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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 8 octobre 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

L'invité politique Sud Radio - Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais, ancienne Ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal, est l'invitée politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 34 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse partielle

    Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. Nouvelle mobilisation aujourd'hui, est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ?

  • 1:50RelanceRéponse partielle

    Mais tout ça, on ne le découvre pas. Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait avancer ?

  • 4:37OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a un problème de maintien de l'ordre en France ?

  • 7:43OuverteRéponse partielle

    Il y a eu un débat cette semaine auquel a participé Gabriel Attal, et il a fait face à une étudiante du RN qui a reproché à Gabriel Attal son action à la tête du ministère de l'Éducation nationale. Que répondez-vous ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Passons justement à cette campagne électorale. Vous êtes co-responsable du programme avec deux Gabriel Attal. Il a appelé à une grande coalition, une main tendue de Glucksmann à Retailleau qui fait flop pour le moment. Personne n'en répond. Mais

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24InvitéFait
    « Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. »
  • 1:09InvitéFait
    « Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe. »
  • 1:18InvitéFait
    « Vous avez le dérèglement climatique qui, dans ma génération, était une abstraction totale et qui est une réalité de leur quotidien, notamment quand ils passent des examens par 35 degrés dans les classes. »
  • 1:39InvitéFait
    « Avoir des professeurs qui sont là, en cours, et qui leur permettent d'étudier correctement. »
  • 1:45InvitéFait
    « Avoir des salles de classe qui soient à la bonne température, pas à 15 degrés l'hiver et à 35 degrés l'été. »
  • 2:19InvitéFait
    « Comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas. Ça, c'est une urgence absolue. »
  • 2:27InvitéFait
    « Comment Parcoursup est humanisé parce qu'on a transformé Parcoursup en machine à dire non aux lycéens. »
  • 3:33InvitéChiffre
    « Quand on voit qu'un quart des étudiants en première année abandonnent leurs études, en tout cas leur filière, on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage. »
  • 3:51InvitéFait
    « Moi, j'étais ministre de l'Industrie pendant quatre ans, qui peinaient à recruter des compétences. »
  • 5:11InvitéFait
    « Oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h, puisqu'on sait que les adolescents, d'abord, ne dorment pas assez. »
  • 8:26InvitéFait
    « C'est-à-dire que le budget... Il n'y a pas eu de suppression de postes durant... »
  • 8:33InvitéFait
    « Un, il y a beaucoup moins d'élèves par classe qu'il y en avait avant. Parce qu'il y a un effondrement de la démographie. »
  • 10:21InvitéFait
    « Il fait le constat que si on veut avoir, si on veut que les Français se reconnaissent dans un candidat qui est pro-européen, qui porte les valeurs de progrès, qui porte les valeurs de ce qui est profondément la France, c'est-à-dire la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui porte les valeurs de compétitivité, ça ne peut pas s'arrêter à la droite et le bloc central. »
  • 14:20InvitéChiffre
    « Création de 2,5 millions d'emplois. »
  • 14:24InvitéChiffre
    « La recréation de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie. »
  • 14:32InvitéPromesse
    « On verra cette année, le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. »
  • 16:51Invité politiqueChiffre
    « La France a versé 8 milliards de plus que ce qu'elle a reçu. »
  • 20:04InvitéChiffre
    « Non, il y a 3 000 agences de l'État. »
  • 20:41InvitéChiffre
    « En fait, c'est 3 milliards d'euros d'argent qui soutiennent des projets, des ménages, des industriels et des collectivités locales. »
  • 20:59InvitéChiffre
    « Dans le budget, le Rassemblement National dit, on va faire 5 milliards d'économies sur la rénovation thermique. »
  • 21:11InvitéChiffre
    « La rénovation thermique dans le budget 2025, c'est 500 millions d'euros. »
  • 21:54InvitéChiffre
    « Ce nouveau nucléaire pourrait coûter plus de 100 euros du mégawatt. »
  • 22:59InvitéChiffre
    « En Allemagne, le coût du photovoltaïque est inférieur au coût de notre nucléaire historique. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Agnès Pannier-Runacher18 %
  • ?5 %
  • Locuteur 24 %

≈ 15,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur 1

Sud Radio, l'invité politique,

0:04
Locuteur

Jacques

0:06
Locuteur 1

Cardoz.

0:08
Présentateur

Il est 8h30, merci d'être à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais, ancienne ministre et co-responsable du programme de Gabriel Attal.

0:21
Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher, bonjour. Bonjour

0:23
Locuteur

Jacques

0:23
Présentateur

Cardoz.

0:24
Agnès Pannier-Runacher

Sébastien Lecornu tente de calmer la colère lycéenne, sans annonce concrète. Nouvelle mobilisation aujourd'hui, est-ce que le gouvernement a été dépassé par ce mouvement ?

