Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 18 décembre 2017 65 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Macron : confidences au château #cdanslair 18.12.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 21 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:52OuverteRéponse directe

    Quel était l'objectif recherché par Emmanuel Macron durant cette interview ?

  • 13:57FerméeRéponse directe

    C'est lui qui choisit le format ou pas ?

  • 15:33FerméeRéponse directe

    Les sondages sont bons, il en profite ?

  • 16:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est important d'avoir des informations comme celles qu'il a délivrées hier sur le mode de la confidence ?

  • 30:08OuverteRéponse directe

    Comment Bachar Al-Assad pourrait-il être un interlocuteur incontournable et en même temps traduit devant la justice internationale ?

  • 39:00OuverteÉludée

    Dans la manière de faire, il y a cette façon de dire « je n'avais pas d'opinion » sur le glyphosate, par exemple.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:20Emmanuel MacronFait
    « On a concerté avec les partenaires sociaux et on l'a fait. »
  • 11:23Emmanuel MacronPromesse
    « Cette réforme produira des résultats. Dans les 5 ans ? Dans les 5 ans. »
  • 11:29Emmanuel MacronFait
    « Mais après, moi je dis, il faut attendre 2 ans pour qu'elle commence à avoir ses pleins effets. »
  • 11:49Emmanuel MacronFait
    « Ça dit quoi ? Ça dit la haine qu'il a pour votre serviteur. »
  • 30:36Emmanuel MacronFait
    « Bachar est l'ennemi du peuple syrien, mon ennemi c'est Daesh, si je devais résumer ma pensée. »
  • 30:49Emmanuel MacronPromesse
    « Et je pense que d'ici mi-fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie. »
  • 32:25Emmanuel MacronPromesse
    « De déminer le pays, de le démilitariser et de construire une solution politique qui permettra une paix durable. »
  • 34:31InvitéFait
    « C'est exactement ce que dit le président d'hier soir. Un accès, voilà, c'est du simple réalisme. »
  • 35:10Emmanuel MacronPromesse
    « Il va bientôt, sans doute, annoncer la réouverture de l'ambassade. »
  • 38:44InvitéFait
    « « mon objectif prioritaire, c'est Daesh » »
  • 41:34PrésentateurChiffre
    « « j'ai fait la plus grande réforme attendue du marché du travail depuis 20 ans, j'ai baissé une partie des impôts, 10 milliards » »
  • 46:19InvitéPromesse
    « « Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus. » »
  • 46:45InvitéFait
    « « Le but, c'est aussi de limiter les entrants. » »
  • 47:05InvitéFait
    « « Non, on ne peut pas accueillir tout le monde parce qu'autrement, c'est des villes comme Lyon qu'il faudrait construire. » »
  • 55:26PrésentateurFait
    « « Emmanuel Macron veut occuper le terrain. » »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Présentateur34 %
  • Invité 212 %
  • ?5 %
  • Invité 33 %

≈ 26,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Bonsoir

0:12
Présentateur

à toutes et à tous. Nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il a donc renoué avec les grands entretiens. Emmanuel Macron répondant aux questions lors d'une déambulation tranquille à l'Elysée. L'exercice inédit avait de quoi surprendre sur la forme entre conversation et recueil de la parole officielle. Ce matin, l'opposition tacle un exercice où le chef de l'État a raté une bonne occasion de parler vraiment au français. Sur le fond, Emmanuel Macron a défendu un premier bilan de son action après sept mois de mandat avec un mantra « Je fais ce que je dis » en forme de tacle à ses prédécesseurs.

Le chef de l'État qui prépare déjà la suite avec un dossier qui pourrait bien tendre de la majorité dans les mois qui viennent, la question de l'immigration. Macron, confidence au château, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Bruno Jeudy. Vous êtes rédacteur en chef au service politique de Paris Match. Cette semaine, dans votre édito en ligne, vous revenez sur la popularité en hausse d'Emmanuel Macron avec ce titre « Ça plane pour Macron ». Vanessa Schneider, vous êtes grand reporter au journal Le Monde ainsi que pour M Le Mag. À la une aujourd'hui de votre journal, Macron prépare son plan d'action pour 2018.

1:16
Locuteur

Nous

1:16
Présentateur

y reviendrons. Jean-Dominique Merchet, vous êtes journaliste à l'opinion. Vous êtes spécialiste des questions de défense et de diplomatie. Citons votre dernier ouvrage, Macron Bonaparte, aux éditions Stock. Par ailleurs, vous êtes l'auteur du blog Secret Défense hébergé sur le site du journal. Enfin, Brice Tintuoyer,

1:30
Locuteur

vous

1:30
Présentateur

êtes directeur général délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Bonsoir à tous les quatre.

1:35
Locuteur

Merci

1:35
Présentateur

de participer à ce « C'est dans l'air en direct ». Il y a une chose qu'on n'oubliera pas, c'est que c'était la première fois qu'on voyait un chef d'État répondre à des questions en marchant. Bruno Jeudy.

1:45
Invité

Oui, c'est vrai que la forme était assez surprenante, esthétiquement plutôt réussie. C'est vrai que pour les gens, voir l'intérieur de l'Élysée, il a passé comme ça dans plusieurs pièces du palais. C'était quelque chose d'assez surprenant. On va dire que c'était une unité à vous debout et en marche, donc taillée sur mesure. Pour ça, manifestement, ça lui a beaucoup plus, ça l'aura beaucoup plus. Après, sur le fond, on en parlera sans doute. Je trouve que ça manquait sans doute d'annonce, même si l'objectif n'était pas ça.

L'objectif, c'était plutôt la pédagogie, mais c'est vrai qu'hormis annoncer que la fin de la guerre en Syrie était prévue pour février 2018 et le grand débat sur l'audiovisuel public, il

2:28
Locuteur

n'y

2:28
Invité

avait pas beaucoup de choses à annoncer.

2:30
Présentateur

Mais la forme, ça n'a rien d'anecdotique dans cette interview-là. Peut-être même pour une fois, là,

2:36
Locuteur

il

2:36
Présentateur

y a vraiment quelque chose qui est un choix singulier et qui raconte aussi peut-être un peu ce que veut faire le style Macron. Tout à fait, et ça a été, à l'évidence, très pensé et très travaillé. C'est une interview qui a été enregistrée il y a plusieurs jours, donc les interviews enregistrées, c'est toujours plus facile de les préparer, ça laisse moins de place à l'improvisation. Et dans cette mise en scène, elle n

2:59
Locuteur

'a

2:59
Présentateur

rien d'anodine. On voit en effet un président en marche, donc c'est un message à son slogan de campagne et à ce qu'il veut incarner, un président qui est dynamique, qui enchaîne les réformes, qui ne s'arrête pas. Mais à contrario, ça donne une impression un petit peu gênante quant à notre exercice, nous, de journaliste, puisque le journaliste se retrouve à côté du président de la République et non en face-à-face, comme il est

3:25
Locuteur

d'habitude

3:25
Présentateur

de le faire. Un président, derrière son bureau ou derrière un autre bureau, place le journaliste face à lui. Et donc, il y

3:32
Locuteur

a

3:32
Présentateur

un exercice de ping-pong qui est le propre de notre métier, c'est-à-dire poser des questions précises, interroger et donner l'occasion au président de s'exprimer. Du coup, cet exercice, côte à côte, gommait la distance entre journalistes et politiques et a rendu cet exercice moins pugnace. Et c'est ce qui a été noté par beaucoup d'observateurs. Donc, je pense qu'Emmanuel Macron doit être content de sa prestation, puisque l'exercice est plutôt en sa faveur, quoique les audiences n'ont pas été à la hauteur. 5 millions

4:07
Locuteur

de rire le set, c'est-à-dire que les

4:08
Présentateur

téléspectateurs n'ont pas pris cet exercice extrêmement au sérieux, puisqu'on est habitué à des exercices plus formels, comme si le côté décontracté de la forme annonçait finalement, comme l'a dit Bruno Jeudy, peu d'annonces ou peu de moments un petit peu qu'on retiendra dans l'opinion. Donc, à vouloir des formats sur mesure, puisque c'est évidemment Emmanuel Macron, s'il ne

4:33
Locuteur

l'a

4:33
Présentateur

pas sollicité, en tout cas qu'il l

4:34
Locuteur

'a

4:34
Présentateur

accepté, ça peut peut-être l

4:37
Locuteur

'unir

4:38
Présentateur

finalement au long terme.

4:40
Locuteur

Ce

4:41
Présentateur

n

4:41
Locuteur

'est

4:41
Présentateur

pas la première fois aussi qu'on commente sur les précédents exercices de télé comme ça, des modèles un peu plus formels dont on dit qu

4:47
Locuteur

'ils

4:47
Présentateur

sont dépassés, il faut changer. Oui,

4:49
Locuteur

bien sûr.

4:50
Présentateur

D

4:50
Locuteur

'où

4:50
Présentateur

les tentatives régulières de changer de format, mais celui-ci ne me semble pas tout à fait adéquat. – Christian Soyer.

4:57
Invité

– Moi, je serais moins critique sur le fond, mais on y reviendra, et plus sur la forme. Bien sûr que ça a changé en termes de code, de communication, mais je vois trois problèmes. Le premier, c'est que c'était tellement esthétisant en termes de cadrage.

5:09
Locuteur

– C'est vrai que c'était beau. –

5:10
Invité

C'est très beau. Mais du coup, je

5:11
Locuteur

pense que

5:11
Invité

ça nuit à l'efficacité. C'est-à-dire que vous vous êtes pris par les images, vous êtes pris par cette forme nouvelle. Je ne suis pas certain qu'en termes d'attention au contenu de ce que disait le Président, c'était un faire-valoir ou quelque chose d'efficace. Deuxième élément qui rejoint un petit peu ce que disait Vanessa Schneider à l'instant, on avait le sentiment d'une conversation entre Emmanuel Macron et Laurent Delahousse. Et c

5:32
Locuteur

'est

5:32
Invité

les Français qui n'étaient pas présents ou potentiellement en position de spectateur avec presque, excusez-nous si on vous dérange. Donc vous disiez à l'instant qu'il y a un face-à-face président journaliste qui est important, mais à travers ce face-à-face président journaliste qui est important, c

5:48
Locuteur

'est

5:48
Invité

le face-à-face président français. – Vous diriez

5:50
Locuteur

que les Français n'étaient pas là.

5:51
Présentateur

En tout cas, on ne

5:52
Locuteur

s'adressait pas directement aux Français. – On n'avait pas le sentiment qu

5:53
Invité

'Emmanuel Macron s'adressait directement aux Français. Ça s'adressait beaucoup plus à Laurent Delahousse. Et puis du coup, ça pouvait effectivement donner le sentiment qu'on était dans une forme plutôt d'entre-soi ou de monologue très sécurisé. Avec, moi j'ai trouvé que c'était frappant, là pour le coup, l'idée qu'on était véritablement au château, comme on dit,

6:13
Locuteur

c

6:13
Invité

'est-à

6:13
Locuteur

-dire

6:13
Invité

à l'Elysée. Non mais les pièces étaient tellement belles. – C'est sublime. – On a un aperçu sur les pièces. Mais ces trois éléments ajoutés, je pense, en termes d'efficacité, ne donnaient pas l'impression, même si c'était plus nouveau et plus moderne, de quelque chose où le président s'adresse aux Français et leur délivre un certain nombre de messages.

6:30
Présentateur

– Jean-Dominique Merchet.

