Nicolas Dupont-Aignan présente son projet aux notaires de France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:42OuverteRéponse directe
Comment favoriser l'accession au logement ?
- 19:29OuverteRéponse partielle
Augmentation de l'abattement successoral pour les familles recomposées ?
- 20:09OuverteRéponse directe
Comment résoudre le problème des droits de mutation pour l'emploi et l'accession ?
- 20:44OuverteRéponse directe
Quelle réforme pour l'accession des locataires de logements sociaux ?
- 25:00ComplaisanteRéponse partielle
Merci pour votre intervention.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:44Nicolas Dupont-AignanFait
« c'est ne rien comprendre à votre fonction, à son rôle, à son utilité sociale, à son utilité collective, que d'avoir mis en œuvre cette réforme brouillonne »
- 2:23Nicolas Dupont-AignanFait
« mélanger bureaucratie à ce point, pour désigner des zones, et tirage au sort pour savoir qui va diriger, qui va être notaire »
- 6:03Nicolas Dupont-AignanPromesse
« c'est de doubler le nombre de primo-accédants chaque année, c'est de passer de 58% de propriétaires à peu près à 66% »
- 6:16Nicolas Dupont-AignanChiffre
« Nous serions ainsi à 500 000 nouveaux accédants contre 300 000 à l'heure actuelle »
- 7:28Nicolas Dupont-AignanPromesse
« je propose de réduire les droits de succession et de favoriser la transmission des entreprises en exonérant 90% »
- 8:45Nicolas Dupont-AignanPromesse
« zéro droit de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant »
- 15:34Nicolas Dupont-AignanChiffre
« une aide à se maintenir à domicile, 200 euros par mois »
- 23:11Nicolas Dupont-AignanPromesse
« mon objectif, vraiment à terme, c'est 80%, 75% de propriétaires »
- 23:26Nicolas Dupont-AignanPromesse
« je propose de supprimer les droits de mutation pour les primo-accédants »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Présentateur 212 %
- ?4 %
- Locuteur 42 %
- Locuteur 52 %
- Locuteur 22 %
≈ 32,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s'il vous plaît. Monsieur Dupont-Aignan. Bonjour, vous allez bien ? Je vous en prie, si vous voulez bien. Alors, monsieur le député maire de hier, pour la deuxième fois candidat à
l
'élection présidentielle, je le disais, merci d'avoir accepté de venir plancher aujourd'hui devant les notaires, leur conseil supérieur du notariat. Vous avez, vous le savez, dix minutes maintenant, enfin vous prenez le temps que vous voulez, mais on a une trentaine de minutes, dix minutes d'exposé, ensuite trois questions qui sont les mêmes que nous posons à tous, et puis les questions de la salle, votre vision pour la France dans le domaine du droit, vos ambitions éventuellement pour ce métier, pour cette profession, cet office d'auxiliaire de justice en France. Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous tous. D'abord, vous n'êtes pas rancunier,
parce
que vous recevez le représentant de votre bourreau, avec cordialité. Vous ne parlez pas de vous, là
?
Non, je parle de mon prédécesseur. Mais si je commence comme cela, ce n
'est
pas simplement pour me moquer, loin de là, parce que c'est une affaire grave, mais c'est pour vous dire que j'avais contesté très fortement, auprès du précédent président, et je salue de nouveau, cette réforme, non pas pour défendre les notaires, d'ailleurs, mais pour défendre une certaine exigence publique, car, je le dis très sincèrement, et pas pour vous faire plaisir, parce que je le pense, c'est ne rien comprendre à votre fonction, à son rôle, à son utilité sociale, à son utilité collective, que d'avoir mis en œuvre cette réforme brouillonne, en s'en servant, en fait, pour faire de la politique politicienne, et en désignant, c'est tellement facile, une profession peu nombreuse en bouc émissaire.
Politiquement, c'est le rendement maximum, mais juridiquement, et pour la stabilité des situations juridiques, je pense que cette réforme est totalement délirante. Je ne vais pas revenir dessus trop longuement, parce que vous connaissez ça par cœur, mais j'avoue qu'en République, mélanger bureaucratie à ce point, pour désigner des zones, et tirage au sort pour savoir qui va diriger, qui va être notaire, j'avoue que c'est assez pittoresque. Et si ce n'était pas gravissime, que faut-il faire ? Que faut-il dire ?
