L'invité politique Sud Radio - Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais, ancienne Ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal, est l'invitée politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 34 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse partielle
Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. Nouvelle mobilisation aujourd'hui, est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ?
- 1:50RelanceRéponse partielle
Mais tout ça, on ne le découvre pas. Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait avancer ?
- 4:37OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un problème de maintien de l'ordre en France ?
- 7:43OuverteRéponse partielle
Il y a eu un débat cette semaine auquel a participé Gabriel Attal, et il a fait face à une étudiante du RN qui a reproché à Gabriel Attal son action à la tête du ministère de l'Éducation nationale. Que répondez-vous ?
- 10:05OuverteRéponse directe
Passons justement à cette campagne électorale. Vous êtes co-responsable du programme avec deux Gabriel Attal. Il a appelé à une grande coalition, une main tendue de Glucksmann à Retailleau qui fait flop pour le moment. Personne n'en répond. Mais
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24InvitéFait
« Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. »
- 1:09InvitéFait
« Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe. »
- 1:18InvitéFait
« Vous avez le dérèglement climatique qui, dans ma génération, était une abstraction totale et qui est une réalité de leur quotidien, notamment quand ils passent des examens par 35 degrés dans les classes. »
- 1:39InvitéFait
« Avoir des professeurs qui sont là, en cours, et qui leur permettent d'étudier correctement. »
- 1:45InvitéFait
« Avoir des salles de classe qui soient à la bonne température, pas à 15 degrés l'hiver et à 35 degrés l'été. »
- 2:19InvitéFait
« Comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas. Ça, c'est une urgence absolue. »
- 2:27InvitéFait
« Comment Parcoursup est humanisé parce qu'on a transformé Parcoursup en machine à dire non aux lycéens. »
- 3:33InvitéChiffre
« Quand on voit qu'un quart des étudiants en première année abandonnent leurs études, en tout cas leur filière, on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage. »
- 3:51InvitéFait
« Moi, j'étais ministre de l'Industrie pendant quatre ans, qui peinaient à recruter des compétences. »
- 5:11InvitéFait
« Oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h, puisqu'on sait que les adolescents, d'abord, ne dorment pas assez. »
- 8:26InvitéFait
« C'est-à-dire que le budget... Il n'y a pas eu de suppression de postes durant... »
- 8:33InvitéFait
« Un, il y a beaucoup moins d'élèves par classe qu'il y en avait avant. Parce qu'il y a un effondrement de la démographie. »
- 10:21InvitéFait
« Il fait le constat que si on veut avoir, si on veut que les Français se reconnaissent dans un candidat qui est pro-européen, qui porte les valeurs de progrès, qui porte les valeurs de ce qui est profondément la France, c'est-à-dire la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui porte les valeurs de compétitivité, ça ne peut pas s'arrêter à la droite et le bloc central. »
- 14:20InvitéChiffre
« Création de 2,5 millions d'emplois. »
- 14:24InvitéChiffre
« La recréation de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie. »
- 14:32InvitéPromesse
« On verra cette année, le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. »
- 16:51Invité politiqueChiffre
« La France a versé 8 milliards de plus que ce qu'elle a reçu. »
- 20:04InvitéChiffre
« Non, il y a 3 000 agences de l'État. »
- 20:41InvitéChiffre
« En fait, c'est 3 milliards d'euros d'argent qui soutiennent des projets, des ménages, des industriels et des collectivités locales. »
- 20:59InvitéChiffre
« Dans le budget, le Rassemblement National dit, on va faire 5 milliards d'économies sur la rénovation thermique. »
- 21:11InvitéChiffre
« La rénovation thermique dans le budget 2025, c'est 500 millions d'euros. »
- 21:54InvitéChiffre
« Ce nouveau nucléaire pourrait coûter plus de 100 euros du mégawatt. »
- 22:59InvitéChiffre
« En Allemagne, le coût du photovoltaïque est inférieur au coût de notre nucléaire historique. »
Temps de parole
- Invité70 %
- Agnès Pannier-Runacher18 %
- ?5 %
- Locuteur 24 %
≈ 15,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoz.
Il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais, ancienne ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal.
Agnès Pannier-Runacher, bonjour. Bonjour
Jacques
Cardoz.
Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. Nouvelle mobilisation aujourd'hui, est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ?
