Comment BLOQUER et BAISSER les prix de l'ESSENCE - LE COQ (LFI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la France insoumise propose ? Qu'est-ce qu'elle attend du gouvernement aujourd'hui ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Vous trouvez l'argent où aujourd'hui ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas baisser la TVA sur les carburants ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a pas un geste à demander à Total aujourd'hui ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Quelles sont les propositions du RN pour aider les Français face à la hausse des prix énergétiques ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Quelle peut-être la réaction de la population à Mayotte face à la hausse des prix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Aurélien Le CoqFait
« Nous l'avons présenté dans un plan d'urgence que les insoumis ont présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Ce plan d'urgence, il contient quatre propositions phare. »
- 2:01Aurélien Le CoqChiffre
« il y a 11 millions de pauvres ou 8 millions de personnes ont des difficultés à se nourrir »
- 2:01Aurélien Le CoqChiffre
« entre 2021 et 2023 les raffineurs dont total avaient multiplié leur marge par 7 pour atteindre 19 milliards de bénéfices »
- 4:01Clément PerotChiffre
« un coût approximativement à 10 milliards d'euros »
- 6:01Aurélien Le CoqChiffre
« Total n'est pas à son coup d'essai lorsqu'il y avait eu la crise en Ukraine et tout le monde se souvient de la guerre en Ukraine et tout le monde se souvient de la période inflationniste et bien entre 2021 et 2023 les raffineurs dont total avaient multiplié leur marge par 7 »
- 10:01Aurélien Le CoqFait
« les stocks d'essence qui et de gazoile qui sont aujourd'hui en train d'être écoulés ne sont pas des stocks qui viennent directement du Moyen-Orient »
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Aurélien Leco qu'est-ce que la France insoumise propose ? Qu'est-ce qu'elle attend du gouvernement aujourd'hui ? Alors, je voudrais juste d'un mot commencer par dire que cette crise inflationniste, cette explosion des prix aujourd'hui de l'essence, elle ne vient pas de nulle part, elle vient de la guerre déclenchée par Trump et Netaniau contre l'Iran et le Liban.
Et je voudrais simplement rappeler que cette guerre a des conséquences économiques dramatiques en France, mais qu'elle a aussi en Iran et au Liban des conséquences humaines qui sont absolument terribles puisqu'il y a plus de 1400 civils qui aujourd'hui sont morts en Iran, plus de 1000 qui sont morts au Liban. Mais évidemment, les Françaises et les Français souffrent durement de cette crise économique qui est déclenchée par cette guerre. Et bien les insoumis ont une proposition très simple, très efficace.
Nous l'avons présenté dans un plan d'urgence que les insoumis ont présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Ce plan d'urgence, il contient quatre propositions phare. D'abord, le blocage des prix au niveau où il était avant la guerre, c'est-à-dire le blocage des prix de l'essence à 1,70 du L quand on sait qu'aujourd'hui le gasoile atteint par exemple de 20.
Ensuite l'indexation des salaires sur l'inflation parce que oui, quand l'ensemble des prix augmente, quand les salaires ne suivent pas, et bien dans un pays où il y a 11 millions de pauvres ou 8 millions de personnes ont des difficultés à se nourrir, il faut que les salaires puissent augmenter en proportion de l'inflation. Il faut également indexer sur l'inflation les prestations et c'est important les taux de rémunération des livrets d'épargne populaire parce que oui, le livret a le livret de développement soutenable et bien eux ils ne suivent pas l'inflation. Donc les Français et les Français sont en train toutes et tous de perdre de l'argent pendant que Total se gave, ce qui est absolument insupportable et évidemment il faut aider les petites et les moyennes entreprises.
