Zakweli du vendredi 3 avril 2026 avec Ambdilwahedou Soumaïla
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que ce livre serait sorti même si vous aviez perdu les élections ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Votre enfance modeste et la double éducation expliquent-elles la délinquance juvénile ?
- 5:04OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a plu en Nicolas Sarkozy ?
- 7:06OuverteRéponse directe
Comment réaliser Mamouzu 2030 malgré les problématiques locales ?
- 9:08OuverteRéponse partielle
Prévoyez-vous 369 classes pour 406 millions d'euros ? À quelle échéance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« le livre était déjà prêt imprimé donc l'éditeur avait déjà imprimé le livres tout était prêt »
- 9:52Promesse
« la première crèche municipale que nous espérons inaugurer dans quelques mois à Mombani »
- 9:52Chiffre
« la bourse d'excellence éducative c'est quasiment 5000 € »
- 11:19Fait
« nous avons des conventions au Canada, en Afrique et partout »
- 12:02Promesse
« dans quelques années, on verra la transformation totale de notre territoire »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Je le disais ce matin, le maire de la commune Chefleu ne vient pas ce matin en tant que le maire mais mais ça y est, il se lance dans la littérature. Bonjour En Lilopa, bonjour Camar. Bonjour à tous. Alors il est toujours là en tant que maire mais effectivement il vient présenter son livre qui s'appelle Service servir l'ambition d'une vie. Bonjour d'usmailla. Bonjour. Bonjour à tous. Alors, pourquoi avez-vous eu besoin d'écrire ce livre ? En soit, c'est je ne sais pas si c'est un vrai besoin qui s'est exprimé ainsi, mais je dirais que on est sur un territoire où souvent nous dit c'est l'oralité qui prime souvent un territoire où on parle beaucoup, n'est-ce pas nécessairement des traces.
Euh je suis depuis euh le 22 mars dernier le 7e maire de euh le 6e 7e si on compte on compte le mandat. de Mamouzu et quand j'essaie de faire un peu l'historique de tous les maires qui sont passés avant moi, trouver des trace, on connaît euh la date d'épis de mandat, la date de fin de mandat pour ceux qui sont [grognement] euh malheureusement [raclement de gorge] décédés, on connaît la date de naissance, la date de décès, mais après les traces pour les générations futures, on n pas nécessairement. Et je pense que c'est important d'abord que nous puissions laisser des traces. On est des responsables publics, on a [grognement] la responsabilité euh de gérer les affaires communales. Euh donc autrement
dit, gérer les affaires au nom de nos concitoyens [grognement] et c'est important à la fois que peut-être ceux qui nous font confiance puissent nous connaître mieux à travers ces ces livres, mais aussi de laisser des traces pour la génération à venir. Est-ce que ce livre serait sorti même si vous aviez perdu les élections au départ euh avec euh le l'éditeur [raclement de gorge] ? D'ailleurs, je profite de l'occasion euh de leur dire merci pour la confiance d'une part. remercier aussi euh mon ami, je je le monre parce qu'on m'a dit qu'on ne voit pas, je remercier aussi mon ami Darilali, docteur Darou Shilali, qui m'a beaucoup aidé euh à écrire euh ce livre parce que lui, il écrit quasiment on peut dire que c'est c'est un des écrivains du territoire qui m'a beaucoup