6:31
Locuteur

–

6:31
Invité

Oui, tout ce qui vient d'être dit est très juste,

6:34
Locuteur

mais

6:35
Invité

je pense qu'il faut quand même accepter qu'à un moment, la communication politique évolue. Lorsque Roosevelt, dans les années 30, rompt les codes de communication en faisant ces discussions au coin du feu, il s'adresse directement à la nation américaine, tout le monde trouve ça incroyable, mais finalement, on rompt avec cet aspect monarchique du pouvoir. Bon, effectivement, alors là, on ne rompait pas avec l'aspect monarchique du pouvoir. Je corrige tout de suite.

7:06
Locuteur

– Parce que ? –

7:07
Invité

Parce que, si vous voulez, on était au cinéma hier soir. On était au cinéma. C'était remarquablement filmé, trop bien filmé peut-être, tellement ces plans de coupe, enfin sans plans de coupe, tout défilait magnifiquement, des décors formidables, deux acteurs quand même plutôt assez bien de leur personne. Je veux dire, donc tout ça nous faisait un magnifique film. Je pensais à la fois à Roosevelt et ses discussions au coin du feu et au film, on voyait Jean-Dormais son président de la République à l'Élysée. On était au cinéma. On était au cinéma. On nous racontait un journaliste en train de bavarder avec le président de la République dans un décor sublime.

Une conversation intelligente, mais bon voilà, il n

7:50
Locuteur

'y

7:50
Invité

avait pas non plus de scoop formidable, mais c'était sans doute effectivement un peu trop beau pour être vrai.

7:56
Présentateur

– Il y a pas mal d'éléments qui ont été dits, qui ont eu l'air de rien parce qu'il y avait ce ton peut-être, mais il y

8:01
Locuteur

a

8:01
Présentateur

quand même eu des choses qui ont été

8:02
Locuteur

dites

8:02
Présentateur

pendant cette émission. Et on va y revenir dans le détail si vous le voulez bien. Cela restera, donc on l

8:07
Locuteur

'a

8:07
Présentateur

bien compris, comme une première sur la forme pour sa deuxième grande interview à la télé depuis son arrivée au pouvoir. Le chef de l'État a cassé les codes. Sur le fond, Emmanuel Macron a fait ce qui ressemble à un premier bilan après sept mois de présidence, Syrie, climat, loi, travail. Il s'est laissé aller à quelques confidences sur son rythme de travail, son rapport au temps et même sur la décoration du palais présidentiel. Romain Bessnenou, Nicolas Baudry-Dasson.

8:33
Invité

Avec son interview d'hier soir, jamais Emmanuel Macron n'aura si bien incarné le nom de son mouvement En Marche. 40 minutes d'entretien, déambulant dans les salons et couloirs dorés de l'Élysée. Une première pour un président de la République. L'exercice surprend tant par la forme que par le temps. On vient de passer dans une pièce assez atypique pour vous montrer que vous changez beaucoup de choses parce que les Français ne connaissent pas parfaitement l'Élysée, vous savez.

9:02
Locuteur

Juste

9:02
Invité

là, avant, il y avait des visages. Moi,

9:05
Locuteur

je

9:05
Invité

me souviens du général de Gaulle, de François Mitterrand. Pourquoi ils ne sont plus là ? D'abord parce qu'il y avait...

9:11
Locuteur

C'était

9:11
Invité

passé

9:11
Locuteur

? Non,

9:12
Invité

pas du tout. Parce que moi,

9:13
Locuteur

quand

9:14
Invité

on est président de la République, on s'inscrit dans une histoire

9:17
Locuteur

et

9:18
Invité

dans une filiation, justement, de présidents. Il n'y avait que les présidents morts qui étaient là, avec des tableaux qui méritaient une réflexion. Et donc on aura une salle spécifiquement dédiée à cela ailleurs dans le palais où il y aura les portraits de tous

9:34
Locuteur

les présidents.

9:34
Invité

Le palais, l'Élysée reste l'Élysée. S'il

9:36
Locuteur

y

9:36
Invité

a des révolutions, je ne les fais pas, ce genre de choses. Sa révolution, Emmanuel Macron veut la faire dans le domaine de l'environnement,

9:45
Locuteur

grande

9:46
Invité

thématique de l'interview d'hier.

9:48
Locuteur

Il

9:48
Invité

veut fermer les centrales thermiques et à charbon, mais défend l'énergie nucléaire.

9:52
Locuteur

Le

9:52
Invité

président, qui se dit converti récemment à la cause climatique, veut favoriser les financements pour les énergies renouvelables.

9:59
Locuteur

On

9:59
Invité

va simplifier et accélérer les procédures.

10:02
Locuteur

Imaginez les

10:03
Invité

grands projets éoliens décidés par Nicolas Farkozy.

10:07
Locuteur

Si

10:07
Invité

j'ai de la chance, c'est moi qui les inaugurerai.

10:10
Locuteur

C'est fou.

10:11
Invité

Ces délais ne sont plus à la mesure de l'époque. Donc on va accélérer tout ça.

10:15
Locuteur

Le

10:16
Invité

président a également évoqué le cas de son ministre de l'écologie, Nicolas Hulot, récemment malmené dans certains dossiers comme le nucléaire ou le glyphosate.

10:25
Locuteur

Moi,

10:26
Invité

je souhaite très profondément qu'il reste et qu'il agisse. Il n

10:28
Locuteur

'est

10:28
Invité

pas venu vous voir en vous disant,

10:29
Locuteur

je

10:29
Invité

vais partir. Il est utile au pays, mais Nicolas Hulot, il a son tempérament. C'est un engagé. Là, il apprend aussi les contraintes de l'exercice politique et de la décision. C'est qu'on est tous les jours les mains dans la glaise et que

10:41
Locuteur

ça

10:41
Invité

ne peut pas être parfait du jour au lendemain. Mais c'est un inquiet. C'est pour ça que j'ai choisi. Parce que moi, j'ai besoin de gens qui vivent, vous voyez, dans le creux de leur ventre, la nécessité de changer, de prendre des décisions, d'aller les expliquer et de faire. Je ne

10:54
Locuteur

veux

10:54
Invité

pas des gens qui soient assis et contents d'être ministre. Je veux des gens qui agissent.

10:57
Locuteur

Sur

10:58
Invité

le fond, Emmanuel Macron défend son action politique des derniers mois et en premier lieu, ses ordonnances sur la loi travail.

11:06
Locuteur

Sur

11:06
Invité

le sujet du chômage, j'ai pris mes responsabilités.

11:09
Locuteur

J

11:09
Invité

'ai fait tout de suite la réforme la plus importante qui avait été évitée en France depuis 20 ans.

11:15
Locuteur

Tout

11:15
Invité

de suite. Je m'étais engagé à le faire. Je l'avais dit aux Français. J'avais même dit qu

11:19
Locuteur

'on

11:19
Invité

le ferait par ordonnance.

11:20
Locuteur

On

11:20
Invité

a concerté avec les partenaires sociaux et on l'a fait. Donc il y aura des résultats ? Cette réforme produira des résultats. Dans

11:27
Locuteur

les 5 ans

11:27
Invité

? Dans les 5 ans. Dans les 5 ans. Mais après, moi je dis, il faut attendre 2 ans pour qu'elle commence à avoir ses pleins effets. Mais je ne suis pas là pour faire des pronostics, je suis là pour agir. Enfin, Emmanuel Macron réagit aux critiques du nouveau chef de la droite, Laurent Wauquiez, qui l'accuse d'avoir, dit-il, la haine des provinces.

11:44
Locuteur

Et

11:45
Invité

ça,

11:45
Locuteur

c

11:45
Invité

'est un commentaire, je lui laisse, mais qui n'apporte rien au pays. Ça dit quoi ? Ça dit la haine qu'il a pour votre serviteur. Bon, je la lui laisse, qu'il vive avec, ça fera son quotidien. Mais ça ne fera pas manger les Françaises et les Français, ça ne fera pas progresser le pays. Aussitôt l'interview terminée, les réactions de l'opposition se sont multipliées sur la toile. De gauche à droite, on dénonce le style et le fond de l'entretien, éroniquement comparé à une conversation au pied du sapin.

12:14
Locuteur

Ce

12:15
Invité

soir, pas un mot sur le chômage, la dette ou le terrorisme. J'aurais aimé qu'Emmanuel Macron regarde les Français dans les yeux, plutôt qu'il admire son reflet dans les miroirs dorés de l'Elysée.

12:26
Locuteur

L

12:26
Invité

'interview d'Emmanuel Macron tenait plus de secrets d'histoire que d'une interview d'un président de la République. Ce n'était en rien un exercice de questionnement un peu critique. Cette deuxième grande interview du président n'a en tout cas pas attiré les foules hier, avec quasiment deux fois moins de téléspectateurs que la précédente. Emmanuel Macron devrait s'adresser une nouvelle fois aux Français lors de ses voeux du 31 décembre.

12:48
Présentateur

Alors là sur les voeux, on sera peut-être sur un exercice plus formel, on en reparlera. Quel était l'objectif recherché par Emmanuel Macron durant cette interview ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Pourquoi cette interview-là ?

13:01
Locuteur

C

13:01
Présentateur

'était de rebondir sur le sommet climat. Emmanuel Macron sait quand il a des opportunités, il sait les saisir. Donc on peut lui reprocher beaucoup de choses, mais en tout cas, pas celle-là. Il a le sens des occasions à saisir. Il est dans une phase où il a remonté dans les sondages, une phase plutôt ascensionnelle après une chute durant l'été. Et là, ce sommet climat a été qualifié de réussite. Donc il souhaite rebondir là-dessus. D

13:31
Locuteur

'ailleurs, l

13:31
Présentateur

'interview est enregistrée à ce moment-là. Et pour exprimer une parole et faire un bilan pour montrer, regarder, vous me publicitez. Mais ce n'est pas pour rien, c'est parce que j'ai fait tout un tas de choses. C'est aussi pour dresser quelques pistes à venir. Après, sur le choix de la chaîne de télévision, on se souvient qu'Emmanuel Macron a eu des propos un peu malheureux sur le service public. Donc c'était aussi un moyen de revenir sur

13:57
Locuteur

son propos.

13:57
Présentateur

C'est

13:58
Locuteur

lui qui choisit le

13:58
Présentateur

format ou pas, Bruno Jeudy ?

14:00
Invité

Non.

14:00
Locuteur

Parce que le format est très critiqué. Alors il y en a qui ont aimé, mais…

14:03
Invité

Le format a été proposé par Laurent Delahousse, qui dans le cadre de ses émissions le dimanche soir, a un format avant 20h où justement il y a ce type d'interview.

14:11
Locuteur

Il

14:11
Invité

avait fait avec Bernard Tapie, numéro comme ça, un peu dans le même style. Et là, donc, il a proposé au président de la République. On sait qu'il a hésité et finalement il a accepté. Ce qui est assez étonnant, c'est le principe de l'interview enregistré. Vanessa Schneider le disait, 5 jours avant, ce qui est quand même, à ma connaissance, plutôt rare. Et ce qui comporte un risque aussi au passage. D'ailleurs, hier soir, si on était attentif, on voyait qu'elle a été enregistrée. Il était 22h40 dans le bureau du président. C'était sur

14:41
Locuteur

l'horloge. Donc vous

14:42
Invité

voyez, on a une idée. Ça a été enregistré le mardi à 22h40. Je crois que sur l'objectif, ça l'a dit, c'est à la fois, on y a bien vu, le bilan, le bilan finalement de l'année 2017. On a vu Emmanuel Macron reprenant ses fondamentaux du Macron candidat jusqu'en mai, puis du Macron président. Tout se tient, retrouver le destin français. En même temps, on a eu vraiment tous les fondamentaux qu'il a remis un peu à l'honneur hier soir. Et puis,

15:09
Locuteur

il

15:09
Invité

y a simplement le fait qu'il est dans une assez bonne séquence.