0:34
Locuteur

Je

0:34
Invité

crois en tout cas qu'il faut y répondre avec le plus grand sérieux. Il y a plusieurs choses dans ce mouvement. Il y a évidemment les violences. Les violences sont inacceptables, d'où qu'elles viennent. Personne n'est au-dessus des lois. Et on voit bien qu'il y

0:46
Locuteur

a

0:46
Invité

un certain nombre d'acteurs, d'adultes, qui essayent d'instrumentaliser cette colère lycéenne et d'en faire un capital politique et un capital de bordélisation. Ça, c'est inacceptable. Mais ce n

0:57
Locuteur

'est

0:57
Invité

pas le sujet principal et il ne doit pas écraser les

1:00
Locuteur

demandes. Les vraies

1:01
Agnès Pannier-Runacher

revendications. Les

1:02
Invité

revendications des lycéens. Et les revendications des lycéens, elles sont de deux ordres. Vous avez des revendications qui sont d'ordre, je dirais, très profondes. Ces lycéens, ils arrivent aujourd'hui dans un monde où il y a la guerre aux portes de l'Europe. Vous avez l'intelligence artificielle qui menace potentiellement leur avenir. Vous avez le dérèglement climatique qui, dans ma génération, était une abstraction totale et qui est une réalité de leur quotidien, notamment quand ils passent des examens par 35 degrés dans les classes. Et ça, c'est une angoisse qui monte chez eux et il y a les problèmes qu'ont leurs parents pour boucler les fins de mois.

Et puis, il y a le deuxième ensemble de revendications qui sont des revendications très concrètes. Avoir des professeurs qui sont là, en cours, et qui leur permettent d'étudier correctement. Avoir des salles de classe qui soient à la bonne température, pas à 15 degrés l'hiver et à 35 degrés l'été.

1:50
Agnès Pannier-Runacher

Mais tout ça, on ne le découvre pas. Est-ce que le gouvernement ne réagit pas tard quand même

1:55
Locuteur

?

1:56
Invité

Écoutez, je pense que le gouvernement aurait sans doute pu être plus à la manœuvre. Après, ce qu'il faut faire, c'est regarder comment on peut répondre à ces revendications. Justement,

2:06
Agnès Pannier-Runacher

quelles sont les revendications sur lesquelles le gouvernement pourrait avancer ?

2:10
Locuteur

Il

2:11
Invité

me semble que les deux revendications sur lesquelles on est en droit, moi en tant que député, d'avoir des réponses rapides du gouvernement, c'est 1. comment on met des professeurs face aux élèves lorsqu'ils n'en ont pas. Ça, c'est une urgence absolue. 2. comment Parcoursup est humanisé parce qu'on a transformé Parcoursup en machine à dire non aux lycéens. Alors, ce n

2:36
Locuteur

'est

2:36
Invité

pas que ce soit en soi un mauvais système parce qu'on oublie qu'avant, c'était un tirage au sort.

2:43
Locuteur

Ce

2:43
Invité

qui était franchement absolument détestable. Mais le problème, c'est que personne n'accompagne les lycéens sur Parcoursup. Et il y a une forme d'hypocrisie de la part des adultes qui dit «

2:54
Locuteur

ah

2:54
Invité

ben c'est pas moi, c'est Parcoursup ». Non. Quand un lycéen demande des formations qui ne correspondent pas à son niveau, qui ne correspondent pas à son profil, il faut qu'il y ait quelqu'un qui lui dise pourquoi il risque de ne pas avoir de succès et qui accompagne ses orientations.

3:11
Locuteur

Et là,

3:12
Invité

on a loupé quelque chose.

3:13
Agnès Pannier-Runacher

Là, on a loupé quelque chose. « Réformer Parcoursup », ça veut dire aussi être plus transparent, plus honnête vis-à-vis d'un certain nombre d'étudiants

3:19
Locuteur

et dire «

3:19
Agnès Pannier-Runacher

certaines filières ne sont pas faites pour vous ». Il faut tenir ce langage ?

3:24
Invité

Il faut avoir un langage de vérité,

3:26
Locuteur

c

3:26
Invité

'est-à-dire dire « cette filière est une filière qui, compte tenu des notes que vous avez, risque de vous mener à l'échec ». Quand on voit qu'un quart des étudiants en première année abandonnent leurs études, en tout cas leur filière, on voit bien qu'il y a des erreurs d'écuillage. Et puis c'est partir beaucoup plus en arrière. Il y a un nombre de métiers qui sont accessibles aux étudiants et qui sont méconnus de ces étudiants, qui sont des métiers qui payent bien. Moi, j'étais ministre de

3:53
Locuteur

l'Industrie. De l

3:53
Agnès Pannier-Runacher

'artisanat, par exemple ?

3:54
Invité

De l'artisanat. Moi, j'étais ministre de l'Industrie pendant quatre ans, qui peinaient

3:58
Locuteur

à recruter des compétences.

3:59
Agnès Pannier-Runacher

Là aussi, le gouvernement a manqué quelque chose. Il faut essayer d'être plus dans l'accompagnement par rapport

4:04
Locuteur

à ces métiers-là, par exemple ? Il faut être beaucoup

4:05
Invité

plus dans l'accompagnement. Ce n'est pas qu'une compétence du gouvernement. C'est aussi la compétence des régions. Et les régions ont un

4:10
Locuteur

rôle à jouer. C'est le gouvernement

4:11
Agnès Pannier-Runacher

qui impulse, quand même.

