Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio le 05/10/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Vous faisiez votre rentrée politique, pourquoi cette union des patriotes ?
- 0:58RelanceRéponse partielle
Qui va s'effacer au profit de qui dans cette union ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Comment une union pourrait-elle se faire comme Mitterrand en 1981 ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Pourquoi Mitterrand a réussi et pas vous aujourd'hui ?
- 5:13RelanceRéponse directe
Est-ce possible de mettre ensemble ces personnalités ?
- 7:16OuverteRéponse directe
Les Républicains vont-ils aller au suicide en refusant l'alliance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a un électorat de droite, droite libérale de l'argent et de la gauche libertaire. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Je suis plus souverainiste qu'un Wauquiez ou un Ciotti. »
- 18:07Invité politiqueFait
« La France va-t'en guerre au moment où la Russie est affaiblie et où on pourrait faire la paix. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Présentateur20 %
- ?10 %
≈ 50,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio Bercov dans tous ses états, le fait du jour. Samedi, un leader politique a dit ceci,
dans
son fief de hier, dans l'Essonne. Jean Lassalle, Florian Philippot, Laurent Vukier, Marine Le Pen, Eric Ciotti, Marion Maréchal, Eric Zemmour, Michel Onfray, Rachida Dati, Nadine Morano, François-Xavier Bellamy, Jordan Bardella et tant d'autres. Franchement, droit dans les yeux, il y a moins de différence entre nous tous qu'entre Silvio Berlusconi, Matteo Salvini et Giorgia Meloni, qui, comme vous le savez, viennent de gagner les élections en Italie. La seule différence, ajoute cette personnalité politique, c'est qu'elle a gagné et que nous avons perdu. Bonjour Nicolas Dupont
-Aignan. Bonjour
André
Bercov. Vous faisiez effectivement, vous êtes député de l'Essonne, vous faisiez votre rentrée politique.
Alors,
effectivement, on peut se poser des questions, on dit mais pourquoi ? Pourquoi ? Mais en fait, pourquoi ? Parce que ce n'est pas, parce qu'on n'est pas encore, toujours et plus que jamais, dans le tout à l'ego. C'est-à-dire que quand vous dites ça, alors, qui va s'effacer au profit de qui ? Parce que telle est question. Si on fait une espèce de collectif, Mitterrand a fait un programme commun, il a tout compris il
y
a 40 ans, en bonne politique qu'il est, sauf que c'était autour de lui. Alors, comment ça peut se passer ? Sinon, on se demande si les champs désespérés ne sont pas les champs les plus beaux.
Écoutez, deux
choses.
D
'abord, les personnalités que j'ai appelées à l'union des républicains,
des
souverainistes,
des patriotes.
Non, bien au-delà de la droite et de la gauche, car le problème aujourd'hui, ce n
'est
pas la droite, pas la gauche. Emmanuel Macron a un électorat de droite, droite libérale de l'argent et de la gauche libertaire. Donc, il a synthétisé des gens
de
gauche et de droite favorables à un système mondialiste
qui
est en train de piller la France.
Et pas seulement la
France.
Oui, mais il
obéit, en fait,
vous avez raison. Il obéit à un système mondialiste et il est le petit télégraphiste. Il est le gérant de la succursale France, d'un système mondialiste, qui pille les classes moyennes, etc. Je ne
vais
pas revenir là-dessus, vous connaissez par cœur. Face à ça,
je
regrette que depuis des années, des personnalités qui ont des différences,
pas
seulement des égaux, qui ont des différences programmatiques. Je suis plus souverainiste qu'un Wauquiez ou un Ciotti. Je pense que la question de l'Union européenne est fondamentale et qu'il faut s'en libérer.
