JEAN-PHILIPPE TANGUY est invité de la matinale de FRANCE INFO TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur Edouard Balladur qui est mort hier à 97 ans ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Vous avez annoncé que si l'URN arrivait au pouvoir, les femmes musulmanes qui portent le voile dans l'espace public seraient sanctionnées d'une amende. Pourquoi ressortir cette proposition aujourd'hui ?
- 2:48RelanceRéponse directe
Pour bien comprendre, pour vous, une femme qui porte le voile, une grand-mère, une mère qui porte le voile, vous y voyez un signe d'islamisme ?
- 3:24RelanceRéponse directe
Latifa Ibn Ziyaten, mère d'un militaire tué par Mohamed Merah, qui lutte contre l'islamisme avec un voile sur les cheveux. Vous ciblez quand même le voile qui est associé à l'islam ?
- 4:05RelanceRéponse partielle
À ce moment-là, si on va au bout de votre logique, une religieuse voilée, vous l'interdisez aussi ?
- 4:37RelanceRéponse partielle
Et donc qu'est-ce que vous faites pour les religieuses voilées Jean-Philippe Tanguy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01InvitéPromesse
« on assume pleinement une mesure qui est ancienne, qui est constante dans le programme de Marine Le Pen qui consiste à protéger la France, non pas d'un signe religieux, mais du signe d'une idéologie, l'idéologie islamiste que nous voulons combattre »
- 2:56InvitéFait
« Pas, elles ne sont pas islamistes elles-mêmes, mais elles portent le signe d'un fer de lance d'une idéologie. »
- 3:41InvitéFait
« Nous n'avons absolument critiqué aucune française de confession musulmane respectueuse de nos lois, nous n'avons absolument discriminé personne, nous n'avons jamais mis au pilori personne. »
- 4:32InvitéFait
« Les nonnes, les soeurs, le clergé, y compris le clergé musulman, qui peut avoir aussi un certain nombre de tenues ou de pratiques particulières dans l'espace public... »
- 5:18InvitéFait
« Parce que l'Akippa ou d'autres signes, mais il y a aussi des signes liés à la religion ou aux confessions musulmanes qui ne posent aucun problème d'islamisme. »
- 7:31InvitéFait
« personne ne va mener la chasse comme j'ai vu aux femmes voilées. »
- 7:37InvitéPromesse
« Dans ce référendum contre l'islamisme, c'est une PPL, c'est une loi d'ensemble qui est connue, qui est déjà déposée par... »
- 8:39InvitéFait
« nous n'attaquons pas un symbole religieux, nous attaquons le symbole d'une idéologie qui n'a rien de religieux. »
- 10:06InvitéFait
« Tout le monde a abandonné. Vous n'avez plus de caricatures religieuses. »
- 15:58InvitéFait
« Il est évident que dans le cadre de l'application de la réforme qu'elle a proposée et qu'a confirmée Marine Le Pen en 2022, l'amplification de trimestres réellement cotisés pour chacun permet le financement. »
- 17:01InvitéChiffre
« Et aujourd'hui, vous avez des millions de Françaises et de Français qui sont exclus du marché du travail. »
- 17:34InvitéChiffre
« Marine Le Pen, elle-même, dire que cette réforme coûtera 9 milliards. »
- 20:36InvitéChiffre
« nous avons identifié 125 milliards d'euros d'économies nettes avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour financer nos engagements électoraux »
- 21:50InvitéChiffre
« ce chiffre de 125 milliards d'euros, qui ne sort pas de mon chapeau, qui est le chiffre de toutes les institutions financières, entre 120 et 140 milliards d'euros »
Temps de parole
- Invité60 %
- Présentateur18 %
- ?9 %
- Présentateur 27 %
- Locuteur non identifié4 %
≈ 29,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour monsieur, bienvenue sur votre nouvelle maison.
C'est très gentil,
bienvenue à vous. Et merci d'être avec nous ce matin.
Vous êtes député Rassemblement National de la Somme. Un mot d'abord, Jean-Philippe Tanguy d'Edouard Balladur qui est mort hier à 97 ans. Quel regard vous portez sur cette figure de la droite
? Un
regard sur un homme d'État qui a traversé un
demi
-siècle, qui a accompagné les 30 glorieuses gaullistes, qui a essayé avec sa pensée, ses mesures d'enrayer les 30 piteuses et qui malheureusement n'a pas réussi. Puis un homme d'État aussi qui avait une petite particularité, c'est qu'il a échoué dans une campagne présidentielle parce qu'il avait dit la vérité sur son propre programme pendant que ceux qui ont gagné cachaient le programme de M. Balladur en montant aux Français. Donc il y a une forme peut-être de morale à tirer de cette campagne de 95. C
'est
la leçon que vous en tirez ? Sa famille est assez proche, il
y a
tous ceux qui se reconnaissaient dans
l
'œuvre politique d'Edouard Balladur.