aidé à [grognement] à écrire ce livre. Et puis euh euh pour pour rebondir à ce que vous avez posé la question que j'ai forcément oublié [grognement] euh si est-ce qu'il serait sorti si vous étiez si vous n'étiez pas ou on on s'était convenu de le sortir avant le l'élection. Alors contenu de connecté déjà en pleine élection la question s'est posée à la fois sur on va dire le compte de campagne l'impact qui allait voir le livre dans le compte de campagne et c'est à ce moment-là mais le livre était déjà prêt imprimé donc l'éditeur avait déjà imprimé le livres tout était prêt. Après on s'est convenu après avoir pris les conseils euh de nos nos juristes euh donc on s'est convenu de laisser le
livre et le sortir juste après l'élection. Donc, quel que soit euh qu'on aurait gagné ou pas, de toute façon, le livre était déjà imprimé, prêt à être mis en vente. Alors, pour entrer pour parler un peu plus du livre, vous évoquez beaucoup votre enfance modeste avec votre mère, vos frères et sœurs sans père. Euh en tout cas, il habitait dans une autre ville de Mayotte et vous plaidez beaucoup pour la double éducation, l'éducation islamique au Cheni à la ou à la madrass et l'éducation à l'école républicain. Donc selon vous euh cette double éducation se perd. Est-ce que ça serait l'une des raisons euh qui expliquerait euh la délinquence juvénile de nos jours ? Je le pense beaucoup. Je le dis
beaucoup. D'autant plus que en 2020, quand euh nous avons décidé de nous présenter à l'élection municipale, ça faisait partie de nos projet de nos programmes de campagne. Euh mettre en place une direction de service de vivre ensemble et de culte. Euh aider les [raclement de gorge] associations notamment les madrassas à s'organiser, c'est important les [grognement] chionis, les palach comme on dit et chez nous les accompagner les mosquées, les gestionnaires des mosquées, les accompagner à mieux s'organiser aujourd'hui Mamouzu, on a une fédération de l'ensemble de madrassa et mosquée. C'est important pourquoi nous avons tous baigné ici. On est sur un territoire et ça on le sait depuis toujours, on est sur un territoire un territoire musulman. Et quand on est sur un
territoire musul, on a une culture musulmane qui au fil du temps, au fil de la modernité, au fil de du temps, ça se commence à à se perdre. Et remettre au goût du jour tout cela, c'est important. Donc cette éducation, cette double éducation, elle est extrêmement importante. D'autant plus que il faut juste aller regarder tous les enfants qui sont qui arrivent et qui sont dans les madras, qui sont inscrits dans les madrassas, ce sont quand on fait les comptes, ce sont les meilleurs. En tout cas, ils arrivent à mieux s'en sortir aussi. Je parle d'aujourd'hui euh [grognement] dans le le l'école laïque et c'est double parce que là-bas on apprend on apprend à retenir, on apprend quasiment à lire par cœur et ça ça aide aussi après dans l'école laïque et naturellement les valeurs musulmanes,
nos propres valeurs nous j'expliquais un peu comment nous vivions à l'époque. À l'époque c'était impensable que vous voyez une personne âgée avec un avec un un colis sur la tête et que vous alliez pas vite récupérer. C'était tout tout c'était tout le village qui qui pouvait carrément se monter contre vous parce que vous êtes un jeune. Et ça ces valeurs c'est cette éducation, nous l'avons beaucoup perdu aujourd'hui et je pense que remettre tout ça au goût du jour c'est important pour nous permettre de ne pas vivre ce que nous vivons actuellement. Alors c'est en 2007 que vous vous intéressez à la politique en voyant un discours de Nicolas Sarkozi lors des élections présidentielles et là vous décidez de vous inscrire à l'UMP. Euh vous réjoignez vous rejoignez même le