Mais,
malgré tout, il y a plus de proximité entre un Éric Ciotti pour rétablir la sécurité et moi qu'avec l'équipe de Macron, bien évidemment. Et je dis simplement à toutes ces personnalités,
est
-ce qu'il
n'y a
pas un moment où il faut se mettre autour de la table ? Se réunir, non pas pour gommer nos différences, mais pour un programme de salut public, de salut public,
qui
permette de dire aux Français, voilà, Macron a uni les mondialistes de gauche et de droite. Eh bien nous, nous unissons les amoureux de la France, d'une certaine idée de l'indépendance, de la République, de l'autorité, de la famille, de la libre entreprise, voilà. Tout simplement, ce n
'est
pas sorcier. Et quand je le dis depuis longtemps, parce que je reconnaissais qu'en 2017, j'étais le seul à briser le tabou du soutien à Marine Le Pen, qu'est-ce que j'en ai pris plein la gueule ? Mais parce qu'elle était au second tour face à Macron,
et
je ne voyais pas pourquoi je ne choisissais pas. J'ai choisi, après j'ai créé les amoureux de la France en 2018, ça a foiré, je vous
le
dis franchement. Après j'ai demandé une primaire ouverte, avant la présidentielle de 2022. J'ai dit, il faut une primaire des Patriotes, et puis ce ne sont pas les partis qui choisiront, c'est la base qui choisira le meilleur candidat. Ça a foiré, et on a été trois candidats Patriotes, Zemmour, moi et Le Pen. Et puis il y a eu Pécresse,
et
puis il y
a
eu etc. Bon, donc, il y a un moment, le pays est en train de crever sous nos yeux.
Et
on va continuer pareil ? Et à l'extérieur, Mélanie, Berlusconi, Matteo Salvini, qui ont de vraies différences idéologiques. Bien sûr. Un passé, on ne
peut
pas dire Berlusconi soit la crème de la crème entre nous. Non,
mais
il y a un moment, ils ont su se dire, bon ben on a plein de différences, on ne
s
'aime peut-être pas, nos électeurs ne
s
'aiment peut-être pas entre eux,
parce
que l'électeur de Berlusconi n'aime pas l'électeur de Fratella Italia, etc. Mais
il
y a plus que ça, il
y
a la défense de l'Italie. Et donc nous, est-ce qu'on ne peut pas faire pareil ? Parce
que nos
électeurs l'attendent, André Bercoff,
ils n'en peuvent
plus de nos égaux, et d'eux aussi de nos différences programmatiques,
qui nous disent démerdez-vous. Est-ce que ce n'est... Entendez-vous ?
Oui, redémerdez-vous, entendez-vous.
Oui, ils ne veulent pas rentrer dans les détails. Non, non, mais pardon. C'est notre
boulot. Non, mais ce n
'est
pas le problème. Le problème, c'est, expliquez-moi pourquoi ce que Mitterrand avait réussi il
y
a plus de 40 ans avec le programme commun, rappelez-vous, vous dites que les différences le Parti communiste et le Parti socialiste de Mitterrand, je pense que ce
n'est
pas la même chose, c
'est moins
que l'on puisse dire, avec les radicaux de gauche, n'en parlons pas. Bon, il a fait le programme commun, en disant la gauche, la gauche, la gauche, enfin c'était l'époque, c'était les années 70-80, très bien. Aujourd'hui, moi l'impression qu'on a fait, je ne suis pas le seul, c'est qu'on a l'impression d'une mission impossible, de mettre ensemble, parce que chaque fois que ça se passe, effectivement, je reconnais tout à fait, je crois que tout le monde reconnaît, que vous avez fait en tout cas quelque chose en ce sens, et des efforts en ce sens. Simplement, est-ce que c'est possible ?
Puisque dès que quelque chose est tenté, chacun retrouve ses marques, ses territoires, et il dit, bon, écoutez, ça ne
fait
rien, il y
a
les Européennes, on va se compter aux Européennes, etc.
Alors,
d'abord, il y a une célèbre phrase, mais je ne
vais
pas la citer bien, parce que je ne m'en souviens plus clairement, mais c'était parce que c'était impossible, on l'a fait. Je ne
sais
plus qui c'est Twain, non ? Je ne
sais
plus Marc Twain. Oui, parce que
je
ne
sais
plus
la phrase, mais je ne sais
plus.
Bon,
il y avait une célèbre phrase. D'abord, deux choses. Un, pourquoi on n'y est pas arrivé
? Je
crois qu'il
y a
plusieurs choses. D'abord, il y a les égaux, chacun veut être le chef. C'est le problème de la présidentielle, mais Mitterrand a réussi, Macron a réussi dans son domaine, à faire la percée. Bon, donc il y
a
un problème de chef, c'est vrai.