4:12
Invité

Non, la compétence a été déléguée aux régions. Je parle de

4:15
Agnès Pannier-Runacher

l'impulsion et de la communication

4:17
Locuteur

également. Je suis d'accord.

4:18
Invité

Mais décentralisation, décentralisation, il faut aussi que chacun soit au rendez-vous de ses compétences. Mais à la limite, ce qui est essentiel aujourd'hui, c'est que dès la cinquième, la quatrième, on parle des métiers. Pas pour dire tout de suite, vous devez décider, mais pour dire, voilà le panel de tout ce que vous pouvez faire. Choisissez et essayez de vous engager dans ce qui vous parle le plus.

4:37
Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher, autre point dont on parle beaucoup, ce sont les rythmes scolaires. Ça ne coûte pas d'argent de réformer les rythmes scolaires. Et d'ailleurs, Gabriel Hothal avait testé ou en tous les cas inauguré dans certains lycées de Créteil, le candidat que vous soutenez, donc, la possibilité de démarrer à 9h et non

4:53
Locuteur

à 8h. Et

4:53
Agnès Pannier-Runacher

on sait que les effets sont bénéfiques. Pourquoi on ne le généralise pas ? Pourquoi ça n'a pas été suivi d'effet ?

4:58
Invité

Parce que Gabriel Hothal a quitté le gouvernement à la suite de la dissolution. Je crois que tout le monde est au courant que depuis cette dissolution, c'est très, très difficile. Et en particulier pour les idées que nous portons. Oui, c'est une bonne idée de commencer à 9h, puisqu'on sait que les adolescents, d'abord, ne dorment pas assez.

5:15
Locuteur

Que

5:16
Invité

ça a des conséquences dramatiques sur la qualité de leur apprentissage. Alors, ça va aussi avec la pénétration des écrans, des réseaux sociaux, etc. Sur lesquels ils restent très, très longtemps. Et c'est vraiment un appel aux parents à essayer autant que possible d'encadrer ça. Mais démarrer à 9h, c'est une bonne mesure pour l'apprentissage des adolescents.

5:39
Agnès Pannier-Runacher

Alors, démarrer à 9h, oui. Revoir complètement les rythmes scolaires, ça sous-entendrait aussi raccourcir, par exemple, les vacances. Est-ce qu'il faut en arriver là

5:46
Locuteur

? C

5:47
Invité

'est, en tout cas, un sujet qui doit être pris du point de vue de l'élève et de l'étudiant.

5:53
Locuteur

On

5:53
Invité

a longtemps pris ce sujet du point de vue de l'organisation des adultes.

5:58
Agnès Pannier-Runacher

Oui.

5:58
Invité

De l'organisation. Les conséquences touristiques, les conséquences

6:01
Locuteur

économiques. Il faut

6:02
Agnès Pannier-Runacher

aussi pouvoir s'attaquer au lobby. Lobby du ski, lobby des vacances.

6:06
Locuteur

Et

6:06
Invité

donc, le sujet aujourd'hui, et il y avait eu une convention citoyenne sur ces sujets-là, d'ailleurs, sur laquelle s'était appuyé Gabriel Attal à l'époque. Il faut quand même s'en souvenir. Des choses avaient été faites et c'est très dommage qu'elles aient été arrêtées dans l'élan. Pourquoi

6:19
Locuteur

elles ont été abandonnées, d'ailleurs

6:20
Invité

? Je le redis, il s'est passé un événement majeur qui s'appelle la dissolution, où des politiques

6:26
Locuteur

avaient été... Ce n'est pas qu'une affaire de

6:27
Agnès Pannier-Runacher

personnes. Si la politique avait été si bonne,

6:29
Locuteur

elle aurait été poursuivie.

6:30
Invité

Ce n'est pas les mêmes qui ont repris le bâton et ils n'étaient probablement pas convaincus par cette politique. Donc, voilà, j'en prends acte. Aujourd'hui, cette question des rythmes scolaires doit être abordée. Mais il ne

6:42
Locuteur

faut

6:42
Invité

pas la faire de manière descendante en disant on va imposer tel rythme scolaire. Ça suppose d'avoir une vraie concertation avec les parents, avec les professeurs et avec les premiers concernés. Et c'est vrai que les lycéens, les collégiens, sur ces sujets-là, ils ont aussi des choses à dire.

7:02
Agnès Pannier-Runacher

Est-ce qu'il y

7:02
Locuteur

a

7:02
Agnès Pannier-Runacher

un problème de maintien de l'ordre en France ? Vous êtes députée du Pas-de-Calais, pas très loin de Lens. D'où est originaire le jeune homme ? J

7:07
Invité

'habite Lens.

7:08
Agnès Pannier-Runacher

Qui a eu... D'accord, vous

7:10
Locuteur

pouvez bien le préciser. J'habite

7:11
Invité

Lens, Vingles, d'où vient ce jeune homme. C'est un endroit où

7:15
Locuteur

il y a une partie de ma famille.