Il y a une leçon politique à tirer de ce parcours qui peut être aussi qu
'on
peut être, comme Marine Le Pen aujourd'hui, favorite à 7 ou 8 mois de l'élection présidentielle et perdre à l'arrivée ?
Bien sûr, il faut toujours être dans l'humilité, tirer des campagnes électorales le fait que les seuls souverains, c'est le peuple français et qu'ils sont libres de choisir. Effectivement, quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'affection également, Philippe Séguin, pendant cette campagne, avait fait un discours assez connu où il ironisait sur le fait que certains médias et certaines puissances choisissaient leurs candidats et leurs présidents à la place des Françaises et les Français. Il n'y a que nos concitoyens qu'ils choisissent.
Jean
-Philippe Tanguy, vous avez fait réagir toute la classe politique cette semaine en annonçant que si l'URN arrivait au pouvoir, les femmes musulmanes qui portent le voile dans l'espace public seraient sanctionnées d'une amende. On ne parle pas d'un voile intégral, on parle d'un voile sur les cheveux. C'est loin d'être une annonce puisque cela figurait déjà dans votre programme à chaque présidentielle depuis 2012. Pourquoi ressortir cette proposition aujourd'hui
?
Tout simplement parce que j'ai répondu d'une part à une question de vos collègues et confrères journalistes, donc je n'ai pas spécialement cherché à lancer ce dossier, mais on assume pleinement une mesure qui est ancienne, qui est constante dans le programme de Marine Le Pen qui consiste à protéger la France, non pas d'un signe religieux, mais du signe d'une idéologie, l'idéologie islamiste que nous voulons combattre, nous voulons protéger les femmes, nous voulons protéger tous ceux qui sont amoureux de la liberté, du signe d'une idéologie qui malheureusement...
C'est en les verbalisant que vous allez
protéger les femmes ? Oui, oui,
absolument,
nous allons protéger les femmes en évitant que ce voile s'impose dans la civilisation française, comme malheureusement elle s'est imposée dans toutes les sociétés arabo-musulmanes laïques. Mais
pour bien comprendre... Et les pays laïcs
pour lesquels j'ai beaucoup d'admiration, qui avaient tenté de défendre la laïcité avec courage dans un certain nombre de sociétés, se sont tous fait déborder par ce signe qui est le fer de lance...
Jean-Philippe Tanguy, pour bien comprendre, pour
vous, une
femme qui
porte
le voile, une grand
-mère, une mère qui porte le voile, vous y voyez un signe d'islamisme ?
Pas, elles ne sont pas islamistes elles-mêmes, mais elles portent le signe d'un fer de lance d'une idéologie. Il faut qu'on se mobilise tous, qu'on comprenne tous, croyants et non-croyants, croyants de toutes les religions, contre cette idéologie, et ça impose que tout le monde renonce à ce voile, qui est porté de bonne foi, évidemment, par un certain nombre de personnes, évidemment.
Et justement, c'est violent à entendre pour ces
femmes, d
'entendre que certains qui le font par soi sont
des fers de lance d'une idéologie. Latifa Ibn Ziyaten, mère d'un militaire, tué par le terroriste Mohamed Merah, par exemple, qui lutte contre l'islamisme et l'idéologie que vous dénoncez, avec un voile sur les cheveux.
Mais il peut arriver qu'on doive, malheureusement parfois, abandonner un certain nombre de symboles, de comportements, parce que ces symboles, ces comportements ont été accaparés par une idéologie qu'il faut combattre. Nous n'avons absolument critiqué aucune française de confession musulmane respectueuse de nos lois, nous n'avons absolument discriminé personne, nous n'avons jamais mis au pilori personne.
Vous ciblez quand même le
voile qui est associé à l'islam, le voile
islamique, vous ne ciblez pas
le voile, par exemple, des religieuses. À ce moment-là, si on va au bout de votre logique, une religieuse voilée, vous l'interdisez aussi ?
Les religieuses, je ne
crois
pas qu'il
y ait
de religieuses protestantes. Alors
si, tout à l'heure on en a entendu une dans un reportage de
France Info,
qui était dans un centre commercial. Mais donc qu'est-ce que vous faites pour les religieuses ?
Historiquement, les protestantes étaient contre les ordres...
