Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 7 août 2020 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalTravail & emploi

Visite d'Emmanuel Macron au Liban, port du masque, proportionnelle... le "8h30 franceinfo" de Julien Sanchez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Vous avez vu ces saignières à Beyrouth, dans le centre-ville, l'appel à l'aide des Libanais à la France au travers d'Emmanuel Macron.

  • 2:09RelanceRéponse partielle

    Et pour vous, le gouvernement libanais fait ce qu'il faut ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que le confessionnalisme est un poison, pour vous ?

  • 4:50OuverteRéponse partielle

    Que faudrait-il dans cette loi pour qu'elle trouve grâce à vos yeux ?

  • 5:59ComplaisanteRéponse directe

    Cette loi, justement, elle sera portée par Gérald Darmanin. Un déplacement, allez, en moyenne, toutes les 27 heures depuis sa nomination, dont hier au Mans.

  • 7:14OuverteRéponse directe

    Mais sur les polices municipales, il y a une expérimentation à Nice, une extension des pouvoirs de la police municipale. C'est la bonne méthode ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Invité politiqueFait
    « Il n'y avait pas ce besoin... Ce qu'on a vu, ces Libanais qui disaient qu'on a besoin de l'aide de la France. »
  • 3:26Invité politiquePromesse
    « Emmanuel Macron a promis hier, en conférence de presse, qu'elle serait versée directement aux ONG, aux associations, sans l'intermédiaire des réseaux de la corruption. »
  • 6:23PrésentateurChiffre
    « En 2019, environ 50 000 faits de menaces, agressions, injures et outrages ont été rapportés par les fonctionnaires de police et leur famille. »
  • 6:34PrésentateurChiffre
    « Il y a aussi 59 policiers qui se sont donnés la mort l'an dernier, 27 années depuis janvier. »
  • 11:45InvitéFait
    « Il faut reconduire au pays ceux qui ne sont pas français et qui commettent des crimes et délits en France. »
  • 12:54InvitéFait
    « Je n'ai pas rendu obligatoire le masque parce que je trouve que c'est une supercherie, encore une fois, de vouloir confier au maire le travail. »
  • 14:30InvitéPromesse
    « Nous sommes pour la proportionnelle intégrale aux élections législatives. »
  • 15:02InvitéChiffre
    « Presque 40% pour Marine Le Pen, 6 députés sur 577. »
  • 15:58InvitéFait
    « Les banques ne prêtent pas aujourd'hui au parti politique. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Julien Sanchez15 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 27 %

6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bienvenue dans le 8h30 France Info, à la radio, à la télé, sur le canal 27 de la TNT. Notre invité ce matin, Julien Sanchez, porte-parole du Rassemblement National. Bonjour. Bonjour. Pour vous interroger à mes côtés, Neila Latrousse. Bonjour Neila.

0:19
Julien Sanchez

Bonjour Julien L'Armier.

0:19
Présentateur

C'est à vous la première question.

0:21
Julien Sanchez

Et bonjour Julien Sanchez. Vous avez vu ces saignières à Beyrouth, dans le centre-ville, l'appel à l'aide des Libanais à la France au travers d'Emmanuel Macron. Mon visite saluée ce matin par une bonne partie de la presse libanaise, mais pas par les membres du Rassemblement National. C'est l'illustration que nul n'est prophète en son pays.

0:39
Invité

Écoutez, je trouve que c'est particulier de profiter de quelque chose de terrible pour aller dans un pays. Je pense qu'aider un pays... Profiter ? Oui, oui. Je pense que faire une opération de communication sur le malheur des gens, ce n'est jamais bon. Et ce n'est pas quelque chose de respectable pour un président de la République. Apporter l'aide de la France, oui, évidemment. On a tous été choqués par ce qui est arrivé au Liban. Mais aller sur place, pour faire quoi ? On se le demande. Pour aller donner des leçons politiques au gouvernement.

1:10
Julien Sanchez

Il n'y avait pas ce besoin... Ce qu'on a vu, ces Libanais qui disaient qu'on a besoin de l'aide de la France. Il n'y avait pas besoin que le président français se déplace pour accueillir lui-même ce message ?

1:19
Invité

Non, je ne pense pas. Je crois qu'encore une fois, c'est une opération de communication qui est malvenue, qui est déplacée. Et je dirais, en diplomatie, ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse. Imaginez Donald Trump aller sur les Champs-Elysées avec les gilets jaunes en disant « Dis donc, Manu, il faudrait peut-être que tu fasses quelque chose parce que je vais revenir dans trois mois. Sinon, si ce n'est pas réglé, si tu n'as pas donné raison au peuple, je vais revenir. On va voir ce qu'on va voir. » Attendez, on est quand même là dans une ingérence d'un pays étranger au Liban et ce n'est pas à la France.