15:12
Locuteur

Il

15:12
Invité

finit l'année en trompe dans les sondages. Il remonte et il surfe sur cette bonne tendance qui lui permet de poser un peu les sept premiers mois, son bilan, et dire, j'ai pris mes marques, je fais ce que je dis, puisqu'il l'a redit plusieurs fois. Et c'est ça qui est salué. Donc il veut profiter de cette bonne séquence pour lui.

15:33
Locuteur

–

15:33
Présentateur

Christian Turier, les sondages sont bons, il en profite ?

15:36
Locuteur

–

15:37
Invité

Oui, les sondages sont bons, il remonte progressivement. Il reste minoritaire, en tous les cas, dans notre indicateur, il est à 39% de jugement favorable, donc pas encore à plus de 50% de jugement sur l'action. Mais les sondages sont bons. Moi, je crois que ce qu'il a voulu affirmer, c'est son leadership. C'est pas tant un positionnement général où il revient sur tout ce qu'il a fait, même si ça faisait partie de

15:55
Locuteur

l

15:55
Invité

'interview. Mais on est sur un moment où la question de l'environnement était dans l'actualité, dans la conjoncture. Il veut affirmer et enfoncer le clou qu'y compris sur cette dimension, il est celui qui incarne aujourd'hui le leadership de la question environnementale dans le monde. Donc à chaque fois, c'est ça, sa plasticité.

16:12
Locuteur

C

16:12
Invité

'est d'arriver à rebondir sur les événements avec une idée, moi je crois, centrale. Je suis un leader. Et je fais… Les autres se mettent en mouvement derrière moi.

16:22
Locuteur

–

16:22
Présentateur

Je

16:22
Locuteur

suis

16:22
Présentateur

un leader. Est-ce que c'est important d'avoir des informations comme celles qu'il a délivrées hier sur le mode de la confidence, sur « je lis tout », « je lis tout ce qu'on écrit sur moi », « je dors peu », «

16:33
Locuteur

j'ai deux

16:33
Présentateur

bureaux ». Qu'est-ce que ça raconte,

16:35
Locuteur

ça, de l'exercice du pouvoir ?

16:37
Invité

–

16:37
Locuteur

Ça raconte un peu

16:37
Invité

la réalité ou la mythologie du leader surpuissant qui, justement, a besoin…

16:43
Locuteur

C

16:43
Invité

'est un surhomme, il a besoin de moins dormir que les autres. Il est extrêmement bien informé puisqu'il lit tout, rien ne lui échappe. C'est la théorisation aussi de la toute-puissance et de

16:53
Locuteur

la

16:53
Invité

maîtrise des apparences, de la maîtrise totale.

16:55
Présentateur

– Et

16:55
Locuteur

puis

16:55
Présentateur

du dévouement total.

16:56
Locuteur

– Et du dévouement, bien sûr. – Voilà, tout à fait.

16:58
Présentateur

– Comme il dit, mon peuple.

17:00
Locuteur

– Alors, je voudrais qu'on revienne sur mon peuple parce que ça mérite qu'on s'y arrête. Mais Jean-Dominique Merchèff ?

17:05
Invité

– Il y a beaucoup d'égotisme dans cette affaire.

17:09
Locuteur

Il

17:10
Invité

se regarde quand même. Il se regarde gouverné. Alors, il le fait avec beaucoup de talent parce qu'il est quand même très convaincant dans son explication, dans ses explications. Mais quand même, on se dit, bon, c'est bon, quoi. Tu es président de

17:26
Locuteur

la

17:26
Invité

République, on a compris, je veux dire. On sait ce que c'est. Donc, il y a quelque chose d'un peu…

17:31
Locuteur

C

17:31
Invité

'est un peu trop, quoi. Encore une fois, c'était trop beau et c'était un peu trop dans la démonstration. Et par exemple, quand il dit… Il parle sans arrêt de ce leadership. Le leadership, c'est quelque chose qui se reconnaît. Ce n

17:43
Locuteur

'est

17:43
Invité

pas quelque chose qui s'affirme. On ne

17:45
Locuteur

dit

17:45
Invité

pas, je suis un leader. Un jour, on comprend qu'il est le leader parce qu'on le voit dans la réalité de sa politique internationale, par exemple, ou sa capacité à régler des crises, crises qu'il n'a encore pas traversées. Donc, on verra si c'est un leader. Mais dire, je suis le leadership, tout ça est quand même très étrange.

18:05
Locuteur

– Alors, il ne dit pas, je suis leader. Il dit, c'est

18:06
Présentateur

vrai qu'on va s'arrêter à un mot parce qu'on…

18:08
Invité

–

18:08
Locuteur

Je

18:08
Invité

caricature un

18:09
Locuteur

peu, mais ça

18:10
Invité

veut quand même dire ça. Mon peuple a fait de moi le leader que je suis. Oui, bon, d'accord. Mais c'est un peu trop, je trouve, dans la formulation. Il est un leader. De là à exercer le leadership européen ou international auquel il prétend,

18:29
Locuteur

pourquoi

18:29
Invité

pas ? Mais ce n

18:31
Locuteur

'est

18:31
Invité

pas à lui de le dire,

18:31
Locuteur

d'une certaine

18:32
Invité

manière. C'est aux autres de le reconnaître en tant que leader et non pas à lui de s'affirmer comme

18:37
Locuteur

tel. – Alors,

18:37
Présentateur

mon peuple, mon peuple, c'est vrai, au fond, il a été élu, choisi par le peuple. Qu'est-ce qu'il y

18:42
Locuteur

a

18:42
Présentateur

de choquant dans l'expression de dire mon peuple

18:44
Locuteur

?

18:44
Présentateur

Le leadership, il parlait à un moment donné de… – Parle de ça.

18:47
Locuteur

–

18:47
Présentateur

Voilà, exactement,

18:48
Locuteur

il parlait de la scène internationale. –

18:49
Invité

Européen, et il dit « je le tiens de mon peuple ». Ce rôle de leader, ce qui est assez étonnant, effectivement, qui renvoie à toutes les critiques qu'on fait, s'agissant globalement de nos institutions très monarchiques et singulièrement de sa pratique du pouvoir aujourd'hui, qui est très verticale. on l

19:09
Locuteur

'a

19:09
Invité

appelé Jupiter et on le compare assez facilement au style monarchique tant du général de Gaulle que de François Mitterrand.

19:16
Locuteur

– Ou à Bonaparte,

19:17
Présentateur

comme le

19:17
Locuteur

fait Jean-Dominique Lachet dans son livre. – Voir de Bonaparte dans le

19:19
Invité

livre de Jean-Dominique. Mais c'est vrai que c'est assez étonnant qu'il ait fait cette sortie. Plus loin aussi dans l'interview, au moins il parle de lui à la troisième personne, à un moment de l'interview. Donc c'est vrai que tout ça fait qu'il y avait un côté un peu trop peut-être par moment. Mais ce qu'il faut bien voir,

19:38
Locuteur

c

19:38
Invité

'est que dans ce type d'émission, Emmanuel Macron, depuis qu'il est installé, essaie de faire en sorte que sa présidence, tout est inédit.

19:46
Locuteur

– Oui, c'est ça. – Tout

19:46
Invité

serait inédit plus exactement. Et donc cette émission rentre dans cette stratégie de renouvellement de la fonction présidentielle. En gros, après deux présidences qui auraient déçus, et pour ne pas parler surtout de la dernière, il s'installe comme un président qui efface les mauvaises manières ou les mauvaises habitudes constatées, regrettées par beaucoup et par les Français notamment.

20:12
Présentateur

– On a beaucoup parlé ce week-end, du week-end du président de la République à Chambord, à mon sens de façon pour le coup exagérée, où maintenant on a tendance à chercher des symboles partout et à interpréter les moindres faits, gestes et choix du président de la République. En revanche, l'utilisation du terme « mon peuple » est à mon avis beaucoup plus intéressante dans ce registre-là et dans le registre monarchique. Les présidents de

20:38
Locuteur

la

20:38
Présentateur

République ne s'expriment pas comme ça, généralement ils disent qu'on parle du peuple français.

20:42
Locuteur

– Un président ne devrait pas dire ça. – On

20:43
Présentateur

parle du peuple français.

20:44
Locuteur

Les

20:44
Présentateur

présidents précédents parlaient du peuple français. et personne n'a eu l'outrecuidance de dire « mon peuple ». Imaginez-vous un peu si Nicolas Sarkozy avait dit « mon peuple », lui qu'on accusait également d'avoir une tentation bonapartiste, un peu hégémonique ou monarchique, il se serait fait houspiller de part et d'autre. Donc il y a quand même cette tendance chez Emmanuel Macron qu'il a de moins en moins… Alors on comprend pourquoi il se voit comme ça, il a eu un parcours totalement fulgurant, il n

21:16
Locuteur

'est

21:16
Présentateur

pas passé par toutes les étapes par lesquelles les autres sont passés, il n'a pas eu à essuyer les campagnes électorales, les week-ends dans les permanences ou sur les marchés, les aléas de la vie politique. Donc il a une espèce de destinée comme ça hors normes, il est visiblement convaincu de porter un destin et ça peut donner le sentiment d'une certaine déconnexion. Le mot « mon peuple » prononcé là, sous les ors de l'Elysée, Laurent Delahou se disait que les Français ne connaissent peu l'Elysée, ils ne connaissent pas du tout l'Elysée,

21:47
Locuteur

les

21:47
Présentateur

Français, à part certains qui ont la chance d'y entrer, mais c'est une infime minorité des Français qui connaît l'Elysée, c'est un château, l'Elysée c'est souvent des

21:56
Locuteur

dorures,

21:57
Présentateur

c'est un palais. Et le mot « mon peuple » prononcé dans ce palais n

22:02
Locuteur

'est

22:02
Présentateur

pas anodin, et assez révélateur de l'opinion qu'Emmanuel Macron a de lui-même.

22:06
Locuteur

Est

22:06
Présentateur

-ce que ça, ça se voit dans l'opinion d'ores et déjà, Brice Teinturier ? Cette idée qu'il y

22:11
Locuteur

aurait

22:11
Présentateur

une déconnexion, alors puisqu'il lit tout,

22:13
Locuteur

c

22:13
Présentateur

'est des commentaires qu'il a dû lire d'ores et déjà depuis assez longtemps, il aurait pu corriger le tir, il ne le fait pas. Parce qu'il l'a théorisé lui-même, il considère qu'il

22:20
Locuteur

y a

22:20
Présentateur

aussi un besoin d'autorité dans ce pays, de quelque chose de très vertical comme on l'a dit.

22:25
Invité

À ma connaissance, ce qui est apprécié, c'est une forme de verticalité, encore une fois, d'incarnation de la fonction présidentielle,

22:31
Locuteur

d

22:31
Invité

'incarnation sur un mode vertical qui plaît, à condition que ça ne vire pas une forme de condescendance. Et là, je crois que ce n'est pas seulement le mot en lui-même, c'est l'accumulation de signes. C'est toujours la même chose, il n'y a qu'un mot, ça peut tout à fait passer et on le comprend. Mais mon peuple, dans cette scène qui était très esthétisante, avec cette mise en scène justement des pièces et des ors de l'Elysée, c'est tout ça qui peut progressivement nous faire passer de la verticalité appréciée pour le président de la République

22:59
Locuteur

à

23:00
Invité

une forme potentielle de condescendance qu'on avait retrouvée avec d'autres termes aussi, où il flirtait avec la ligne jaune de l'effet néant. Il y a toujours cette crête avec laquelle joue Emmanuel Macron.

