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Conférence de presseLes Écologistes (sur YouTube)· 29 août 2026 92 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéSolidarités & familleTravail & emploi

Conférence de presse de l'intersyndicale des pompiers avec Marine Tondelier et Sandra Regol !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 48 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:25ComplaisanteRéponse partielle

    Est-ce que vous ne craignez pas que votre mouvement soit juste un mouvement de témoignage ?

  • 51:10OuverteRéponse directe

    Marine Tondelier, vous comment vous prendrez vos responsabilités ?

  • 51:54OuverteRéponse directe

    Sur l'espoir et les marges de manœuvre concrètes ?

  • 1:04:52OuverteRéponse directe

    Sur la valeur économique des interventions des pompiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:36Fait
    « l'annulation des commandes de Canadaires par l'IN sur l'annulation de la construction d'une base à Montmarson dans les Landes pour accélérer l'arrivée des moyens sur place qui avait été promis après les incendies de 2002 »
  • 3:14Chiffre
    « le fond vert qui devait servir à isoler les écoles de nos enfants, à adapter des territoires au risque inondation qui a été divisé par 4 en 2 ans »
  • 3:14Fait
    « Ma prime rénov pour rénover nos pour rénover nos logements qui a aussi été bien malé comme dispositif »
  • 8:47Chiffre
    « il y a - 25 % de sapeur pompiers volontaire pour 100000 habitants »
  • 9:31Chiffre
    « En France, la moyenne a évolué de 3 minutes en depuis 5 ans. On est passé de 12 euh de 12 minutes 53 à 15 minutes 09 »
  • 10:15Chiffre
    « les camions citer feu de forêt ont baissé de 1000 depuis 2012, entre 2012 et 2020 »
  • 14:53Chiffre
    « toutes les gardes qui étaient montées, tout le temps de travail qui était réalisé par les volontaires correspondaient à 21000 emplois permanents »
  • 26:09Chiffre
    « Combien de cancers sont reconnus comme maladie professionnelle ? Quatre en 20 ans »
  • 28:14Chiffre
    « Les pompiers travaillent jusqu'à 2256 he donc c'est-à-dire 649 heures de plus rémunéré seulement 1607 »
  • 29:31Chiffre
    « la sécurité civile en fait en France c'est le parent pauvre de du ministère de l'intérieur. On est sur 7 milliards de de dépenses quand pour vos déchets, on en dépense deux à trois fois plus »
  • 38:20Chiffre
    « l'État français, on nous parle de la dette, 1000 milliards de dettes »
  • 40:27Fait
    « Présentation du premier engin, on est sous la moyenne européenne »
  • 41:39Chiffre
    « l'État ne donne que que 900 millions à la sécurité civile »
  • 50:25Marine TondelierFait
    « Rappelez-vous 2015, tout le monde applaudit la les forces de l'ordre, tout le monde les a oublié. »
  • 52:38XavierFait
    « Il y avait pas de limite de temps de travail. Bah la limite événement exceptionnel en tout cas feu feu le plus gros feu qu'il y a eu dans l'histoire en France plus gros feu de végétation. »
  • 56:28XavierFait
    « Nous aujourd'hui, on craint pas que le mouvement euh fasse un flop hein en fait hein là parce que c'est le but c'est qu'on fait pas euh c'est pas que c'est pas du spectacle »
  • 57:05XavierFait
    « Si vous êtes coincé au 4e étage avec votre enfant dans la chambre pour un feu, mais si vous êtes pas au bon moment, vous n'aurez pas de secours. »
  • 1:03:07XavierChiffre
    « En 2022, il nous annonce 250 millions pour refaire tous les Canadaires plus 4. Là, il y en a deux de commander. »
  • 1:05:37Sandra RegolChiffre
    « Il y avait des évaluations qui circulaient en 2023, donc suite au feu de 2022, qui estimai à 4 à 5 milliards d'euros perdus sur l'économie locale du fait du feu euh de l'époque de Gironde. »
  • 1:14:36Marine TondelierChiffre
    « Adrien Bilal, prix de l'économie du jeune économiste 2026 dit 1 degré de réchauffement climatique au niveau mondial, 12 % de PIB mondial en moins. »
  • 1:15:16Marine TondelierChiffre
    « Sur les 1 % des héritages les plus élevés, c'est-à-dire plus de 4 millions d'euros, on veut les taxer à 10 % supplémentaires. Et pour les 01 % des héritages les plus élevés, c'est-à-dire plus de 13 millions d'euros, on veut encore sur taxer de 10 % donc 20 % en tout. »
  • 1:17:11Marine TondelierPromesse
    « On a prévu le doublement des moyens matériels de la sécurité civile avec une flotte aérienne renforcée et des unités spécialisées interrégional capable d'intervenir rapidement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

On est en direct. [grognement] Un bonjour à toutes et tous et ravi de vous accueillir pour cette conférence de presse dédié à comment en France après l'été qu'on a passé, même si on on est ici tous concernés et mobilisés depuis très longtemps, comment on se mobilise pour que un ça n'arrive plus au niveau de la gravité de ces feux de forêt ? Donc comment on agit sur le climat ? Comment on agit sur l'adaptation ? comment on agit sur la prévention des feux de forêt et comment on agit évidemment pour protéger celles et ceux qui nous ont protégé tout l'été qui nous protègent d'ailleurs toute l'année les pompiers qui sont en première ligne mais qu'on laisse souvent bien seul [raclement de gorge] quand on parle de certains politiques, voilà qui vous envoient un peu au front mais qui

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prennent bien peu soin de vous. euh peut-être commencer par euh euh vous rappeler parce qu'on a de grands débats en ce moment sur la liberté et sur le fait qu'il faut pas de contrainte et laisser chacun faire ce qu'il veut que euh nous on revendique en tant qu'écologiste de porter aussi euh la question de la liberté très fortement et on revendique que l'écologie est la condition de la liberté parce que si vous décidez que être libre c'est considérer qu'on a aucune contrainte et qu'on fait ce qu'on veut alors vous allez être comme le navigateur qui évidemment dépend des courants, de la marée, de la houle, du vent et qui déciderait que le récif qui est devant lui, puisqu'il bloque son passage, euh bah il hésite de ne pas le voir et qu'il n'existe pas. Premièrement, le récif

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n'est pas tenu de partager son opinion. Et deuxièmement, il y a quand même beaucoup de chances que ça se termine pas très bien. Et euh en réalité, être libre, c'est pas ne dépendre de rien, c'est avoir conscience de ses dépendances, les maîtriser, connaître son écosystème et faire en sorte de déployer des moyens d'action pour naviguer, pour choisir son cap. Et c'est pareil avec la planète parce que oui, en tant qu'être humain, nous dépendons de la température qu'il fait. nous dépendant du sucre et de l'eau, des forêts, des océans, des pollinisateurs euh de de de tous ces éléments et on peut décider qu'on est libre de ne pas le voir, de ne pas le savoir, de ne pas le croire et de dépasser une à une toutes les limites planétaires. Et bien en réalité, on va finir sous forte

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contrainte comme nous le sommes actuellement surendetté climatique puisqu'on vit à crédit de la planète et que ce on se surendête chaque jour vis-à-vis des limites planétaires mais que ça surendête aussi les ménages français qui n'arrivent plus à payer leur dépendance au gaz électricité, au pétrole. Euh ça surend dette aussi euh euh les collectivités, l'État et euh ce qu'on vit ici, c'est un peu un cumul de tout ça. C'est-à-dire que cet été, ce qu'on a vu, c'est euh un état qui finalement était bien peu préparé à ce qui allait se passer et c'est pas comme si on ne savait pas et qui est tellement dans un sentiment de toute puissance puisqu'il est libre et qu'il n'a pas de contrainte qu'il lésine y compris sur des moyens de secours. Donc on a eu des grands débats sur l'annulation des

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commandes de Canadaires par l'IN sur l'annulation de la construction d'une base à Montmarson dans les Landes pour accélérer l'arrivée des moyens sur place qui avait été promis après les incendies de 2002 et qui a été rayé d'un d2 pardon et qui a été rayé d'intré de plume pour des raisons financières. le fond vert qui devait servir à isoler les écoles de nos enfants, à adapter des territoires au risque inondation qui a été divisé par 4 en 2 ans. Ma prime rénov pour rénover nos pour rénover nos logements qui a aussi été bien malé comme dispositif. Et donc c'est un peu le syndrome du Titanic, c'estàd que comme on considère qu'on est libre, qu'on est les plus puissants, qu'on est un bijou de technologie, qu'on est un submersible et qu'on est invincible, alors du coup

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on ne prévoit pas les les moyens de secours. Et il y a ce côté bah voilà bah il y a autant de place et puis on va prévoir que la moitié de canaux de sauvetage en sachant que les personnes qui prennent ces décisions sont à peu près sûr que eux ils ont leur place sur le canau de sauvetage. Donc je pense que quand je dis ça, ça évoque des discussions qu'on vient d'avoir en aparté, mais il y a voilà, c'est c'est vraiment tout un système qui montre tout ce qui ne va pas et en terme de de conscience des risques environnementaux que l'on vit et en terme de justice sociale tout simplement, on voit en tout cas que un sujet dont vous parlez et nous parlons depuis très longtemps qui est la culture du risque est bien peu présente dans notre pays par rapport à d'autres pays qui sont peut-être

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confrontés un peu plus violemment et depuis plus longtemps au méga feu. Et et c'est vrai qu'on s'est rencontré alors avec d'entre vous jour d'été de Grenoble où vous étiez venus témoigner et on se disait voilà comment on peut faire par exemple même au collège au lycée qu'aucune génération ne s'école sans avoir eu un contact de de de formation de prévention parce que il y a les pompiers professionnels, il y a les pompiers volontaires. On propose aussi une réserve civile climatique, mais il n'empêche qu'en fait on doit toutes et tous être formés pour détecter très rapidement le le départ d'un feu de forêt pour savoir quoi faire, qui prévenir, comment le faire bien pour que ce soit tout simplement organisé et que on soit vilant ensemble finalement sur ces risques là comme sur d'autres. C'est

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un immense défi qui nous attend. On le fera pas sans vous. Et donc merci beaucoup d'être là. Je vais passer la parole à Sandra Régol parce que je suis très très fière qu'on est chez les écologistes, une députée qui que depuis longtemps travaille sur le sujet et qui a fait ce que l'État n'avait pas fait. C'est-à-dire quand il y a eu le beau de la protection civile, c'était une bonne idée, qui devait déboucher sur des des des solutions concrètes, c'était une bonne idée aussi, mais qui n'a débouché sur rien de concret. [grognement] et bien euh voilà, tu as pris le relais avec d'autres pour déposer la loi que que l'État aurait dû déposer. Et donc euh voilà, on va pas lâcher ce sujet à la rentrée et puis vraiment merci beaucoup d'être là à tous les quatre.

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Euh on précise, vous n'êtes pas là pour nous soutenir. Par contre, on précise que nous on est là pour vous soutenir et qu'on va pas s'arrêter. À toi Sandra. Merci beaucoup Marine d'avoir organisé ce temps qui est important parce que vous vous souvenez probablement des images terribles de 2019 où les pompiers manifestaient pour leur droits et où la police avait été mandatée pour charger en retour. C'est pas récent les revendications pour plus de moyens, plus de respect, plus de protection. 2022, les grands feu de Géronde, euh une promesse du gouvernement d'alor, le beau veau, la sécurité civile qui était censé permettre de déboucher sur un texte qui permet de se réorganiser, de financer correctement, de compenser tout ce qui

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n'avait pas été fait. Et depuis [souffle coupé] depuis quatre pompiers morts en 3 semaines cet été dans les feux, c'est énorme. 6 ou H en caisson puisque impossible de respirer du fait des pollutions aux fumées. 250 blessés et là je ne parle que de l'Ouest [soupir][souffle coupé] et toujours rien. Un texte qui est censé avoir été écrit, qui n'est toujours pas présenté, dont personne, on en a fait un petit tour tout à l'heure, n'a pu lire les contenus. Et donc oui, comme le disait Marine là, d'attendre que le gouvernement agisse début juillet, on a déposé le texte qu'ils auraient dû déposer. [grognement] Apparemment, le premier ministre a besoin de faire une mission parlementaire pour savoir comment est-ce

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qu'on rédige l'opérationnel, comment est-ce qu'on finance les moyens. [grognement] Petit spoiler, vous avez déjà ce qu'on peut faire qui est dans ce texte puisque c'est tout simplement ce que la sécurité civile a discuté dans le cadre du beauvau. C'est pas des propositions des écologistes particulièrement. C'est ce qui est ressorti du travail de concertation et c'est une lassitude profonde de passer autant de temps à attendre sans que rien ne se passe de voir que les pompiers même quand ils sont en grève continuent à agir à sauver des vies qui multiplient les heures en tant que pompier professionnel puis parce qu'il y a pas assez de monde il cumule des heures et des heures de pompiers volontaires qui a une catastrophe et puis cette enquête de

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médiappart qui démontre que la France est incapable de faire face à plusieurs catastrophes en même temps. Celle qui fait le heure par heure de comment un feu de Broussaille en Géronde est devenue l'une des pires catastrophe en terme de feu du pays. Et tout ça, ça suffit. On a besoin d'agir. C'est pour ça qu'on met nos moyens au service de l'intersyndical des pompiers pour faire porter leur voix. On espère que d'autres partis politiques, d'autres organisations fassent de même parce qu'il y a une urgence et c'est une urgence de sécurité nationale. Donc à vous messieurs. Tout à fait. [raclement de gorge] Donc tout d'ailleurs au nom d'abord au nom de la sicale, on tenait à vous remercier pour l'invitation pour nous donner la parole parce qu'il est important aujourd'hui que tout le monde

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comprenne que ce qui s'est passé en Gironde et en France cet été était tout à fait prévisible et que l'État était évidemment au courant. Donc au nom de l'intersyndical, je voudrais c'est le portrait euh qui amène à la colère qui va se caractériser donc par la grande manifestation nationale mené par l'intersyndicale le 29 septembre 2026. Depuis 25 ans, la sécurité civile française euh absorbe une activité en en explosion. + 35 % d'intervention depuis 2000, plus 114 % de secours à personne parce que les sapeurs pompiers euh deviennent le palliatif de services publics qui ne sont pas subventionnés par l'État ou plus assez l'hôpital s'écroule à qui on fait appel au sapeur pompiers. Face à cette pression croissante, les moyens humains matériel

