SMIC pour qu'il y ait un accord, un pardon un écart de 30 % entre le revenu du travail et le revenu de la solidarité. Donc euh on voit que vous proposez de travailler plus et aussi plus longtemps. Retraite euh quoi 65 ans. Absolument. C'est populaire comme programme ça Bono Rotaillo. Mais écoutez quand je suis né, il y avait quatre cotisans pour euh un retraité. Aujourd'hui, il y en a 1,6 et demain, il y en aura un pour un. On est au début d'un effondrement d'un système d'un
effondrement d'un système. Donc moi ce que je souhaite c'est une meilleure justice et je proposerai un étage de capitalisation notamment pour notre jeunesse parce que s'il y a cette fracture intergénérationnelle qui se creuse c'est parce que la jeunesse aujourd'hui dit "Mais attendez, mais nous on va vous payer vous les boomers, on est en train de vous payer votre retraite et demain il faudra qu'on se paye notre retraite." Non, on aura un étage de capitalisation pour eux. Mais les 65 ans pour moi, c'est de faire en sorte que euh on puisse travailler dans de bonnes conditions. Il y aura de la une pénibilité. Il est hors de question. Quand vous avez des travailleurs qui sont brisés à 61 62 ans, la pénalité ça enfin combien d'anité ? Combien d'anuités pour
les travailleurs ? Ah ben là dans les métiers pénibres quand on constate que quelqu'un est cassé quand il doit pouvoir sortir dans des conditions humaines 40 animé non parce que vous vous avez Non ça dépend de l'état physique ça dépend du diagnostic médical vous pouvez pas faire travailler même à 39 annuités quelqu'un qui est totalement brisé mais c'est 43 annuités mais ce que je ferai mo c'est oui mais ça sera pas seulement les 65 ans. C'est quelqu'un qui aura les 43 avant 65 ans. Et bien là encore, j'effacerai ces cotisations chômage et retraite pour qu'il gagne plus tout de suite. Admettons qu'à 63 ans ou à 62 ans, il est déjà euh l'ensemble la totalité de ses annuités
et bien après il ne cotisera plus. Il ça sera pour lui en totalité et ça fera la vraie différence. Et pourquoi je dis 65 ans ? Parce que le problème qu'on a vis-à-vis de l'Europe, c'est que on ne travaille pas assez au moment où on rentre sur le marché du travail quand on est jeune. Et pour les seiors, parce que souvent il coûte plus cher l'entreprise et cetera. Et si on veut un meilleur taux d'activité pour que on répartisse l'énorme charge sociale qu'on pèse sur beaucoup plus de gens, il faut qu'on allonge justement cette période d'activité au début avec une réforme de l'école, de notre appareil de formation notamment professionnel par l'apprentissage et puis pour les seniors. 21h49 sur C News et sur la présidentielle approche. Samedi se tenait le premier meeting de Gabriel
Atal avec son anaphore sur les adversaires. Celui de d'Edouard Philippe est prévu le 5 juillet, le vôtre le 20 juin prochain. candidature vous inquiète-t-elle et quel espace en fait politique vous reste-t-il ? Bah, j'étais rassuré quand j'ai vu le meeting de Gabriel Atal. Vous étiez pas dans les parce que je non, je peux pas vous dire j'ai tout regardé mais euh ce que j'ai regardé en tout cas ce que j'ai entendu, les contrer-endus que on m'en a fait c'est que en réalité il marche dans les pas d'el Macron. J'ai pensé qu'il allait conclure disant c'est notre projet en disant voilà et en disant voilà pensez printemps. Voyez exactement c'était la saison 3 du macronisme. Bah il a raison d'ailleurs. Il a ça le disqualifie. Mais je pense qu'en tout cas les
Français je pense que les Français portent un jugement sévère quand ils sont interrogés par les dans les sondages à peu près 8/10. Considère que Emuel Macron son projet et son son double mandat c'est un échec. Et je pense que ces Français-là s'en rappelleront le moment venu. Voilà. Donc moi, je ne suis pas je ne propose pas la continuité du macronisme sous d'autres traits. Voyez, j'ai toujours été un opposant. Ah mais j'étais un ministre de Attendez justement, j'étais un ministre de l'intérieur de cohabitation. Voyez, je suis rentré au gouvernement, vous le savez, pour empêcher madame Lucy Castet et la gauche mélanchonisée de prendre le pouvoir en France. Je suis sorti du gouvernement alors que j'étais passionné par euh ce mandat, cette mission de
ministre de l'intérieur. Je attendez, je je suis sorti quand j'ai vu que euh monsieur le cornu était en train de traiter avec Olivier Fort sur les retraites et cetera et que ce serait une politique de gauche et j'ai bien fait d'en sortir. Donc vous le regrettez pas ce choix. Je ne regrette pas. Ah ben je que que je regrette. Ça a été euh une période extraordinaire pour moi pour plein de raisons, mais euh il faut dans la vie politique penser à accorder à aligner ses convictions et ses actes. Et à partir du moment où je pensais que le Premier ministre et ce gouvernement allaient pratiquer une et on l'a vu d'ailleurs pour le budget, la pluie d'impôts et cetera, pas de réduction notamment de la dépense publique et sur tant d'autres choses. Tant d'autres choses. Je n'avais
