🔴 DISCOURS CHOC d'Aurélien LE COQ (LFI) sur ArcelorMittal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Comme ce jour du 13 juillet 2015 où un intérimaire chuta au haut fourneau de Grande Saintes dans la fonte en ébullition. Ils sont quatre métallurgistes à avoir perdu la vie cette année-là. »
- 1:23Invité politiqueChiffre
« Ce sont d'abord des ouvriers métallurgistes qui par milliers sacrifient jusqu'à leur vie pour produire un des meilleurs aciers du monde. Ils sont 15000 partout en France. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Car oui, l'histoire moderne de l'acier dans cet hémicycle fut d'abord l'histoire des trahisons, celle de Nicolas Sarkozy à Gandrange, puis celle de monsieur Hollande à Florenge et enfin celle d'Emmanuel Macron »
- 2:47Invité politiqueFait
« Et autant de famille d'enfants qui verraient leur vie détruite. Combien de divorces provoqués ? Combien de chômeurs de longue durée ? Combien de commerces fermés ? »
- 3:27Invité politiquePromesse
« Ce jeudi 27 novembre, l'heure est venue pour la sidérurgie française de relever la tête. L'heure est venue pour les salariés, les métalau de retrouver leur fierté. L'heure est venue de nationaliser. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Oubliez le train, l'automobile. Oubliez la construction de logement. Oubliez la défense. Oubliez tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une industrie sans acier. »
- 6:12Invité politiqueChiffre
« La production française a baissé de 26 % depuis 2019. »
- 6:12Invité politiqueFait
« Seule option pour éviter la fermeture à Horizon 2030. Nous n'avons pas le temps. Il faut 4 ans pour construire ces fours électriques. »
- 6:53Invité politiqueChiffre
« 26 milliards de bénéfices au niveau mondial ces quatre dernières années. 850 millions de bénéfices nets sur la dernière décennie pour Arcelor Mital France. »
- 6:53Invité politiqueChiffre
« 300 millions d'euros rien qu'en 2023 et la France était prête à mettre 850 millions d'euros de plus sur la table pour la décarbonation de Derk. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Mital a spéculé sur les quotas carbone attribués par l'Union européenne et a tiré 5 milliards d'euros de la revente de certains d'entre eux. »
- 7:36Invité politiqueChiffre
« Rien que la division par de l'importation pourrait entraîner un besoin de production de 18 millions de tonnes par an sur le continent et la demande mondiale repart à la hausse. »
- 8:18Invité politiqueFait
« Dans son plan de licenciement, aurait-il supprimé les postes de Dquercque visant à développer une ligne électrique à haute tension entre la centrale de Graveline et l'usine ? »
- 8:18Invité politiqueFait
« Monsieur Mital compte-il faire fonctionner des fours électriques sans électricité ? »
- 8:18Invité politiqueChiffre
« La nationalisation d'Arcelor coûterait 3 milliards, soit exactement le coût par an pour notre système social des indemnisations chômage et des cotisations qui ne rentreraient plus si les salariés étaient licenciés. »
Temps de parole
- Aurélien Le Coq100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues, chaque matin à 4h, ils sont des centaines à se lever pour prendre le chemin de l'usine depuis des décennies d'un kerk est surplombé par ces grandes tours immenses, celle des haut fourneaux. Je dis d'un kerkque, ce pourrait être fausse, Florange, aïange, gandrange en son temps. Autant de noms qui raisonne dans cette assemblée comme autant de blessures, de meurtrissures pour un peuple de travailleurs abandonné par la classe politique. Là, ils sont des milliers à faire tourner la machine, parfois au péril de leur vie.
Comme ce jour du 13 juillet 2015 où un intérimaire chuta au haut fourneau de Grande Saintes dans la fonte en ébullition. Ils sont quatre métallurgistes à avoir perdu la vie cette année-là. Combien d'autres ont fini mutil et le corps usé par le travail de l'acier ? L'acier coule dans nos veines. Diga Gaillant le coq. Ouvrier sidérurgiste, secrétaire général de la CGT Arcelor d'Inker. 3è génération de métalo de sa famille. L'acier coule dans nos veines, celle de son grand-père, mort à l'usine d'Iseberg alors que son père n'avait que 13 ans. Ce sous ses yeux et ceux de tous ses camarades, sous le regard de tous les sidérurgistes de France qu'aujourd'hui nous voterons.
