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Discours / meetingManuel Bompard· 16 juin 2025 99 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleImmigration & asileEurope & international

🔴 Réunion publique : La Courneuve

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 47 %Défensif 13 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:32Invité politiqueFait
    « Actuellement, le MNLE soutient les villes de Duni, Holnis sous Bois et Tremblé en France contre leur implantation. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « Alors, il y a des rejets de CO2, soit lors de la construction, soit lors de l'utilisation. L'alimentation électrique nécessite l'utilisation de lignes à haute tension qui expose la population à des champs magnétiques et électriques. »
  • 5:08Invité politiqueFait
    « Imaginez si on a une panne d'électricité comme en Espagne ou Portugal. Et donc environ 5000 tonnes de fiou lourd sont stockés maintenu à 45°gr d'où un fort phénomène d'iloot de chaleur urbain et des tests mensuels sont effectués qui génèrent la pollution de l'air parce que évidemment des tests mensuels avec du fiou lourd vous je sais pas si vous avez vu le data center il y a des cheminées noirs moi je le vois de la fenêtre et de temps en temps, il y a une belle fumée noire qui sort parce qu'on fait des vérifications. »
  • 6:34Invité politiqueFait
    « Le MNLE nous met aussi en garde. L'utilité du numérique n'est-elle pas à questionner en ce qui concerne la multiplication des usages et il en va de même de la maîtrise des données sensibles aujourd'hui aux mains du privé et de leur lobby. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « J'y suis allée. J'ai lu le dossier avec l'avis de de la MRAE qui mettait en garde sur l'implantation de la crèche et de l'école sur des parcelles polluées par du plomb et du mercure. »
  • 13:17Invité politiqueFait
    « La cour neuve n'est pas un héritage que l'on lèue à ses amis. En République, seul le peuple est souverain pour désigner ses représentants. »
  • 13:59Invité politiqueChiffre
    « madame Nadia Shaboun pour qu'elle puisse faire campagne à temps plein a eu une augmentation de 133 % de son indemnité. L'indemnité en gros, c'est l'argent que la collectivité, nous les Français donnons aux élus pour qu'ils puissent exercer leur mandat. 133 % de son indemnité, passant de 1800 € à 4200 €. »
  • 16:45Invité politiqueFait
    « Il m'a répondu "Je suis loyal à mon parti." Mais la loyauté, elle ne se fait pas à des partis. Elle se fait à des idées. Elle se fait à des valeurs sur lesquelles on ne transige pas. »
  • 18:56Invité politiquePromesse
    « Nous allons changer en 2026 cette ville et en 2027 ce pays. »
  • 20:50Invité politiqueFait
    « Ce que nous proposons, c'est une révolution dans la gouvernance locale. »
  • 21:31Invité politiquePromesse
    « Ça sera la fin de la gestion par Violia de notre service public de l'eau et la mise en place d'une régie publique pour réduire le coût de l'eau et garantir la gratuité des premiers mètres cubes vitaux pour boire et se laver. »
  • 22:12Invité politiquePromesse
    « Ça sera la mise en place de commission d'attribution de logement avec des citoyens tirés au sort pour que règne la transparence et que cesse leur magouilles et les pass droit et insupportables. »
  • 23:31Invité politiqueFait
    « Nous défendons cette mesure dans notre programme présidentiel depuis 2017, voire depuis 2012. »
  • 1:05:23Invité politiqueFait
    « Je veux vous dire l'admiration que nous sommes nombreux, je sais, ici à avoir pour Rima qui est aujourd'hui sur une flotti qui est partie il y a quelques jours de Sicile pour venir bloquer, forcer le blocus humanitaire qui a lieu aujourd'hui à Gaza. »
  • 1:06:48Invité politiqueFait
    « Et c'est notre devoir d'encourager, d'entourer Rima Hassan et les collègues de la flotti, de la liberté, de notre affection et de notre solidarité. »
  • 1:07:28Invité politiqueFait
    « Alors tout peut arriver. Il y a quelques années, un bateau qui avait engagé cette même mission humanitaire avait été attaqué par l'armée israélienne. »
  • 1:08:48Invité politiqueFait
    « Il y a quelques jours, le gouvernement suédois a pris position en faveur de sanction contre le gouvernement de Netanyahu. »
  • 1:09:30Invité politiquePromesse
    « Depuis des mois et des mois, nous disons il faut décréter un embargo sur les livraisons d'armes. Il est temps de le faire. »
  • 1:10:12Invité politiqueFait
    « Ne perdez pas espoir précisément parce que les lignes sont en train de bouger. »
  • 1:11:33Invité politiqueFait
    « Quand une personne est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, si elle met un pied sur le sol français ou si elle parcourt l'espace aérien français, elle doit être arrêtée et déférée devant le tribunal international. »
  • 1:12:15Invité politiquePromesse
    « Le jour où il y aura un gouvernement insoumis au pouvoir, le jour même où monsieur Netaniaou mettra un bout de son pied sur le territoire français, où son avion mettra un bout de son nez sur l'espace aérien français, il sera immédiatement déféré devant la Cour pénale internationale. »
  • 1:15:39Invité politiqueFait
    « C'est bien le nouveau Front populaire qui est arrivé en tête des dernières élections législatives et donc c'est bien le nouveau Front populaire qui aurait dû gouverner ce pays. »
  • 1:17:02Invité politiqueFait
    « C'est un pesticide dont un article ce matin dans le journal disait qu'au Japon, on en a retrouvé des traces dans les eaux de pluie. »

Temps de parole

  • Manuel Bompard100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Manuel Bompard

Bonsoir à toutes et à tous. Je vais pas me représenter, Mohamed, il l'a très bien fait. Sauf que je voudrais seulement ajouter que je suis aussi adhérente au mouvement national de lutte écologique qui est intervenu en milieu scolaire et dans les structures de la ville avec la Cour Neuve environnement jusqu'en 2015. Euh moi, j'ai adhéré au mouvement de la France insoumise au sein du Parti communiste dès sa création. Euh je me reconnaissais dans ses propositions de gouvernance normal notamment dans la fondation de la 6e République, changer de République pour faire place au peuple, ça me plaisait beaucoup. Euh et je j'y suis restée fidèle attaché aux valeurs de la démocratie.

qui consisterait à expliquer au peuple les tenants et les aboutissants de tout projet pour l'int l'intérêt général et aussi à construire ensemble. Il est pour moi incohérent de laisser les gens dans l'ignorance et acter à leur place. C'est trop souvent le cas à la Cour neuve, à savoir que l'on organise des référendums, coûteux et la mobilisation d'agents et d'élus sur des thématiques telles que par exemple l'installation de la de la 5G qui était déjà installée et à laquelle monsieur le maire était opposé, disait-il.

Pourquoi dans ce cas n'avoir pas rédigé un arrêté explicitant l'opposition à l'implantation de la 5G sur la ville avant qu'un travail d'étude sanitaire ne soit effectué pour protéger les populations contre tout risque immédiat et potentiellement sérieux au regard des ondes magnétiques comme l'avait fait le maire communiste de Font contena sous bois. Par contre pour l'installation des data centers infrastructure de stockage des données informatiques, j'ai été très surprise parce que moi j'aime bien parler avec les gens et j'ai essayé de voir si les gens ils savaient ce que c'était que des data centers. Et bien non.

Euh c'est pour pour ce qui est de la Cour neuve, c'est le data center qui occupe le le l'espace qui où se trouvait eurocoptère, c'est en haut du Pont Palmer. Donc on a pour ça, on n' pas eu de beaucoup d'information ni même de référendum. Euh il y avait euh des petites affichettes pour en fait informer d'une enquête publique et un encart dans le journal regard dont on sait qu'il est très peu lu et que pour être informé des risques sur l'environnement, il fallait lire un dossier d'environ 600 pages. J'ai pas lu hein les 600 pages. Actuellement, le MNLE soutient les villes de Duni, Holnis sous Bois et Tremblé en France contre leur implantation. J'ai répondu à l'enqu à l'enquête publique.

C'est pas grave. Après avoir lu les recommandations de l'Agence régionale de santé et de la mission régionale d'autorité environnementale qui émettait des réserves quant à l'implantation en pleine agglomération. car voilà brièvement ce qu'il faut savoir entre autres si vous voulez être un peu plus au courant de ce que sont les data centers on a mis des documents d'information à l'entrée alors euh aux USA on les installe plutôt dans les déserts. Chez nous c'est en plein cœur de ville. Alors, il y a des rejets de CO2, soit lors de la construction, soit lors de l'utilisation.

L'alimentation électrique nécessite l'utilisation de lignes à haute tension qui expose la population à des champs magnétiques et électriques. Il y a même des risques d'explosion concernant les postes où passe le le la haute tension et des groupes électrogènes sont nécessaires pour palier à une éventuelle panne d'électricité. Imaginez si on a une panne d'électricité comme en Espagne ou Portugal.

Et donc environ 5000 tonnes de fiou lourd sont stockés maintenu à 45°gr d'où un fort phénomène d'iloot de chaleur urbain et des tests mensuels sont effectués qui génèrent la pollution de l'air parce que évidemment des tests mensuels avec du fiou lourd vous je sais pas si vous avez vu le data center il y a des cheminées noirs moi je le vois de la fenêtre et de temps en temps, il y a une belle fumée noire qui sort parce qu'on fait des vérifications.

plus des tonnes d'eau puisé dans les nappes fréatiques à la cour neuve dans le croût notre rivière souterraine destiné au refroidissement des ordinateurs et dont on sait que si elles ne sont pas envoyées dans le chauffage urbain seront rejetées comme celle de la rueurato puisqu'on a aussi un data center rurato dans les bassins d'eau pluvial destinés à l'arrosage des espaces verts. Voilà ce que les datas senteurs au nombre de 5 à la Cour neuve nous réservent sans parler des effets sur le climat. Mais pour ça pas de référendum. Le MNLE nous met aussi en garde.

L'utilité du numérique n'est-elle pas à questionner en ce qui concerne la multiplication des usages et il en va de même de la maîtrise des données sensibles aujourd'hui aux mains du privé et de leur lobby. Une autre information dans le regard numéro 637, on pouvait lire page 9 un encart. donnez votre avis sur le projet du quartier de la mairie. Rendez-vous en ligne. Donc il fallait que tout le monde soit équipé de d'ordinateur mais euh comme on on est gentil, on précise on donnait l'adresse du lien internet en précisant que pour répondre des tablettes numériques étaient à la disposition du public au siège de pleine commune à Sané.

et euh au pôle administratif mécano à la Cour neuve et on pouvait aussi demander des renseignements sur le projet. J'y suis allée. J'ai lu le dossier avec l'avis de de la MRAE qui mettait en garde sur l'implantation de la crèche et de l'école sur des parcelles polluées par du plomb et du mercure. Les problèmes de santé publique ne semblent pas être la préoccupation première de l'équipe municipale actuelle. Pour conclure, j'aimerais vous mettre en garde contre les manipulations qui consistent à faire croire que l'on pratique la démocratie parce qu'on organise des référendums. Comme le dit si bien le sociologue et philosophe Edgar Morin qui a 103 ans maintenant.