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budgétaire censé y répondre stagne. Euh la première fracture est évidemment humaine. Quand on se réfère au chiffres, on constate qu'il y a - 25 % de sapeur pompiers volontaire pour 100000 habitants. Alors que le l'effectif de sapeur pompiers professionnel lui Stein ou progresse ne progresse pas assez. Euh cette fracture humaine est doublée d'un abandon de humaillage territorial. Pardon. il y a moins 31 % de centres de secours. Ça veut dire que on ferme des centres de secours, ce qui provoque une inégalité sur le territoire. Quand on voit sur à Paris, par exemple, les gens peuvent arriver les sap pompiers en 6 minutes. Euh en Corè, il arriv les pompiers arrivent généralement en 16 minutes. Il faut comprendre que c'est l'arrivée du premier engin. On ne sait

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pas si c'est le bon engin, s'il est complet et s'il est adapté à la mission. En Allemagne, ils ont fixé une limite de 8 minutes maximum basé sur des études médicales euh qui disent que au-delà de 8 minutes, bah justement c'est très dangereux pour la victime. En France, la moyenne a évolué de 3 minutes en depuis 5 ans. On est passé de 12 euh de 12 minutes 53 à 15 minutes 09. Donc aujourd'hui en France, les sapeurs pompiers arrivent en un quart d'heure chez vous. Vous comprenez bien qu'une personne en arrêt cardiorespiratoire au bout de 15 minutes euh c'est compliqué sauf donc il faut changer les choses sauf si on veut repeindre les ambulances en noir plutôt qu'en rouge. Ce sera euh comme ça on pourra faire aussi pompe funèbre. Euh ensuite derrière sur les

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feux, faut bien comprendre que sur depuis 1973 sur tous les feux de plus de 5000 5000 hectares, c'est-à-dire sur les 17 feux depuis 1973 qu'on dépassé 5000 hectares, il y en a il y en a six qui ont eu lieu depuis 2021. Donc c'était dont cet été en Gironde qui a été le plus gros feu jamais vu. Donc on voit bien qu'il y a une accélération. Les saisons de feu de forêt commencent plus tôt, sont plus intense et termine plus tard. Face à ça, la réponse de l'État sur le les moyens matériels par exemple, euh vous le savez déjà certainement, mais en tout cas les camions citer feu de forêt ont baissé de 1000 depuis 2012, entre 2012 et 2020. Depuis, il y a eu les promesses du président Macron sur un pacte capacitaire, sauf que ce pacte capacitaire n'a pas été complètement

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honoré. Et de toute façon, les camions qui arrivent remplacent des camions qui sont euh vieillissants et donc plus en état de fonctionner et donc infiner, il nous manque toujours moins 1000. Il nous manque toujours 1000 camions. Donc voilà, quand on met quand on met tout ça tout à bout, on se rend compte que les constats les budgets, par exemple, le budget, on va le ministre de l'intérieur va vous dire "Oui, les budgets ont augmenté, c'est incontestable." Ils ont augmenté 32 %. Par contre, si on met en relation avec l'inflation, mais en fait, ils ont baissé de 3 %. Si on ajoute à ça l'augmentation des cotisations CRACL et ben ça augmente encore la baisse de budget parce que la CRCL quand même faut en parler c'est donc la caisse de retraite dont les sapeurs pompiers bénéficient et des les

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caisses des collectivités locales. On nous a pillé plus de 100 milliards de cette caisse qui était excédentaire pour l'État est venu prendre de l'argent à cette caisse excédentaire pour les redistribuer ailleurs et aujourd'hui on explique aux employeurs des sapeurs pompiers qu'il va falloir payer plus cher la CRCL parce que maintenant elle est devenue déficitaire. Donc voilà, les sapurs pompiers sont gentils mais on les aime bien quand ils coûtent pas cher. Et c'est pareil, la terre syndical et mes collègues développeront plus cette partie-là et j'en finirai par là. On demande l'embauche de sapport pompier professionnel. Pourquoi ? Et qui qui est concerné ? C'est parce que aujourd'hui le volontariat tel que je voulais expliquer hein, la diminution de 25 % de

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sa part pompiers volontaire pour 100000 habitants ne permet plus de répondre à la demande et ne permet plus de répondre à l'augmentation de l'intervention. Nos employeurs n'aiment pas les sapeurs pompiers volontaires. La Fédération des sapeurs pompiers fr de France n'aime pas les sapeurs pompiers volontaires. Ils aiment le statut. Ils aiment le statut parce que c'est des gens qui sont sous-payés, sous le SMIC et qui ne sont pas soumis aux cotisations patronales. Et nous ce qu'on demande c'est l'embauche de sapur pompiers professionnels qui seront principalement des sapeurs pompiers volontaires parce que beaucoup de sapeurs pompiers volontaires sont restés sapeurs pompiers volontaires parce qu'ils ont essayé de devenir pro mais on les a pas recruté. Donc voilà, aujourd'hui il l'état a bon

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de dire que les sapeurs pompiers volontaires sauf tout le monde. Bah s'ils aiment vraiment les sapers volontaires qu'il le prouve et qu'il les embauche et qui leur donne un emploi pérenne qui en tant que pompier professionnel la population sera mieux protégée, on pourra mieux attaquer les feux et la sécurité civile sera beaucoup mieux. Je finirai par un point sur la flotte aérienne parce que je sais qu'on parler même si ça concerne pas les pompiers. Euh les sapeurs pompiers, on est des des fonctionnaires, en tout cas ceux qui sont devant vous, on est des agents de la fonction publique territoriale. Il faut quand même comprendre que l'ONF, ses effectifs ont été divisés par de donc comment on peut prévoir des feux quand l'ONF n'est plus en capacité de de préparer les forêts.

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Euh les stations météofrance ont été largement diminuées, donc on est plus en capacité de prévoir les phénomènes météo à l'avance. Euh les sapeurs forestiers ont été impactés aussi, ceux qui préparent toute l'année les feux qui surveillent les feux de forêt. Donc la flotte aérienne en 1983, depuis 1983 pardon, on le la surface boisée en France a augmenté de 3 millions de kmè carr mais dans le même temps, à l'époque, on avait 20, excusez-moi, 21 moyens aériens, donc les dashes plus les Canadaires cumulés. Cette année, on en a 20. En fait, il faut comprendre qu'on est prêt pour les risques d'hier. Nous, ce qu'on demande, ce que l'interdical commande, demande, pardon, c'est qu'on soit prêt à affronter les risques de

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demain. Merci. Euh oui, je voulais juste développer le point sur le recrutement. En fait, l'intersical porte comme revendication la le recrutement massif de sa prop professionnelle par rapport à ce que vient d'évoquer le collègue. Le chiffre, c'est plus de 20000 emplois qui sont concernés. On se base sur un rapport de l'IGA, l'inspection générale de l'administration qui avait été commandité d'un rapport par le ministre d'Armanin, le ministre de l'intérieur d'Armanin pour évaluer la charge ou comment était employés les savoir pompier volontaires dans les 10. Donc ce rapport a établi que toutes les gardes qui étaient montées, tout le temps de travail qui était réalisé par les volontaires correspondaient à 21000

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emplois permanents. Donc nous, on se base sur ce rapport qui fait partie de l'administration. En fait, c'est une base solide pour dire voilà c'est 21000 emplois, il faut les créer. Aujourd'hui, il y a plus de 3000 candidats, 3000 lauréats qui sont titulaires du concours. Beaucoup de support pompiers volontaires sont titulaires de ce concours. On demande à ce qu'il soit recruté rapidement. Euh et en plus un petit clin d'œil au président de la DF, monsieur Svadé qui a été fut un temps ministre et en 2012 il avait fait une loi, la loi Svadé pour le recrutement massif des contractuels. Le Conseil d'État a établi que les sapeurs pompiers volontaires étaient des contractuels de droits public à temps partiel. Donc et ben nous disons chiche au président sauvadé président de la DF de dire et

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ben allez-y en mettez en application votre loi créer un plan massif de recrutement et de titularisation de ces contractuels qui sont les support volontaires et qui veulent devenir support professionnel et déjà on aura apporté une partie de la réponse au manque de besoins. Le problème que l'on a la sollicitation dans les 10 et c'est on parle on fait le focus sur les feux de forêt mais la défaillance elle est quotidienne. tous les jours que des milliers d'interventions ne sont pas réalisés correctement conformément au règlements opérationnels qui sont édictés dans chaque département. Dans chaque département, ce qu'il faut savoir, c'est que le préfet arrête la doctrine opérationnelle, donc va dire sur telle et telle commune, sur tel et tel secteur, il faudra envoyer tel et

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tel moyen et il faudra dans telle et telle commune des casernes avec tant de pompiers. ces règlements opérationnels. Aujourd'hui, le manque d'effectif et le manque de financement font que on narrive plus à honorer ces contrats territoriaux au sein des départements. Donc quand vous avez besoin d'une ambulance, comme il y a des centres de secours qui sont exclusivement armés avec des sapeurs pompiers volontaires, donc ça veut dire qu'on base la réponse opérationnelle avec un effectif qui n'est pas obligé d'être disponible et dont on ne sait pas s'il sera disponible. Ils peuvent être disponibles à 10h le matin, mais à 10h15, il y a plus personne. Ça veut dire qu'on est obligé d'engager un autre centre de secours qui vient donc de plus loin, mais des fois de plus loin, c'est de 10

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20 minutes plus loin et donc on déshabille un autre secteur. Donc là, il y a une problématique au quotidien. Donc c'est le focus feu de forêt. Je veux pas qu'on nous réponde que c'est exceptionnel, que c'est pas comme ça tout le temps. Alors en fait qu'en réalité, c'est comme ça tout le temps. Il y a 75 % des secteurs dans les départements qui ne sont pas couverts pour le risque incendie. Et l'incendie, il y a que nous qui le faisons. Les ambulances et les ambulanciers privés, il y a le secteur privé qui intervient, il y a le SAMU qui peut intervenir. Pour le feu, il y a que les pompiers et 75 % des territoires ne sont pas couverts pour le risque incendie tous les jours à chaque heure. Donc ça c'est vraiment quelque chose d'important et il faut que tout le monde en prenne conscience. Pour

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les feux de forêt, en 2022, on avait eu une crise sur le Sud-Ouest avec le département de la Gironde qui avait été touché par le le feu de l'endirasse. La chance qu'avait eu l'État et les concitoyens français, c'est qu'il y ait pas eu d'autres catastrophes dans le sud-est. Cette année, ça a été différent. Cette année, il y a la Gironde qui a été touchée, l'Illandes et en même temps le Var. Et là, en fait, ça a mis la sécurité civile à genou parce que nous avons plus les moyens. Et là, ça a été constaté. Il y a eu euh dans notre jargon ce que l'on appelle des largages pour protéger les les les sapeurs pompiers qui sont en cours d'intervention. Lorsque le feu se retourne, on demande un un largage d'urgence et en fait et ben ces largagesl n'ont pas été honorés parce

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qu'il n'y avait pas les avions ni les bombardiers d'eau qui étaient disponibles sur le secteur. Donc quand on nous dit qu'il y a eu une augmentation des budgets, qui a une augmentation de la flotte aérienne parce qu'il y a jamais eu autant d'avions qui ont tourné autour des feux ou au-dessus des feux pendant les feux estivaux. Oui, c'est une réalité, c'est vrai, il y en a jamais eu autant, mais sauf que les feux, il y en a jamais eu autant et d'aussi euh grande intensité. Donc en fait, faut comparer ce qui est comparable. On peut pas dire que il y avait plus d'avions en 2026 que en 1994 par exemple parce que les feux n'étaient pas les mêmes. Le développement des feux n'était pas le même. Les températures n'étaient pas les mêmes. On n pas le même territoire qui est qui est concerné

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en 1990 en 2026. Et euh nous ce que l'on demande c'est que cette prise de conscience elle soit pas juste pendant l'été. Il faut que ça soit tout le temps. La société civile, elle a besoin d'être réformé. On a besoin d'être modernisé, on a besoin d'être plus nombreux. On a besoin d'avoir un financement qui soit à la hauteur de l'enjeu. Et surtout ce que l'on veut, c'est qu'il y ait une doctrine, enfin une ligne politique du pays en disant la sécurité civile que l'on veut pour les citoyens français, c'est celle-ci. et on met le niveau et après on se donne les moyens de tenir le niveau. Aujourd'hui, nous n'avons même pas le niveau. Voilà ce que je pouvais dire sur les effectifs. Après, je sais pas le lequel de vous. Bon, vas-y. Je juste [raclement de gorge] juste rebondir sur deux aspects. Un

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aspect qui a été abordé par Marine et un aspect sur lequel on porte des revendications fortes. Le premier aspect, c'est l'éducation de la population. En 2004, la loi de modernisation de sécurité civile mettait le citoyen au cœur de la de sa propre sécurité. Cet objectif là, 22 ans après, il a pas été euh euh [raclement de gorge] honoré. Il a il a on n' pas trouvé les moyens effectivement d'éduquer et et de préparer la population correctement à la sécurité civile et à sa propre sécurité. Quand les travaux du bovau de la sécurité civile ont démarré, la première des revendications portées par les organisations syndicales, c'était de demander que le ministère de l'éducation nationale soit avec les responsables de la sécurité civile et les acteurs de la

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sécurité civile autour de la table pour discuter de comment on prépare et comment on forme la population à l'anticipation des risques et quand le la catastrophe arrive, comment on participe activement à sa sécurité. On le voit bien cet été avec l'évacuation de 240000 presque 240000 citoyens européens, français, étrangers qui étaient en vacances sur la Gironde, la population n'est pas prête à à la à cette question d'anticipation. Moi qui travaille dans le département du Pas de Calé, l'hiver 2024, on a passé 4 mois les pieds dans l'eau, 4 mois avec une population qui a n'a pas été en capacité

