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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 31 mars 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

Les 4 vérités - Clémentine Autain

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Une professeure d'EPS de collège a été agressée. La mairie veut distribuer des bipeurs d'alerte reliés aux forces de l'ordre. La réponse est-elle adaptée?

  • 1:46OuverteRéponse partielle

    En attendant, ces bipeurs sont une solution provisoire?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Les élus du département appellent à davantage de contrôle des établissements. Une commission d'enquête est en cours. Les autorités sont-elles à la hauteur face à ce scandale?

  • 4:14OuverteRéponse directe

    Cette semaine, il y a eu le procès de G.Depardieu. Qu'est-ce que ça vous inspire?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Toujours à propos de justice et de politique, M.Le Pen sera fixée lundi sur son avenir. Elle risque une peine d'inéligibilité dans l'affaire des attachés du Parlement européen.

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Une famille politique dont on a rappelé l'héritage à J.Bardella. Il était en visite en Israël. Avait-il sa place là-bas?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42C.AutainFait
    « D'abord, je voudrais exprimer ma solidarité avec cette enseignante qui a été violentée de manière inacceptable. »
  • 1:24C.AutainFait
    « Ce climat, pour le combattre, il faut faire en sorte qu'il y ait davantage de confiance et de respect dans nos institutions. Cela passe par une revalorisation de ces métiers essentiels. »
  • 2:08C.AutainFait
    « Les politiques néolibérales, l'austérité budgétaire, l'extrême droite, avec un discours qui oppose les uns aux autres... Tout cela produit, non pas de l'apaisement, mais une espèce d'ambiance de guerre civile. »
  • 2:51C.AutainFait
    « Elles ne l'ont pas été. Ça fait très longtemps que les autorités savaient ce qui se passait. »
  • 4:14C.AutainFait
    « Le silence en la matière est un ennemi terrible. »
  • 4:56C.AutainFait
    « Ca m'inspire le déni de G.Depardieu à l'égard de ses victimes. »
  • 5:40C.AutainFait
    « Je défends l'Etat de droit. Et l'esprit public que je défends, c'est l'Etat de droit qui doit être renforcé, là où E.Macron l'a beaucoup fragilisé. »
  • 6:22C.AutainFait
    « Si la question se pose, c'est parce qu'il y a une inquiétude sur l'indépendance de la justice et sur l'instrumentalisation possible de la justice à des fins politiques. »
  • 7:50C.AutainFait
    « C'est déchirant. C'est insensé que l'on puisse accuser la gauche de ne pas être aux côtés de ce combat fondamental et fondateur, même pour nous: celui contre l'antisémitisme. »
  • 8:33C.AutainPromesse
    « Mon combat, c'est que nous ayons une candidature de rassemblement des gauches et des écologistes en 2027. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Mardi, ce sera une belle journée. - D.Thévenot: C'est l'heure du rendez-vous politique et des 4V. Maya, vous recevez C.Autain, députée de Seine-Saint-Denis. - M.Lauqué: Bonjour, C.Autain. "L'avenir, c'est l'esprit public", c'est le titre de votre essai, après une tournée des besoins que vous avez vécue sur le terrain. Une professeure d'EPS de collège a été agressée. Cela s'est passé mardi. La mairie veut distribuer des bipeurs d'alerte reliés aux forces de l'ordre. La réponse est-elle adaptée? - C.Autain: D'abord, je voudrais exprimer ma solidarité avec cette enseignante qui a été violentée de manière inacceptable. Il faut prendre la mesure de ce climat dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui, où les agents du service public à l'école, mais aussi à l'hôpital, à Pôle emploi sont confrontés de plus en plus à l'insatisfaction, qui devient violence de la part des usagers. Ce climat, pour le combattre, il faut faire en sorte qu'il y ait davantage de confiance et de respect dans nos institutions. Cela passe par une revalorisation de ces métiers essentiels.

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L'éducation en fait partie. Il faut donner les moyens pour que le cadre dans lequel on travaille et l'offre de services qui est donnée soient à la hauteur de la promesse républicaine. - M.Lauqué: En attendant, ces bipeurs sont une solution provisoire? - C.Autain: Si on veut protéger immédiatement, pourquoi pas. Mais si on ne pense pas sur le long terme, nous n'arriverons pas à solutionner le malaise grandissant que nous voyons dans notre société, où la peur et le ressentiment se sont installés et se traduisent par des actes de violence. Pour apaiser la société, il faut cesser de la brutaliser. Or, les politiques néolibérales, l'austérité budgétaire,

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l'extrême droite, avec un discours qui oppose les uns aux autres... Tout cela produit, non pas de l'apaisement, mais une espèce d'ambiance de guerre civile. - M.Lauqué: De guerre civile? - C.Autain: Je pense que le trumpisme crée une ambiance de guerre civile. La France a les moyens, dans son histoire, dans la vitalité de celles et ceux qui, sur le terrain, défendent des principes de partage, de recherche de cohésion, de tolérance... Ceux-là sont porteurs de cet antidote à ce climat

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violent, qui nous vient des Etats-Unis et d'autres pays, et qui fait peur. - M.Lauqué: Mercredi prochain, 48 nouveaux signalements vont être remis à la justice par le collectif des victimes de Bétharram, ce qui va porter leur nombre à 200. Les élus du département appellent à davantage de contrôle des établissements. Une commission d'enquête est en cours. Les autorités sont-elles à la hauteur face à ce scandale? - C.Autain: Elles ne l'ont pas été. Ca fait très longtemps que les autorités savaient ce qui se passait.

