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ChroniqueCharlotte d'Ornellas· 17 septembre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Périscolaire : Anne Hidalgo se défausse-t-elle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10Chiffre
    « 132 animateurs qui ont été suspendus par la ville de Paris dont 52 pour suspicion de violence sexuelle. »
  • 5:35Fait
    « Le chef, en l'occurrence le maire de Paris, ne peut pas revendiquer seul un bilan quand tout fonctionne. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bah en effet, le récit de l'audience, il est plus que malaisant hier. Malaison, c'est un terme qui convient même pas d'ailleurs, mais euh tout est pathétique au sens strict du terme. On a un homme qui reconnaît ses fautes, qui a honte, qui ne se souvient pas vraiment en même temps, qui regrette, qui explique qu'il a lui-même été victime autrefois, qui demande pardon mais qui s'embrouille lui-même, qui explique qui se souvient pas, mais que si les enfants le disent, ça doit être vrai et qui reconnaît avoir consommé notamment des images pédopornographiques en plus des actes pour lesquels il demande pardon et dit qu'il a honte. Bref, un profil assez type de ce genre de de procès, on va dire, et qui au-delà du jugement des actes posés qui va nous occuper aujourd'hui nous intime de réagir

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désormais sans détour dans ces affaires parce que le cercle vicieux s'impose beaucoup trop souvent dans ces affaires et l'immense compassion que l'on a aujourd'hui pour les victimes pourrait devenir de la colère pour de futurs bourreaux. Il faut bien comprendre que c'est ce cercle vicieux-là que aujourd'hui euh la société tout entière et la justice en particulier dans les tribunaux a le devoir de casser et nous avons tous évidemment un rôle à jouer. Mais en effet, le coupable hier a reconnu qu'il était temps de l'arrêter et qu'il aurait pu faire pire. Il a prononcé cette phrase enant en effet, il était temps de m'arrêter, j'aurais pu faire pire. Euh, il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur plusieurs élèves et il a été condamné, vous l'avez dit, à 50 prisons dont un

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enferme aménagé sous bracelet électronique, une interdiction d'exercer avec des mineurs ou dans la fonction publique, ainsi que 10 ans de suivi socio-judiciaire avec exécution provisoire. En l'occurrence, c'est le maximum prévu par le code pénal. un suivi sociojudiciaire, c'est une accumulation de d'obligations et d'interdictions à respecter sous peine d'incarcération pouvant aller jusqu'à 3 ans. Bon, il s'agit de la première peine ferme, vous le disiez, dans le scandale du périscolaire, euh faut toujours évidemment se méfier des comparaisons. On avait suivi les procès les uns après les autres. Tous ne sont pas accusés des mêmes choses, des mêmes actes posés et il n'y a pas non plus les mêmes éléments qui permettent à la justice de passer. Il y avait eu des relaxes, on en avait

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parlé, une première condamnation à du surcis en juillet, mais c'est aussi la première fois et sans doute d'ailleurs est lié que les faits sont reconnus. Le tribunal avait tout entre guillemets, des déclarations précises et circonstanciées des enfants, hein, c'est le président du tribunal qui parle, des témoignages de collègues qui ont précisément décrit des gestes déplacés de sa part qu'ils avaient eux-mêmes constaté, ainsi que ses propres déclarations de reconnaissance des faits en plus des échanges d'images pédopornographiques que les enquêteurs ont trouvé sur internet. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle à l'inverse les collectifs de famille vous savez dont on parle beaucoup ces derniers mois enfin regrette l'absence d'incarcération quand les faits sont

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reconnus a dit alors là c'est un membre du collectif mytho école il dit quand les faits sont reconnus les condamnations doivent être à la hauteur de leur gravité en effet là les faits sont reconnus la condamnation existe et donc il juge la peine trop faible comme SOS périscolaire d'ailleurs. La culpabilité étant en effet reconnue par le tribunal, la peine d'incarcération est loin du maximum prévu par le code pénal pour ce délit qui est 10 ans d'emprisonnement et 150000 € d'amende. D'ailleurs, le président du tribunal a dit à plusieurs reprises pendant l'audience au prévenus que c'est exactement ce qu'il en courait. Mais en revanche, le suivi socio-judicaire, lui atteint la peine maxim enfin le le comment dire le maximum prévu par le code pénal, c'est-à-dire 10 ans. Le