7:16
Invité

Moi, je suis une mère de famille.

7:20
Locuteur

J

7:20
Invité

'ai quatre enfants, trois plus un, famille recomposée. Je suis dévastée par ce qui s'est passé. Quelles que soient les circonstances, est-ce qu'il a ramassé la grenade de désencerclement ? Est-ce qu'il ne

7:34
Locuteur

l'a

7:34
Invité

pas ramassée ? À la limite, ce qui est affreux, et ce qu'il faut reconnaître, c'est qu'un enfant ne doit pas perdre la main dans un mouvement lycéen. C'est insupportable.

7:42
Locuteur

Alors,

7:43
Agnès Pannier-Runacher

il y a eu un débat cette semaine auquel a participé Gabriel Attal, et il a fait face à une étudiante de l'Uni qui s'appelle Louise, adhérente au RN, qui a reproché à Gabriel Attal, lors d'un débat, donc de ce débat sur LCI, son action à la tête du ministère de l'Éducation nationale, en disant, votre bilan est désastreux, on doit parler du classement PISA. Elle a parlé de la chute du niveau scolaire, de la montée de la violence des lycéens, ou au même titre des étudiants en général, également envers leurs professeurs, qu'aucune hiérarchie ne respecte plus rien aujourd'hui. Elle dit, elle termine en disant, votre bilan, c'est la suppression de milliers de postes de professeurs.

C'est à l'inverse de tout ce que vous venez de dire.

8:19
Invité

Oui, surtout que c'est inexact. C'est-à-dire que le

8:21
Locuteur

budget... Il n'y a pas eu de

8:22
Agnès Pannier-Runacher

suppression de postes durant...

8:23
Locuteur

Oui,

8:24
Invité

il

8:24
Locuteur

y

8:24
Invité

a un effondrement de la démographie aussi. C'est-à-dire que

8:27
Locuteur

le

8:27
Agnès Pannier-Runacher

nombre... Il

8:27
Locuteur

faut savoir,

8:27
Agnès Pannier-Runacher

vous venez de nous dire à l'instant qu'il faudrait peut-être remplacer les professeurs manquants.

8:31
Invité

Alors, peut-être plusieurs choses. Un, il y a beaucoup moins d'élèves par classe qu'il y en avait avant.

8:39
Locuteur

Parce

8:39
Invité

qu'il y

8:39
Locuteur

a

8:39
Invité

un effondrement de la démographie.

8:42
Locuteur

C

8:42
Invité

'est-à-dire qu'il y a moins d'élèves pour un nombre de professeurs qui, certes, en baisse, mais en baisse très légère. Ça, c'est le premier élément.

8:50
Locuteur

Le

8:50
Invité

deuxième élément, c'est que les profs remplacés, c'est souvent pas pour des raisons de budget. C'est parce qu'il y a des professeurs qu'on n'arrive pas à recruter. Lorsque vous regardez la situation de la Seine-Saint-Denis qui est probablement la situation la plus aiguë en la matière, les professeurs qui arrivent en Seine-Saint-Denis sont souvent des professeurs débutants

9:11
Locuteur

qui

9:11
Invité

ont peu d'expérience, qui se trouvent face à des classes qui sont surchargées et qui, dès qu'ils ont leur point d'ancienneté, partent de Seine-Saint-Denis pour se rapprocher de l'endroit d'où ils sont originaires. Et donc, vous avez un turnover au niveau des professeurs de la Seine-Saint-Denis qui est très élevé. Et vous n'arrivez pas à recruter des professeurs. Les professeurs, ils préfèrent enseigner au centre de Paris qu'en Seine-Saint-Denis parce qu'on sait que c'est plus difficile. Ce qui appelle en fait une politique où on essaye de valoriser les professeurs qui sont prêts à prendre ce défi, qui ont plus de bouteilles et probablement qu'il faut mieux les payer.

Donc, la question n'est pas toujours la question des moyens, c'est la question de l'attractivité de la profession des professeurs.

9:57
Locuteur

Et qui

9:57
Invité

a augmenté les professeurs ? Quel est le ministre qui a augmenté les professeurs

10:01
Locuteur

?

10:01
Agnès Pannier-Runacher

C

10:02
Locuteur

'est

10:02
Invité

Gabriel Attal. Et ce n

10:03
Locuteur

'est

10:03
Invité

pas l'épaisseur du trait, 500 euros.

10:05
Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher, passons justement à cette campagne électorale. Vous êtes co-responsable du programme avec deux Gabriel Attal. Il a appelé à une grande coalition, une main tendue de Glucksmann à Retailleau qui fait flop pour le moment. Personne n'en répond. Mais

10:19
Invité

en fait, il n

10:20
Locuteur

'a

10:20
Invité

pas changé de position, Gabriel Attal. Il fait le constat que si on veut avoir, si on veut que les Français se reconnaissent dans un candidat qui est pro-européen, qui porte les valeurs de progrès, qui porte les valeurs de ce qui est profondément la France, c'est-à-dire la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui porte les valeurs de compétitivité, ça ne peut pas s'arrêter à la droite et le bloc central. Ce n

10:48
Locuteur

'est

10:48
Invité

pas vrai. Les chiffres nous le disent des

10:50
Locuteur

sondages.