23:13
Présentateur

On a vu l'animal politique quand même un peu hier soir, avec quelques tacles, comme on dit, sur

23:21
Locuteur

Laurent

23:21
Invité

Wauquiez.

23:22
Locuteur

Sur Laurent Wauquiez

23:23
Présentateur

et aussi à ses prédécesseurs en creux. Les choses

23:26
Locuteur

étaient

23:26
Présentateur

assez nettes.

23:27
Invité

Oui, tout à fait. Laurent Wauquiez, il a ramassé sa petite phrase qui était bien calculée, très ciselée, cinglante. En même temps, quand on connaît un peu Emmanuel Macron, on se dit que pour qu'il réponde comme ça, c'est peut-être que Laurent Wauquiez avait touché juste, notamment dans ses attaques,

23:45
Locuteur

je

23:46
Invité

le trouve exagérées, mais sur ses attaques sur ce président qui a la haine de

23:51
Locuteur

la province,

23:51
Invité

des territoires, c'est ce à quoi a répondu Emmanuel Macron. Mais ça veut dire quand même que, finalement, dans cette opposition qui peine à exister, qui peine à se faire entendre,

24:02
Locuteur

eh

24:02
Invité

bien, Laurent Wauquiez leur aurait peut-être marqué un point, en tous les cas, touché Emmanuel Macron sur ce terrain-là. Après,

24:09
Locuteur

c

24:09
Invité

'est vrai qu'il y

24:09
Locuteur

a

24:09
Invité

eu des attaques ou des pics en direction de ses prédécesseurs. Effectivement, il a vraiment cherché à marquer sa différence en disant « je fais ce que je dis », « peut-être que ce sont des nouvelles habitudes », « ce que

24:26
Locuteur

ne faisaient pas mes prédécesseurs en gros ». Oui, ça doit surprendre les Français,

24:28
Présentateur

etc.

24:29
Invité

La question de la

24:29
Locuteur

haine,

24:29
Invité

c'est important, parce que c'était une ligne de démarcation dans la campagne présidentielle avec des candidats qui, pour Macron, symbolisaient et incarnaient la haine, dans l'occurrence Marine Le Pen, et lui qui voulait incarner justement une forme de bienveillance, d'optimisme, de rassemblement dans de

24:43
Locuteur

l

24:43
Invité

'énergie. Donc, quand Laurent Wauquiez l'accuse de haïr une certaine France, le retour à l'envoyeur s'est fait sur le régis de la haine, justement, en disant « c'est lui qui est dans la haine ».

24:54
Présentateur

Bonjour Dominique Parchet.

24:55
Invité

Oui, mais aussi ce qui permet à la personnalité d'Emmanuel Macron de se développer comme ça, avec effectivement ce côté très monarchique, c'est aussi l'absence totale de contre-pouvoir. L'opposition, Wauquiez c'est, mais l'opposition est quand même en miette pour l'instant. Il n'a aucune contestation dans son propre camp. Ce n'est pas le Parlement ou les ministres qui vont faire de l'ombre à la figure présidentielle. Il n

25:21
Locuteur

'y a

25:21
Invité

pas de contestation sociale dans ce pays pour l'instant. Et à l'international, il bénéficie d'une sorte de monopole de la lumière, puisque Angela Merkel est dans une crise politique dont on ne sait pas comment elle va sortir. Les Britanniques sont plongés dans le Brexit et Trump est un peu bizarre, pour dire les choses. Donc il a comme ça ce monopole, personne en face de lui. Donc

25:46
Locuteur

voilà, il a de la place. Il

25:50
Invité

en profite comme la nature

25:52
Locuteur

à

25:52
Invité

horreur

25:53
Locuteur

du vide.

25:54
Invité

Il remplit beaucoup l'espace. Et peut-être parfois un peu trop.

25:58
Locuteur

Est

25:59
Présentateur

-ce qu'il a, vous considérez qu'il a partagé ce moment de lumière, ce moment de pause visiblement, puisque vous l'expliquez très justement, il n

26:06
Locuteur

'y a

26:06
Présentateur

pas d'opposition. Il a parlé de ses ministres,

26:09
Locuteur

assez

26:09
Présentateur

peu. Est-ce qu'il a parlé de son Premier ministre ? Comment l'a-t-il fait par rapport, encore une fois, notre élément de comparaison à tous, c'est ce qui se faisait avant dans l'ancien monde ? Est-ce qu'il

26:19
Locuteur

y a

26:19
Présentateur

eu la volonté de montrer qu'il était un chef d'équipe ? Non, pas du tout. Mais je pense qu'Emmanuel Macron a une conception assez personnelle du pouvoir. Et en effet, il ne s'embarrasse pas de politesse superflue à l'égard de ceux qui travaillent avec lui. Il estime qu'il a été élu seul, ce qui est assez vrai. La plupart de ceux qui l'entourent maintenant n'étaient pas dans la campagne à ses côtés. Il est parti avec une toute petite équipe. Donc c'est quelqu'un qui ne doit rien à personne. Mais c'est vrai que ça tranche dans le style, parce qu'on se souvient des précédents présidents de la République qui, à chaque intervention, il fallait glisser le petit mot pour

26:54
Locuteur

le ministre de l

26:55
Présentateur

'éducation nationale, la petite phrase pour le ministre des Affaires sociales, de dire qu'un tel était très compétent, que grâce à un tel... Et d'ailleurs, on guettait, on pesait chaque adjectif, chaque qualificatif.

27:05
Locuteur

Il faut

27:05
Présentateur

voir lequel était en disgrâce et lequel, au contraire, montait dans les faveurs présidentielles. Donc il n

27:11
Locuteur

'y a

27:11
Présentateur

pas du tout de ce petit jeu-là avec Emmanuel Macron. Mais quelque part, je pense que c'est quelque chose qui est recherché par l'opinion.

27:20
Locuteur

On

27:20
Présentateur

parlait de ce besoin d'autorité. Ce besoin d'autorité, il est accepté, comme le disait Brice St-Hoyle. Il est accepté, pourquoi ? Parce qu'on sort d'une période du quinquennat de François Hollande où, pour le coup, là, c'était n'importe quoi. Il y avait les frondeurs dans le propre camp, les ministres... Voilà, tout le monde se tirait des successions de couacs. Et une opposition interne très forte et très perturbatrice. Et qui brouillait totalement le message présidentiel. Donc là, en effet, il n'y a pas

27:50
Locuteur

de brouillage possible. C'est quelqu'un qui a eu droit en

27:52
Présentateur

faveur, aux honneurs, c'est quand même Nicolas

27:54
Locuteur

Hulot.

27:54
Invité

Il y a eu une jolie formule sur Nicolas Hulot. Et puis là, pour le coup, une formule assez inédite aussi. Dire que

28:00
Locuteur

c

28:00
Invité

'est un inquiet, et c'est ce que j'apprécie, et c'est quelqu'un qui fait et qui a les mains dans la glaise, je crois que pour un ministre, c'est un bel hommage, plutôt de la part du président. Mais c'est effectivement

28:09
Présentateur

le

28:09
Locuteur

seul

28:10
Invité

qui a

28:11
Locuteur

eu...

28:11
Invité

Oui, il y avait quand même l'idée qu'il s'attaquait aux réalités, qu'il se confrontait aux difficultés du temps long et du temps court. Mais

28:19
Locuteur

là encore, rien n'est

28:20
Présentateur

anodin avec Emmanuel Macron. Pourquoi Nicolas Hulot ? Parce que Nicolas Hulot, on sait que c'est le maillon faible de l'équipe gouvernementale.

28:26
Locuteur

Pourquoi c'est le maillon faible ? Parce que c'est celui qui

28:27
Présentateur

s

28:28
Locuteur

'interroge... Non, c'est le plus

28:29
Présentateur

populaire, justement. C'est pour ça que c'est le maillon faible aux yeux d'Emmanuel Macron, parce que c'est celui qui s'interroge vraiment sur sa sortie ou non du gouvernement, qui s'interroge régulièrement sur sa sortie ou non du gouvernement. Donc on lui donne quelque chose, on le cajole publiquement pour lui dire... Ça ouvrirait une crise politique

28:47
Locuteur

en tous les cas, son départ. Avec nous, si

28:49
Présentateur

Nicolas Hulot part, ça serait vraiment une épine dans le pied de

28:52
Locuteur

Emmanuel Macron.

28:52
Présentateur

Son

28:52
Locuteur

départ

28:52
Invité

ouvrirait une crise politique évidente. Moi, j'ai trouvé qu'il l'avait effectivement flatté, ménagé, mais en même temps, on a senti à travers ce passage sur Nicolas Hulot et globalement sur les ministres, qu'ils étaient quand même tenus reine courte, et que s'agissant de l'écologie,

29:06
Locuteur

ce

29:06
Invité

qui était sans doute le passage le plus intéressant, il était très précis. Et sur le nucléaire, il a mis les choses au point, et on a compris que Nicolas Hulot, on sait un peu mieux, pourquoi il a dû avaler quelques couleufs sur ce dossier, parce qu'il a été très carré,

29:20
Locuteur

le président. Mais il le fait parce

29:21
Présentateur

qu'il y

29:21
Locuteur

a

29:21
Présentateur

besoin de le faire, parce qu'il

29:22
Locuteur

y a

29:22
Présentateur

une moment de tension, c'est ça, avec

29:24
Locuteur

Nicolas Hulot ? Parce qu

29:25
Invité

'on a bien vu qu'il

29:26
Locuteur

y a

29:26
Invité

un moment de tension sur plusieurs dossiers, que sur le nucléaire, il s'est expliqué beaucoup plus, c'est sans doute le seul dossier où il a fait preuve de pédagogie. C'était très intéressant, on a compris pourquoi il n

29:35
Locuteur

'y

29:35
Invité

avait pour l'instant pas de date en matière de transition écologique. On a compris aussi qu'il avait été clair sur la fermeture des centrales thermiques et au charbon. Dommage qu'il n

29:46
Locuteur

'ait

29:46
Invité

pas répondu sur la question de Fessenheim, parce que c'est quand même vraiment la centrale, là pour le coup il n

29:50
Locuteur

'a

29:50
Invité

pas été interrogé. Enfin là, pour le coup, il a mis les choses au point, et c'est vrai qu'il a un peu tourné le dos à toute cette histoire d'écologie politique dans laquelle François

29:58
Locuteur

Hollande n

29:58
Invité

'avait pas réussi à sortir tout son quinquennat. Et là, il a clarifié la ligne, il a clarifié quels étaient les choix et dans quel moment ça se ferait.

30:08
Présentateur

Alors, c'est peut-être l'annonce la plus forte de la soirée. Emmanuel Macron envisage la fin de la guerre en Syrie en février prochain. Et il assume un changement de ligne de la diplomatie française et accepte le dialogue avec Bachar Al-Assad. Lui,

30:19
Locuteur

il

30:19
Présentateur

ne se reconnaît qu'un ennemi, le terrorisme. Damien Florette, Romain Becker.

30:27
Locuteur

Le

30:28
Invité

chef de guerre Emmanuel Macron

30:29
Locuteur

annonce

30:30
Invité

hier une victoire imminente contre Daesh. Bachar est l'ennemi du peuple syrien, mon ennemi c'est Daesh, si je devais résumer ma pensée.

30:41
Locuteur

On

30:41
Invité

vient de gagner la guerre en Irak avec la coalition. Le 9 décembre, le premier ministre irakien Abadi a annoncé la fin de la guerre et la victoire face à Daesh. Et je pense que d'ici mi-fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie.

30:54
Locuteur

Il

30:55
Invité

y a deux semaines à Bagdad,

30:56
Locuteur

l

30:57
Invité

'armée irakienne fêtait sa victoire sur Daesh.