Je
crois en tout cas qu'il faut y répondre avec le plus grand sérieux. Il y a plusieurs choses dans ce mouvement. Il y a évidemment les violences. Les violences sont inacceptables, d'où qu'elles viennent. Personne n'est au-dessus des lois. Et on voit bien qu'il y
a
un certain nombre d'acteurs, d'adultes, qui essayent d'instrumentaliser cette colère lycéenne et d'en faire un capital politique et un capital de bordélisation. Ça, c'est inacceptable. Mais ce n
'est
pas le sujet principal et il ne doit pas écraser les
demandes. Les vraies
revendications. Les
revendications des lycéens. Et les revendications des lycéens, elles sont de deux ordres. Vous avez des revendications qui sont d'ordre, je dirais, très profondes. Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe. Vous avez l'intelligence artificielle qui menace potentiellement leur avenir. Vous avez le dérèglement climatique qui, dans ma génération, était une abstraction totale et qui est une réalité de leur quotidien, notamment quand ils passent des examens par 35 degrés dans les classes. Et ça, c'est une angoisse qui monte chez eux et il y a les problèmes qu'ont leurs parents pour boucler les fins de mois.
Et puis, il y a le deuxième ensemble de revendications qui sont des revendications très concrètes. Avoir des professeurs qui sont là, en cours, et qui leur permettent d'étudier correctement. Avoir des salles de classe qui soient à la bonne température, pas à 15 degrés l'hiver et à 35 degrés l'été.
Mais tout ça, on ne le découvre pas. Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même
?
Écoutez, je pense que le gouvernement aurait sans doute pu être plus à la manœuvre. Après, ce qu'il faut faire, c'est regarder comment on peut répondre à ces revendications. Justement,
quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait avancer ?
Il
me semble que les deux revendications sur lesquelles on est en droit, moi en tant que député, d'avoir des réponses rapides du gouvernement, c'est 1. comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas. Ça, c'est une urgence absolue. 2. comment Parcoursup est humanisé parce qu'on a transformé Parcoursup en machine à dire non aux lycéens. Alors, ce n
'est
pas que ce soit en soi un mauvais système parce qu'on oublie qu'avant, c'était un tirage au sort.
Ce
qui était franchement absolument détestable. Mais le problème, c'est que personne n'accompagne les lycéens sur Parcoursup. Et il y a une forme d'hypocrisie de la part des adultes qui dit «
ah
ben c'est pas moi, c'est Parcoursup ». Non. Quand un lycéen demande des formations qui ne correspondent pas à son niveau, qui ne correspondent pas à son profil, il faut qu'il y ait quelqu'un qui lui dise pourquoi il risque de ne pas avoir de succès et qui accompagne ses orientations.
Et là,
on a loupé quelque chose.
Là, on a loupé quelque chose. « Réformer Parcoursup », ça veut dire aussi être plus transparent, plus honnête vis-à-vis d'un certain nombre d'étudiants
et dire «
certaines filières ne sont pas faites pour vous ». Il faut tenir ce langage ?
Il faut avoir un langage de vérité,
c
'est-à-dire dire « cette filière est une filière qui, compte tenu des notes que vous avez, risque de vous mener à l'échec ». Quand on voit qu'un quart des étudiants en première année abandonnent leurs études, en tout cas leur filière, on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage. Et puis c'est partir beaucoup plus en arrière. Il y a un nombre de métiers qui sont accessibles aux étudiants et qui sont méconnus de ces étudiants, qui sont des métiers qui payent bien. Moi, j'étais ministre de
l'Industrie. De l
'artisanat, par exemple ?
De l'artisanat. Moi, j'étais ministre de l'Industrie pendant quatre ans, qui peinaient
à recruter des compétences.
Là aussi, le gouvernement a manqué quelque chose. Il faut essayer d'être plus dans l'accompagnement par rapport
à ces métiers-là, par exemple ? Il faut être beaucoup
plus dans l'accompagnement. Ce n'est pas qu'une compétence du gouvernement. C'est aussi la compétence des régions. Et les régions ont un
rôle à jouer. C'est le gouvernement
qui impulse, quand même.
Non, la compétence a été déléguée aux régions. Je parle de
l'impulsion et de la communication
également. Je suis d'accord.
Mais décentralisation, décentralisation, il faut aussi que chacun soit au rendez-vous de ses compétences. Mais à la limite, ce qui est essentiel aujourd'hui, c'est que dès la cinquième, la quatrième, on parle des métiers. Pas pour dire tout de suite, vous devez décider, mais pour dire, voilà le panel de tout ce que vous pouvez faire. Choisissez et essayez de vous engager dans ce qui vous parle le plus.
Agnès Pannier-Runacher, autre point dont on parle beaucoup, ce sont les rythmes scolaires. Ça ne coûte pas d'argent de réformer les rythmes scolaires. Et d'ailleurs, Gabriel Hothal avait testé ou en tous les cas inauguré dans certains lycées de Créteil, le candidat que vous soutenez, donc, la possibilité de démarrer à 9h et non
à 8h. Et
on sait que les effets sont bénéfiques. Pourquoi on ne le généralise pas ? Pourquoi ça n'a pas été suivi d'effet ?