mouvement les jeunes sarcozistes. Qu'est-ce qui vous a plu en Nicolas Sarkozi ? d'abord son énergie comme je le dis, moi j'étais très associatif mais j'étais pas nécessairement politique. Et comme ça par hasard, comme je l'explique dans le livre, j'ai vu à la télé un homme son engagement euh sa vision pour la France, sa vision pour les outres mèires. Euh je pense que c'était en plus après qu'il a écrit aussi un courrier qu'il a adressé à l'endroit de l'ensemble des Mauri en disant vous avez mené un combat depuis 50 ans mais moi je suis si j'arrive en responsabilité, il a même pas dit si les Maoré lui font confiance ou pas. Il a dit s'il arrive en responsabilité ben ce combatl s'arrêtera parce qu'il consultera les maor définitivement pour leur avenir institutionnel. Il s'est engagé à
l'époque c'était c'est Golden Royal qui avait gagné à Mayotte mais malgré ça il a tenu ses engagements. Donc c'est aussi dans ce sens-là pour vous ça a été le meilleur président qu'on a eu parce que vous critiquez beaucoup aussi François Hollande qui parce que Dites-moi une chose que François Hollande a laissé sur ce territoire si ce n'est que le mariage euh comment on appelle ça ? Marge pour tous. Mariage pour tous. C'est tout ce que je te parle même pas de Mayotte, je parle de la France. Nicolas Sarkozi, l'œuvre qu'il a fait ici, quand aujourd'hui on parle de haut débit, quand on parle de tout ça, ça c'est l'œuvre de Nicolas Sarkozi. Je parle même pas de la départementalisation. tout ce qu'il a engagé comme développement territoire 2e qui profonde à Longoni l'œuvre de
Nicolas Sarkozi ici sur le territoire ça explique finalement que 5 ans plus tard quand il s'est présenté malgré que sur le plan national il avait perdu mais ici les Maoré lui ont fait confiance d'abord pour dire merci parce que en 2007 il avait pas gagné à Mayotte en 2012 il a gagné parce que tout au long de cette sa mandature Nicolas Sarkozi a beaucoup beaucoup œuvreuse pour le territoire dans votre livre vous parlez aussi de votre grand projet Mamouzu 2030 30, vous voulez faire de Mamouzu une ville moderne, cosmopolite, connectée au monde. Comment pouvez-vous réaliser ce projet tout en connaissant les problématiques à Mamouzu ? Mais justement, si on s'arrête sur les problématiques, en réalité, on fait rien de grand. Euh Nicolas Sarkozi qui est quand même notre référence a dit
[grognement] que c'est ce sont les projets qui amènent le financement, c'est pas l'inverse. Ben, il faut avoir un projet quand on veut aller au guichet, quand on veut que le partenaires nous fasse confiance, bah il faut avoir un projet. Il faut avoir une vision et c'est dans ce sens que nous avons posé le carte. Nous avons pris une année hein, nous avons pris une année pour réfléchir comment nous voyons Mamouzu dans les 10 prochaines années. Ben c'est dans ce cadre-là que nous avons posé les bases à travers le projet Mamouzu 2030. Et à partir de là, on va on va au guichet, on va voir les partenaires institutionnels, partenaires financiers pour accompagner cette dynamique. C'est dans ce sens que dans quelques années, on verra la transformation totale de notre territoire.
2030 c'est dans 4 ans. Est-ce que c'est réalisable ? C'était en 2000 en 2020. Donc vous l'avez bien compris mais là là on est en 2000 dit quasiment en 2030 il faut aussi déjà [grognement] refaire ce que Shido a dit fait continuer le travail en même temps préparer Mamou 2050 il faut se projeter il faut que dans ce territoire on se projette on apprenne on apprenne à se projeter c'est comme ça comment on construit un territoire vous mettez aussi l'accent toujours dans le cas de Mamouzu 2030 sur ce que vous appelez l'excellence éducative là encore comment est-ce que ça va être possible quand on sait qu'il manque énormément de classes à Mamzu et d'ailleurs vous prévoyez 369 classes pour un budget de 406 millions mais à quelle échéance finalement ?