1:48
Julien Sanchez

Ce dont il se défend, ce dont il s'est défendu en conférence de presse en disant que c'est de l'amitié, c'est des témoignages d'empathie.

1:52
Invité

Non, non, ce n'est pas de l'amitié. Quand on va dans un pays pour condamner l'action d'un gouvernement et pour dire « Il ne fait pas ce qu'il faut, je vais revenir au mois de septembre. S'il n'a pas fait ce qu'il faut d'ici là, attention, attention, c'est de l'ingérence. » Et pour vous, le gouvernement libanais fait ce qu'il faut ? Mais ce n'est pas la question.

2:08
Présentateur

C'est ma question, par contre.

2:09
Invité

Oui, c'est votre question. D'accord, je l'entends. Mais moi, je suis un élu français. Je n'ai pas à juger l'action d'un gouvernement sur des faits dont nous n'avons pas encore toutes les explications et sur lesquelles il y aura la lumière à faire. Et surtout pas, quelques heures après un fait, aller sur place pour faire cela.

2:27
Présentateur

Le Liban a des relations particulières avec la France.

2:30
Invité

Bien sûr, mais justement, c'est pour cela qu'il faut aider le Liban et qu'il fallait apporter de l'aide. Mais en quoi la présence du président de la République française est une aide ? Ils ont peut-être autre chose à gérer que gérer la présence d'un président de la République avec la sécurisation, avec tout cela. Ce n'est pas le moment. Et puis, je dirais aussi, je citerais un homme politique français qui disait « Pour grimper au cocotier, il faut avoir le caleçon propre.

» Et en matière de politique, de gestion politique et de démocratie dans son pays, je crois qu'Emmanuel Macron n'a aucune leçon à donner à personne, ne serait-ce que, par exemple, sur la représentativité de l'Assemblée nationale, qui n'est absolument pas un exemple, un modèle, ni en Europe, ni dans le monde.

3:07
Présentateur

En tout cas, la population libanaise a salué, en tout cas, cette visite.

3:10
Invité

Oui, mais évidemment, quand on est touché, quand on est meurtri, et évidemment, quand on voit quelqu'un, un homme politique étranger, venir, évidemment, on va le voir et on lui dit « On a besoin de ceci, on a besoin de cela », c'est humain. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est indécent et c'est une opération de communication qui est particulièrement malvenue.

3:26
Julien Sanchez

Sur l'aide, en tout cas, Emmanuel Macron a promis hier, en conférence de presse, qu'elle serait versée directement aux ONG, aux associations, sans l'intermédiaire des réseaux de la corruption. Il a aussi évoqué un nouveau pacte. Est-ce que le confessionnalisme est un poison, pour vous ?

3:42
Invité

Oui, oui, je crois qu'on le voit, le confessionnalisme, le communautarisme aussi, par exemple. Moi, j'aimerais bien parler de la France aussi, parce que c'est bien beau à chaque fois de détourner l'attention de ce qui se passe en France. C'est ce que fait le président de la République.

3:57
Julien Sanchez

Je vous pose la question, parce que votre parti soutient notamment les chrétiens d'Orient, qui sont représentés au sein de la classe politique libanaise. C'est une forme de communautarisme. Si le confessionnalisme libanais est une forme de communautarisme...

4:09
Invité

Non, non, attendez. Il y a une petite contradiction. Déjà, d'une part, nous n'avons pas la même société. Nous n'avons pas le même schéma politique en France et au Liban. Donc on ne va pas comparer ce qui n'est pas comparable. Et d'autre part, on soutient, oui, les chrétiens d'Orient à de nombreuses reprises, parce qu'ils sont persécutés dans un grand nombre de pays aujourd'hui. Et ça, il ne faut pas le taire. Et on le dit à chaque fois. Maintenant, moi, j'aimerais bien qu'on parle du communautarisme en France, où là, j'aimerais que le président de la République agisse et où il ne fait absolument rien. Il renforce ce communautarisme.

Et d'ailleurs, Marine Le Pen, il y a quelques jours, a reparlé de l'assimilation républicaine et du modèle de société qu'elle entend pour la France en 2022 lorsqu'elle sera présidente de la République.

