#CamPuS19 - Après la gauche plurielle, la gauche des combats communs ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] m [Musique] [Musique] si le camp [Musique] au monde [Musique] m [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] hammami [Musique] [Musique] [Musique] non [Musique] m [Musique] s m com [Musique] [Musique] m [Musique] iron man 2 [Musique] bonjour à tous bienvenue à cette plénière consacrée intitulé après la gauche plurielle la gauche des combats comme un point d'interrogation pour essayer de répondre à cette question cet après midi on a six intervenants en face de moi boris vélo député des landes socialiste et secrétaire national à côté lui guillaume lacroix président du prg [Applaudissements] lojeski manic et conseillère municipale à rouen est membre la direction de génération raphaël glucksmann député européen co fondateur de place publique [Applaudissements] frédéric sève secrétaire national de la cfdt et ronan dantec sénateur europe ecologie les verts de loire-atlantique alors on a on a six intervenants de qualité qui ont plein de choses à dire et donc on n'a qu'une heure et demie et il faut obtenir les temps je vais essayer de faire une introduction assez courte pour vous laisser le temps de débattre je vais commencer je m'en excuse mais je pense que parfois c'est utile je vais commencer par dire quelques évidences seule la gauche qui sait se rassembler a réussi jusqu'à présent remporté des victoires qui permettent le progrès social écologique démocratique dans nos communes nos départements dans nos régions au niveau de l'oeil du pays de la france et de l'europe et pourtant et pourtant l'histoire de la gauche française elle est faite d'union et des unions de ruptures et de réconciliations ça c'est la deuxième évidence la troisième évidence c'est que c'est parce qu'en fait le rassemblement de la gauche c'est difficile à atteindre c'est encore plus difficile à maintenir parce que la gauche est complexe la gauche elle est riche de ses différences mais elle est en plus elle en est fière aussi parfois de ces différences parfois un peu trop parfois elle prend elle donne trop d'importance à ces différences par rapport à des convergences qui elles sont souvent bien plus forte et bien plus nombreuses mais et c'est la quatrième évidence pour laquelle je voudrais remercier emmanuel macron qui est que depuis deux ans et demi chacun peut avoir l'opportunité de se rappeler que la gauche c'est vraiment pas du tout la même chose que la droite alors une fois qu'on a dit tout ça qu'est ce qu'on fait pour essayer d'avancer ensemble la dernière grande réussite de nuland la gauche c'était la gauche plurielle mais c'était il ya deux décennies déjà c'était autant dire une éternité parce que on est aujourd'hui dans un monde politique extrêmement différents avec des citoyens qui attendent des choses différentes de la chose politique de l'action politique du fonctionnement des partis politiques et aussi parce que la gauche il faut aussi savoir se rappeler que ce n'est pas que des partis politiques c'est aussi le monde syndical c'est aussi le monde associatif c'est aussi le monde intellectuel c'est aussi les citoyens lambda qui agissent chacun à leur manière et donc est ce que on peut trouver un nouveau chemin pour le rassemblement est ce qu'on peut inventer cela ensemble il ya un an dans cette salle olivier jornot première secrétaire avait lancé cette idée des combats communs de la gauche s'étaient tombés un petit peu dans l'oreille d'un sourd à l'époque on a essayé au cours de l'année écoulée de donner corps à cette idée on l'a essayé pendant la campagne des européennes avec les difficultés les résultats qu'on connaît et au sortir des européennes ce qu'on constate c'est que la gauche est toujours émietté même s'il ya des miettes qui sont plus grosses que les autres enfin ça reste des miettes et donc est ce que est ce que ces combats communs est ce que construire ensemble ces combats taurins la gauche c'est une possibilité c'est une perspective réaliste pour notre avenir je vais commencer par donner la parole à boris vélo parce que il a été aux côtés d'olivier dans ses efforts ces sept dernières années pour essayer de donner du sens et du contenu à ces combats communs et donc peut-être qu'ils commencent par nous dire en quelques minutes ce qu'ils en pensent bon merci de me laisser l'honneur et la difficulté de démarrer je suis secrétaire national en charge du projet depuis quelques semaines avec un chantier considérable qui est devant nous et qui va permettre aux militants socialistes que je suis aussi d'affirmer un parti socialiste qui se renouvelle dans ses idées qui fidèle à son histoire qui regarde ses réussites et ses défaites en face mais qu'il renonce jamais à construire un avenir pour ceux pour lesquels il se bat ce qui ne veut pas dire que par ailleurs on doit pas aspirer à des rassemblements plus large que nous mêmes parce qu' un certain nombre des combats que nous avons décidé de faire notre ont besoin tout simplement de bras c'est la raison pour laquelle moi ce que je veux dire c'est que évidemment la question des des combats communs elle peut pas être réduite à une question de pratique du pouvoir ou de stratégie électorale et qu'il ya d'abord dans la question même des chantiers où des combats communs de la gauche un présupposé qui était un présupposé fort et que je soutiens qui est celui qu'il existe une gauche et que donc en contrepoint il existe une droite et gueu la gauche se définit d'abord par les combats qu'elle épouse par les causes qu'elle fait sienne par les hommes et les femmes qu'elle défend au premier au premier chef et qui ne sont pas les combats de la droite qui ne sont pas les combats des libéraux qui ne sont pas les combats évidemment des nationalistes ça c'est la première chose que je voulais que je voulais dire et puis je dire que si nous nous posons la question de ces combats communs on se pose dans un contexte qui est tout à fait tout à fait particulier si je vais le décrire à grands traits au plan je veux dire globale et puis ensuite plus + nationale j'aurais tendance à dire que alors que la croissance économique ou la prospérité économique avait donné le sentiment de m'être 40 du progrès social on assiste depuis quelques décennies un dérèglement qui est un des règles considérable sur le plan environnemental sur le plan social sur le plan économique et aussi sur le plan politique parce que les questions ne sont pas délié et si on devait de façon assez schématique dire les choses le libéralisme économique dans tous ses excès n'a pu eu comme vous voulez l'ultralibéralisme néolibéralisme dans ce qu'il produit de destruction de l'environnement d'explosion des inégalités de violence de mise en concurrence de nos modèles sociaux et travailleurs eux-mêmes de disqualification des états à certains égards et on voit la puissance des multi nationales va ce libéralisme économique là sans règles sans borne et ben il emporte avec lui le libéralisme politique et si je le dis c'est important parce qu'on a pensé que le dégât schisme au fond c'était on dégage les vieux partis et ceux qui ont été les titulaires mais je crois qu'il ya quelque chose de plus profond que ça qui est la volonté de aux fonds dégagés des régimes que d'aucuns qu'on teste et on voit ici ou là émerger des démocraties dites libérales et se ferment il est présent y compris y compris en france il faut être extrêmement extrêmement vigilant si je devais sauter combat comme injuste très rapidement après je laisse la parole aux autres d'abord donné nous donner comme comme règle peut-être commune une forme d' incontournable c'est de se poser la question de savoir pour qui on se bat et j'ai eu le privilège valérie rabault en avait fait la proposition avec l'accord des députés socialistes de répondre au discours de politique générale du premier ministre et je lui ai dit vous vous êtes le gouvernement de quelques-uns vous êtes du côté de ceux qui prétendent écrit l'histoire avec nous notre rôle c'est d'être du côté de ceux qui la subissent ayant ça en tête 10 ans cette disqualification par l'économie libérale du libéralisme politique ça c'est une question qui intéresse la gauche reprend les rênes redonner à la politique de la puissance ne pas rester dans un étau entre l'inconséquence économique et l'impuissance politique dans un tête à tête entre les libéraux d'un côté et les nationalistes deux autres de l'autre et on a droit à trois grands chantiers on pourra entrer dans le détail qui me paraissait important d'abord je les hiérarchise pas ils sont tous importants et tous urgent et tous je crois très lié le premier c'est la question de la démocratie que moi je façon peut-être un peu dramatique je conçois comme un espace en voie de disparition première chose et on verra que pour ce qui concerne les pratiques politiques actuels du pouvoir cette espèce de césarisme de de plébiscite permanent de disparition qui entraîne la disparition des corps intermédiaires qui pose la question de la vitalité démocratique c'est un sujet important pour redonner de la puissance à la politique deuxième chantier c'est celui de la question écologique mais que viscéralement je conçois comme une question indique secoue ta ble ment est indissociablement sociale parce que sinon les premières victimes cette transition écologique ou ceux qui resteront au bord du chemin ce seront ceux qui subissent qui subissent histoire comme je le disais pour ça on a souvent l'habitude de dire c'est transition écologique et justice sociale jc justice écologique et transition sociale parce qu'évidemment c'est eux on est dans un moment de grandes transformations pas seulement de transition mais de grandes transformations est le dernier sujet c'est celui là de la question sociale syndicaliste part à cette question sans doute mieux de moi mieux que moi mais nous sommes face à des mutations qui sont considérables de parler de la question écologique on pourrait parler évidemment de la révolution numérique et tout cela ça ébranle tous les cadres connu et ça nous imposent les dires de repenser à ces fondamentalement la question sociale mais toujours en ayant au coeur de nos préoccupations qui on défend et dans quel monde on veut vite donc l'homme et le bien commun merci morice je vais me tourner vers ronan dantec qui a eu des positions un peu changeantes ces derniers temps des écologistes vis-à-vis de la question du rassemblement avec qui on se rassembler ce que cette gauche est ce que ces droits de l'écologie est ce que ça peut être l'un ou l'autre ou pas du tout est-ce que vous pouvez nous en dire plus alors y'a un truc qu'un écolo ne peut pas faire même quand les colonnes service de la journée c'est de parler au nom de tous les écolos à saluer à peu près au delà de toute capacité humaine si j'ai été invité et si j'ai donc accepté avec plaisir de venir vous rejoindre un tir du coup j'ai coûté toulouse tard dans la soirée c'est parce que avec mon collègue écologiste joël labbé à nous sommes nous porteurs d'un appel qui s'appelle ensemble sur nos territoires a quelques points communs avec l'appel qu'avait lancé place publique qui est un appel qui dit assez simplement si on est d'accord sur un certain de de valeur et de priorité politique commune c'est assez logique d'aller ensemble aux municipales c'est relativement simple vous enflammez pas trop vite vous enflammez pas trop mais cet appel aujourd'hui et est signé un peu partout à travers la france un certain nombre de sénateurs socialistes