C'est eux et leur lutte acharnée depuis 1 an et demi qui nous ont réunis ici aujourd'hui. C'est à eux qu'appartient aujourd'hui l'usine, eux qui la font vivre. de jour comme de nuit car le haut fourneau ne s'éteint jamais. Arcelor Mital n'appartient pas à ses actionnaires. Bien sûr, ils en détiennent la propriété légale. Mais Arcelor, ce n'est pas juste des bouts de papier, des titres de détention, une valorisation boursière. Ce sont d'abord des ouvriers métallurgistes qui par milliers sacrifient jusqu'à leur vie pour produire un des meilleurs aciers du monde. Ils sont 15000 partout en France. Seuls eux savent faire tourner les machines.
Seuls eux savent comment réaliser de fines plaques d'acier de quelques millimètres avec une précision d'orfèvre. Ce sont d'abord eux que le patron voyou qui est monsieur Mital a décidé d'abandonner et qu'une macronie aux ordres s'apprête à achever. Car oui, l'histoire moderne de l'acier dans cet hémicycle fut d'abord l'histoire des trahisons, celle de Nicolas Sarkozy à Gandrange, puis celle de monsieur Hollande à Florenge et enfin celle d'Emmanuel Macron, fidèle progéniture libérale de ces deux prédécesseurs qui s'apprêtent à donner le coup de grâce. À travers eux, ce sont des dizaines de milliers d'emplois menacés, 80000 dit-on.
Et autant de famille d'enfants qui verraient leur vie détruite. Combien de divorces provoqués ? Combien de chômeurs de longue durée ? Combien de commerces fermés ? Ce sont des bassins de vie entiers ravagés par le chômage et la pauvreté. Ce jeudi 27 novembre, l'heure est venue pour la sidérurgie française de relever la tête. L'heure est venue pour les salariés, les métalau de retrouver leur fierté. L'heure est venue de nationaliser. Mais tel n'est visiblement pas la volonté des hypocrites du Rassemblement national. Vous vous clamiez, défenseur des ouvriers.
Vous leur plantez aujourd'hui un poignard dans le dos par l'obstruction organisée sur ce texte, les centaines d'amendements déposé pour empêcher son vote, vous vous apprêtez à condamner à la mort sociale des dizaines de milliers d'ouvriers. Quand le vernis du système craque, il lui reste toujours sa deuxième peau, celle des larbins que vous êtes, infemmes ennemis de la classe ouvrière au cynisme sans limite. Écoutez, Laurent Jacobelli, député de la circonscription de Florenge et de Gandrange, désormais fils spirituel de Sarkozy et Hollande. Christine Angran, député de DVR, désormais faussoyeuse des ouvriers du Pas de Calais. Alexandre Sabatou, député de Montater semeur de misère.
Emmanuel Foucard, élu de fausses surmères, désormais député licenciur de 4000 travailleurs. Sébastien Chenu, député de Denin, désormais ennemi assumé des métallos. Faites tourner ces noms que pas un seul d'entre eux ne soit épargné aux prochaines élections ni soit épargné par la honte. Aujourd'hui, vous vous apprêtez à trahir les ouvriers d'Arscelor mais surtout à trahir la France. Car à la France et à sa souveraineté, vous avez préféré les actionnaires. Oui, la nationalisation est le seul moyen d'assurer la souveraineté de notre pays. Si Arcelor tombe, alors c'est toute l'industrie française qui achèvera de s'écrouler sans acier. Oubliez le train, l'automobile.
Oubliez la construction de logement. Oubliez la défense. Oubliez tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une industrie sans acier. Oubliez tout espoir de réaliser une véritable bifurcation écologique. Mais de la souveraineté française, l'Alliance Le Pen Macron n'a visiblement que faire. Vous vous êtes mué perroquet du MDEF, répétant en cœur les mensonges et hontés de monsieur Mital. C'est ce qu'a fait monsieur le ministre tout à l'heure. Mital voudrait continuer à investir. Mensonge. Un four sur de est à l'arrêt à fausse surmer. La production française a baissé de 26 % depuis 2019. Il délocalise déjà toutes les fonctions support en Inde ou en Pologne.