Je ne peux pas comprendre comment on peut organiser un tirage au sort pour une profession aussi importante, quelle que soit la qualité du tirage au sort, je crois à la méritocratie, je crois à l'effort, je crois à la compétence au savoir, et vous en êtes les représentants. C'est important, car derrière cette réforme se cache une vision de la société qui n'est pas la mienne. J'ai une vision différente, ordonnée, et je pense que, justement, dans notre pays, il y a suffisamment de choses qui ne marchent pas, qu'il faut corriger, pour ne pas s'attaquer à ce qui fonctionne,
et
qui est envié de par le monde. Alors voilà pourquoi j'espère, et je m'engage à supprimer cette façon de procéder. Je pense qu'il faut éviter une concurrence exacerbée, qu'il faut lutter contre l'ouverture du capital des offices, et qu'il faut absolument garder votre mission première de service public, qui est essentielle, surtout quand on connaît le fonctionnement de notre justice.
Mais
je ne suis pas là, simplement, bien sûr, pour vous parler de vous, puisque vous connaissez mieux les choses, et vous savez, vous connaissez mon soutien total dans cette affaire, depuis bien un bon nombre d'années, avant même que je sois candidat. Je suis venu aussi
vous
dire, d'une manière générale, que j'ai un projet pour la France,
qui
tient la route,
que
je crois très sincèrement que les Français ne veulent plus être gouvernés par ceux
qui
les ont mis dans cette situation, parce qu'il y
a
des faits objectifs,
et
qu
'on
ne peut pas éternellement reconduire une classe politique qui a failli,
qui
a produit des résultats dramatiques, et ce ne sont pas ceux, comme disait Einstein, qui ont créé les problèmes, qui pourront les résoudre. En revanche,
je
pense que la question que se posent les Français aujourd'hui, c'est par quoi on les remplace,
et
que justement, parce qu'il y avait des alternatives excessives, il n'y a jamais eu la volonté réelle des Français, finalement, de se débarrasser de ceux qui leur font du mal. Et moi, toute mon ambition dans cette élection présidentielle, c'est de présenter une alternative sérieuse, une rupture radicale, mais en même temps raisonnable. Alors, ça paraît audacieux, mais je pense que c'est la seule solution. Et, d'une manière générale, sur les grands axes de mon projet, refonder l'Europe, c'est-à-dire la reconstruire sur des bases saines, et reprendre notre liberté.
Car
au XXIe siècle, ce sont les nations libres qui jouent mieux dans la mondialisation que les nations empêtrées dans un mélange de bureaucratie et d'intérêts financiers. Ensuite, rétablir l'ordre dans le pays, et c'est une évidence. Relocaliser l'emploi en ciblant les aides uniquement aux entreprises qui investissent dans notre pays et en imitant ce qui a été fait aux États-Unis, en Corée du Sud, au Japon et dans tous les pays qui réussissent dans la mondialisation, qui est une nouvelle forme de guerre économique. Et puis, et c'est peut-être ce qui va vous intéresser, on en parle peu dans cette campagne, parce qu'on parle principalement emploi, pouvoir d'achat, sécurité, et c'est bien normal.
C'est la préoccupation première de nos concitoyens. Mais je pense qu
'il
faut aller au-delà et bâtir ce que j'appelle une société de responsabilité.
C
'est quoi une société de responsabilité ? Comme gaulliste social, je crois beaucoup à la liberté
comme
moteur de l'individu, mais je crois que cette liberté doit être encadrée et il doit y avoir dans nos principales règles des incitations à bien se comporter pour que l'intérêt individuel serve à l'intérêt collectif.
Je
vais vous prendre un exemple, le logement.
C
'est l'exemple type, et je sais qu'il vous intéresse, c'est l'exemple type où nous avons pris beaucoup de retard dans notre pays sur l'accession à la propriété.
Et
j'ai un grand objectif politique, c'est de doubler le nombre de primo-accédants chaque année, c'est de passer de 58% de propriétaires à peu près à 66%, c'est-à-dire viser deux tiers de ménages propriétaires de leurs logements. Nous serions ainsi à 500 000 nouveaux accédants contre 300 000 à l'heure actuelle, pour passer de 16,6
millions
de propriétaires à 19,1 millions. Vous voyez, c'est précis. Pourquoi je dis ça ?