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d'anticiper les choses et d'être prête à absorber ces questions. Aujourd'hui, on parle des feux de forêt. Cet automne, on parlera des inondations et des tempêtes. Le gouvernement attend sûrement pour calmer la grogne des sapeurs pompiers qu'il pleuvent. manque de peau. On sait qu'aujourd'hui on va avoir un automne avec des avec des tempêtes particulièrement violentes. Et donc la question du dérèglement climatique et la question massive et plus générale portée par l'analyse des risques et de la protection face au risque. Aujourd'hui, elle est effective et on l'a vu, ça a été parfaitement bien illustré cet été avec les feux de forêt mais ça le sera cet hiver avec les tempêtes. C'est de exactement de la même façon. Donc ça c'est le premier point, la préparation,

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l'anticipation et l'éducation de la population. Deuxème aspect d'une revendication forte que l'on porte, c'est la santé, la sécurité au travail. Aujourd'hui, la responsabilité et ça c'est la réglementation qui le veut, la responsabilité de la santé, de la sécurité du personnel, elle relève de la compétence de l'employeur sans 10, sans département, sans vision différente de la santé de la sécurité au travail avec malgré tout une direction générale de la sécurité civile service du ministère de l'intérieur qui établit de la doctrine en matière de santé de sécurité au travail et des tableaux des maladies professionnelles. qui sont aujourd'hui pilotés par la direction générale du travail qui est le dépend du ministère du travail. Donc rien qu'avec ces

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quelques éléments de langage, vous aurez compris qu'il est effectivement extrêmement compliqué de de faire émerger la question de la santé, de la sécurité au travail et la prise de conscience notamment sur les maladies affet retard et je pense notamment au cancer professionnel. toute la difficulté que nous avons pour faire reconnaître le lien de causalité qui peut y avoir entre les activités euh des sapeurs pompiers et euh c'est ces questions de santé de sécurité. Ça a été évoqué euh illustré parfaitement entre guillemets par la présentation de la cagoule lors de la conférence de presse du 13 août. Mais la situation, elle est dramatique aujourd'hui. Des sapeurs pompiers sont exposés directement à [raclement de gorge] des

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cancérogènes mutagènes opprotoxiques dans des conditions qui ne leur permettent pas d'être protégées. les employeurs qui sont toute une myiade se renvoient la balle avec le ministère de l'intérieur pour dire effectivement c'est de la compétence de l'État et puis nous ça coûte trop cher, on a une réglementation qu'il est compliqué de faire appliquer. Donc aujourd'hui avec une médecine du travail dont on connaît l'État euh en France aujourd'hui et qui est factorisée par les difficultés d'attractivité des médecins du travail qu'on peut avoir dans la fonction publique. Donc aujourd'hui, on a une vraie problématique sur la santé, la sécurité au travail. C'est un vrai sujet qu'on a toutes les peines du monde à

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faire émerger et et à faire prendre conscience. Il faut quand même bien savoir que la question des fumées, c'est 2017. On commence à prendre conscience d'un certain nombre de choses, forcé de constater qu'en plus l'ANCES vient de publier un rapport qui est très bien illustré sur les risques liés à la toxicité des fumées pour la population générale. Donc on explique clairement que quand la population est en présence de fumée, il y a effectivement un facteur pour la santé. Donc il y a un domaine de santé publique et on expose des milliers de sapeurs pompiers au risque fumé. sans se poser de questions. Et aujourd'hui, c'est un sujet que nous souhaitons aussi aborder avec

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l'intersyndical parce que cette situation de médecine professionnelle et préventive, on a un certain nombre de textes qui ne sont pas appliqués. On a des tableaux des maladies professionnelles avec des procédures de reconnaissance qui sont pas pilotées par le ministère de l'intérieur qui ne concernne que très peu puisque nous ne sommes que 48000 sapeurs pompiers professionnels en France. Donc un un faible pourcentage de la population mais particulièrement exposé et donc c'est toutes les peines, on a toutes les peines du monde et je le disais euh à faire reconnaître ces maladies et de faire évoluer ces tableaux. Si les choses avancent, elles avancent pas suffisamment. Et aujourd'hui, on a des collègues qui sont malades qui tombent sous le principe du régime

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général de sécurité sociale parce que les process pour faire reconnaître les maladies en tant que maladie professionnelle ne sont pas adaptés à la façon avec laquelle on est censé être reconnaître maladie être reconnu en maladie pro. Aujourd'hui, c'est un sujet de plus. Il y a un véritable enjeu euh de santé publique pour la population générale en ce qui concerne les feux les feux de forêt et la question des fumées. Et puis il y a euh le les enjeux liés à la médecine professionnelle et préventive pour les sapeurs pompiers professionnels. Donc voilà les deux aspects. Éducation de la population, santé, sécurité au travail. Juste pour illustrer combien de cancers sont enfin moi je connais les chiffres mais c'est pour que tout le monde les entendre. Combien de cancers sont

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reconnus comme maladie professionnelle ? Quatre en 20 ans. Quatre reconnus en 20 ans, donc deux récemment alors qu'il y a plein de maladies qui parle de type de ça parle de carpes de types alors de de types mais des situations où effectivement les collègues arrivent à se faire reconnaître en maladie professionnelle. Je vais vous dire quand on tombe malade on se renferme sur soi-même et on pense déjà à se soigner surtout sur des pathologies. C'est grave. Vous imaginez bien que le les embûes pour se faire reconnaître maladie professionnelle, les collègues baissent les bras très rapidement. C'est tellement compliqué, tellement difficile et tellement peu accessible pour les collègues qu'aujourd'hui les gars laissent tomber en fait.

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Et juste pour vous l'ayez en tête, au Québec par exemple, c'est une vingtaine de cancers qui sont reconnus comme maladie professionnelle exposé aux mêmes substances. En France, on vient d'en obtenir deux supplémentaires de haute lutte. Jusqu'à présent, il n'y avait que deux cancers qui étaient reconnus pour les pompiers. Et je fais juste un petit focus très rapide sur ce sujet-là. En fait, la reconnaissance des maladies professionnelles, ça peut être très simple en réalité parce que c'est on n pas besoin que la maladie soit inscrite dans un tableau. C'est une politique RCH en fait. Si nos employeurs étaient conscients de ce que l'on mène comme mission, de comment on exerce, dans quelles conditions on l'exerce, du fait qu'ils achètent pas les moyens de nous protéger.

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Mais en fait, il devrait reconnaître sans délai, peut-être même sans qu'on le demande à ce que la maladie dont on souffre soit reconnue professionnellement parce que c'est un arrêté individuel. Il y a pas besoin demain si on a un cancer, qu'on développe un cancer qui n'est pas dans la liste et ben il y a pas besoin qu'il soit dans la liste pour qu'il soit reconnu. L'employeur peut dire "Moi, je reconnais que cette maladie-là, elle est bien d au travail." Donc c'est une politique RH. Mais cette considération-là en fait nos employeurs en France ne l'ont pas parce que pareil hein, le dans la prévention primaire des euh des expositions, ce qui va limiter l'exposition à des engérogène, but myagène roprotoxique et ben en fait c'est le temps de travail. Les sa

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pompiers sont exposés jusqu'à 650 heures de plus que n'importe quel travailleur français hein. C'est pas vous le savez tous, on travaille 1607 he en France, c'est le temps de travail légal. Les pompiers travaillent jusqu'à 2256 he donc c'est-à-dire 649 heures de plus rémunéré seulement 1607 donc il y a 649 heures où on n'est pas rémunéré et en plus de ça en cadeaux on vient nous exposer encore plus à des éléments canchéennes euh mutagène reprotoxique. Voilà voilà la considération de nos employeurs. Donc il y a pas que le ministre de l'intérieur, il y a aussi nos employeurs et nos employeurs doivent prendre conscience que on est arrivé à un moment où en fait la colère, elle atteint un niveau où en fait que peut-être qu'on peut plus faire marche arrière et on sera peut-être un petit

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peu moins conciliant qu'on l'a été jusqu'à présent. Ce qu'il faut comprendre sur ça, c'est que il y a quand même un paradoxe, c'est que les sapeurs pompiers sont pas reconnus en métier à risque. Par contre, quand on va chez le banquier faire un prêt, on est reconnu en métier à risque et on est on est obligatoirement majoré. ne serait-ce que tu sapeur pompier en est majoré, mais si en plus vous faites du risque chimique comme moi, vous êtes encore majoré ou de du bactériologique ou autre. Donc il y a quand même un paradoxe qui est quand même assez assez assez étonnant. Euh vous avez tous compris que la sécurité civile en fait en France c'est le parent pauvre de du ministère de l'intérieur. On est sur 7 milliards de de dépenses quand pour vos déchets, on en dépense deux à trois fois

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plus. Ça c'est une première chose. Mais il y a une deuxième chose qui est importante à dire aussi, c'est que au niveau de l'organisation du ministère de l'intérieur, ça ne peut pas aller en fait. Et c'est assez simple. Je vais vous l'expliquer très simplement. On nous considère comme des soldats du feu, mais qui aujourd'hui est le conseiller principal du ministre de l'intérieur. C'est le directeur de la sécurité civile. C'est un haut fonctionnaire. Absolument rien contre lui. Mais pour le coup, il a pas la doctrine opérationnelle des sapeurs pompiers. Donc s'il faut déjà lui expliquer comment on traite un feu de forêt pour qu'il prenne des décisions, on n'est pas sorti on n'est pas sorti de l'auberge. Et la directrice des sapeurs pompiers est aussi une une haute fonctionnaire.

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Donc on a aussi un problème un problème là-dessus. Je vous le redis, c'est pas contre les deux personnes qui gèrent euh la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, mais à un moment donné, il faut que le ministre, il a quand même les bonnes personnes qui lui expliquent comment ça fonctionne. Je voudrais revenir sur le sur ce qu'on a appelé nous le septembre rouge. Rouge pourquoi le feu et rouge aussi parce que nos camions sont tout rouges. Vous l'avez vu, vous avez les affiches en en dessous de de notable, on a prévu un mouvement du 26 au 29 qui est décomposé en deux événements principaux. du 26 au 28, on défend uniquement la sécurité civile, c'est-à-dire notre maison commune. Mais notre maison commune à nous et à vous, c'est pas la

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maison des syndicats, c'est pas la maison des pompiers, c'est pas la maison des acteurs de la sécurité civile, c'est votre maison commune que d'autres ont réussi à mettre en place et elle est en train de se casser la figure cette maison. Donc ça c'est le premier point et ça va se décomposer de cette manière-là. Le 26, on va installer le camp à République. Le 27, le dimanche, on va accueillir le public et les élus qui vont nous rencontrer. Le 28, il y aura des manifestations dans dans Paris. Et le 29, on retournera manifester avec nos autres collègues fonctionnaires qui vont batailler le pavé pour les conditions de travail, les primes et le reste, la retraite et cetera. Donc ce qu'il faut vraiment passer comme message, c'est que même si les syndicats et les nos collègues pompiers sont tous

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très motivés, on ne peut pas y arriver sur la population. En fait, il faut que la population se charge de enfin prenne en charge cette question de sécurité civile parce que c'est un bien commun, ça nous appartient à tous et si demain ça tombe, on en souffrira tous. La sécurité civile en France, c'est le couteau suisse de tout le monde en fait. Quand on sait plus qui mettent, on met les pompiers. Le problème, c'est qu'on on a on a des effectifs qui sont réduits. Les pompiers volontaires la journée, ils travaillent, donc vous pouvez en mettre autant que vous voulez, il n'ura jamais assez. Les gens bossent. Donc c'est là où les pompiers professionnels sont aussi utiles. Mon collègue le rappeler, si on demande 21000 postes ou 20000 postes, ça sera à 90 % des pompiers volontaires qui auront

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le concours. Mon collègue l'a rappelé, il y a 3000 pompiers volontaires qui ont le concours qui n'ont pas de poste. Vous voyez, on aura pas les 20000 tout de suite, mais les 3000, on peut les avoir du jour au lendemain. Sauf que le problème c'est que on est à l'oscurité civile, c'est 90 % des collectivités territoriales qui le financent et 10 % de l'État. Et si vous voulez qu'on rentre dans le détail sur les 10 % de l'État, il y a pas grand-chose qui arrive réellement dans les services départementaux, c'est fait. pour alimenter les Canadaires, la brigade des sapeurs pompiers, le pack capacitaire pour nos nos engins, mais pas pour les services départementaux, c'est-à-dire ce qu'on fait tous les jours. En fait, les interventions ont toujours augmenté et par contre les effectifs sont toujours

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en baisse. On se sert du volontariat pour faire du dumping social sur les professionnels. C'est-à-dire qu'on nous interdit les heures supplémentaires, on préfère nous payer en pompiers volontaire à 10 € de l'heure plutôt que de payer des charges salariales là-dessus. L'État, c'est le premier à ne pas faire ce qu'il demande à faire au privés. Ça c'est la vérité de ce qu'on vit aujourd'hui. Et comme diraient mon collègues, il y en a ral bol en fait. Il y en a ral casque. Il faut que ça change. Il faut que les le pouvoir politique prennent des de bonnes décisions qu'à un moment donné, ils arrêtent de s'opposer à nous. Il y a eu un beau de la sécurité pendant 2 ans qui a été certes laborieux parce qu'on change de gouvernement tous les 3 jours, mais n'empêche que ce beau de la

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sécurité, il est sorti en septembre 2025. Nous sommes en septembre 2026. Comment se fait-il qu'on ait toujours aucun texte de prêt ? Et là, à priori, il y a même pas les textes de la semaine prochaine sont prêts. Enfin, il y a quand même quelque chose qui marche plus dans notre système. Donc donc voilà ce que j'avais envie de vous dire dans un premier temps.