Il
y a un autre problème, un blocage fondamental chez nous, qui est différent de l'Italie, de la Suède et d'ailleurs, c'est que les LR,
les
LR non-macronistes, les républicains non-macronistes, parce qu'il y en a qui vont tous petit à petit passer chez Macron. C'est déjà fait
en grande partie. Mais c'est normal, je veux dire,
on va prendre un exemple, M. Wörth. M. Wörth, il est proche de Macron, il est passé chez Macron, ce n
'est
pas simplement de l'arrivisme. C
'est qu'il est d'accord.
Et il y en a qui sont d'accord avec Macron, c
'est la droite
libérale, orléaniste, européiste,
ceux-là. Pourquoi les autres, ce
qui est intéressant, c'est pourquoi les autres ne franchissent pas le pas ? Oui, pourquoi ? Pourquoi par exemple un Wauquiez, un Ciotti, pourquoi Guillaume Pelletier, qui est un type très bien, a été obligé de partir ? Parce qu'en fait, il
y
a une pression de la pensée unique, du système médiatique français, qui m'a accablé, souvenez-vous, comme j'étais insulté. Et toute personne qui se dit, tiens, je vais faire alliance avec le Rassemblement National,
qui
n'a rien à voir avec celui de Jean-Marie Le Pen, c'est le diable. Ça, c'est le verrou médiatique français.
Et vous pensez qu'il tient encore avec 90
députés ou 49 députés
du Rassemblement National ? Je me demande
parfois si
les Républicains vont aller au suicide
jusqu
'au bout pour ne pas comprendre qu'il faut une alliance. Ça ne veut pas dire abantonner notre identité. Moi, j'ai soutenu Marine Le Pen au second tour,
j
'ai toujours refusé, je lui ai dit à Marine Le Pen, je lui ai toujours refusé d'adhérer au RN, je suis debout la France, on est différents, on a des nuances. La société politique française médiatique
n
'aime pas les coalitions. Ils veulent soit la fusion-absorption. Sauf à gauche.
Sauf à gauche.
Attention. Sauf à gauche. La NUPES,
regardez.
Jean-Luc Mélenchon, à
son échelle, a
fait la
NUPES. Les autres sont en
enchantillent incapables. Premier point,
il y a le blocage médiatique qui reste pour des leaders LR qui sont paralysés. Donc, ça doit venir de la base. Et moi, j'ai beaucoup de maires LR en ce moment qui nous rejoignent, des maires ruraux, qui rejoignent debout la France. Ils n'ont pas envie d'aller au RN, mais ils voient bien que debout la France,
c
'est une sorte de sas. Intéressant. Donc, premier point. Il y
a
un deuxième point, c'est les égaux, les petites phrases. Moi, j'ai réussi à être candidat à la présidentielle, alors avec un score pas souhaitable, mais j'ai jamais critiqué Marine Le Pen, ni Éric Zemmour, ni Valérie Pécresse. J'ai évité de le faire. J'ai fait la campagne présidentielle et j'ai refusé les petites phrases. Évidemment, j'ai eu 2%. Mais Éric Zemmour n'a pas arrêté d'insulter Marine Le Pen. Je trouve ça stupide. Et je lui ai dit. Et je lui ai dit, arrêtez vos conneries. Est-ce que déjà vous pouvez vous respecter entre vous ? Et après,
troisième
leçon, c'est que j'ai dit aussi à Marine Le Pen, arrête de croire que tu vas absorber tout le monde dans une volonté d'un parti unique. Il y a cette volonté, cette tentation en marche, l'UMP à une époque, c'est je ne tolère pas la coalition, je ne tolère pas la différence.
S
'ils ne comprennent pas
qu
'il faut se respecter, travailler ensemble, garder nos identités, faire ce qu'avait fait Mitterrand, faire
ce qu'a fait Mélenchon. Un programme commun. Un programme commun. Un programme commun. Un programme commun, c'est pas compliqué. On
sait ce qu'il faut faire, il
faut
rétablir l'ordre,
il
faut bloquer l'immigration, il faut produire français, il faut sauver l'hôpital, il faut faire des économies sur les fausses cartes vitales. Moi, le programme de 10 points, je vous le rédige en un quart d'heure sur une table. Bien sûr, c'est pas le problème.