Et elle
disait, interdisez mon
voile aussi. Mais les nonnes, les soeurs, le clergé, y compris le clergé musulman, qui peut avoir aussi un certain nombre de tenues ou de pratiques particulières dans l'espace public...
Et donc qu'est-ce que vous faites pour les religieuses voilées Jean-Philippe Tanguy ? Ils font un peu d
'engagement, ce qui fait qu'ils sont identifiés comme membres du clergé et qu'ils ne sont pas, par leur comportement, une volonté de s'imposer à la société civile par un
certain nombre de comportements. Mais une femme qui
pratique sa religion dans son coin et qui porte le voile, elle n'impose rien, elle le porte par
tradition, par coutume ? Excusez-moi, Madame
Lambret, je vous remercie de poser cette question. Nous n'avons jamais stigmatisé les femmes qui portent le voile. Nous n'avons jamais dit qu'elles-mêmes étaient des agents volontaires de l'islamisme quand elles ne partageaient pas cette idéologie. Nous avons dit que ce signe-là était le symbole.
C
'est pour ça d'ailleurs que
dans la loi...
Mais vous assumez
de cibler uniquement
les musulmanes et pas
par exemple les religieuses catholiques, ni
les hommes, par exemple, de confession juive qui portent l'Akippa ?
Parce que l'Akippa ou d'autres signes, mais il y a aussi des signes liés à la religion ou aux confessions musulmanes qui ne posent aucun problème d'islamisme. La main de Fatma, un certain nombre de signes culturels qui ne posent aucun problème évidemment dans l'espace public
et qui ne sont pas à préparer. Donc il y a les bons
signes religieux et les mauvais signes
religieux. Mais bien
sûr, vous avez
des signes religieux, Madame Lambret, parce que vous avez plusieurs fois...
Ou des signes traditionnels ? Non, ce n
'est
même pas des
signes traditionnels,
parce que le voile islamiste n'est pas forcément par exemple comme
le voile maorais. Vous
dites voile islamiste, voile... Oui, parce qu'il a été défini
par
les islamistes. Le voile islamiste
a
été défini par un certain nombre d'organisations ou de
prétendies... Mais ce n'est pas
la même chose, c'est une idéologie l'islamisme.
Jean-Philippe Tanguy, il y a des musulmans, des femmes qui pratiquent l
'islam qui ne sont pas des islamistes
et qui
portent
le voile
islamique. Je l'ai dit trois fois ça, Madame Lambret, je suis totalement d'accord avec vous. Mais il faut combattre l'idéologie islamique. Je remarque que nos adversaires politiques ont tous baissé les bras, que M. Rotaillot hier a largué ses électeurs qui sont massivement les électeurs de droite pour l'interdiction de voile.
Alors justement, on va
l'écouter,
Bruno Rotaillot, Jean-Philippe Tanguy, ancien ministre de l'Intérieur.
Bruno Rotaillot, qui est assez à la pointe sur ce sujet de l'entrisme islamiste, il avait proposé une loi notamment. On écoute ce qu'il pense de votre idée.
Ça n'est pas une proposition, c'est un slogan. Tout le monde connaît mes combats contre l'islamisme. Mais franchement, vouloir mettre des amendes pour le voile dans l'espace public, on sait que juridiquement, ça n'est pas possible. Et on sait que nos policiers, nos gendarmes, ils ont autre chose à faire.
Jordan Bardena lui-même, qui est quand même le patron de votre parti, a dit que cette mesure était compliquée à mettre en œuvre. Comment vous faites ? Est-ce que c'est carré cette fois ? Parce qu'en 2022, Marine Le Pen avait bien eu du mal à l'expliquer.
Non, je crois qu'elle n'avait
pas du tout eu de mal, mais beaucoup de personnes avaient cherché à dire
du mal. Elle
avait dit elle-même que c'était très complexe.
Bien sûr que c'est complexe d'affronter l'islamisme sous toutes ses formes. C'était un combat compliqué.
Donc comment vous faites concrètement
?
Vous dites aux policiers, il faut courir après les
mères
voilées, les
grands-mères voilées, ne vous occupez plus des trafics,
priorité à verbaliser les femmes voilées.
Personne ne va
avoir un débat serein, personne ne va courir après les femmes voilées, personne ne va mener la chasse comme j'ai vu aux femmes voilées. Vous avez une mobilisation populaire qu'on proposera à travers un référendum contre l'islamisme. Dans ce référendum contre l'islamisme, c'est une PPL, c'est une loi d'ensemble qui est connue, qui est déjà déposée par...