Tout ça un coût. Vous trouvez l'argent où aujourd'hui ? parce que total a multiplié ses marches par 4 lorsqu'il y avait eu ce sont des chiffres que vous sortez d'où juste pour ce sont des chiffres qui sont relayés par exemple par vos confrère de RMC qui sont des chiffres qui viennent des médias de journalistes d'ins et je termine là-dessus parce que Total n'est pas à son coup d'essai lorsqu'il y avait eu la crise en Ukraine et tout le monde se souvient de la guerre en Ukraine et tout le monde se souvient de la période inflationniste et bien entre 2021 et 2023 les raffineurs dont total avaient multiplié leur marge par 7 pour atteindre 19 milliards de bénéfices, un record total arrê de s'égaver sur les poé sont imposables comme vous le savez et notamment nous avons mis en place une contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises et total et contributif de cette de cette impôt sur les sociétés exceptionnelles.
Moi je voais dire que le blocage des prix alors c'est vraiment la mauvaise solution et surtout la solution à ne pas adopter. Pourquoi ? Parce que quand vous avez des prix artificiellement bas, qu'est-ce qui se passe ?
C'est la loi de l'offre et du marché. Alors, je sais la loi de la loi de l'offre et l'anim pendant le Covid avec le G. Oui.
Oui, mais attendez, laissez-moi parler. Je vous ai pas interrompu. C'est la loi de l'économie de marché.
Alors, je sais que vous remettez en cause l'économie de marché et vous voudriez que toute l'économie soit administrée, mais quand vous avez des prix artificiellement bas, qu'est-ce qui se passe ? La demande augmente et l'offre diminue. Pourquoi ?
Bah parce que les producteurs sont moins intéressés à produire autant qu'auparavant. Donc vous vous générez en quelque sorte un système de pénurie voire de rationnement dans tous les pays qui ont mis en place ce genre de dispositif. C'est ce qui s'est passé et ce que vous proposez en définitive c'est que nous ayons des carburants moins chers mais la solution en définitive se traduira par plus de carburant du tout.
Donc euh je crois pas que ce soit la bonne solution pour les mobilités. Et par ailleurs euh euh ce que vous proposez aurait un coût euh très important pour les finances publiques. Je sais que la question de la dette ne vous intéresse pas et c'est pas votre préoccupation principale, mais moi je suis préoccupé par euh la question du déficit public et la question de la dette qui va devenir, s'agissant du remboursement des emprunts, le premier poste budgétaire de l'État et je trouve ça tout à fait dommageable.
Et par ailleurs, euh rappelez que votre dispositif profiterait à tout le monde, y compris les transporteurs euh transfrontaliers, euh nos amis italien euh profiter à ceux qui se promènent en B pour aller euh en villégiature, en Tourenne ou sur les bords de la la Côte d'Azur. Vos réponses point par point va peut-être commencer par bah cet argument là qui est aussi la loi de l'offre et de la demande, hein. Si une entreprise ne fait plus de bénéfice, elle va pas vendre à perte.
Donc si vous bloquez les prix, il y a bien un moment où les entreprises vont arrêter de vendre de l'essence. Je voudrais rassurer monsieur Labaronne parce que je sens un petit souffle de panique l'envahir tout d'un coup. On parle aujourd'hui d'entreprises de géants du pétrolier qui viennent dans ces trois dernières semaines de multiplier leur marge par 4.
Il ne s'agit donc pas qu'ils ne fassent plus du tout de bénéfices. Il s'agit de dire qu'on ne peut pas accepter que Total multiplie ses marges par 4 pendant que l'ensemble des Françaises et des Français souffrent. On ne dit pas zéro bénéfice, on dit encadrer les marges.
On dit ne pas se gaver pendant que tous les autres n'arrivent pas à faire le plein d'essence de la voiture pour aller travailler ou à faire ses courses pour manger. Donc je vous rassure, ils continueront à gagner de l'argent. Mais non, on n'est pas obligé de faire 19 milliards de bénéfices par an.
Et puisque vous avez l'air absolument paniqué par la question du blocage des prix, mais vous savez, monsieur la baronne que les prix ont été bloqués, administrés en France jusqu'en 1982. Il sont encore dans les autres. Vous savez sans doute que dans les territoires ultramarins, il y a toujours un blocage du prix et ils sont administrés y compris sur la question de l'essence et on y reviendra.