C
'est
possible. Mais alors,
il y a la question de la souveraineté. C
'est
vrai qu'il bloque aussi. Vous voulez dire Frexit ou pas Frexit
? Voilà, Florian Philippot,
je lui dis, il a raison sur l'analyse globale. Je partage son analyse. Mais les Français ne sont pas mûrs aujourd'hui. Donc ça ne sert à rien de leur faire peur sur le Frexit, alors qu
'il
suffirait déjà d'arriver au pouvoir pour, par exemple, rétablir le prix de
l
'électricité nationale, pour dire à Bruxelles, ça suffit, pour dire Van der Leyen, tais-toi. Sinon, il y en a qui le font, il
y
a Orban qui le fait. Pourquoi nous,
on
ne
peut
pas le faire ? Donc, ce que j'aimerais,
c
'est que, compte tenu de la gravité de la situation, compte tenu
de
l'exaspération de nos électeurs,
qui
n'en peuvent plus de nos histoires, il y ait une pression de la base. Je crois qu'on arrivera à cette union
si
la base fait pression et qu'elle nous oblige
à
nous unir pour éviter que Macron trouve un successeur, parce que c'est ça le danger. C'est que Macron dure 4 ans et demi et détruise la France, et qu'on
ait un successeur, qu'il soit le
maire ou un Philippe. Alors là, c'est la mort du pays. Moi, je veux éviter ça, et j'aimerais même qu'il
y ait
une dissolution avant, qu'on ait une coalition, parce que si on avait
fait la
coalition...
Il a
proposé pour la réforme
de
retraite, si on ne l'avait pas,
on fait dissolution.
À
condition, André Bercoff, qu'on soit capable de présenter, comme l'a fait Mélenchon, une coalition, on répartit les circonscriptions, et je peux vous dire que si on l'avait fait en 2017, il n
'y
aurait pas eu 89 députés RN et 60 LR,
nous
aurions eu 300 députés d'une alliance des amoureux de la France. Et aujourd'hui, nous aurions peut-être la majorité. Donc, ce que je veux dire, c'est que c'est possible. C'est possible parce que les Français sont mûrs, et qu
'il
y a urgence.
Alors, maintenant,
si j'avais la solution...
Non, évidemment,
vous la sorterez, il y a du chapeau. Mais pardon, pardon Nicolas,
est-ce que franchement, est-ce que le problème, moi je crois que... Mais je peux me tromper aussi, tout à fait. Est-ce que c'est vraiment la pression qui va venir de la base ? Moi, je crois que la pression ne peut venir, et là, ce n
'est
pas du tout que la base n'est pas importante. Bien sûr qu'elle est essentielle, elle est fondamentale. Mais ça ne peut venir déjà, par exemple, les gens que vous avez cités. Est-ce qu'aujourd'hui, vous pensez, très sincèrement, et vous êtes quelqu'un de sincère, vous pensez que vous pouvez les réunir autour d'une table dans les semaines qui viennent ? Non. Aujourd'hui, non. Non.
Mais...
Mais
alors, ce n'est pas possible. Attendez,
mais attendez,
attendez. Déjà ça. Laissons du temps
au ton. Oui,
le disait François,
littérant. En tout cas, je pars, moi, des choses simples. Je suis assez simpliste, je crois avoir du bon sens. Un, la situation n
'a
jamais été aussi grave. Macron nous emmène dans la guerre. Dans la guerre. Macron nous emmène dans les privations. Cet hiver. Les Français ne réalisent absolument pas vers quoi on part. Et c'est normal, puisqu'il
y
a de la propagande tous les jours à la télévision, disant que tout va bien. Donc, premier point, le contexte va changer. Deuxième point,
les
Français sont exaspérés par ce qu'on leur prépare. Et quand ils vont avoir les coupures de gaz, d'électricité, et comprendre que tout
ça, c'est parce que... Et la hausse des prix et le pouvoir d'achat. Et le pouvoir d
'achat,
etc.
Et tout ça, c'est parce que l'opposition n'est pas capable de s'entendre au Parlement, par exemple, pour voter une motion de censure. Je pense que la pression va être forte sur les députés LR qui vont voter les projets de Macron.