10:51
Agnès Pannier-Runacher

Sauf que pour le moment, personne ne vous suit et personne n'accepte

10:54
Locuteur

cette main tendue.

10:55
Invité

Tout le monde sait très bien, et ça, c'est les chiffres qu'ils disent, que si on veut gagner demain face au Rassemblement national, il faudra être capable de réunir des électeurs qui viennent de la droite modérée jusqu'à la gauche responsable. Il

11:08
Locuteur

y a déjà Édouard Philippe dans l'offre actuellement.

11:10
Invité

Ça,

11:10
Locuteur

c

11:10
Invité

'est une évidence.

11:11
Locuteur

Mais il y a déjà Édouard Philippe dans l'offre actuellement.

11:13
Invité

Et ce que dit Gabriel Attal, ce n

11:14
Locuteur

'est

11:14
Invité

pas autre chose, c'est de dire, ceux qui pensent qu'ils vont gagner avec des propositions qui sont d'une droite un peu élargie, ça ne fonctionnera pas. Les gens ne s'y reconnaîtront pas. Et il faut un projet. On ne gagne pas face au Rassemblement national et à LFI en disant juste, halte aux extrêmes. Est

11:34
Locuteur

-ce qu'il faudra une primaire ? Il faut un vrai

11:35
Invité

projet à carner, comme nous le portons.

11:37
Agnès Pannier-Runacher

Mais s'il y

11:38
Locuteur

a

11:38
Agnès Pannier-Runacher

trop de monde dans le bloc central, Agnès Pannu-Renaché, est-ce qu'il faudra une primaire pour déterminer qui doit...

11:42
Locuteur

En

11:42
Invité

tout cas, nous, on n'a pas peur de la primaire. Voilà, on le dit très simplement. À un moment, il faut que les candidats se regroupent. Il ne

11:47
Locuteur

faut

11:47
Invité

pas qu'ils se regroupent par peur des extrêmes. Il faut qu'ils se regroupent sur un projet. Nous, on porte un projet qui est fort. Quand on avance, au contraire, de l'extrême droite est

12:04
Locuteur

-ce qu'Édouard Philippe a peur de cette primaire ? Mais c'est une vraie

12:06
Invité

avancée.

12:06
Agnès Pannier-Runacher

Est-ce que d'autres...

12:07
Locuteur

Vous l

12:07
Invité

'interrogeriez

12:08
Locuteur

?

12:08
Agnès Pannier-Runacher

Mais selon vous, est-ce qu'il a peur de cette primaire ? Je

12:10
Locuteur

ne sais pas. Il faut lui poser

12:11
Invité

la question.

12:12
Agnès Pannier-Runacher

Et d'autres pourraient faire partie de cette primaire ? Vous la voyez comment ? Jusqu'à Bruno

12:17
Locuteur

Retailleau ?

12:17
Invité

J'ai toujours dit qu'il y a un vrai... Comment dire ? Qu'on partage des choses fondamentales de Xavier Bertrand, grosso modo, jusqu'à Raphaël Glucksmann. On est pro-européen, mais pour une Europe qui est plus exigeante

12:31
Locuteur

et plus protectrice.

12:32
Agnès Pannier-Runacher

Sans Bruno Retailleau ?

12:33
Invité

Si vous voulez, Bruno Retailleau, il est un peu curieux parce qu'il reprend les propositions du Rassemblement National. Et je trouve que ça met de la confusion dans le système.

12:43
Locuteur 3

Quand il

12:44
Locuteur

attaque les

12:45
Invité

juges, quand il attaque la Constitution, quand il attaque les organisations non gouvernementales, on n'est pas forcément dans ce que nous nous portons quand il attaque l'Europe de la même façon. Donc, autant il y a des électeurs, et moi j'ai rencontre sur le terrain qui sont à droite et qui peuvent se reconnaître dans un projet où on remet l'Europe, une Europe puissance au centre du jeu, où on travaille pour améliorer

13:11
Locuteur

la compétitivité du pays. ne

13:12
Agnès Pannier-Runacher

va plus jusqu'à Bruno Retailleau ? C'est

13:13
Locuteur

ce

13:13
Agnès Pannier-Runacher

que vous nous dites ce matin ? C'est

13:15
Locuteur

ce que je retiens. Ce que

13:15
Invité

je vous dis, c'est que nous, ce qui nous importe, c'est de rassembler les électeurs, c'est de rassembler les Français.

13:20
Agnès Pannier-Runacher

Parlons du programme

13:22
Locuteur

économique. On ne fait pas la

13:22
Invité

petite politique avec M. Machin et tout, mais on ne s'alliera pas avec des gens qui disent le contraire de nous. Ce n

13:27
Locuteur

'est

13:27
Invité

pas possible. Ça n'a pas de sens et les Français ne seront pas dupes d'une alliance de circonstances.