j'ai vu martial bourquin tout à l'heure lors l'on signé des gens de deux générations beaucoup de gens de place publique je pense qu'il dit effectivement une volonté de rassemblement et notamment de rassemblements de gens qui ne sont pas adhérents de élevé du ps et des différentes organisations qui sont le gros du maillage de de tous ceux qui au quotidien pour les valeurs de gauche et pour l'écologie donc c'est au nom surtout de cet appel que je m'exprime c'est cet après midi ici je vais moi aussi commencé par une évidence c'est pour ça qu'il fallait pas s'enflammer trop trop vite je pense que dans le quinquennat de de françois hollande dans les points positifs il ya la corde par l'accord de paris a été une mobilisation très forte de la france de son réseau diplomatique moi j'étais assez étroitement associé laurent fabius qui avait fait justement ce choix de d'associer un certain nombre d'acteurs pour préparer cet accord et moi je peux témoigner de la priorité politique qui a été de trouver cet accord cet accord de paris c'est un point extrêmement positif de ce quinquennat les deux années qui ont suivi les émissions de co2 françaises ont augmenté ce qui veut dire que l'effort nous avions fait sur le plan diplomatique nous ne l'avions pas fait sur les politiques publiques si nous ne comprenons pas les raisons de cette contradiction on va faire un certain nombre de forums pour dire si nous sommes des univers nous le disons dans le texte on perd si nous sommes unis nous sommes devant on lit aussi dans le texte et pendant un certain temps on va rester un petit peu dans le l'amertume du bilan du bilan précédent oui les années passant on va dire on va quand même essayer de reprendre le pouvoir on va leur prendre à un moment ou un autre et patatras on va refaire pareil donc notre question essentielle dans le moment c'est de comprendre pourquoi nous ne réussissons pas alors que la volonté est affichée à avoir des politiques publiques qui répondent à la hauteur des enjeux et sur ce point là s'est désolé de le dire le quinquennat de françois hollande sur l'environnement est un mauvais quinquennat le bilan n'y est pas en termes quantitatifs sur les émissions de co2 sur la perte de biodiversité donc il faut qu'on prenne le temps j'ai lu un peu en arrivant qu'il fallait renverser la table tout le monde était des prêts au débat il faut donc prendre le temps de comprendre pourquoi nous avons cet échec de bilan qui fait qu'aujourd'hui sans parler pour tous les écologistes s'est bien sorti quand même qu'il y à beaucoup beaucoup d'amertume [Musique] effectivement beaucoup d'écologistes qui ne font pas confiance un nouvelle dynamique de gauche 1 au vu de ce bilan moi il me semble qu effectivement et là je crois que ça va rejoindre certainement d'autres interventions que 1 d une des difficultés qu'on a quand on parle d'environnement des grandes crises environnementales c'est qu'effectivement on a un peu tendance y compris les écologistes ou certains écologistes allaient segmenté avec les autres crises là je vais un peu dans le dans le sens de l'introduction qui a été fait un certain nombre d'échecs l'éco taxe la contribution carbone énergie se trouve que c'est moi qui lui le premier amendement avec le soutien de 1 mo collection de guéret semblait nationale pour monter justement la contribution carbone notre cheikh est tous montrent que s'il n'y a pas un narratif sociale qui correspond à l'effort à faire sur la transition écologique un moment la société se bloque et de ce côté là je pense que ce qui est intéressant dans le moment et notamment je pense que tu va en parler avec le pacte social écologique a porté par un ensemble d'associations c'est que on voit bien maintenant qui va falloir qu'on réponde à l'ensemble des crises en même temps sur un programme cohérent et que ça au moins dans la réflexion c'est sur la table ça va derrière être un effort colossal discuté avec quelques collègues sénateurs présentent on va même essayer de voir si on peut se mettre d'accord sur la taxation du transport aérien lors des journées parlementaires ce qui veut dire que c'est même pas acquis donc vous avez encore du boulot mais nous en sommes à ce stade où il va falloir maintenant recréer un narratif qui fait qu'on répond à la fois aux crises sociales c'était un conte rang juste l'effort à faire sur l'environnement à et que ce narratif soit crédit je pense qu'on n'y est pas encore je ne pense qu'on n'y est pas encore qu'il va falloir effectivement commencer par les territoires que la question de aussi de l'égalité entre les territoires va être un des éléments forts de remobilisation ski comprise veut dire vous devez aussi dans le nous les nombreux logiciels vous de remettre en cause le logiciel de la compétition entre territoires dont les grands maires socialistes de métropole j'en connais quelques-uns ont été les gagnants mais la société française mois que donc on est dans ce moment d'une remise en cause assez forte assez forte à faire ensemble si nous réussissons cette remise en cause si nous arrivons à construire les politiques publiques qui découle de cette remise en cause alors effectivement le pouvoir est en perspective mais il n'est pas encore car ce mec merci j'ai demandé alors à de prendre le relais génération est un nouveau mouvement au cir est assez récent et vous avez affronté une première élection présidentielle et que les européennes maintenant il ya les municipales comment est ce que vous voyez votre place dans la gauche et est ce que doit être l'avenir de la gauche en général alors bonjour à toutes et à tous et d'abord je veux remercier toutes celles et tous ceux qui sont impliqués dans l'organisation de ces universités d'été parce que j'ai été moi aussi dans la famille socialiste il ya quelques années et je sais que ça représente énormément de travail et donc voilà bravo à celles et ceux qui se démènent pour qu'elle ait lieu et donc effectivement on a créé génération pour donner un débouché politique à une nouvelle synthèse qui étaient exprimées précédemment qui est celle de l'écologie du social et de la démocratie et c'est en cela que il me semble que la période actuelle est différente de celle de la gauche plurielle parce qu'on n'est pas vraiment sur l'accumulation d'identité distingue qui pouvaient se compléter et bien sûr le dépassement d'identité passé et là l'aboutissement à une nouvelle réflexion sur le monde qui vient ou en tout cas qui est aujourd'hui et les réponses qu'on peut y apporter d'un point de vue social écologique et démocratique et donc pour enchaîner sur ce qui vient d'être dit à génération il nous semble important dans ce cadre là que les débats qui vont traverser la gauche et les écologistes ou la gauche écologiste comme nous on essaye en tout cas delà de la positionner et de la dire c'est qu'il faut avoir un certain nombre de débats et de questions il ya des questions dont on ne pourra pas faire l'économie dans nos débats et si on en fait l'économie on retrouvera les échecs passés la première c'est le monde post croissance est ce que nous sommes prêts à sortir de la croissance du pib nous nous revendiquons cela nous revendiquons le fait qu'aujourd'hui la croissance quand elles existent encore dans un certain nombre de pays de toute façon elle ne sert pas bien comment elle bien collectif elle va remplir les poches d'actionnaires et elle détruit la planète donc nous nous voulons réfléchir à une société post croissance ça veut dire quoi la protection sociale dans une société post croissance ça implique une redistribution des richesses beaucoup plus puissante que celle qu'elle est aujourd'hui on avait émis un certain nombre de propositions sur la table comme par exemple attaque trop beau ça implique aussi de parler de la question de l'héritage et de la taxation du patrimoine bref ça pose des questions extrêmement extrêmement importante deuxième sujet important ça va pas vous étonner nous on pense qu'aujourd'hui à l'heure de la raréfaction du travail et d'une précarisation grandissante des travaux des ddd jobs qui sont créées aujourd'hui par cette fameuse croissance génialissime doit nous amener à réfléchir à haut revenu universel d'existence et dont nous sommes convaincus qu'il est le futur nouveau pilier de la protection sociale et là dessus on peut avoir un débat avec à la fois bien sûr les partis politiques mais aussi les organisations syndicales et les citoyennes et les citoyens parce que c'est un débat de société fondamental mais encore une fois nous on estime que ça c'est un débat dont on ne peut pas faire l'économie tout quoi mon ne pourra pas faire l'économie de la question de la réduction du temps de travail est de savoir si nous sommes d'accord pour aujourd'hui entamer une nouvelle étape de la réduction du temps de travail ou demain si la gauche écologiste arrive à conquérir le pouvoir parce que c'est un enjeu fondamental canton si on veut sortir justement de dû produire toujours plus en permanence donc ça c'est le premier point que je voulais que je voulais évoquer avec vous on ne pourra pas ça ne sert à rien de faire tout ça si on ne pose pas ces débats là aujourd'hui et on ne tranche pas ces débats là ensemble et si on n'arrive pas à avancer dans cette direction est vers cette nouvelle synthèse le deuxième le deuxième élément c'est effectivement cette histoire des combats communs lors y en a beaucoup en ce moment des combats communs parce que forcément la politique d' emmanuel macron par sa brutalité nous ramène dans la rue nous ramène aux côtés des syndicats il va y avoir les combats autour des retraites à la rentrée il ya aujourd'hui les soignants soignantes et les soignants qui se mobilisent très fortement il ya bien sûr les marches climat il ya le référendum adp et a énormément de combat sur lesquels on se retrouve mais à la limite cela j'ai envie de dire c'est pas forcément ce qui pose problème ou ceux sur lesquels il faut qu'on passe beaucoup de temps on est dans la rue ensemble on se bat ensemble et on essaie d'obtenir des victoires par contre moi la question que je veux poser aujourd'hui c'est les combats sur lesquels nous ne sommes pas encore ensemble et sur lesquels nous nous aimerions être plus nombreux je pense par exemple à ce qu'on appelle les grands projets inutiles il ya une autre dame des landes sous le quinquennat précédent qui a été récemment abandonné moi je suis élu rouennaise armand il ya un débat autour du contournement est on veut faire une nouvelle autoroute autour de rouen qui dont on sait qu'elle sera inefficace mais en plus qu'elle générera encore plus d'émissions de gaz à effet de serre qu'elle sera destructrice de la biodiversité locale est mauvaise pour le cadre de vie des habitants locaux et bien ce contournement est aujourd'hui il est au niveau local porté et soutenu par le parti socialiste contre la gauche c'est-à-dire les communistes les écologistes et génération ça c'est des sujets aujourd'hui qu'il faudra se poser parce que les municipales on pourra être ensemble sur les listes évidemment le saura et nous on fera partie de cette dynamique là partout en france parce qu'on sait où on appartient et on sait où est notre place politiquement et elle est à gauche et elle est avec toutes celles et tous ceux qui portent la gauche aujourd'hui mais ça impliquera aussi d'avoir des débats et de trancher des débats sur ou en tout cas de faire en sorte que ces combats là on les mène aussi ensemble pense aussi à europa city qui en est un autre sur lequel il a aussi besoin que les