Et ensuite, puisque vous dites que cela semblerait impossible, mais vous-même, le gouvernement macroniste a décidé de bloquer les prix par exemple du gelcoolique au moment de la crise du Covid. Donc tout cela est possible. C'est simple.
Simplement, il faut accepter que au bout d'un moment, ce sont pas toujours les Français qui se saignent et que oui, total peut être mise à contribution n'en déplaise à ces actionnaires dont certains sont députés. Visiblement, on va faire une pause. On va faire une petite pause dans ce débat parce qu'on va prendre la direction de la salle des quatre colonnes pour voir un peu ce que proposent les autres partis représentés à l'Assemblée nationale.
On commence avec vous Clément Perot avec le Rassemblement national. Oui, Gaetan du SOS, il y a en ce moment même une conférence de presse de votre groupe parlementaire, le Rassemblement national sur les propositions que vous faites pour aider les Français face à à la hausse he du coût de de l'énergie et quelles sont justement ces ces propositions du du RN ? Vous savez pertinemment que la question du pouvoir d'achat des Français, du soutien de pouvoir d'achat des Français et en particulier face à l'explosion des prix énergétiques des prix des carburants est un sujet qui tient énormément à cœur du groupe national et de Marine Le Pen Jordan Bardella.
Alors, se tient en ce moment même une conférence de presse avec Jean-Philippe Tangui qui a énormément travaillé sur ces propositions. Alors, nos nos propositions, elles sont simples et elles se résument d'abord par une baisse de la fiscalité sur les carburants. On sait qu'en France, on souffre d'une fiscalité qui est beaucoup plus importante que chez nos partenaires européens. raison pour laquelle nous voulons baisser durablement la TVA de 20 à 5,5 % sur l'intégralité des carburants, mais aussi lorsqu'on est face à une situation de crise où finalement l'État d'une certaine manière s'enrichit sur cette crise là, et bien pouvoir aussi baisser la TIC CPE, c'estàdire cette taxe l'assise sur les produits pétroliers pour rendre justement du pouvoir d'achat aux Français et faire en sorte que demain ils puissent continuer à utiliser leurs voitures qui pour certains en particulier dans la ruralité est un bien évidemment nécessaire.
Oui. Donc quand vous baissez les taxes, vous prenez aussi sur l'argent public. Est-ce que c'est pas une façon de donner d'une main et de reprendre de l'autre ?
Alors, évidemment que que non parce que si vous voulez, si vous prenez par exemple la baisse durable de la de la TVA de 20 à 55, c'est un coût approximativement à 10 milliards d'euros. Sauf que en face, vous avez quand même une hausse de la consommation, un recours plus important au carburant. Donc finalement, on arrive à compenser un petit peu et puis surtout nous, c'est en effet une différence que nous avons avec la Macronie.
Nous assumons cette différence, c'est que nous voulons avoir des mesures en effet dépensières mais qui ont un objectif, celui du soutien au pouvoir d'achat des Français. Donc gérer un budget, c'est finalement savoir où est-ce que vous faites des dépenses, où est-ce que vous faites des économies. Nous pensons-nous que nous pouvons faire ces dépenses pour soutenir le pouvoir d'achat des Français et en face faire des économies sur le coût de l'immigration, sur la contribution française au budget de l'Union européenne, sur le milfil administratif, bref sur tous ces débats que nous avons eu ici à l'Assemblé nationale durant des mois.
Merci à vous. Merci. Et merci à vous Clément Per.
Une réaction Daniel Labaronne sur cette proposition du Rassemblement national de baisser la TVA. Pourquoi ne pas le faire ? Parce que mécaniquement les recettes fiscales elles vont progresser.
Elles ont une assise plus large avec la flambée des prix du pétrole. Alors là aussi c'est une fausse bonne idée comme le blocage des prix. Pourquoi ?