Le problème n'est pas que vous n'avez pas été éduqué. Le problème est que vous avez été éduqué juste assez pour croire ce qu'on vous a enseigné mais pas assez pour remettre en cause ce qu'on vous a dit. Alors soyez curieux, défendez-vous, ne laissez pas faire à votre place. Sortir de l'ignorance, c'est ça la liberté. Faites comme moi, n'hésitez plus, rejoignez la France insoumise. [Applaudissements] Merci Betti. Encore bonjour à toutes et à tous. Alors, quand l'idée de d'organiser cette réunion publique nous est venue, nous étions à quelques jours du massacre islamophobe d'Abouakar Sissé, tué dans une mosquée par un raciste qui lui a planté 50 coups de couteau alors qu'il priait.

Nous étions à quelques semaines d'un discours de Bruno Rota ministre de l'intérieur, ministre des cultes où il disait fièrement "Oui, bien sûr, abas le voile. Je sais intimement ce que ça provoque, le choc, l'humiliation, la douleur. Les crimes racistes et islamophobes s'enchaînent dans le pays. Des femmes musulmanes se font arracher leur voiles. Des insultes racistes sont proférés. Des taxes sur les lieux de culte. Et il y a quelques jours à peine, un homme, un Tunisien, s'est fait tuer par balle par son voisin qui avant et après son acte terroriste, parce qu'il faut le nommer, a diffusé sur ses réseaux sociaux des vidéos de Marine Le Pen et d'autres élus du Rassemblement national.

Cet assassinat, il a été directement inspiré par les idées du Rassemblement national que nous combattons et que nous vaincrons. Alors, dans cette ambiance de haine et de relan fasciste, on s'est dit il faut une brèche, il faut un espace d'oxygène pour les gens, un endroit où l'on puisse relever la tête, où la politique serve enfin à quelque chose, à dire nous, à faire corps tous ensemble, à porter une parole claire. Non, l'islamophobie n'est pas une opinion, elle est un délit. Alors, vous les avez vu dans les médias Bonp, on a fait les frais dernièrement, je crois, sur la radio, sur un plateau TV.

Ils font ils ont un malin plaisir à mettre en concurrence de manière très classe les discriminations auxquelles nous sommes toutes et tous opposés. L'islamophobie d'un côté la haine des musulmans et l'antisémitisme de l'autre côté la haine des juifs. Notre propos est clair. Jamais nous n'accepterons dans notre pays la France qu'une personne se sente intimidée en raison de son appartenance sexuelle, en raison de son appartenance religieuse ou de sa couleur de peau. C'est simple, c'est clair. Alors, je vous le disais en introduction, on se retrouve pour un beau moment de politique et les et les échéances à venir, pardon, elles sont capital.

Dans 9 mois se tiendront partout dans le pays les élections municipales. Ici à la Courneuve, le maire sortant Gill Poux a décidé de ne pas se représenter après 30 années de mandat. C'est la fin d'un cycle. Nous saluons ce qui a été fait de positif pour la Courneuve et les Courneviants, mais nous le disons avec respect et lucidité. Il y a une nouvelle donne politique à la Courneuve. 65 % aux élections présidentielles autour de Jean-Luc Mélenchon, 59 % aux élections européennes autour de Mano Ambri et Rima Hassan. 40 % aux élections législatives autour de ma candidature et sous nos propres couleurs. Je crois pouvoir le dire sans trop d'arrogance.

La France insoumise et la première force politique ici à la Courneuve. Nous sommes en ordre de bataille pour aborder ces élections avec un programme de rupture que nous allons construire avec vous les prochains mois pour améliorer nos vies ici à la Courneuve. À ce jour, vous avez deux candidats déclarés de la même majorité communiste socialiste qui dirige la ville depuis 12 ans, pas depuis 6 ans, depuis 12 ans. Pendant 12 ans, ils ont fait copain copines et maintenant ils veulent nous faire croire qu'ils sont d'accord sur rien.

Vous avez d'un côté, on va les prendre en parle, vous avez d'un côté madame Nadya Shaboun adjointe au maire en charge de la jeunesse soutenu donc par le parti communiste. Alors le maire de la Courneuve a fait un courrier aux habitants que vous avez sans doute reçu où il dit aux habitants qu'il ne se représente pas et qu'il dit finalement c'est qu'une formalité en 2026. Voici ma successeur. Je veux rappeler une chose simple. La cour neuve n'est pas un héritage que l'on lèue à ses amis. En République, seul le peuple est souverain pour désigner ses représentants. Et c'est pour cela Et c'est pour cela qu'il y aura des élections en mars prochain.

Nous voulons une rupture avec les vieilles méthodes. J'en veux pour exemple. Je ne sais pas si vous le savez, je vous incite à assister aux conseils municipaux. s'y passe des choses qui vous concernent et des choses très intéressantes. Mais madame Nadia Shaboun pour qu'elle puisse faire campagne à temps plein a eu une augmentation de 133 % de son indemnité. L'indemnité en gros, c'est l'argent que la collectivité, nous les Français donnons aux élus pour qu'ils puissent exercer leur mandat. 133 % de son indemnité, passant de 1800 € à 4200 €. C'est au conseil municipal que ces décisions sont prises et c'est pour ça que vous devez y assister. C'est une fois par mois.

Je le redis sans détour, c'est immoral. Je dis que je le redis parce que il y a un journaliste du Parisien qui a fait un beau papier dessus parce que il se trouve que ce jour-là, j'étais dans le conseil municipal et j'ai été très stupéfait de voir que c'est par une délibération que l'indemnité de cette adjointe se faisait augmenter sans vraiment une réaction de de quelconque. Alors, je le dis sans détour, c'est immoral d'augmenter dans ces conditions l'indemnité d'une élu de surcroix en campagne électorale. immoral de le faire qu' près de la moitié des cours neviens vivent seul vivent sous le seuil de pauvreté.

Nous sommes bien évidemment Nous sommes bien évidemment pour que les élus puissent vivre dignement de leur mandat mais rien absolument rien ne justifie une telle augmentation sans un élargissement des responsabilités et du portefeuille de l'élu. Et puis vous avez du côté Ah ça c'est le mystère. Et puis vous avez monsieurou Dououré que certains ici connaissent, premier adjoint au maire. Alors lui, il a une stratégie un peu un peu particulière. Il se cache derrière un nom d'un collectif qui s'appelle la cour neuve ensemble. Sur ses affiches, vous ne voyez aucun logo. Alors, il n'assume peut-être pas qui il est. Il n'assume peut-être pas qui il est, mais nous on va le dire haut fort.

Umarou Dououré est membre du Parti socialiste. Il est socialiste et il est membre donc d'un parti qui a refusé de voter cinq fois la motion de censure pour censurer donc les macronismes et a permis le maintien de ce gouvernement où il y a Rotaillot le réactionnaire. Le Parti socialiste qui a mis 1 an et demi avant de parler de génocide en Palestine. Le Parti socialiste qui à pleine commune avec Mathieu à Nototin sap nos services publics organise la gentrification de la scène Saint-Denis et donc le remplacement des catégories populaires en scène Saint-Denis.

Le Parti socialiste qui a trahi le Nouveau Front populaire, le Parti socialiste qui a la tête de plein communes augmente vos charges locatives au lieu de les geler. Alors, je vous le dis, ne vous faites pas avoir par des sourires et des accolades. Ils vont tout faire pour dépolitiser cette élection comptant sur la méconnaissance des gens de leur allégance politique. Moi, je l'ai croisé au marou d'ouré une fois sur un marché pendant les élections européennes. Je tractais, j'étais d'ailleurs candidat pour la liste de Manon Hambri et je le vois au marché des quatre routes et je lui dis "Pourquoi tu tractes pour un gars comme Raphaëlman ?" Je peux comprendre.

Bon, on est socialiste, mais parfois on peut aussi se mettre en retrait. Il me dit euh je lui dis donc pourquoi tu traques pour Raphaëlman ? Un homme qui au Parlement européen vote tout et n'importe quoi avec les libéraux et qui sur le sujet palestinien ne dit pas les terme alors que des femmes et des hommes meurent parce qu'ils sont palestiniens. Il m'a répondu "Je suis loyal à mon parti." Mais la loyauté, elle ne se fait pas à des partis. Elle se fait à des idées. Elle se fait à des valeurs sur lesquelles on ne transige pas. Je vous donne la fin de l'histoire. Au final, les Courneviens ont parlé, ils ont fait 7 %, on a fait 59 %. Nous, vous pouvez le voir sur nos affiches.

Nous avançons à visage découvert. Nous n'avons pas honte de ce que nous sommes. Nous sommes la France insoumise, cette force politique populaire qui défend l'intérêt du peuple face aux puissants, l'intérêt des locataires face aux propriétaires, l'intérêt des salariés face aux patrons, l'intérêt des racisés face aux racistes. Nous sommes les insoumis. Insoumis à leur méthode pourries, insoumis à leur façon de faire de la politique qui dégoûte les gens. Insoumis à la résignation, à la relégation de nos quartiers populaires. Insoumis à la fatalité du chômage, de la précarité, du racisme et de la pauvreté à perpétuité.

Nous sommes les insoumis et nous et nous allons changer en 2026 cette ville et en 2027 ce pays. Je le disais, ils ont dirigé cette ville ensemble pendant 12 années. Et pour quel bilan ? Je vous invite à aller les voir pour leur demander des comptes. C'est le moment. Le bilan des Jeux Olympiques qu'ils nous ont promis comme un accélérateur de développement pour les habitants des quartiers populaires. Combien d'emplois durables créés ? On parle pas des vacations, des intérimaires, on parle d'emplois durables, des emplois qui génèrent des salaires stables pour fonder une famille. Allez leur demander pourquoi ils ont délégué la gestion de la nouvelle piscine à Net Kellerman à la Courneuve.

Un équipement construit avec de l'argent public à une société privée vert marine connue pour avoir fermé des piscines aux écoliers pendant la crise énergétique pour faire des des économies. Allez leur demander allez leur demander pourquoi ils ont décidé tout seul et son nous consulter de faire le de faire de la cour neuve et Daniel en a parlé la capitale des data centers alors que nous connaissons les risques énergétiques et environnementaux que cela comporte. Allez leur demander pourquoi la ville de la Courneuve n'a toujours pas de centre-ville. Non, il n'est pas normal que dans notre ville, il n'y ait pas de diversité commerciale.

Non, il n'est pas normal que dans notre ville, le moindre espace soit bétonné, qu'il n'y ait pas suffisamment d'espace vert alors que le changement climatique s'accélère. Il n'est pas normal que dans notre ville, il n'y ait pas de mixité sociale. Non, il n'est pas normal que des femmes ne soient pas en capacité de marcher sans se faire intimider dans l'espace public. Non, il n'est pas normal que notre ville soit une ville d'ortoire, une ville d'ortoire. Alors que toutes les villes voisines de Sainte Saint-Denis ont su tiré profit des opportunités et du grand Paris. Cette ville, je vous le dis, elle a tous les moyens de passer un cap de développement et de rayonnement.

Oui, nous voulons tout changer dans la forme et dans le fond. Ce que nous proposons, c'est une révolution dans la gouvernance locale. Nous sommes la Nouvelle-Fance, c'est elle des quartiers populaires. Nous sommes les enfants d'ouvriers, de salariés. Nous sommes une génération diplômée, lucide, debout, qui refuse la relégation. Une génération qui vit au croisement de plusieurs luttes sociales, écologique, antiraciste et féministe. Une génération qui veut tout changer. Alors la cour neuve dirigée par une majorité insoumise, qu'est-ce que ça donnerait ?