Une question précise dans un référendum, quelle question vous
posez ? Non, là monsieur le baron, un référendum, je ne sais pas si vous avez voté en 2005, vous n'avez pas voté sur une question,
vous
avez voté sur un texte
de traité
en Maastricht, c'était un texte de traité, on vote sur une loi, justement, on n
'est
pas en Suisse, ce
n'est
pas les votations, en France on ne vote jamais sur des questions.
Mais ça ne rentre pas dans le champ de l'article 11, ce sujet ? Si,
moi je pense
que
l
'article 11
est extensif, puisque nous pensons qu'en fait tous les Français devraient pouvoir se prononcer sur tous les sujets par référendum.
Et le référendum, c'est une façon de contourner l'inconstitutionnalité de cette mesure, parce
qu'il faudrait changer la Constitution. Je ne crois pas que ce soit
anticonstitutionnel, mais évidemment ça pourra éviter des doutes ou des procédures abusives de nos adversaires qui ne veulent pas parler du problème participal qui est, il faut bien le dire, la diffusion hors de contrôle de l'idéologie. Samy, je vais vous
donner un exemple. Cette mesure ne
contrevient pas à la liberté religieuse qui est garantie par l'article
1 de la Constitution.
Non,
parce que
nous n'attaquons pas un symbole religieux, nous attaquons le symbole d'une idéologie qui n'a rien de religieux. Et évidemment,
l
'État français, la nation française ne reconnaît, ne subventionne aucun culte. Et on n'a pas non plus à se laisser impressionner par une idéologie qui a bien compris comment dire que la liberté reconnue et gagnée par les sociétés comme la société française pouvait être retournée contre elle-même. Et c'est d'ailleurs la stratégie revendiquée des frères musulmans qui revendiquent, proclament, retourner les libertés occidentales contre elles-mêmes et
dévoyer la liberté. On a bien entendu vos
motivations. Mais juste, est-ce que vous pouvez me citer un pays en Europe ou dans le monde qui interdit le voile dans l'espace public ?
Dans le monde, il
y
en
a
qui l'ont fait et qui malheureusement...
Mais aujourd
'hui, vous avez un pays à nos
cités. Non,
mais parce que personne ne lutte activement contre
l
'islamisme. Peut
-être
que c'est parce qu'il y
a une raison, non
? La raison,
c
'est que beaucoup de gens ont baissé les bras face à l'islamisme. Je vais vous donner un autre exemple qui va peut-être vous parler en tant que journaliste. C'est les caricatures et le blasphème dans la presse. Tout le monde a abandonné. Il ne reste que la France. Vérifiez, il y
a
eu des études très sérieuses.
Qu'est-ce que vous voulez dire
? Tout le monde a baissé les bras. Tout le monde s'est mobilisé au moment de Charlie et de l'attentat épouvantable qui a eu lieu en disant qu'il fallait avoir la liberté, continuer à blasphémer, de dire ce qu'on voulait dire contre toutes les religions, y compris contre les religions islamiques et l'islamisme. Et
tout
le monde a lâché. Tout le monde a abandonné. Vous n'avez plus de caricatures religieuses.
Le monde
anglo-saxon a complètement abandonné cette liberté.
Il n'y a que la France avec
Charlie encore et certaines publications françaises qui tiennent et qui font encore des caricatures dites blasphématoires.
Jean-Philippe Tanguay.
Moi je ne reconnais pas le blasphème. Admettons. C'est vrai ou c'est faux ? Quel autre pays aujourd'hui publie encore des caricatures blasphématoires ?
Tout le monde a lâché. Sur
l'interdiction du
voile dans l'espace public. Tout le monde a
lâché aussi sur la liberté des femmes. Jean-Philippe Tanguay. Et après ce sera d'autres.
Admettons que vous arriviez à surmonter les obstacles juridiques et que vous arriviez à mettre en œuvre cette mesure. Est-ce que vous en avez discuté avec les syndicats de policiers ? Est-ce qu
'ils
sont d'accord avec vous ? Parce qu'hier, notamment, un porte-parole du syndicat UNESA Police s'expliquait, quand on est flic, on a bien d'autres choses à faire. Il expliquait que déjà le taux de recouvrement des amendes était très faible. Ensuite, que pour verbaliser quelqu'un,
il
fallait lui demander une pièce d'identité. Que souvent la personne pouvait refuser, donc il fallait l'emmener au poste. Que bref, tout ça pouvait prendre 2-3 heures pour une amende qui ne serait sans doute pas payée. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Est-ce qu'ils sont d'accord ? Est-ce qu'ils auront le temps
?