Ben parce que à l'heure actuelle, on le voit bien, la consommation de carburant baisse par conséquent les prélèvements physiqu baisse de quel ordre ? Vous en avez une idée ? Est-ce que ça compense réellement la hausse de l'assise qui elle augmente fortement ?
Alors, il y a un article dans les échos qui faisait état d'une baisse de la consommation de l'ordre de 25 % des carburants du fait de l'augmentation très importante des prix de l'énergie. On voit bien nos consommateurs face à cette augmentation des prix et bien ont une attitude un peu de réserve et consomme moins. Par conséquent là encore, nous avons une baisse de TVA de recettes de TVA dû à un ralentissement de la consommation.
Donc vous êtes en train de dire que l'État ne va pas avoir de recettes fiscales supplémentaires lié à cette flambée des prix du pétrole. Il est clair que cette augmentation du coût de l'énergie va impacter va augmenter les charges des sociétés qui vont faire moins de bénéfices et par conséquent il y aura moins de recettes liées à l'impôt sur les sociétés. Et par ailleurs, les le gouvernement met en place des dispositifs qui coûtent de l'argent pour soutenir les agriculteurs, pour soutenir les pêcheurs, pour soutenir les transporteurs.
Il y en a déjà pour 70 millions d'euros. On a évoqué la question de la prise en charge du chômage partiel, c'est aussi 70 millions d'euros. ça nous fait déjà 140 millions d'euros euh pour faire face à cette crise énergétique.
Par conséquent, il est faux de dire et et toutes les études un peu sérieuses le démontrent, que lorsque le prix euh de l'essence augmente euh l'État euh euh se gave ou euh gagnerait euh de l'argent sur le taux des consommateurs. C'est absolument le vousz vous avez l'air d'accord avec Daniel Labaronne pour une fois. On va Non, je trouve que tout cela est assez contradictoire.
En réalité, la Macronie, Daniel Labaronne et le Rassemblement national proposent la même chose, c'est-à-dire prendre dans les caisses de l'État et infiner dans la poche des contribuables pour permettre de continuer à gaver total et refuse de toucher au Griisby qui est derrière ce géant total qui s'en met plein les poches dont les actions viennent d'augmenter de 44 %. Mais je vais répondre parce que ce que dit le Rassemblement national, il faut que tout le monde entende la fumisterie que ça représente. Et c'est une fumisterie d'autant plus importante que désormais même le Parti socialiste s'est aligné sur la position de Jordan Bardella demandant eux aussi de baisser les taxes.
Je vous explique pourquoi c'est une fumisterie. Quand vous avez une augmentation du gazoile par exemple de 33 centimes, et bien sûr de cette augmentation de 33 centimes, les marges des raffineurs, c'est-à-dire ce que va toucher total, c'est 15 centimes directement. La la part qui est d aux taxes, elle est de seulement 5 centimes.
Donc ce que propose le Rassemblement national, c'est d'aller baisser de 4 5 centimes le coût du gazoil. Si vous prenez par exemple l'essence, quand l'essence augmente de 16 centimes, et bien total les raffineurs prennent 13 centimes sur ces 16 centimes. TP flottante.
La TPP flottante, ça a bien existé un moment. Ça a été un mécanisme qui a été mis en place pour atténuer ces ces ces chocs pétroliers. réalité, c'est que là quand le cours de l'essence flambe, explose et que les françaises et les Français n'arrivent plus à faire le plein et n'arrivent plus à se nourrir, l'argent, l'augmentation, il ne vient pas des taxes.
Contrairement à ce qu'essaie de nous faire croire le Rassemblement national, il vient de total. Et je ne comprends pas, je je ne comprends pas pourquoi l'ensemble des députés du Rassemblement national jusque à la Macronie en passant par le Parti socialiste refuse de dire que le problème c'est total. Peut-être parce que il y a dans cette assemblée à la fois sep parlementaires qui sont actionnaires de total que Nicolas B du Rassemblement national lui aussi faire les PE de tous les députés de l'assemblée Daniel Labar sur le groupe total.