30:59
Locuteur

Une

30:59
Invité

parade devant leur premier ministre

31:01
Locuteur

et

31:02
Invité

sous les yeux d'une coalition qui veut en finir avec le groupe terroriste en Syrie cette fois.

31:07
Locuteur

De

31:07
Invité

l'autre côté de la frontière,

31:09
Locuteur

Daesh

31:09
Invité

est acculé, coincé par les forces de la coalition à l'est du pays. Depuis la chute de Raqqa le 17 octobre, les terroristes continuent de perdre du terrain. Mais sur place, il y a toujours des combats comme ici le long de la frontière avec l'Irak.

31:24
Locuteur

Les

31:24
Invité

forces spéciales françaises opèrent également toujours en Syrie.

31:27
Locuteur

C

31:28
Invité

'est lorsque toutes les armes se seront tues que la guerre sera finie. Alors seulement pourront commencer les discussions.

31:35
Locuteur

L

31:35
Invité

'état islamique est un ennemi, il doit être vaincu et on ne discute pas avec l'état islamique. Ceux avec qui on discute, ce sont les autres mouvements d'opposition

31:44
Locuteur

qui,

31:45
Invité

je le rappelle pour certains, sont assez proches de l'état islamique. Donc il va falloir faire la part des choses. Mais c'est essentiellement, bien sûr, la discussion avec Bachar Al-Assad et les autres mouvements. Six années de guerre,

31:57
Locuteur

et

31:58
Invité

d'après l'observatoire syrien des droits de l'homme, 465 000 personnes mortes ou disparues. Plus de 5 millions de réfugiés en fuient la Syrie.

32:07
Locuteur

Des

32:07
Invité

villes comme Alepourraq à l'ancien siège de Daesh sont en ruine.

32:10
Locuteur

Le

32:11
Invité

pays risque maintenant de se retrouver livré à des milices armées. Hier soir, Emmanuel Macron a esquissé sa vision de l'après.

32:18
Locuteur

Le

32:19
Invité

projet de la France en Syrie, qu'est-ce que c'est

32:20
Locuteur

? C

32:21
Invité

'est de gagner la paix maintenant.

32:22
Locuteur

C

32:23
Invité

'est-à-dire de déminer le pays, de le démilitariser et de construire une solution politique

32:27
Locuteur

qui

32:28
Invité

permettra une paix durable. C'est-à-dire où toutes les minorités seront protégées.

32:32
Locuteur

Les

32:33
Invité

chrétiens qui y vivent, les minorités ethniques, chiites et sunnites. Autre théâtre militaire français depuis août 2014,

32:41
Locuteur

le

32:42
Invité

Sahel avec l'opération Barkhane. Entre la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, environ 4000 soldats sont déployés. 11 ont été tués en mission. Mercredi dernier, Emmanuel Macron recevait à côté de Paris le G5 Sahel.

32:58
Locuteur

L

32:59
Invité

'idée est de créer une coalition militaire entre les 5 pays de la région pour lutter contre les djihadistes en réduisant les interventions françaises.

33:06
Locuteur

On

33:07
Invité

ne peut pas lutter efficacement contre le terrorisme et protéger nos concitoyens

33:10
Locuteur

si

33:11
Invité

on n'a pas une action efficace

33:12
Locuteur

avec

33:13
Invité

le Sahel. Je suis déjà allé deux fois justement au Mali. Je retournerai pour la fin d'année au Niger. J'y suis très présent parce que c'est là que se joue une part de notre bataille contre le terrorisme. Vendredi, Emmanuel Macron se rendra effectivement au Niger.

33:28
Locuteur

Le

33:29
Invité

président y rencontrera les militaires français.

33:31
Locuteur

Dans

33:31
Invité

ce pays, l'armée française a établi une base permanente à Niamé et deux bases temporaires dans le Nord.

33:38
Locuteur

Et

33:38
Présentateur

nous reprenons nos discussions avec cette question. Comment Bachar Al-Assad pourrait-il être un interlocuteur incontournable et en même temps traduit devant la justice internationale ? Jean-Dominique Merchet.

33:47
Invité

Eh bien personne n'en sait rien. C'est ça. Et de toute façon, il faut demander ça au président. Mais évidemment, c'était une formule politique, politicienne. La vraie formule importante d'hier soir, c'est « il faudra parler à Bachar ». Voilà. Ça fait sept ans qu'aucun président de la République française n'a dit ces mots. Alors, Emmanuel Macron, dès la campagne, avait tiré les conclusions de l'échec de la politique française. La politique française,

34:16
Locuteur

c

34:16
Invité

'est très simple, Bachar va tomber. Il ne peut pas rester. Il se trouve que Bachar est toujours là, qu'il a gagné la guerre et qu'il va falloir faire avec parce que c'est la simple réalité. Donc c'est exactement ce que dit le président d'hier soir. Un accès, voilà, c'est du simple réalisme. Alors ensuite, il dit « oui, c'est un criminel ». Tout le monde le sait que c'est un criminel. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a les moyens de le faire juger ? Non.

34:44
Présentateur

C'est une vraie rupture. C'est important d'insister là-dessus par rapport à tout

34:48
Locuteur

ce

34:48
Présentateur

qu'a dit la diplomatie française. Pendant des années, ça passe comme ça dans cette conversation au château

34:53
Locuteur

?

34:53
Invité

Ça fait longtemps, enfin, ça fait des mois qu'Emmanuel Macron va dans cette direction. Mais là, il le dit de manière extrêmement explicite. Et non seulement il dit ça, mais il ajoute, il ajoute qu'en fait, il va bientôt, sans doute, annoncer la réouverture de l'ambassade. Il dit « quand je le ferai, je vous expliquerai ». Bon, ça, on imagine bien qu'il va nous l'expliquer. Mais il ne dit pas « bon, je ne

35:17
Locuteur

sais

35:17
Invité

pas, c'est compliqué, on verra ». Non, il dit « le jour où j'aurai décidé de le faire, il a clairement décidé

35:22
Locuteur

de le

35:22
Présentateur

faire

35:23
Locuteur

».

35:24
Présentateur

Oui,

35:24
Locuteur

bon, ça, ça doit correspondre

35:26
Invité

à la planification militaire de la coalition américaine qui doit estimer qu'à la mi-février, les opérations de nettoyage des dernières poches tenues par Daesh en Syrie seront terminées. Ça doit correspondre à ça. C'est des documents en général classifiés, mais ça doit être à peu près ce qu'il a lu dans les précédents jours. Oui, ça semble assez logique, en tout cas.

35:49
Présentateur

Ces phrases qu'on a entendues sur la diplomatie internationale, elle montre deux aspects de la personnalité d'Emmanuel Macron. Elle montre d'abord sa façon de faire de la politique. Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui, sur tout un tas de sujets, n'avait pas d'opinion très arrêtée pendant

36:03
Locuteur

la campagne. Ça lui

36:04
Présentateur

avait été reproché par certains de s'intéresser surtout aux sujets économiques, aux sociaux et beaucoup moins sur d'autres sujets comme les questions internationales ou comme la question de l'environnement qu'on a abordé précédemment. Donc c'est quelqu'un qui apprend en marchant et qui a une démarche extrêmement pragmatique au vu des éléments qu'on lui donne et qui se fixe cette position et qui ne part pas avec une position figée. La deuxième caractéristique, on en a déjà beaucoup parlé, mais c'est son sens inouï de la communication. C'est-à-dire qu'avant même qu'il se passe quelque chose,

36:36
Locuteur

Emmanuel

36:37
Présentateur

Macron anticipe déjà l'image. Et qu'est-ce qu'elle va être cette image ? Ça va être lui sur la photo à une Bachar el-Assad.

36:42
Locuteur

Ça

36:43
Présentateur

va être ça l'image. C'est-à-dire lui à côté

36:46
Locuteur

d'un homme responsable

36:48
Présentateur

de dizaines, dizaines de milliers de morts, d'un chef d'État qui a gazé des populations, ça a été avéré, de crimes, il sera peut-être jugé un jour, mais en tout cas. Et là, c'est quelque chose de compliqué pour un chef d'État d'un pays démocratique de se retrouver sur la même photo, il le sait, il l'anticipe, et quelque part, il essaye de désamorcer déjà les critiques quelques mois auparavant en disant « je vais être sur la photo, habituez-vous à l'idée que je vais être sur cette photo

37:23
Invité

? » Ma priorité, c'est Daesh, ça c'est ce qu'il dit. Le projet de la France, c'est de gagner la paix, de protéger les minorités, Bachar et l'Assad étant le représentant d'une des minorités.

37:34
Locuteur

Ce

37:34
Invité

qui est intéressant,

37:35
Locuteur

et

37:35
Invité

Vanessa Schneider dit, il est très pragmatique, y compris dans la diplomatie, cette position-là était une position défendue par François Fillon pendant la campagne présidentielle, et même avant la campagne présidentielle, où il avait été extrêmement critiqué lorsqu'il avait pris position seul en 2013. A l'époque, évidemment, la diplomatie, le gouvernement, le ministre d'Affaires étrangères, Laurent Fabius, le président de la République, et il y a eu une évolution effectivement spectaculaire depuis qu'Emmanuel Macron est président. En même temps, Emmanuel Macron voit, et Vanessa Schneider a raison, il est déjà dans l'après, est-ce qu'il y aura cette photo ? Ça, je ne sais pas.

Ce qui est certain, c'est qu'à un moment, il veut être un peu l'un des inspirateurs ou l'un des organisateurs de cette conférence de la paix qu'à un moment ou à un autre,

38:19
Locuteur

il

38:19
Invité

faudra, et de la reconstruction de l'État syrien, qu'il faudra imaginer.

38:23
Locuteur

–

38:23
Présentateur

Ce qu

38:24
Invité

'il l'indique très précisément, c'est qu'en matière de politique internationale, le réalisme prime sur la morale, et il le dit, il le dit clairement, François Fillon, effectivement, avait aussi fait ce choix, et il le réaffirme. Il est en phase aussi avec quelques préoccupations des Français, quand même le terrorisme, c'est la première des préoccupations des Français à quasi-égalité avec le chômage. Donc quand il dit « mon objectif prioritaire, c'est Daesh », bon, il est sur l'objectif prioritaire du terrorisme.

Et puis après, effectivement, il y a quand même une question qui reviendra, qui est celle de la morale, et de « qu'est-ce qu'on fait, si tant est qu'on puisse faire quoi que ce soit, avec Bachar el-Assad ?

38:59
Locuteur

»

38:59
Présentateur

– Dans la manière de faire, il y

39:00
Locuteur

a

39:00
Présentateur

quelque chose qui est, encore une fois, assez singulier, c'est cette façon de dire « je n'avais pas d'opinion » sur le glyphosate, par exemple, ou « j'ai écouté les débats politiques, et je me suis rendu compte que je ne faisais pas assez sur les banlieues, par exemple », a-t-il dit hier soir. Ça, c'est pareil, ce genre de choses, en général, on ne le dit pas.

39:16
Locuteur

–

39:17
Invité

Non, mais ça, je pense que c'est à la fois très honnête et très efficace, parce que ça revient à dire, pour le coup, là, « je ne sais pas tout, je ne suis pas omniscient, mais je travaille, j'écoute, et je prends des décisions en étant éclairé. » Et pour le coup, ça rompt quand même singulièrement avec toute une tradition où on avait l'impression que les présidents étaient omniscients sur tout, ce qui, évidemment, n

39:35
Locuteur

'est

39:35
Invité

pas vrai. Eh bien, il le dit clairement, il dit qu'il a évolué, que l'écologie, ce n'était pas non plus, au départ, un de

39:41
Locuteur

ces sujets. – C

39:42
Présentateur

'est plus compliqué à accepter, peut-être, pour la question des banlieues, dont il dit « c'est vrai que c'est parce que j'ai écouté l'opposition, les oppositions politiques, quand elles sont intéressantes, c'est ce qu'il voulait dire, quand elles ne

39:52
Locuteur

sont

39:52
Présentateur

pas dans la petite phrase, et j'ai entendu que je n'avais pas fait suffisamment.