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Euh merci infiniment juste sur la santé, rappeler aussi un combat qu'on a mené ensemble sur les pifas et donc c'est Nicolas Thierry qui est député écologiste de Gironde notamment euh mais qui [grognement] avait fait la proposition de loi pour interdire les les pifacces dans plein d'applications, mais notamment un vrai problème de Piface dans les tenues des pompiers. Alors, on peut se dire que si ça aide à protéger du feu, c'est tant mieux. Mais c'est vrai que depuis qu'on sait que les pipas sont dangereux, il y a eu des recherche de développement pour produire des des tenues de pompiers sans piface et que Canada notamment, c'est ça ça coûte cher évidemment, on peut pas renouveler tout l'équipement de tous les pompiers en 3 semaines, mais au Canada, toutes les nouvelles tenues qui arrivent

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dans les casernes sont sans piface. Et bien en France, vous continuez à recevoir des nouvelles dotations avec avec des pifacces. Et ça c'est vraiment ce ce ce fiche du monde quand on sait que tout le monde sait qu'on a dit qu'on sait faire et juste qu'on ne fait pas. Donc c'est notre manière de montrer le le mépris parfois que l'État a pour vous. Je vois que il y a un petit mot qui va être ajouté avant les questions. Vas-y. Bah moi je vous le dis, on est de la chair à canon en fait parce que de l'argent il y en a. Le choix le choix de pas mettre les bonnes les bonnes tenues alors qu'on sait aujourd'hui qu'elle nous qu'elle nous contamine. C'est c'est pour moi ils sont assassins en fait aujourd'hui on en est là en fait. Mais c'est la même chose quand j'ai un ministre de l'intérieur qui ose

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dire que euh il nous a dit euh qu'il y avait pas assez de moyens pour les feux de forêt, mais par contre comme le les opposants de sa politique le critiquent, bah il est obligé de de tricher, de dire bah si on est assez en fait. Donc il il nous dit dans le même temps qu'il est le patron de la sécurité civile et donc il est il préfère sa carrière politique et il est capable d'engager des pompiers au caspip. Voilà, c'est vraiment ce qui nous a donné il y a il y a 15 jours et ça c'est pas entendable en fait, c'est irrespectueux et et je vous passe pas sur la gestion parce que c'est quand même important de parler du de l'article de Media Part si vous l'avez lu, lisez la partie sur les Canadaires, comment ça s'est passé. En fait, il y a tout dedans en fait. La bande la bande sonore à côté

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de ça, c'est pas grand-chose. En fait, ce qui est important de comprendre, c'est qu'on était dépassé. Si les citoyens français sont venus aider en Gironde, euh c'est pas parce qu'ils veulent rentrer pompiers volontaire, c'est qu'ils ont vu qu'on était complètement à la ramasse, pas de la faute des gens qui interviennent sur le terrain parce que en fait entre la préfette qui nous dit "Faut pas faire c, faut pas faire ça, faut remplir les serfas sur le sur le site de du ministère de l'agriculture, enfin c'était complètement lunaire cette histoire-là." Donc la vérité, elle est là aujourd'hui. On n'a pas su faire ce queon aurait dû être capable de faire il y a des années, c'est-à-dire anticiper ce dérèglement climatique. Parce que ce que me disaient vos mes collègues est

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complètement exact. Là, on reste focalisé sur les feux de Gironde ou d'ailleurs qui ont été impressionnants. Mais vous verrez les épisodes Snol, la Méditerranée, elle a 30°. On va se prendre une charge comme pas possible dans le sud de la France et puis cet hiver, bah vous verrez les tempêtes de l'Atlantique arriver et on dira "Ah bah, elle est exceptionnelle." Donc comme elle est exceptionnelle, bah c'est pas de notre faute si on a pas réussi à faire. Et on va entendre ça encore pendant combien de temps ? Le mot exceptionnel, c'est honteux ce qu'ils font. Voilà. 21e siècle, l'exception devient la règle. Non, c'est exactement ça. Et sur les pifas, si si vous en avez besoin, on a tous les parce qu'on avait fait des tests sur les cheveux. euh avec vous élu écologiste et pompiers et on

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avait bien vu que vous étiez très imprégné ce qui est un côté très anxyène de faire ces tests. Moi je je sais que j'habite sur un territoire du pas de Calé aussi à côté de Métal Europe quand on a obtenu les dépistages de Canium les pour gratuit pour la population la population venait pas en disant en fait on préfère pas savoir mais mais donc ceux qui voulaient savoir ont pas été déçus du voyage et c'est vrai que une fois qu'on sait voir que l'État continue à pas agir c'est c'est assez criminel. Vas-y Sandra, puis après on va prendre les questions des journalistes. Juste pour rebondir, il y a un jeu qui se joue autour de la question du financement. Alors le financement, on a déjà discuté, c'est pas l'alpha et l'oméga. Ouais. Mais ça permet de ne pas se retrouver dans des situations où on ne

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peut pas intervenir. Ça permet aussi de recruter les pompiers professionnels dont on parlait ou de rémunérer correctement les volontaires. et se joue à un jeu assez dangereux de mon point de vue je ne vous engage pas au niveau de l'interre syndical et se joue un jeu dangereux parce que lors de la conférence de presse de Gironde du premier ministre accompagné des autres ministres c'était pas une conférence de presse sur les pompiers c'était pas sur la sécurité civile c'était sur les feux mais il a parlé deux fois des pompiers une première fois pour dire que l'arrivée des secours avait été trop lente. On était à un cheveux du c'est la faute des pompiers. Une deuxième fois pour dire que si on augmentait les moyens, savoir la TSCA, c'est la taxe

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qui abonde les départements qui eux-mêmes abondent les budgets des 10 pour dire que si on faisait ça alors ce serait aux français de payer une augmentation sur leur contrat d'assurance. Alors que 10 minutes avant, il venait d'expliquer qu'il allait avoir une discussion très amicale avec les patrons des assurances. Et voyez bien qu'il y a un problème là-dedans parce qu'en gros, il dit les pompiers, si vous continuez à demander des moyens, je dirais au français que s'il n'arrive pas à finir les fins de mois, c'est de votre faute. Or, c'est faux. C'est totalement faux. Il a les moyens, ils ont les moyens en tant que gouvernement. Soit d'aller chercher d'autres modalités de financement pour équilibrer les comptes,

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soit de faire en sorte que les assureurs ne fassent pas payer au contribuables, à leurs assurés. euh l'addition et j'aimerais juste que vous l'ayez en tête parce que c'est quelque chose qui va revenir de façon récurrente dès lors qu'on parlera de financements qui sont porteurs et sur sur le financement euh en fait les saurs pompiers l'intersyndical ne demandent pas à ce que les ce soient les Français qui payent l'augmentation des budgets. la TSA effectivement on peut penser que si on augmente parce que c'est une taxe sur les assurances infini si on augmente les ass les contributions des assurances elles comme on sait qu'elles sont toujours sympathiques avec les gens elles vont forcément le répercuter sur les gens qui souscrivent le sujet il est pas là les solutions elles existent ça

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c'est presque la solution de facilité d'augmenter ce système qui existe déjà mais par contre on peut quand même s'interroger euh s'interroger sur les grandes entreprises françaises qui polluent qui ne contribuent pas aujourd'hui quand on voit les derniers rapports du Sénat euh sur les aides sur les aides sans contrepartie de 112 milliards aux grandes entreprises. Quand on voit euh les les travaux pareil du Sénat ou du Parlement sur Total qui ne payent quasiment pas d'impôts en France, on peut quand même s'interroger sur la question, c'est la question n'est pas l'impôt. Tout le monde sait qu'on paye déjà beaucoup d'impôts. La question elle est qu'est-ce qu'on en fait de l'impôt et où on va le chercher ? L'argent, il existe euh l'État français, on nous

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parle de la dette, 1000 milliards de dettes. OK, d'accord. Ben félicitations le président, le Mozart de la finance. Mais aujourd'hui, c'est une facilité que de dire ça. Comme euh le disait madame la député, c'est on peut pas euh trouver quelque chose qui va se répercuter sur les agents. C'est pas du tout la proposition de l'intersyndical. Aujourd'hui, l'intersyndical, elle dresse un constat qui est net, c'est que la sécurité civile aujourd'hui en France ne fonctionne plus. Et si vous voulez une preuve, il y a qu'à se comparer. On parle de modèle de sécurité civile, un modèle que personne ne reproduit. En Europe, on est dans les chou dans toutes les stats. Présentation du premier engin, on est sous la moyenne européenne. Nombre de professionnels par rapport au nombre d'emplois en Europe,

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sous la moyenne. Euh, qu'est-ce qu'on a encore ? Si le seul endroit où on est bon, c'est sur le coup. Ah oui, c'est sur le coup. Voilà. le seul endroit où la France est bon est bonne. Tout le reste parce qu'on fait moins bien. Ben tout le reste on fait moins bien et on est moins cher. Donc c'est est-ce que c'est ça qu'on veut ? Aujourd'hui la sécurité civile, il faut bien comprendre que au même titre que l'hôpital que toutes les autres services publics qui participent à la santé et à la sécurité des gens, tout le monde est en souffrance et tout le monde je pense aujourd'hui a la conscience de se dire "On paye déjà beaucoup d'impôts, le sujet c'est où va l'argent ?" Ben nous, on en veut un peu pour la sécurité civile dans l'intérêt de la population. On nous a toujours appris que gouverner

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c'était prévoir. Bah aujourd'hui, on voit que avec le gouvernement qu'on a, gouverner c'est surtout ne pas prévoir. Et je voudrais quand même insister sur un point que mes collègues disaient tout à l'heure, c'est le manque de courage politique qu'on peut avoir en face de nous en fait. Parce qu'aujourd'hui, ils sont incapables de vous dire on va augmenter les impôts, ils sont juste capables de vous dire on va passer par les assurances pour imposer une taxe supplémentaire. Comme ça, c'est pas l'État, c'est assurances qui payent. Mais en fait, c'est pas ça qu'on demande à un gouvernement. Ce qu'on lui demande simplement, c'est qu'il a il a un devoir régalien de protection de sa population, tout comme le fait d'avoir des forces de l'ordre. Bah, les sapeurs pompiers ont

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fait partie aussi de ce régalien et aujourd'hui l'État ne donne que que 900 millions à la sécurité civile. Sur les 7 milliards, c'est très peu, c'est pas assez. Il faut que chacun prenne sa part. C'est un c'est un financement triptique, collectivité territoriale, donc département et commune et état associé. Et aujourd'hui, on n'est pas là. Donc de toute façon, ce qu'il faut que le gouvernement comprenne, le président de la République, même s'il lui reste plus que 9 mois à faire, c'est qu'on lâchera pas et il va falloir qu'il lâche de l'argent. Euh les 20000 postes, c'est 1 milliard, ça peut paraître énorme mais c'est rien en fait sur un budget euh comme notre état, c'est rien. C'est des choix politiques. Qu'est-ce qu'on veut faire aujourd'hui ? On veut faire du saupoudrage, on remet de

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l'enduit sur des murs qui craquent et ça se casse la figure tous les qu matins ou réellement on réforme cette sécurité civile qui n'a pas été réformée depuis 22 ans si je dis pas de bêtises ou 23 ans. Donc à un moment donné, il va falloir se poser les bonnes questions et si ce gouvernement est pas capable de faire les choses parce qu'il lui reste plus que 9 mois et qu'il veut surtout que la mère soit calme et qu'il attend la fin de son de son règne, bah on a une élection présidentielle qui arrive. Il y a suffisamment de candidats pour reprendre ce sujet-l en discute sérieusement. Mais on va pas rediscuter de ce qu'il y a à faire. Ça ça a déjà été fait par les organisations syndicales depuis des mois et des années. Donc à un moment donné, il va falloir que les ceux qui se présentent à

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la présidentielle prennent des responsabilités aujourd'hui. Juste je crois qu'il y a des questions après. Donc juste juste avant qu'il y a des questions en fait c'est pas pour bien fermer la revendication. Donc nous, on n'est pas pour l'augmentation des impôts, on est pour la redistribution des richesses, faire le constat euh de ce qui se passe au quotidien dans la sécurité civile, quelles sont les incidences de cette sollicitation avec ce manque d'effectif, avec tout ce qu'on [raclement de gorge] nous demande de faire. En fait, euh ce qu'il faut savoir, c'est que la journée de garde d'un support professionnel, on est un petit peu comme les les militaires de du pays. On les militaires ne sont pas là pour faire la guerre, heureusement. Ils sont là pour s'entraîner et préparer si

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jamais on doit avoir un conflit. Bah, les pompiers, c'est pareil. En fait, nous ne sommes pas là pour pouvoir enfin pour faire des interventions. Euh on on attend pas à ce que les gens se blessent ou que les maisons brûlent partout. On est là. Par contre, le moment où ça doit arriver, il faut qu'on soit le plus près possible et qu'on soit le plus efficace possible. Faut qu'on soit en nombre, faut qu'on soit les plus rapides, il faut qu'on soit bien disposé partout et qu'on soit sur un principe d'égalité pour tous les citoyens, qu'on n pas les citoyens des villes et les citoyens des champs. Donc c'est ce que l'on porte comme parole. On veut une sécurité civile forte. On veut que les pompiers quand ils sont appelés qu'on soit les plus efficaces, les meilleurs du moment.