eu des élus locaux socialistes se positionne contre des projets qui détruisent la biodiversité et ils sont mauvais pour pour la planète et ensuite dernier élément si on est voilà si d'ici et maintenant à 2022 puisque l'enjeu c'est quand même celui de 2022 est de savoir si une alternative au duel mortifère emmanuel macron marine le pen en 2022 si d'ici à 2022 il ya ce bouillonnement intellectuel à entre les partis politiques avec les associations avec les syndicats avec la société civile si nous on fait ce travail là de définition d'une nouvelle identité commune de la gauche écologiste et du projet qu'on voudra apporter ensemble si on est tous d'accord pour dire que demain il faudra investir massivement dans l'éducation dans la santé reconnaître enfin les fonctionnaires et leur travail à leur juste valeur doubler ou quadrupler le budget des droits des femmes pour enfin essayer de changer la donne de ce point de vue là et je rappelle juste petit 1,6 qu'il y aura probablement plus de féminicide en 2019 qu'en 2018 et c'est un vrai problème et c'est gravissime qu'on en soit encore là aujourd'hui en france donc ça nécessite aussi des moyens des moyens importants si on est tous d'accord pour abroger les ordonnances macron et créer de nouveaux droits pour les salariés par exemple la reconnaissance du beurre note comme maladie professionnelle ou le soutien ou en tout cas la protection accrue de celles et ceux qui sont les victimes aujourd'hui du modèle néolibéral c'est à dire les livreurs des livres ou les chauffeurs über qui se font balader dans un statut de soi disant auto auto entrepreneur est ce qui fait qu'en fait ils sont juste exploitées au profit d'actionnaires qui continue à engranger plus de richesses tous les mois bref si on est d'accord pour faire tout ça pour régulariser aussi les sans papiers et les travailleurs sans papiers je suis un peu une liste à la prévert mais c'est aussi ça la gauche et c'est aussi des combats très concrets qu'il faudra qu'on soit capable de de portée de main mais si on est d'accord pour tout cela et que ensuite à la fin ça se termine par un appel à la raison et la candidature proposée d'un ancien ministre et premier ministre du quinquennat hollande on va avoir un petit problème de cohérence et donc c'est sais je dis ça parce que ce qui est posé aujourd'hui au-delà de la question arithmétique de l'addition des scores et j'en termine à c'est la question du sens qu'on donne à la gauche de demain c'est la question du sens et si on ne pose pas cette question du sens là et qu'on ne constitue pas aujourd'hui une alliance qu'ils soient suffisamment solides pour résister à l'exercice du pouvoir alors ça sera pour rien et on sait qu'en face on a une menace qui est bien plus grandes que celles qu'on a pu avoir la dernière fois voilà merci si on en est là on va pas aller très très loin non non non non avant qu elle aurait rencontre on aborde et des débats qui me semble prématuré sur les identités pour 2022 parce que ce qui est devant nous d'abord ça va être des sur un seul je ne suis pas allé elle était sur le fond dont tu as beaucoup parlé laura à construire ensemble voilà je vais on va on va changer de braquet du coup on va on va on va quitter le monde politique un petit moment purement politique un petit moment et je vais proposer à frédéric c'est en tant que syndicaliste de nous dire ce que ce qu'ils voient comme étant la paix est peut-être des syndicalistes danser dans la gauche est dans les combats communs à construire à gauche alors merci merci pour l'invitation jeu pour disais à l'instant que tu exprimes pas au nom de l'ensemble des verts enfin c'est aussi je moi je j'étais venu avec l'idée de parler enfin pas seulement je suis bien sûr syndicaliste je peux m'exprimer la cfdt il n'y a pas de problème mais dans la mesure où le débat porte sur les combats de la gauche je pense que le ce que je peux apporter ici c'est l'expérience du bac du pouvoir de vivre un conte a lancé cfdt et d'autres syndicats et d'autres organisations qui jeudi vient expérience il n'y a aucune aucune intention mobilisatrice ne sais pas pas de soi donné mais il ya peut-être un retour d'expérience qui peut vous intéresser cela dit je ne m'exprime pas oh non je ne peux pas m'exprimer au nom de des 48 puisqu'un à 48 maintenant associations syndicats et organisations qui ont rejoint ce pattes ça devient trop trop compliqué je suis même pas capable la de tous les citer de mémoire mais tout de même ça me semble intéressant de retracer un petit peu intime aussi insistent bien sur le la différence avec la situation politique je le dis je le dis simplement pour ne pas donner l'impression qu'une fois de donner des leçons je ne peux que retracer cette expérience là à vous d'en tirer les enseignements éventuelles on sait ce pacte il avait fait cette réunion d'organisation s'étalera semblant d'organisation s'est fait fin 2018 au plus fort de la crise et gilet jaune avec l'idée effectivement qu'on ne semblait s'enfoncer dans un espèce de corner de l'action politique où l'on sache viennent à une situation tout cas ce que nous craignons où plus personne n'arrive rien à rien faire ni sur le côté annie sur le plan social ni sur le plan écologique ni sur aucun plan et c'est ce qui alertait effectivement toutes les associations et les syndicats membres de ce collectif qui sont toutes et tous demandeurs d'actions collectives d'action publique donc c'est bien c'était bien ça le point de départ la crainte d'une paralysie de l'action publique tout le parti de faire ce pacte alors j'ai essayé très rapidement et forcément ce caricaturalement de retranscrire le sur quelle base ces faits se se rassemblement et sur quelle base se construit ce combat commun ce combat comme un particulier le premier c'est un rassemblement comment dirais-je on n'a pas cherché à faire de l'unanimisme a priori on est parti ils étaient seize organisations seize organisations au très vite rejoint par deux c'est un collectif initiale de 16 2 qui ont refus de 3.923 qui sont rajoutés puis d'autres après bref on est vite arrivé à la vingtaine mais c'est relativement restreint et c'était sur une entente assez clair sur le fond mais non en même temps en refusant un unanimisme a priori il s'agissait pas pour nous de réunir toutes les organisations syndicales s'agissait pas de réunir tous les associations de je ne sais quel chant etc il ne s'agissait pas d'être unis par principe mais bien unie autour de quelque chose je pense que c'est sympa alors vous en retirez les conclure que oui mais pour nous c'est essentiel ça n'était pas encore une fois une volonté d'unanimisme a priori et pas question si vous voulez alors là je reprends un tout petit peu ma casquette syndicale pas question pour nous de de s'engager sur des combats qui ne sont pas les nôtres de défendre et je veux bien descendre dans la rue aussi longtemps que nécessaire aussi souvent que nécessaire mais pour défendre quelque chose qui m'est chère pas pour défendre simplement une position parce qu'elle est unanime ou supposés une alim ça c'est important je le dis réellement passé le crois qu on n'aurait pas franchi cette étape là si on n'était pas convaincu entre organisations de mettre sur quelque chose de réellement commun de réellement commun et de réellement identifiant sur la table et de dire après ceux qui veulent peuvent nous rejoindre mais ça sera là dessus sera pas sur autre chose et on était très contents que qu'un qu'une vingtaine d'organes trentaine même d'organiser d'autres organisations du rosel mais à la limite on serait resté à 19 ans restée à 19h bon c'est pas pour être sectaire excusez moi mais c'est pour dire que il ya je pense que l'opération n'aurait pas été réussie si elle n'avait pas eu ce point de départ deuxième chose deuxième élément on s'est dit explicitement notre objectif c'est de se rassembler de se réunir pour être efficace dans l'action pour obtenir des choses ce qu'on constate c'est qu'on vous êtes tous antichambre alors quelles que soient les également la fed dans la nature précédentes on le fait dans celle-là on la fera j'espère la suivante j'espère que les conditions pourquoi la face à l'estudiantes aussi mais on a l'habitude de faire antichambre dans auprès de nos ministres aux ministres concernés de terre et on constatait que globalement on avait beaucoup de mal à faire avancer les billes nos billes en tout cas dans la période récente d'où l'idée dit bah si on y va en ordre dispersé si on y va chacun chez soi on n'y arrivera pas donc réunissons nous agissions de porte ont en commun au moins certaines s'agit pas que tout le monde porte les revendications tout le monde mais on met en commun certaines revendications porte on est ensemble mais ça veut dire que notre objectif c'est d'obtenir quelque chose notre objectif est pas pour le couple j'ai ainsi notre objectif est pas une c'est trivial de le dire et le prenez pas en donne espoir c'est pas une alternance c'est pas cette pub pour le coup nous n'a pas d'enjeux électoraux le but c'est d'obtenir une mesure qu'une mesure soit prise qu'une mesure soit à plusieurs même 66 en l'occurrence mais que nous en soit prise qu'une politique soient initiés que des choses soient faites encore une fois l'essentiel c'est de remettre en branle de remettre en marche l'action publique sur des domaines qui nous paraissent essentiels donc je le dis parce que ça me paraît je pense qu'il s'en être immodeste pense qu'il ya quelque chose de significatif il attend et qui renvoie ce que boris vallot mentionné tout à l'heure quand il parlait de césarisme je pense qu'il ya derrière cette expérience il ya jeu incertain renversement à avoir à opérer à la conception de l'action publique l'action municipale pour pas pour prendre une dimension proprement politique l'action municipale l'action régionale n'est pas la continuation d'une action nationale je crois que c'est plutôt l'inversé alors c'est une caricature pas opposer une caricature à une autre mais c'est je dis bien une karine pas opposé mais pour pour bien situer le changement opéré je verrai plus une comptine lonaci l'axé la politique nationale comme une continuation d'action local d'actions décentralisées alors bien sûr c'est le même esprit j'insiste bien c'est une caricature contre une autre mais pour en montrer il ne s'agit pas simple l'enjeu essentiel tout ne procède pas effectivement du changement de césar en quelque sorte pour reprendre le terme de goris non les nos associations les corps intermédiaires sont porteurs d'intention sont porteurs d'objectifs politiques et on s'aperçoit que tout ça finalement fait assez cohérence et ça devrait pouvoir déboucher au niveau national hors jeu insiste bien je force le trait pour opérer mais notre certitude c'est que pour avancer il ne faut pas tout remettre systématiquement aux politiques nationaux politique au singulier nationale que la politique doit être vécue de façon plus décentralisée peut-être plusieurs réseaux 1 plutôt qu'en qu'en grande pyramide dernier élément bien sûr je vais pas tout tout mentionné je disais je recherche pas d'unanimisme la volonté c'est bien aussi néanmoins de traiter des sujets phares néanmoins c'est de traiter des sujets de fond qu'on estimait tous dans les discussions qu'on avait préparatoire au pacte des ans s'est aperçu que tous on se rejoignait sur le constat qu'il y avait des dimensions qui était gravement négligé est depuis longtemps un c'est pas pas un diagnostic qu'on portait sur les deux dernières années seulement depuis