13:33
Agnès Pannier-Runacher

Mais vous continuez de porter le bilan du macronisme, c'est aussi ça qui fait

13:37
Locuteur

que... Alors,

13:37
Invité

j'aimerais qu'on arrête avec ce mot de macronisme. Si une chose est sûre pour les prochaines élections présidentielles, c'est que le président Macron ne se représentera pas. Donc, c'est un peu un mot valise qui correspond à une succession de coalitions. Aujourd'hui, la coalition au pouvoir, elle est essentiellement marquée par les Républicains. C'est une réalité.

13:56
Agnès Pannier-Runacher

Les Français, lorsqu'on

13:58
Locuteur

les entend... Moi, je

13:58
Invité

ne me reconnais pas dans cette coalition qui est marquée, enfin, qui est aujourd'hui plutôt conduite par les Républicains. J'ai des points de désaccord assez majeurs avec le gouvernement. Et c'est d

14:10
Locuteur

'ailleurs pour ça...

14:10
Invité

Vous vous

14:10
Agnès Pannier-Runacher

reconnaissez quand même dans

14:11
Locuteur

l'héritage du macronisme ? Tout

14:15
Invité

à fait. Moi, je reconnais tout le travail qu'on a fait lors du premier quinquennat avec des résultats objectifs. Création de 2,5 millions d'emplois. La recréation de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie. Le fait qu'on ait été et qu'on ait d'ailleurs encore, on verra cette année, le pays le plus attractif pour les investissements étrangers. Enfin, il y a quand même un certain nombre de choses qui ont été faites, y compris sur le champ du social, Mais

14:41
Locuteur

pourquoi ça vous agace, ce mot

14:42
Agnès Pannier-Runacher

valise d'héritage du macronisme ?

14:44
Locuteur

C

14:44
Agnès Pannier-Runacher

'est

14:45
Locuteur

puisque vous le revendiquez en même temps

14:46
Invité

? Depuis 2024,

14:48
Locuteur

parce

14:49
Invité

qu'en fait, depuis 2024, ce n'est plus le macronisme. Depuis 2024, les politiques qui sont menées ne correspondent pas à celles que nous prenions pour arriver au pouvoir et à celles que nous avons déployées. Depuis 2024, on ne parle plus de planification écologique. depuis 2024, la politique qui visait à travailler à fond pour réindustrialiser le pays, elle s'est un peu effacée.

15:13
Agnès Pannier-Runacher

Le macronisme s'est arrêté en 2024, selon vous ?

15:15
Invité

En tout cas, il y

15:16
Locuteur

a

15:16
Invité

eu une vraie rupture en 2024. C'est un fait qu'on constate tous.

15:19
Locuteur

Et

15:20
Invité

après, il ne

15:21
Locuteur

faut

15:21
Invité

pas être mauvais joueur si le gouvernement est face à

15:25
Locuteur

des défis.

15:25
Invité

Parce

15:25
Locuteur

qu'on vous dira de toute

15:26
Agnès Pannier-Runacher

façon dans la campagne que vous êtes l'héritage du macronisme.

15:29
Locuteur

Quand il arrive,

15:30
Agnès Pannier-Runacher

les Français vous le diront.

15:30
Locuteur

Oui,

15:31
Invité

vous savez, je suis beaucoup sur le terrain et je suis sur un terrain de ruralité dans le Pas-de-Calais où vous avez 10 députés RN sur 12. Je connais un peu tout ça et j'habite Lens. J'habite dans un territoire qui n

15:44
Locuteur

'est

15:44
Invité

pas le plus privilégié de France. J'entends tout ça. Et moi, je le redis, j'ai démissionné du gouvernement. J'ai fait le choix de quitter ce gouvernement parce que je ne m'y reconnaissais pas. Et je ne me l'envoie pas à la pierre. Je sais combien c'est difficile aujourd'hui de gouverner. Je suis consciente des efforts déployés par Sébastien Lecornu pour tenir les deux bouts de l'omelette et c'est extrêmement difficile et on l'aidera parce qu'on aime notre pays. Et donc aujourd'hui, on n

16:08
Locuteur

'est

16:08
Invité

pas là pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement mais on a le droit d'avoir un peu de distance critique.

16:12
Agnès Pannier-Runacher

Un mot du programme économique du Rassemblement National qui a été annoncé hier. Pourquoi ne se serait-il pas possible de baisser la contribution nette de la France à l'Union Européenne que le RN veut faire passer à... veut baisser, pardon, de presque 10 milliards

16:26
Locuteur

? Parce

16:27
Invité

que la manière dont le formule le Rassemblement National c'est qu'en fait il veut les bénéfices de l'Union Européenne sans payer le prix de l'adhésion. Et ça n'existe nulle part.

16:38
Locuteur

L'Union Européenne

16:40
Invité

va vous rironer. L'Union Européenne vous apporte 9 milliards d'euros de politique agricole commune qui correspond à un élément énorme de

16:50
Locuteur

revenu des agriculteurs. Aujourd'hui, les chiffres c'est que

16:51
Agnès Pannier-Runacher

la France a versé 8 milliards de plus que ce qu'elle a reçu.