Parce que Gabriel Hothal a quitté le gouvernement à la suite de la dissolution. Je crois que tout le monde est au courant que depuis cette dissolution, c'est très, très difficile. Et en particulier pour les idées que nous portons. Oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h, puisqu'on sait que les adolescents, d'abord, ne dorment pas assez.
Que
ça a des conséquences dramatiques sur la qualité de leur apprentissage. Alors, ça va aussi avec la pénétration des écrans, des réseaux sociaux, etc. Sur lesquels ils restent très, très longtemps. Et c'est vraiment un appel aux parents à essayer autant que possible d'encadrer ça. Mais démarrer à 9h, c'est une bonne mesure pour l'apprentissage des adolescents.
Alors, démarrer à 9h, oui. Revoir complètement les rythmes scolaires, ça sous-entendrait aussi raccourcir, par exemple, les vacances. Est-ce qu'il faut en arriver là
? C
'est, en tout cas, un sujet qui doit être pris du point de vue de l'élève et de l'étudiant.
On
a longtemps pris ce sujet du point de vue de l'organisation des adultes.
Oui.
De l'organisation. Les conséquences touristiques, les conséquences
économiques. Il faut
aussi pouvoir s'attaquer au lobby. Lobby du ski, lobby des vacances.
Et
donc, le sujet aujourd'hui, et il y avait eu une convention citoyenne sur ces sujets-là, d'ailleurs, sur laquelle s'était appuyé Gabriel Attal à l'époque. Il faut quand même s'en souvenir. Des choses avaient été faites et c'est très dommage qu'elles aient été arrêtées dans l'élan. Pourquoi
elles ont été abandonnées, d'ailleurs
? Je le redis, il s'est passé un événement majeur qui s'appelle la dissolution, où des politiques
avaient été... Ce n'est pas qu'une affaire de
personnes. Si la politique avait été si bonne,
elle aurait été poursuivie.
Ce n'est pas les mêmes qui ont repris le bâton et ils n'étaient probablement pas convaincus par cette politique. Donc, voilà, j'en prends acte. Aujourd'hui, cette question des rythmes scolaires doit être abordée. Mais il ne
faut
pas la faire de manière descendante en disant on va imposer tel rythme scolaire. Ça suppose d'avoir une vraie concertation avec les parents, avec les professeurs et avec les premiers concernés. Et c'est vrai que les lycéens, les collégiens, sur ces sujets-là, ils ont aussi des choses à dire.
Est-ce qu'il y
a
un problème de maintien de l'ordre en France ? Vous êtes députée du Pas-de-Calais, pas très loin de Lens. D'où est originaire le jeune homme ? J
'habite Lens.
Qui a eu... D'accord, vous
pouvez bien le préciser. J'habite
Lens, Vingles, d'où vient ce jeune homme. C'est un endroit où
il y a une partie de ma famille.
Moi, je suis une mère de famille.
J
'ai quatre enfants, trois plus un, famille recomposée. Je suis dévastée par ce qui s'est passé. Quelles que soient les circonstances, est-ce qu'il a ramassé la grenade de désencerclement ? Est-ce qu'il ne
l'a
pas ramassée ? À la limite, ce qui est affreux, et ce qu'il faut reconnaître, c'est qu'un enfant ne doit pas perdre la main dans un mouvement lycéen. C'est insupportable.
Alors,
il y a eu un débat cette semaine auquel a participé Gabriel Attal, et il a fait face à une étudiante de l'Uni qui s'appelle Louise, adhérente au RN, qui a reproché à Gabriel Attal, lors d'un débat, donc de ce débat sur LCI, son action à la tête du ministère de l'Éducation nationale, en disant, votre bilan est désastreux, on doit parler du classement PISA. Elle a parlé de la chute du niveau scolaire, de la montée de la violence des lycéens, ou au même titre des étudiants en général, également envers leurs professeurs, qu'aucune hiérarchie ne respecte plus rien aujourd'hui. Elle dit, elle termine en disant, votre bilan, c'est la suppression de milliers de postes de professeurs.
C'est à l'inverse de tout ce que vous venez de dire.
Oui, surtout que c'est inexact. C'est-à-dire que le
budget... Il n'y a pas eu de
suppression de postes durant...
Oui,
il
y
a un effondrement de la démographie aussi. C'est-à-dire que
le
nombre... Il
faut savoir,
vous venez de nous dire à l'instant qu'il faudrait peut-être remplacer les professeurs manquants.
Alors, peut-être plusieurs choses. Un, il y a beaucoup moins d'élèves par classe qu'il y en avait avant.
Parce
qu'il y
a
un effondrement de la démographie.
C
'est-à-dire qu'il y a moins d'élèves pour un nombre de professeurs qui, certes, en baisse, mais en baisse très légère. Ça, c'est le premier élément.