4:49
Julien Sanchez

Dans une tribune, il me semble, au Figaro, vous dites que le président ne fait rien. Il y a une loi contre le séparatisme, justement, qui doit être présentée à la rentrée. Depuis le début du quinquennat, vos parlementaires sont assez critiques à chaque réforme régalienne. Que faudrait-il dans cette loi pour qu'elle trouve grâce à vos yeux ?

5:05
Invité

Mais ce n'est pas tant une loi. C'est déjà d'appliquer, donc de réaffirmer l'autorité de l'État.

5:12
Julien Sanchez

Ça veut dire que vous n'en attendez rien, a priori, de cette loi ?

5:14
Invité

Le problème, c'est qu'on connaît les intentions d'Emmanuel Macron et on sait que c'est un socialiste, profondément, dans sa vision de la société, dans sa vision de ce qu'est la France. C'est un socialiste. Il ne fait que combattre l'histoire de notre pays. On a vu la repentance, on a vu tous ces sujets qui ont été mis sur le devant de la scène. Et il ne fait, en faisant ça, que renforcer le communautarisme. Toutes ses actions sont un renforcement du communautarisme. Donc, il est vrai que je n'attends pas grand-chose de lui sur ces sujets-là, mais il y aurait tant à faire sur le communautarisme. Parce que, je le redis, nous, ce que nous défendons, c'est l'assimilation républicaine.

Aujourd'hui, on est en train de parler à des communautés. C'est ce que fait l'État. Et je trouve que c'est particulièrement dangereux.

5:59
Julien Sanchez

Cette loi, justement, elle sera portée par Gérald Darmanin. On a compté avec Julien Langlais. Un déplacement, allez, en moyenne, toutes les 27 heures depuis sa domination, dont hier au Mans. On va écouter le ministre de l'Intérieur.

6:15
Présentateur

On écoute Gérald Darmanin, qui était hier au Mans. Et on ne l'a pas, donc, après la mort d'un policier lors d'un contrôle routier. Il évoquait, le ministre de l'Intérieur, qu'en 2019, environ 50 000 faits de menaces, agressions, injures et outrages ont été rapportés par les fonctionnaires de police et leur famille. Il y a aussi 59 policiers qui se sont donnés la mort l'an dernier, 27 années depuis janvier. Un numéro d'assistance a été mis en place. Le problème, c'est le refus grandissant de l'autorité, selon vous ?

6:45
Invité

Non, le problème, c'est le refus d'affirmation de l'autorité. Parce que quand une autorité est juste et lorsqu'elle est la même pour tous, je crois qu'elle est très bien acceptée par la population. Aujourd'hui, nos policiers, qu'ils soient des policiers nationaux ou municipaux, parce qu'il ne faut pas oublier les polices municipales qui sont en première ligne dans beaucoup de communes, ce sont aujourd'hui des cibles. Ils sont laissés totalement démunis face à des gens de plus en plus violents. Et ça, l'État doit faire quelque chose, pas juste faire un tweet de condamnation tous les deux jours.

7:14
Julien Sanchez

Mais sur les polices municipales, il y a une expérimentation à Nice, une extension des pouvoirs de la police municipale. C'est la bonne méthode ? Expérimentons et puis généralisons après ?

7:22
Invité

Oui et non, parce que là, normalement, on est sur du régalien. C'est-à-dire que c'est à l'État d'assurer la sécurité. Et parce que l'État ne le fait pas, eh bien, il se trouve des maires, comme moi ou comme d'autres, pour recruter des policiers municipaux parce qu'il n'y a plus de moyens de police nationale dans nos vies, ou en tout cas pas suffisamment. Ça n'est pas le rôle, normalement, des maires d'embaucher des policiers. C'est à l'État d'assurer la sécurité, première des libertés.

Et donc, oui, il faut, puisque l'État ne fait pas son rôle et ne réagit que lorsqu'il y a un meurtre en envoyant 20 policiers supplémentaires dans une ville, ce qui est quand même une réponse assez particulière. Ce n'est pas une réponse de fond, en tout cas. Eh bien, oui, en attendant, je pense qu'il faut permettre aux polices municipales d'expérimenter, d'avoir aussi plus de compétences. Mais il faut surtout soutenir les policiers municipaux et soutenir les policiers nationaux. Et aujourd'hui, ça n'est pas fait. Tout va dans la suspicion. Moi, je n'oublie pas que M.