Ça sera la fin de la gestion par Violia de notre service public de l'eau et la mise en place d'une régie publique pour réduire le coût de l'eau et garantir la gratuité des premiers mètres cubes vitaux pour boire et se laver. Ça sera la mise en place d'une cantine gratuite bio pour tous les jeunes Courneviens. Alors qu'on sait qu'ici à la Courneu 50 % des élèves mangent à la cantine contre 82 % à l'échelle nationale. Ça sera la création d'une maison de lutte contre les discriminations et l'islamophobie. Espace de résilience et de soutien pour les personnes victimes de discrimination à l'embauche au logement.

un lieu d'accueil avec des des associations d'accès aux droits et des permanences juridiques. Ça sera la mise en place de commission d'attribution de logement avec des citoyens tirés au sort pour que règne la transparence et que cesse leur magouilles et les pass droit et insupportables. Ça sera la mise en place du référendum, du vrai du référendum d'initiative citoyenne avec la possibilité pour le pour les Courneviens et les couriennes d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal des sujets qui leur semblent importants. Ça sera enfin la fin du porte-parola avec une liste à l'image de la ville portée par ses habitants et leurs préoccupations.

Car oui, tout ce qui est fait sans nous sera fait contre nous. Dans les prochaines semaines, nous allons entrer dans une phase de construction du programme avec vous. Je parle du programme parce que chez nous, les insoumis, un programme ça veut dire quelque chose. Si vous faites le choix délire, une majorité insoumise au conseil municipal en mars prochain, alors vous pourrez venir nous chercher, nous mettre ce programme sous le nez et nous dire "Vous avez respecté vos engagements ou pas ? Vous les avez vu tous localement pour ceux qui suivent l'actualité politique se jeter sur nos mesures programmatiques.

Dernièrement, le maire a annoncé vouloir organiser un référendum sur la cantine gratuite bio. C'était pas un engagement dans son programme municipal, mais nous prenons acte de ce ralliment, si on peut appeler ça ainsi. Nous défendons cette mesure dans notre programme présidentiel depuis 2017, voire depuis 2012. On nous a traité à ce moment de démago quand nous allions voir devant les écoles les parents d'élèves leur parler de cet enjeu de la gratuité de la cantume. Et maintenant il nous court après.

Non, il ne s'agit pas Non, il s'agit d'une mesure pardon de justice sociale dans une ville où près de 50 % de la population vit sous le seuil de pauvreté où beaucoup d'enfants ne mangent pas à leur fin. Nous planifierons avec des agriculteurs bio d'Île-de-France qui comptent, peut-être tout le monde le sait pas, la région Île-de-Fance compte les terres agricoles les plus fertile d'Europe. La mise en place donc d'une régie publique directe pour mettre en place cette cantine gratuite et bio. Le programme Le programme est notre contrat avec vous. On ne s'engage à rien d'autre. C'est un changement de méthode sur lequel on ne transigera pas. Fini les arrangements pipés.

Fini les logements marchandais, fini le raquette de commerçants, fini le chantage aux agents de la ville et je sais qu'il y en a beaucoup qui sont ici. Agent de la ville à qui parfois on promet des postes en échange d'un soutien politique. Nous n'avons ni cadeau à offrir ni passe droit. Nous nous engageons totalement avec probité. Enfin, et je terminerai là-dessus, les élections municipales auront lieu un an avant l'élection présidentielle. Une élection à laquelle nous nous préparons collectivement pour l'emporter cette fois-ci pour de bon. Nous devons aussi envisager donc les élections municipales comme une étape de résistance face à la montée du fascisme.

Car oui, il y a un risque il y a un risque que l'extrême droite dans ce pays prenne le pouvoir en 2027 et on sait tous ici ce que cela veut dire. Si cela arrive, nos communes doivent être des bastions de justice sociale, d'écologie populaire, des boucliers antiracistes et de fraternité républicaine. Regardez comme il nous salissent tous les jours dans les médias. Manuel Bompard, Alara, on save quelque chose pour ma part depuis que j'ai été candidat aux législative où j'ai simplement aspiré à porter mes idées avec Latitia Rigodière qui était ma suppliantée, je veux qu'on on [Musique] l'applaudisse.

Depuis que donc que j'ai été candidat à l'élection législative où j'ai simplement aspiré à porter mes idées, j'ai subi un harcèlement violent qui dure jusqu'à aujourd'hui m'insultant de tous les noms, le Figaro, le JDD, Mariane Frontière, bref, ils sont tous passés parfois avec des titres alarmants qui trend un islamiste prochainement à la tête de la courneum. Je le dis clairement, ils ne réussiront pas à nous faire baisser les yeux ni à nous intimider pour notre engagement pour les nôtres. Qu'on me comprenne bien. Je ne dis pas ça pour me plaindre. J'ai accepté ce combat avec mes camarades et j'en suis fier. Et si c'était à refaire, je le referai.

Malgré tous les sacrifices que cela implique dans la vie privée et professionnelle. Je ne dis pas ça pour obtenir votre pitié, mais pour que vous veniez renforcer nos rang. Arrêtez d'être spectateur. Sortez de votre attentisme. Venez vous battre à nos côtés. Ce qui nous est reproché, c'est d'exister politiquement, de participer activement à la vie de la cité, d'être reconnu comme capable d'agir, de nous exprimer et de peser dans les décisions collectives. Ils veulent nous intimider en parlant d'entrisme. Prenons le contrepied.

Je vous invite toutes et tous après cette réunion publique à aller vérifier vos inscriptions sur les listes électorales pour peser davantage dans les décisions qui vous concernent. Vous avez un magnifique outil qui est là à votre disposition. Le mouvement de la France insoumise. Investissez-le. Engagez-vous partout où vous le pouvez dans les lieux de décision. Les collectifs de parents d'élèves, les associations, les syndicats, les amicales de locataire. Le combat en vaut la peine. Le combat en vaut la peine. Je vous assure la victoire sera plus belle. Résistance on la rien.

Je vous invite maintenant à accueillir du coup ma chef de fil BTI Saintubert, mère adjointe de la Courneuve en charge de la vie associative de la lutte contre les discriminations. Parents d'élèves engagés pour l'école publique et nos enfants. Merci à vous. Je renouvelle mes remerciements. Merci d'être venu si nombreux. Regardez autour de vous ce soir cette salle pleine, ces visages déterminés, cette énergie palpable. Votre présence massive prouve une chose fondamentale, mes amis. Les habitants de nos quartiers populaires refusent catégoriquement d'être spectateur et spectatrices de leur propre vie. Vous avez décidé d'en devenir les acteurs et les actrices principaux.

Et cela, mes amis, encore une fois, c'est déjà une victoire en soi. Non, et je le répète encore bien fort, non, nos quartiers ne sont pas des déserts politiques. Cette expression, combien de fois l'avons-nous entendu dans la bouche de nos dirigeants ? Combien de fois ont-ils osé prétendre que nous étions désintéressés, déconnectés de la chose publique ? Quel insulte ! Mais quel insulte ! Quelle méconnaissance profonde de ce qui nous de ce que nous sommes vraiment. Pardon ! Nos dirigeants politiques l'ignorent parce qu'ils sont complètement déconnectés de nos réalités.

Il ne voit pas la richesse extraordinaire de l'engagement citoyen qui bouillonne ici dans nos quartiers jour après jour, année après année. qu'il ne voi pas ou plutôt font semblant de ne pas voir qui organisent les cours de soutien scolaire qui accompagne les familles dans leur démarche administrative qui se bat pour obtenir des passages piétons sécurisés devant les écoles il ne voit pas non plus qui montent les projets culturels pour nos enfants. cette politique là, cette vraie politique du quotidien, il l'ignore superbement. Mon propre engagement a commencé comme parent d'élèves et je veux vous raconter pourquoi.

Après 48 heures de contraction pour mettre mon enfant au monde, désolé messieurs si je ne vous mets pas dans la confidence mais mesdames, vous vous comprendrez de quoi je parle aujourd'hui. Il était pour moi hors de question que d'autres personnes prennent des décisions à ma place sur l'avenir de mes enfants et sur ce que mes enfants étaient capables de faire ou pas. Hors de question pour moi également que l'avenir de mes enfants mais de vos enfants qui sont également mes enfants soient sacrifiés sur l'hôtel d'un système éducatif à deux vitesses qui perpétuent méthodiquement les injustices en triant et en sélectionnant au lieu d'émanciper et d'élever.

Je n'ai pas été la plus docile des parents d'élèves. Certains ici peuvent en témoigner et je le revendique au effort et je continuerai parce que c'est moi et c'est comme ça que je suis. Quand on nous a annoncé la suppression des postes d'enseignant, quand on nous a quand on a voulu pardon fermer des classes, quand on nous a imposé des réformes destructrices sans nous consulter, j'ai dit non. Comme beaucoup de parents d'élèves qui sont présents et je les vois, nous avons dit non. Donc je me suis même menoté au grille des écoles pour protester contre ces contre ces réformes éducatives qui cassent et vous le savez bien l'école publique.

Pour moi, nos enfants le valent bien, ils méritent le meilleur et il ne méritent pas les restes. Et vous savez ce qu'on m'a dit ? Madame, calmez-vous, on va s'en occuper. Mais c'est qui on C'est qui ? C'est toi Daniel ? C'est toi Moudou ? C'est toi Céline ? C'est toi Amine ? Bah non, c'est pas nous. Bah, ce sont les mêmes qui ferment les classes, les mêmes qui suppriment les Razed, les mêmes qui précarisent les enseignants. Nous, bah non, on ne se calmera pas et on continuera nos combat avec ou sans eux, mais tous ensemble. Puis j'ai poursuivi mon engagement parce que j'avais pas j'avais trop de temps à perdre avec mes trois enfants, mon boulot.

Donc, j'ai poursuivi en me lançant en politique pour porter la voix des nôtres pour que nos préoccupations remontent enfin jusqu'au lieu de décision pour que nos expertises du terrain soient enfin entendues et respectées. Comme beaucoup de femmes racisées qui s'engagent, je me suis longtemps demandé pourquoi on était venu me chercher. Parce que je suis une femme ? Oui. OK. Parce que je suis noire. Jusqu'à preuve du contraire ? Oui. Parce que je suis une mère engagée ? parce que je suis intelligente, compétente, déterminée. Oui, certainement, mais vous me le direz, hein. Ça ne se voit malheureusement pas en premier.

Je suis donc mère adjointe sur la ville de la Courneuve, élue depuis 2020, déléguée à la vie associative, politique de la ville et lutte contre les discrimination. Donc les raisons de ma cooptation étaient claires pour ceux qui m'ont approché mais moi j'étais déterminé à faire bouger les lignes et surtout à faire en sorte qu'on ne soit plus jamais une variable d'ajustement, un valoir une caution de diversité qu'on sort à l'approche des élections avant de nous remettre au placard. Non, je ne suis pas, excusez-moi du terme, la noire de service. Merci, merci. Force, c'est de constater qu'ils préfèrent nous avoir avec eux que contre eux.