16:54
Locuteur

Oui,

16:55
Invité

mais sauf que le marché unique lui rapporte près de 140 milliards d'euros. Regardez ce qui s

17:02
Locuteur

'est passé

17:05
Invité

avec

17:05
Locuteur

le Brexit. Le Brexit, ça leur

17:07
Invité

a coûté des dizaines

17:09
Locuteur

de milliards d'euros.

17:09
Agnès Pannier-Runacher

On ne parle pas de Brexit, on parle de renégocier la contribution nette. Si on considère qu'il y a effectivement qu'on est en excédent de 8 milliards en l'air qu'on a perdu

17:19
Locuteur

8 milliards...

17:20
Invité

Vous avez une assurance. Votre assureur vous dit que ça coûte 100 euros. Vous venez, vous le voir et vous lui dites non, moi je vais payer 20 euros. Qu'est-ce qu

17:28
Locuteur

'il

17:28
Invité

vous répond ? Il vous répond écoutez, changez d'assureur.

17:31
Locuteur

Donc

17:31
Agnès Pannier-Runacher

ça ne

17:32
Locuteur

se

17:32
Agnès Pannier-Runacher

négocie pas ?

17:32
Invité

Ça ne

17:33
Locuteur

se

17:33
Invité

négocie pas de la manière dont c'est écrit de manière un peu naïve par le Rassemblement National. C'est-à-dire, je ne paye rien et j'ai tous les bénéfices.

17:42
Locuteur

Si

17:43
Invité

on a renégocié contrairement à ce qu'on dit, nous, on a obtenu des baisses de notre contribution à certains moments. On est allé discuter avec l'Union Européenne, évidemment. On n'est pas idiots.

17:55
Locuteur

Je

17:55
Invité

veux dire, il n

17:56
Locuteur

'y a

17:56
Invité

pas un pays qui aimerait payer plus que ce qu'il ne doit. Mais aujourd'hui, ce que propose le Rassemblement National, c'est de dire à son assureur, pour reprendre cette image, tu veux me faire payer 100 ? Non, moi je vais payer 10. Ça, ça ne tient pas la route. En tous les cas,

18:11
Locuteur

ça se

18:11
Invité

négocie.

18:11
Locuteur

C'est

18:11
Invité

un budget de pieds nickelés. Excusez-moi du propos. Moi, je m'attendais, si vous voulez, à avoir des mesures avec lesquelles j'aurais été pour ou contre pourquoi pas, vous voyez. Il y

18:21
Locuteur

a

18:21
Invité

des mesures d'ailleurs qui vont bien. La baisse des impôts de production, je trouve que c'est une bonne mesure. Mais si je reviens au budget,

18:28
Locuteur

ce

18:29
Invité

qui ressort d'ailleurs de l'analyse de tous les experts, c'est que toutes les économies sont gonflées

18:34
Locuteur

et

18:34
Invité

toutes les dépenses sont sous-estimées.

18:36
Locuteur

Ce n'est pas sérieux. On va en parler dans la deuxième partie. Je suis

18:39
Agnès Pannier-Runacher

obligé de faire une petite pause. Vous êtes co-responsable du programme de Gabriel Attal. Dans la deuxième partie, un auditeur vous interrogera sur les manques, selon lui, du programme de Gabriel Attal. On aura l'actualité des réseaux sociaux. Et puis, dans vos trois minutes pour convaincre, vous avez choisi de nous parler du coût de l'électricité. On reparlera quand même du programme économique du RN. A tout de suite.

19:00
Locuteur 1

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.

19:04
Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre, co-responsable du programme de Gabriel Attal et notre invité. Dans un instant, on va parler de vos trois minutes pour convaincre. Mais auparavant, on n'avait pas tout à fait terminé sur le programme du Rassemblement National. Pourquoi partir du principe que certaines demandes, certaines appréciations ne pourraient pas se faire ? Je pense notamment aux économies sur les agences de l'État. Est-ce que ce n

19:27
Locuteur

'est

19:27
Agnès Pannier-Runacher

pas réaliste ce que dit le RN sur les agences de l'État et sur les économies ?

19:30
Locuteur

Pour

19:30
Invité

le coup, sur les agences de l'État, ce n'est surtout pas détaillé. Mais c'est vrai que les montants qui sont mis en avant laissent à penser que c'est quand même une suppression assez importante des agences de l'État. Or, les fameuses agences de l'État, le gros des coûts, c'est les universités. Donc, on comprend mal comment c'est fait et comment on arrive à réconcilier les chiffres parce que j'imagine que le RN n

19:52
Locuteur

'a

19:52
Invité

pas dans l'idée de supprimer les universités ou alors on aurait un vrai problème.

19:55
Agnès Pannier-Runacher

Mais il ne fera pas, par exemple, réaliser une étude qui montre qu'on pourrait contenir à 100 le nombre d'agences de l'État. Donc, c'est qu'on peut les réduire. Je rappelle qu

20:01
Locuteur

'il

20:01
Agnès Pannier-Runacher

y

20:01
Locuteur

en

20:01
Agnès Pannier-Runacher

a 434 aujourd'hui.