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Ce qu'il faut savoir c'est qu'aujourd'hui quand on est de garde les pompiers professionnel, nous avons plus le temps de nous préparer à faire nos interventions, ce que l'on appelle chez nous des manœuvres, faire des exercices. On prépare en fait, on fait semblant qu'il y a l'intervention pour pouvoir être bon et pour pouvoir avoir les bons réflexes au bon moment. Quand on est sur l'urgence, on doit pas réfléchir si on doit mettre la main à droite ou la main à gauche. C'est c'est du réflexe. On réagit comme des robots. Euh et ça, on a plus le temps de s'entraîner à ça. On a plus le temps de se préparer aux interventions. Donc ça fait porter un risque à la fois pour les populations, mais également pour les interventions. Et nous avons même plus le temps de maintenir nos capacités physiques

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pendant nos heures de garde parce que nous sommes tout le temps en intervention. On pâie à toutes les défaillances du service public français. On est là sur la réponse hospit hospitalière qui est absente malheureusement par manque de moyens parce qu'il y a des fermetures d'urgence. Quand il y a un hôpital qui ferme ses urgences, ça peut augmenter de 30 voire 1 heure le délai d'intervention des pompiers qui avaient l'habitude de se transporter sur cet hôpital là. On a les problèmes d'effectif de force de sécurité intérieure des polices gendarmeries qui sont sous-dimensionnés. Donc du coup bah quand il y a une intervention de trouble à d'ordre public, c'est les pompiers qui interviennent pour faire livre voix publique. C'est là où on se fait principalement violenter, agresser. En

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fait, on nous expose à tout ça, tous ces risques psychologiques. C'est pas pris en compte par nos employeurs, c'est pas pris en compte par les difficultés de nos conditions de mission. Et en fait, quand on quand on en parle euh avec pudeur, on fait pas on fait pas de la pleurniche. En fait, on vient expliquer que le métier, il est de plus en plus difficile. Il y a une perte de sens du métier. On perd des vocations. On a de moins en moins de gens qui sont intéressés pour faire ce métierlà avec la considération que nous avons. Et donc, on est sur un moment grave. Il faut vraiment que le pouvoir politique en prenne conscience. Nous, on le vit de l'intérieur, on s'en rend compte. Moi, ça fait plus de 20 ans que je suis engagé syndicalement. Ça fait presque

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pratiquement 20 ans que je suis engagé nationalement au niveau syndical. On répète, ça fait 20 ans que je répète la même chose à tous les ministres successifs, tous à tous les directeurs généraux. C'est ce qu'on leur a dit, toujours la même chose. On a l'impression de parler à un mur que personne veut comprendre. On tourne en rond, on est dans le déni, on a l'impression qu'il se passe la balle en disant bon ben on va essayer que ce mandat se passe et ça tombera sur le prochain. Franchement, je crois que là aujourd'hui, on est arrivé sur une situation très critique de la sécurité civile. On a rien à gagner hein. Euh nous qui sommes ici, on est fonctionnaire, ça changera rien. On vient pas euh demander des primes, on vient pas demander du salaire. Demain,

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si vous recrutez un pompier de plus dans ma caserne, c'est pas pour autant que je vais travailler moins. On n'est pas à la construction ou à l'emballage de colis chez les pompiers. Nous, on est là pour répondre à une sollicitation. Si aujourd'hui, on vient de demander de l'emploi, c'est parce qu'on n'est pas assez pour répondre à la sollicitation de nos concitoyens. Et ça, c'est important que tout le monde le comprenne. On vient pas demander de l'emploi pour travailler moins ou pour gagner plus. On est là pour nous tous, pour tous les citoyens parce qu'on a tous des biens à à préserver, à protéger et c'est les pompiers qui le feront. Voilà. Vous m'avez d'ailleurs dit que avec les fermetures de maternité dans beaucoup de départements, vous faisiez de plus en plus d'accouchements et c'est

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pour ça aussi que je vous invitez car ça peut être à tout moment et je me sens très en sécurité à côté de vous. Peut-être on va passer aux questions si ça vous voit ça permettra de réinjecter des éléments dans le débat mais juste pour dire que vous avez été partiellement entendu. Alors par nous totalement entendu [grognement] mais quand vous dites il faut que le débat présidentiel aussi prenne en charge ce sujet-là vous savez que je peux être naturel très pénible quand j'ai décidé. Et donc euh il nous a pas échappé qu'on a eu un premier débat présidentiel hier au MF et que j'étais la première à faire la remarque sur le fait que il y a beaucoup de chaînes et beaucoup de structures qui avaient essayé d'organiser des débats pour la présidentielle qu'à chaque fois nous

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nous répondons présent puis on finit par nous dire hm tous les candidats euh étaient pas displaient pas venir donc on peut pas le faire. Donc moi à chaque fois j'appelle Manuel Mouard, j'appelle Olivier Fort Fabien Roussell. Ils me disent tous nous on avait dit oui. Donc je comprends qu'il y a un grand camp qui a pas trop envie de débattre, pas trop envie de se laisser imposer un terrain de jeu. Par contre quand c'est MDEF qui invite, je remarque qu'ils viennent tous et nous nous étions là aussi parce qu'on refusera jamais une occasion de débattre. Donc si c'est débat de l'économie au MDF, ce n'est pas un terrain spécialement favorable pour la gauche. Mais nous y allons avec plaisir. Nous avançons nos idées, nous débattons, on est au rendez-vous. et j'y suis allée

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mais en rappelant qu'après l'été que nous avions passé, il me paraîtrait logique qu'on ait dès la rentrée un débat sur euh bah ce qu'on vient de se dire, c'est-à-dire à la fois l'augmentation des des risques liés au changement climatique et la culture de ce risque, la prévention de ces risques et les moyens dédiés à ces risques. Et on a reçu il y a il y a 2 heures, Coline, juste avant que ça commence un message de BFM qui ça y est invite tous les candidats à le présidentiel pour parler de ce sujet le 9 ou le 10 septembre selon leur disponibilité. et nous avons immédiatement dit que si tout va bien, je serai disponible et qu'on attendait les autres avec impatience. Et si on peut avoir une soirée dédiée à ça, c'est intéressant parce que ça force chacun à se positionner. Et moi ma

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crainte, parce que parfois on dit "Ah bah ça y est, avec les incendies, plus personne n'oubliera à vous plaisanter ou quoi ?" Euh on a eu des incendies en 2022, on a eu des inondations à Saint-Thomè, moi ma sœur habite là-bas, on y a passé beaucoup de temps, c'était terrible. Et et on l'a vu, moi je suis allée à Valence en Espagne 6 mois après les les inondations qui ont fait euh des dizaines et c'était de 2 à 300 morts. Les gens étaient encore traumatisé mais ils étaient en train de reconstruire au même endroit et encore plus grand comme à Los Angeles. Ils ont reconstruit au même endroit et encore plus grand comme pour conjurer le sort et pour dire on est puissant, on se laisse pas battre. Sauf qu'en fait on reproduit les mêmes erreurs. Donc moi ma crainte c'est qu'à

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la rentrée le syndrome de l'autruché dent parce que ces risques sont trop violents pour que le cerveau humain puisse encaisser tout. Donc il y a forcément une part de dénioscientifiques appellent le syndrome utruche qui n'est pas une question d'intelligence qui est une question de mécanisme psychologique de protection. Les gens auront envie une actualité chassant l'autre à l'entrée de parler d'autres choses. Et bien nous on doit revendiquer de de maintenir le sujet sur la table parce que sinon une actualité chassant l'autre. On partira très très vite sur d'autres sujets qui sont bien moins vitaux pour les Français et l'été prochain ben on se retrouvera dans le même état d'impréparation. Donc ce débat il doit pour moi servir à ça et j'espère qu'il se tiendra. Donc je suis

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disponible et si je se tiens pas, c'est pas parce que nous on se sera défilé, ce sera plutôt euh les autres. Dernière intervie, après on prend les questions, ça marche. Oui, après j'arrête. Juste pour vous dire, rappelez-vous 2015, tout le monde applaudit la les forces de l'ordre, tout le monde les a oublié. Rappelez-vous la COVID, tout le monde applaudit euh le personnel de santé, tout le monde les a oublié. Et puis bah pour le pour BFM TV, c'est bien qu'ils invitent les politiques qu' se présentent à présidentiel et ça serait bien aussi qu'il y ait des acteurs de la sécurité civile parce que comme hier où c'était des acteurs qui posaient les questions. B en fait, il faut quand même qu'on quand ils disent des bêtises, il faut quand même qu'on puisse les reprendre en fait

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et franchement on aura un grand grand plaisir à remettre tout le monde au milieu de la carrée. Donc Coline, tu transmets évidemment à BFM qui c'est Colline s'occupe de la presse aussi, elle sera ravie de transmettre le message. Est-ce que vous avez des questions ? Bonjour [raclement de gorge] Laurence Peron pour France Inter à écouter les déclarations du premier ministre et du ministre de l'intérieur tel que Méappart justement les a les a relayé. Est-ce que vous ne craignez pas que votre mouvement soit juste un mouvement de témoignage quoi ? parce qu'en réalité le budget est en train de se faire et ils ont pas a priori décidé de d'ouvrir un peu les vannes. Alors est-ce que l'idée c'est vraiment de faire monter une colère énorme

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? Oui mais enfin il faut qu'elle soit énorme. C'estàd que si jamais il y a qu enfin si jamais il y a juste des camions de pompiers et que la population s'en empare pas quand même peu de chance que voilà. Non mais non mais quitte à faire des actions un peu spectaculaires quoi. Oui oua je vais je vais je vais commencer, tu prendras la suite si tu veux. Euh sur prenons toutes les questions. Vous répond vous pouvez répondre en même temps surtout. Oui. Bonjour Antoine Mignan. Pour la FP j'entendais un représentant qui qui appelait les candidats à la présidentielle à prendre leur responsabilité. Marine Tondulé, vous comment vous prendrez vos responsabilités ? Vous avez parlé du débat de garder le sujet sur la table mais concrètement c'est quoi vos marges de manœuvre ? Quoi vos propositions euh

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sur ce sujet ? Est-ce qu'il y avait d'autres questions ? Comme ça, on prend toutes les questions et on peut faire un tour où chacun répond à à ce qu'il est souhaité. C'est bon. Allez, réponse. Alors, sur la question sur l'espoir. Je vais le tourner plutôt comme ça. Euh sur l'espoir. Donc, vous comprenez bien que vous imaginez bien que l'intégralité des sapeurs pompiers qui ont vu ou entendu les déclarations du ministre cet été, il y a aucun sapeur pompier qui ne savait pas qu'il enfin qu' qui avait un doute sur le fait qu'il mente. Euh voilà, les gens qui le vivent, les gens qui sont à l'extérieur, toute sa peur pompiers savaient qu'il mentait. Euh l'autre sujet donc c'est c'est comme vous l'avez pu le voir, il y a eu

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une grosse action citoyenne justement qui ont beaucoup aidé les pompiers parce que faut quand même se le redire hein. Euh aujourd'hui les sapeurs pompiers enfin sur le les feux en Giron notamment, ils avaient pas d'endroit pour dormir. Il y avait pas de limite de temps de travail. Bah la limite événement exceptionnel en tout cas feu feu le plus gros feu qu'il y a eu dans l'histoire en France plus gros feu de végétation. On peut comprendre qu'il y a des circonstances exceptionnelles. Nous, on n'est pas là pour dire "Oui, les sapeurs pompiers, il faut qu'on arrête de bosser au bout de 8h quoi qu'il arrive." Maintenant, on peut se dire que s'il y avait plus de monde, on pourrait mieux intervenir et peut-être mieux faire tourner, moins mettre les gens en danger. Par contre, donc voilà, au

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niveau du citoyen, vous voyez bien, les agriculteurs se sont venus d'eux-mêmes malgré les bâtons dans les roues que le gouvernement a pu leur mettre, en tout cas leur représentant. Les gens sont venus nourrir spontanément les sapeurs pompiers, leur permettre de se reposer en leur donnant des endroits pour dormir. Les faut quand même le dire parce que on dit politique politique politique mais les maires les politiques locales en tout cas se sont mis en branle pour pouvoir assurer ce que l'État aurait dû faire et qu'il n'est pas en capacité de faire par manque d'anticipation. Là où je veux en venir en vous disant ça, c'est que évidemment le 29 euh on part du principe que nous ça va cristalliser euh les colères parce que quand on parle des sapeurs pompiers, quand on parle de la forêt en fait

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derrière derrière les sapeurs pompiers le sujet est beaucoup plus vaste. Les sapeurs pompiers c'est une partie de la sécurité civile. La sécurité civile le nom le nom étouffé c'est que on a vu les forêts partir. Les gens qui habitent sur place, il y a des gens qui ont perdu leur maison. On l'a vu aux Porsge notamment, mais il y a pas que les gens ont perdu leur maison. Ils ont perdu leur histoire familiale, ils ont perdu des souvenirs, ils ont perdu beaucoup plus que qu'on peut imaginer le les animaux. Euh ça a été un drame absolu. Enfin bref, tout ça pour vous dire qu'en fait normalement chaque français devrait se sentir concerné. Et nous derrière notre action, alors évidemment on a nos revendications propres au sapeur pompier. Évidemment qu'on est là pour

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euh signaler, mais comme l'a dit tout à l'heure euh Xavier euh c'est chaque français doit se sentir concerné par ça parce que le manque d'anticipation sur les feux, euh le manque de préparation des des surfaces boisées euh en fait ces feux démarrent parce qu'il y a toute une un effet domino de choses qui n'ont pas été faites en temps et en heure qui donnent ces phénomènes. Et on peut même aller encore tirer le fil un peu plus loin sur bah le fait pourquoi en France il y a un réchauffement climatique, enfin dans le monde d'ailleurs. Pourquoi on peut parler du réchauffement climatique ? On peut parler de toutes ces choses-là. Donc en fait tout derrière c revendication des sapeurs pompiers qui s'inscrit comme ça a été dit tout à l'heure c'est sur 3 c'est c'est du 26 au 29. Le 29, c'est euh la

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manifestation s'inscrit aussi dans un mouvement euh de la fonction publique. Mais plus globalement, en fait, je vais vous le dire et on le voit bien sur les réseaux sociaux, la population, il y a beaucoup de gens qui commencent à essayer de constituer des choses pour essayer de partir et de partir de ce point-là pour [raclement de gorge] essayer de régler cette problématique parce qu'on peut pas se se laisser aller là-dedans en fait. Donc, on a beaucoup d'espoir. On a beaucoup d'espoir de les contraindre à faire ça. Et puis bon, il vous a pas réchappé qu'il une élection présidentielle. L'objectif c'est de mettre la pression et de mettre les sujets primordiaux au primordiaux pardon. Oui. au cœur du débat. Au cœur du débat. Pas se laisser parasiter par du fait d'hiver ou autre. Là, on a

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quelque chose de concret qui concerne la vie de chaque français potentiellement parce que les événements climatiques, comme l'a dit mon collègue, les tempêtes et autres. Donc vous leur faire un peu peur aussi parce que ce qui s'est passé dans Géronde, on est quand même sur des zones CBO. Euh, il y a rien d'espace. Il y a des endroits où on recherche des têtes nucléaires. Est-ce qu'elles étaient là ? Est-ce qu'elles étaient pas là ? Euh c'est c'est enfin ils vous doivent une fière chandelle aussi. Moi ce que ce que je peux répondre sur la fragilité hein du mouvement en fait nous ce que l'on souhaite c'est qu'ils aient qu'il comprennent bien en fait ceux qui sont au pouvoir des décisions qui comprennent bien que ce que l'on vit aujourd'hui on est à un point de le