La liberté et la défense de notre civilisation face à l'islamisme, oui, je pense que l'enjeu en vaut la chandelle. Mais ce qu'il décrit, ce monsieur que j'ai entendu, c'est la faillite de l'État macroniste. Parce que ce n
'est
pas la proposition du RN, ce n
'est
pas à cause du RN aujourd'hui au pouvoir. S'il n
'y a
pas de recouvrement des amendes, si on peut refuser d'obtempérer sans qu'il y ait de conséquences. Non mais ça, c'est la description de la faillite de l'État de M. Macron, de M. Darmanin, de M. Philippe, de M. Attal, de tous les gens qui proclament le pouvoir. Donc
les policiers
auront le temps et sont
d'accord ? Vous en avez parlé avec eux
ou pas ?
Non mais
vous en avez parlé avec eux,
c'est juste pour savoir. Ça
fait 15 ans qu'on a cette proposition dans les rencontres
de l'État et des syndicats. Oui, ça fait 15 ans, mais vous avez
là
un porte
-parole
syndical qui dit qu
'on
a autre chose à faire. Le syndicat qui, quand il se présentait seul, faisait 15%, mais ce
n'est
pas parce qu'il n
'ait
fait que 15% qu
'il
ne
faut
pas le respecter. Mais ce qu'il décrit là, c'est la faillite générale de la lutte contre les délits en général.
On fait peut-être un peu
beaucoup sur les épaules des policiers
de leur
demander de protéger notre civilisation,
si je reprends vos mots. Ils
l'ont fait d'ailleurs et certains ont donné leur vie pour protéger nos civilisations, et on pense à eux et à leur famille. Mais qu'est-ce qu
'il
donne comme exemple dans cette interview ? Il parle du narcotrafic, où il explique que ça ne marche pas pour le narcotrafic. Donc on abandonne aussi le narcotrafic ? Non mais peut-être qu
'il faudrait faire autrement, plutôt que de rajouter des tâches qui ne sont pas prioritaires. Mais le
problème, ce n
'est
pas qu'on rajoute des tâches, Mme Lambret, c'est qu'il dit qu'aujourd'hui, les amendes ne sont pas recouvrées. Donc en fait, il n'explique qu'aujourd'hui, ça ne sert à rien de mettre des amendes. Donc on ne fait plus rien, on arrête tout, et puis on laisse tout le monde faire tout et n'importe quoi. Dans Paris, vous connaissez bien la capitale. Par exemple, il n'y
a
aucun contrôle pour les vélos par exemple qui le font, aujourd'hui ils le savent, parce que parfois ils le paient de leur vie aussi. Il
n
'y
a
aucun contrôle sur la route, routier, il n
'y a
pas d'application de la loi sur la sécurité routière
à Paris. Vous ne craignez pas
de rediaboliser
l'image de votre
parti, Jean-Philippe
Tanguy, à un
moment où vous devriez plutôt rassembler ? Vous voyez bien les réactions de toute la classe politique, même au sein
du RN ?
Tout le monde n'a pas le même discours,
Jordan Bardella avait l'air
nettement moins allant sur cette mesure. D'ailleurs, il l'avait dit il y
a
quelques mois, il y
a
eu des débats au sein du RN. Vous ne craignez pas que ça durcisse l'image de votre parti ?
Il n
'y
a aucune difficulté avec Jordan Bardella ou les membres du Rassemblement National. Les débats qu'on a eus étaient sur les modalités internes, sur les modalités de l'application de cette mesure, notamment s'il fallait passer par référendum ou pas. Il se trouve que j'étais au séminaire où ça a été débattu, il n
'y
avait aucune difficulté sur le fond elle-même puisqu'il n
'y
a pas le choix que de défendre notre pays, la liberté de toutes les femmes à travers le monde. Parce que c'est quand même aussi, quand on voit les périls et les dangers qu'elles s'exposent, les femmes et les hommes qui les soutiennent dans cette œuvre pour se libérer du jouet islamiste, je ne comprends
pas qu'on puisse
laisser diffuser cela.
On vous
a entendu
sur ce sujet, Jean-Philippe Tanguy.
On
va regarder les retraites, notamment dans la suite de cette interview, juste après l'info en une minute, avec Maureen Suignard.
Quel professeur, quel camarade, quel emploi du temps ? Les questions du jour pour la rentrée, près de 12 millions d'élèves retournent dans les établissements scolaires à partir d'aujourd'hui. Officiellement, le portable est interdit au lycée, mais la mise en œuvre stricte de la mesure pourra prendre quelques jours au moins. L'Union européenne suspend ses importations de volaille et de bœuf en provenance du Brésil à partir de jeudi, annonce de Bruxelles ce matin, puisque le Brésil utilise trop d'antibiotiques pour l'élevage. L'UE répond aux agriculteurs inquiets après la signature en janvier d'un accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur.