Le
deuxième élément, c'est que les profs remplacés, c'est souvent pas pour des raisons de budget. C'est parce qu'il y a des professeurs qu'on n'arrive pas à recruter. Lorsque vous regardez la situation de la Seine-Saint-Denis qui est probablement la situation la plus aiguë en la matière, les professeurs qui arrivent en Seine-Saint-Denis sont souvent des professeurs débutants
qui
ont peu d'expérience, qui se trouvent face à des classes qui sont surchargées et qui, dès qu'ils ont leur point d'ancienneté, partent de Seine-Saint-Denis pour se rapprocher de l'endroit d'où ils sont originaires. Et donc, vous avez un turnover au niveau des professeurs de la Seine-Saint-Denis qui est très élevé. Et vous n'arrivez pas à recruter des professeurs. Les professeurs, ils préfèrent enseigner au centre de Paris qu'en Seine-Saint-Denis parce qu'on sait que c'est plus difficile. Ce qui appelle en fait une politique où on essaye de valoriser les professeurs qui sont prêts à prendre ce défi, qui ont plus de bouteilles et probablement qu'il faut mieux les payer.
Donc, la question n'est pas toujours la question des moyens, c'est la question de l'attractivité de la profession des professeurs.
Et qui
a augmenté les professeurs ? Quel est le ministre qui a augmenté les professeurs
?
C
'est
Gabriel Attal. Et ce n
'est
pas l'épaisseur du trait, 500 euros.
Agnès Pannier-Runacher, passons justement à cette campagne électorale. Vous êtes co-responsable du programme avec deux Gabriel Attal. Il a appelé à une grande coalition, une main tendue de Glucksmann à Retailleau qui fait flop pour le moment. Personne n'en répond. Mais
en fait, il n
'a
pas changé de position, Gabriel Attal. Il fait le constat que si on veut avoir, si on veut que les Français se reconnaissent dans un candidat qui est pro-européen, qui porte les valeurs de progrès, qui porte les valeurs de ce qui est profondément la France, c'est-à-dire la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui porte les valeurs de compétitivité, ça ne peut pas s'arrêter à la droite et le bloc central. Ce n
'est
pas vrai. Les chiffres nous le disent des
sondages.
Sauf que pour le moment, personne ne vous suit et personne n'accepte
cette main tendue.
Tout le monde sait très bien, et ça, c'est les chiffres qu'ils disent, que si on veut gagner demain face au Rassemblement national, il faudra être capable de réunir des électeurs qui viennent de la droite modérée jusqu'à la gauche responsable. Il
y a déjà Édouard Philippe dans l'offre actuellement.
Ça,
c
'est une évidence.
Mais il y a déjà Édouard Philippe dans l'offre actuellement.
Et ce que dit Gabriel Attal, ce n
'est
pas autre chose, c'est de dire, ceux qui pensent qu'ils vont gagner avec des propositions qui sont d'une droite un peu élargie, ça ne fonctionnera pas. Les gens ne s'y reconnaîtront pas. Et il faut un projet. On ne gagne pas face au Rassemblement national et à LFI en disant juste, halte aux extrêmes. Est
-ce qu'il faudra une primaire ? Il faut un vrai
projet à carner, comme nous le portons.
Mais s'il y
a
trop de monde dans le bloc central, Agnès Pannu-Renaché, est-ce qu'il faudra une primaire pour déterminer qui doit...
En
tout cas, nous, on n'a pas peur de la primaire. Voilà, on le dit très simplement. À un moment, il faut que les candidats se regroupent. Il ne
faut
pas qu'ils se regroupent par peur des extrêmes. Il faut qu'ils se regroupent sur un projet. Nous, on porte un projet qui est fort. Quand on avance, au contraire, de l'extrême droite est
-ce qu'Édouard Philippe a peur de cette primaire ? Mais c'est une vraie
avancée.
Est-ce que d'autres...
Vous l
'interrogeriez
?
Mais selon vous, est-ce qu'il a peur de cette primaire ? Je
ne sais pas. Il faut lui poser
la question.
Et d'autres pourraient faire partie de cette primaire ? Vous la voyez comment ? Jusqu'à Bruno
Retailleau ?
J'ai toujours dit qu'il y a un vrai... Comment dire ? Qu'on partage des choses fondamentales de Xavier Bertrand, grosso modo, jusqu'à Raphaël Glucksmann. On est pro-européen, mais pour une Europe qui est plus exigeante
et plus protectrice.
Sans Bruno Retailleau ?
Si vous voulez, Bruno Retailleau, il est un peu curieux parce qu'il reprend les propositions du Rassemblement National. Et je trouve que ça met de la confusion dans le système.