Mais cette instrumentalisation cynique ne trompe plus personne. Non, nous ne sommes pas dupe. Nous voyons bien qu'on nous utilise quand ça les arrange et qu'on nous ignore le reste du temps. Les habitants le voient parfaitement. Cette utilisation et hontée de nos quartiers a des fins purement électorales. Il voit ces candidats qui débarquent tous les 6 ans avec leurs promesses creuses, leur sourire de circonstan et leur selfie opportuniste. La fracture est énorme aujourd'hui dans le pays, entre le pays légal et le pays réel, entre ceux qui gouvernent et ceux qui subissent, entre ceux qui décident et ceux qui vivent les conséquences de ces décisions.

L'immense majorité des élus et des sisionnaires politiques locaux ne vivent pas ici. Ils ne connaissent pas nos réalités quotidiennes concrètes, ni les transports bondés où on s'entace comme du bétail, ni les déserts médicaux où il faut attendre des mois pour voir un spécialiste, pardon, ni la dégradation progressive et programmée des équipements publics, les fils d'attente interminable dans les services administratifs pardon où l'on vous traite comme du bétail. Ils n'ont jamais eu à remplir de dossiers d'Alo en tremblant d'espoir et de colère. Ils n'ont jamais vécu avec la peur d'une expulsion locative qui vous réveille la nuit.

Ils n'ont jamais eu à choisir entre payer l'électricité ou acheter des médicaments. Ils n'ont jamais eu à accompagner leurs enfants malades ou en situation de handicap aux urgences, sachant qu'ils vont attendre 8h sur des chaises en plastique. Donc du coup, comment comment peuvent-ils comprendre nos priorités aujourd'hui ? Comment peuvent-ils prendre les bonnes décisions pour nous alors qu'ils évoluent dans un monde totalement différent du nôtre ? Pourtant, la vraie politique, elle est bien là chez nous. Elle n'est pas dans les palais de la République ou les salons feutrés des ministères. Elle est ici dans nos rues, dans nos immeubles et dans nos cœurs.

Elle est dans la solidarité extraordinaire de nos associations, de nos acteurs et actrices de terrain qui palient jour après jour les défaillances de l'État. Elle est dans notre travail de terrain inlassable dans ces millions de petits gestes quotidiens qui font que la société aujourd'hui tient debout. Malgré tout, elle est dans nos grèves courageuses quand nous défendons nos droits. Elle est dans nos marches déterminées quand nous réclamons la justice. Elle est dans l'impuissance dans la puissance incroyable des femmes qui créent des réseaux d'entraide contre tout types de violence qui s'organise pour protéger leurs sœurs, leurs enfants, les nôtres qui refusent de baisser les bras.

Pendant des décennies et des décennies et des décennies, on nous a répété qu'il n'y avait pas d'alternative, plus d'espoir possible, que ce monde-là, celui des inégalités, des discriminations, de la précarité, était notre héritage définitif et point final. Et ben non, que nous devions nous nous y résigner, pardon, nous y habituer et nous y résoudre. Et ben non, c'est comme ça. C'est pas autrement, nous nous disait-on. Adaptez-vous, soyez reconnaissants de ce que vous donne. Ne demandez pas trop. Et ben non. Non, désolé. Non, nous n'accepterons plus l'inacceptable aujourd'hui. Aujourd'hui, je le dis haut et fort, stop. Stop à cette résignation organisée. Stop à cette fatalité imposée.

Stop à ce déterminisme social qui voudrait nous enfermer dans de dans nos conditions de naissance. L'heure de la Ripost, mes chers amis, est arrivée. Le moment est venu de nous réapproprier la politique et la démocratie locale, de reprendre le pouvoir sur nos propres vies. L'engagement massif et spontané contre l'extrême droite lors des des dernières élections approuvé de manière éclatante notre formidable capacité de mobilisation. Il nous croyait endormis, nous étions en veille. Il nous croyait désorganisés, nous savons nous mobiliser. Il nous croyait indifférent, nous sommes tous des citoyens et citoyennes engagés. Notre histoire collective nous enseigne une vérité fondamentale.

La volonté déterminée de quelques-uns peut abattre toutes les fatalités. Nos ancêtres ont brisé les chaînes de l'esclavage. D'autres ont conquis l'indépendance de leur pays. D'autres encore ont arraché les droits sociaux, le droit de vote, l'égalité civique. Rien n'était écrit d'avance. Tout a été conquis par la lutte, par l'organisation, par la solidarité et par la détermination. À nous donc maintenant de faire, d'agir ensemble, de dépasser les clivages stériles qui nous divisent, à nous de choisir notre avenir plutôt que de le subir. À nous décrire notre propre histoire au lieu de laisser d'autres l'écrire à notre place. Soyons clair et lucides mes chers amis.

Ce n'est pas en restant confortablement installé sur nos canapés, en nous content de commenter l'actualité sur les réseaux sociaux ou de critiquer sans agir que les choses vont changer miraculeusement. Il nous faut agir. Le changement ne tombera pas du ciel. Il ne viendra pas d'en haut. Il viendra de nous, pour nous, pour nous, avec nous. Battons-nous donc pour une cantine bio gratuite et de qualité dans toutes les école parce que bien manger ne devrait pas être un privilège de classe. Battons-nous pour accompagner et soutenir nos associations qui font un travail formidable avec des moyens dérisoires.

Batons-nous pour nos jeunes qui ont du talent et des rêves, mais qui mais à qui on ferme trop souvent les portes. Et comme vous, son, je vous le dis, je ne lâcherai rien que c'était dans une vie antérieure, dans cette vie et même dans la vie de demain, je ne lâcherai rien et j'espère que vous serez à nos côtés pour ne rien lâcher non plus. Cet engagement, il est pour la vie. Cette bataille pour la justice, elle ne s'arrêtera pas aux prochaines élections. Elle devra perdurer pour un monde meilleur. L'heure n'est définitivement plus au discours, creux, aux promesses en l'air, aux effets d'annonce sans lendemain.

L'heure n'est plus au colloc savant où l'on discerte sur la pauvreté dans des salles climatisées. Je vais pas être plus longue. Bref, prenons place. C'est toi ? Merci. Bonsoir à à toutes et à tous. Merci encore pour cet accueil chaleureux, j'ai envie de dire familial, local. Je me sens pas dépaysé. Ça fait très très longtemps que je rêvais de ce moment-là, très sincèrement et je vais vous expliquer pourquoi ensuite. Mais avant de commencer, j'aimerais remercier, bah déjà vous remercier vous d'être venus si nombreux ce soir. Vraiment un grand grand merci à vous parce qu'on envoie un message, eux comprendront. Donc vraiment merci.

J'en profite également pour remercier bien évidemment les organisateurs qu'il s'agisse de la France insoumise ou de la Sainte Saint-Nocker mais également les personnes et les militants qu'on notamment tracté qui ne sont pas élus qui sont des militants de l'ombre et qu'on entend pas beaucoup et qu'on ne voit même pas beaucoup non plus. Au premier rang desquel Merwan qui est juste ici, je voudrais vraiment qu'on l'applaudir bien fort. Erwan, Medy, Erwan, Sabrina, Fatima Zora et bien d'autres militantes et militants qui s'investissent énormément, énormément, énormément, qui ne trent pas leurs heures et qui font vraiment le le travail qui fait que aujourd'hui nous sommes tous ici ce soir réunis.

Tout à l'heure, je disais que je suis très très très heureux d'être là ce soir et que je rêvais un peu de ce moment-là. Quand je dis que je rêvait, c'est juste que j'y pensais parce qu'en réalité, la première fois que j'ai eu à m'exprimer ici devant une salle également pleine, c'était en 2015 en marge des élections départementales. Et pendant ces élections là, on avait un projet. Ces élections devaient nous amener jusqu'aux élections municipales de 2020. Mais comme vous le savez avec notamment, c'est comme pour le Parti socialiste, la trahison n'est jamais bien loin et notamment dans nos rang.

Souvent les gens que nos comptoir sont les premiers malheureusement et c'est la réalité à nous poignarder parfois dans le dos. Mais c'est pas très grave même si ça fait un peu mal parfois. On reste debout comme disait ma très chère BTI, on ne lâche rien et on avance convaincu. Et la raison de cette conviction fait qu'aujourd'hui, je me tiens debout devant vous 10 ans après. 10 ans après, moi ce petit garçon des 4000, je vois mon frère et ami Mara qui est juste derrière. Moi, ce membre de ce qu'on appelait à l'époque dans la rue renoire des Mamadou Force. Je me tiens ici debout en étant député de la République. Et ça ça pour moi ça veut dire quelque chose.

Et ce résultat là c'est pas le mien, c'est vraiment le nôtre. Souvent, j'aim dire que être député, je suis le député de tout le monde. C'est pour ça que même ça fait peut-être pas plaisir à tout le monde, mais que je je bouge d'endroit en endroit ici particulièrement dans le 93 et je fais un peu toutes les villes. J'aime aller à la rencontre des gens et j'aime surtout que les gens viennent à notre rencontre et entrent notamment à l'Assemblée nationale depuis que nous sommes élus. C'est ça et ce que j'aime à rappeler même souvent si je dis souvent nous sommes élus parce que je crois que ce mandat c'est avant tout le vôtre.

Moi j'aimerais vraiment qu'en tant que citoyenne et citoyens vous puissiez régulièrement même plus que régulièrement interpeller vos élus les interroger les solliciter. C'est leur rôle c'est leur rôle. Donc n'hésitez pas à le faire ici à la Courneuve, à Aubervilier, à Saint-Dunis, partout où il y a des élus et partout en France, il y en a. interpelz-les et interrogez-les sur ce qu'ils font de vos situations, de vos préoccupation et de vos vies. Mohamed Awad l'aé tout à l'heure. Il disait qu'il y a une nouvelle donne politique ici à la Courneuve.

Oui, il y a une nouvelle offre politique ici à la Courneuve et elle a elle a démarré déjà en 2015 où nous obtenions 15 % des suffrage ici localement à la Cour Neuve. Puis en 2021 avec mes camarades, je vois Mina Bal au loin à Jamar que j'ai vu tout à l'heure qui n'est pas très loin mais qui va lever la main sans doute. J'espère qu'il a pas bougé parce que je l'ai pas rigolé. Ah il est là. Voilà. Adjamekar, Mroka Adjaj qui est actuellement en Algérie, mais en tout cas toutes ces personnes-là et bien évidemment toutes les militantes et les militants de la scène San Newer. Je pense notamment à Bakari SKuna qui est ici présent, Mohamed Jauné, Latitia Rigodier et bien d'autres.

Nous avons réalisé des scores un peu historiques et qui ont fait des petits et qui nous ont conduit jusqu'aux élections législative. Et donc oui, effectivement, il y a une nouvelle offre politique ici en Sensi. Elle est matérialisée par la Senser, par la France insoumise, mais surtout par ce rapprochement d'une gauche qui ne trahit pas. Il est là le mot d'ordre, c'est ne pas trahir ses engagements. Article 1, ne pas être le PS. Ne jamais trahir ces engagements politiques.

Je tiens et j'en profite également puisque j'ai salué mes mes frères et camarades de la SS New Yoker, Latitia et bien d'autres à saluer également la présence des chefs de fil de la Senson New Yoker mais également de la France insoumise ici en SS qui vont participer à cette nouvelle offre politique. Je pense à Maroi qui est ici présent qui va se lever.