Le président iranien promet ce matin que Téhéran renouera immédiatement avec ses engagements si Washington revient à l'accord du mois de juin. Hier, les États-Unis ont de nouveau frappé l'Iran. Les cours du pétrole sont donc repartis à la hausse avec un baril à plus de 90 dollars. Et puis, voici un beau cadeau d'anniversaire. Le joueur de tennis français Gaël Monfils, 40 ans aujourd'hui, va jouer la nuit prochaine à l'US Open. C'est son tout dernier grand chelème, lui qui prend sa retraite cette année. Hier, le numéro 1 français Arthur Fils a été éliminé dès le premier tour.
France
Info.
Le
8.30 France Info, Simon Le Baron, Agathe Lambret.
Avec
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, vous avez désormais votre candidate. On attend maintenant des précisions sur votre programme. On parlait de l'interdiction du voile. Un autre sujet, les retraites, sur lequel on a entendu différents sons de cloche ces derniers mois. Quand Jordan Bardella déclarait « l'âge de départ ne veut rien dire », Marine Le Pen, elle maintenait un âge de départ à 62, voire 60 ans. Au-delà de la cohérence, est-ce que cela pose la question du sérieux de votre programme à quelques mois de la présidentielle ?
Non, mais je pense que nous sommes très attaqués, toujours sur un certain nombre de journalistes ou
de
commentateurs croient les histoires qu'ils racontent eux-mêmes. Il n
'y
a jamais eu de difficulté avec la réforme des retraites. Jordan Bardella répondait à un propos d'Edouard Philippe et surtout de Gabriel Attal. Jordan Bardella disait qu'évidemment, pour le financement de la réforme, c'est le nombre de trimestres cotisés qui compte,
ce
qui est absolument évident.
Et qu'il ne fallait abandonner
la question de l'âge
de départ, Marine Le Pen revient sur 62, voire
60 ans.
Il n'y a
jamais dit qu'il fallait abandonner cette
réforme. Ce
n
'était
pas la priorité. Donc
il y a deux visions.
Non, ce n
'est
pas deux visions. C'était une réponse sur le financement lui-même. Il est évident que dans le cadre de l'application de la réforme qu'elle a proposée et qu'a confirmée Marine Le Pen en 2022, l'amplification de trimestres réellement cotisés pour chacun permet le financement. Il
y a un certain nombre de phrases dans notre
système actuel qui fait qu'un certain nombre de gens partent à la retraite avec peu de trimestres.
Et Jordan Bardella a
parfaitement raison de dire qu'il fallait absolument améliorer, consolider le nombre de trimestres réellement
cotisés. Oui, bien sûr. Mais ce
qu'il disait aussi, Jordan Bardella, au-delà de dire que cette phrase sur l'âge légal qui ne voulait plus rien dire, c'est que le système de retraite n'était pas soutenable. Le système de retraite actuel n
'est
pas soutenable sur le plan économique. Il mettait en avant le fait qu'il y a 1,7 cotisants pour un retraité aujourd'hui contre 4 cotisants pour un retraité il y a 60 ans. Vous, dans ce contexte, malgré ces mots du président de votre parti, vous dites qu'on va quand même reculer sur l'âge de départ et reculer sur la durée de cotisation.
Le système peut le
supporter. Oui, absolument, parce que c'est le système social dans son ensemble qui ne peut pas être financé s'il n
'y
a pas plus de gens au travail. Et aujourd'hui, vous avez des millions de Françaises et de Français qui sont exclus du marché du travail. Les jeunes ne rentrent pas sur le marché du travail avec un emploi pérenne suffisamment tôt. Ce sont des milliards d'euros perdus. Les personnes en situation de handicap qui veulent et peuvent travailler, qui sont exclus du marché du travail, ne sont pas assez associées au marché du travail.
C
'est des milliards d'euros qui sont perdus. Et un problème de dignité, évidemment.
Et vous pensez que votre réforme
va
faire
remettre au travail des jeunes ? Des centaines de milliers
de femmes, parce que c'est majoritairement des femmes en temps partiel, subissent. Donc toutes ces personnes qui veulent et qui peuvent travailler, qui ne sont pas sur le marché du travail, évidemment, pourraient aider à financer le système
social. Mais ça ne suffira pas, Marine Le Pen, elle-même, dire que cette réforme
coûtera 9 milliards. Oui, on l'a toujours dit.