Parce
qu'en fait, on a à la fois déresponsabilisé nos concitoyens et mis en place des procédures, des usines à gaz très coûteuses, et notamment sur le logement social. Je suis élu de banlieue parisienne, et je suis absolument convaincu que l'on pourrait à la fois allier grande réforme sociale et en même temps, grande responsabilisation de nos concitoyens, relance du bâtiment avec un système d'accession sociale à la propriété. On en parlera s'il
y a
des questions. Si j'ai dépassé les 10 minutes, vous m'interrompez.
Non,
vous n'y êtes pas tout à fait, je
vous
en prie,
et on reviendra en effet sur le point. J
'insiste sur ce point, nous en reparlerons. Deuxième grande réforme de participation, de responsabilité, c'est la participation dans l'entreprise. On s'interroge toujours sur la création d'entreprises. Alors c'est la tarte à la crème des programmes politiques, mais il y
a
un point, et vous le connaissez bien, qui est la transmission d'entreprises. Le nombre d'entrepreneurs qui partent à la retraite
et
qui n'ont pas de successeurs. Le nombre d'entreprises qui sont dépecées. Le nombre de successions qui aboutissent à des transferts en Belgique, au Luxembourg ou ailleurs. Et c'est pourquoi je propose de réduire les droits de succession et de favoriser la transmission des entreprises en exonérant 90%. C'est fondamental, car avant même de créer une entreprise, il y a quantité d'ingénieurs, de responsables, d'acteurs des entreprises qui pourraient les reprendre. Je crois beaucoup aussi au développement de la participation dans l'entreprise, à l'actionnariat salarié.
Toutes
les entreprises qui ont osé l'actionnariat salarié ont des meilleurs résultats économiques. Partage social, progrès économique. On parle très peu, dans notre campagne présidentielle, des moyens de faire vivre les gens ensemble et de leur redonner une espérance. C'est un des points importants. Il y
a
un autre point sur lequel j'aimerais insister. Société de responsabilité, c'est, oui, de baisser les droits de succession. Je ne veux pas supprimer l'impôt sur la fortune,
car
je pense que c'est un totem idéologique dans notre pays, qu'une très large majorité des Français y sont hostiles. Mais je veux l'alléger. Supprimer la résidence principale, premier point. Et deuxièmement, avoir un système de taux zéro d'impôt sur la fortune pour les fonds qui s'investiraient dans les entreprises produisant majoritairement en France.
Tout
mon programme économique, c'est d'orienter la fiscalité sur la production en France.
Sur
les droits de succession, je propose zéro droit de succession jusqu'à 500 000 euros par enfant.
Une
mesure radicale favorisant aussi les donations pour que la récompense du travail soit érigée en principe. Tout mon programme aussi présidentiel vise à récompenser le travail, reprendre l'exonération des heures supplémentaires qui avaient marché, ne pas supprimer les 35 heures, sinon il n
'y
a plus d'heures supplémentaires, mais au contraire, favoriser la souplesse dans l'entreprise, favoriser la transmission, la récompense du travail. En un mot, remettre en marche, c'est le cas de le dire, même si un autre a pris le mot, notre société, mais pas par la démagogie ou les artifices, mais en jouant sur l'ensemble des règles fiscales, en jouant sur des mécanismes incitatifs. Dernier point de société de responsabilité, auquel je crois beaucoup, c'est la seconde chance professionnelle. Rien ne pourra se faire dans notre pays si on ne réforme pas notre système éducatif, vous le savez bien. Et à ce titre, je crois que dans notre pays, quand on échoue une fois, on ne peut pas repartir.