pas obtenu, on parlait des visas sur l'immigration. Il y a pas une vraie volonté de réduire l'immigration. Au contraire, le gouvernement est en train d'essayer de détricoter la circulaire que j'avais prise sur la régularisation des travailleurs clandestins. Voilà. Donc, il y a un moment donné, la vie politique nécessite parfois quelques sacrifices et en tout cas de faire prévaloir pour sa famille politique pour avoir une ligne de faire prévoir ses convictions. Famille politique et étiquette politique avec différents partis. Cyril a une question à ce sujet pour vous. Bonjour monsieur Rota. Cyril Malbert, directeur d'entreprise à Antip dans les Alpes Maritimes. Moi, j'avais une question ce soir, c'est face au défis de sécurité euh d'immigration, de pouvoir
d'achat que les Français rencontrent, faut-il continuer à raisonner en terme d'étiquette partisane ou rechercher des des majorités de projets entre les formations qui partagent au final les mêmes objectifs pour les Français ? Très intéressant comme question. Mais Emmanuel Macron a essayé de le faire d'ailleurs et ça s'est terminé dans le en même temps, ni de droite ni de gauche. Je pense que la vie politique c'est d'avoir un projet. Ce que j'essaie de faire et c'est là que je me démarquerai vis-à-vis des candidats du bloc central, que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Atal, le projet que je vais porter, il est pas soluble dans leur propre projet. Ce sera clairement un projet pour redresser la France qui correspond aux aspirations des Français.
Donc moi je pense que d'ailleurs c'est assez égoïste. Moi je veux m'appuyer sur ce que j'appelle une majorité nationale, une majorité des gens ordinaires. Christophe Guil a eu cette expression. Mais dans les gens ordinaires, il peut y avoir des Tu as eu le président normal hein. Non, les gens ordinaires, c'est autre chose. C'est ce que j'appelais la France des honnêtes de gens, voyez. Et euh vous avez, moi je m'adresserai très aussi bien au-dessus du macronisme qui peuvent avoir jadis en 2017 voter François Fillon, mais je m'adresserai aussi aux électeurs du Rassemblement national parce que vous leur tendez la main ce soir. Mais bien sûr, bien sûr. Jamais je n'ai ostratisé. Je dire que moi je lui dis respect pour chaque français, quel que soit son vote, c'est pas c'est pas le
problème. Il y a pas des Français de seconde zone. Jamais moi je n'ai euh parqué les électeurs du Rassemblement national, comment dirais-je, dans une étiquette infamante. Jamais. Pas d'arc républicain. Donc et ben je pense qu'en tout cas pour LFI c'est autre chose pour les dirigeants de LFI et le RN fait partie de l'arc républicain. Mais mais en tout cas vous répondez pas. Si je pense que j'ai toujours fait une différence entre LFI et le Rassemblement national. Je pense que le Rassemblement national en fait partie et que LFI n'en fait plus partie. C'est bien clair. Est-ce que en refusant une candidature commune avec le centre, vous ne prenez pas justement le risque d'un affrontement Eren et lesfi au second tour en 2027 Gruno Rota. Ce qui ferait prendre ce risque d'un
affrontement entre le RN d'un côté et LFI de l'autre, ce serait de reconstituer ce grand bloc central voulu par Emmanuel Macron. Parce qu'Emmanuel Macron avec son sonid ni de droite ni de gauche en même temps les zigzags, les têtes à sur tous les sujets sans avoir de lignes politiques clairire en réalité il a favorisé les deux ailes radicales et en réalité on en est là. Souvenez-vous, il avait dit "On pourra juger mon mandat en fonction du niveau de vote qu'aura atteint madame Le Pen." C'est-à-dire que le sous-entendu, c'était même pas un sous-entendu, "Avec moi demain, il y aura plus besoin de voter Rassemblement national." Ah bah oui, d'accord. On a compris, non ? On a on a compris. Donc moi, je ne veux pas
reconstituer cette espèce de tripartisme. Je veux présenter un projet de rupture. Je veux vraiment renverser la table. Ce que j'entends aujourd'hui, voyez, des uns ou des autres dans le blan central, ils ne renverseront pas la table. Ils ne renverseront pas la table. Seront-ils prêts à réviser la constitution profondément pour redonner la parole aux français ? Aux Français, je veux que ce soit les gens qui tranchent, pas les juges. Seront-ils prêts à apporter cette fierté française à défendre justement notre mode de vie, notre culture, notre civilisation à travers l'école, une école méritocratique républicaine ? Et seront-elles seront-ils prêts, comme je le serai, à protéger la France des travailleurs et non pas la France des profiteurs ? J'en doute. C'est pour ça