longtemps des dimensions politiques et sociales qui nous paraissent essentiels et qui explique en partie sans doute mais là ça mériterait d'en parler plus longtemps le l'espèce d'impasses politiques comprennent la politique publique qu'on pressentait argent site qu'elle était bien sûr il ya la question du climat elle était sur le tapis bien sûr il ya la question des inégalités bien sûr exactement de l'exclusion mais il y en a d'autres aussi j'ai ensuite quelques unes parce que le son une parce qu'elle n'appartient manchette syndicalisme et la question du travail mais quand je dis du travail s'est pas de l'emploi c'est pas des grands déterminant macroéconomiques du travail mais c'est qu'est ce qui se passe au travail c'est quoi la réalité trail vécu ça c'est quelque chose qui est clairement et j'en prends ma part d'ailleurs comme syndicaliste sortie du radar du débat public du débat social il se passe énormément de choses au travail se passer grand chose dans le travail qui pèse sur les gens et ça trouve assez peu de débouchés il ya la question également du lien social le pacte du pouvoir de vivres commence par le premier chapitre et ça fait aucun débat c'est comment est-ce qu'on recrée du commun dans la société comment on réinvente je le dire la classe moyenne c'est quoi l'objectif l'objectif de vie qu'on se donne ensemble bon je ferme la liste là parce que je vois que je suis en train de déborder mais pour vous dire ça c'est la troisième c'est le troisième en qui me semble fondamental pour ça qu'ils assemblent essentiel pour construire quelque chose de commun voilà un descriptif trop rapide de cette expérience pour l'instant du pack du pouvoir de dieu merci guillaume lacroix le énergies comme le parti socialiste est un parti avec une longue histoire qui a connu les heures les plus heureuses et comme les plus sombres de la gauche comment est-ce que vous perdez vous aborder aujourd'hui se chante est chantier de reconstruction la gauche comme tout le monde avec eux fort heureusement des doutes et des interrogations et puis avec surtout pour dire c'est un terme qui m'est cher qu'un employé au boris avec détermination d'abord merci de cette invitation et quand j'ai réfléchi à l'idée de venir à ces tables rondes sur après la gauche plurielle la gauche des combats communs m'est venue la pensée d'alain qui était un philosophe assez proche des radicaux et qui disait l'union fait la force mais la force de qui et je me suis dit si la table-ronde tourne autour de cette question on n'est pas prêt de faire avancer le débat et je voudrais vraiment vous dire que si les radicaux de gauche sont là aujourd'hui avec vous avec tout le monde c'est vraiment parce que pour nous la réponse c'est la force c'est celle d'abord et avant tout de nos concitoyens moi je crois que il ya un mot un maître mot dans notre engagement tu parlais tout à l'heure un seul sénateur d'un narratif qui manque dans le discours sur finalement une société qui tiendrait compte aussi bien de l'écologie du social et de façon concrète avec des résultats probants ce natif pour nous il existe j'ai même lu que david cormand 1 avait à nouveau employé ce mot république et je me suis dit finalement depuis tout à l'heure le mot république on l'entend pas nous dit la démocratie est en danger mais la démocratie c'est quoi si ce n'est un outil politique au service d'un projet politique le projet politique c'est la république en tout cas pour nous et s'il ya bien un projet politique de gauche c'est la république bien sûr quand on parle de vivre ensemble quand on parle de liberté d'égalité de fraternité de laïcité est encore un mot qui manque peut-être dans nos débats je crois que on parle finalement d'un narratif qui dit que l'écologie ça doit être un acquis sociétale et social d'un projet républicain comme les combats sociaux ont été des acquis sociaux et sociétaux de nos combats républicains que finalement aujourd'hui nous sommes confrontés non pas aux questions métaphysiques d'une gauche qui ferait le concours lépine de l'innovation politique pas plus que nous sommes confrontés à une gauche qui seraient confrontés à savoir quel est celui qui a la meilleure bobines pour aller aux élections nous sommes confrontés à une seule question en quoi la gauche est elle utile à la vie quotidienne des français et voilà le deal le premier sujet de crédibilité c'est de réinstaurer la république dollar et instauré dans un pays où le président de la république n'est pas républicain ce n'est pas un anti républicain mais il l'est par républicain c'est une société dans laquelle il faut que la république soit présente au quotidien où elle est où la république tente tu sors de chez toi et tu cherches le médecin elle est où la république quand tu sors de chez toi et que l'hôpital est loin à l'est où la république quand tu sors de chez toi et que l'hôpital était passé parce qu'il n'y a plus de solution pour soigner et où les personnels sont autant en danger que les passions elle est où finalement notre république cette idée que nous avions qu' il fallait d'abord intrinsèquement faire en sorte que nous ayons une vie commune qui repose sur une idée simple que chacun puisse s'émanciper avec des conditions de départ les plus corrigé par rapport aux inégalités et la république elle répond par ailleurs à une deuxième notion pour la gauche c'est de cesser d'être dans le correctif moi je ne suis pas de ceux qui errent dans les cimetières de la gauche je sais pas si les mandats précédents ont été excellents pas excellent je sais d'ailleurs pas si on pouvait tout changer en cinq ans je sais pas qui on serait capable moi ce que je sais je crois savoir c'est finalement cette idée que peut-être la gauche a péché par cette idée que il fallait qu'elle corrige les inégalités du monde plutôt qu'elle ne tente de l'échangé et la social-démocratie est certainement pêché de cela d'être à un projet qui finalement disait bombe à la mondialisation c'est comme ça allez la faire avec et on va la corriger je crois que c'est finalement une erreur parce que nous avions un modèle c'est le modèle du conseil national de la résistance c'est le modèle républicain nous avons un modèle dans le monde parce que qu'on le veuille ou non on nous dit oui mais c'est très compliqué parce que vous savez bien l'union européenne on doit trouver des consensus et c'est vrai je ne suis pas né de la dernière pluie et même travaillé à la commission européenne je vois à peu près le compare mais quand même nous supportons depuis des années des monarchies des république libérale et on en est presque s'excuser de ne pas vouloir imposer défendre la république sociale moi ça me pose un problème impose un problème qu'on ne pense pas que finalement ce modèle là ce modèle d'une gauche qui évidemment devra aller plus loin alors qu'il devient évidemment qu'elle devra faire gagner encore plus à nos concitoyens des droits des libertés mais aussi des devoirs parce qu'il faut les deux si l'on veut fonctionner collectivement et intelligemment moi je crois que c'est république c'est un modèle que nous pouvons réinventer à la condition que la gauche se redisent une bonne fois pour toutes que la république c'est d'abord un projet de gauche tant pis si je choque mais c'est d'abord approché de gauche et que la république elle doit correspondre aux besoins d'aujourd'hui sur la laïcité par exemple je le dis aujourd'hui nous sommes confrontés à des attaques de toutes parts des attaques du quotidien et nous nous répondons grands principes et grands concepts il faut aller de l'avant sur des propositions nouvelles sur des propositions adaptées sur les propositions de protection et gens jettent une nous nous réfléchissons par exemple au fait que dans ce pays il y ait une majorité pour la pratique religieuse il y a dans ce pays une majorité pour avoir des relations sexuelles pour voter dans là aucune pour la protection des uns et des autres en colère le libre choix bien évidemment de chacun doit être élevée dans les principes qui sont les siens il ya les tubes personne n'a à dicter aucune règle mais il va bien falloir chers amis que nous soyons aussi proactif pour répondre à ce que la société nous demande faite nous croire à nouveau à la république fait nous avoir de nouvelles victoires protégées nous des influences qui nous empêche de nous émanciper redonner nous le goût de l'espoir et de la liberté [Applaudissements] ap lé glucksmann qui choisit de sortir de deux sons de danse donne nos dans d'autres occupations qui n'était pas politique était celui de peut-être commenter ce qui se passait dans le monde politique pour rentrer dans l'action politique l'année dernière en cofondant le mouvement place publique avec l'idée de secouer la gauche pour mieux la rassembler et puis qui a pris avec nous le risque dans ce pari un peu fou des élections européennes comment toi tu vois aujourd'hui ce qu'il ya devant nous tout ce qui reste à construire déjà bonjour et merci merci de l'invitation merci aux organisatrices aux organisateurs et je voulais vous dire que j'étais particulièrement heureux d'être ici parce que j'ai découvert quelque chose moi pendant ces sept campagnes j'ai découvert quelque chose parce que je viens d'un monde plus des ong de la réflexion intellectuelle c'est à quel point on a besoin des militants politiques pour faire vivre la démocratie et c'était pour moi quand on voit en plus dans une situation politique compliquée des gens qui se lève à 6h du matin le dimanche pour aller coller des affiches tracts et sans rien espérer en retour parce que le parti qu'ils décident d'animer et de faire vivre et bien n'est pas promis à un retour immédiat à la direction du pays c'est de cela dont on a besoin et c'est à contretemps de cet esprit cliqueurs qui peut parfois même mois manille mais en pensant que en mettant un post sur facebook on a fait vivre la démocratie non la démocratie sa vie avec ces gens qui se mobilisent donc je voulais vous remercier pour la campagne et pour l'organisation du campus et je voulais aussi remercier olivier faure qui n'est pas là mais c'est tant mieux parce que je n'aime pas dire du mal des gens quand du bien des gens temps dont j'avais préparé à l'épée elle était pas très il faut toujours préparer de trois blagues mais du bien des gens quand ils sont là mais je pense que le pari qui a été fait qui était le pari justement des combats communs puisque c'est comme ça qu'on est ensemble et nommé le premier texte qui a conduit un rassemblement pour les élections européennes un rassemblement qu'on espérait plus vaste mais qui était déjà un embryon de ce qui devrait arriver plus tard eh bien ça s'appelait les combats communs parce que le prg le principe le principe c'était assez simple et ça reste à mon avis l'actualité c'est à partir du moment où on est capable d'envisager des combats qui marque une différence très nette avec le libéralisme et nationalisme à partir du moment où on est capable d'envisager des combats qui font un projet et qu'on est capable de les envisager ensemble alors il n'y a aucune légitimité au fait d'avoir plusieurs offres politiques en compétition sur le même espace idéologique auprès des électeurs le retour d'expérience le retour d'expérience de ces élections européennes c'est quand même l'amour des militantes et des militants mais aussi ce sentiment étrange d'absurdité sur les plateaux de télé où finalement on a plusieurs candidats dont je faisais partie et qui répète qu'il faut une europe plus sociale plus démocratique et plus