On a dit schéma directeur des écoles 500 millions d'euros vous l'avez dit sur 10 ans. Il faut continuer à le faire. L'excellence éducative c'est quoi ? C'est d'abord la prise en charge très tôt depuis la création des écoles en tout cas les écoles publiques à Mamutzu, il y a jamais eu de crèche mais nous avons posé les bases avec la première crèche municipale que nous espérons inaugurer dans quelques mois à Mombani nous avons déjà lancé et retenu le cabinet pour le deè crèche Mamoudou malgré je le dis il faut pas que dans ce territoire nous mourions avec les difficultés nous devons nous projeter nous devons donner don des opportunités à la jeunesse de réussir. C'est l'excellence éducative. C'est quoi ? C'est le numérique à l'école. C'est les bourses que nous donnons aux enfants
pour leur dire "Mais vous pouvez être un jeune de Mamzu comme Amdal avec une famille extrêmement modeste. Mais parce que les institutions sont là pour vous accompagner mais vous réussirez." La bourse d'excellence éducative c'est quasiment 5000 € pour accompagner les jeunes en le disant rêvez grand faites des grandes études et nous sommes là pour vous accompagner. C'est c'est ça, c'est la prise en charge territorio, je l'ai dit, c'est [grognement] le numérique à l'école parce que c'est un vrai tjeu. On est aujourd'hui dans la modernité, on parle de l'intelligence artificielle. Ben nous à Mamutzu, c'est vous savez le maire de Mamouzu, je l'explique dans le livre, c'est il a appris à utiliser l'ordinateur seulement quand je suis arrivé en classe de seconde. En seconde au lycée, ça veut
dire 3 ans Valc. C'est là où j'ai compris ce que c'est qu'un écran, une souris et ça. Mais aujourd'hui parce que je suis en responsabilité, je veux que les jeunes de Mamutzu réussissent, les enfants de Mamouzu très tôt réussissent. Ben réussiss donc nous Mamzu notre projet d'excellence c'est très tôt dès la maternaire le numérique à l'école à la fois de faire comprendre en tout cas les outils utiliser les outils mais aussi de faire comprendre tout en joint parce que ça reste en cours des enfants les limites les dangers du numérique et tout ce travail-là nous devons le continuer et nous devons le faire malgré les difficultés vous incitez d'ailleurs les jeunes à partir des stages à l'étranger et cetera mais après comment leur donner envie de revenir une fois qu'ils ont fini leurs études.
Déjà, leur donner des opportunités au-delà même de notre euh territoire, c'est important. Moi je le dis encore une fois, tout ce que et c'est ça l'esprit de notre engagement, tout ce que vous n'avez pas pu avoir à l'époque, tout ce que le maire, tout ce queil n'a pas pu avoir à son époque, nous devons créer les conditions parce que nous sommes aujourd'hui en responsabilité pour que la jeunesse, notre jeunesse et les ça c'est l'esprit qui nous qui nous guide, qui nous anime. Maintenant, je le dis, faire de Mamutzu une ville monde, c'est aussi signer des conventions de partenariat partout pour que demain un jeune qui a envie d'aller découvrir, qui a envie d'aller faire son stage, qui a envie d'aller de de d'aller partout dans le monde, nous puissions leur dire "Ben,
nous avons des conventions au Canada, en Afrique et partout. Il faut donner des opportunités. On n'est pas obligé de le faire revenir s'ils veulent pas." Ils doivent revenir pas par défaut parce que ça doit être des choix et les opportunités. C'est Mamou 2030. C'est ce projet de territoire en disant dans 5 ans, dans 6 ans, on aura une zone d'activité à Tsunzu. Ça veut dire que vous êtes demain un porteur de projet, vous pouvez vous projeter parce que Mambutzu vous donne l'occasion de vous projeter parce que vous savez que dans 5 ans, dans 10 ans, il va y avoir une zone d'activité. Vous êtes chef d'entreprise, vous avez un jeune qui a envie de créer, mais dans 5 ans, vous préparez votre projet parce que vous aurez un endroit pour l'installer. C'est ça ce qu'on est en train de faire.