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problème et c'est ce que soulève évidemment là en l'occurrence les partis civiles et les victimes très directement dans ce dans ce procès, c'est qu'il y a toujours cette question qui sera responsable du bon ou du mauvais suivi de cette peine puisque le suivi sociojudiciaire est une peine quand on sait déjà que les SPIP qui sont chargés de suivre précisément le le le quotidien on va dire de ces de ces condamnés sont submergés et que les psy qui sont qui travaillent avec la justice justement pour le l'obligation de soin sont manquants aujourd'hui pour suivre l'intégralité des personnes condamnées à ces soins. C'est évidemment une immense partie du problème et de la défiance à l'égard parfois des peines qui sont prononcées. Le même jour, les associations de

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défense de ces enfants ont fait part de leur écœur devant l'audition d'Annie Diago, ancienne maire de Paris. Pourquoi ? Bah, depuis le début de l'année, on a, je rappelle un chiffre, 132 animateurs qui ont été suspendus par la ville de Paris dont 52 pour suspicion de violence sexuelle. Donc et la suspension ne vaut pas évidemment comment dire condamnation pénale et ni d'ailleurs culpabilité forcément, mais ces suspensions ont été prises depuis le début de l'année, c'est-à-dire depuis le début du scandale. Donc c'est bien que le scandale a révélé une réaction qui n'existait pas précédemment. Il y a eu objectivement devant l'ampleur du problème un grave dysfonctionnement pour reprendre le mot utilisé par Annie Dalgo, au moins dans la évidemment dans le recrutement de manière évidente dans

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le suivi et dans la détection de ces problèmes. Et si le nouveau maire de Paris qui est dans la droite ligne d'Annie Dalgo, il est son héritier, a proposé un plan d'action à 20 millions d'euros sur lequel il a beaucoup insisté en avril dernier, c'est bien que ce plan d'action manquait précédemment. C'est bien qu'il a fallu réagir et et mettre en place des choses qui n'existaient pas précédemment. Donc au-delà des culpabilités directes, qu'elles soient déluelles ou criminell d'ailleurs que nous venons d'évoquer, c'est-à-dire pendant les procès, la recherche de responsabilité est évidemment naturelle dans la mesure où tout cela s'est passé dans le périscolaire, dans des écoles dont la mairie de Paris a la charge. Or, le chef, en l'occurrence le maire de Paris, ne peut pas revendiquer seul un

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bilan quand tout fonctionne. Et on le voit pendant les élections en général les maires revendiquent le bilan positivement et systématiquement se défausser sur ce qui ne va pas. Et ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est un euphémisme dans le cas et dans le dossier qui nous occupe. Donc Canal cherche à se défendre alors que en parallèle une enquête est ouverte contre elle et normal évidemment qu'elle cherche à expliquer ce qu'elle a fait est normal mais qu'elle soit incapable d'endosser son rôle de présenter clairement ses excuses aux parents. Elle a dit avoir des regrets. Elle a dit que c'était pour elle une blessure mais elle n'a jamais présenté ses excuses aux parents sur ce dysfonctionnement encore une fois comme elle l'a appelé. Euh de c'est on a affaire à des parents et à

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des enfants évidemment profondément traumatisés pour certains d'entre eux et qu'elles soient incapable de le faire était extrêmement révélateur parce que sa défense hier illustre à merveille l'actuelle et systématique euh dissolution de la responsabilité dont on parle assez régulièrement. Donc à des cas précis d'enfants traumatisés, d'actes objectivement honteux et ignobles, elle répond "J'ai fait des nomination, j'ai donné des consignes, j'ai fait des commissions, des missions d'évaluation, des rapports d'inspection, des comités de pilotage, des outils juridiques manquants, des chartes, des protocoles." Mais une fois que vous avez additionné tout ça, qui est responsable de quoi ? Est-ce que c'est celui qui ordonne ? Est-ce que c'est celui qui dirige ? qui rédige, qui suit, qui