39:57
Invité

»

39:57
Locuteur

– Mais

39:57
Invité

c'est le principe du « et en même temps, et gauche et droite ». S'il ne démontre pas cette capacité à écouter les oppositions et parfois, justement, à revenir sur ses propres convictions pour tenir compte de ce qu'elles ont dit, on serait dans une caricature de ce qu'il prétend incarner.

40:11
Présentateur

– Et puis faire de la politique autrement, c'est un marqueur d'Emmanuel Macron. Et là, de dire « j'évolue, j'écoute

40:18
Locuteur

»,

40:18
Présentateur

c'est une façon de rappeler qu'il est différent. Parce que par ailleurs, d'autres signes sont envoyés, la construction du parti, de façon assez traditionnelle, montre qu'on peut se poser la question, est-ce qu'il ne fait pas finalement comme les autres ? Et là, il rappelle par des petits

40:34
Locuteur

signes

40:34
Présentateur

comme ça qu'il fait les choses différemment.

40:36
Locuteur

– Pour dire des

40:36
Invité

choses comme ça, il faut être très très sûr de soi, en réalité. C'est une preuve de grande force de dire, écoutez, bon, je n'en sais rien, on va regarder, voilà. –

40:45
Locuteur

Je

40:46
Présentateur

n

40:46
Locuteur

'ai

40:46
Présentateur

pas d'avis.

40:46
Locuteur

–

40:46
Invité

Il faut vraiment être sûr de soi pour dire «

40:48
Locuteur

je

40:48
Invité

n

40:48
Locuteur

'ai

40:48
Invité

pas d'avis ». En général, les gens qui ne sont pas sûrs

40:50
Locuteur

d

40:50
Invité

'eux-mêmes, on les invite très tranchés sur tout. Donc,

40:55
Locuteur

c

40:55
Invité

'est la preuve de sa grande... Et sur l'affaire des banlieues, vous avez raison, il voit bien, je pense, les enquêtes, les sondages montrent, qu'ils souffrent d'un vrai déficit de popularité dans les classes populaires, de banlieues ou de la France périphérique, comme on dit aujourd'hui, voilà. Donc là,

41:17
Locuteur

il

41:17
Invité

faut qu'ils, bien sûr,

41:17
Locuteur

il

41:17
Invité

faut qu'ils fassent quelque chose. Il ne peut pas rester le président des riches et des gens qui vont bien.

41:22
Locuteur

Donc, voilà. –

41:23
Présentateur

On continue à refaire le film de cette interview. C'est la question du chômage qui est une des préoccupations des Français et majeure depuis si longtemps. Il a donné l'impression de dire « bon, j'ai fait la plus grande réforme attendue du marché du travail depuis 20 ans, j'ai baissé une partie des impôts, 10 milliards, j'ai fait le job, attendons les résultats ». Est-ce que c'est ça qu'il a voulu dire réellement ?

41:50
Invité

– Oui, et d'ailleurs, il y

41:51
Locuteur

a

41:51
Invité

une petite évolution par rapport à son interview précédente du 15 octobre où il disait « deux ans, deux ans et demi » pour mesurer l'impact de la réforme du Code du travail, celle qui a été votée à l'automne. Et là, hier, il était plutôt sur cinq ans que sur deux ans et demi. Au passage, c'est quand même pas rien. Donc, on sent quand même que ça va peut-être prendre un petit peu plus de temps que prévu la diminution massive du chômage parce que l'objectif d'Emmanuel Macron, c'est une diminution importante du chômage. Ce n

42:19
Locuteur

'est

42:19
Invité

pas ce yo-yo qu'on a actuellement. C'est vrai qu'on a eu là deux mois de suite de baisse relativement importante, mais les Français ne constatent pas une baisse massive du chômage. Alors là, il nous donne rendez-vous plus tôt à

42:32
Locuteur

la fin du… – Plutôt dans

42:32
Présentateur

cinq ans ?

42:33
Invité

– C'est ce qu'il a dit hier

42:34
Locuteur

soir.

42:35
Invité

À un moment, il a dit cinq ans. Donc, la dernière fois, c'était plutôt deux ans, deux ans et demi. Donc, on voit qu'il veut prendre la durée du quinquennat. Peut-être que toutes ces lois, parce que là, vous parlez de la loi réforme du Code du travail, mais il y aura aussi réforme de formation professionnelle, apprentissage qui sont attendus pour le printemps et la réforme de

42:52
Locuteur

l

42:52
Invité

'assurance chômage un peu plus tard dans l'année.

42:55
Locuteur

–

42:55
Présentateur

Brice Nathurier ?

42:56
Locuteur

–

42:56
Invité

Non, mais c'est ça, il ne se déleste pas du sujet pour autant. Je pense qu'il le met dans la perspective du quinquennat. Et c'est vrai que ce n'était pas la même chose, mais il va reparler bien évidemment de l'emploi à l'occasion notamment de la formation, qui est un double enjeu pour lui, en termes d'efficacité dans la lutte contre le chômage et également dans sa capacité à montrer qu'il est capable aussi de se préoccuper de la protection des salariés en jouant sur la formation et pas simplement de la flexibilité accrue du marché du travail.

43:20
Locuteur

–

43:20
Présentateur

Alors, ce sera l

43:21
Locuteur

'un

43:21
Présentateur

des dossiers sensibles de la rentrée, l'immigration. Alors, il n'en a pas été question hier soir, pourtant le gouvernement prépare actuellement un projet de loi. La volonté est clairement affichée, raccourcir les délais des demandes d'asile, augmenter les reconduites à la frontière et même contrôler les étrangers bénéficiant de l'émergement d'urgence, ce qui risque de crisper, y compris dans les rangs de la majorité, alors que les maires des grandes villes appellent le gouvernement à l'aide sur la question de l'accueil des migrants. Julien Lhonnet, Myriam Zéart.

43:52
Locuteur

Ils

43:52
Invité

n'ont pas la même couleur politique, mais une même préoccupation. Plusieurs maires de grandes villes, dont Martine Aubry et Alain Juppé, viennent de lancer un cri d'alarme face à l'afflux de migrants. Dans une tribune publiée ce week-end dans le journal Le Monde, ils dénoncent un manque de moyens et ils en appellent à l'État. Accueillir dignement les nouveaux habitants relève de nos responsabilités à tous. Cet accueil est une véritable obligation éthique et un défi que notre humanité doit relever. Éric Piolle, maire de Grenoble, l'un des signataires de cette tribune, doit faire face à l'arrivée de migrants toujours plus nombreux.

Dans sa ville, comme ailleurs en France, la situation est en train de s'aggraver. On retrouve des bidonvilles, comme on avait dans les années 60 et 70, on retrouve ça à l'échelle de la France, à l'échelle du bassin de vie Grenoble-Bois, on considère qu'il y

44:42
Locuteur

a

44:42
Invité

quasiment 500 personnes qui sont dans des bidonvilles. Schéma identique ici ou là, les campements dans la rue s'accumulent. Dans ces abris de fortune, des exilés venus seuls ou en famille pour trouver une vie meilleure. Certains d'entre eux attendent d'obtenir l'asile. Beaucoup de candidats, mais peu d'élus. L'an dernier, 85 700 demandes. Seulement 26 500 ont abouti. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, l'État déboute un certain nombre de personnes de leur demande de droit d'asile, sauf que ces personnes, une fois qu'elles sont déboutées, elles ne vont pas dans tel ou tel pays. Elles restent ici, elles restent ici sans statut.

Pendant ce temps-là, il y a tous ceux qui cherchent à rentrer sur le territoire. Nouveau point de passage en France, le col de l'échelle, au cœur des Alpes,

45:32
Locuteur

à

45:32
Invité

1762 mètres d'altitude. C'est une longue marche, depuis l'Italie, jusqu'à la vallée de Briançon,

45:41
Locuteur

très

45:41
Invité

périlleuse, surtout la nuit tombée,

45:44
Locuteur

même

45:45
Invité

si des bénévoles viennent apporter leur aide.

45:50
Locuteur

Tu

45:50
Invité

viens de quel pays

45:50
Locuteur

? La

45:51
Invité

Guinée. Ça va ? En moins de temps aussi, là-bas. Il fait moins 7, moins 8.

45:56
Locuteur

On

45:57
Invité

a de la chance, il n

45:57
Locuteur

'y a

45:57
Invité

pas de vent, il y aurait moins 15, moins 16 ans. Température ressentie. Et tous les soirs, c'est un peu comme ça. Vraiment ? Il y a entre 10 et 20 jeunes qui passent. On pensait qu'avec l'hiver, ça allait un peu s'arrêter, mais ça a l'air de continuer. Toujours la même urgence sur le plan humanitaire. Pourtant, le président de la République avait pris un engagement au cœur de l'été. Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes

46:24
Locuteur

dans

46:25
Invité

les rues,

46:27
Locuteur

dans

46:28
Invité

les bois,

46:29
Locuteur

ou perdus.

46:30
Invité

Emmanuel Macron veut une nouvelle politique migratoire.

46:34
Locuteur

Une

46:34
Invité

loi est en préparation. Il ne s'agit

46:36
Locuteur

pas

46:37
Invité

uniquement de faciliter l'accueil des réfugiés en raccourcissant les délais de traitement de la demande d'asile. Le but, c'est aussi de limiter les entrants. Lorsque, par exemple, à la frontière italienne, il arrive 50 000 personnes par an, est-ce que j'accueille tout le monde ? Vous voyez, en Allemagne, il y a eu 300 000 déboutés du droit d'asile qui essayent de venir en France. Est-ce qu'on accueille tout le monde ? Non, on ne peut pas accueillir tout le monde parce qu'autrement, c'est des villes comme

47:09
Locuteur

Lyon qu'il faudrait

47:10
Invité

construire. Donc, c'est tout simplement la raison qui nous guide et nous allons le faire,

47:15
Locuteur

évidemment,

47:15
Invité

de façon très humaine.

47:17
Locuteur

être

47:17
Invité

raisonnable pour le gouvernement, c'est multiplier à l'avenir les reconduites à la frontière.

47:24
Locuteur

Ce

47:24
Invité

texte pourrait susciter de fortes crispations et peut-être provoquer les premières divisions au

47:30
Locuteur

sein

47:30
Invité

de la majorité.

47:32
Locuteur

C

47:33
Invité

'est un sujet qui, par nature, passionne.

47:35
Locuteur

C

47:35
Invité

'est un sujet éminemment humain. Donc, forcément, on a des attentes, des interrogations, que tout le monde est maintenant impatient de savoir ce qu'il y

47:43
Locuteur

aura

47:43
Invité

dans le texte. Mais pas d'inquiétude particulière, non,

47:46
Locuteur

des

47:46
Invité

interrogations, de l'attente. Une vigilance met d'ores et déjà de la colère dans le monde associatif après une récente circulaire du ministère de l'Intérieur.

47:55
Locuteur

Elle

47:55
Invité

permet aux forces de l'ordre de pénétrer dans les centres d'hébergement d'urgence pour recenser les sans-papiers.