Quand il
attaque les
juges, quand il attaque la Constitution, quand il attaque les organisations non gouvernementales, on n'est pas forcément dans ce que nous nous portons quand il attaque l'Europe de la même façon. Donc, autant il y a des électeurs, et moi j'ai rencontre sur le terrain qui sont à droite et qui peuvent se reconnaître dans un projet où on remet l'Europe, une Europe puissance au centre du jeu, où on travaille pour améliorer
la compétitivité du pays. ne
va plus jusqu'à Bruno Retailleau ? C'est
ce
que vous nous dites ce matin ? C'est
ce que je retiens. Ce que
je vous dis, c'est que nous, ce qui nous importe, c'est de rassembler les électeurs, c'est de rassembler les Français.
Parlons du programme
économique. On ne fait pas la
petite politique avec M. Machin et tout, mais on ne s'alliera pas avec des gens qui disent le contraire de nous. Ce n
'est
pas possible. Ça n'a pas de sens et les Français ne seront pas dupes d'une alliance de circonstances.
Mais vous continuez de porter le bilan du macronisme, c'est aussi ça qui fait
que... Alors,
j'aimerais qu'on arrête avec ce mot de macronisme. Si une chose est sûre pour les prochaines élections présidentielles, c'est que le président Macron ne se représentera pas. Donc, c'est un peu un mot valise qui correspond à une succession de coalitions. Aujourd'hui, la coalition au pouvoir, elle est essentiellement marquée par les Républicains. C'est une réalité.
Les Français, lorsqu'on
les entend... Moi, je
ne me reconnais pas dans cette coalition qui est marquée, enfin, qui est aujourd'hui plutôt conduite par les Républicains. J'ai des points de désaccord assez majeurs avec le gouvernement. Et c'est d
'ailleurs pour ça...
Vous vous
reconnaissez quand même dans
l'héritage du macronisme ? Tout
à fait. Moi, je reconnais tout le travail qu'on a fait lors du premier quinquennat avec des résultats objectifs. Création de 2,5 millions d'emplois. La recréation de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie. Le fait qu'on ait été et qu'on ait d'ailleurs encore, on verra cette année, le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. Enfin, il y a quand même un certain nombre de choses qui ont été faites, y compris sur le champ du social, Mais
pourquoi ça vous agace, ce mot
valise d'héritage du macronisme ?
C
'est
puisque vous le revendiquez en même temps
? Depuis 2024,
parce
qu'en fait, depuis 2024, ce n'est plus le macronisme. Depuis 2024, les politiques qui sont menées ne correspondent pas à celles que nous prenions pour arriver au pouvoir et à celles que nous avons déployées. Depuis 2024, on ne parle plus de planification écologique. depuis 2024, la politique qui visait à travailler à fond pour réindustrialiser le pays, elle s'est un peu effacée.
Le macronisme s'est arrêté en 2024, selon vous ?
En tout cas, il y
a
eu une vraie rupture en 2024. C'est un fait qu'on constate tous.
Et
après, il ne
faut
pas être mauvais joueur si le gouvernement est face à
des défis.
Parce
qu'on vous dira de toute
façon dans la campagne que vous êtes l'héritage du macronisme.
Quand il arrive,
les Français vous le diront.
Oui,
vous savez, je suis beaucoup sur le terrain et je suis sur un terrain de ruralité dans le Pas-de-Calais où vous avez 10 députés RN sur 12. Je connais un peu tout ça et j'habite Lens. J'habite dans un territoire qui n
'est
pas le plus privilégié de France. J'entends tout ça. Et moi, je le redis, j'ai démissionné du gouvernement. J'ai fait le choix de quitter ce gouvernement parce que je ne m'y reconnaissais pas. Et je ne me l'envoie pas à la pierre. Je sais combien c'est difficile aujourd'hui de gouverner. Je suis consciente des efforts déployés par Sébastien Lecornu pour tenir les deux bouts de l'omelette et c'est extrêmement difficile et on l'aidera parce qu'on aime notre pays. Et donc aujourd'hui, on n
'est
pas là pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement mais on a le droit d'avoir un peu de distance critique.
Un mot du programme économique du Rassemblement National qui a été annoncé hier. Pourquoi ne se serait-il pas possible de baisser la contribution nette de la France à l'Union Européenne que le RN veut faire passer à... veut baisser, pardon, de presque 10 milliards
? Parce
que la manière dont le formule le Rassemblement National c'est qu'en fait il veut les bénéfices de l'Union Européenne sans payer le prix de l'adhésion. Et ça n'existe nulle part.
L'Union Européenne
va vous rironer. L'Union Européenne vous apporte 9 milliards d'euros de politique agricole commune qui correspond à un élément énorme de
revenu des agriculteurs. Aujourd'hui, les chiffres c'est que
la France a versé 8 milliards de plus que ce qu'elle a reçu.