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exécute ou celui qui ne suit pas l'exécution précisément ou qui n'en est même pas au courant ce qu'elle a expliqué. Est-ce que le responsable ce sont les institutions dont a parlé madame Hidalgo, mais qui sont les institutions ? Je ne sais pas, moi je je ne sais pas qui sont les institutions sinon les personnes qui les incarnent. Est-ce que ce sont les mairies d'arrondissement ? Parce qu'elle a pointé la responsabilité des mairies d'arrondissement. Mais alors la mairie centrale, si les mairies d'arrondissement sont responsables, peut-être il y en a-t-il une aussi à la mairie centrale. Est-ce que c'est le parquet qui n'a pas répondu à temps ? parce que ce sont les fonctionnaires qui n'ont pas exécuté les ordres qu'elles pensaient avoir donné suffisamment

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clairement. Bon, si ce n'est pas tout le monde, ça n'est personne. Et c'est exactement ce qu'on a vu hier. Reste que madame Hidalgo réussit quand même pendant son audition à tenter le détournement d'attention sur le cercle familial. Elle rappelle que la plupart des victimes d'abus sexuel sont dans le cercle familial. C'est vrai sur les chiffres, mais c'est vraiment pas le sujet de son audition. Et ça n'efface pas évidemment le traumatisme des enfants dont la mairie de Paris avait la charge. Elle a même expliqué aussi qu'elle n'a pas reçu les familles en effet au moment où elle le demandait parce qu'elle était en campagne. Je sais pas à quel moment elle a trouvé que c'était une excuse recevable ou audible mais c'est original. Bref, les responsables ne se trouvent qu'ailleurs

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et elle a sûrement beaucoup d'idées de responsabilité dans d'autres dossiers et à d'autres moments. En attendant, malgré les initiatives prises par madame Idalgo et qu'elle a listé hier, le drame est réel. et le chef n'assume rien. Est-ce que c'est pas imaginable Charlotte Canalgo et en effet penser que ces services fonctionnaient mieux que ce que la réalité impose aujourd'hui ? Est-elle forcément responsable ? Alors, vous me posez la question à moi et on se pose la question, elle est posée dans le débat public, elle est posée même par des parlementaires. Aucun d'entre nous n'est ni procureur ni juge, mais c'est un fait, elle était chef d'une mairie qui a échoué à protéger correctement les enfants qui étaient à sa charge. qui par ailleurs a participé à à comment dire à

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l'établissement de ce temps périscolaire. Ce que d'autres mairies, je le précise encore, ailleurs en France ont refusé de faire par manque justement de recrutement valable de personnes pour assurer ce temps périscolaire. Donc il y a bien une responsabilité qui a été prise. Est-ce que c'est une responsabilité pénale ? Je n'en sais absolument rien et l'avenir nous le dira. Pas forcément, mais c'est un échec évidemment. Or, elle était à la tête de la mairie de Paris. Mais Annie Dalg dans ce dossier incarne un vrai paradoxe contemporain au-delà d'elle-même, un vrai paradoxe. Elle est ancien maire de Paris, elle a adopté politiquement à la mairie de Paris comme au niveau national l'esprit de repentance générale qui s'est emparé de tout le monde ces dernières, enfin tout le monde de

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beaucoup de monde ces dernières années. Et elle n'a pas eu de mal, madame Hidalgot en tant que responsable politique, à multiplier les initiatives mémorielles pour le mal fait par d'autres à d'autres il y a longtemps. Ça, on a demandé pardon pour d'autres personnes, pour le mal commis par d'autres personnes sous la responsabilité d'autres personnes. Elle appartient à une famille politique qui pris les Français de porter le poids d'histoire lointaine et Dieu merci pour la plupart d'entre elles révolut et révolut depuis longtemps par le choix d'autres Français d'ailleurs. Mais ce mec s'arrête aux fautes des autres. Le sujet existe dans le temps. Ce met à coupa pour d'autres en permanence. Il existe dans le temps. C'est la lecture moralisante en permanence de l'histoire.

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Là, pour le coup, le contexte qu'elle a essayé de nous exposer hier n'existe jamais quand on relit l'histoire avec sa famille politique. Elle existe aussi sur le terrain idéologique, hein. L'autre est beaucoup plus facilement responsable que nous-même. C'est vrai pour à peu près tout le monde. Mais le mal d'hier existe parfois aujourd'hui dans l'indifférence. Et le mal commis par l'adversaire idéologique n'est pas plus douloureux que le mal commis par le prochain idéologique. C'est le mal qu'il faut identifier et c'est lui qu'il faut combattre. Et je pense que là pour le coup la leçon vaut pour tout le monde.