48:02
Locuteur

Et

48:03
Présentateur

nous reprenons nos discussions. Bruno Jeudy, il n'en a pas été question hier soir de l'immigration. Forcément, j'ai envie de vous dire, c'était enregistré, c

48:09
Locuteur

'est

48:09
Présentateur

ça

48:09
Locuteur

? C'est le

48:09
Invité

problème des intervoués enregistrés. Il y a une actualité ce week-end autour, justement, de cette question des migrants et des associations qui haussent le ton, justement, compte tenu des problèmes sanitaires, maintenant, qui se posent et même des dangers physiques pour les migrants eux-mêmes. Le président n'en a pas parlé, mais globalement, il en a assez peu parlé depuis qu'il est à l'Élysée. C'est son ministre de l'Intérieur qui s'en charge, on l'a entendu dans votre reportage. Et il y a en préparation un texte de loi très attendu pour le début de l'année. Alors,

48:41
Locuteur

c

48:41
Invité

'est un... J'allais dire, à chaque session parlementaire, il y a le retour des fameuses lois sur le droit d'asile, puisque c'est un texte qui est attendu depuis longtemps. Il a déjà été réformé plusieurs fois. Et là, cette fois-ci, globalement, le gouvernement veut durcir les conditions de l'asile, veut réduire en même temps aussi les durées d'examen des demandes d'asile, ce qui devrait conduire forcément, au vu des objectifs du ministre de l'Intérieur, à plus de reconduite à la frontière. Maintenant, il faut voir quels seront les moyens qui seront affectés pour que ce ne

49:18
Locuteur

soit

49:18
Invité

pas... ça ne reste pas seulement des décisions, mais que ce soit mis en œuvre, puisque telle est la politique qui a l'air de se dessiner. Alors, maintenant, on attend une parole présidentielle, parce que c'est vrai que c'est sans doute un des éléments qui risque d'animer cette majorité qui, jusqu'à présent, marche d'un seul pas. Je pense qu'elle marchait d'un seul pas, parce que les textes de 2017 étaient clairs, c'était ce que le président avait énoncé clairement pendant sa campagne. Or, avec le dossier de l'immigration, mais aussi avec d'autres textes, on en parlera peut-être, la bioéthique,

49:50
Locuteur

les retraites.

49:51
Invité

Là, on a des textes qui sont un peu plus flous pendant la campagne et il va falloir sortir de l'ambiguïté, avoir des textes clairs et avoir une majorité derrière.

50:00
Présentateur

Surtout qu'il y

50:00
Locuteur

a

50:00
Présentateur

cette phrase qu'on vient d'entendre dans ce reportage, quand on dit « je ne veux plus que les migrants dorment dehors, je ne veux plus les voir dans les bois, etc. » avec ce volontarisme qu'il a exprimé pendant la campagne, ça fait penser à d'autres présidents avant lui qui avaient pris ce genre d'engagement. C'est difficile de s'en sortir après, Christian Seuyer.

50:20
Invité

Oui, parce que je pense que vous faites allusion à Lionel Jospin, zéro SDF et ça ne lui avait pas réussi. Ce sont des engagements qui sont impossibles à tenir. Sur la question de l'immigration, ce que nous disent les Français depuis maintenant plusieurs années avec une constante parfaite, 65% environ des Français, c'est « il y a trop d'immigrés en France

50:36
Locuteur

».

50:37
Invité

Ce qu'ils nous disent aussi, de manière assez cohérente et j'ai envie de dire presque toute famille politique confondue,

50:43
Locuteur

c

50:43
Invité

'est que quand la justice a tranché, il faut être capable d'appliquer ces mesures. Après, toute la question, et ce sera ça la difficulté, c'est les modalités. La question du respect de la personne humaine, qu'on applique le droit, c'est une chose, qu'on le fasse avec efficacité, bien évidemment. En revanche, aller dans les camps ou à l'intérieur de réfugiés pour soit enquêter, soit donner le sentiment qu'on ne respecte pas un nombre minimum de règles, de respect de la personne humaine, de la dignité ou de

51:11
Locuteur

l

51:11
Invité

'humanité, c'est ça qui va, à mon avis, au sein même de la majorité et ailleurs, crisper et probablement cliver. Ce n

51:19
Locuteur

'est

51:19
Invité

pas la ligne générale, c'est beaucoup plus les modalités et la façon.

51:21
Locuteur

Là,

51:22
Présentateur

il faut qu

51:22
Locuteur

'ils

51:22
Présentateur

fassent dur en même temps.

51:23
Invité

Tout à fait, oui.

51:25
Présentateur

On disait qu'il va durcir la politique migratoire. La politique migratoire est déjà durcie par un tout un tas de circulaires qui sont déjà en vigueur, des circulaires à l'attention des préfets, des forces de l'ordre et on assiste actuellement à une politique migratoire peut-être la plus dure qu'il y

51:45
Locuteur

ait

51:45
Présentateur

eu depuis des dizaines d'années, beaucoup plus dure que celle de Nicolas Sarkozy. On faisait allusion à la possibilité maintenant qui est donnée aux forces de l'ordre de pouvoir recenser les migrants dans les espaces gérés normalement par le ministère des Affaires Sociales, dans les hôtels sociaux ou dans les camps de réfugiés. C'est quelque chose de nouveau que Nicolas Sarkozy n'avait pas osé mettre en place. On a aussi un certain nombre de témoignages de brutalités policières qui sont de déchirer des abris, de mettre en place des dispositifs anti-SDF ou de déchirer des tentes par des froids d'hiver. Alors c'est vrai que là-dessus c'est un des sujets sur lesquels Emmanuel Macron a évolué.

Emmanuel Macron pendant la campagne disait qu'il fallait accueillir des

52:37
Locuteur

migrants,

52:38
Présentateur

disait qu'il fallait être, que la France devait être dans la logique d

52:42
Locuteur

'Angela Merkel

52:43
Présentateur

en Allemagne. Or sur les 20 000 réfugiés que la France était engagée à recevoir, on n'en est même pas au quart, donc on est bien en deçà des objectifs que s'étaient chiffrés la France. Emmanuel Macron en effet il est en accord avec je pense la majorité des Français qui ne souhaitent pas se voir s'installer des migrants et des illégaux. Mais c'est une question qui en même temps est extrêmement sensible parce que ça peut basculer très vite en

53:12
Locuteur

termes d'images. Une image du petit enfant,

53:16
Présentateur

ces migrants qui traversent les frontières pas équipés les frontières des Alpes qui risquent leur vie. Il peut avoir des images terribles, des images d'humanité et d'inhumanité également qui peuvent faire modifier l'opinion publique. Jean-Dominique, marcher très vite on veut passer aux

53:31
Locuteur

questions. Ce

53:32
Invité

que vient de dire Vanessa est très juste. Moi, le contraste entre Macron défendant la politique de Merkel alors qu'il était candidat et aujourd'hui Gérard Collomb étant le ministre de l'Intérieur le plus à droite qu'on ait eu depuis...

53:46
Locuteur

Depuis. Charles Pasqua ?

53:49
Invité

Charles Pasqua

53:50
Locuteur

et encore... On ne parle

53:51
Invité

pas

53:52
Locuteur

pourtant dans ce sens-là. On est à peine avec le cas.

53:56
Invité

Mais dans son affirmation, dans ses déclarations, en gros, qu'est-ce que fait le ministre de l'Intérieur ? Il fait la politique que lui demande de faire la police nationale et les préfets c

54:09
Locuteur

'est

54:09
Invité

-à

54:09
Locuteur

-dire

54:09
Invité

une politique extrêmement autoritaire et voilà, il y a une contradiction très forte entre le candidat Macron et

54:18
Locuteur

le président

54:19
Invité

Macron et à un moment ça va poser un problème à sa base politique. Sauf quand même qu'il faut donner un chiffre qu'aujourd'hui c'est à peine un quart des décisions de justice de reconduité à la frontière qui sont mises en

54:30
Locuteur

oeuvre. C'est comme ça. C'est comme ça. C'est comme ça. Personne n'a trouvé des solutions de faire autrement. Quand vous dites qu'il est

54:35
Invité

très dur, ça

54:37
Locuteur

ne se voit pas dans les chiffres. C'est ce que vous voulez dire. Parce que nous sommes dans l'État de droit

54:41
Invité

et c'est l'État du droit qui empêche de faire les

54:44
Locuteur

choses.

54:44
Invité

Là c'est les décisions de justice

54:45
Locuteur

qui ne sont pas appliquées. Mais pourquoi elles ne sont pas appliquées

54:49
Invité

? Elles ne

54:49
Locuteur

sont

54:49
Invité

pas appliquées pour des raisons judiciaires. Elles ne sont pas appliquées pour des raisons de moyens également. C'est-à-dire qu'aujourd'hui il n

54:55
Locuteur

'y a

54:55
Invité

pas assez de policiers et tout ça.

54:58
Locuteur

On n'a

54:58
Invité

jamais pu expulser plus de 10 000

55:01
Locuteur

à

55:01
Invité

15 000 personnes par

55:02
Locuteur

an. 23 000 l'année dernière. C

55:03
Invité

'est sans doute... Voilà.

55:05
Locuteur

On

55:06
Présentateur

vous mettra

55:06
Locuteur

à d'accord. Avec les départs volontaires. Allez, on passe à vos questions. Avec les

55:08
Invité

départs volontaires.

55:13
Présentateur

Macron ravira-t-il à Sarkozy le titre de président le plus hyperactif

55:17
Locuteur

?

55:19
Présentateur

Hyperactif ? Je pense qu'il n'aimerait pas se qualificatif d'hyperactif. En tout cas, c'est clair qu'Emmanuel Macron veut occuper le terrain. Il s'est donné des perspectives assez lointaines en termes de lutte contre le chômage. On le disait tout à l'heure les deux principaux sujets de préoccupation des Français. Le terrorisme et la lutte contre le chômage. Le terrorisme, malheureusement, on ne sait pas ce qui peut en advenir. Et la lutte contre le

55:43
Locuteur

chômage, il

55:44
Présentateur

reporte ça. Donc entre-temps, il faut occuper le terrain. Il l'a très bien occupé jusque-là. Il va rester en mouvement en enchaînant les sujets, les thèmes pour avoir l'air de continuer à

55:57
Locuteur

agir. Il y a quoi à

55:57
Présentateur

venir

55:58
Locuteur

après l'immigration

55:58
Présentateur

?

55:59
Locuteur

Vous

55:59
Présentateur

avez dit ?

56:00
Invité

Après l'immigration, c'est les réformes sociales, apprentissage, formation, assurance, chômage. Et à la fin de l'année, on bascule vers les retraites. On ne sait pas exactement quand est-ce que les lois bioéthiques et PMA vont intervenir.

56:11
Locuteur

Et les réformes institutionnelles Et les réformes

56:13
Invité

institutionnelles l'été prochain. Il veut être surtout le président qui transforme le plus, qui apporte le plus de transformation et de solutions par opposition à celui qu'il considérait aussi être quelqu'un beaucoup plus dans l'agitation ou dans la frénésie médiatique, mais sans transformation. Je crois que son ambition,

56:28
Locuteur

elle

56:28
Invité

est là.

56:29
Locuteur

Oui, hyperactif,

56:29
Présentateur

il n'aurait pas aimé.

56:30
Locuteur

Non, il n'aurait pas aimé. Il n'aurait pas aimé. Il n'aurait pas aimé. Il est transformateur, je

56:32
Invité

pense qu'il aimerait.