Dans votre ouvrage, vous évoquez évidemment la question de la sécurité. Vous énumérez tout ce que vous avez fait durant votre précédente mandature, installation de caméras de vidéosurveillance, création des annexes de police municipales, euh partenariat avec les associations et j'en passe. Est-ce qu'aujourd'hui vous avez euh réellement l'impression que la tranquillité est revenue à Mamouzu ? Il y a encore du travail à faire ? Il y a beaucoup beaucoup de travail à faire mais surtout il y a beaucoup de travail à faire collectivement et je le dis, je le redis, la délinquence, la violence ça tombe du ciel. C'est R vous, moi et les autres qui faisons des enfants et que nous nous occupions pas de nos enfants. La délequence commence par là. Ce sont des enfants qui font de
la violence. Ce sont des jeunes qui font de la violence et parfois naturellement il y a des adultes qu'il faut que chacun de l'éducation les parents doivent prendre leur responsabilité. Les institutions que nous sommes, nous devons nous organiser au-delà même de la police. C'est tous les outils de prévention, d'accompagnement, d'insertion. Tout ce que nous faisons, c'est aussi dans l'idée d'occuper des gens. Mais encore une fois, si chacun ne prend pas sa part, on n'y arrivera pas. Et quand je dis chacun, c'est nous les collectivités, c'est l'État. Parce que je le dis, tous ceux qui veulent pas être accompagnés, leur place, c'est aussi en prison. Et ça, quand vous prenez une machette, vous en prenez à une personne qui dans la dans le sur la route gratuitement, vous tuez les gens,
ben oui, il faut que aussi la justice ait les moyens de pouvoir les condamner tout simplement. Donc chacun à son niveau du parent, l'éducation de nous institutions pour l'accompagnement et bien entendu la justice pour condamner parce que encore une fois on tue pas les gens gratuitement, on n'agresse pas les gens gratuitement, c'est pas acceptable dans une société civilisée. On découvre que le foot a toujours une place importante dans votre vie. Vous dites même que vous auriez pu peut-être footballeur professionnel si vous n'avez pas dépassé l'âge de la sélection. Euh aujourd'hui, si c'est à refaire, ce que vous choisirez le foot ou la carrière politique ? J'avoue, c'est difficile de répondre à cette question. Je dirais d'abord le foot quelque part au-delà même du foot,
le sport, c'est tous ceux que vous rencontrez autour du foot, les hommes et les femmes que vous rencontrez autour du foot, autour de ce milieu qui m'ont beaucoup accompagné, je le dis entre les coachs, les dirigeants, les supporters, les amis finalement que j'ai rencontré autour du foot. Ça c'est important. Donc là, le foot a beaucoup fait de ce que je suis dans un premier temps et c'est ce que j'ai dit. J'aurais pu devenir footballeur professionnel. C'est pourquoi à travers notre projet d'excellence sportif, nous accompagnons les jeunes parce que je le dis tout ce que nous tout ce que nous n'avons pas pu avoir, il faut que nous arrivions à donner aux autres et les autres ce sont les jeunes ici l'école d'excellence municipale de Mamouzu, c'est la convention que nous avons signé avec
l'Olympique de Marseille pour que les éducateurs de Mamzu aillent se former là-bas pour leur permettre à même de transmettre les connaissances à nos jeunes. C'est les bourses d'excellence. Nous donnons 6000 € pour tous les jeunes qui sont en formation à l'extérieur de Mayotte, des jeunes de Mamou naturellement pour les accompagner. Nous voulons faire aussi des professionnels. Donc le professionnel que j'ai pas pu être, il faut que je m'organise pour que les autres puissent être des professionnels. Ex. Oui, moi j'avais une question sur le la sortie d'un livre d'un politique, ce seront la traduction d'une ambition politique. Donc je voulais savoir, je vais reprendre votre titre. Est-ce que vous voulez servir au-delà de la population de Mamunzu ? Je me suis pas
