« Tout nous sépare de l'extrême droite »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Fait
« vous avez au ce moment là nous partageions l'idée de cette nécessité et même de cette urgence dans un contexte inédit de fatigue démocratique »
- 4:00Locuteur 1Chiffre
« vous avez contracté des emprunts indexées sur l'inflation vous avez été clairvoyants et vous avez ainsi concrètement fait qu'à chaque point d'inflation supplémentaire et bien il en coûtera 2,5 milliards d'euros supplémentaires au budget de l'État »
- 6:00Locuteur 1Fait
« vous préférez définitivement les rentiers aux travailleurs les bourdons aux abeilles »
- 7:00Locuteur 1Chiffre
« Total énergie qui bénéficiera de 6,7 millions d'euros supplémentaires en 2023 et du double les années suivantes à partir de 2024 »
- 9:00Locuteur 1Chiffre
« pour le budget de l'Assurance Maladie pour le budget de la santé et de l'hôpital ce sera moins 0,6% »
- 11:00Locuteur 1Fait
« votre dispositif ne fonctionne pas vos rénovations ne sont ni complètes ni performantes »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour le groupe socialiste [Applaudissements] madame la présidente madame la Première ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues il va falloir apprendre à gouverner autrement il va falloir apprendre les différer autrement voilà ce que déclarait le président de la République alors que les Français lui refusaient de demeurer le président absolu qu'il avait été pendant 5 ans en lui refusant la majorité absolue il allait également falloir apprendre à présider autrement mais vous avez au ce moment là nous partageions l'idée de cette nécessité et même de cette urgence dans un contexte inédit de fatigue démocratique dans une assemblée sans majorité élue par moins d'un Français sur deux et faisant surgir dans notre hémicycle 89 députés qui n'ont pas la République en partage avec nous semblait se faire jour l'idée que ce parlementarisme de fait issu des urnes pouvait être une chance pour notre démocratie et pour la France dès votre discours de politique générale madame la Première ministre je rappelais les lois immortels de la République dont des majorités relatives dont des assemblées pluralistes ont été capables à force de travail à force d'écoute à force de respect mutuel à force de confrontation de désaccord parfois profonds et je formulais déjà les pistes longuement explicités depuis lors auprès de la présidente de notre assemblée pour faire vivre cette nouvelle donne politique éclore une nouvelle République sur les cendres d'une cinquième à bout de souffle voilà pourquoi nous n'avons jamais dit nos intentions concernant ce budget que nous voulions non seulement débattre mais aussi remodeler réorienter enrichir nous voulions réapprendre ensemble ce que les dérives du présent désocialisme nous avait conduit à des apprendre le compromis est une méthode vous voudriez qu'elle soit une reddition vous n'aimez les oppositions que quand elles se présentent à vous la corde au cou comme les Bourgeois de Calais je vous le dis madame la Première ministre nous avions espéré de vous et vous nous avez désespéré de ce point de vue nous retrouvons aujourd'hui ici après que vous ayez interrompu les débats au quatrième des 26 articles de la loi de finances et alors qu'aucune obstruction ne menaçait nos débats dans une assemblée historiquement constituée pour consentir à l'impôt est un lourd échec votre décision n'est pas que l'application mécanique de la Constitution ou des lois organiques d'un parlementarisme rationalisé que nous pourrions ne pas même vous reprocher mais la veut accablant que vous ne croyez pas à la possibilité du compromis du débat au pluralisme à la diversité des opinions que vous ne tirez en définitive aucune conséquence des résultats des élections législatives et de votre isolement c'est le théâtre de votre duplicité qui s'exprime aujourd'hui au grand jour avec vous le débat parlementaire c'est cause toujours au marche à l'ombre vous ne voulez d'accord qu'avec vous-même vous avez d'ailleurs repris essentiellement les amendements de votre majorité et concéder quelques hochets à vos oppositions vous ne vouliez pas d'un autre texte que le vôtre vous prenez le dialogue mais vous ne pratiquez que le monologue voilà la vérité les majorités madame la Première ministre sont à construire parfois amendement par amendement au cas par cas texte par texte et certaines se sont construites sous vos yeux sous les yeux des Français je pense à l'amendement plein de bon sens de justesse et de justice de Jean-Paul Mattei président du groupe modem sur les super dividendes je pense à l'amendement de ma collègue Christine pires bonne qui proposait de transformer la réduction d'impôts pour les résidents en EHPAD en crédit d'impôts pour venir au secours et on est des plus modestes de ceux de nos aînés qui vivent dans des EHPAD en réduisant de 200 euros par mois le reste à charge c'était une mesure de justice mais dans un cas comme dans l'autre l'assemblée souveraine cette heurté à votre refus obstiné mais je le dis aussi sans embage nous ne construirons jamais de majorité avec le rassemblement national et nous voterons jamais de motion de censure de l'extrême droite comme socialiste tout nous distingue comme républicain tout nous sépare de tous nos séparent de l'extrême droite cynique opportuniste haineuse ennemi des valeurs qui nous font comme démocratie et comme État de droit contraire