Voilà pour vous saluer qui est de ce grand bran à BCAN également de Drancy à Guillaume d'Auberviller à Bali Bakayoko de Saint-Denis à Sanatou bas de Gultaneuse excusez-moi et bien évidemment à mon frère Fessal de Gultaneuse également toutes ces personnes-là ce sont les visages et le renouveau de la politique en Saint-Sain de Nis et sincèrement j'aime pas trop dire ça parce parce qu'on a souvent été trahi par les mêmes souvent. Mais faites-leur confiance, sincèrement, faites-leur confiance.

Comme l'a dit Mohamed tout à l'heure, à partir de la rentrée, nous déambulerons, nous irons à votre rencontre, nous discuterons, nous échangerons, nous débattrons sur les sujets qui nous concernent ici en scène Saint-Denis et particulièrement ici à la conuve puisqu'on s'y trouve. Mais ce sera également la même chose, je le pense et je le crois et je le souhaite surtout à Drancy, à Bobini et au Bourger parce que nos villes nos villes depuis trop longtemps et je le vois encore aujourd'hui plus qu'avant sont dirigés et ont été dirigés par des barons locaux qui sont totalement déconnectés de la réalité de la vie des gens.

C'est même barreau locaux qui n'hésite pas à nous opposer les uns les autres. C'est même barreau locaux qui n'hésitent pas et Mohamed l'a très bien rappelé à opposer justement les agents publics et notamment les agents du service public communal. Si tu ne votes pas pour moi, je te mets au placard. Suis-moi, venez à telle réunion, faites ceci, faites cela. Il est temps de dire stop à cela. Ça fait plus de 10 ans, 15 ans et même 20 ans que nous subissons cela. C'est fini. Et je le dis très clairement, ces personnes-là n'auront plus droit au chapitre en 2026. C'est terminé.

Ces mêmes apôtres de la division, on va les appeler les apôtres hein, puisque dans les apôtres, il y a toujours eu au départ, il y avait Judas mais bon, c'est pas très grave. Ces mêmes apôtres de la division considèrent également qu'un certain nombre de structures associatives leur appartiennent. Les associations courneviennes, bourgetines, balbinienne, drancéenne, scanodomisienne, toutes les associations appartiennent au peuple. Elles n'appartiennent pas à un maire, à des élus ici et là, elles appartiennent à la société toute entière.

Et il est absolument inacceptable et j'en parle parce que j'en ai fait les frères d'accepter que aujourd'hui des associations parce qu'elles militent parce qu'elles s'investissent se voi couper leurs subventions ou prise en otage par des politiques verreux et j'ai même envie de dire mafieux. Moi je le dis très clairement. De toute façon, je n'ai pas la langue dans ma poche. J'ai toujours dit ce que je pensais et je continuerai à le dire. Ces personnes-là c'est terminé ces mêmes personnes qui depuis peu ont décidé de parler de cantine gratuite et bio depuis peu. Mais pourtant les gamins qui ne mangent pas à leur faim, on les connaît. Ils sont présents.

Malheureusement dans les écoles, ils reçoivent des alertes notamment des enseignants, des directions scolaires. Et pourtant, ils ont attendu quand ? Le mois de mai juin 2025 pour commencer à parler de la cantine gratuite, là où on déambulé notamment avec Guillaume Lesco lors de la caravane populaire qui a fait escaler à la tourneuve où on en a parlé et surtout ça figure au programme au programme l'avenir au commun. Ce sont des éléments programmatiques qui datent de Matusalem qu'on a exposé, qu'on a porté et qu'on porte encore dignement et que d'autres ont décidé de nous traiter de démago, de ceci ou de cela.

Les mêmes personnes qui chaque année, depuis au moins 2020 que je les combat sur ce sujet-là, augmente vos loyer et vos charges. Tout le monde ici a vu ses loyers et charges augmenter et ça très souvent, malheureusement, c'est aussi le résultat de politiques qui se disent de gauche et qui n'hésitent pas à nous mettre de bonne droite. Donc sur toutes ces questions là, comme je l'ai dit tout à l'heure, nous ne trahirons pas. Et n'oubliez pas l'article 1er. C'était quoi l'article 1er ? J'ai pas entendu. Ne pas être socialiste. Ça c'est la base. Ce soir, il y a une autre personne qui devait nous accompagner et être présente.

Malheureusement, elle est prise dans une aventure collective européenne mondiale. C'est Rima Hassan. J'aimerais qu'on l'applaudisse et vraiment n'hésitez pas à relayer son périple. J'aimerais également qu'on applaudisse certaines familles particulières. Ces familles enillées par le racisme systémique, le racisme institutionnel et notamment qui est le résultat par la suite des violences policières. La famille Anaë dont hier nous avons appris que son meurtrier policier sera jugé aux assises pour meurtre. J'aimerais qu'on applaudisse la famille et la maman de Naë Merci à La Courm. Nous avons été enveillés l'an dernier par la mort de Wanis.

Et là aussi, j'aimerais qu'on applaudisse sa famille dans le combat qui va être le sien et toutes les victimes ici et là de violence policière. J'aimerais également qu'on applaudisse de nouveau BTIS Saintubert parce qu'il y a quelques mois, quelques semaines, elle m'accompagnait lorsque j'intervenais contre un un contrôle de police au faciè et elle a fini en garde à vue. Donc à elle, Betti, à ses enfants, à sa famille, merci infiniment pour ton sacrifice. Et oui, Mohamed le disait tout à l'heure, la première force politique aujourd'hui de gauche et de rupture ici à la Courneœuvre et partout en Sain Saint-Uni, c'est la France insoumise.

Mais pas que la France insoumise, c'est la France insoumise conjuguée à toutes les forces politico-citoyennes organisées partout ici en Sain Saint-Denis et avec lesquels nous marcherons main dans la main et encore une fois sans trahir. En 2026, il est temps de reprendre la main sur ce qui nous concerne. Il n'est plus question de négociation, d'arrière cours de petite tiens, je te donne ceci ou je te donne cela, tiens, t'inquiète ce marché. Parce que pour ces personnes-là, je vous le dis clairement, il n'est question que de business. Il n'est question que de business. Il ne faut pas croire qu'il est question de la vie des uns et des autres, de ce qui se passe dans vos écoles et cetera.

Non, il est question de marché public. Il est question de marché public. Tout à l'heure, Daniel le rappelait très justement dans son discours autour du data center. Le data center a été un sujet et un projet immense ici à la Courneuve. Un projet évalué à plus d'un milliard d'euros sur lequel à aucun moment à aucun moment on nous a interrogé ou même demandé notre avis. Et pourtant ce data center, il est possible qu'il soit nocif à la fois pour l'environnement. mais surtout pour la santé des habitants. Et à aucun moment on nous a interrogé mais par contre on nous a interrogé pour savoir si on était d'accord oui ou non pour mettre des urinoires en bas de chez nous.

Non mais à un moment donné, soyons sérieux. Soyons sérieux 2 minutes. On nous interroge aujourd'hui maintenant pour la cantine gratuite. Une chose qui devait être mise en place depuis belle Lurette et et j'ai même envie de vous dire la cantine gratuite ici en Sensni, elle a été mise en place par des villes de droite. C'est les villes de droite qui ont mis la la la cantine gratuite et bio ici en Sain Saint- Nuit. Alors, com comment se fait-il qu'aujourd'hui les villes de gauche n'ont pas emboîé ce pas ? Moi, je vous le dis juste de manière très claire. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que les villes de gauche ne sont pas véritablement de gauche. C'est simple.

C'est aussi simple que ça. La gauche, c'est pas la gauche uniquement des belles paroles. La gauche, c'est la gauche qui censure. La gauche, c'est la gauche qui ne négocie pas avec ces personnes qui chaque jour ici en Saint Sani, mais aussi un peu partout en France se permettent de stigmatiser, de d'alimenter les amalgames notamment vers un certain nombre et une certaine population. Ce qu'on dit aujourd'hui, énormément de choses qu'on dit aujourd'hui était dans des programmes et notamment le programme de François Hollande. C'était dans le programme la question de la reconnaissance notamment de la Palestine.

C'était dans le programme de François Hollande la question de la la conting gratuite et bio. C'était dans un certain nombre de programmes politiques et aujourd'hui le seul mouvement politique en mesure aujourd'hui de le porter avec la rupture, c'est la France insoumise conjuguée à toutes les forces politiques citoyennes de gauche de rupture partout installé en saint- Je vais terminer mon propos simplement en disant une chose. Simplement en disant une chose encore une fois merci. Le combat n'est pas fini aujourd'hui dans le rôle qui est le mien, celui de députés, Mohamed l'a très bien dit aussi.

Nous sommes victime de beaucoup de choses mais nous terons ces choses-là pour la simple et bonne raison qu'on n pas envie de démoraliser un certain nombre de personnes. Cela étant dit, quand je vois la salle aussi remplie ce soir, je me dis que nous y arriverons. Et à force surtout, ils s'habitueront. Ils s'habitueront à cette présence qui est la nôtre. Ils s'habitueront au fait que nous nous occupions finalement de nos affaires. Le porte-parola, c'est fini. Ça fait oui 2015. De 2015 jusqu'à aujourd'hui, il y a 10 ans qui sont qui se sont écoulés. Et oui, en 2014, j'ai été en 2014, en 2024, j'ai été candidat à la députation.

J'ai été élu malgré toutes les embûes que que j'ai pu connaître parce que elles ne sont pas apparues de nulle part. Ce n'était pas la droite qui m'attaquait encore une fois. Donc mais aujourd'hui quand je vois cette salle pleine à traquer, je me dis que 2026 c'est pour vous et c'est pour nous. Encore une fois merci merci infiniment. Merci infiniment à toutes et à tous. Et je vous demande également de vous lever pour applaudir la venue sur scène de la personne qui je pense en France est parfois autant détesté que moi que je ne le suis en tout cas en ni cette personne là c'est Manuel Bompard. Pourquoi Manuel Bompard ?

Emmanuel Bombard en février 2024, nous l'avons rencontré ici avec du moins à Paris avec Bakari Soua et il nous a dit une phrase que j'ai encore en tête aujourd'hui. Vous avez raison avec la scène Saint- Noker. Il m'a dit il faut savoir se faire respecter. Il m'a dit "Il faut savoir se faire respecter. Continuez, vous nous aurez à vos côtés." Et aujourd'hui, je suis député Manuel. Manu pour les intimes. Je sais pas si on est intime aujourd'hui mais on est intime hein. D'accord. Manu pour les intimes, merci pour ta confiance, merci pour ton engagement et encore une fois merci à toutes et à tous pour votre soutien indéfectible.

De près ou de loin, sachez que pour ma part, je ne changerai pas et je serai toujours cournne bien habitant de Sain Saint-Denis et surtout à vos côtés indéfectiblement. Merci encore, c'est à toi. Ah ouais, on va merci beaucoup. Ça fait plaisir de vous voir aussi nombreuses et aussi nombreux ce soir ici à la Courneuve.

Et je voudrais évidemment remercier mes collègues Ali, Mohamed, et tous les camarades qui ont participé à l'organisation de cette soirée, les remercier de leur invitation et vous remerciez vous d'être présente et présent ce soir et parce que le contexte est difficile parce que je sais la solitude la solitude que certains peuvent ressentir parfois en allumant la télévision en voyant ses propos de haine, ces propos de stigmatisation, ces propos de division parce que j'imagine la souffrance que certains peuvent ressentir parce que j'imagine parfois la peur et l'inquiétude que certains peuvent ressentir.