Oui,
mais sauf que le marché unique lui rapporte près de 140 milliards d'euros. Regardez ce qui s
'est passé
avec
le Brexit. Le Brexit, ça leur
a coûté des dizaines
de milliards d'euros.
On ne parle pas de Brexit, on parle de renégocier la contribution nette. Si on considère qu'il y a effectivement qu'on est en excédent de 8 milliards en l'air qu'on a perdu
8 milliards...
Vous avez une assurance. Votre assureur vous dit que ça coûte 100 euros. Vous venez, vous le voir et vous lui dites non, moi je vais payer 20 euros. Qu'est-ce qu
'il
vous répond ? Il vous répond écoutez, changez d'assureur.
Donc
ça ne
se
négocie pas ?
Ça ne
se
négocie pas de la manière dont c'est écrit de manière un peu naïve par le Rassemblement National. C'est-à-dire, je ne paye rien et j'ai tous les bénéfices.
Si
on a renégocié contrairement à ce qu'on dit, nous, on a obtenu des baisses de notre contribution à certains moments. On est allé discuter avec l'Union Européenne, évidemment. On n'est pas idiots.
Je
veux dire, il n
'y a
pas un pays qui aimerait payer plus que ce qu'il ne doit. Mais aujourd'hui, ce que propose le Rassemblement National, c'est de dire à son assureur, pour reprendre cette image, tu veux me faire payer 100 ? Non, moi je vais payer 10. Ça, ça ne tient pas la route. En tous les cas,
ça se
négocie.
C'est
un budget de pieds nickelés. Excusez-moi du propos. Moi, je m'attendais, si vous voulez, à avoir des mesures avec lesquelles j'aurais été pour ou contre pourquoi pas, vous voyez. Il y
a
des mesures d'ailleurs qui vont bien. La baisse des impôts de production, je trouve que c'est une bonne mesure. Mais si je reviens au budget,
ce
qui ressort d'ailleurs de l'analyse de tous les experts, c'est que toutes les économies sont gonflées
et
toutes les dépenses sont sous-estimées.
Ce n'est pas sérieux. On va en parler dans la deuxième partie. Je suis
obligé de faire une petite pause. Vous êtes co-responsable du programme de Gabriel Attal. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur les manques, selon lui, du programme de Gabriel Attal. On aura l'actualité des réseaux sociaux. Et puis, dans vos trois minutes pour convaincre, vous avez choisi de nous parler du coût de l'électricité. On reparlera quand même du programme économique du RN. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre, co-responsable du programme de Gabriel Attal et notre invité. Dans un instant, on va parler de vos trois minutes pour convaincre. Mais auparavant, on n'avait pas tout à fait terminé sur le programme du Rassemblement National. Pourquoi partir du principe que certaines demandes, certaines appréciations ne pourraient pas se faire ? Je pense notamment aux économies sur les agences de l'État. Est-ce que ce n
'est
pas réaliste ce que dit le RN sur les agences de l'État et sur les économies ?
Pour
le coup, sur les agences de l'État, ce n'est surtout pas détaillé. Mais c'est vrai que les montants qui sont mis en avant laissent à penser que c'est quand même une suppression assez importante des agences de l'État. Or, les fameuses agences de l'État, le gros des coûts, c'est les universités. Donc, on comprend mal comment c'est fait et comment on arrive à réconcilier les chiffres parce que j'imagine que le RN n
'a
pas dans l'idée de supprimer les universités ou alors on aurait un vrai problème.
Mais il ne fera pas, par exemple, réaliser une étude qui montre qu'on pourrait contenir à 100 le nombre d'agences de l'État. Donc, c'est qu'on peut les réduire. Je rappelle qu
'il
y
en
a 434 aujourd'hui.
Non, il y a 3 000 agences de l'État. Et
434 plus 700 organismes divers d'administration centrale.
Mais
en fait, le sujet n'est pas là. La question, c'est est-ce que ça sert à quelque chose et est-ce que ça coûte plus cher ou moins
cher que l
'administration ? Et vous prenez une des agences de l'État qui est particulièrement mis en exergue qui est l'ADEME. L'ADEME a fait l'objet de l'inspection générale des finances, de rapports de la Cour des comptes qui disent, moi je leur fais confiance, que pour l'action qu'ils font, ils ont fait des gains de productivité de plus de 25% et que si on réinternalisait, ça coûterait plus cher. Donc, moi j'écoute ça si vous voulez. Et en réalité, l'ADEME, on parle de 3 milliards d'euros. En fait, c'est 3 milliards d'euros d'argent qui soutiennent des projets, des ménages, des industriels et des collectivités locales. Mais les frais de fonctionnement, c'est 125 millions d'euros.