C'est une aberration, car dans la vie, qui n'a pas échoué, qui n'a pas eu des coups durs ? Ce qui est important, c'est de repartir de l'avant. Et ce crédit de formation professionnelle que je veux offrir, comme dans une carte de crédit, à tous les jeunes qui sortent du système scolaire sans formation, pour qu'à terme, nous soyons une société non pas du revenu universel, car je n'y crois pas un instant, bien évidemment, à part pour certains hommes politiques, il
n
'y
a
pas de revenu sans travail, mais en revanche, qu'il y ait le travail universel, c'est-à-dire la relance
de
l'emploi par la relocalisation, mais aussi des contrats d'activité, chaque allocation, une contrepartie en travail au service de la collectivité, le RSA, une journée par semaine au service de la collectivité, et puis un crédit de formation professionnelle, pour que quand on n
'a
pas de formation, plutôt que de donner des allocations sans contrepartie, au moins, la société redonne une chance à celui qui est à l'écart. Voilà, c'était un tableau un peu bref et diversifié, mais pour ceux qui en veulent en savoir plus, et comme on n
'est
jamais mieux servi que par soi-même, je vous invite à lire un petit livre, qui n
'est
pas cher pour des notaires, 3 euros, agenda de président.
On est
dans la déflation, puisque pour Jean-Luc Mélenchon, c'était 5, ce qu
'on
nous a proposé,
là, on est à 3. Et qui
résume mes propositions. Merci, alors venez nous rejoindre, Nicolas Ducont-Aignan, merci encore. Vous êtes assez précis, vous avez été assez précis sur un certain nombre de points clés qui sont déterminants des questions... J
'en ai
choisi quelques-uns, parce qu'en 10 minutes... On
est
dans le cadre, bien entendu. Là, vous avez jusqu'à 30.
Oui, parce que
j'ai un interview figure-out 30.
Et puis, par équité
aussi vis-à-vis des autres représentants, Cécile Nuttermailleur, représentant Benoît Hamon, est arrivé, et voilà, et on va tenir le temps. En l'occurrence, sur le logement, sur la solidarité entre les générations, la succession, l'entreprise, bien sûr, mais vous avez déjà dit des éléments, déjà donné quelques éléments, mais peut-être vous permettre de redonner un peu de précision. Comment favoriser l'accession au logement ? Vous avez déjà dressé le cadre. Quelle précision supplémentaire voudriez rajouter ? Avant que
vous, les notaires vous interrogez... Alors, si vous
pouviez m'aider sur quelque chose... Il y a deux choses. D'abord, je veux vendre des logements sociaux à leurs locataires.
Nous
avons 4,7 millions de logements sociaux, 4,7 millions de logements sociaux en France.
Je
suis convaincu qu'on doit vendre à très bas prix.
C
'est ce qui a été fait dans certains pays. Les logements sociaux à leurs locataires, ce qui permettra d'ailleurs aux bailleurs de reconstruire des logements, et ce qui donnera un toit, une sécurité psychologique, matérielle, à nos concitoyens. Alors, combien...
Vous
savez, dans cette élection présidentielle, il y a ceux qui ne font aucune promesse ou des promesses contradictoires, il y a ceux qui veulent qu'on ait un catalogue détaillé comme si on était secrétaire d'État au logement. On élit un président de la République. Mais moi, ma ligne, c'est au moins de vendre... Il faudrait essayer d'arriver à vendre 20% du parc social pour rendre propriétaires les Français. Et puis, je rêve, et j'ai vu que c'était dans votre
document...
Dans celui des notaires. Celui, le principe de la location-accession. Je suis absolument certain qu'il faut arriver vers ça. Simplement, je vous le dis franchement, ça fait un an que je cherche, avec des experts différents, et j'ai beaucoup de mal à trouver la solution technique, précise,
compte
tenu des accidents de la vie, etc. Mais je suis absolument certain que l'on doit, dans notre pays, développer le logement, l'accession, sous forme d'un crédit bail. On paye pendant 30 ans, et pourquoi pas 35 ans, mais au moins à sa retraite, quand on est de
un
milieu modeste, on a... on devient propriétaire. Le défi du vieillissement
est
le défi, sans aucun doute, le plus important de notre société.
On
peut l'anticiper.
Il
suffit de regarder les courbes démographiques. Ce ne
sont
pas des notaires, je vais apprendre ça. Eh bien, aucun homme politique, aucun ministre, l'État, voit la courbe des médecins depuis 20 ans chuter. Il ne
se
passe rien. On sait ce qui va se produire. Eh bien, je suis absolument convaincu que la différence demain entre un retraité en termes de pouvoir d'achat, c'est celui qui est propriétaire de son logement et qu'il a fini de rembourser, et c'est celui qui doit payer un loyer. Et cette accession sociale à la propriété devrait être le grand défi des prochaines années pour offrir à nos concitoyens une sécurité. Ça servira aussi de garantie pour la dépendance, car vous le savez, nous n'avons rien réglé sur la dépendance, et qui peut se payer des maisons de retraite à 2 000 euros ou 3 000 euros par mois ? Qui
?