Je veux vous dire pour commencer mon intervention, quand vous vous sentez seul, quand vous vous sentez inquiet, quand vous êtes en souffrance, rappelez-vous de ce moment. Regardez autour de vous et dites-vous que nous sommes nombreuses et nombreux en France, que nous sommes des centaines de milliers, que nous sommes des millions en France à pas accepter ce climat de haine, ce climat raciste, ce climat islamophobe et que si nous nous mobilisons tous ensemble, alors nous pouvons faire en sorte de chasser ceux qui en sont responsables du pouvoir, de les chasser, de les mettre de côté et d'ouvrir une autre page de l'histoire de France, une page de fraternité.

une page de solidarité, une page d'égalité réelle des citoyennes, des citoyens. Non, monsieur Retaillo, en France, il n'existe pas de français de papier. En France, il n'existe que des françaises et des Français à égalité de droit qui aspirent à vivre égau, à avoir les mêmes droits, les mêmes aspirations, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur religion. Non, monsieur Rota avant d'insulter ceux qui viennent d'ailleurs de les discrimin discriminer ou de les stigmatiser, commencez par leur dire merci parce que bien souvent vous le savez comme moi et vous en faites partie ici dans cette salle. Vous êtes celles et ceux sans qui la France ne serait pas la France.

Vous êtes celles et ceux sans qui ce pays tout simplement ne pourrait pas exister, ne cette économie ne pourrait pas fonctionner parce que bien souvent vous occupez les emplois qui sont les emplois utiles, indispensables à la vie de la nation. Alors avant de pointer du doigt les gens, de les discriminer ou de les stigmatiser, remerciez-les tout simplement. En tout cas, moi je vous remercie d'être là. Je vous remercie d'être présent avec nous aujourd'hui et je voulais commencer par ce message parce que le nombre que vous êtes ce soir dans cette salle est impressionnant.

Bon, ça a été dit tout à l'heure en introduction, vous le savez, je suis député de Marseille et vous inquiétez pas, je vais pas vous parler football.

Je pense que j'aurais pas que des amis dans la salle, mais je ne peux pas commencer cette réunion publique sans rendre hommage aux travailleuses et aux travailleurs qui travaillent sur le port de Marseille et qui ont publié aujourd'hui un communiqué puisque nous avons appris il y a quelques heures que devait partir du port de Marseille une cargaison de composants qui sont utilisés pour fabriquer les pistolets mitrailleurs qui sont utilisés par l'armée israélienne à Gaza et les travailleuses et les travailleurs du port de Marseille, les doqueurs du port de Marseille apprenant cette information ont appelé la direction et ont dit "Nous travailleurs du port de Marseille, nous n'embarquerons pas ces conteners.

Nous refusons Nous refusons d'être complice des actions qui sont commises aujourd'hui par l'armée israélienne à Gaza. Et alors que depuis des mois et des mois, nous disons que la France doit décréter un embargo total sur les livraisons d'armes à l'armée israélienne et que le gouvernement français le refuse. Je dis aujourd'hui que les travailleuses et les travailleurs du port de Marseille ont rétabli l'honneur de la France en refusant de participer aux livraisons de ces équipements militaires qui servent à massacrer aujourd'hui des enfants à Gaza. Gloire au dour de Marseille qui ont sauvé l'honneur de la France aujourd'hui. Rendez-leur hommage, faites-le savoir.

Parce que quand les travailleuses et les travailleurs se mêle à la lutte que nous menons les uns et les autres pour la dignité humaine, quand il se mêle à la lutte que nous menons pour le respect des droits humains partout dans le monde, alors ils font notre plaisir, ils font notre honneur, ils font notre fierté. et Ali en a parlé tout à l'heure.

Je veux aussi vous dire parce que vous avez été nombreuses et nombreux ici à avoir voté l'année dernière pour la liste conduite par Manon Aubri aux élections européennes et notamment sur cette liste, nous avions eu l'honneur d'avoir comme candidate Rima Hassan et je veux vous dire l'admiration que nous sommes nombreux, je sais, ici à avoir pour Rima qui est aujourd'hui sur une flotti qui est partie il y a quelques jours de Sicile pour venir bloquer, forcer le blocus humanitaire qui a lieu aujourd'hui à Gaza.

Et je crois que vous pouvez vous dire qu'en votant pour la liste aux élections européennes de la France insoumise, vous ne vous êtes pas trompé parce que vous avez envoyer au Parlement européen une personne qui tient bon, une personne qui n'a pas peur alors que à longueur d'antenne, à longueur de journée, elle est insultée, stigmatisée, caricaturée et aujourd'hui elle porte notre espoir à tous, elle porte notre bataille à tous en étant sur ce bateau et en étant sur cette flotti et donc il faut penser à elle.

Et pas seulement penser à elle, mais il faut l'appuyer, il faut la soutenir parce que vous savez comme moi qu'on a en face de nous un gouvernement d'illuminé, un gouvernement d'une extrême droite fanatique et suprémiste, un gouvernement Netaniao qui ne se fixera aucune limite. Et donc nous devons entourer nos camarades qui sont sur ce bateau et sur cette flotti. Nous devons les entourer de notre affection.

Nous devons les entourer de notre solidarité parce que si tous nous en parlons, parce que si tous nous partageons sur les réseaux sociaux, parce que si nous tous nous interpellons les autorités françaises pour le demander, leur demander qu'est-ce qu'elles font pour garantir la protection des personnes qui sont sur ce bateau, alors ils ne pourront pas l'ignorer et alors nous les aiderons et alors nous les protégerons parce qu'ils sont en danger si nous ne les protégeons pas. Et c'est notre devoir d'encourager, d'entourer Rima Hassan et les collègues de la flotti, de la liberté, de notre affection et de notre solidarité. Et je sais qu'on peut compter sur vous pour le faire.

Je commence par ces points parce que sans doute dans quelques jours cette flottie arrivera au large de la bande de Gaza. Alors tout peut arriver. Il y a quelques années, un bateau qui avait engagé cette même mission humanitaire avait été attaqué. par l'armée israélienne. Alors, c'est vraiment notre devoir d'être extrêmement attentif dans les prochains jours à ce qui va se passer là-bas et d'être prêt à réagir, d'être prêt à n'importe quelle minute à réagir. Nos camarades qui sont là-bas comptent sur nous et je sais qu'ils peuvent aussi compter sur vous.

Cette bataille que nous sommes ici dans cette salle nombreuses et nombreux à mener, cette bataille pour la liberté, cette bataille contre le génocide en cours à Gaza. C'est une bataille qui nous a valu tant d'insulte, tant d'attaque, tant de caricature, tant de menace, tant d'agression. Et malheureusement parce que ce n'est pas une bonne nouvelle, je vois que les semaines passant petit à petit les position qui étaient les nôtres qui ont été si décrié dans la bonne société, bah tout le monde se range autour de ces positions, tout le monde ouvre les yeux enfin sur ce qu'il se passe à Gaza.

Puis des mois et des mois nous disons il faut des sanctions économiques contre le gouvernement de Netaniaahou. Jusque-là, il en était pas question. Il y a quelques jours, le gouvernement suédois a pris position en faveur de sanction contre le gouvernement de Netanyahu. Les lignes sont en train de bouger. Depuis des mois et des mois, nous disons comme une majorité des États dans le monde, il faut reconnaître l'état de Palestine. Et il en était pas question. Et puis il y a quelques semaines, y compris le président de la République en France s'est réveillé et a dit qu'il a envisagé de procéder à la reconnaissance officielle de l'État de Palestine au mois de juin.

On est vigilant, on connaît l'animal, sa capacité à faire des engagements, des promesses et à changer d'avis quelques jours plus tard ou quelques semaines plus tard. Depuis des mois et des mois, nous disons il faut décréter un embargo sur les livraisons d'armes. Il est temps de le faire. Depuis des mois et des mois, nous disons il faut suspendre l'accord de coopération économique qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël. et il y a de semaines au Parlement européen a été décidé par une majorité des États européens de revoir cet accord de coopération économique.

Si je vous dis ça, c'est parce que je sais pour en parler avec certaines et certains d'entre vous, parfois je sais à quel point on peut avoir le sentiment une forme d'impuissance des fois dans cette bataille et dans ce combat peut se dire "Mais je fais tout ce que je peux et j'ai l'impression que rien ne bouge et que ça ne change rien." Et je veux vous dire, ne perdez pas espoir précisément parce que les lignes sont en train de bouger. Et précisément parce que les lignes sont en train de bouger, c'est le moment où il faut pas lâcher l'affaire. C'est le moment où il faut intensifier encore la mobilisation.

C'est le moment où il faut être les plus nombreuses et les plus nombreux à interpeller, à partager, à participer aux différentes manifestations qui ont lieu et je sais qu'il y en a dans de nombreuses communes de ce département. C'est le moment où jamais nous pouvons enfin arracher arracher la fin immédiate du génocide à Gaza qui doit toutes et tous nous mobiliser et nous préoccuper. Et c'est le moment où jamais où nous devons arracher le respect des mandats qui ont été établis par la Cour pénale internationale.

la Cour pénale internationale, ce tribunal international devant lequel le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou doit désormais être poursuivi puisque des mandats d'arrêt ont été délivrés sur ce sujet. Et je peux vous dire la honte que nous avons ressenti quand nous avons appris il y a quelques semaines que l'avion d'unahou avait survolé l'espace aérien français et que le président de la République et le gouvernement français l'avait laissé faire.

Alors que normalement en vertu du statut de Rome qui a ratifié la présence de la Cour pénale internationale dans la Constitution française, quand une personne est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, si elle met un pied sur le sol français ou si elle parcourt l'espace aérien français, elle doit être arrêtée et déférée devant le tribunal international. Alors, je vais vous dire une chose, un engagement et je crois nous avons fait la démonstration, nous les insoumis, que quand nous faisons des engagements, nous les tenons et nous les respectons. Je ne sais pas quand lieu la prochaine élection nationale.

Et ce que je peux vous dire, c'est que le jour où il y aura un gouvernement insoumis au pouvoir, le jour même où monsieur Netaniaou mettra un bout de son pied sur le territoire français, où son avion mettra un bout de son nez sur l'espace aérien français, il sera immédiatement déféré devant la Cour pénale internationale et il sera jugé pour les crimes qu'il a commis parce qu'il en va de l'idée que nous nous faisons du respect des droits humains parce qu'il en va de l'ordre international. qui n'est pas la loi du plus fort, qui est le respect de règles.

Et dans ces règles, il y a le fait qu'on ne massacre pas des enfants, qu'on ne bombarde pas une population civile, qu'on ne la soumet pas à un blocus inacceptable, qu'on ne colonise pas des territoires en violation du droit international. Ce combat que nous menons toutes et tous ensemble, c'est un combat sur lequel la victoire est aujourd'hui à portée de main et elle va dépendre de notre mobilisation.