Castaner a mis en accusation la police et que des milliers de policiers, des dizaines de milliers de policiers ont jeté leur monote il y a encore quelques jours. Et ça, ce sentiment de ras-le-bol, de mal-être, il n'a pas disparu avec l'arrivée de Gérald Darmanin. Et on attend des réponses très fermes sur ce sujet.

8:27
Présentateur

Julien Sanchez, porte-parole du Rassemblement National et l'invité ce matin de France Info. On vous retrouve juste après le Fil Info. Il est 8h41, Maureen Suignard.

8:35
Invité

Une conférence internationale dans les tout prochains jours pour organiser l'aide et le soutien au Liban et mobiliser des financements. L'annonce d'Emmanuel Macron à Beyrouth. Le président sur place après la double explosion qui a fait au moins 149 morts, 5000 blessés et encore de nombreux disparus. L'ancien Premier ministre et actuel maire du Havre salue le travail remarquable de la police. Une prise d'otage qui dure plus de 6 heures dans une agence bancaire de la Bred. 6 employés retenus par un Havre de 34 ans. Aucun blessé a déploré. Le preneur d'otage s'est rendu et a été interpellé. Ses motivations sont encore floues.

L'année dernière, l'Elysée a réglé les frais de justice de 14 collaborateurs ou ex-collaborateurs mis en cause par la justice, notamment ceux de Claude Guéant, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy et secrétaire général de l'Elysée. Ce dernier mis en cause dans l'affaire dite des sondages financés par l'Elysée. Une information France Inter confirmée par Claude Guéant. Un dispositif légal représentant un budget de 160 000 euros en 2019. Un match est à la clé. Un ticket pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Un match retour entre l'Olympique lyonnais et la Juve. Se joue ce soir. C'est à partir de 21h à Turin. Sans public à cause du coronavirus. Mais à suivre sur France Info.

9:50
Présentateur

8.30 France Info. Julien Langlais. Neila Latrousse. Et c'est Julien Sanchez, maire de Bocquer, porte-parole du Rassemblement National qu'il a invité ce matin de France Info. Neila.

10:05
Julien Sanchez

Avant d'évoquer le Conseil de défense qui aura lieu la semaine prochaine sur le Covid-19, une question encore sur la sécurité. On lit ici ou là que des cadres de l'intérieur participent aux activités de votre mouvement. Vous évoquiez à quelques instants le soutien à apporter aux policiers. Quelle est la réalité du réseau policier du Rassemblement National ?

10:26
Invité

Écoutez, les policiers, comme d'autres professions, ont des besoins, ont des attentes, font part effectivement de leurs revendications, de leurs problèmes. Et le rôle des élus, c'est d'être à l'écoute de toutes les professions, de tous les fonctionnaires, quels qu'ils soient, qui aujourd'hui sont en souffrance. Que ce soit ceux de la justice, ceux de l'enseignement, ceux de la police, qui ont affaire justement à cette absence d'autorité et qui en souffrent.

10:51
Julien Sanchez

Ce sont des relations informelles, vous voulez dire, il n'y a pas de relais associatifs créés, comme on peut lire par exemple dans le journal du dimanche ?

10:57
Invité

Nous rencontrons tout le monde, tous ceux qui veulent nous rencontrer, nous les rencontrons. Mais encore une fois, nous n'attendons pas cela pour avoir un programme sur la sécurité. Je crois qu'il est de notoriété publique que le Rassemblement National a un programme cohérent en matière de sécurité publique. Et c'est ce qui fait aussi que beaucoup d'électeurs nous choisissent.

Parce qu'aujourd'hui, quand on voit une jeune fille qui se fait traîner sur 800 mètres par une voiture, lorsqu'on voit des chauffeurs de bus qui se font tuer dans l'exercice de leur fonction parce qu'ils demandent à des gens de mettre un masque, ou un homme dans une laverie qui se fait fracasser devant ses enfants parce qu'ils demandent à des gens de mettre un masque, oui, on est face à un ensauvagement. Et il faut une réponse ferme et pas juste des tweets de condamnation.

11:34
Julien Sanchez

Mais il n'y a pas de cadre associatif particulier à votre connaissance ?

11:37
Invité

C'est pas ma connaissance, non, non. Donc voilà, en tout cas, sur la sécurité, je termine sur ce sujet-là. Je pense qu'il y a des choses importantes à mettre en place. Il faut des peines planchées. Il faut reconduire au pays ceux qui ne sont pas français et qui commettent des crimes et délits en France. Ça, c'est important de le rétablir. C'est une demande des Français. Et le gouvernement ne l'entend pas parce qu'il fait du dogmatisme et il refuse d'entendre cela.