On a déjà abandonné le seul projet via fiable de décarbonation du site de Dunkerk. Seule option pour éviter la fermeture à Horizon 2030. Nous n'avons pas le temps. Il faut 4 ans pour construire ces fours électriques. Dans un mois, nous serons en 2026. Si les fours ne sont pas construit maintenant, en 2030, c'est fini d'Arscelor. Sans mital, ce sera pire, avez-vous dit. Arcelor va mal économiquement. Mensonge. 26 milliards de bénéfices au niveau mondial ces quatre dernières années. 850 millions de bénéfices nets sur la dernière décennie pour Arcelor Mital France. plus de 10 milliards d'euros de de versé à ses actionnaires sur 3 ans. Arcor Mital va bien, très bien même.
Mital aurait besoin d'aide française et européenne. Avez-vous dit mensonge ? Il est déjà gavé d'argent public, 300 millions d'euros rien qu'en 2023 et la France était prête à mettre 850 millions d'euros de plus sur la table pour la décarbonation de Derk. Pire, Mital a spéculé sur les quotas carbone attribués par l'Union européenne et a tiré 5 milliards d'euros de la revente de certains d'entre eux. "Mital a besoin d'Europe, avez-vous dit mensonge. Les choses bougent déjà en Europe et vous le savez. Un plan acier est en train d'être discuté. Le premier vote devrait avoir lieu le 3 décembre et le texte pourrait être définitivement adopté en février prochain.
Ce plan acier devrait réduire par deux les quotas d'importation. Si on nationalise, il n'y aura plus de débouché. Mensonge là encore. Rien que la division par de l'importation pourrait entraîner un besoin de production de 18 millions de tonnes par an sur le continent et la demande mondiale repart à la hausse. Il n'y a qu'une vérité qui vaille. Les voyou organisent siamment son départ. Le voyou mital organiciemment son départ du sol français pour augmenter toujours plus ses bénéfices, abandonnant tout le reste. Aucun investissement réel n'est prévu. Sinon, pourquoi ?
Dans son plan de licenciement, aurait-il supprimé les postes de Dquercque visant à développer une ligne électrique à haute tension entre la centrale de Graveline et l'usine ? Monsieur Mital, compte-il faire fonctionner des fours électriques sans électricité ? Monsieur Mital compte construire ses usines ailleurs. Face à un patron voyou, il n'y a qu'une seule solution, la nationalisation. C'est impossible, avez-vous dit ? L'ancêtre d'Arscelor était nationalisé de 1982 à 95. Les britanniques ont mis sous tutelle leur industrie sidérurgique. Les Italiens ont nationalisé de fait la filière la filiale d'Arsceleor Mital dans leur pays. Cela coûterait trop cher, avez-vous dit.
Pour le même prix, vous pouvez choisir entre des dizaines de milliers de chômeurs et devenir leader mondial de l'acier vert. La nationalisation d'Arcelor coûterait 3 milliards, soit exactement le coût par an pour notre système social des indemnisations chômage et des cotisations qui ne rentreraient plus si les salariés étaient licenciés. La seule chose qui coûte cher dans notre pays, c'est la misère. 3 milliards pour sauver le secteur stratégique alors qu'on déverse 211 milliards d'euros par an aux grandes entreprise. Personne ne nous fera croire que la France ne peut pas. Ce jeudi 27 novembre doit être le jour où la France reprend en main son destin industriel.
Le jour où l'activité industrielle cesse d'être un élément de spéculation comme un autre mais redevient la fierté d'une classe travailleuse. Ce texte n'est pas que le nôtre. Il est celui des métallos. qui sont à cette heure rassemblés au pied de ce qui devrait être leur représentation nationale. Alors de cette tribune, je le dis, gloire aux ouvriers qui défendent leur routil de travail. Gloire aux syndicalistes qui mènent la lutte au détriment de leur vie de famille. Gloire à celles et ceux qui lorsque tout à câble restent debout et se battent. La France ne peut pas regarder son industrie mourir les bras croisés. On ne peut on peut faire du métal sans métal. On fera du métal sans métal.
Merci monsieur le député.
[applaudissements]
Aurélien Le Coq