Et si j'ai commencé par ce sujet, c'est parce que il est la démonstration que se battre, se mobiliser, ça sert à quelque chose que manifester, envoyer des mails, publier sur les réseaux sociaux et lire des représentants politiques qui n'ont pas peur, qui regardent les puissants les yeux dans les yeux, qui ne se laissent pas intimider par les gardes à vue médiatique. Faire ça, ça sert à quelque chose. Faire ça, ça produit un résultat à la fin. Et c'est vrai sur la question internationale, c'est vrai contre le génocide à Gaza, mais c'est vrai sur les autres sujets.

est vrai en matière sociale où le gouvernement aujourd'hui vit de manière totalement déconnectée, amusant la galerie à l'Assemblée nationale avec des textes de loi qui ne servent à rien alors que ce pays souffre, alors que les salaires n'ont pas augmenté depuis des années et des années, alors que les prix ont bondi, alors que les logements sont dans un état détestable, que les passoirs thermiques se multiplient. Et dans cette bataille et dans ce combat contre cette politique gouvernementale, je veux vous dire que vous pouvez compter sur la détermination, vous pouvez compter sur la mobilisation des députés de la France insoumise. Vous pouvez compter sur nous.

Vous pouvez compter sur le fait que nous ne lâcherons rien, sur le fait que nous essaierons à chaque fois que nous aurons la possibilité de le faire, de censurer ce gouvernement, de le faire tomber, de revenir devant les électrices et les électeurs. Et nous revenons de l'Assemblée nationale où cet après-midi nous avons déposé à nouveau une motion de censure pour à nouveau faire tomber le gouvernement. C'était la 7e. Et s'il en faut 8, nous en déposerons H. Et s'il en faut 9, nous en déposerons 9. Et s'il en faut 10, nous en déposeront 10.

Et cette motion de censure, elle était consacrée à réagir à un nouveau coup de force antidémocratique de la part de ce gouvernement qui après nous avoir volé le résultat des dernières élections législatives, parce que oui, je le redis dans cette salle, c'est bien le nouveau Front populaire qui est arrivé en tête des dernières élections législatives et donc c'est bien le nouveau Front populaire qui aurait dû gouverner ce pays. Après nous avoir volé 2 ans de notre vie, alors que nous avons été des centaines de milliers et des millions de personnes à manifester dans les rues de France il y a 2 ans contre la retraite à 64 ans et qu'ils sont passés en force.

Après nous avoir volé le pouvoir, après nous avoir volé les 2 ans de notre vie à la retraite, ce gouvernement veut maintenant passer en force pour réintroduire notamment un pesticide qui est un pesticide extrêmement dangereux pour notre santé, extrêmement dangereux pour la biodiversité. Un pesticide qui avait été interdit en France il y a quelques années et que ce gouvernement veut maintenant réintroduire en force. Ce pesticide qui fait partie de ce qu'on appelle les néonicotinoïdes a été décrit par le président de l'agence sanitaire en France qui travaille sur la question des pesticides comme le chlore descone de l'hexagone.

Et je sais pas si vous savez ce qu'est le chlore déconne, mais c'est un pesticide qui a été utilisé pendant des années et des années aux Antilles, notamment en Guadeloupe et en Martinique et un pesticid dont on retrouve aujourd'hui les traces dans le sol, dont on retrouve aujourd'hui les traces dans le sang de nos frères et de nos sœurs de Martinique, de Guadeloupe et des Antilles. Un pesticide qui a pendant des années et des années été utilisé par les grands exploitants, les grands agriculteurs de ces territoires amis.

dans l'opacité la plus totale dans le dos de la population avec la complicité du gouvernement français pendant des années et des année et aujourd'hui c'est un pesticide décrit comme le chlore descnes de l'hexagone que le gouvernement veut réintroduire. C'est un pesticide qui tue les abeilles. C'est un pesticide qu'on appelle le pesticide tueur d'abeilles. C'est un pesticide dont un article ce matin dans le journal disait qu'au Japon, on en a retrouvé des traces dans les eaux de pluie. C'est ça que le gouvernement veut passer en force aujourd'hui en faisant ça rapidement en catimini pour que les gens n'aient pas le temps de se préoccuper de ce sujet ou de s'y intéresser.

La bataille que nous menons pour la solidarité, pour l'égalité contre le racisme, c'est la même bataille que celle que nous menons pour les droits humains. C'est la même bataille que nous menons face à l'urgence sociale contre la pauvreté. Et c'est la même bataille que nous menons pour protéger notre santé et pour protéger la biodiversité et la planète et notre environnement. C'est la même bataille que nous menons. Et tout à l'heure dans l'introduction, tu as parlé de la question des data center.

Peut-être par exemple, ne le savez-vous pas, mais la semaine dernière à l'Assemblée nationale, nous avons examiné un projet de loi dans lequel le gouvernement a l'intention de supprimer un certain nombre de dispositifs qui permettent de réguler aujourd'hui l'interdiction de ces data centers. C'est-à-dire aujourd'hui quand vous voulez installer un data center de cette nature, normalement vous devez avoir quelques petites, c'est pas suffisant quelques petites autorisation pour le faire.

Le gouvernement veut faciliter l'installation de ces data centers ici à la courve mais partout partout sur le territoire national et a proposé de revenir sur des demandes d'autorisation qui sont aujourd'hui indispensables pour pouvoir installer ce type d'installation.

Je vous parle de ça parce que vous en avez parlé à introduction et je veux faire la démonstration par la même que les mobilisations sur les sujets locaux dont vous avez parlé tout à l'heure et les mobilisations que nous menons à l'échelle nationale face au textes de loi du gouvernement sur les mêmes mobilisations que nous nous battons ensemble que ce que nous portons au niveau national c'est ce que vous portez aussi dans vos engagements du quotidien à l'échelle locale et que nous le faisons chacune et chacun à nos postes de combat. ce gouvernement, ce gouvernement est tout aussi déconnecté que ce que vous avez décrit tout à l'heure de la classe politique locale.

Un gouvernement qui ne voit pas la réalité du pays. un gouvernement qui ne se rend pas compte que les gens ont faim, que les gens ont froid l'hiver, que les gens ont chaud l'été parce qu'ils vivent dans des logements qui sont des logements mal isolés. Et un gouvernement qui plutôt que de regarder ça, agite comme d'habitude dans le débat médiatique la division, la stigmatisation avec une bonne et vieille méthode que l'on connaît maintenant bien et qu'on pourrait appeler la méthode des 5 i. Islam, immigration, insécurité, défense d'Israël et dire du mal de la France insoumise. Voilà, c'est ça les médias aujourd'hui.

C'est les 5 et quand on rencontre des gens, quand vous rencontrez des gens ici à la Courneu quand je rencontre des gens partout en France et sur ma circonscription à Marseille, moi il me parle des fins de mois qui arrivent le 5 ou le 6 du mois. Moi, il me parle des logements dans lequel il y a des punaises de lit. Moi, il me parle du service public d'à côté qui va fermer. Moi, il me parle de l'école dans lequel l'enseignant n'a pas été remplacé. Moi, il me parle de l'hôpital dans lequel il faut faire des heures d'attente aux urgences. Moi, il me parle du médecin qui n'est pas disponible avant 6 mois, 9 mois ou 1 an pour pouvoir leur accorder un rendez-vous.

Moi, il me parle de ces gens qui arrivent à 60 ans, 61 ans épuisés par la vie parce qu'ils ont travaillé toute leur vie avec des maladies professionnelles et à qui on dit bah tu vas travailler jusqu'à 64 ans et peut-être même jusqu'à 65 ou peut-être même jusqu'à 66 parce que ta carrière elle est pas complète. Moi, il me parle de ces familles en deuillé parce qu'un de leur enfant en prenant le chemin pour aller à la gare ou pour aller au collège ou au lycée parce qu'il avait pas la bonne couleur de peau et parce qu'il est pas tombé sur les bonnes personnes ne reviendra plus. Moi, il me parle de ces gens qui ont peur.

Moi, il me parle de ces gens qui se sont battus pour la France et qu'on laisse aujourd'hui abandonner. stigmatisé. Moi, il me parle de ces travailleuses et des travailleurs qui occupent des emplois décisifs et à qui on met aujourd'hui des entraves administratives pour renouveler leur titre de séjour alors qu'ils sont indispensables à la continuité de la politique de la nation. Voilà ce dont on me parle sur le terrain. Voilà ce que vous vivez, j'en suis convaincu au quotidien et au quotidien. Et eux, ils sont là pour amuser la galerie. Et c'est la raison pour laquelle il faut les chasser du pouvoir, il faut les dégager, il faut les faire partir au niveau local comme au niveau national.

Il faut ouvrir une nouvelle étape. Il faut ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France. et que cette nouvelle page de l'histoire de France, on ne peut l'écrire comme on l'a fait, comme on en a fait la démonstration au mois de juin dernier. On ne peut l'écrire que si la jeunesse, que si les habitantes et les habitants des quartiers populaires prennent leur place dans le monde politique, prennent leur place dans le jeu politique. Vos élections s'engagent dans les formations politiques et on peut y arriver comme ça. Ne croyez pas que je dis ça juste pour répandre dans cette salle un vent d'optimisme.

Moi, je me rappelle au début de la campagne présidentielle de 2022 quand les mêmes sondages qui vous diront pendant tous les prochains mois que le deuxème tour de l'élection se jouera entre l'extrême droite et les macronistes. Moi, je me rappelle comment au début de l'élection présidentielle de 2022, il disait que Jean-Luc Mélenchon et la France assoumise feront 8 % des voix. Je me rappelle comment le vendredi à 2 jours de la date de l'élection présidentielle, il nous disait les mêmes sondages que Jean-Luc Mélenchon et la France à soumise feront 17 % des voix. Et moi, je me rappelle le vrai résultat le soir même, c'était 22 % des voix.

Et au début de la campagne, il disait les sondages mélang 8 %, Marine Le Pen 30 % et à la fin de la campagne c'était Mélenchon 22 % et Marine Le Pen 23 %. Et il nous disait l'année dernière pendant la campagne des élections législatives 27 sondages sur 27, il nous disait "C'est Bardella qui sera le prochain premier ministre et c'est l'extrême droite qui va s'emparer du pouvoir et c'est le nouveau front populaire qui a gagné les élections législatives parce que vous vous êtes [Musique] mobilisé. Cette nouvelle page que l'on doit écrire ensemble, elle nous appartient à nous. Il nous appartient à nous de l'écrire. Elle ne dépend que de notre mobilisation. Elle dépend que de notre engagement.

Elle dépend que de notre capacité à faire la démonstration que l'on peut changer les les choses, que notre adversaire principal, parce que c'est notre adversaire principal, c'est la résignation. C'est l'idée que ça sert à rien. C'est l'idée qu'on va pas y arriver. C'est l'idée que c'est pas possible. Résignation. que les majorités successives qui sont se sont succédées au pouvoir en France ont répandu en trahisant les promesses qu'ils ont fait dans les campagnes, en expliquant que s'ils étaient élus, ça allait changer quelque chose et puis en faisant rien une fois qu'ils étaient au pouvoir et aux responsabilités.

C'est cette montagne de la résignation que nous attaquons avec nos ongles, avec nos doigts et ça prend du temps et c'est long mais ça produit des résultats. Moi, j'ai rejoint l'ancêtre de la France insoumise en 2008 et à la première campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, nous avons fait 11 % et puis après entre 2012 et 2017, on nous a dit c'est fini. Et puis en 2017, nous avons fait 19 % à l'élection présidentielle. Et puis après, les médias nous ont dit c'est fini. Et puis en 2022, nous avons fait 22 % des voix à l'élection présidentielle. En 2017, il y avait 17 députés insoumis à l'Assemblée nationale.