Il y a ce plafonnement qui a été mise en place mais qui s'arrête demain. Il y a aussi le Financial Times qui révèle que Total a spéculé sur les marchés en misant en pariant sur une des cours du pétrole et a dégagé un milliard d'euros en quelques jours. Est-ce qu'il y a pas quand même un un geste à demander à total aujourd'hui ?
Alors, mais ce geste, il est demandé, hein, je rappelle, l'augmentation de la la contribution exceptionnelle sur l'impôt des sociétés des grandes entreprises. Donc, Total va participer à cette contribution exceptionnelle. Par ailleurs, nous avons augmenté également les taxes euh et moi je n'y étais pas favorable sur les revenus du capital.
Donc quand les actionnaires voient leur revenus augmenter, et bien du fait de cet événement lié à la hausse de l'énergie et bien il contribue davantage. Mais ça vous choque ou pas que Total spécule sur les marchés sur une flambée des prix du pétrole ? Parce que là, ils sont allés au-delà d'acheter du pétrole.
Ils ont parié sur ce qu'on appelle les marchés dérivés. Vous avez l'agence des marchés financiers qui peut vérifier s'il y a eu des délits d'initiés, s'il y a eu On pas sur des délits d'initiés, on est sur de la spéculation. Mais mais la spéculation d'abord elle n'est pas interdite, elle est légale.
Il faut qu' il faut qu'elle s'effectue dans il faut qu'elle s'effectue dans des conditions normales de marché. On doit faire un détour du côté de la salle des quatre colonnes pour aller voir la députée du groupe Liot Estelle Youssoufa qui est à vos côtés Clément Per parce que il y a une situation très spécifique aux outresemes et je crois qu'elle va en parler dans l'hémicycle. Oui, vous savez Clément dans les outresemers, c'est l'État qui fixe le prix du carburant via les préfets et le nouveau prix et bien il rentre en vigueur au premier de chaque mois et donc demain on sera le 1er avril donc il y aura de nouveaux prix et certains préfets ont déjà annoncé qu'il y aurait une augmentation substantielle.
Estelle Youssoufa, vous êtes député de de Mayotte sur place, il y aura une augmentation importante. Quelle peut-être la réaction de la population ? Oui, dès demain on devrait avoir une hausse de plus de 30 centimes à la pompe du jour au lendemain pour le prix de l'essence, 40 centimes pour le gasol.
Il faut comprendre que l'impact de ce choc énergétique pour Mayotte mais aussi pour tous les territoires insulaires et de fait la Guyane est aussi consultée. C'est une hausse aussi des containers. On importe tout ce qu'on consomme avec plus 1000 € pour les containers de CMA CGM.
C'est aussi une hausse des matériaux de construction. Donc pour Mayotte qui est en pleine reconstruction, c'est un choc économique très important. Donc hausse du pétrole, hausse du des containers, hausse des matériaux de construction et hausse des produits alimentaires.
Donc on est pour Mayotte en tout cas à l'au d'une crise sociale très très forte parce que le choc économique va être très violent. Euh Mayot, c'est plus de 70 de la 70 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté et euh le gouvernement a choisi de euh d'impacter euh la hausse en une seule fois. Alors que dans l'hexagone, dans les dans les pompes pour le pays, euh on a vu une hausse progressive, même si elle a été douloureuse pour les consommateurs hexagonaux dans les territoires ultramarins par le phénomène de fixation des prix par la préfecture, et ben le gouvernement a choisi de le faire en une seule fois.
Donc c'est extrêmement violent. Contrairement aux clients hexagonaux, bah sur une île, on n pas le choix, il y a très peu de concurrence quand il y en a. À Mayotte, par exemple, c'est le monopole de total.