écologiques ou une europe plus écologique plus démocratique et plus sociale ou une europe plus démocratique du social et plus écologique et que tout le questionnement qui doit être le nôtre aujourd'hui c'est de tirer les leçons de cette expérience qu'on vient de vivre qui est l'expérience des européennes il ya une immense bonne nouvelle qui nous vient des européennes cet immense bonne nouvelle c'est qu'il y à 30% des électrices et des électeurs qui veulent une alternative sociale et écologique au libéralisme et au nationalisme il y à la fin d'une mystification qui était le ni droite ni gauche d'emmanuel macron on sait désormais que la france a un président de droite qui mène une politique de droite qui est une sociologie électorale désormais clairement de droite et qu'il y à 30% aujourd'hui alors même qu'on n'a pas réussi à créer de dynamique unitaire des lecteurs et des lectrices qui peuvent se reconnaître sur des combats communs a opposés au libéralisme et au nationalisme et cette immense mais la suite est plus compliqué la suite des bucs ont lié cette immense bonne nouvelle elle se double d'une forme de d'exigence ou déjà de quasi impasse qui est la question fondamentale comment on fait pour que au lieu de quatorze + 6 + 6 + 3 + 2 on est 30 et cette question qui semble tout simple mathématiquement pose en fait des problèmes immenses et je veux lever tout de suite un malentendu sur des déclarations récentes que j'ai pu faire il ne faut pas il ne faut pas supprimer le 14 le 6 le 6 pour arriver à 30 par contre par contre il faut s'inscrire dans une forme de fidélité à l'histoire qui est la capacité à dépasser sa propre structure je dis parfois en mots plus crue ce qui est je pense le coeur de la philosophie de votre premier secrétaire qui était celle du dépassement et qui s'inscrit dans l'histoire du socialisme puisque le fondateur du parti socialiste il me semble est quelqu'un qui a dans la fidélité à l'histoire du socialisme su dépasser des structures qui étaient faibles s'appelait le congrès d'epinay pour créer le véhicule idéologiques culturelles et politiques qui permettraient à la gauche qui était alors dans une situation peut-être pire qu'aujourd'hui de reprendre le pouvoir vous savez que je ne suis pas mitterrand à tous mes discours mais il se trouve que là on serait bien inspiré de revenir à ce geste originel qui a rendu possible en fait l'arrivée de la gauche de transformation sociale au pouvoir et donc cette question elle suppose une capacité donc à se dépasser en tant que structure politique et c'est pas une question qui s'adresse juste au parti socialiste elle s'adresse à nous tous et elle s'adresse aussi aux verts qui viennent de remporter le plus grand score aux européennes et ça doit être ça notre obsession comment on arrive à faire vivre ces 30% qui donne une chance à une alternative sociale et écologique au libéralisme et au nationalisme et pour ça mon avis je vais pas m'éterniser il ya trois commandements qui vont rejoindre des choses qui ont été dites autour de la non table depuis le début la première des choses c'est qu'il faut et bien accepté de rompre de manière très claire avec ce qui a été un peu une dérive qui a servi de fossoyeur de la social démocratie européenne qui était le social libéralisme c'est à dire qu'il faut revisiter ce qu'est le creux des risme le blairisme est vraiment comprendre à quel point l'offre qui permettra de créer cette alternative sociale écologique sera en rupture avec cette gauche des années 2000 en europe il faut et je pense que ça c'est déjà fait c'est à dire que ces actes et emmanuel à prendre nous a beaucoup aidés d'ailleurs puisque tout ce qui était en ambiguïté par rapport à cette question onze partis ouais on fait la queue pour entrer dans les ministères donc ça là dessus au moins il ya un bilan positif à son quinquennat et qui il a fait le ménage à gauche mais il y a une deuxième obligation et cela est plus compliqué c'est comment on arrive à faire émerger au delà des combats communs parce que là je suis d'accord on sera dans la rue ensemble on sera dans les plateaux ensemble on sera dans le combat culturel ensemble on sera partout ensemble pour mener des combats mais qui sont souvent des réactions des réactions à ce que emmanuel macron propose des réactions aux réformes qui sont portées par le gouvernement des réactions souvent louable merci boris contre des privatisations comme cette date d'épée mais qui sont des baies merci morice et valérie enfin merci toulon mais tu es le représentant a aussi sur ce plateau et à tous les parlementaires socialistes qui ont initié cela mais ça sera des combats de réaction donc comment est ce qu'on fait pour autour de ces combats communs et bien faire émerger un projet commun et pour ça il va falloir avoir et c'est le moment de le faire aujourd'hui parce qu'il n'ya pas les présidentielles dans quinze jours mais comment on va faire émerger un cadre idéologique commun et ce cadre idéologique commun on est tous d'accord pour l'appeler la social écologie c'est le thème du campus mais qu'est ce qu'on met dans la social écologie quels sacrifices chaque partie de cette gauche va devoir effectuer pour définir ensemble une social écologie comment est-ce qu'on sort du productivisme et là d'ssus des expressions du type croissant sur ne vont pas suffire c'est à dire qu'il va falloir vraiment revisiter les différents logiciels politique du côté du socialisme en scène et la conversion est déjà en train d'être fait mais on va devoir renoncer à cette tradition productiviste on va devoir comprendre comment dans un cadre de croissance limitées ou dans un cadre limité en général on peut assurer l'égalité sociale et une politique redistributive et du côté écolo il ya aussi une révolution culturelle à faire parce que l'écologie c'est d'abord né comme une contre culture comme quelque chose qui regarde un mouvement qui regardent la puissance publique l'autorité publique comme avec méfiance avec défiance et que finalement si on veut que l'écologie politique soit une offre qui puisse exercer le pouvoir qu'ils puissent transformer la société il va falloir passer une écologie républicaine c'est à dire à une écologie qui est assume de réhabiliter la puissance publique qui assume d'être le moteur de cette réhabilitation est donc fait cette révolution idéologique de part et d'autre elle doit avoir lieu maintenant parce que justement il n'y a pas ce tic tac oppressant de la question des prix dans celle ci on commence à discuter des projets de l'idéologie des idées en 2021 on sait qu'il y aura déjà d'autres offres et je dis ça pourquoi parce que c'est trop facile d'expliquer la division la division elle m'a hanté par simplement la question des égaux ça c'était facile quand on pose une question et une caméra pour répondre à deux secondes oui bah c'est dommage yannick jadot son ego au machin mais où benoît hamon sont égaux mais en fait c'est pas ça le fond du le fond du fond du fond du fond du problème c'est pas que les égos c'est aussi des questions de divergences idéologiques de tradition ou de culture politique qui va falloir mettre sur la table maintenant sinon on aura encore à nouveau le même problème quand les présidentielles vont arriver et là le troisième impératif qui est donc qu'on se pose tous cette question est ce qu'on veut vraiment conquérir le pouvoir ou est-ce que l'enjeu c'est juste d'avoir une domination culturelle à gauche et ça c'est une question qu'il faut vraiment se poser parce que quand on regarde nos attitudes respectives on se on peut vite se contenter d'être dans une position de contre de refus de rejet de contre g722 monde alternatif dans lequel le libéralisme sera extrêmement heureux de nous maintenir et c'est un confort intellectuel franchement je vous dise à ne pas exercer des responsabilités politiques et un confort intellectuel parce que vous êtes beaucoup plus libre dans votre expression et vous n'avez pas à vous soucier de savoir si c'est réaliste ou pas ce que vous proposez mais il il faut reprendre ils vont reprendre goût à cette idée que la gauche est appelé à exercer le pouvoir et le risque le risque d'un scénario à la polonaise ou ou à d'autres de commun à d'autres pays où finalement il ya une gauche culturelle qui existe qui peut faire des supers meeting comme aujourd'hui mais au moment des élections on sait que ça se jouera entre libéraux et des nationalistes et donc il va falloir qu'on qu'on se pose cette question et si la réponse est bien c'est qu'on veut et qu'on doit on a l'obligation de reprendre le pouvoir est bien là la question qui se posera immédiatement et qui sera beaucoup plus facile à résoudre qu'on ne le croit c'est la question de la modalité et là-dessus ya une certitude c'est que si on a réussi le travail idéologique le peuple de gauche ce qu'il existe c'est lanouf c'est la confirmation nous a été donnée par les européenne obligera à ce qu'ils aient une offre politique commune mais tant qu'on n'a pas fait la clarification idéologique on n'arrivera pas parce qu'il y aura toujours des bons arguments pour ne pas rayer réaliser cette union serrés lorsque ce que j'ai entendu finalement quand même beaucoup de vous tous c'est quand même rassurant que il ya eu des paroles très très différentes et avec des perspectives différentes mais il ya quand même on voit bien les valeurs communes sont évidentes je ne vais même pas y revenir mais il ya aussi ce constat qu'on a tous besoin de rechercher à la fois une forme de radicalité la question c'est peut-on se mettre d'accord sur les même radicalité et aussi comment est-ce qu'on traduit ça dans le concret dans des projets très concrets et du coup j'aurais peut-être revenir d'abord vers frédéric sève et le projet le pacte du pouvoir de vivre comme comme exemple c'est à dire que le politique avant qu'on revienne à la question de comment est ce qu'on construit un projet politique c'est peut-être important aussi justement que dans nos démarches de partis politiques qui tentent de s'inventer ou de se réinventer aujourd'hui que on n'oublie pas que les revendications qui viennent des mouvements associatifs qui viennent des mouvements syndicaux sont ceux c'est toujours ça qui d'abord nourri la gauche nourrit le mouvement à gauche et que le rôle des partis politiques c'est aussi c'est d'accompagner ses mouvements et de leur trouver des débouchés politiques de leur trouver des projets politisant équipes qui peuvent les incarner que ces combats là et donc peut-être repartir du terrain à des associatifs et du syndical avant qu'on revienne sur la question de la construction politique la question redoutable libre à vous de puiser dans ce que disent les organisations les associations les syndicats libres à vous je discute de ce point de vue là ça c'est open bar après comprendrait bien que la démarche ne peut pas être de nourrir une quelconque politique donc après bon contes et d'histoires on sait aussi ce que sont les appareils militants et des parentés bon mais du point de vue en tout cas des organisations qui sont les nôtres les choses se font se feront mais j'insiste pour nos démarches sont pas les mêmes on n'est pas sur le même plan notre démarche nous c'est de faire aboutir alors pour le coup c'est pas deux c'est légitime de vouloir prendre pouvoir notre ça n'est pas notre objectif notre objectif à nous c'est de faire aboutir des mesures des propositions des choses de faire que certaines alors imparfaitement partiellement forcément mais ajouté on ne se cale pas sur sur les échéances