aux intérêts des classes populaires des classes moyennes à l'intérêt des Français étrangers à la question sociale et à la question écologique si nous devons être les derniers à vous combattre nous ne serons aujourd'hui madame la Première ministre nous vous disons aussi notre désaccord politique votre budget ne répond à aucune des urgences de notre temps ni à l'urgence démocratique j'en ai fait la démonstration ni à l'urgence sociale ni à l'urgence environnementale et tout cela dans un manifestement qui de sincérité à tout dire de sérieux budgétaires dont le témoignage le plus éclatant et sans doute la gestion de la dette de votre part à trois reprises à trois reprises en janvier en mai et en août vous avez contracté des emprunts indexées sur l'inflation vous avez été clairvoyants et vous avez ainsi concrètement fait qu'à chaque point d'inflation supplémentaire et bien il en coûtera 2,5 milliards d'euros supplémentaires au budget de l'État le gouvernement a ainsi transformé une fraction de notre tête en bombe à retardement disons-le en emprunt toxique alors que l'inflation devrait faire baisser le poids réel de la dette dans notre de notre dette publique vous réussissez le tour de force de faire flamber la nôtre nous vous disons notre désaccord politique avec la philosophie intrinsèque de votre projet de loi de finance votre refus obstiné de justice fiscale votre refus déraisonnable de rétablir l'ISF d'aligner la fiscalité du capital sur celle du travail de supprimer la flat taxe ou de taxer plus et mieux les très grosses fortunes comme les très gros héritages votre refus de parler même des salaires de leur écart jusqu'à l'indécence du partage de la valeur ajoutée vous préférez définitivement les rentiers aux travailleurs les bourdons aux abeilles et en refusant de poser sérieusement la question de la fiscalité des multinationales qui consolide 40% de leurs résultats dans les paradis fiscaux ou de refuser de taxer véritablement les super profits comme nos voisins espagnols italiens ou britanniques vous passez à côté de l'histoire et faire sa l'impératif de solidarité nationale les classes moyennes continueront donc de payer les impôts des hyper riches les PME se dit multinationales et avec la suppression de la CVE vous continuerez de faire des cadeaux à Total énergie qui bénéficiera de 6,7 millions d'euros supplémentaires en 2023 et du double les années suivantes à partir de 2024 et derrière cette posture en apparence incompréhensible il y a ce que chacun finit par comprendre vous ferez payer au classement moyenne et aux classes populaires le quoi qu'il en coûte vous le ferez en réformant les retraites vous le ferez en réformant l'assurage l'assurance chômage en réformant le RSA vous le ferez en faisant des économies sur les chômeurs sur les retraités sur le dos des malades mais aussi sur le dos de l'hôpital et sur les fonctionnaires sur les fonctionnaires de l'hôpital même et vous ne dites rien d'autre lorsque vous présentez vos perspectives d'appauvrissement des fonctionnaires ou un inscrivant au budget de l'Assurance Maladie un nom d'âme pour la première fois Dupuis toujours inférieur à l'inflation pour le budget de l'Assurance Maladie pour le budget de la santé et de l'hôpital ce sera moins 0,6%. vous vous apprêtez madame la Première ministre à reprendre d'une main ce que vous avez prétendu donné au titre du Ségur vous ferez des économies sur le dos des collectivités sur leurs services publics sur les cantines scolaires sur centre de loisirs sur les crèches municipales sur les transports publics sur les classes moyennes et sur les classes populaires vous ferez payer le quoi qu'il en coûte à celles et à ceux que nous avons applaudis à 20h et derrière cette posture en apparence incompréhensible il y a ce que chacun finit par comprendre vous ne serez pas au rendez-vous de l'urgence climatique vous ne mobiliserez pas les moyens nécessaires à la transition vous n'engagerez pas la grande bifurcation de notre de nos modes de vie de notre modèle productif vous ne construirez pas l'industrie de demain avec les ouvriers d'aujourd'hui vous ne construirez pas l'agriculture de demain avec les agriculteurs d'aujourd'hui vous ne ferez pas les investissements dans les infrastructures de transport vous ne ferez pas non plus des rénovations thermiques que chacun conçoit comme absolument nécessaire parfois il est vrai vous semble faire mais en vérité le plus souvent vous faites semblant comme avec ma prime rénov car votre dispositif ne fonctionne pas vos rénovations ne sont ni complètes ni performantes vous attendrez peut-être la neutralité carbone mais avec 30 ans de retard le bilan de ce bal tragique de mort le climat et les classes populaires qui continueront de vivre dans ces patois dans ses bassoirs énergétiques madame la Première ministre acquiescer à votre ligne et le seul compromis auquel vous êtes prêts alors au moment de voter la motion de censure de la nuque la seule sur laquelle nous porterons nos suffrages je veux vous le dire avec la Martine solennellement le peuple n'a pas besoin de tuteurs ni de mettre il a besoin de guide honnêtes et intelligent qu'il sait lui-même choisi le tort des hommes et des femmes qui nous dirigent c'est de ne pas croire à la possibilité de cette démocratie libérée nous ne cesserons pour notre part jamais d'y croire et dit vrai je vous remercie je vous remercie la parole est à monsieur le président
Boris Vallaud