Et donc, si l
'on
n'anticipe pas cela, eh bien, on se retrouvera face à soit une pauvreté gigantesque, soit des situations dramatiques, soit des coûts sociaux exorbitants et des coûts financiers pour la société. Alors, la dépendance des personnes âgées, précisément, dans cette plaquette, les propositions du notariat au candidat à la présidence de la République, il y a cette idée d'un fond, d'un fond familial que pourraient abonder les enfants, les petits-enfants, certains cousins, pourquoi pas, neveux, d'une personne âgée qui n'aura bientôt plus de revenus et qui est en situation de dépendance ? C
'est une très bonne idée.
C'est une très bonne idée. Et pourquoi pas aussi imaginer un système de donations à ce fond
?
Parce que vous avez aussi des cas très fréquents où des donations sont effectuées et où ensuite, les personnes sont un peu abandonnées. et ça existe. Et donc, je l
'ai
vu dans ma ville. Donc, ça veut dire que je crois que là, vous avez un rôle tout à fait clé à jouer. Après, c'est de
l
'ingénierie, c'est de la technique. La question est de savoir si on en fait une priorité politique. Cela doit être une priorité politique. L'autre point sur la dépendance, une journée d'hôpital, c'est 2 000 euros par mois, par jour. Un mois dans une maison de retraite dépendance, allez, 2 000 et encore, c'est pas cher.
Une
aide à se maintenir à domicile, 200 euros par mois. 200 par mois, 2 000 par mois, 2 000 par jour. Et nous avons 3 millions de journées d'hospitalisation de personnes âgées qui ne devraient pas être à l'hôpital si nous avions un système de maintien à domicile performant et si nous avions des maisons de retraite publiques à des prix abordables.
Et
donc, moi, je propose dans mon programme santé qu'on reconvertisse les hôpitaux plutôt que de les fermer, notamment dans les zones rurales, qu'on les reconvertisse en maisons de retraite dépendantes publiques
qui
coûteront beaucoup moins cher que d'envoyer nos personnes âgées à l'hôpital. Et là, on a un gisement d'économie et de transferts financiers pour anticiper les problèmes. Mais on n'anticipe pas les problèmes en France. Et donc, on dépense beaucoup d'argent et on gaspille beaucoup d'argent.
Vous
savez quel est le troisième pilier des interrogations aujourd'hui stratégiques des notaires qui est vers quel droit le futur président de
la
République va nous amener ? Quel esprit du droit ? Le droit continental, européen, latin, issu du droit romain ou le droit anglo-saxon dans ce débat et sur ce point
? Alors,
le président de
la
République doit incarner le droit
et
le respect du droit. Je pense que c'est sa légitimité.
Et
c'est pourquoi cette campagne désarçonne les Français. Et c'est pourquoi il est extrêmement important d'avoir une justice qui fonctionne et pas simplement la veille des élections tout au long de l'année. Ça, c'est le premier point. L'exemplarité en politique. Le deuxième point, vous connaissez ma réponse, le droit continental. Pourquoi ? Parce qu'on ne gagne jamais à imiter les autres. Et nous avons dans notre pays un défaut immense qui est de croire que l'herbe est toujours plus verte près du voisin.
Parce
qu
'on
ne croit pas en nous.
Et
le fond du problème, je crois, de notre pays, c'est cette repentance permanente, ce nihilisme permanent que vous connaissez, cher Thierry Guerrier, parfois à la télévision et chez les observateurs et chez les hommes politiques aussi. C'est toujours mauvais chez nous. Et d'ailleurs, comment les Français pourraient-ils respecter leurs hommes politiques quand leurs hommes politiques passent leur vie à les critiquer ? Ils sont feignants, ils n'avancent pas, ils ne savent pas faire. Moi, je ne
suis
pas d'accord. Je traverse la France depuis des années dans tous les sens. Je vois des chefs d'entreprise remarquables qui survivent alors qu'ils ont des règles les pires du monde. Je vois des responsables associatifs qui se battent. Je vois des notaires,
je
vois des avocats, je vois des gens de qualité. Simplement, nous ne sommes plus gouvernés. Et depuis tant d'années.