que cet espace là, c'est un espace pour nos convictions, pour des idées qui sont, je pense, largement, comment dirais-je, en tout cas partagé par des Français qui sont pas dans la famille. Alors, justement, une dernière question de Julien à propos des candidatures multiples à droite. Bonjour monsieur Rotaillot, Julien Pelois, 28 ans de Paris. Je travaille dans le transport, dans la livraison alimentaire Monoprix. J'ai une question pour vous. On voit beaucoup de candidats à se présenter à droite. Comment s'y retrouver ? Allez, mode d'emploi pour la présidentielle à droite. Bon, d'abord, il y a beaucoup de candidats aujourd'hui, mais vous je vous rassure, à l'automne, il y en aura beaucoup moins. Ah bon ? Comment ça va se faire ? Il y aura une sélection naturelle évidemment
parce que quand vous n'apparaissez pas mais parce que quand vous n'apparaissez pas dans les sondages ou quand vous apparaissez à à 1 2 3 % il y a un moment donné les gens mais même moins de 10 à un moment donné vous avez Gabriel Atal Édouard Philippe Bru Retaillot je vous rappelle qu'il y a 10 ans je vous rappelle qu'il y a 10 ans à la même époque sondageop Alan Jupé était 34 % et François Fill est à 7 %. Bon euh d'abord moi ce que ce que j'ai fait pour l'instant j'en connais pas beaucoup de chefs de parti qui ont fait ce que j'ai fait c'est que j'ai demandé aux adhérent voilà ils étaient 800 de voter. C'est déjà la démocratie interne. Moi ce que je veux avec le référendum pour mon pays, je le pratique aussi euh dans mon parti. Ça c'est le premier point. Et
puis ensuite ben que le meilleur gagne avec les idées. Mais est-ce que vous allez vous effacer vous derrière Gabriel Atal ou Édouard Philippe ? C'est que la qui qui tourne, je ne m'effacerai que si les projets pouvaient être confondus. Or les on n' pas les mêmes idées. On n pas le même projet. Donc vous ne vous effasserez jamais devant Gabriel et bien sûr mais et écoutez je pense que je porte un projet totalement différent radicalement différent et donc j'irai au bout OK de l'élection présidentielle parce que je pense que évidemment ni le RN ni LFI ne porte un projet qui permettra à la France de se redresser et je pense que ce que je porte moi sur le travail sur le pouvoir d'achat sur la compétitivité ce que je porte pour restaurer l'autorité avec la révision de la constitution
ce que je porte sur les éléments immatériels, personne en parle ça. Je voudrais vous dire juste un mot très clair. Pardon Bruno, est-ce que vous allez me dire non, je ne me retirerai pas mais je viens de vous le dire, je l'ai déclaré dans un excellent journal ce weekend, je le redis en le disant, c'està-dire que en l'écrivant aussi, c'est noir sur blanc, voyez, peut-être mais sur ces news et sur européens. Exactement. Donc je le redis sur ces news sur Europe après l'avoir dit. Quoi qu'il s'il y a multitude de candidats, y compris Édouard Philippe, y compris Gabriel Atal et si vous arrivez en j'allais dire en surplinere. Alors, je vais l'exprimer parce que j'ai l'impression de pas vous convaincre. Je vais vous dire la raison profonde. Je pense que les successeurs et les
héritiers du macronisme ne pourront pas rencontrer l'assentiment des Français. J'en ai l'intime conviction et il faut donc que la droite ma famille politique puisse être représentée. C'est la motivation que j'ai profondément. Hm hm. Voilà. Donc euh pas euh de retrait, vous allez jusqu'au bout, pas d'alliance non plus euh à droite. Mais pas d'alliance aujourd'hui c'est ça doit pas être le en même temps. Le Rassemblement national veut l'assistant. H ils veulent assistana. Ils veulent ils veulent la fiscalité. Il n'y a pas un Rassemblement national libéral que vous arrivez à percevoir ces derniers temps, ces derniè semaines ? On verra, écoutez, j'attends de voir. J'attends de voir. On peut pas être socialiste et voter 34 milliards d'euros d'impôts en 24 heures
à l'automne et parce que on déjeûne avec le MEDEF devenir subitement libéral. Moi, j'observe les uns et les autres à leurs actes à ce qu'ils votent. Ont-ils voté les 15 heures de contrepartie du RSA ? Non. La réforme de la retraite ? Non. De l'assurance chômage ? Ils veulent l'assistance. Marine Le Pen Jordan Bella c'est pareil pour vous ou pas ? Il y aura une ligne. Il y aura une ligne et je n'imagine pas que Marine Le Pen, si tent qu'elle ne soit pas candidate, ne rappelle pas un moment ou un autre cette ligne. Ah Jordan tu es là peut-être. Merci beaucoup Bruno Rota. Un plaisir de vous inter d'être avec vous mon cher Pierre de Vilna pour cette émission la France en face. Dans un instant c'est Malasani sur reps n'oubliez pas demain à 8h10 nous avons rendez-vous avec Boem sans salle. Bonne
soirée à vous. À demain.
Bruno Retailleau