Gloire à eux, ils se sont bien battus, mais ils étaient pas très nombreux parmi 577 députés. Aujourd'hui, nous sommes plus de 70. Et si nous continuons à nous mobiliser, si nous continuons à être nombreuses et nombreux, alors quelle que soit la date de la prochaine élection, qu'elle soit anticipée parce qu'il y aurait une dissolution de l'Assemblée nationale ou qu'elle soit au moment de l'élection présidentielle, nous pouvons rentrer par centimè à l'Assemblée nationale. Nous pouvons gagner la majorité et nous pouvons changer la vie. Nous pouvons appliquer le programme que nous aurons défendu dans cette élection. Et ça, ça dépend tout simplement de nous.

C'est vrai, vous avez assuré à la Cour neuve à la dernière élection parce que vous avez voté très largement pour Jean-Luc Mélencho à l'élection présidentielle, pour la France assoumise à l'élection européenne et pour Mohamed Awad à l'élection législative. Mais vous pouvez faire mieux. Vous pouvez faire mieux parce que dans nos communes populaires, là où on vote beaucoup pour la France soumise, on ne vote pas suffisamment. On vote beaucoup mais on est encore 10 % ou 20 % de moins à aller voter le jour d'élection que dans les quartiers riches et dans les quartiers bourgeois.

Or, le jour de l'élection, c'est le jour dans l'année où votre voix, elle a exactement la même valeur mathématique que celle de Boloré, de Bardella, de Zemour ou de Sioti. Le problème c'est que si vous laissez seulement les partisans de Bardella, de Zemour ou de SIOTI aller voter et que nous on reste à la maison ce jour-là et on a plein de raisons d'avoir été déçu de ce qui s'est passé avant, et ben à la fin c'est Bardella Zemour ou Sioti qui gagneront.

Et comme nous ne voulons pas que ça soit Bardella Zemour Sioti qui gagne, alors nous savons que l'enjeu des prochaines élections locales, municipales comme national, ça sera la mobilisation de la jeunesse, ça sera la mobilisation des quartiers populaires et que chaque personne ici dans cette salle a un rôle à jouer pour cela. Chaque personne ici dans cette salle peut faire quelque chose pour cela.

Évidemment en rejoignant la France insoumise, évidemment vérifiant dans votre famille, auprès de vos amis, chez vos collègues, que tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales, évidemment le jour du vote en allant taper aux portes à côté de chez vous pour vérifier que personne n'a oublié qu'il y avait une élection ce jour-là parce que ne comptez pas sur ce qui nous dirige aujourd'hui pour faire le travail d'information électorale nécessaire pour que tout le monde soit bien informé qu'il y a une élection tel jour à telle heure et que ça se commence comme ça.

Allez vous inscrire même si vous avez déjà pas voté parce que il y en a eu des milliers des milliers qui ont été radiés des listes électoral qu'on supprime en cachette des listes parce qu'ils ont pas répondu à un courrier et donc on fait comme s'ils habitaient plus là et puis le jour des élections quand ils arrivent au bureau de vote et qu'il sortent la corde de vote, on leur dit bah non vous êtes pas sur la liste vous avez été supprimé. Alors faites ce travail de vérification. Il est indispensable à faire ce travail de vérification que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. La désespérance, la résignation est notre principal adversaire.

C'est l'outil qu'utilise les puissants pour maintenir C'est l'un des outils qui utilise les puissants pour maintenir la domination d'un système injuste qui profite à une minorité de la population. Sinon, il y aurait aucune raison pour laquelle un système aussi injuste reste aujourd'hui en place. Le premier outil, c'est la désespérance et la résignation. Le deuxième outil, c'est la division. C'est le racisme, c'est l'islamophobie. C'est l'idée qu'on prend les exploités du pays et qu'on leur dit que s'ils sont dans une situation difficile, c'est pas la cause de ceux qui nous dirigent, c'est à cause de celui d'à côté parce qu'il a pas la même couleur de peau ou pas la même religion.

Mais si aujourd'hui il y a pas suffisamment d'enseignants dans votre école, c'est pas à la place de celui de la faute de celui d'à côté parce qu'il a pas la même couleur de peau que vous de la religion. C'est de la faute d'un gouvernement qui a décidé de supprimer des millions d'euros dans le budget de l'éducation nationale cette année et que s'il y a pas de moyen pour rénover votre logement et que vous avez des factures d'électricité qui sont exorbitantes, c'est pas de la faute de celui qui habite à côté parce qu'il a pas la même couleur de peau, la même religion que vous. C'est de la faute du gouvernement parce qu'il a amputé le budget de l'écologie de millions d'euros encore cette année.

Vous savez comme moi. Et la division à grand coût de à grand renfort de percussion de perfusion médiatique que vous voyez sur les chaînes d'information continue, c'est l'outil puissant pour maintenir leur domination. C'est la raison pour laquelle nous savons, les insoumis que l'unité du peuple est la condition de la possibilité de transformer la société. Et cette unité du peuple, c'est celle qui nous oblige à être les premiers à réagir, à faire preuve de solidarité quand on tue un fidèle dans une mosquée, dans le gar tue un ressortissant tunisien dans le Var.

À chaque fois, c'est notre devoir, c'est notre responsabilité de dire que non, en France, on n'accepte pas la banalisation de la parole raciste. On n'accepte pas un ministre de l'intérieur qui jette en pâure l'ensemble des musulmanes et des musulmans, qui leur met une cible dans le dos comme le fait aujourd'hui ce ministre Rotau. C'est notre devoir, c'est notre responsabilité d'empêcher ça. C'est notre devoir, c'est notre responsabilité de nous mobiliser, d'alerter, de dénoncer, de pas laisser passer ces actions là, ces actes ignoble là comme une lettre à la poste. Et vous pouvez compter sur nous pour le faire, pour continuer à le faire, pour continuer à nous mobiliser sur ce sujet.

Je veux vous dire ça parce que vous êtes nombreux aujourd'hui et parce que je sais qu'un certain nombre d'entre vous ressentent ce climat anxiogène dans leur chair. Et parfois certains que je croise me disent "Ah, on se pose la question de partir, on se pose la question de s'en aller parce qu'on a l'impression qu'on a pas notre place dans notre société." Alors, je veux vous dire que évidemment vous avez votre place dans cette société, que ce pays c'est le nôtre à tous. Et je veux vous dire avec un peu d'humour, s'il vous plaît, ne nous laissez pas tout seul avec les autres, s'il vous plaît. On a besoin de vous. On a besoin de se mobiliser ensemble.

Et ce pays, il appartient pas à ceux qui nous insultent, à ceux qui vous insultent, qui insultent notre histoire. Ce pays, il nous appartient à toutes et tous et c'est celui que nous allons construire ensemble. J'ai parlé tout à l'heure des gentils. Non, je vais y venir à la conclusion mais d'abord je veux dire un mot parce que je vous ai parlé de questions nationales et mes collègues avant moi vous ont parlé de questions locales et je vous ai dit comment les deux sont imbriqués équilibrés.

En 2026, ce sont les élections municipales et aux élections municipales, la France insoumise à la vocation à être présente partout pour porter la parole des habitantes et des habitants, pour porter des programmes construits avec les habitantes et des habitants pour rendre le pouvoir aux habitantes et aux habitants et pour avoir des élus qui se préoccupent des conditions de vie des habitantes et des habitants et pas de leurs petites intrigues, de leur petites magouilles personnelles. Et vous allez voir dans cette campagne des élections municipales comme au niveau national, comment ils vont aller chercher sur chacune de nos listes.

Là, vous avez vu quelques-uns de nos candidats ou de nos futurs candidats, ils vont essayer d'aller chercher parmi nos candidats, de les salir, de les dénigrer de manière honteuse, de les calomnier. et ils l'ont fait avec Mohamed qui est ici présent dans cette salle comme ils l'ont fait avec Ali et comme ils le feront sans doute avec chacune et de chacun d'entre nous. Alors, comme je sais qu'il y a quelques oreilles journalistiques dans cette salle, je veux dire une chose simple. Vous pouvez l'écrire, vous pouvez le publier. La France insoumise est totalement, complètement, pleinement solidaire de Mohamed Awad face aux campagnes d'accusation qu'il a subi.

La France assouis est totalement, complètement, pleinement solidaire de Ali et de Betty face aux campagnes ignobles qu'ils ont subi. Et si vous l'avez enregistré, vous pouvez le mettre sur les réseaux sociaux. Je le dis, je l'assume et je sais qu'en disant ça, je parle au nom de l'ensemble de mes camarades, des insoumises et des insoumis partout en France et ils le feront avec d'autres parce qu'en fait ils ne supportent pas quelque chose quand ils viennent dire de la France au soumise qu'elle est clientéliste, communautariste, il ne supporte pas quelque chose.

c'est que pendant des années et des années, c'était un confort pour eux que dans nos quartiers populaires on soit dégoûté et qu'on aille plus voter. C'était un confort pour eux que dans nos quartiers populaires certains cèdent à des pratiques clientellistes où on donnait une petite subvention à l'association du coin où on essayait d'embaucher quelques-uns à la mairie en se disant comme ça on aura les voies quel que soit ce qu'on fait après comme programme. Et en fait, il supporte pas de comprendre que cette terre-là, que ce temps-là, il est révolu, qu'aujourd'hui les habitants et des habitants de nos quartier populaire, il se mobilise sur des causes politiques, sur des programmes politiques.

Et oui, désolé, c'est eux quand ils attaquent la France insoumise sur ce sujet qui en fait expriment quelle est vraiment leur pensée. Leur pensée, c'est qu'il existe en France des citoyens de seconde zone, des citoyens qui sont pas suffisamment intelligents pour se mêler des affaires du pays. Et ben si, pardon, désolé, excusez-nous. Et non, on va pas s'excuser. En France, tout le monde a le droit de s'occuper des affaires du pays et tout le monde a sa place pour s'occuper des affaires du pays. Et on va s'y occuper ensemble. Et je vous disais tout à l'heure qu'il faut se mobiliser. Bah, peut-être que c'est une raison de plus.

La dernière fois, j'ai vu un débat sur BFM TV où il y avait Ménard, le maire de Béier d'extrême droite qui disait "La France a soumise, il immobilise dans les quartiers populaires. Heureusement pas assez." Vous avez compris le message ? Non. Si vous voulez qu'on gagne et si en plus vous voulez mettre Robert Ménard en panique, franchement c'est un bon argument. Mobilisez-vous la prochaine fois si on est nombreux, on peut faire tout douf. à sommer. Alors, je vous le dis et ça sera le cas aux élections municipales de 2026 et ça sera le cas aux prochaines élections présidentielles et aux prochaines élections législatives. L'heure de nous-même a sonné. Merci beaucoup. Merci d'avoir été là.

Et la bataille continue tous ensemble. Courage. Et moi la prochaine fois que je reviendrai à la Cour Neuve, je suis sûr que la Courneuve sera insoumise et on compte sur vous pour ça. Bonne soirée, bon courage. Lâchez rien, la bataille continue. C'est qui qui a oublié ces notes ? C'est qui qui a oublié ces notes ? Moi, j'ai fait son note. Merci. Merci à toutes et tous. La bataille continue.