«VOUS N'EN AVEZ PAS FINI AVEC NOUS !» - Jean-Luc Mélenchon au gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« Le principe de faveur qui a animé tout le droit social depuis le début est inversé. »
- 0:45Jean-Luc MélenchonFait
« Celui que vous êtes en train de défaire par, non pas rage sociale, je ne vous accuserai pas de cela, même si je n'ai pas perdu de vue ni oublié d'entendre vos acclamations à l'évocation des merveilles qui se réalisent quand se combinent stock-options et licenciements. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonFait
« Ce n'est que la stabilité, la prévisibilité, la sécurisation des hautes qualifications professionnelles qui est la garantie du développement économique. »
- 4:30Jean-Luc MélenchonFait
« demain, 2 août, ce sera le jour de la transition où la Terre entre en dette avec elle-même parce que le modèle de production que nous utilisons est en train de tout détruire. »
- 5:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« Il faut donc tout changer ! Et pour cela, il faut changer les appareils de production, les «process» de production, changer les qualifications des salariés et les élever, pour relever ce défi de remplacer tout ce qui vient des énergies carbonées et fossiles. »
- 7:00Jean-Luc MélenchonFait
« nous qualifions, après avoir mesuré nos mots et nous avons essayé de vous le démontrer, tout au long du débat, ce que vous venez de faire et que vous vous préparez à faire de coup d'état social, puisque c'est un renversement de la hiérarchie des normes »
- 8:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« nous ne vous lâcherons pas un mètre de terrain, aussi longtemps que la discussion et le rapport de forces seront possible. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ni la pluie de truismes sur les vertus du dialogue social, ni celle des poncifs sur l'amour qu'on doit se porter entre partenaires sociaux, ne nous font perdre de vue l'essentiel. Dorénavant, si votre processus aboutit dans le domaine social, la loi n'est plus la loi et elle n'a pas le dernier mot puisqu'un simple accord d'entreprise, voire d'établissement, à l'intérieur d'une entreprise peut la défaire. Le principe de faveur qui a animé tout le droit social depuis le début est inversé.
Nous voici revenus, mon cher collègue, à cette époque du 19e siècle que vous évoquez. Car la bataille pour le code du droit du travail a commencé le 14 mars 1896, lorsque le député socialiste Arthur Groussier, qui était assis ici, à côté de Jean Jaurès, déposa pour la 1ère fois une loi qui proposait que l'on codifie les questions sociales. Et il avait déjà la patience qui doit encore nous animer dans la bataille que nous menons contre eux, puisqu'il aura fallu attendre le mois de mai 1910 pour voir aboutir pour la première fois ce code du travail.
Celui que vous êtes en train de défaire par, non pas rage sociale, je ne vous accuserai pas de cela, même si je n'ai pas perdu de vue ni oublié d'entendre vos acclamations à l'évocation des merveilles qui se réalisent quand se combinent stock-options et licenciements, ni que j'ai oublié cet instant de la soirée où vous explosâtes en applaudissements quand on montrait du doigt les syndicats et qu'on les dénonçait ce qui a toujours été à nos yeux une signature politique des plus certaines. Non, vous croyez sincèrement que moins il y a de droits, plus le marché, par la main invisible, qui le travaille, va allouer correctement les biens, et le marché va permettre que se développe la production. Vous vous trompez de siècle.
Ce n'est que la stabilité, la prévisibilité, la sécurisation des hautes qualifications professionnelles qui est la garantie du développement économique, ET surtout, de la mutation que doit accomplir à tout prix, notre appareil de production parce que demain, 2 août, ce sera le jour de la transition où la Terre entre en dette avec elle-même parce que le modèle de production que nous utilisons est en train de tout détruire. Il faut donc tout changer ! Et pour cela, il faut changer les appareils de production, les «process» de production, changer les qualifications des salariés et les élever, pour relever ce défi de remplacer tout ce qui vient des énergies carbonées et fossiles, tout ce qui vient de ces matières qui ruinent la planète.
Voilà le vrai défi ! Pas le niveau de profitabilité des actions, ni la capacité qu'ont quelques individus pervers, des névrosés, à accumuler sans cesse, toujours plus, une fortune dont on ne sait pas ce qu'ils feront à la fin. Oui, voilà la situation.
Nous avons le droit de ne pas nous réclamer de la même vision du monde, je la développe jusqu'aux comportements individuels. Voilà le fond de l'affaire : prévisibilité, stabilité, planification écologique, élévation du niveau des qualifications, voilà ce qu'est une industrie et une activité économique moderne, du moins, tel que nous le comprenons. C'est pourquoi nous qualifions, après avoir mesuré nos mots et nous avons essayé de vous le démontrer, tout au long du débat, ce que vous venez de faire et que vous vous préparez à faire de coup d'état social, puisque c'est un renversement de la hiérarchie des normes, et dans ces conditions, et dans ces conditions, c'est avec conséquence et respect de ce que nous disons nous-mêmes que nous vous l'annonçons : nous ne vous lâcherons pas un mètre de terrain, aussi longtemps que la discussion et le rapport de forces seront possible.
Ce qui ne se règle pas à l'amiable se règlera dans les rapports de forces. Nous ne lâcherons rien ! Nous appelons à rejoindre l'appel des syndicats, nous appelons à manifester le 23, et nous disons aux braves gens, à ceux qui n'ont que leur travail, à ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, nous leur disons : défendez-vous, braves gens, ne vous laissez pas faire regardez-les, ils parlent avec un fouet dans la bouche !
Non, ça s'appelle la démocratie, ce que je propose. (F. de Rugy : Veuillez conclure, monsieur Mélenchon) C'est bête, hein ?
Bulletin de vote et manifestation. Voilà. Voilà ce que j'avais à vous dire.
Je vous donne rendez-vous maintenant, partout où cette partie se jouera : vous n'en avez pas fini avec nous, car vous avez mangé votre pain blanc et à la première occasion, c'est vous qui trébucherez, pas nous ! (Applaudissements. F. de Rugy : Merci, monsieur Mélenchon)
Jean-Luc Mélenchon