Violences à Paris: Emmanuel Grégoire veut "une enquête" sur la disponibilité des forces de l'ordre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
On parle que il y avait quand même très peu de policiers sur Paris, est-ce que vous avez pu avoir discuter avec le préfet de police ou le ministre ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous attendiez de l'acte 2 à l'annonce de ?
- 2:02OuverteRéponse directe
On a la conjonction d'un mouvement lycéen, d'un mouvement étudiant et d'un mouvement global de la population. Quelles sont les pistes pour une sortie de crise ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Des commerçants pensent à se défendre eux-mêmes. Est-ce que ça vous semble une bonne idée ?
- 3:20OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous avez ressenti personnellement quand vous avez vu ces images de Paris faire le tour du monde ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Aucun mot hier du président de la République par rapport aux requêtes citoyennes et lycéennes. Que pensez-vous de cette absence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« C'est pas du tout de la compétence du maire à Paris. »
- 0:43Fait
« Je pense que ce sera l'objet à la fois de la commission d'enquête parlementaire parce qu'au-delà des déclarations, il faut vérifier précisément combien a été mobilisé où comment pourquoi. »
- 1:26Promesse
« Je pense que il doit et c'est en tout cas ce que je pense auprès du premier ministre il y avoir une enquête indépendante sur le sujet de la disponibilité des forces et sur la doctrine d'intervention. »
- 2:02Fait
« On a la conjonction d'un mouvement lycéen, d'un mouvement étudiant et d'un mouvement global de la population qui touche de très nombreuses professions. »
- 2:43Chiffre
« Paris, c'est le Grand Paris, hein, c'est 33 % du PIB national. »
- 3:52Fait
« Paris, c'est le Grand Paris, hein, c'est 33 % du PIB national. Quand nous on va pas bien, derrière, c'est des territoires entiers qui vont en subir les conséquences. »
- 5:10Fait
« il devra mettre à profit les heures qui viennent pour que ce soit lui-même ou son Premier ministre pour donner des signes que on ne répond pas que sur le sujet du maintien de l'ordre qui est indispensable »
- 5:51Chiffre
« il y a six mois avant les prochaines élections présidentielles, six mois et six mois, c'est très long dans ces circonstances »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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C'est pas du tout de la compétence du maire à Paris. Il y a plein de mesures techniques qui sont en discussion, je n'ai pas à l'heure qu'il est d'informations précises sur les décisions qui seront prises mais évidemment la question du rétablissement de l'ordre républicain est importante mais je le dis ça ne peut pas être non plus attentatoire à deux choses c'est d'abord à la vie courante d'une certaine manière punir le plus grand nombre par les agissements de quelques-uns serait je le crois une double sanction et et et deuxièmement je dis je suis toujours très attentif en démocratie à ce que on fasse attention dans la façon dont on manie les armes juridiques qui contreviennent à des principes fondamentaux de liberté de circulation et de rassemblement.
On parle que il y avait quand même très peu de policiers sur Paris, est-ce que vous avez pu avoir discuter avec le préfet de police avec la la le ministre le premier ? J'ai j'ai des j'ai des questions, je n'ai pas encore les réponses. Je pense que ce sera l'objet à la fois de la commission d'enquête parlementaire parce qu'au-delà des déclarations, il faut vérifier précisément combien a été mobilisé où comment pourquoi et et deuxièmement je pense que il doit et c'est en tout cas ce que je pense auprès du premier ministre il y avoir une enquête indépendante sur le sujet de la disponibilité des forces et sur la doctrine d'intervention. Qu'est-ce que vous attendiez de l'acte 2 à l'annonce de ? Alors d'abord on va gérer chaque jour parce que ma hier on pensait que ça
allait être calme et c'est plutôt les informations que j'avais on a observé que ce n'était pas le cas du tout. On est vraiment à pied d'œuvre 24h/24. Moi ce que je crois c'est que tant qu'il n'est pas donné de réponse politique à la crise politique, ça ne se résoudra pas. Croire que c'est par uniquement des mesures de police et c'est pour ça que ma question et mes questions elles posent principalement elles seront principalement pour le premier ministre plus que pour le ministre de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur chacun peut avoir un regard nuancé sur son action mais je crois que c'est pas comme ça qu'on qu'on dénouera le problème. La question de la réponse politique moi je pense qu'il faut rapidement travailler une plateforme de revendication qui soit plus précise de