posé nécessairement la question dans ce sens. Je me dis d'abord, il faut que mes lecteurs, voire même mes électeurs puissent découvrir un peu ce que je suis. Je me suis dit, il faut qu'on laisse quand même des traces de ce que nous faisons. Mon mon premier mon premier garçon, il a 11 ans, il est au collège. Dans peut-être dans 40 ans euh il aura peut-être quasiment 50 ans. Mais il faut que lui quand il se pose à la question qu'est-ce qu'a fait mon papa quand il était élu maire de Mamzu, il puisse et le livre c'est aussi pour ça pour dire j'avais une ambition voilà ce que nous avons pu faire et voilà même ce que nous n'avons pas pu faire parce que ça aussi il faut le dire quand vous quand vous arrivez pas à faire mais il faut l'expliquer et c'est aussi dans
cette dynamique que je veux laisser des traces de ce que nous faisons et que l'ensemble de la communauté de de Mamouzu communauté de Mamouzou l'ensemble des maores et maor parce que je le dis Mamouzu c'est notre bien commun, tous les Maoré, tous les Maoré viennent ici tous les jours, mais il faut que nous laissions des traces, nous laissions des archives et je me pose pas nécessairement la question de mon devenir plus tard euh sur d'autres ambitions parce que d'abord c'est la population qui décide et à partir de là, si euh d'aventure je dois prendre des responsabilités, en tout cas je ferai comme ce que j'ai fait en 2000 en 2020, ben je me ne fui pas. Pour sortir un peu du livre et une question d'actualité, on a appris que l'État déploi à Mayotte une nouvelle
opération appelé Kingia dans la continuité de Wambouchu et Placnet. Est-ce que vous avez été consulté en tant que maire ? euh pas nécessairement en consulte parce que je pense ça dû être préparé pendant que nous autres étions en campagne municipale. Euh par la suite, après l'installation, nous avons eu l'information à travers euh à travers euh les services de l'État et de après encore une fois, nous l'avons demandé en tout cas tous les collègues sortant, nous étions nous nous étions rendus à Paris avec nos écharpes pour demander à ce que l'État prenne pleinement sa responsabilité parce que encore une fois, ça reste la mission première et régalienne de l'État. la sécurité des maorises et maorées, la sécurité des habitants de manière globale qui vivent sur ce territoire
quand l'État [grognement] met en place des outils, des moyens pour sécuriser, pour mettre en sécurité la population, les villes, les villes en tout cas les élus en tout cas cause moi et les collègues élus de de Mamouzou que je salue au passage, nous allons les accompagner et les y encourager. Dans vot dans votre livre, vous parlez beaucoup de votre mère euh tout au long de votre vie, vous vouliez vous voulez la rendre fière. Est-ce qu'aujourd'hui elle est fière de vous ? vous lui poserez peut-être quand vous la croiserez un jour la question parce qu'elle parle pas beaucoup. Euh mais oui, naturellement c'est celle qui a tout fait en réalité qui en plus de m'avoir mis au monde, elle a été là pour notre éducation comme je l'ai expliqué mère de plusieurs enfants, quasiment
toute seule et finalement je lui dois tout. On on lui doit tout. Je je l'aur fait un gros qui. Je sais pas si elle regarde la télé ou pas. J'ai pas posé la question ce matin. [grognement] Euh enfin regarde la télé. Euh mais oui, c'est finalement comme je l'ai je l'ai dit lors de mon installation dimanche euh il y a une une quinzaine de jours. C'est ma boussole, c'est ma source d'inspiration. C'est là où quand j'ai mes doutes, j'y vais. euh parler permettre aussi de de m'évacuer, d'évacuer un peu le stress, faire part de mes doutes, de mes choix, décisions qui sont toujours difficiles parfois quand ce qu'on est amené des fois à prendre des décisions difficiles quand on est en responsabilité. Donc ça
reste finalement ma référence. Juste pour finir rapidement avant de passer aux questions des auditeurs, vous parlez aussi de Mansour Camardine, c'est d'ailleurs lui qui a écrit le postface de votre livre. Est-ce que c'est votre modèle en politique Maorz ? un pays, une nation, un territoire sans leader, il n pas de territoire. Mandé là quasiment au-delà même de l'Afrique du Sud, c'est tout toute l'Afrique de manière globale. Bamana un leader malheureusement décédé. Ben à Mayot, je considère que au-delà même du de mon mentorat, ils font un leader et Massour Kamardine pour moi ça reste le leader naturel de ce territoire. Voilà à dire ça, j'ai tout dit en réalité. Merci beaucoup là
d'avoir répondu à nos questions.
Ambdilwahedou Soumaila