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dénoncer. En fait on est les conseillers techniques de ce que l'on vivon ce que les citoyens français vivent. Est-ce que nous on vit à travers nos interventions qui comprennent bien que nous on n'est pas dans la fiction, que le moment est grave. Aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens de faire face euh il faut vraiment bien le comprendre. On n' plus les moyens de faire face aux demandes de secours. C'est-à-dire que je l'avais dit à la conférence de prête du 13 août, il y a euh le jeu de la roulette russe. En fait, le matin, vous pouvez faire un malaise à 9h. S'il y a une personne qui a fait un malaise à 8h59 avant vous, vous passerez après. Et après, ça peut être 25, 30, 40 minutes. Et c'est pareil pour un feu en fait. Si vous êtes coincé au 4e étage avec votre enfant dans la

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chambre pour un feu, mais si vous êtes pas au bon moment, vous n'aurez pas de secours. Voilà la réalité en fait. Donc nous aujourd'hui, on craint pas que le mouvement euh fasse un flop hein en fait hein là parce que c'est le but c'est qu'on fait pas euh c'est pas que c'est pas du spectacle, on fait pas un mouvement pour après compter le nombre d'entrées pour savoir si on a été populaire ou pas. Aujourd'hui, le mouvement, c'est qu'on est arrivé au maximum de ce qu'on a pu faire avec nos dirigeants, à essayer de leur expliquer en ess en faisant de la pédagogie. Nous ne sommes pas entendu, nous sommes pas crus. Euh on on on nous fait passer pour euh des des gens de la fiction, on est sur une autre planète. Alors qu'en fait nous nous le quotidien, la sécurité

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civile ne fonctionne plus. Et en fait, ben on prend la parole aujourd'hui, on profite de ce que vous nous accordez comme temps et comme couverture médiatique pour pouvoir bien dire au français. La résilience, c'est il faut qu'on s'aide tous pour passer le mur, la difficulté. Et c'est pas la résilience que l'État vend en fait ou bah apprenez-vous à vous sauver tout seul parce que un jour on sera plus là pour le faire pour vous. Voilà. Donc on a on n pas de crainte. La crainte c'est qu'on soit pas entendu par nos dirigeants. La population ils vivent comme nous ce que nous vivons au quotidien. Et en complément pour rebondir sur ce que disait Xavier vous savez quand ça a brûlé l'andiras l'andiras 2 Gan en 2022 la référence était 1949. En 2026 quand ça brûle la référence

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c'est 2022. C'était hier. Donc aujourd'hui, on on alerte, on a une caisse de résonance avec l'amplification des feux et la violence des feux avec ce qui s'est passé pendant un mois et demi factorisé par le par le le épisodes caniculaires. Bon, sauf que la situation, elle va elle va de toute manière se renouveler. On le sait, la forêt des landes de Gascoin, c'est 1 million d'hectares. Il y a le Jura, il y a les Voges, il y a le nord du pays, il y a Fontainebleau. Donc aujourd'hui, nous on est à l'aise, on tire la sonnette d'alarme, on alerte l'opinion publique. Xavier l'a dit, les

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et Peter l'a dit, les les agriculteurs sont venus en soutien. Bah, c'est quand même extraordinaire. Quelle profession aujourd'hui dans le cadre de ces missions normales se fait appuyer par un autre métier qui n'a absolument rien à voir. C'est lunaire. Bon, donc nous on est assez à l'aise avec le sujet. On est de toute manière au front. On y sera demain et on y sera dans un an, dans 2 ans, dans 3 ans. Les crises, elles vont se renouveler, elles sont de toute manière beaucoup plus violente. Donc à un moment donné, il va bien falloir s'arrêter, se poser questions sur la préparation, l'anticipation et les moyens. On le sait. Donc si l'opinion publique d'ors et déjà en 2026 réagit et fait ce qu'il

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faut pour que ça change, tant mieux. Sinon, on se revoit au même endroit dans 6 mois, un an et on vous dira ben la référence était 2026, on a brûlé le double par rapport à 2022 cette année. Peut-être que dans 2 ans, on brûlera le double voire peut-être plus avec d'autres catastrophes. Et on voit bien que la population réagit, la population du Porsge avanthier a réagi. Quand le Premier ministre est venu au Porsche et qu'il a fait ce qu'il a fait avec beaucoup de mépris pour la population de de de la Gironde et du Porsge, les gens sont pas dupes. Aujourd'hui, tout le monde voit, tout le monde lit, tout le monde regarde et tout le monde s'informe. Donc aujourd'hui la balle est dans le camp effectivement de l'opinion publique qui effectivement si elle

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comprend que nous sommes là pour alerter sur quelque chose qui concerne tous les citoyens de ce pays et je peux vous dire une chose on parle de la métropole mais actuellement on se pose la question pour la Réunion et Mayotte puisque là ils vont arriver en risque sévère feu de forêt ces territoires là on y est hein il y a déjà commenc on a déjà commencé à alerter en disant attention les moyens moyens qu'on prépositionne sont pas suffisants. Il va y avoir des catastrophes à la Réunion et à Mayotte sur la question des feux d'espace naturel. D'accord ? Avec la particularité pour Mayotte d'avoir une population en particulière difficulté qui se trouve dans des zones particulièrement exposées au feu et qui

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va être effectivement dans les bidonvillees particulièrement exposé à la situation. on le sait déjà et on commence déjà à tirer nous la sonnette d'alarme sur sur ces éléments sur sur ces territoires. Donc ce qui est valable pour la la France est effectivement valable aussi pour les départements et euh si on doit malheureusement se retrouver dans 2 ans pour se pour réalerter, on se dira bah il y a 2 ans, on nous a posé la question et malheureusement ça a pas suivi. Voilà ce qui ce qu'il faut comprendre en fait c'est qu'on a pas le choix de réussir. La vérité, elle est là aujourd'hui. C'est que si aujourd'hui on on réussit pas à mobiliser et la population et les acteurs de la sécurité civile parce que nos dirigeants, c'est assez simple, ils ont des bouchons d'oreilles. Nous, on a très bien

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compris, ça fait des mois qu'on discute avec eux, il y a rien qui change en fait. Et on y arrivera pas. C'est pas les le septembre rouge qui fera changer. En fait, ce qui peut faire changer le gouvernement, c'est la population, uniquement la population. On a déjà perdu 20 ans entre 2003 et et aujourd'hui. On a dépensé des là, on va dépenser des milliards. C'est de l'argent qu'on a pas dans la sécurité civile. Je vous dis pas que si on avait plus de moyens, on aurait pas. Mais la culture française, elle était regardée dans le monde entier avant. On venait nous voir pour savoir comment on traitait les feux de forêt parce que je vais prendre un je vais prendre un terme très basique. On lui pétait la gueule dès le départ au feu. Aujourd'hui, on a plus le moyen de le faire. Regardez ce

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qui s'est passé en Gironde. Regardez bien ce qui s'est passé en Gironde. Et la chance qu'on a eu cette année, c'est qu'on a pas de civil de décéder. Il y a que des sapeurs pompiers. Excusez-moi pour le que. Il est pas péjoratif. C'est juste pour montrer le le l'intérêt que l'État a pour ces ces soldats du feu. Mais demain, ça va être quoi ? Des civils. Et là, on va se dire bah là, faut vraiment qu'on fasse quelque chose. Donc, on aura encore perdu temps ou des mégafeux. On narrivera pas à traiter tout ça. On s'est fait rouler dans la farine par le président de la République comme tous. Mais en 2022, il nous annonce 250 millions pour refaire tous les Canadaires plus 4. Là, il y en a deux de commander. On sait même pas si c'est vrai. Et dans tous les cas, s'ils

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arrivent, c'est en 2032 après le prochain ou la prochaine présidente. C'est complètement scandaleux en fait. Quand ils veulent mettre de l'argent quelque part, ils y arrivent. Donc ils ont ils jouent sur le fait que on a ça dans le sang et on y va. Et on n pas peur de perdre contre l'État parce que on va gagner à un moment donné et devant un feu de forêt, on on baisse pas les bras. Donc pourquoi est-ce qu'on baisserait les bras devant un président de la République, un premier ministre ou un ministre de l'intérieur ? qui de toute façon dans 9 mois seront partis. Comprenez bien que ce qu'on fait là c'est pas pour nous. On se bat pour les générations présentes et aussi pour les générations futures. Sinon c'est plus la France qu'on aime tous en fait et ça

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c'est pas entendable en fait. Et nous on n'a pas signé pour ça. On n' pas signé pour vivre ce qu'on vit aujourd'hui. Moi je vais vous dire je suis encore opérateur en en en CTA COD 10. Vous savez où là où on reçoit les 18. On passe nos journées à tricoter ou à faire du bricolage parce qu'on a personne à mettre dans les camions. On met on fait partir des ambulances à 1 à de qu'on complète par Pierre-Paul Jacques qui met 15 20 minutes de plus à venir. La vérité est là. Il a ils ont tout décrit tout à l'heure. C'est ça notre quotidien. Alors quand on est à Paris, on peut se dire "Bah oui, mais nous on a appelé les pompiers, bah claque." Et euh là, si ça brûle ici, il y a cinq fourgons qui arrivent hein. Enfin, c engin incendie, hein, en très peu de temps. Je peux vous dire que moi

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dans Lyonne, si j'ai le conseil départemental qui brûle, bon encore, il y aura de la chance parce que là, on va mettre beaucoup de moyens mais euh ça mettra beaucoup plus de temps. Il y a il y a quand même une notion qu'on a pas parlé, mais je vais laisser madame la députée en parler parce que il y a quelque chose qui est important, c'est les appeurs pompiers quand ils interviennent. Est-ce que quelqu'un réfléchit sur le fait que leur action permet de de faire des des économies aux assurances ? la valeur du sauvé et je vous laisse en parler madame la députée. [rires] C'est parce que je me fais souffler depuis tout à l'heure qu'il faut que je reise làdessus làdessus. Euh non, il y a eu des missions d'information pour évaluer ce que c'est la valeur du sauver. Voilà. Euh mais il

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y a aussi la nécessité d'avoir un code, une grille de lecture pour savoir ce qu'on arrive à sauver. Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure que quand le Premier ministre dit que vous allez coûter cher si on augmente les budgets de la sécurité civile, c'est injuste parce qu'en fait vous sauvez des vies, vous sauvez des lieux, des maisons, vous sauvez aussi l'économie. Il y avait des évaluations qui circulaient en 2023, donc suite au feu de 2022, qui estimai à 4 à 5 milliards d'euros perdus sur l'économie locale du fait du feu euh de l'époque de Gironde. C'était 15 millions d'euros de surcoup pour le 10 de Gironde. On est, vous

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l'avez dit, à plus du double. On peut se dire qu'il y a un problème que si on avait eu des moyens, c'est-à-dire si les pièces détachées avaient été disponibles pour les Canadaires, s'ils avaient pu intervenir en Oria, s'ils avaient pu être à la fois en Corse dans l'est du pays et dans l'ouest, peut-être que le feu n'aurait pas pris une telle ampleur. Alors, on peut pas dire qu'on sait que on aurait pu l'éviter. C'est toujours faux et ce serait présomptueux. Mais on peut quand même se poser la question de si les choses avaient été faites correctement. Et euh et en fait, on récolte une situation qui est catastrophique. Je vais je vais juste dépolitiser un peu les choses. C'est pas juste ce gouvernement là,

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c'est pas juste le précédent, c'est pas juste celui d'avant. Ça fait 30 ans 40 ans que la question de l'urgence à laquelle la sécurité civile doit faire face n'est pas prise en compte. Et là aujourd'hui ce gouvernement, il aurait pu dire on hérite d'une situation catastrophique. On va essayer de trouver avec vous sécurité civile les moyens d'y répondre. C'est pas l'option qu'il a pris. Ils ont préféré choisir l'option du mensonge, du déniant sur une chose. Ils se disent qu'il y a 48000 sapeurs pompiers professionnels. Si on prend tout le monde, ça fait quoi ? 200000 sapeurs pompiers. 260000. Ça pèse pas lourd électoralement en fait. Ça fait pas la bascule sur une élection. C'est pas un risque important

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de se dire que les pompiers vont se fâcher. Et c'est quoi le message derrière ? Je je rebondis sur votre question Laurence. Mais en fait c'est quoi le message ? C'est si vous cassez tout, on vous écoute et si vous discutez on n'écoute pas. C'est pas c'est pas une c'est pas entendable tout à fait. C'est pas démocratique et surtout c'est irrespectueux de poser les choses comme ça parce que c'était ça qu'il y avait derrière votre question parce qu'on est malheureusement habitué à ça et ça ne peut pas être ça. C'est historique l'intersyndical 8 ne syndicats qui travaillent ensemble depuis plusieurs semaines mois semaines semaines. Bon ben habituellement les intersyndicales dans les mouvements sociaux elles durent quelques heures ou

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quelques jours. On sait que c'est compliqué. à 3 mois des élections à 3 mois des élections professionnelles par ailleurs, c'est compliqué. Donc en fait, il y a une volonté que ça se passe bien de la part des pompiers. Il y a tout qui est fait pour que ça se passe bien. C'est un mur et la réponse du gouvernement est un mur. Oui, la réponse du gouvernement c'est quand même un mur. Et après la rencontre avec le ministre de l'intérieur qui s'est très mal passé, euh nous les éléments de langage qu'on a eu les journalistes, c'est de toute façon c'est parce qu'ils sont en élection professionnelle. si vous me permettez, enfin voilà, c'est pour ça que quand même il y a il y a quand même quand je dis est-ce que ça va aboutir à quelque chose et il

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faut que la pression soit forte, je pense que enfin pour le moment les oreilles de l'exécutif ne voilà ne sont pas ouvertes en tout cas mais il va falloir qu'il les ouvre alors parce que en élection professionnelle enfin très simple si on veut faire le focus là-dessus. Alors la réunion on sait pas qu'elle s elle s'est pass qu'elle s'est mal passée hein, elle a été très cordiale. Le ministre nous a écouté comme d'habitude en fait. Euh donc la réunion, elle s'est bien passée, il y a eu de l'échange. C'est euh juste que le gouvernement, enfin le ministre de l'intérieur comme d'habitude pas au rendez-vous. Pas au rendez-vous parce qu'en fait le ministre de l'intérieur a découvert la sécurité civile, je pense peut-être 45 minutes avant qu'on arrive. Quel était le problème ? Euh parce que