CMACGM, c'est 80 % de nos importations. Donc en fait, on est vraiment pris par des décisions qui ont un impact économique massif. Donc je poserai la deuxième question au gouvernement tout à l'heure et je leur demanderai quelles seront les mesures spécifiques que le gouvernement a prévu pour les territoires ultramarins.
Sachant que on avait eu des discussions en off avec le gouvernement qui avait pris conscience de la gravité de la situation pour les territoires insulaires. La Corse aussi est touchée et on n' pas eu de réponse vendredi. Donc on est vraiment très inquiet.
Merci à vous. On écoutera votre question. Ce sera la deuxième de cette séance de questions au gouvernement.
Merci Clément Per. Daniel Labaronne, c'est un sujet explosif, celui de la vie chère dans les outresemers et en particulier celui du carburant. On a vu ce que ça a donné il y a quelques années, notamment en Guyane.
Oui. Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui ? Qu'est-ce que l'État peut faire ?
Alors, c'est vrai que les chaînes d'approvisionnement notamment euh en matière d'énergie euh sont un point très sensible dans les territoires et départements d'outre mer. Euh rappeler que bien évidemment les dispositifs qui s'appliquent à la métropole euh s'appliquent également à à ces territoires. Dire que les préfets ont réuni l'ensemble des acteurs socio-économiques pour examiner la la situation et prendre des mesures pour soutenir les secteurs d'activité qui étaient les plus impactés par cette crise énergétique.
Et il est clair que il faut mettre en place des dispositifs de soutien notamment aux populations qui comme c'était rappelé à l'instant vous plaz pour un dispositif spécifique de soutien aux automobilistes ultramarins. Peut-être dire que là encore oui tout à fait. Moi j'y suis favorable mais rappelez que nous sommes bien en phase d'une crise de volatilité des prix mais pas une crise de d'approvisionnement parce que la particularité des outresemes c'est que leur approvisionnement est très diversifié.
Nous avons une unité de raffinage en Martinique. La Réunion s'approvisionne à Singapour euh à Mayotte, deux navires pétroliers sont venus approvisionner euh l'île pour permettre d'éviter une pénurie de de carburant. Donc nous avons des importations très très diversifiées dans les territoires et départements d'outreem et ça c'est une c'est une chance je crois.
Il faut qu'on fasse face à la volatilité des prix en mettant en place des dispositifs de soutien. Aurélien Lecoque, qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce que vous proposez vous pour les outresemes aujourd'hui qui sont déjà dans une situation très compliquée sur le coût de la vie des produits de la vie quotidienne ?
On va dire bien sûr nos compatriotes ultramarins sont frappés de plein fouet par la pauvreté et par l'inflation et ce depuis des mois depuis des années. Souvent dans l'indifférence générale des gouvernements qui ici en métropole les regardent de loin et c'est absolument insupportable. Dans les territoires ultramarins, les prix sont déjà administrés.
Il est donc absolument insupportable et inacceptable que les préfets, c'est-à-dire l'État, décident de l'augmentation des prix directement de l'essence alors qu'ils ont totalement les moyens de les bloquer. Ça a été rappelé dans l'intervention précédente. Mais encore une fois, puisque c'est Total qui a a un quasi monopole, on ne peut pas contourner ce sujet.
On peut on peut réfléchir dans tous les sens, mais je vois bien que monsieur Labaronne la Macronie et que toute la le spectre politique aujourd'hui refuse de voir où est le problème. Le problème, c'est vous-même qui l'avez dit tout à l'heure, c'est un problème de spéculation. Il n'y a pas de difficulté sur l'approvisionnement puisque les stocks d'essence qui et de gazoile qui sont aujourd'hui en train d'être écoulés ne sont pas des stocks qui viennent directement du Moyen-Orient.
Ce sont des stocks qui sont stockés depuis des mois et qui ont été achetés à bas prix. Et donc Total décide pour faire flamber ses revenus. exploser ses bénéfices et pouvoir verser des dividendes hallucinants à ses actionnaires, ils décident de spéculer et de faire flamber les prix.