12:01
Présentateur

Julien Sanchez, vous êtes porte-parole du Rassemblement National, mais aussi maire de Bocquer. Est-ce que le masque est obligatoire en extérieur à Bocquer ?

12:09
Invité

Non, non. Alors nous avons fait beaucoup de choses pendant la période du Covid, justement. Nous avons eu également un cluster dû aux travailleurs détachés dans l'agriculture qui viennent notamment d'Amérique du Sud via l'Espagne. Donc exploitation humaine assez importante de la part de sociétés qui font venir ces personnes par milliers en France, que ce soit dans le Bordelais ou dans le Gard, dans tous les travailleurs agriculteurs. Mais les agriculteurs ne trouvent pas de main-d'oeuvre. Moi, je crois que ce n'est pas vrai. Et je crois que, justement, on vit ici les choses en leur offrant une main-d'oeuvre peu chère et corvéable à Merci. Et ça, c'est le souhait d'Emmanuel Macron.

Et c'est sa volonté, le travail détaché. Nous nous sommes opposés. Donc sur le Covid, non, je n'ai pas rendu obligatoire le masque parce que je trouve que c'est une supercherie, encore une fois, de vouloir confier au maire le travail. Je crois que ce serait incohérent. Vous voyez, imaginons un touriste français. Donc il va à Bocquer, le masque serait obligatoire. Il va 10 mètres plus loin à Tarascon, il ne serait pas obligatoire. Puis dans une autre commune à côté, il serait obligatoire, dans une autre pas obligatoire. Enfin, on est chez les fous. C'est soit c'est obligatoire partout, soit ça n'est pas obligatoire.

Mais à un moment, on ne peut pas avoir des traitements différenciés commune par commune ou rue par rue. J'entends ça à Paris maintenant. Faire confiance aux élus de terrain qui connaissent la situation, ce n'est pas une bonne idée ? C'est illisible. C'est illisible, en fait. C'est illisible pour les habitants de la commune à ce moment-là. Mais il n'y a pas... Enfin, les gens bougent. Et donc, si à chaque fois qu'ils bougent dans une commune, ils doivent regarder, tiens, est-ce que le maire, il a pris un arrêté par un arrêté ? Est-ce que c'est le matin ? Est-ce que c'est dans telle rue ? Dans telle rue ? Mais vous imaginez le côté illisible de la chose ?

13:46
Julien Sanchez

Ça doit être pris à quel niveau ? Au niveau du département, de la région nationale ?

13:49
Invité

Moi, je crois que ça doit être national. Je crois que, voilà, c'est le cas dans d'autres pays, voilà, où on impose certaines choses. Il vaut mieux imposer le port du masque qu'imposer un confinement à nouveau. Ce serait dramatique pour l'économie. Moi, je l'ai vu avec les commerces, avec les entreprises. On voit la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd'hui. Voilà, donc s'il faut prendre des mesures de port du masque obligatoire, prenons-les. Mais à ce moment-là, là aussi, pour les personnes qui ont peu de moyens, qui ont peu de revenus, il faudra aussi prendre en compte cela, parce que c'est un budget aussi.

14:17
Julien Sanchez

Au niveau national, vous évoquiez, il y a quelques instants, la démocratie en France. Le modem propose une proportionnelle intégrale par département. Donc, pas au niveau national, mais par département. Est-ce que vous soutiendrez une telle proposition ?

14:30
Invité

Oui, je pense que nous, nous avons très clairement dit depuis des années que nous sommes pour la proportionnelle intégrale aux élections législatives. Il faut que ce soit une proportionnelle intégrale. Après, est-ce que c'est sur une liste nationale ou par département ? Ça, le débat peut être ouvert sur le sujet. Mais je pense que si jamais cette proposition était retenue, eh bien, ce serait en fait la proposition du Rassemblement national depuis des années qui viserait à ce qu'il y ait une meilleure représentativité. Parce qu'est-ce qu'il est normal que sur 577 députés, il y ait 6 députés Rassemblement national, quand Marine Le Pen fait presque 40% à une élection présidentielle ?

Presque 40% pour Marine Le Pen, 6 députés sur 577. Jean-Luc Mélenchon, 20%, 15 ou 20 députés. François Bayrou et d'autres qui font des résultats également, qui ont très peu de députés. Ça, avant de donner des leçons au Liban, M. Macron devrait déjà s'appliquer à lui-même le principe de démocratie. Il avait aussi parlé d'une banque de la démocratie de prêt facilité pour les partis politiques. On voit qu'aujourd'hui, les partis politiques ont le plus grand mal à financer leur campagne électorale. Là aussi, il y aurait beaucoup à dire.