Donc, c'est l'épaissir du trait. Mais juste, je vais vous
donner
un chiffre parce que je le trouve assez révélateur. Dans le budget, le Rassemblement National dit, on va faire 5 milliards d'économies sur la rénovation thermique. Formidable, pourquoi pas ? C'est un choix politique. Je ne le partage pas, mais pourquoi pas ? Sauf que la rénovation thermique dans le budget 2025, c'est 500 millions d'euros. Donc, vous ne faites pas 5 milliards d'euros d'économies sur un budget qui coûte 500 millions d'euros dans le budget de l'État. Et ça, c'est de l'incompétence ou c'est de
la
désinvolture. Et je prendrais plutôt la deuxième chose, c'est-à-dire que c'est du foutage de gueule vis-à-vis des Français.
Restons sur la thématique de pouvoir d'achat. Votre carte blanche, vos 3 minutes, vous avez souhaité nous parler du coût du nucléaire aujourd'hui.
Oui, je parlais plutôt du coût de l'électricité. Aujourd'hui, nous avons un coût d'électricité qui est moins cher que celui de l'Allemagne et que celui de l'Italie parce que nous avons le bénéfice d'un nucléaire mais parce que nous avons aussi
du
renouvelable. Et nous avons des chiffres qui arrivent sur le nouveau nucléaire qui disent ce nouveau nucléaire pourrait coûter plus de 100 euros du mégawatt. Alors, ça paraît technique, mais si je vous dis que ça coûte deux fois plus que le nucléaire d'aujourd'hui, là, je pense que vous comprenez de quoi il est question. Et ce que nous voulons porter avec Gabriel Attal, c'est une approche où on dit on ne
va
pas prendre pour argent comptant
les
nouveaux projets sur la production énergétique. Nous, notre enjeu,
c
'est d'avoir un nucléaire qui soit réellement compétitif. Il faut travailler à ça au moment où des opposants veulent soit sortir complètement du nucléaire, ce qui est une bêtise absolue, soit au contraire ne faire que du nucléaire qui coûterait deux fois plus cher
que ce qui coûte aujourd'hui. Mais ça veut dire augmenter la
production ? C'est ce que vous voulez ?
Ce
qu'on dit, c'est que, un, il faut prendre EDF entre quatre yeux en demandant quels sont les moyens industriels et d'instruction des projets et de financement du projet pour avoir un prix qui ne soit pas à 100 euros et pour baisser ce prix. Et deux, quelles sont les alternatives renouvelables, les compléments renouvelables qui coûtent aujourd'hui moins cher ? Parce que ce que je veux dire aujourd'hui, c'est qu'en Allemagne, le coût du photovoltaïque est inférieur au coût de notre nucléaire historique. Notre sujet, avec Gabriel Attal, c'est de produire plus,
c
'est de produire plus rapidement et c'est de produire moins cher. C'est possible et c'est sur ça qu'il faut se concentrer au lieu de se battre sur est-ce qu'il faut du nucléaire ou est-ce qu'il faut du renouvelable ?
Passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Benjamin Glaze.
Emmanuel Macron qui se retrouve accusé d'avoir tenu des propos racistes. Je ne
sais
pas si vous avez vu passer l'information Agnès Pannier-Runacher. Elle est à prendre bien évidemment avec des pincettes. Le président de la République n'a pas réagi pour le moment à ces accusations qui font suite à un article publié dans le journal L'Infiltré. On y apprend que la campagne présidentielle de Gabriel Attal serait un sujet, je cite, de plaisanterie récurrente pour le chef de l'État et pour son entourage. A ce titre, Emmanuel Macron se serait notamment moqué de l'une des lieutenantes de son ancien Premier ministre. Vous la connaissez bien, Prisca Thévenot, député, ancienne porte-parole du gouvernement. Il l'aurait surnommé la Paki.
Le journaliste, rédacteur en chef de l'Infiltré, Jules Torres, en parlait encore hier sur CNews.
Quand notamment Prisca Thévenot prend la parole dans des duplexes à la télévision, il peut arriver qu'Emmanuel Macron utilise ce surnom, surnom qu'on pourrait qualifier quand même de raciste. Parce que Mme Thévenot a des origines maorissiennes mais elle n
'est
certainement pas pakistanaise. Elle est bien une députée française. C'est un fait qui, dans la bouche d'un président de la République, ne devrait pas dire ça. Je le disais, Emmanuel Macron n'a pas réagi
pour le
moment. S'il a
réagi
vis
-à-vis de Prisca Thévenot. D'abord, ce terme est absolument abominable. C'est du racisme de bas étage. Deuxièmement, il a été très clairement dit par l'Élysée à Prisca Thévenot que jamais ce terme n'a été employé par le président de la République ni quiconque d'ailleurs à l'Élysée. Et troisièmement, ça fait partie de ces infox que l'infiltré met dans l'atmosphère pour bordéliser la discussion. Personne n'est dupe. Ce racisme qui est décomplexé et qui est en train d'envahir la sphère publique est inacceptable. Ce n'est pas la France. Ce n'est pas les droits de l'homme. Et ce n'est certainement pas ce que nous portons.