Donc si on veut régler ce problème, à un moment, il faut arrêter de demander aux Françaises et aux Françaises de se serrer la ceinture, de faire des économies. Il faut arrêter de dire qu'on va donner moins aux agriculteurs que ce que l'on pourrait faire, que on va demander aux transporteurs d'essayer de se débrouiller en faisant semblant de leur lâcher des miettes. Il y a un responsable de ce problème, il s'appelle Total par sa spéculation.
Ils ont multiplié par quatre leurs marges, ils font des milliards et des milliards de bénéfices. On ne peut pas accepter que tout le monde souffre uniquement pour que les actionnaires de total s'en mettent plein les poches. Donc oui, il va falloir accepter de bloquer les prix.
Mais ça me tient à cœur parce que c'est la seule véritable solution. Vous pouvez baisser les taxes à la fin il pour augmenter les prix. Vous pouvez décider comme le fait monsieur Labaronne de donner des chèqus qui sont complètement insuffisants à la fois au transporteurs, aux marins.
Ils pourront quand même augmenter les prix. Vous ne réglerez problème, on était en train d'en parler avant de avant d'aborder la thématique des outemères, mais il y a quand même un sujet sur le la spéculation sur les marchés révélé hier par le Financial Times. Est-ce que le gouvernement doit intervenir auprès de Total pour demander qu'une partie de ces profits réalisés sur les marchés en spéculant sur le pétrole soit redistribué d'une certaine façon aux automobilistes ?
Mais alors peut-être rappeler que s'agissant de la fiscalité sur euh les carburants euh 60 % de fiscalité, 40 % euh euh payé par les distributeurs, les raffineurs euh et total par conséquent hein et puis 20 % de de TBA, ça c'est pas de multiplier par 4 attz. deè point deuxème point rappeler que Total a été le le premier distributeur à dire que il allait bloquer ses prix jusqu'au 1er avril et moi j'espère que Total vaquelle d'ailleurs les autres distributeurs ont été amenés à baisser leurs prix parce qu'ils se sont alignés sur les prix de de parce que sinon tous les automobilistes n'allaient plus s'approvision s'approvisionner dans les stations sont service de Total. Moi je le vois à Amboise dans ma circonscription où il y avait des fils chez Total et pas ailleurs.
Si les bénéfic a fait un effort donc ça forcément les clients automobilistes vont là où milliard de bénéfices. On a l'impression monsieur la baronne là vous proposez pas des solutions pour les français. Vous êtes en train de défendre les intérêts économiques de Total.
Si les Total augmentent, euh Total va payer les impôts sur les bénéfices. Avec les recettes de cet impôt, l'État va pouvoir va pouvoir mettre en place des mesures de soutien comme il le fait pour les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs et peut-être et peut-être pour les particuliers mais à travers non pas des chèqus enfin à travers un dispositif général mais à travers des chèqus qui ciblent les les les personnes en fonction de leur revenus revenus des modèles parce qu'il s'agit pas bien évidemment de donner échec à des gens aisés pour qu'ils puissent aller partir en weekend avec leur gros cylindrée. Donc l'échec énergie sont en place.
Ils ont il concerne 700000 personnes supplémentaires par rapport au dispositif précédent et peut-être qu'à un moment donné grâce à l'impôt sur les sociétés que va payer Total, l'État pourra prendre en charge des les le coût de l'énergie pour les particuliers pour les particuliers et en particulier donc les les les coûts liés au carburant. Ce n'est pas alors on va voir on verra si pendant cette séance de questions au gouvernement euh des annonces supplémentaires des annonces j'y serai bien évidemment favorable. Merci beaucoup.
On passe à présent à notre bruit de couloir. Stéphanie des Pierres, vous êtes sal des quatre colonnes pour ce bruit de couloir. nous parler aujourd'hui de Nagi.
Aurélien Le Coq