15:32
Julien Sanchez

C'est votre cas ? C'est le cas du Rassemblement national pour les régionales ? Oui, je crois.

15:35
Invité

On essaie toujours de faire appel, nous, à nos adhérents. On essaie toujours de contourner les choses comme cela. Mais oui, les banques ne prêtent pas aujourd'hui au parti politique. On le dit depuis des années, alors que le Rassemblement national dépasse les 5% à toutes les élections, 5% étant le seuil pour se faire rembourser. Donc, il n'y a aucune difficulté sur le fait qu'on se fasse rembourser. Mais les banques ne prêtent pas et on n'est pas le seul parti politique à ne pas avoir de prêts. C'est une confiscation de la démocratie et Emmanuel Macron, on l'avait promis, il n'a pas tenu sa promesse.

16:02
Julien Sanchez

Mais pour revient au parti, il va mal d'un point de vue financier. On évoque un plan social à la rentrée, un déménagement de Nanterre, une audience le 25 septembre pour ausculter la situation, vérifier que le parti n'est pas en cessation de paiement.

16:14
Invité

Non, je crois qu'il y a évidemment des gestions à avoir. Donc, la question du lieu du siège du parti, c'est une question qui peut se poser effectivement.

16:22
Julien Sanchez

C'est un coup de chèvre, ce siège ?

16:24
Invité

Tout siège qui est en location en région parisienne, effectivement, ça a un coût. Que ce soit à Paris ou en banlieue parisienne, ça a un coût. Donc, le confinement aussi a permis de voir que le télétravail était parfois une solution, qu'il n'y avait pas forcément besoin d'avoir des sièges importants. Donc, ça, effectivement, c'est en débat.

16:42
Julien Sanchez

La question est posée.

16:43
Invité

Oui, la question est posée, tout à fait. C'est en débat, mais c'est une question de gestionnaire, tout simplement. Je crois que beaucoup de chefs d'entreprise, aujourd'hui, après le confinement, ont la même réflexion de se dire, est-ce que ça vaut le coup de garder un siège aussi important ? Ou est-ce qu'on peut en avoir un moins important ? Sur la base salariale ? Écoutez, là, je n'ai pas d'informations sur ce sujet-là. Voilà, il n'y a pas d'annonce pour le moment. S'il y avait des annonces à faire, je crois que Marine Le Pen en ferait. Pour le moment, ce n'est pas prévu.

17:06
Présentateur

Et un dernier mot sur les instances du parti. Que se passe-t-il au Front National ? La Commission Nationale d'Investiture a été remaniée, il y avait eu urgence ?

17:15
Invité

Écoutez, si on ne l'avait pas fait, on nous aurait dit, mais vous avez toujours les mêmes cadres depuis des années, dans vos instances qui sont poussiéreuses, etc.

17:24
Julien Sanchez

Ça fait des mécontents, là, aussi.

17:26
Invité

Mais c'est normal. Moi, si j'avais été évincé de la Commission d'Investiture, je ne serais pas content non plus. Bon, je n'ai pas été évincé, mais effectivement, mon ami...

17:33
Présentateur

Notamment Nicolas Bay, quand même.

17:35
Invité

Mon ami Gilbert Collat, effectivement, qui est dans mon département, qui est un homme brillant, très bon orateur, a été enlevé de la Commission d'Investiture. Mais la Commission d'Investiture, il le dit lui-même, il y a été une fois en 7 ans. Donc, voilà, ce qu'il n'a pas apprécié, c'est...

17:48
Julien Sanchez

Il n'y a pas de purge, en tout cas, vous dites.

17:49
Invité

Non, non, non, ce qu'il n'a pas apprécié, c'est la forme, en fait. C'est de ne pas avoir été mis au courant avant et de l'avoir appris comme ça. Donc ça, effectivement, on peut le regretter. C'est une maladresse. Là, on a des responsabilités importantes dans le parti. La Commission d'Investiture, c'est une commission de travail qui va se réunir des dizaines de fois dans les prochaines semaines. Voilà, ce n'est pas quelque chose d'exceptionnel, extraordinaire, où il faut absolument être.

18:14
Présentateur

Merci, Julien Sanchez, porte-parole du Rassemblement National, maire de Bocquer et invité de France Info ce matin. Merci aussi à vous, Neila Latrouz. Merci.

18:24
Locuteur

Merci. Merci.