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il croyait qu'on allait parler des Canadaires alors qu' on voulait pas en parler Canada. Canadien ça nous dépasse. On peut pas les fabriquer. C'est pas un sujet. Aujourd'hui, parler de quelque chose qui qu'on pourra avoir dans x années, c'est pas intéressant. On veut parler du moment. On veut parler de ce qui va se produire euh là cet automne avec les tempêtes. On a eu déjà une tornade euh à Pomasse. Enfin euh nous on est dans dans l'action en fait les pompiers quand on nous appelle c'est pour réagir tout de suite. On va pas dire vous nous appelez pour une intervention dire bah attendez on avait pas prévu de venir aujourd'hui on viendra peut-être demain. Non c'est pas comme ça que ça marche. Nous c'est tout de suite. Donc comme d'habitude le ministère de l'intérieur pas au

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rendez-vous le ministre pas au rendez-vous. Aucune réponse concrète. On nous dit que le projet de loi ça sera le 8 septembre. Nous on lui dit attention il y a une grosse colère. Je pense qu'ils ont tout intérêt à écouter la colère parce qu'aujourd'hui on essaie de faire prendre conscience à tous les citoyens français que ils sont concernés parce que nous ne pourrons pas venir distribuer les secours. Enfin, c'est vraiment ça l'important, c'est qu'on ne peut pas on ne pourra pas sauver tout le monde parce que nous n'anticipons pas les crises, nous n'anticipons pas les moyens nécessaires. On regarde toujours ailleurs. Quand le président Chirak avait dit "Notre maison brûle mais on regarde ailleurs." Et ben en fait aujourd'hui c'est un citoyen fait un malaise, on regarde ailleurs. En fait,

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on en est là aujourd'hui et après les élections professionnelles, enfin encore une fois pour parler juste de ça en dans une petite parenthèse, ça serait c'est vraiment on est très mauvais en stratégie parce que si on s'unit les organisations syndicales pour dire il y a un gros problème et que si c'était pour gagner les élections professionnelles enf mais c'est pas comme ça qu'on fait pour gagner les élections professionnelles. les élections professionnelles, on se divise et on fait en sorte de se démarquer par rapport aux autres pour faire comprendre à nos électeurs, à nos collègues adhérents et sympathisant que nous sommes les meilleurs. Donc qu'il faut voter pour nous. Si j'avais envie mais oui, c'est l'inverse. Ben, ils comprennent rien. Alors, ils sont très

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mauvais dans le dans les élections. En fait, ces gens-là, c'est peut-être parce qu'ils sont pas élus, ils ont été peut-être nommés. C'est peut-être comme ça que ça fonctionne. Nous, nous sommes élus et nous sommes sur souvent beaucoup plus élus que n'importe quel élu du territoire euh même de certains maires quand ils sont seuls à se présenter. On arrive à des suffrages des des taux de participation dans la filière Sapur Pompier euh qui euh qui qui ferait plaisir à tout homme politique de ce pays. Donc nous les élections professionnelles, si vraiment on avait une stratégie pour pour jouer ces élections professionnelles, ben moi en tant que Fédération autonome, nous sommes la première force syndicale. Ben, je ferai en sorte de ne pas m'allier avec mes collègues et de

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montrer que nous sommes toujours les premiers. Et au contraire, on est sur un front commun parce que là, on va on vient défendre un bien public. C'est votre sécurité, votre protection, la protection de vos biens, de vos enfants, de vos animaux, de la culture française, de de du pays. En fait, on est là pour ça. On est sur de la sécurité civile, sur la protection civile. Il faut vraiment le l'instant est grave vraiment. On a aucun aucun intérêt aujourd'hui à faire ce que l'on fait ni pour des élections professionnelles, ni pour rien, ni pour le salaire. On revendique dans nos revendication, c'est pas du salaire qu'on veut. On veut que chaque fois qu'il y a quelqu'un qui fait le 18, il puisse avoir l'engagement des moyens appropriés à sa situation. Bon, nous on aimerait, on voit beaucoup

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de parallèle entre ce que vous venez de dire et notre camp politique pour la présidentielle et on va continuer à se battre pour l'écologie et pour l'Union. Mais euh je je voulais laisser d'abord les les représentants de l'interne syndical parler, mais je ne voudrais pas que vous ayez l'impression que je veux pas répondre à votre question. Donc premièrement, le 27 juillet 2026, on a tenu ici Sandra était là en visio une conférence de presse pour présenter notre grand plan euh not nos propositions face aux incendies. On a été la seule force politique à le faire [grognement] cet été, tout comme nous avions été les seuls au mois de juin à présenter un grand plan fraîcheur, un plan d'adaptation pour notre pays. Et je vais commencer par le financier parce que souvent on dit combien ça va coûter.

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Donc maintenant, je commence par ça. Comme ça, j'ai toute l'attention quand je mets mes propositions car vous savez qu'elles sont financées. Euh, il se trouve que j'entends beaucoup déjà euh Oui. Bon, l'écologie euh en fait, d'accord, mais c'est trop cher. C'est pour ça qu'on a baissé le fond vert. C'est pour ça qu'on a baissé ma prime Renault. C'est pour ça qu'on a annulé les commandes de Canada, c'est pour ça qu'on a annulé la base à Montmarsan. Et c'est pour ça qu'on en fait pas. On n pas les moyens, vous voyez bien la le niveau de déficit public. Premièrement, dire que le déficit public, c'est 150 milliards par an. C'est beaucoup. Il y a pas de problème là-dessus, on est d'accord. Le nombre de recettes, le montant des recettes fiscales auxquelles

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l'État a renoncé par an parce qu'ils ont fait beaucoup de baisse fiscal en particulier pour les plus riches, c'est 62 milliards par an. La Cour des comptes dit dans le mandat là, Macron, il y a 62 milliards par an de recette en moins sur un déficit de 150 milliards, c'est la moitié. Enf c'est c'est énorme en proportion. Donc je je pose quand même ça là. C'est que quand tu es quand tu dis "Je manque d'argent pour faire", bah ne baisse pas tes recettes fiscales, tu en auras plus. Ensuite [grognement] euh l'écologie, oui, ça a un coût comme toute politique publique, mais l'écologie, ça n'a pas de prix. Ou alors faut m'expliquer quel est le prix d'une maison réduite en cendre, d'une forêt qui a brûlé, le coût de la santé de nos pompiers, le coût d'une vie et alors on

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rentre dans d'autres considérations. Mais le prix d'une journée où on peut pas aller dehors parce qu'on a trop chaud, le prix d'une journée de travail perdue parce qu'on pouvait pas monter sur un toit comme salier du BTP, tout ça aussi est un coût et on sait que le coût de l'inaction, c'est cinq fois plus que le coût de l'action. J'ai dit hier au MDEF, j'ai je dirais pas pareil devant des syndicalistes, je l'ai dit parce que c'était le MDEF, mais une journée de canicule en coût pour la société, c'est le coût d'une demi-journée de grève. Alors quand c'est grve, faut pas faire greff, ça coûte trop cher. Par contre, la canicule, c'est OK ça, ils peuvent encaisser. Adrien Bilal, prix de l'économie du jeune économiste 2026 dit 1 degré de réchauffement climatique au

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niveau mondial, 12 % de PIB mondial en moins. C'est c'est c'est vraiment c'est des chiffres qui sont sur la table. Donc l'écologie, oui, c'est un coût mais ça n'a pas de prix. Et il se trouve que comme ça a un coût et que ça n'a pas de prix, on a quand même trouvé des moyens de financer cette dépense parce que la pyramide des âges est en ce qu'alé d'ici 2040, il y a 9000 milliards d'euros de flux succès sauraux de d'héritage qui vont passer d'une génération à une autre. C'est c'est ça va pas durer 100 ans mais on appelle ça la grande transmission. 9000 milliards d'euros qui vont passer d'une génération à une autre. Nous, on va pas embêter chaque français sur son héritage. L'héritage, c'est souvent le projet d'une vie, c'est la transmission à ses enfants et on

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estime que 99 % des héritages, on n'y touche pas. Par contre, sur les 1 % des héritages les plus élevés, c'est-à-dire plus de 4 millions d'euros, on veut les taxer à 10 % supplémentaires. Et pour les 01 % des héritages les plus élevés, c'est-à-dire plus de 13 millions d'euros, on veut encore sur taxer de 10 % donc 20 % en tout et puis réduire certaines niches fiscales successorales. À la fin, on récupère 15 milliards par an. Donc c'est 15 milliards par an qu'on va prendre sur ce qu'on appelle la grande transmission. euh et en en particulier sur les très gros héritages. Et bien cette grande transmission, on veut l'affecter à la grande transition euh c'est-à-dire euh à des moyens pour la prévention des risques, pour le fond

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vert, pour euh les écoles de nos enfants, pour les isoler. Et vous voyez ça en terme de temporalité, ça correspond parfaitement parce que cette grande transmission, ça va durer un temps, la pyramide des âges des baby boomers et la grande transition, la transition c'est aussi un temps. Donc quand je vois des gens qui disent "On va prendre les héritages et on va le mettre sur par exemple les baisses de cotisation". Bah alors du coup quand tu baisses les cotisations sur sur ton bulletin de paye pour approcher le brut du net, c'est la grande mode en ce moment. Les gens comprennent pas que la différence entre une brut et le net c'est du salaire différé quand même. C'est c'est un de solidarité générationnelle et deux c'est tu le récupères quand tu es malade, quand

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quand tu es en congé maternité, quand tu as un accident du travail ou quand tu as la chance d'avoir ta retraite. Et et et surtout on en a besoin tout le temps. Donc si tu dis bah j'ai une mesure pendant 5 ans ça va me financier les charges sociales, bah après quand il y aura plus la grande succession, tu fais comment ? Ça c'est un problème, ça entache un peu l'avenir de la sécurité sociale. Nous on a vraiment ce paralymiste. Donc grande transmission, grande transition 15 milliards d'euros par an pendant quelques années pour financer tout ça. Et dans ces 15 milliards, il y a c'est une manière de financer notre plan d'adaptation mais aussi notre plan de lutte contre les incendies et de de de protection des pompiers et de celles et ceux que vous protégez. Donc notamment, on a prévu le

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doublement des moyens matériels de la sécurité civile avec une flotte aérienne renforcée et des unités spécialisées interrégional capable d'intervenir rapidement. Je pense que c'est beaucoup ça a beaucoup transparu de vos propos. C'est mettre fin à la logique de location pour invertir dans une dans une flotte pérenne. Disposer des stocks de pièces détachées nécessaires à la maintenance et reconstruire une capacité industrielle française et européenne de production et de réparation euh de de ces appareils. C'est pas votre travail directement, mais c'est quand même votre enjeu. C'est [grognement] concrétiser les engagements pris après les incendies de Gironde de 2022 avec la création effective d'une deuxième base aérienne de la sécurité civile dans le Sud-Ouest.

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Donc c'était à mon marsin dans les landes. C'est celle que Retaillot a annulé. Alors, c'est sûr que si on a pas l'avion à mettre dessus, ça ne sert à rien. C'est pour ça qu'on propose les deux. S'assurer de la disponibilité des stocks stratégiques de protection pour les populations et de leur circuit de distribution. Quand on s'est dit tout d'un coup, fallait des masques FFP2 pour respirer à Bordeaux, on a compris. Enfin, les gens, ils disaient aux gens, il faut des masques FFP2 mais tu pouvais pas en avoir les gens à la pharmacie. Ah bah non, c'est pour les publics vulnérables. Bah oui, mais comment on décide ? Ça a été un peu tout le monde a été un peu pris de cours. Donc ça ça s'anticipe aussi. évidemment moderniser le statut des sapeurs pompiers volontaires avec une rémunération

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revalorisée, une meilleure protection sociale, une reconnaissance des compétences acquises par des validations professionnelles et universitaires. J'ai noté la reconnaissance aussi des maladies professionnelles suivant l'exemple du Canada. Je sais que Sandra, tu étais allé au Canada sur place pour constater comment ça marchait. la création d'une réserve civile climatique aussi et puis donner des moyens au 10 aux services départementaux d'incendie et de secours d'anticiper les risques débrouissillement stratégique zone tampon et d'affiner leur plan d'intervention et puis tout simplement euh mieux protéger le visant le vivant en organisant les dispositifs vétérinaires pour venir en aide aux animaux brûlés blessés évaluer l'impact des incendies sur la biodifie favoriser

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la régénération d'une diversité d'espèces et notamment celles des qui ont des fonctions protectrices et ont proposé aussi de créer une caisse nationale de sécurité climatique pour socialiser et unifier la couverture des risques climatiques pour les résidences principales des ménages. Bon, ça c'est plein de mesures mais il y a aussi évidemment un plan d'action dédié aux pompiers. [grognement] Ça c'est Sandra qui a déposé la proposition de loi qui peut peut-être vous donner le contenu, les exemples de mesures. Mais vous dire que enfin moi je je vous dites c'est quoi vos mesures de candidate à la présidentielle ? J'espère que tout ça sera réglé bien avant. Bien avant parce que ce texte il a déjà un an de retard là maintenant il est déposé par Sandra qu'on le mette à l'heure du jour qu'on

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l'adopte et qu'on en finisse. Voilà. Point. On on prétend pas attendre la présidentielle pour agir là-dessus. J'espère bien que ce sera fait avant. Mais vous savez si euh en fait le projet du gouvernement euh c'est de faire une société civile locause. Il suffit juste de le dire à la population [raclement de gorge] en fait. Faut arrêter de leur faire croire que ils auront toujours autant de pompiers comme dans les années 80 si c'est pour pas mettre les moyens au bout. On a parlé beaucoup des Canadaires mais il y a pas que les Canadaes. En fait, on nous a fait le sketch la 400M cet été. On a fait un largage, c'était classe, ça faisait joli pour les journalistes, c'était super. Sauf que le la 400M c'est 3 he pour le remplir. Mais il y a pas que ça en fait. Ouais, pardon, c'est