Bon.
Et donc, je pense que dans les mois qui viennent, la situation peut évoluer. Troisième point, je crois que quand les Français vont vraiment être en colère forte, ils vont aller voir leurs députés, leurs leaders, et qu'ils vont peut-être dire, écoutez maintenant, la plaisanterie a assez duré. J'ajoute de surcroît que s'il y
a
une dissolution, soit la droite
et
les patriotes sont capables de s'entendre,
soit Emmanuel Macron reprend le
pouvoir. Encore plus. Donc, l'instant de vérité, il peut venir très vite. Peut-être qu
'il
ne viendra pas très vite. Moi, je ne
suis
pas Madame Soleil, je n'ai pas une boule de cristal, André Bercoff. Je vois simplement venir des échéances tellement vitales pour l'idée que je me fais de mon pays
et
de la souffrance de mes concitoyens,
que
je me dis qu'il était mûr de faire cette déclaration et de les mettre devant leurs responsabilités. Et je ne
vais
pas les lâcher,
parce
que vous me connaissez, j
'ai
un défaut, c'est que je suis un peu têtu. Donc, je ne
vais
pas les lâcher. J'ai prévu une belle lettre que je suis en train de leur écrire.
Vous allez
continuer à faire appel
à... Je ne vais pas les lâcher.
Parce que, en plus, ils le font en Italie, à nos côtés. Ils le font en Suède. Ils le font chez Orban. Donc, si ça évolue dans plusieurs pays d'Europe, ça nous évacuera le débat sur la souveraineté européenne. Vous voyez ? Parce que Florian Philippot, que j'aime beaucoup, et d'autres pourront plus le
dire,
il faut le grand soir. On ne
peut rien faire en Europe, ça
bouge même en Europe.
Donc, effectivement.
Et à ce moment-là, peut-être qu'on peut imaginer des compromis. Alors, évidemment, nos leaders n'aiment pas les compromis. Voilà. Mais moi, je préfère abandonner quelques points de mon programme
et
être au pouvoir pour
sauver mon pays, plutôt que de rien faire. Vous êtes prêts à
vous effacer s'il y a consensus
? Non, mais je vous pose la question. Je l'étais d'autant plus près que j'avais proposé une primaire. Et entre nous, j'avais peu de chances de la gagner, la primeur, face à Zemmour, Le Pen et à d'autres. En revanche, ce que je n'accepte pas, c'est clair, et je ne l'ai pas fait, c'était les oucas de partis politiques en disant « Tu te soumets, tu t'écrases. » Non, c'est à nos électeurs de choisir, c'est à discuter du fond des choses. Et je pense franchement que si Le Pen, Zemmour et moi,
au
sortir de la présidentielle, on avait fait une conférence de presse commune en disant « On arrête les petites histoires, on présente un programme commun, Mélenchon le fait, on le fait », eh bien, peut-être qu'on serait en position de force et qu'on aurait créé une dynamique. Peut-être pas, peut-être oui. En tout cas, quand on est dans l'impasse, face à un mur, et que notre pays crève, et que les Français souffrent, il y
a
un moment où il faut se secouer,
on ne va pas continuer comme ça. On ne va pas attendre
4 ans, de Rébercoff. Je ne vois pas, en plus, alors je vais vous parler très sincèrement,
je ne vois pas comment on peut dire 4 ans.
Pourquoi on peut te dire 4 ans, avec des petits sacrifices, tant que le frigo ne sera pas entièrement vide ?
Je
vais vous dire ce que je ressens, mais je ne sais pas sur quoi ça va déboucher, très sincèrement. J'ai l'impression, je ne
sais
pas vous, si vous l'avez, nos auditeurs, j'aimerais avoir leur avis. Est-ce qu'on n'a pas l
'impression d
'être, aujourd'hui, en début de quinquennat, comme à une certaine époque, en fin de quinquennat
? C
'est-à-dire qu'on a l'impression d'une fin de règne. Du pont Moretti, colère qui sont mis en examen, des décisions totalement incohérentes, une oligarchie insupportable, du mensonge permanent. ça,
c
'est ce qui arrive en général en fin de règne, en fin de quinquennat. Eh bien, là, c'est au début. Est-ce que vous pensez vraiment, en tout cas, moi, j'ai du mal à supporter l'idée que ça puisse durer encore 4 ans et demi. Et je ne vois pas les Français supporter ça encore 4 ans et demi, sauf à considérer
que
nos concitoyens acceptent tout. Et ça, c'est la mort du pays.