Et
donc, la vraie question, c'est l'estime de soi. Et je vais vous dire très clairement, puisqu'on est entre nous, je ne crois pas qu'on redressera la France simplement en élisant à un homme ou une femme.
On
redressera la France le jour où cet homme ou cette femme arrivera à rassembler les Français autour de quelques objectifs prioritaires et d'abord en retrouvant la fierté de nous-mêmes.
C
'est fondamental. Rien ne se fait nulle part dans la vie
si
on n'est pas fier de soi, fier de sa famille, fier de ce qu'on est, fier de nos valeurs, fier de nos racines.
Et
à ce moment-là, on peut se projeter dans l'avenir. Regardez le Japon, par exemple, ou regardez d'autres pays, ils se projettent dans l'avenir parce qu'ils sont d'abord fiers d'eux-mêmes.
Et
c'est le problème français. Alors, droit continental, bien sûr, notre droit, et arrêter de vouloir chercher, mais on ne
va
pas chercher par hasard.
C
'est parce qu'il
y a
des intérêts financiers.
Et
c'est parce que certaines classes politiques sont dépendantes d'intérêts financiers.
et
n'est plus crédibles parce qu'elle obéit à ses intérêts financiers en permanence. Voilà. Que ce soit en politique étrangère, d'ailleurs, ou en politique intérieure. La parole aux notaires qui vont vous interroger très directement. Est-ce que... Alors, Maître Perret, Madame, je vous en prie, on va vous passer un micro, le bureau, ensuite mettre là-bas et ce qu'il y
aura
et mettre à nouveau ici. Ok, parfait. Je vous en prie. Maître Perret.
Parmi vos propositions et qui nous intéressent directement, c'est l'augmentation de l'abattement en matière successorale, en matière de droits de nation. Malheureusement, vous ne l'avez pas évoqué jusqu'au bout, j'imagine que c'était en ligne directe. Aujourd'hui, nous sommes confrontés dans nos offices à des familles recomposées et à des questions permanentes sur la transmission dans les couples recomposés ou dans ces familles recomposées. Comment pensez-vous adapter la fiscalité à cette révolution familiale que nous connaissons quotidiennement ?
Le divorce, mais pas seulement, c'est noté. Maître, on va vous... Voilà, je vous en prie. Maître
Cadet, président de la nationale départementale de l'Essonne, les droits de mutation sont importants en France.
Ils
sont un frein à l'emploi puisqu'un frein à la mobilité professionnelle.
Ils
sont également un frein à l'accession à la propriété auxquelles vous tenez. Pourtant, en tant qu'élus, vous le savez bien, ils sont indispensables aux collectivités locales qui doivent faire face à leurs engagements alors même qu'il y a une baisse importante des dotations de fonctionnement. Donc, comment est-ce que vous, si vous étiez élu président, vous résoluriez ce problème
?
Merci. Et il y avait une autre question, Maître. Maître
Perrault, notaire à chevreuse. Donc, ma question est sur le logement social. Vous avez dit tout à l'heure que vous vouliez qu'il y
ait
plus d'accès par les locataires ou à leurs logements sociaux. Et aujourd'hui, on sait que la réglementation en cette matière ne va pas justement en faveur de l'accession à la propriété du locataire puisque la réglementation est quand même assez importante. Donc, je présume que vous envisagez une réforme, sachant qu'il y
en
a eu une récemment par la loi Allure et je voulais savoir quel type de réforme vous envisagez et ce que vous pensiez de la dernière.
Alors, vous avez vu que l'Essonne est assez présente.
Elle est bien représentée. J'en prie. Bon,
la loi Allure, enfin, c'est le pire de ce qui peut être fait. Nous sommes dans une société à la fois bureaucratisée et financiarisée. C'est extravagant.
Et
c'est extravagant, c'est-à-dire qu'on cumule les inconvénients des deux. Il faut peu de règles. Je vous renvoie à Portalis. Je vous renvoie... Dans mon livre, il y
a
une citation que
j
'ai retrouvée extraordinaire de Napoléon, de Bonaparte. On m
'a
reproché que c'était Napoléon.