56:32
Locuteur

Les ministres

56:33
Présentateur

de Macron tiennent-ils le rythme

56:34
Locuteur

? Les

56:35
Invité

ministres de Macron, on ne les entend pas beaucoup, globalement. Déjà, il y en a finalement assez peu qui ont émergé depuis sept mois. Alors, il

56:42
Locuteur

y

56:42
Invité

a Nicolas Hulot, il s'est attardé longuement sur ce cas. C'est en même temps le plus populaire, mais c'est celui qui pose le plus de difficultés. Par Jean-Michel Blanquer, qui est une vraie révélation. Derrière, ça suit. On a vu que Muriel Pénicaud, au début, était très en avant. Maintenant, elle a beaucoup reculé. Il y a peu de ministres. Ils étaient peu connus, globalement, les ministres de la

57:02
Locuteur

société

57:02
Invité

civile.

57:02
Locuteur

Les

57:02
Invité

cabinets sont essorés. Enfin, je pense que derrière la question, il y

57:04
Locuteur

a

57:04
Invité

aussi cette idée, parce que comme les équipes ont été raréfiées, en réalité, on a des ministres, oui, qui suivent, bien sûr, des équipes aussi qui sont là, qui sont sur le pont, mais qui sont aujourd'hui dans un état de fatigue parce que leur rythme est extrême et parce que le nombre a été libéré.

57:20
Locuteur

La administration va

57:21
Invité

prendre le relais.

57:22
Présentateur

Pouvez-vous donner quelques exemples de sujets qui auraient bien embarrassé Macron

57:25
Locuteur

?

57:27
Invité

La fermeture de Fessenheim, par exemple, on aurait bien aimé avoir sa réponse. C'est vrai que ça,

57:34
Locuteur

c

57:34
Invité

'est un sujet important. J'avais aussi également relevé, par exemple, il y

57:38
Locuteur

a

57:38
Invité

eu une nomination, alors ce secrétaire d'État n'est pas connu, mais c'est vrai que c'est assez surprenant, il a nommé dans son gouvernement Olivier Dussopt, qui a voté contre le budget. On aurait aimé savoir pourquoi, c'est important, un budget, il vote contre le budget et quelques jours plus tard,

57:51
Locuteur

il

57:51
Invité

est dans le gouvernement, mais il y

57:52
Locuteur

aura

57:52
Invité

peut-être un

57:52
Locuteur

peu plus d'explication.

57:54
Invité

Oui, à l'international, on aurait pu lui demander s'il ne considérait pas qu'on était enlisé au Mali, où la relation avec le gouvernement malien est absolument exécrable, et on aurait pu aussi lui demander, s'il pensait reconnaître la Palestine après les affaires de Jérusalem, et ça,

58:11
Locuteur

c

58:11
Invité

'est des questions un peu sensibles.

58:15
Locuteur

En

58:15
Présentateur

gros, des questions plus précises, parce qu'on est resté dans des questions assez générales où Emmanuel Macron a pu

58:21
Locuteur

dérouler des questions-là.

58:23
Invité

Est-ce qu'il ne regrette pas de ne pas être revenu sur la baisse des APL, par exemple, qui est un marqueur important ? Il y avait quand même une occasion pour

58:30
Locuteur

avoir des beaucoup suivis. il n'y avait que 40 minutes

58:31
Présentateur

d'interviews, et les interviews sont plus faciles à faire en général qu'on les fait de son canapé.

58:36
Locuteur

Et

58:36
Présentateur

il

58:36
Locuteur

y en

58:36
Présentateur

aura

58:37
Locuteur

d

58:37
Présentateur

'autres. Et il y

58:37
Locuteur

en

58:37
Présentateur

aura d'autres. Les voeux seront-ils plus solennels ? Alors ça, on verra, est-ce qu

58:41
Locuteur

'il

58:41
Présentateur

va inventer ? Il le souhaite, visiblement, l'Élysée fait savoir que les voeux ne seront pas selon le format habituel qui est resté très classique jusqu'à maintenant, mais rien n'a filtré sur la forme. Peut-être qu'il conviendra qu'il s'agit de les faire de façon formelle

59:00
Locuteur

dans la

59:00
Présentateur

continuité de ses

59:01
Locuteur

prédécesseurs. En tout cas, il les fera.

59:03
Présentateur

Il y aura des voeux. Il les fera. Il va renouer également avec les voeux à la presse qui avaient été abandonnés par François Hollande. Et le souhait de l'Élysée, c'est de ramasser les voeux sur une période plus courte, puisque le mois de janvier est très souvent occupé par une série interminable de voeux du 1er à la fin du mois de janvier. Et le souhait de l'Élysée, c'est de les rassembler sur une période beaucoup plus courte.

59:27
Locuteur

Une

59:28
Présentateur

réforme du travail pour relancer l'emploi dans deux ans, mais est-ce la croissance prévue ou sa réforme qui donnera raison au président

59:34
Locuteur

?

59:34
Présentateur

Oui, une croissance en hausse sera évidemment la bienvenue. C'est toujours plus facile de créer des emplois quand la croissance est positive. Pour l'instant, les prévisions favorisent la création d'emplois. Il faudrait que ça continue, mais c'est vrai que l'exécutif est plutôt assez confiant sur un alignement des planètes favorables.

59:57
Locuteur

La

59:57
Invité

question aussi,

59:58
Locuteur

c

59:58
Invité

'est l'attribution.

59:58
Locuteur

C

59:58
Invité

'est à quoi serait due une baisse du chômage ?

1:00:00
Locuteur

Est

1:00:00
Invité

-ce que ça sera dû à l'action du président aux décisions qu'il a prises ou au retour de la croissance ? Les Français sont toujours un peu dubitatifs, au moins dans un premier temps, sur l'effet direct de la politique menée en matière de baisse internationale.

1:00:11
Présentateur

Emmanuel Macron pense-t-il à l'opposition ? Mélenchon évoquait lorsqu'il se rase matin.

1:00:17
Locuteur

Pour

1:00:18
Invité

l'instant, je ne pense pas que ça le soucie. Il

1:00:20
Locuteur

n'y a pas parlé de Jean-Luc

1:00:21
Présentateur

Mélenchon.

1:00:21
Locuteur

Ça

1:00:21
Invité

le soucie beaucoup. Son problème aujourd'hui est moins dans l'opposition que dans la façon dont il veut séquencer son quinquennat. Il a des choix à faire stratégique dans les dossiers. On a vu qu'il avait commencé par les lois travail. On voit que le premier trimestre va être consacré à l'immigration. C'est plus un séquençage et d'essayer de faire coïncider les résultats pour qu'arriver sur ce milieu de quinquennat où il aura les élections 2019 européennes, 2020 municipales, il a une grande chance. Il a du temps devant lui. Il a toute l'année 2018 pour essayer d'engranger

1:00:58
Locuteur

des résultats. Et pourtant, il a dit hier

1:00:59
Présentateur

soir qu'il en manquait de temps.

1:01:01
Locuteur

En

1:01:01
Présentateur

tout cas, qu'il avait conscience qu'il fallait aller plus vite dans la conduite des affaires. Cette question, comment expliquer cette hausse de la popularité d'Emmanuel Macron en décembre

1:01:10
Locuteur

?

1:01:11
Invité

Parce qu'il est toujours sur ce trend, cette idée qu'il transforme, et les Français le notent, qu'il transforme le pays, donc que ça bouge et que c'est à chaque fois fait en conformité avec ses engagements de campagne. Donc, ces deux éléments, ajouter la faiblesse des oppositions, fait que progressivement, il regrignote. Ce n'est pas à 10 points, c'est deux points chaque mois, mais qu'il regrignote et qu'au

1:01:31
Locuteur

bout du compte, ça commence à faire beaucoup. Et puis, il y a tout à fait l'incarnation

1:01:34
Invité

présidentielle aussi, la façon d'incarner la fonction présidentielle qui plaît. Il y

1:01:39
Locuteur

a

1:01:39
Invité

quand même quelques petites limites à ça. On voit aussi que chez les sympathisants maintenant de gauche, il est perçu comme un président qui s'est déplacé beaucoup trop vers la droite. Il y

1:01:48
Locuteur

a

1:01:48
Invité

la question du président des riches. Donc, il ne faudrait pas s'imaginer qu'il y a les ténèbres, les lumières et que tout va bien. Il a repris comme ça de point, de point, de point, ce qui est une performance tout à fait inédite. On n'avait pas vu ça, franchement, depuis je ne sais plus qui.

1:02:04
Locuteur

Tout le monde

1:02:05
Invité

était dans la popularité croissante.

1:02:07
Locuteur

Voilà le

1:02:07
Invité

schéma.

1:02:08
Locuteur

Et bien non, il l'a inversé.

1:02:09
Invité

Il ne

1:02:09
Locuteur

faut

1:02:09
Invité

pas sous-estimer le style. Moi, je crois que c'est sa grande force. Il imprime quelque chose dans la façon qu'il renouvelle un peu la fonction. Ça plaît pas mal aux Français. Alors maintenant, ils ont beaucoup sur... Ils ont de beaux discours. Ils ont une image qui les intéresse. Après, il faudra forcément des résultats. Mais ça,

1:02:27
Locuteur

ça

1:02:27
Invité

plaît beaucoup. Je crois que les derniers discours, la tournée en Afrique, ça a impressionné...

1:02:32
Locuteur

Les hommages. Les hommages, le double hommage. Alors toutes

1:02:35
Invité

les enquêtes

1:02:35
Locuteur

ont

1:02:35
Invité

été

1:02:36
Locuteur

faites

1:02:36
Invité

pendant là aussi les hommages pour Johnny et Edormeson. Et ça, ça a joué

1:02:41
Locuteur

une espèce de bienveillance

1:02:42
Invité

actuellement. Et l'image nouvelle de la France à l'étranger qui, quand même, renarcissise ce pays.

1:02:47
Présentateur

Renarcissise,

1:02:48
Locuteur

vous dites. Tout à coup, on se dit que c'est pas... La

1:02:50
Présentateur

baguette est bien. C

1:03:12
Locuteur

'est une politique

1:03:12
Présentateur

à Emmanuel Macron. Généralement, les interventions présidentielles sont suivies immédiatement d'interventions des ténors de l'opposition. Et là, on les a guère entendus. On a vu Bruno Retailleau pour Les Républicains, mais ni Laurent Wauquiez, ni... Il y

1:03:29
Locuteur

en

1:03:29
Présentateur

a eu des commentaires très légers et très parcimonieux de la part de l'opposition. Donc Emmanuel Macron a raison d'être assez... Serein.

1:03:38
Locuteur

Confiant. Il a réussi un truc. Il n'est pas menacé

1:03:40
Invité

pour l'instant. Il a réussi à dépolitiser le débat au sens où il est désidéologisé. Et il y a moins de polémiques politiques tout à coup. Alors ça n

1:03:49
Locuteur

'a

1:03:49
Invité

pas duré éternellement. Mais il a réussi ça pour le moment. Et les Français...

1:03:53
Locuteur

Pour le moment,

1:03:53
Présentateur

dites-vous, il va falloir tenir 5 ans. Cette question. Les dirigeants européens apprécient-ils les projets français ?

1:03:58
Invité

Oui, la question, c'est qu'ils ont d'autres soucis. Merkel n'a pas de gouvernement. Et Theresa May est en train de partir. Donc quant aux Italiens, ils votent dans quelques mois.

1:04:09
Locuteur

Et

1:04:09
Invité

les Espagnols, ils se demandent si leur pays existera

1:04:12
Locuteur

toujours de manière unique à la fin de la semaine.

1:04:15
Invité

Donc ils ont d'autres

1:04:16
Locuteur

soucis.

1:04:17
Invité

Merci.

1:04:17
Présentateur

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h20.

1:04:21
Locuteur

On

1:04:21
Présentateur

se retrouve demain à 17h50. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.