Départ à 62 ans, voire à 60 ans pour ceux qui auraient commencé avant 20 ans,
c'est ça ? Oui,
entre 60 et 62 ans, selon la durée d'entrée dans le monde du travail de façon pérenne. Pourquoi ? Parce qu'évidemment, quand vous rentrez tôt sur le marché du travail, souvent, ce sont des métiers plus pénibles. Ça,
ce n'est pas démontré systématiquement. Ce n'est pas démontré systématiquement. Vous pouvez totalement avoir un
métier pas pénible.
Vous avez
raison, il y aura des personnes qui profitent de ce système alors qu'ils n'ont pas un métier pénible. Mais c'est le système le plus simple et le moins bureaucratique.
Et il y a beaucoup de gens
qui occupent un métier pénible, qui commencent à travailler après 20 ans.
Oui, et puis il y a d'autres formes de pénibilité. Monsieur le Baron, par exemple, ne pas finir une phrase. Et donc, c'est le système le moins bureaucratique possible pour permettre aux gens qui
ont
des métiers pénibles d'être protégés. Parce que tous les autres systèmes de pénibilité qui ont été essayés ont échoué, ont été abandonnés ou sabotés, par exemple, par Édouard Philippe. Parce que c'était une bureaucratie épouvantable et ça ne protégeait pas les gens. Bon, c'est un système qui n'est pas parfait, évidemment, parce que nul système n'est parfait. Mais qui, à mon avis, permet de protéger les gens. C
'est votre solution ?
Vous dites que les jeunes travailleront plus avec votre réforme, mais mécaniquement, puisqu'ils partiront plus
tôt,
les seniors travailleront moins. Or, c'est plutôt au niveau des seniors qu'il y a beaucoup de chômage en France par rapport aux autres pays européens.
Donc,
ce n
'est
pas forcément extrêmement logique. Et par ailleurs, vous dites que
ça coûtera 9 milliards, mais l'Institut Montaigne
chiffrait votre programme à 34 ou 35 milliards d'euros. Alors, est-ce que
la vérité
se situe au milieu, peut-être ?
Non, mais l'Institut Montaigne, si ça intéresse ceux qui veulent aller lire l'étude, part du principe qu'on va amplifier le dispositif carrière longue qui existe aujourd'hui et qui n'est pas ciblé. Puisqu'aujourd'hui, dans le dispositif carrière longue, par exemple, votre serviteur, malgré l'opportunité que j'ai eue de faire de longues études, comme c'est travaillé pendant mes études, est concerné par le dispositif carrière longue. Alors que je
ne devrais pas du tout être concerné parce que je n'ai pas du tout un
métier pénible.
C'est 9 milliards, pas un euro de plus selon vous ? Non, ce n'est
pas un euro de plus. Et je pense même qu'en corrigeant un certain nombre de failles que nous avons identifiées par nos travaux parlementaires depuis 5 ans, on pourra améliorer ce financement en corrigeant d'autres défauts du système. Mais c'est surtout, parce qu'il y
a
une question de société derrière, on ne veut pas nous faire travailler des gens fatigués, épuisés, soit psychologiquement, soit physiquement, dans des métiers difficiles ou des métiers de soins ou d'attention aux autres.
Et
de toute façon, j'ai presque fini avec 7% de chômage, 6 millions de chômeurs. De toute façon, les seniors, entre guillemets, parce qu'on n
'est
pas seniors à 60 ans, sont déjà exclus du marché du travail. Donc en fait, on met les gens, on dit qu'il faut travailler, mais on met les gens en chômage, en précarité, et on crée des drames humains, alors que ça fait 30 ans que personne, les gouvernements du système,
et
qui prétendent être responsables, n'ont pas lutté contre la précarité
des seniors. Comment on finance
tout cela, Jean-Philippe Tanguy, et vous pourrez, si vous le voulez, demander vos annuités en avance, en faisant valoir les interviews de France Info, en termes de pénibilité, trêve de plaisanterie, comment vous financez ? C'est exactement la même réforme que celle qui était dans le programme de Marine Le Pen en 2022. La situation économique de la France n'a pas changé depuis ?
Si,
et c'est pour ça que nous avons identifié 125 milliards d'euros d'économies nettes avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour financer nos engagements électoraux, pour financer notre modèle social, et pour rétablir aussi les comptes de l'État. Mais vous savez, il y a plus de 1 600 milliards d'euros de dépenses publiques dans notre pays. Donc trouver 120 milliards d'économies, 125 milliards d'économies nettes, et financer un certain nombre d'engagements comme les retraites, c'est tout à fait possible. Vous
avez
des exemples ? 125 milliards d'euros, c'est colossal.
Oui, bien
évidemment. Et si M.
Lecornu a déjà du mal à trouver 30 milliards pour le prochain budget ?