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l'avion militaire qui large du retardant. Bah, je pense que vous l'avez tous vu passer parce que ça a quand même bien circulé. Mais il y a pas que ça en fait. Il y a les caméras IA qui permettent sur les massifs de détecter les feux plus rapidement, de donner des des positions euh GPS hyper rapidement. LIA peut nous aider, les drones peuvent aider. Enfin, il y a il y a autre chose. Il y a pas que les Canadaires en fait, il y a les hélicoptères enf il y a plein de choses. Mais en fait, quand on veut pas mettre d'argent et qu'on nous dit de toute façon, c'est pas possible, on y arrivera pas. Mais moi, je vais vous dire, madame de France Interre, moi je suis très confiant en fait comme mes collègues. C'est pas possible qu'on loupe. C'est pas possible en fait. Donc

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quand vous envoyez un militaire à la guerre, il vous dit pas "Bah à mon avis, on va on va on va planter, hein." Il vous dit "On va y arriver." Bah nous, on vous dit qu'on va y arriver. Si on se trompe, on sera dégoûté. Mais en tout cas, on ira jusqu'au bout, ça c'est sûr. Vous vouiez parler, je crois. Non non, c'est juste pour dire que ma proposition de loi, c'est les conclusions du beau veau un petit peu aménagé mais c'est pour ça que dépensé déposé quand ? Début juillet. Ah c'est déjà déposé oui c'est déjà déposé la mise à l'ordre du jour. Juste pour revenir sur la réussite du mouvement. Enfin je je vais faire de la redit. C'est vraiment important. Il y a pas d'enjeu. C'est vraiment l'enjeu c'est pour les citoyens. le il

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faut vraiment prendre conscience que si on prend pas une un tournant tout de suite politique he c'est un courage politique de savoir qu'est-ce qu'on veut comme protection des citoyens français aujourd'hui euh franchement c'est un non retour quand j'ai débuté ma carrière il y a presque 30 ans, j'ai fait une formation de c'est sauvetage déblément c'est quand lorsqu'il y a des tremblements de terre ou des tornades avec des gens qui sont ensevelis dans les bâtiments Et en France, on a quand il y a malheureusement ce genre de catastrophe, on voit jamais aucun civil participer aux opérations de déblémement. Dans d'autres pays, malheureusement et qui n'ont pas une sécurité civile forte et robuste. Et ben c'est tous les citoyens

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qui vont enlever des briques, déterrer les gens pour essayer de les sauver. En France, on en est pas là. Les feux de forêt en 2026, c'est la première fois, pour revenir sur ce que disait Peter tout à l'heure, c'est la première fois où on voit les citoyens franchement en tant que pompiers professionnel. Les feux, nous on les a vécu pour la grande majorité des sabres professionnels. On les a vécu à travers les images des médias, sur les journaux télévisés, sur les chaînes d'information continue, assis dans notre canapé, en train de bouillir parce qu'on ne pouvait pas intervenir. J'ai dû j'ai dû répondre à plein d'amis ou de ma famille quand il me demandaiit parce que moi j'ai j'exerce mon métier dans un département qui est limitrophe su la Charte. Donc

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forcément quand il y a eu les feux, j'ai reçu beaucoup de textos de ma famille qui n'habitent pas dans le département dans mon département pour me dire ça va j'espère que euh c'est pas trop difficile fais attention à toi, prends soin de toi. Mais j'avais j'avais euh mal au cœur et honte de pouvoir répondre que je n'y étais pas. Je n'y étais pas. Je n'ai pas été engagé parce que j'étais sapeur pompier professionnel. Et durant cet été, quand j'avais à répondre aux médias, je demandais en faisant un petit clin d'œil à tous les journalistes qui m'intervieaient, je leur demandais si avant de m'interviewer, ils étaient en congé. En fait, la réponse c'est bah non parce que si j'étais en congé, je perdrais pas mon temps à vous interviewer, monsieur Bois. Mais en fait moi, pour pouvoir aller

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exercer mon métier, mon employeur me demande d'être en congé pour aller éteindre les feux. Vous savez, mon département au plus fort de la crise, il y a 35 supports pompiers de mon département qui sont partis en Gironde où dans le même temps, on joue avec l'opinion publique, avec des contrats avec l'Europe, avec d'autres pays européens à faire la diplomatie en disant "On va faire venir des pompiers roumains, des pompiers grecs, des pompiers australiens, enfin du matériel australien, des pompiers ultramarins. Il y a 35 sap pompiers de la Charante qui ont participé au plus fort de la crise au feu en Gironde et en a fait venir pire la sécurité civile d'un pays en guerre. Et ça a choqué enfin peut-être pas grand monde en tout cas moi ça m'a

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choqué de dire que j'étais dans mon canapé à 150 km du feu et on a fait venir les pompiers ukrainiens, la sécurité civile ukrainienne d'un pays en guerre pour arroser la terre française en Gironde. Enfin sur on est sur quelle planète là ? On marche à l'envers. Enfin franchement et on a trouvé normal que c'est la population qui nourrisse les pompiers. On trouve normal que les pompiers quand qu'ils vont au feu, faut qu'ils partent sur leur congé. Ils sont pas payés pendant les heures où ils interviennent. Ils sont nourris par la population. Ils dorment quelques heures à même le sol parfois. sinon dans des salles polyvalentes sur des lits militaires. Mais enfin, on on trouve normal que c'est des citoyens, des agriculteurs qui éteignent comme on l'a vu avec des

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journalistes qui étaient à 10 m du front de flamme sans protection avec des citoyens lambda qui étaient sans protection en t-shirt voire même en short en train d'éteindre des reprises de feu sans un seul pompier autour. Et on vient nous dire "Non, non, mais n'ayez pas peur hein, il il y a les moyens qui sont làin. La sécurité civile, elle est robuste. Mais qui croit ça ? En fait, nous il y a pas eu besoin qu'il y ait malencontreusement une vidéo qui était tournée pendant la rencontre avec le ministre de l'intérieur pour savoir que ce qu'il disait c'était faux. Il y a pas eu besoin de ça. Enfin, on les a tous vu les images, tous. Et ben je peux vous dire que en tant que pompier quand on voit ça, ben c'est pas la France que qu'on m'a raconté quand j'étais à l'école.

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C'est pas le grand pays euh que que l'on m'a appris. Voilà. Et ce qu'il faut comprendre pourquoi parce que vous pouvez vous poser la question pourquoi les sapeurs pompiers professionnels sont pas engagés sur sur ce genre de feu. Bah elle est assez simple la réponse. C'est que l'élastique, il est tellement tendu au niveau du professionnel, si on part sur les feux de forêt au 15 au 15 octobre, on est en vacances. En fait, on sert les sapeurs pompiers professionnels aujourd'hui, ils servent à quoi ? alimenter la journée ce qu'on le le manque de pompiers volontaire. Donc comme on n pas assez de pros dans en France et ben en fait on les utilise surtout pas pour les feux de forêt alors qu'on est formé comme pas possible et comme me dit mon collègue bah franchement ça fait mal ça fait mal ça

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fait mal tout simplement de voir nos collègues engagés et nous ne pas pouvoir y aller sauf sur nos congés ou sous statut volontaire. En fait on est obligé de tricher avec l'État en fait vous voyez on en est là en fait parce qu'on a ça en nous et et si on veut vraiment faire on est obligé de passer par ce mode complètement fou. Et pour répondre à votre dernière question, ben si on n'y arrive pas à faire ce qu'on veut là aujourd'hui, c'est un échec collectif. Ça sera pas un échec de de de l'intersyndical ni de la sécurité civile. Ça veut dire qu'on a'ura pas réussi à convaincre cette population française que le la sécurité civile, c'est encore un des services publics qui existe et qui va se casser la gueule. Et s'il se casse la figure, il y aura plus personne pour faire le couteau suisse.

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C'est la fin. Donc ça peut pas être possible. Et c'est pas le pays qu'on aime en fait. C'est pas celui-là. Enfin, moi j'ai pas été levé dans cette dans cette idée là. La France, c'est autre chose que ça. Sinon, faut arrêter d'appeler ça la France. Sur les effectifs de professionnels, 48000 professionnels. Les forces de sécurité intérieure, c'est 250000 environ. 2500, c'est ce que l'on a aussi à la sécurité civile, mais seulement 48000 professionnels. Le reste, c'est du sapeur pompier volontaire et des pompiers militaires. S'il y avait les 2500 forces de sécurité civile comme les forces de sécurité intérieure, et ben tout se serait mieux passé que ça s'est passé aujourd'hui. Les policiers et les gendarmes qui ont été envoyés en renfort en Gironde n'ont pas été engagés sur

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leur temps de repos ou sur leur temps de congé. Voilà, les militaires, les CRS quand ils partent sur des missions de maintain l'ordre pendant les manifestations, lorsqu'il faut 20 CRS pour barrer une rue, pour protéger une zone, ils partent à 60. Les sapeurs pompiers professionnels quand ils doivent partir sur un feu dans un véhicule avec quatre places, et ben ils partent à quatre. Là où il faudrait qu'on puisse partir à 12 en fait pour pouvoir faire tourner le personnel et maintenir un certain repos qui est nécessaire à la réalisation de la mission. Donc, il y a vraiment un problème de la sécurité civile. Aujourd'hui, il faut que tout le monde en prenne conscience. On a peut-être mis trop de temps avant de le de le déclarer. On a peut-être mis trop de

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temps à à arrêter d'avoir confiance en ceux qui nous écoutent depuis tant d'années. Mais aujourd'hui, ben il faut que tout le monde en prenne conscience et on est là pour ça. Et ben, ce sera juste pour vous remercier infiniment de votre confiance parce que je sais que une intense syndicale déjà, c'est pas simple et c'est précieux qu'elle existe et euh et que venir voilà dans siège un parti politique pour vous exprimer, c'était une preuve de confiance pour moi de savoir que vous seriez pas instrumentalisé, que c'était euh pour vous soutenir vous et merci infiniment pour ça. Je j'ai bien noté le rendez-vous donc de septembre et moi je pense qu'il y aura beaucoup de monde madame madame Peron. Vous verrez parce que les parce que les fr Non mais je rigole mais je vous le

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dis en fait vous dites bah vous avez pas peur que ça sera et cetera. Premièrement s'il se mobilise c'est aussi qu'ils ont bien compris que les personnes dont on avait besoin de décision avaient besoin aussi d'une mobilisation dans la rue pour se bouger. Donc donc voilà allez-y allez-y me permettre une petite précision justement par rapport au mouvement. le nous sommes en train de de finaliser la rédaction d'un préavis de grève justement sur l'intersyndical. Une grève qui sera qui va débuter du 8 septembre sûrement jusqu'au 20 octobre. Pourquoi le 8 septembre ? Pourquoi le 20 octobre ? Le 8 septembre parce queen fait les organisations syndicales sont conviées au à la DGS CGC, la direction générale de sécurité civile euh le 8 à 11h pour on va nous remettre le fameux projet de loi.

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Ils ont mis un nom à l'écrire. J'espère qu'il est bien. Voilà qui va contenir trois titres. Le 4e titre c'est la mission parlementaire qui est en train de l'élaborer. Donc le 4e tric qui va concerner que le feu de forêt. Donc on sait qu'il va y avoir trois titres. Il va nous être présenté donc le 8 à 11h. Et donc on vous invite également euh les médias à refaire une petite conférence de presse. On vous donnera en live en sortant donc je pense que 12h30 au niveau de la rue des Pyrénées, ça serait pas mal. 1230 13h euh on sera beaucoup plus libre que devant le ministère de l'intérieur parce que faut savoir qu'on a été presque empêché de tenir une conférence de presse parce que les manifestations de pompiers on sait jamais alors que là on était que 18 représentants syndicaux

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quand même bien élevés bien éduqués on n'est pas là pour casser quoi que ce soit donc on vous invite à une prochaine conférence de presse le 8 septembre et la date du 20 octobre pourquoi parce qu'en fait le 20 octobre normalement c'est le vote solennel de la première partie du projet de loi de finance et du coup comme on nous a dit que les finances le financement des S10 serait porté par le futur projet de loi de finance et ben on verra si l'enjeu enfin si la la la mesure les engagements sont respectés si la mesure de l'enjeu a bien été mesurée justement et on verra ça le le 20 octobre si tout va bien le 8 septembre bah la grève on l'arrête à minuit enfin à 12h1 si le texte est concluant mais les promesses on n'y croit pas trop en 2003 il nous avait déjà fait le coup avec la fin de

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carrière et euh nous on voulait un départ à la retraite à 50 ans à l'époque. Aujourd'hui, cette mesure de fin de carrière, elle est possible à 57 ans, là où on avait le droit de partir à la retraite il y a quelques années. Donc voilà. Donc on croit plus trop aux promesses. Le texte, il a intérêt d'être bien écrit avec des bons engagements et surtout des choses qui peuvent être fait tout de suite avec le réglementaire. Les ministres, ils vont arrêter de nous amuser et je pense que aujourd'hui vraiment s'ils en ont pas pris la mesure, il va falloir vite qu'il se réveille. Rendez-vous et prix. Je comprends mieux pourquoi BFM programme son débat le 9 ou le 10. [rires] Non mais tout ça en fait c'est enfin on sait tous comment ça marche qu'on soit syndical ou politique. C'est une

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question de rapport de force, de pression, de maintenir un sujet sur la table et celui là est parti pour y rester du coup au moins jusqu'au 8 9 10 septembre. Je m'excuse par que c'est ma date de terme est pile dans votre grande grève de fin septembre. Donc j'espère que tout sera résolu [grognement] euh [rires] le 8 septembre, mais tant que je serai en mesure de vous accompagner, je serai là et puis tout le tout le mouvement de toute façon est présent à vos côtés. Donc donc on sera là. Merci beaucoup d'être venu et s'il y a besoin de son, tout le monde reste à disposition. Voilà, s'il y a besoin de faire des interviews. Merci et merci à ceux qui ont suivi en live. Je verrai par PDF. Ça c'est le dossier qu'on a sorti.