Qu
'importe. Sur les masses de granit. Il dit, on va jeter sur la France des masses de granit pour enraciner la révolution. Et les masses de granit, c'est le code civil, c'est le préfet, c'est le lycée, c'est la Banque de France. Vous voyez. Moi, j'aimerais qu'on jette sur la France justement quelques masses de granit et qu'on enlève toutes ces réglementations complètement absurdes, bureaucratiques, inutiles. Mais moins le pouvoir politique a d'influence sur les choses, puisqu'il a tout délégué à Bruxelles et qu'il obéit en caniche à des bureaucrates non élus, plus il a besoin d'exister. Mais oui, moins l'homme politique est utile, plus il a besoin d'exister.
Et
l'administration,
c
'est exactement pareil. Donc remettons l'État sur les choses essentielles. Il faut tout alléger.
Je
vais vous dire ce que je pense. Le logement social, c'est un enfermement.
Le
logement social, c'est un gaspillage considérable. Et si on faisait le ménage chez les bailleurs sociaux
et
sur les charges des grandes sociétés HLM, on découvrirait beaucoup de choses. Et on fait payer les pauvres gens
qui
payent des loyers toute leur vie et qui auraient pu s'acheter un appartement si ce n
'est
pas deux. On paye des charges considérables. Et il n
'y a
pas de responsabilisation de l'individu. Donc si j'étais provocateur, mais comme il y
a
des télévisions, je veux faire attention, je dirais qu'on aura réussi quand il n
'y
aura plus de logement social.
Il
en faut, bien sûr. Et il en faut pour quantité de population qui ne pourront pas accéder à la propriété parce qu'il ne faut pas non plus avoir des copropriétés qui ne sont pas gérées. Donc il faut un niveau de revenu quand même suffisant.
Mais
il y a une marge. Et moi, mon objectif, vraiment à terme, c'est 80%, 75% de propriétaires.
Vous
changez la société
et
vous faites beaucoup d'économies.
C
'est fondamental. Ce devrait être un des principaux chantiers de réforme collective. Sur le droit de mutation, je propose de supprimer les droits de mutation pour les primo-accédants,
c
'est-à-dire pour la première acquisition d'un logement. Moi, ce que je veux, c'est que des jeunes générations, dès le début, puissent acheter. Même un petit chose. Préat au zéro, il y a toutes les mesures que
vous
retrouverez sur Internet, on ne
va
pas rentrer dans les détails. Préat au zéro, accentué, suppression du droit de mutation, un fonds qui pourrait tout à fait aider à mettre un premier rapport. Il faut mettre le pied à l'étrier. Et après, ils se débrouilleront toujours, ils revendront, et vous le savez bien, il y
aura
toujours des solutions. Mais il faut changer la mentalité française qui fait qu'aujourd'hui, l'accession est réservée à une moitié de la population, qui défiscalise d'ailleurs, et on construit des trucs complètement inutiles uniquement pour défiscaliser. C'est complètement aberrant. Et en même temps, on ne donne pas l'occasion aux Français de trouver un toit. Et ça, c'est la sécurité psychologique. Et vous pouvez être plus aventureux sur le travail si vous avez un toit.
Le divorce, les familles
recomposées. Eh bien, c'est une très bonne remarque de madame, de maître, pardon. Là, n'empêche pas l'autre. Là, n'empêche pas d'autres, et c'est à mon lieu. Donc, auquel, je vais être très franc, je n'ai pas de réponse parce que je ne
vais
pas faire le singe chavant devant vous à faire croire que
j
'ai des réponses à tout. Mais je le note. Et j'aimerais avoir vos propositions là-dessus. Et vous avez raison. Il faut aussi que cette mesure que je propose ait des conséquences sur les familles recomposées. Vous avez raison. J'en prends note parce que je n'ai pas la réponse. Encore. Mais je l'aurai grâce à vous. Nicolas Dupont-Aignan, merci d'avoir
accepté l
'invitation du Conseil supérieur du notariat. Je vais vous proposer de nous rejoindre.
Au
revoir. Au revoir. Au
revoir. Au revoir.