Il ne se moque pas de Gabriel Attal de sa campagne. On sait que les relations sont assez tendues désormais entre l'ancien Premier ministre et le président de la République. Est-ce que vous savez s'il
y a
des moqueries du côté du président aujourd'hui
? Écoutez,
moi, je n'ai pas... Il est rancunier ou pas Emmanuel Macron
? Je
pense qu'aujourd'hui, objectivement, on a une guerre qui est aux portes de l'Europe. En Ukraine, on a des Ukrainiens qui tiennent la ligne de front vis-à-vis de la Russie et qui font la guerre pour nous, je dirais, parce que c'est un peu comme ça qu'il faut le regarder. Moi, je préfère que ce soit les Ukrainiens qui tiennent la ligne de front que des Européens. Deuxièmement, vous avez une crise majeure d'approvisionnement de pétrole et de gaz dans le monde. Troisièmement, vous avez un président américain qui a créé des
problèmes économiques.
La
dissolution a contribué
à quasiment flinguer l'économie française. C'est Gabriel Attal qui l'a dit. Il est assez dur, je ne sais pas en tout cas ce que vous en pensez avec Emmanuel
Macron. C'est pour ça que je vous
demande s'il est rancunier ou pas Emmanuel Macron
à ce niveau. Je
pense que la dissolution, il y
a
un avant et après dissolution et il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas le dire. Ce qui flingue aujourd'hui l'économie française, c'est quand même la situation du gaz et du pétrole au Moyen-Orient. La guerre en Iran qui n'a pas été déclenchée par l'Europe, qui a été déclenchée par M. Trump et on voit bien les difficultés de remettre le dentifrice dans le tube et c'est les décisions en matière de droit de douane de M. Trump. Donc à un moment,
il faut dézoomer... Gabriel
Attal a autre chose à faire que...
Mais Gabriel Attal et Emmanuel Macron ont autre
chose à faire et ces petites polémiques sont terribles parce qu
'elles nous détournent de l'essentiel. Ils n'ont probablement
pas
inventé... On va leur
filtrer, enfin,
on n'a pas besoin de mettre les sous-tit.
Mais
est-ce qu'ils
ont inventé les termes ?
Je
pense... Jamais, pour le coup, moi, ça fait 20 ans que je connais Emmanuel Macron, ce n'est pas son langage. Jamais il ne prononcerait un mot comme ça. Ça n'a pas de sens. Et
il n'y a
pas de moquerie de la part du président de la République ? Vous en êtes certaine de ça
?
Emmanuel Macron, il peut avoir de l'humour...
Et il n'y a pas que l'infiltré
qui le dit, j'ai lu dans le Canard Enchaîné
qui se moquait
du fait qu'il n
'y
ait pas grand monde
dans les bars et les restaurants lors de la tournée de Gabriel Attal. Il
y a deux choses. Il y
a
tenir des propos racistes et là, l'infiltré se fait plaisir parce qu'il utilise son langage et il le met dans la bouche du bloc central. Ce qui est une façon aussi de décomplexer ce racisme et de justifier ce que fait le Rassemblement National. Je rappelle que M. Bardella a été pris la main dans le sac de propos antisémites qui
sont
caractérisés.
Il les conteste
?
Certainement, mais enfin manifestement, il a du mal à contester les preuves. Et c'est du journalisme. Et deuxièmement, il y a le fait que dans tout collectif, il peut avoir des plaisanteries les uns sur les autres. Enfin ça, c'est d'un grand classique. Je pense qu'on ne découvre pas la lune.
Bon. Merci Agnès Pannier-Runacher. Grand moment ce soir de télévision puisque Edouard Philippe sera l'invité de France Télévisions. Vous allez regarder
?
Ça dépend. Ce que j'ai ce soir, je pense que je suis retenue. Mais bien entendu, moi je suis...
Vous ne vous sentez pas passionnée par la compagnie d'Edouard Philippe
en tous les
cas.
Je suis les déclarations des différents candidats sur... qu'il s'agisse de... encore une fois, Xavier Bertrand, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann. Je trouve qu'il faut écouter ce que les autres ont à proposer.
Merci Agnès Pannier-Runacher d'avoir été notre invité ce matin. Je rappelle que vous êtes co-responsable du programme de Gabriel Attal. Dans quelques secondes, la vérité en face. Le syndicat de la magistrature parle de brutalité, de répression des lycéens. Il fustige les consignes de fermeté adressées au procureur. Est-il dans son rôle ? Vous pouvez voter. Et on en débat dans un instant avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy. A tout de suite.
Agnès Pannier-Runacher