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Discours / meetingkaribinfo· 31 décembre 2025 4 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

LES VŒUX DE NAÏMA MOUTCHOU, MINISTRE DES OUTRE-MER

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiquePromesse
    « En 2026, une loi continuera d'être débattue pour encore mieux s'attaquer au mécanismes qui tirent les prix vers le haut et qui pissent sur les familles. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « Dans les autres mers, les entreprises tiennent, investissent, créent de l'emploi souvent dans des conditions plus difficiles qu'ailleurs. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « Formation, emploi, logement, mobilité. C'est là que nous devons concentrer l'effort parce qu'un territoire qui n'offre pas d'avenir à sa jeunesse se fragilise durablement. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « La reconstruction engagée ne vise pas seulement à réparer ce qui a été détruit. Elle vise à renforcer le territoire pour qu'il soit mieux protégé et mieux préparé pour l'avenir. »

Temps de parole

  • Naïma Moutchou99 %

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Naïma Moutchou

Chers compatriotes des Outre Mè, je voulais prendre ce moment pour vous parler simplement, pas pour faire un bilan, pas pour enjeliver la situation, mais pour dire les choses comme elles sont. Cette année a été difficile pour beaucoup, elle a même été éprouvante. La vie est chère, les inégalités restent fortes, les chocs climatiques se répètent et pour beaucoup de jeunes, l'avenir paraît encore trop incertain. Ces réalités, nous les connaissons. Elles ne sont pas nouvelles, elles sont même parfois très anciennes, mais nous sommes aux responsabilités. Donc nous devons les regarder en face. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont pris des décisions.

Certaines ont produit des effets, d'autres n'ont pas suffi. Et parfois, il faut le dire clairement, ça n'a pas été assez vite ou pas assez loin. C'est justement pour ça que nous devons changer de méthode. Il faut tenir un cap plus durable, être constant, aller au bout des décisions prises. Il faut plus d'exécution et de mise en œuvre. C'est souvent moins visible, mais c'est ce qui change réellement les choses. C'est ce que je m'efforce de faire. depuis 2 mois au sein du ministère. D'abord sur la vie chère, on ne peut plus se contenter d'ajustement.

En 2026, une loi continuera d'être débattue pour encore mieux s'attaquer au mécanismes qui tirent les prix vers le haut et qui pissent sur les familles. Ce sera un travail sérieux et exigeant avec pour seul boussole des résultats concrets. Mais il n'y a pas que le quotidien, il y a aussi l'économie réelle, celle qui fait vivre des territoires. Dans les autres mers, les entreprises tiennent, investissent, créent de l'emploi souvent dans des conditions plus difficiles qu'ailleurs. Trop souvent, elles font face à des coûts plus élevés ou à des règles mal adaptées. Là aussi, nous devons faire mieux.

En 2026, nous agirons pour sécuriser l'investissement, pour soutenir les filières locales et pour lever les freins qui empêchent de construire, de produire, d'embaucher parce qu'il n'y a pas d'égalité réelle sans une économie solide et durable dans chaque territoire. Et puis il y a l'avenir et en particulier celui des jeunes. Dans les outresem, le talent est là, l'envie est là. Ce qui manque encore trop souvent, ce sont des perspectives claires. Formation, emploi, logement, mobilité. C'est là que nous devons concentrer l'effort parce qu'un territoire qui n'offre pas d'avenir à sa jeunesse se fragilise durablement.

Enfin, il y a la capacité à encaisser les chocs climatiques, économiques, sécuritaire. C'est ce que nous faisons à Mayotte. La reconstruction engagée ne vise pas seulement à réparer ce qui a été détruit. Elle vise à renforcer le territoire pour qu'il soit mieux protégé et mieux préparé pour l'avenir. C'est aussi ce que nous faisons en Nouvelle-Calédonie. Le choix du dialogue est exigeant. Il n'est ni simple ni confortable mais c'est le seul qui permettrouver de la stabilité et de redonner de la visibilité à chacun. Avec le pacte de refondation économique et sociale que nous proposons, les Calédoniens pourront à nouveau se projeter dans un avenir commun.

Mes chers compatriotes, l'avenée qui s'ouvre doit être une année utile, une année où l'action publique se voit et où elle change réellement les choses dans la vie quotidienne. Je connais la force des outresemes. C'est une présence dans tous les océans, des économies qui innovent, des cultures qui enrichissent la République. C'est une jeunesse qui a envie d'avancer. Ce ne sont pas des territoires à part, ce sont des territoires essentiels. Je ne vous promets pas que tout ira vite ou que tout sera simple, mais je vous promets d'y travailler et d'assumer ce cap. Pour l'année qui s'ouvre, je vous souhaite de pouvoir vous projeter avec encore plus de clarté, encore plus de confiance.

À vous, à vos proches, je vous souhaite une très belle année.

3:42
Non speech

[musique]