Oui, parce que M. Lecornu ne s'attaque à
aucun des grands tabous qui nous ont mis dans cette situation-là. Évidemment, la submersion migratoire, l'agentification de l'État, le millefeuille administratif, la gabrie de la formation professionnelle, notre contribution complètement surréaliste à l'Union Européenne. Ça
ne fait pas 125 milliards.
À la fin,
ça
fera 125 milliards. Rassurez-vous, si Marine Le Pen a pris cet engagement devant les Françaises et les Français, c'est que nous serons évidemment capables de l'honorer dans les 9 mois de campagne qui vont se succéder. Vous savez, si on l'a fait maintenant, si Marine Le Pen l'a dit maintenant, c'est évidemment parce qu'on veut que nos adversaires politiques se positionnent par rapport à ce chiffre de 125 milliards
d'euros, qui ne sort
pas de mon chapeau,
qui est le chiffre
de toutes les institutions financières, entre 120 et 140 milliards d'euros, pour rétablir les comptes de l'État. Donc, tous les hommes et les femmes politiques qui
ne vont
pas s'engager à faire ce montant, cet ordre de grandeur d'économie, mentent aux Français. On ne peut pas rétablir les comptes de l'État sans ces économies. Jean-Philippe,
vous jouez votre crédibilité aujourd'hui, maintenant que vous
avez votre candidate Marine Le Pen, il faut que vous expliquiez votre programme économique. C'est le moment où François Durvy,
qui
était conseiller spécial économique de Bardella, qui était aussi l'artisan du rapprochement entre le RN et les patrons, c'est le moment qu'il a choisi pour quitter le parti. Il ne participera pas à la campagne de Marine Le Pen. Est-ce que c'est un coup dur ou vous dites, tant mieux, c'est une clarification ?
Non,
mais c'est Marine Le Pen qui n'a pas souhaité qu'il reste dans la campagne.
C'est pas ce qu'il dit.
Oui, je ne comprends pas pourquoi le Figaro, qui était au courant que M. Durvy avait été mis de côté de toutes les réunions, stratégiques de campagne par Marine Le Pen après le 7 juillet.
C
'est livré à cet exercice de propagande pendant le MEDEF. Je trouve que ce n
'est
pas très classe et pas très déontologique. Mais bon, chacun assumera ses responsabilités.
Et donc c'est un coup dur
ou c'est une clarification
? Non, mais ce n
'est
pas un coup dur ni une clarification. C'est un mauvais coup de M. Durvy, si vous voulez, qui part... Qui était très proche de Jean-Tat Mardella ? Je ne sais pas. Je ne
sais
pas. Il était aussi proche de Marine Le Pen. Donc je pense que déjà, humainement, il
y
a un petit problème. Mais moi, je me mets au défi, M. Durvy, de nous dire avec quelle mesure il est en désaccord. Puisque la réforme des retraites qu'il a critiquée opportunément, c'est lui qui l'avait calculée en 2022.
Un mot pour terminer, Jean-Philippe Anguille. C'est très bizarre cette
attitude. De l'épée de Damoclès au-dessus de votre tête et de celle de votre candidate, Marine Le Pen peut être condamnée définitivement avant le premier tour pour détournement de son fonds public si la Cour de cassation rejette son pourvoi. Vous y pensez ? Vous avez peur que ça pourrisse la campagne ?
Non, pas du tout. La campagne se passe très bien. C'est un très bon début de campagne pour Marine Le Pen qui a consolidé ses sondages, même si, évidemment, ce sondage ne fait pas le printemps électoral. Mais c'est sûr qu'on préfère être soutenu dans les sondages qui étaient critiqués. Et on voit bien que sur le terrain, Marine Le Pen est
très bien... Une candidate
éventuellement sous bracelet électronique ? Je
ne
crois pas. Je crois que cette campagne finira dignement et que Marine Le Pen pourra faire prévaloir ses droits et sa présomption d'innocence, même si nos adversaires, qui parlent beaucoup de l'état de droit pour eux, ont beaucoup de mal à parler de l'état de droit pour Marine Le Pen ou à défendre son intégrité parce qu'elle a été horriblement insultée au festival Rock-en-Seine. Et à ce jour, aucun ministre, sauf erreur de ma part, ni aucune personnalité politique, n'a condamné des insultes misogynes et ordurières contre Marine Le Pen à Rock-en-Seine, revendiquées par Mathieu Pigasse, le milliardaire de Mélenchon.
Député Rassemblement National
de la Sainte. Merci d'avoir été avec
nous ce matin. Merci Agathe et à demain. Merci
à vous de nous avoir
regardé et écouté.