électorales et encore une fois je dis pas ça comme critique c'est juste que les domaines ce ne sont pas les mêmes il faut pas attendre de nous que l'on que l'on à rabat sur sur une timing des contraintes qui ne sont pas les nôtres moi si on si demain elle avait la voix peut-être pas demain mais la semaine prochaine on arrive à faire passer une mesure qu'on juge bonnes globalement et bien ce sera tant mieux ça sera tant mieux ce sera tant mieux donc bon c'est mais encore une fois ceci simplement pour dire chacun a ses contraintes ses structures mais notre souci nous du moins la démarche du pape du pop art de vivre j'insiste bien c'est pour ne pas le dire autrement parce qu'on puisse le dire mieux remontrer que l'action politique l'action collective plus que politique l'action collective est possible que face à des urgences climatiques sociale il a répondu c'est ni le catastrophisme me dire on va tous mourir et serhani le la seule façon de s'en sortir c'est l'autorité et l'autoritarisme c'est bien de dire oui on peut à condition de se coaliser de se mettre alors ça ne lutte pas la dimension politique mais c'est une dimension qui existe à côté et puis là je vais peut-être un peu un poil plus taquins jeunes l'ip encore une fois je ne nie pas l'intérêt de l'action politique mais je en tant qu' en tant que syndicat en tant que militant belge aurait déjà dans mon histoire je crois je suis à peu près certain qu'un bon compromis mais quand je dis un compromis un compromis social un bon compromis et plus durable qu'une majorité c'est à dire que ce qu'on peu ce qu'on fait parfois par dessus la barrière est souvent dit pas toujours mais souvent plus structurant plus durable pour un pays que ce qu'on fait que d'un côté de la barrière ça ne lutte pas encore une fois la dimension politique mais il faut penser à ça et c'est aussi notre rôle à nous organisation de porter ça maintenant que je suis super content d'être venu mais je voudrais quand même vérifier ce que j'ai entendu après l'intervention de raphaël glucksmann donc il vous a quand même dit vous avez suivi au sortir du productivisme faut quand même remettre au fond des mois en cause le logiciel et standing-ovation bien c'est quand même un bon idéologique en quelques secondes qui m'a presque un peu surpris me voilà presque ration c'est à dire que moi je vous avez bien compris qu avec raphaël même si on n'est pas parti du du même environnement normalement on propose à peu près la même chose c'est dire que tous ceux qui sont autour de ce projet qui est arrivé en tête des européennes qui est arrivé en tête des européennes que tous ces gens là discutent se rassemblent fassent des offres communes mais 100 m évidemment aucun sujet sous la table c'est-à-dire le la gauche plurielle le yalta des gauches le plus petit dénominateur commun ou je te donne ça mais c'est un peu périphérique tout ça ne marchera plus on est bien d'accord là dessus ça c'est un point sur lequel pour qu'on soit extrêmement clair ça ne marchera plus comme ça c'est à dire il faut bien construire un projet cohérent qui répondent aux enjeux quantitatif sociaux et environnementaux et c'est très lourd je vais reprendre que le que la question climatique parce que c'est le sujet que je connais le mieux on sait que globalement pour la france tienne ses engagements il faudrait mettre entre l'investissement public et privé aux alentours de 70 milliards d'euros par an on est à peu près la moitié donc avec plus d'un point de pib dont là dessus et on va dire entre 5 et 10 milliards d'argent public c'est plus que le cic ça va être un effort considérable mois le parti socialiste m'intéresse énormément je vais dire un peu différemment ce qu'a dit raphaël glucksmann dans le fait qu'effectivement je ne pense pas cet objet le répéter le tout est que lv tel qu'il est aujourd'hui ce sera la mission à la capacité à quelques milliers d'adhérents d'assumer la totalité du pouvoir c'est clair il ne peut pas accéder seul ou pouvoir al'inverse le parti socialiste a une habitude de la gestion 1 à des réseaux 1 qui assument le pouvoir complètement d'accord mais il a un peu perdu tout cas quand on regarde le bilan quantitatif les objectifs quantitatifs en cours de route donc il faut qu on recoupe tout ça mais ça va être un effort considérable ça veut dire par exemple une taquinerie que j'adore un que vous êtes obligé de vous reposer la question il ya beaucoup de grands élus dans la salle dont certains avec qui je travaille étroitement que tout le logiciel qui a permis de gagner les territoires de gagner notamment les grandes villes parce que le maire socialiste était meilleure dans la compétition internationale pour faire briller sa métropole ce logiciel là peut marcher pour gagner municipal ne peut pas marcher pour répondre aux grands enjeux donc là il ya besoin d'aller très loin dans le fait de se remettre en cause et on est dans ce moment là donc moi je suis venu là parce que je pense qu effectivement les écolos seuls ne peuvent pas assumer et accéder au le pouvoir qu'on a besoin effectivement de la totalité de la gauche mais à condition qu effectivement on soit bien d'accord que les objectifs qu'on peut définir ensemble sans grande difficulté autour de ce cercle soit déclinée dans des politiques publiques qu'il faut sacrément assumer derrière et qu'on n'a pas assumé dans les années 2000 donc on est dans ce moment là donc comme vous avez frénétiquement applaudi tout à l'heure je voulais vérifier c'était bien ça que l'habit applaudi oui en fait je sais que j'ai un peu mis les pieds dans le plat mais j'ai l'impression quand même qu'on est à peu près d'accord c'est à dire que moi quand j'ai dit il faut qu'on sorte du productivisme le revenu universel d'existence la réduction de temps de travail etc et d'abord travaillant sur le projet et ne mettons pas d'ores et déjà des personnes en orbite dont on sait que potentiellement ça va créer plus de divisions que d'union c'est quand même dire parlons du projet non mais c'est juste bien moi j'ai parlé du projet donc après une question sur le fond oui mais je l'avais oui mais en fait enfin si non mais si on s'invite ici et qu'on se fait tous nos universités d'été et qu'on a envie tout le monde tout le temps mais qu'on parle jamais des sujets qui fâchent en fait on serait au même point en 2020 2 pour moi je suis désolé je on parle aujourd'hui on est là pour parler aussi de ski de ce qui va pas et de comment on avance et c'est d'ailleurs ce qu'ont dit les uns les autres mais je voulais juste réagir à un élément qui a été dit en dix ans mais finalement on va pas faire le concours lépine de l'innovation sociale et politique de la gauche mais si parler aujourd'hui la raréfaction du travail de la précarisation du travail de la souffrance au travail avec le burn out et avec des gamins qui est aujourd'hui se tue le dos à les livrer des gens chez eux pendant que d'autres ont assez d'argent pour manger des livres où tous les soirs si ça ça c'est pas le concours lépine de l'innovation ça c'est la vie réelle que les gens vivent au quotidien et donc c'est ça être utile aux gens et c'est là où je te rejoins oui il faut qu'on sache comment on est utile aux gens mais être utile aux gens demain c'est réfléchir à cette question du revenu universel c'est réfléchir à la nouvelle répartition des richesses que ça veut dire et c'est réfléchir aux nouvelles protections sociales concret voilà donc on est d'accord on le dit peut-être pas de la même manière je pense qu'il ya plus de points d'accord que des accords donc voilà ne créons pas non plus de deux faux faux débat raphaël tu voulais intervenir je voulais réagir à ce que tu disais sur le compromis ne sait évidemment il ya des différentes temporalités et il ya différents modes d'action qui sont à mon avis tous les deux consubstantielle à la sauvegarde de la démocratie c'est à dire que le mépris pour les corps intermédiaires et pour la temporalité des corps intermédiaires est une menace pour la démocratie et et de la même manière l'action politique est consubstantiel et on peut le dire nous parce que la place publique en fait on s'est rassemblés c'était des gens dans leur écrasante majorité qui n'avaient pas de carte dans les partis politiques et qui venait plutôt des ong de la société civile et qui encore aujourd'hui quand on discute entre nous on a des fois l'impression et même moi que quand on dit politique c'est un peu sale et en même temps nulle part cette conscience qu'à un moment il faut franchir l'étape est entré dans l'arène politique parce que à la fin des fins défunt défunt oui le compromis et est fondamentale et sûrement plus durable mais quand on est face à des pouvoirs qui se durcissent les options politiques qui se durcissent le compromis sera deux de moins en moins possible et il faudra des choix politiques et face par exemple à la question du dérèglement climatique évidemment qu'il faut que la société se mobilise évidemment que c'est extraordinaire les organisations de la société civile qui se mettent ensemble pour avancer des propositions évidemment mais à la fin des fins il y aura des choix politiques à effectuer et ses choix politiques bien sûr ils se feront sous la pression de la société civile mais ils se feront par le contrôle des institutions et que si les cinq plus grandes compagnies pétrolières au monde ne sont pas des branchés par les états et bien et si elles remplissent leur cahier des charges en matière d'extraction et bien on peut faire tout ce qu'on veut dans le reste de la société on aura perdu la lutte contre le dérèglement climatique et sa seule les états peuvent le faire seuls donc la prise du pouvoir politique permet d'assurer que ce soit fait à condition qu'ils aient cette rénovation idéologique profonde et ont quand même nous on dit alors que encore aujourd'hui quand on a nos réunions de place publique on est à mi chemin entre la volonté de s'engager en politique de manière extrêmement ferme parce qu'on sait qu'il n'ya pas d'alternative à cela et une culture de syndicats ou de société civile c'est à dire que on a essayé de faire le pont et d'autre part et je m'arrête à ce que je commence à la mélenchonisation été la parole mais mais mais et d'autre part d'autre part à gc ou d'autres de vote d'autre part il y a il ya une certitude c'est que cette rénovation est idéologique elle se fera à mon avis sous l'impulsion et sous la direction même de cette société civile c'est à dire des acteurs de la gauche sur des questions extrêmement précise c'est à dire de l'aube 102 l'obsolescence programmée à la question de la fraude fiscale ce seront les ong les acteurs de la société civile qui vont en fait prendre le lead sur cette rénovation idéologique et sans ce foisonnement l'a simplement dans des discours discussions entre partis politiques on n'y arrivera pas et c'est aussi une des leçons à mon avis de la question des européennes c'est pour ça qu'on on avait fait les choses vite et on a voulu réunir les partis politiques on a compris tout ce que faut que ce soit plus large que ça c'est à dire que en réalité comme on a le temps là eh bien il faut faire ça sous les yeux du public et est que ces discussions idéologiques soient connus de tous comme ça on assume complètement ce bouleversement et on aurait même plus besoin ensuite d'essayer de vendre le produit final le communiqué final le projet final puisque la réalisation elle même aura été sanctionné par le public non simplement à ce stade pour dire que en réalité dont le travail que nous avons