C'est
une éventualité.
Oui, mais alors, ça veut dire qu'on est un être mort du pays. Un pays mort.
Non, mais vous savez,
ça s'appelle la
décomposition et la fin des empires. Ça a existé. Non pas de l'empire français, mais de
l
'empire occidental, etc.
Peut-être.
Mais là, j'appelle les Français à la résistance et à s'informer autrement. Mais je crois qu'à un moment, nos concitoyens voient l'effet. Moi, je vois beaucoup de monde. Les gens viennent me voir dans la rue. Je balade beaucoup en province. Mais je vois quand même une évolution, une prise de conscience. Et je crois que la situation internationale est tellement grave
que
j'aimerais
que le réel
frappe à la porte. Le réel frappe à
la porte. Sinon, il va l'enfoncer. Nous met devant
notre conscience.
Voilà.
Maintenant, on a eu un débat pathétique sur l'Ukraine à l'Assemblée lundi où la peur, comme pour le Covid, la peur de penser différemment
a anesthésié la politique. Mais parce que le management par la peur, et vous le savez aussi bien que moi, Nicolas Dupont-Téret, est une arbre du pouvoir magnifique. Faites peur aux gens, Machiavel, et vous rééduirez
sur les âmes. qui ont
peur.
Ce
sont des leaders politiques qui pensent exactement ce que je pense, mais qui ne l'osent pas le dire parce qu'ils se disent si je dis ça, les médias de la pensée unique vont me décrédibiliser et on va dire que je suis pro-russe, que je suis ceci, cela. Or, je vous dis ce qui se passe en Ukraine est gravissime, c'est que la France va-t'en guerre au moment où la Russie est affaiblie et où on pourrait faire la paix. L'Occident, entre nous, les Etats-Unis et Mme van der Leyen veulent détruire la Russie. Or, je pense que c'est une très grave erreur.
Et je pense que c'est le moment où la Russie est affaiblie qu'on doit tendre la main pour dire maintenant stop, on applique les accords de Minsk, on calme Zelensky qui est de plus en plus fou et on peut-être sauve la ministre
de Poutine mais si Poutine
s'en va, il
y
aura un autre qui sera peut-être beaucoup plus
grave que
Poutine.
Probablement, mais je vais vous dire, ça ne dépend pas de vous ça.
Quand je dis vous
français, ça dépend de Biden. Tout à
fait.
N'oubliez pas qui
a des intérêts à la Maison
Blanche. Qui a des intérêts en
Ukraine. Et ça
va dépendre
des élections
américaines. Parce que s'il y avait eu
Trump, on n'en serait pas là. Je ne
suis
pas pour Trump, mais s'il y en avait eu Trump, on n'en serait pas dans cette
autre enchère de guerre. En novembre,
il va y avoir les élections du méditerran américain.
Il
ne
va pas y
avoir de graves incidents avant novembre.
C'est clair. Ce qui est terrible aujourd'hui, je le dis aux français qui nous écoutent, c'est que le gouvernement, par son attitude va-t'en-querre, certes affaiblit la Russie,
mais
nous affaiblit nous-mêmes. Nous avons des dizaines de milliers d'entreprises françaises qui vont fermer boutiques avec des centaines de milliers de chômeurs dans les semaines qui viennent. Parce qu'en voulant punir la Russie, on se punit nous-mêmes.
Les deux balles dans le ventre. Et tout ça pour un
conflit territorial, qu'on aurait pu régler à l'amiable.
Ça, je crois que beaucoup de gens sont d'accord avec vous. Merci Nicolas Dupont
-Aignan.
Mais tenez-nous au courant
parce que vous travaillez au
corps. Dès que vous avez un rendez-vous, dites-le nous.
On les réunit ici
à Sud Radio.
Merci.
A bientôt.
Nicolas Dupont-Aignan