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Il y a la commission d'enquête. Nous attendons son résultat. Je sais à quel point ce qui est entendu est une déflagration. Il faut du contrôle, il faut protéger les élèves, sortir du silence et faire en sorte que la puissance publique, qui a des moyens par les aides qu'elle donne ou ne donne pas, soit agissante. C'est cela que je défends dans l'esprit public. C'est un Etat qui est capable de protéger, et qui, par les aides publiques et la fiscalité, est capable d'être stratège. Aujourd'hui, on a l'impression que l'Etat est dépossédé de ses moyens d'action. Le silence en la matière est un ennemi terrible.

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Et ce, pour les jeunes que nous devons protéger. - M.Lauqué: Cette semaine, il y a eu le procès de G.Depardieu, contre lequel 18 mois de prison avec sursis ont été requis. Pour l'avocat de l'acteur, les plaignantes sont des affabulatrices au service d'association de féministes enragées, d'agitées du bocal. Qu'est-ce que ça vous inspire? - C.Autain: Ca m'inspire le déni de G.Depardieu à l'égard de ses victimes. C'est une nouvelle violence, ce qu'ont entendu celles qui ont réussi à porter plainte après de nombreuses années et qui font la lumière sur des actes qui semblent être connus depuis très longtemps. C'est une forme de nausée que m'inspire ce procès. - M.Lauqué: Toujours à propos de justice et de politique, M.Le Pen sera fixée lundi sur son avenir. Elle risque une peine d'inéligibilité dans l'affaire des attachés du Parlement européen. - C.Autain: Je défends l'Etat de droit. Et l'esprit public que je défends, c'est l'Etat de droit qui doit être renforcé, là où E.Macron l'a beaucoup fragilisé. La justice s'applique de la même manière pour tous les citoyens et toutes les citoyennes.

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C'est la règle de l'Etat de droit. Si la question se pose, c'est parce qu'il y a une inquiétude sur l'indépendance de la justice et sur l'instrumentalisation possible de la justice à des fins politiques. De ce point de vue, E.Macron a nommé un de ses proches, R.Ferrand, au Conseil constitutionnel, ce qui participe de cette ambiance où on se dit: "N'y a-t-il pas une utilisation de la justice à des fins politiques?" Et ce, pour vouloir éliminer un opposant politique. Je défends l'Etat de droit. M.Le Pen et D.Trump veulent dépecer, écraser cet Etat de droit, écraser l'Etat, le démanteler. Je ne suis pas étonnée qu'elle n'accepte pas un jugement, parce qu'elle veut être dans une logique du plus fort. Elle n'est pas dans le respect de la démocratie et elle s'inscrit dans une famille politique qui, au contraire, s'oppose aux principes démocratiques. Il faut en prendre la mesure. - M.Lauqué: Une famille politique dont on a rappelé l'héritage à J.Bardella. Il était en visite en Israël. Avait-il sa place là-bas? - C.Autain: C'est un renversement de l'histoire qui est bouleversant.

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Vous vous rendez compte? J.Bardella, qui préside un parti qui a été créé par des Waffen-SS, qui ont une responsabilité écrasante dans la Shoah, l'extermination des juifs, et qui est là, accueilli par Israël. Il y a une logique. B.Nétanyahou est un représentant éminent de cette extrême droite qui se répand à l'international. Il est lui-même à la tête d'une armée qui est en train d'exterminer les Palestiniens, donc c'est une certaine logique, mais il faut se souvenir que les discours de haine d'une partie de la population, comme l'extrême droite le fait aujourd'hui en France, le RN est obsédé avec sa haine des étrangers, des migrants, des musulmans... Tout cela, ce sont les préludes à des choses qui peuvent être très graves.

7:50

- M.Lauqué: Mais les accusations d'antisémitisme visent aussi les partis de la gauche, notamment LFI. - C.Autain: C'est déchirant. C'est insensé que l'on puisse accuser la gauche de ne pas être aux côtés de ce combat fondamental et fondateur, même pour nous: celui contre l'antisémitisme. Je pense que, pour beaucoup de militants et de sympathisants de gauche, que l'on puisse inverser les choses et stigmatiser la gauche comme n'étant pas à ce rendez-vous, c'est déchirant.

8:33

Il faut l'être, ne laisser aucune ambiguité sur le sujet, être fermes et clairs. C'est notre combat. Nous devrons le mener avec force et détermination. Encore une fois, sans faillir. - M.Lauqué: Vos combats personnels et vos idées, vous les proposez dans votre livre. Vous voulez les porter, ces idées, en vue de la présidentielle? - C.Autain: Mon combat, c'est que nous ayons une candidature de rassemblement des gauches et des écologistes en 2027. Ce livre est une pierre au récit commun. Vous voyez bien aujourd'hui que le rassemblement n'est pas tout à fait à l'ordre du jour. On voit même se rejouer une grande division dans tous les sens, alors que nous avons rassemblé 9 millions

9:16

de personnes pour mettre en tête le Nouveau Front populaire. Ma bataille est celle-là: si nous voulons empêcher M.Le Pen d'être au pouvoir en 2027, si nous voulons rouvrir l'espoir d'un progrès, d'une amélioration du quotidien,