accompli il faudra nécessairement parler de tout et accepter d'avoir tort je le dis pour chacun de ceux qui sont là à accepter d'avoir tort ne pas être engoncé dans ses certitudes parce que dans les dernières élections présidentielles tout le monde a perdu dans les élections initiatives toutes les tendances politiques ont perdu et nous en sommes là et même dans ces élections européennes même si europe écologie les verts est arrivée bien devant en réalité est ce qu'il ya une gauche qui a été sortie victorieuse de ses yeux le constat qu'on peut en faire malheureusement c'est non et nous avons perdu des bras pour qui pour la question sociale et pour la question écologique et moi comme j'allais dire je n'ai lu chez lui depuis deux ans je n'étais pas membre du parti socialiste je les rejoins quand beaucoup ans partait on s'est croisé j'aurais dit salut les gars on se reverra mais moi je les fais parce que je l'avais la série je l'avais chevillée au corps l'écologie c'est pas un gros mot le socialisme ne l'est pas non plus et c'est je crois la nuance des deux qui va nous permettre de surmonter un certain nombre d'aidés difficulté aujourd'hui moi je souffre chaque jour quand je reçois dans ma permanence des gens dont les vies sont invivables de le laisser dans cette situation je ne supporte pas cette espèce de sentiment d'impuissance que nous avons consentis depuis trop longtemps parce que c'est le procès que nous pouvons nous faire à nous mêmes c'est ne pas avoir combattu pour la république jusqu'au bout là le mot et de jaurès n'est pas d'un radical et je sais qu'on a un patrimoine teta patrimoine commun des comptes nous sommes face à ces urgences d urgence sociale des urgences écologiques nos petit confort personnel n'ont aucune espèce d'importance alors oui comment on travaille et m'ont trahi en se mettant autour de autour d'une table preuve une base revenu universel parlons tous à l'eau question sous conditions de ressources revenus ou allocation universelle moi à titre personnel je préfère des droits pour tous que des allocations pour certains posons nous la question démocratie aujourd'hui je parlais de 6 arrive mais c'est le déficit permanent avec emmanuel macron on est un parlement fantoche qui ne sert à rien vous êtes pardonnez-moi des organisations syndicales maltraités fouler du pied on a besoin d'une démocratie vivante et on a le tort d'avoir un président la république qui ne le comprend pas nous en sommes là si la politique est impuissante nous nous changerons rien revenons de la puissance à la politique ayant l'audace et ont une forme de radicalité ayant aussi et ce n'est pas la part maudite de la politique une forme de pragmatisme j'emprunte le mot emmanuel macron mais vous dire nous pouvons changer la vie voilà on a été trop longtemps résigné moi je vous propose d'arrêter la résignation d'être dans une forme de colère de colère constructif tous ensemble parce que je le redis nous ne battons pour ceux qui souffrent ou matin pour sow je le dis avec je le dis avec beaucoup de gravité dans les combats qui sont les nôtres nous avons besoin de beaucoup d'humilité et d'autant de détermination c'est ce que nous faisons depuis deux ans à l'assemblée nationale savez je me souviens mois de cette phrase de riz manioc lit quelques temps avant son décès il m'avait dit vous verrez vous serez tranquille s'est pas trompé on a été 30 il ma ville et vous verrez en 93 on était cinquante sept c'était physiquement oppressant et bien je peux vous dire qu'à 1,29 aujourd'hui c'est physiquement oppressant quand on regarde sur les bancs de la majorité convoi d'anciens camarades socialistes qui ont eu des victoires honteuse mais en plus honteuse que certains de nos défaites dans la fidélité à ce que nous sommes alors oui raphaël l'a dit il y aura du +6 +12 +13 et le parti socialiste tiendra son rang dans cette ce rassemblement plus large que nous mêmes que nous avons essayé de construire les européennes nous n'y sommes pas parvenus comme nous l'aurions souhaité est ce à dire que le socialisme n'a pas d'avenir j'ai la naïveté de penser qu'en réalité ils continuent d'être une lumière quand on est fidèle à la flamme et par la cendre je crois que vous aimez beaucoup boris ballot c'est ce que je vais vous avez raison à la la question on est on est dans l'auditorium on est dans l'auditorium michel crépeau honey honey 2 on est à la recherche de la ville de michel crépeau historiquement michel crépeau disait plusieurs choses que j'aimais bien alors certaines voix des autres moi mais parce qu'il avait ce côté radical qui fait que l'on sait vivre mais michel crépeau disait la politique c'est l'art de l'addition pas de la division et je trouve que cette phase doit être effectivement celle qui guide chacun et chacune d'entre nous dans nos réflexions jeu je le cite d'autant plus que peut-être que le compromis dont tu parles j'aime beaucoup ce mot parce que finalement je parlais tout à l'heure de la république la république est un compromis et donc aucun système n'est jamais absolue jamais totalement abouti il y as forcément toujours des grains et des renoncements dans ce que chacun voulait porter la rochelle et peut-être un beau compromis de ce qu'est l'application écologie sociale au quotidien et dans les années 80 à une époque où c'était pas forcément au centre des préoccupations même si crépeau ministre de l'environnement de mitterrand premier ministre nommé a été c'était déjà un signal et moi je trouve que d'abord ça renvoie un premier signal quand on veut devenir un peu pragmatique en tout cas chercher des résultats parce que je te rejoins complètement ça ne sert à rien de bras c'est uniquement du concept et de la bonne volonté ça c'est typiquement le genre de choses qui nous vaut un effet boomerang est d'abord me dis que finalement un des premiers paris sur lequel on pourra peut-être a lancé la gauche faisait dirt 3 hrs dans les collectivités locales et la décentralisation parce que je parlais tout à l'heure des services publics heureusement que les services publics sont dans leur flamme tenu encore par les maires et par les maires de gauche parce que si on compte sur l'état on peut dire que il se fait rare si on doit parler d'investissements publics minimale obligatoire on parle beaucoup de règle d'or en matière de gestion certaine nous vont bien d'autres - la règle d'or que nous pourrions imposé c'est un minimum d'investissement public obligatoire chaque année tant dans les collectivités qu'au niveau de l'état c'est à dire que tu l'as dit il manque d'investissements publics aujourd'hui sur la question de la transition écologique c'est une réalité on ne va pas se battre contre des évidences on peut aussi avoir une culture de gestion certains d'entre nous soit on gérait en étant élu sont gérés au sein de cabinets on sait de quoi on parle on peut avoir des réalités budgétaires en tête et se dire que malgré tout il y à une répartition de l'investissement public et une part de l'investissement public obligatoirement dédié à la transition écologique et à l'insécurité alimentaire qui devrait être fixé chaque année tant au niveau du budget de l'état qu'au niveau du budget des collectivités ce serait une belle règle d'or d'un or république à sociale retrouvée et puis dire que healy a fondamentalement aussi je crois un discours de vérité on dit je veux bien qu'on ait des débats sans fin sur et on court où la fin du productivisme la croissance verte ou la décroissance mais ils sont importants ils sont importants simplement d'un faire croire à personne que du jour au lendemain parce qu'on dirait on est contre un productivisme vous aveugle ultralibérale on va fermer toutes les entreprises qui polluent on va supprimer toute l'agriculture qui n'est pas encore aux normes on le sait bien qu'on ne le fera pas parce que il faut une réalité qui est aussi que les gens vivent du travail qu'elles gagnent de l'argent et qu'ils puissent travailler bien sûr que le revenu minimum universel est un vrai sujet mais il va quand même pas remplacer tous les salaires de la planète donc mais on est bien d'accord que vous ne l'avez pas dit donc je ne te prête pas à ce propos je dis juste que on doit tendre vers et que la crédibilité de la gauche ce sera la capacité que nous aurons à proposer des sas de transition des sas de transition pour changer de modèle pas de simplement annoncé des révolutions pas de simplement annoncé des concepts qui ferait qu'on aurait d'un coup bonne conscience mais d'être capable de véritablement proposés des sas de transformation accompagnons les agriculteurs qu'ils continuent d'être agriculteur mais qu'il n'est plus à avoir à subir des produits qui leur font mal à eux-mêmes accompagnons les entreprises et renforçant leur participation financière dans la transition écologique parce que le dernier point si ce compromis c'est que le compromis ne peut passer de la part des citoyens que s'ils ont l'impression qu'ils ne sont pas les seuls à payer le prix et que si nos concitoyens sont au fond de convaincus qu'il faut changer le modèle au fond deux convaincus qu'ils n'ont pas envie de vivre des canicules tout le temps ils sont aussi convaincus qu'ils ne peuvent pas tout porter tout seul et qu'il ne doivent pas tout porter tout seul nous devons le dire aussi et je crois qu il faut que nous ayons discours de responsabilité merci alors et on est rentré dans les 10 dernières petites minutes de ce débat donc je vais vous laisser l'opportunité à chacun d'entre vous de dire quelques mots en conclusion revanche vrai que tu voulais intervenir un petit mais parce que je pense qu'il était temps qu'on parle quand même des collectivités territoriales présidentielle est loin municipales sont quand même sont quand même demain effectivement moi je suis convaincu que c'est le aussi le bilan des prochaines équipe municipale de gauche écologistes qui va crédibiliser la remontée vers le pouvoir c'est simple qui est vraiment le calendrier devant nous ce qu'est ce qui veut dire que en fait tu que tu as préparé la promotion de notre appel ensemble sur les territoires w doublé en somme sur le territoire tout attaché c'est vous pouvez signer l'appel il est largement mis à signature puis avec raphaël va falloir qu'on discute comment les différentes initiatives se recroisent en à l'après midi et la soirée pour un pur ça a effectivement il faut qu'on crée des dynamiques aujourd'hui sur les territoires mais ça veut dire aussi ce que je ne cherche pas à provoquer obligatoirement les les applaudissements de la salle sinon notre débat tournera en rond que nous n'allons pas avoir un certain nombre de territoires menée par la gauche qui seront la démonstration inverse et j'attire vraiment votre attention sur le fait même s'il évidemment on n'a plus le projet d'aéroport qui a fait du mal à la gauche qu'on soit pour contre c'est à la difficulté qu'on a eu en discuter nous a fait un vrai mal sur le fond c'est à dire qu' un certain nombre de projets sont aussi des totems pour le monde écolo sont aussi vu comme l'illustration d'une contradiction indépassable donc ce qui veut dire que ce qui va se faire dans les territoires devra être à la hauteur de ce qu'on dit c'est à dire des objectifs quantitatifs sur le climat dans la loi de transition énergétique avec ségolène royal on a mis les outils territoriaux les pct l'estrade est faux il faut aujourd'hui les faire vivre à la hauteur ça veut dire qu'on va aller vers le zéro artificialisation ce qui pose des problèmes pour des territoires gérés par