façon à poser les conditions d'une sortie de crise. Deuxièmement, je je pense que le Premier ministre doit se saisir de de ce sujet et engager une négociation avec les organisations lycéennes, avec les organisations étudiantes et avec les les organisations représentatives des salariés. On a la conjonction d'un mouvement lycéen, d'un mouvement étudiant et d'un mouvement global de la population qui touche de très nombreuses professions euh et ceux qui sont victimes de la crise du niveau des carburants, ceux qui voient leurs factures d'énergie s'envoler. On a besoin d'avoir une réponse et avant d'avoir une réponse, un cadre politique de discussion sur tout ça. C'est pas la main des maires, mais je pense qu'il y a un certain nombre de maires qui peuvent aussi pousser le gouvernement à prendre
conscience de cela et à y répondre. C'est en tout cas ce que je porterai auprès du Premier ministre. Monsieur le maire, des commerçants pensent à se défendre eux-mêmes. Est-ce que ça vous ? Alors d'abord, on le comprend, hein. Moi, j'ai vu des commerçants qui sont des petits chefs d'entreprise avec des salariés modestes qui ont vu leur outil de de de travail méthodiquement détruit. Et ceux qui ont pas vu leur outil de travail détruit s'inquiètent. Donc évidemment, non, ils ne doivent pas faire la police eux-mêmes. D'abord parce que ce serait eux-mêmes se mettre en danger, mais je peux pas leur reprocher euh d'avoir une réaction de de colère et et et et d'inquiétude. Et donc moi ce que que je veux, c'est que dans les heures qui viennent soient réunies les
conditions pour que euh entre guillemets la sérénité et la tranquillité publique reviennent. Qu'on en arrive pas à de tels excès ou en tout cas à pas prendre ce type de risque. Dernière question, s'il vous Qu'est-ce que vous avez ressenti personnellement quand vous avez vu ces images de Paris faire le tour du monde de manière ? Alors ça, c'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est d'abord les gens que j'ai vu pleurer sur le terrain, c'est ça mon sujet. Évidemment, je me préoccupe [raclement de gorge] énormément de l'image de ma ville et de l'image de mon pays parce que quand Paris va pas bien, c'est la France qui va pas bien. Paris, c'est le Grand Paris, hein, c'est 33 % du PIB national. Quand nous on va pas bien, derrière, c'est des territoires entiers qui vont en subir les
conséquences, c'est pas seulement Paris et je redis l'interdépendance majeure de nos territoires en matière de de solidarité économique, politique et démocratique. La deuxième chose, c'est j'ai vu des gens qui avaient peur et j'ai vu des gens qui étaient tristes et donc c'est deux sentiments que je ne crois pas normal dans l'opinion publique et donc le premier sujet, c'est de rassurer. Rassurer, faire en sorte que ça n'arrive plus, protéger. Moi j'ai eu reçu hier soir au moins une cinquantaine d'appels de gens en pleurs qui me demandaient de venir sur place et je ne peux pas le faire partout et vous comprenez bien que c'est pas ma mission mais je ne peux pas rester sourd non plus à leurs préoccupations. La peur et la tristesse, c'est pas des valeurs qui sont bonnes
pour la vie en société et donc il est urgent que l'État fasse son boulot, que les mairies fassent leur boulot et j'en prends ma part et qu'on retrouve un cadre de débat serein. Mais je le redis, la question de pour la sortie de crise est évidemment un sujet de réponse politique aux mobilisations. Les casseurs, ils s'infiltrent dans des manifestations. Faisons en sorte que les gens aient moins besoin de manifester parce qu'ils ont le sentiment d'être mieux entendus, plus entendus et qu'il y aura des bouchées à à leurs demandes et les casseurs ne pourront plus s'infiltrer. Merci à tous. Aucun mot hier du président de la République justement par rapport aux requêtes citoyennes et lycéennes. Je je je pense que cette son expression n'était pas alignée par rapport à ce qu'attend le
mouvement social et je pense que il devra mettre à profit les heures qui viennent pour que ce soit lui-même ou son Premier ministre pour donner des signes que on ne répond pas que sur le sujet du maintien de l'ordre qui est indispensable, hein, je le redis, mais encore une fois, il faut dénouer la crise. Je le dis pour deux raisons, hein. La la première c'est que on peut rétablir l'ordre mais si le mouvement social continue, les risques que ça recommence sont grands et deuxièmement, il y a six mois avant les prochaines élections présidentielles, six mois et six mois, c'est très long dans ces circonstances et donc il faut que le gouvernement démontre sa capacité à continuer à maintenir un un un minimum de continuité d'action de l'État et pas laisser prendre ce sentiment
d'effondrement ou de déstabilisation euh par quelques-uns. Voilà. Merci à tous.
Emmanuel Grégoire