la gauche qui sont attractifs et qui veulent aujourd'hui toujours plus en terme d'attractivité d'entreprises parce que ça permet y compris de boucler le budget non dans la réalité du monde il faut trouver effectivement les équilibres de tout ça et si nous réussissons effectivement à avoir des vitrines qui sont à la hauteur quantitatif et qui ont montré qu'on a dépassé les contradictions ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui alors effectivement nous allons démontrer notre capacité à revenir vers le pouvoir avec un projet attendu parce qu'il est clair que la gauche ne gagnera plus si elle n'est pas crédible sur la question climatique et si elle ne propose pas un nouvel un nouveau modèle de cohésion sociale on le sait mais c'est d'abord dans les territoires qu'on va le démontrer ou pas [Applaudissements] conclusion oui un redoutable compte à rebours qui s'est affichée devant nos yeux là qui nous met une pression folle difficile voudrais pas conclure mais juste bien bien re dire moi je pense alors une quitte évidemment je suis ronde et marché même parallèle de la vaute donc d'être je veux faire un virage pour avoir un peu de connexions j'ai l'impression d'être orthogonale mais j'insiste enfin je sais pas vraiment ma conviction de militants de militant syndical si vous ne vous incarnez enfin comme dassier aussi tout tourne autour de la question de l'alternance présidentielle qui est nécessaire qui est fondamental qui tout ce que vous voulez vous ne vous manquera quelque chose je ne dis pas encore une fois sur le mode de la jonction du conseil c'est papa donneur de leçons mais pour être en phase avec la saisir avec la société elle est tout ce que vous avez vocation à apporter il faut ne pas réduire l'action politique à ça et quand je dis c'est pas seulement vis-à-vis des organisations syndicales mais enfin vous êtes aussi pour beaucoup dans la salle même si je ne vois je ne distingue absolument personne et que je connais sûrement pas tout le monde vous êtes aussi des élus locaux et ça aussi c'est une dimension essentielle d'action publique et en tant que syndicaliste je sais qu'il ya beaucoup de choses aussi à régler dans au niveau local donc c'est pour ça que j'insiste bien ne convient dans une cinquième république qu'on décrit comme un peu l'anarchie c'est un peu ce centralien peu pyramidale un peu tout ce que vous voulez je pense qu'il faut vraiment faire un pas de côté un peu par rapport à ce modèle qui reste trop trop parfois trop structurants parfois un peu étouffant en tout cas c'est ma conviction [Applaudissements] je suis complètement d'accord avec ce pas de côté c'est pas de côté qu'on pourrait qualifier de girondins vis-à-vis du présidentialisme français il n'empêche que cette clarification idéologique elle doit se produire avant les présidentielles elle concernera aussi les questions des territoires et les questions locales et elle et elle est fondamentale mais si moi j'ai un message c'est qu'en fait on on a des raisons d'espérer immense à mon avis le résultat des européennes si on on des zooms et qu'on est plus focalisé sur le résultat de chaque liste c'est quand même qu' il ya une alternative possible et que cette alternative maman elle ne dépend que de nous de chacun d'entre nous de nous à place publique de vous et europe ecologie les verts de vos parties 6 de vos générations de vous chez les radicaux républicain devant l'éternel [Musique] elle ne dépend elle ne dépend que de nous et la vérité c'est qu'il va falloir passer par des moments on va se faire mal les uns des autres on va se heurter la tête contre les murs parce que comme tu l'as dit aucun d'entre nous n'a ce clés en main la solution et aucune tradition n'est entièrement valable mais mais par fidélité parce que qu'est-ce que c'est que la gauche la gauche c'est pas le clivage gauche droite c'est pas quelque chose qui était figée dans le marbre le clivage droite d'abord le contre ou pour le droit de veto contre ou pour la république ensuite pour la république laïque contre la république clérical ensuite enfin plaisir ensuite c'est la république sociale bref ça change ça change de nature et aujourd'hui il ya ce logiciel qui est une opportunité immense dans son caractère tragique même qu'est le logiciel écologique qui est de redonner sens à la puissance publique ce qui a miné la gauche c'est d'avoir consenti à l'impuissance publique c'est d'avoir consenti à l'incapacité qui avait l'état de façonner et les services publics de façonner un territoire de façonner une république de façonner une société et est ce que nous permet le logiciel écologique c'est enfin de remporter cette bataille culturelle qui avait été perdue face au néolibéralisme cette idée que si chacun suit ses propres désirs individuels si finalement la puissance publique ne peut plus réguler les plaisirs des plus puissants d'entre nous eh bien on arrive à une mort collective c'est cette perspective lac restaure l'écologie politique et je suis certain que si on arrive à l'embrasser à lui donner une déclinaison républicaine sociale une déclinaison démocratique c'est ce logiciel qui nous permettra et bien d'être justement fidèle à cette aspiration de goode qui est la gauche qui est que la politique peut transformer la société a inversé les structures de domination est donc cet aggiornamento idéologique c'est une aventure à mon avis propre profondément enthousiasmante et fidèle encore une fois à ce qu'est l'histoire du socialisme français bras oui en conclusion je voudrais parler d'un thème jay plus loin d'eux en conclusion je voudrais parler d'un sujet dont on n'a pas parlé aujourd'hui mais qui me semble fondamental pour bien définir une boussole de ce que doit être la gauche aujourd'hui et demain et c'est la question des exilés et de l'accueil il me semble que s'il ya un sujet sur lequel nous nous sommes égarés collectivement probablement ses vingt ou trente dernières années c'est sur le fait de ne pas avoir de ne plus avoir à assumer l'accueil de l'étranger l'accueil de l'autre et d'avoir laissé se faire enfin d'avoir laissé faire de la mer méditerranée en cimetière et d'avoir aujourd'hui des avocats qui porte plainte contre la cour européenne des droits de l'homme pour crimes contre l'humanité pour ce qui se passe en ce moment et ce qui se passait déjà lorsque nous étions au pouvoir et donc il me semble que c'est un sujet dont je voulais absolument parler aujourd'hui parce qu'il me semble qu'il est fondamental dans ce que doit être la gauche aujourd'hui et notre attitude par rapport à cela détermine défini beaucoup ce que nous sommes et qui nous voulons être et on est dans un moment où finalement les choses sont assez ouverte et en même temps assez terrifiante quand on regarde ce qui se passe au brésil quand on regarde ce qui se passe en russie quand on regarde ce qui se passe aux etats-unis et les personnes qui sont au pouvoir et qui seront peut-être au pouvoir en italie demain on est dans un moment où l'histoire est à la croisée des chemins et nous nous sommes à la croisée des chemins et mais finalement on est aussi dans un moment où tout est possible parce qu'aux états unis il ya aussi alexandra occasio cortese et bernie sanders et elizabeth warren parce que en amazonie et parce que au brésil il ya aussi des femmes aujourd'hui qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits de vivre sur leur terre et qui a aussi des millions de personnes qui se battent aujourd'hui contre le fascisme ou le néofascisme de bol sonar ou parce qu'en italie il ya des milliers des dizaines de milliers de citoyens qui ont aidé et qui ont accompagné des migrants et des exilés alors que leur gouvernement aujourd'hui s'acharne à les persécuter parce que aujourd'hui à hong kong il ya des milliers quasiment 1000 du monde personne en tout cas aujourd'hui qui se bat contre un pouvoir autoritaire et qui font vibrer la démocratie finalement ou l'envi de la démocratie dans leur pays parce qu'en russie il ya aussi aujourd'hui des mobilisations etc on parle de pays dans lesquels allaient manifester c'est c'est dangereux pour soi même et donc on est sur des mobilisations qui sont extrêmement importantes et dont c'est important qu'elle soit soutenue et qu'elle soit aussi regardez donc ce que je veux dire par là c'est qu'aujourd'hui tout est possible le pire mais aussi le meilleur et j'espère qu'on va réussir à construire le meilleur ensemble avec aussi nos frères et soeurs du monde entier voilà merci parce que ce que laurent est très important et je crois qu'effectivement on est à un carrefour y compris de notre histoire politique humaine et je pense que si la gauche doit se réinventer doit le faire évidemment s'adaptant elle doit le faire en innovant elle doit aussi le faire on n'oublions pas d'où elle vient et ce qu'elle est dans je crois ce que nous devons vis-à-vis de nos concitoyens c'est une gauche humaniste une gauche qui n'est pas dans l'ostracisme une gauche qui se dit que finalement son sujet ce n'est pas de décerner des brevets de gauchitude à qui serait le bon ou le mauvais mais de rassembler doit assembler toutes celles et tous ceux qui à la place qui est la leur avec l'histoire qui est la leur ont envie de bâtir quelque chose de nouveau de différent pour peu que ce soit sur la base d'un compromis politique qui soit volontariste pour toutes et pour tous ce qui fait que les radicaux on n'a pas de strass isme envers personne moi je vais pas vous définir le profil de celui qu'on veut pas trouve que ce serait mal commencé un grand discours sur la démocratie je crois qu'il faut d'abord avoir le profil de ce qu'on voudrait et puis tout le monde a parlé démocratie est bien j'allais vous dire à la fin elle sera peut-être le juge de paix mais c'est ce que nous aimons s'il devait y avoir au delà des idées des sujets de personnes eh bien nous trouverons les moyens démocratiques de les régler et je pense que là aussi nous serons en capacité de démontrer que nous ne sommes pas juste là pour expliquer aux autres qui doivent être des grands démocrates et quand c'est nous être un peu moins regardant sur cette question-là terminerai en vous disant simplement je les cite et je ne citerai jusqu'à la fin michel crépeau n'oublions jamais ce qu est je crois le sel de l'engagement des radicaux de gauche mais de la gauche avoir les pieds par terre mais le coeur dans les étoiles c'est le projet que je ne souhaite pour l'avenir j'ai pas de citations michel crépeau comme ça qui me vient spontanément à tf1 en deuxième non simplement pour pour remercier ceux qui ont organisé cette table-ronde au lavoir de l'avoir fait il ya un travail qui était un travail considérable mais je crois que tout nous porte à l'espérance la gauche est une histoire longue les socialistes ont une histoire longue ils l'ont écrite et maintenant il leur appartient de l'écrire je les dis pas pour nous mêmes mais pour toutes celles et tous ceux qui souffrent en replaçant en effet l'homme et le bien commun au coeur au coeur de notre projet et c'est ce que nous devons faire tout c'est tous ensemble chacun ou sommes dans les territoires dans les syndicats parce que fabrique tout est politique en dépit de la charte d'amiens tout est politique voilà merci à vous toutes et vous tous merci merci beaucoup à nos intervenants donc réinventer réinventer la gauche en étant en restant fidèles à nos valeurs c'est ça le défi qui est devant nous donc l'union est un combat mais ces premiers de combat commun merci [Applaudissements] [Musique]
Raphaël Glucksmann