20:02
Invité

Non, il y a 3 000 agences de l'État. Et

20:04
Agnès Pannier-Runacher

434 plus 700 organismes divers d'administration centrale.

20:08
Locuteur

Mais

20:08
Invité

en fait, le sujet n'est pas là. La question, c'est est-ce que ça sert à quelque chose et est-ce que ça coûte plus cher ou moins

20:12
Locuteur

cher que l

20:13
Invité

'administration ? Et vous prenez une des agences de l'État qui est particulièrement mis en exergue qui est l'ADEME. L'ADEME a fait l'objet de l'inspection générale des finances, de rapports de la Cour des comptes qui disent, moi je leur fais confiance, que pour l'action qu'ils font, ils ont fait des gains de productivité de plus de 25% et que si on réinternalisait, ça coûterait plus cher. Donc, moi j'écoute ça si vous voulez. Et en réalité, l'ADEME, on parle de 3 milliards d'euros. En fait, c'est 3 milliards d'euros d'argent qui soutiennent des projets, des ménages, des industriels et des collectivités locales. Mais les frais de fonctionnement, c'est 125 millions d'euros.

Donc, c'est l'épaissir du trait. Mais juste, je vais vous

20:54
Locuteur

donner

20:54
Invité

un chiffre parce que je le trouve assez révélateur. Dans le budget, le Rassemblement National dit, on va faire 5 milliards d'économies sur la rénovation thermique. Formidable, pourquoi pas ? C'est un choix politique. Je ne le partage pas, mais pourquoi pas ? Sauf que la rénovation thermique dans le budget 2025, c'est 500 millions d'euros. Donc, vous ne faites pas 5 milliards d'euros d'économies sur un budget qui coûte 500 millions d'euros dans le budget de l'État. Et ça, c'est de l'incompétence ou c'est de

21:20
Locuteur

la

21:20
Invité

désinvolture. Et je prendrais plutôt la deuxième chose, c'est-à-dire que c'est du foutage de gueule vis-à-vis des Français.

21:25
Agnès Pannier-Runacher

Restons sur la thématique de pouvoir d'achat. Votre carte blanche, vos 3 minutes, vous avez souhaité nous parler du coût du nucléaire aujourd'hui.

21:32
Invité

Oui, je parlais plutôt du coût de l'électricité. Aujourd'hui, nous avons un coût d'électricité qui est moins cher que celui de l'Allemagne et que celui de l'Italie parce que nous avons le bénéfice d'un nucléaire mais parce que nous avons aussi

21:47
Locuteur

du

21:48
Invité

renouvelable. Et nous avons des chiffres qui arrivent sur le nouveau nucléaire qui disent ce nouveau nucléaire pourrait coûter plus de 100 euros du mégawatt. Alors, ça paraît technique, mais si je vous dis que ça coûte deux fois plus que le nucléaire d'aujourd'hui, là, je pense que vous comprenez de quoi il est question. Et ce que nous voulons porter avec Gabriel Attal, c'est une approche où on dit on ne

22:09
Locuteur

va

22:09
Invité

pas prendre pour argent comptant

22:11
Locuteur

les

22:12
Invité

nouveaux projets sur la production énergétique. Nous, notre enjeu,

22:17
Locuteur

c

22:18
Invité

'est d'avoir un nucléaire qui soit réellement compétitif. Il faut travailler à ça au moment où des opposants veulent soit sortir complètement du nucléaire, ce qui est une bêtise absolue, soit au contraire ne faire que du nucléaire qui coûterait deux fois plus cher

22:32
Locuteur

que ce qui coûte aujourd'hui. Mais ça veut dire augmenter la

22:33
Agnès Pannier-Runacher

production ? C'est ce que vous voulez ?

22:34
Locuteur

Ce

22:35
Invité

qu'on dit, c'est que, un, il faut prendre EDF entre quatre yeux en demandant quels sont les moyens industriels et d'instruction des projets et de financement du projet pour avoir un prix qui ne soit pas à 100 euros et pour baisser ce prix. Et deux, quelles sont les alternatives renouvelables, les compléments renouvelables qui coûtent aujourd'hui moins cher ? Parce que ce que je veux dire aujourd'hui, c'est qu'en Allemagne, le coût du photovoltaïque est inférieur au coût de notre nucléaire historique. Notre sujet, avec Gabriel Attal, c'est de produire plus,

23:05
Locuteur

c

23:05
Invité

'est de produire plus rapidement et c'est de produire moins cher. C'est possible et c'est sur ça qu'il faut se concentrer au lieu de se battre sur est-ce qu'il faut du nucléaire ou est-ce qu'il faut du renouvelable ?

23:13
Agnès Pannier-Runacher

Passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Benjamin Glaze.

23:16
Locuteur 2

Emmanuel Macron qui se retrouve accusé d'avoir tenu des propos racistes. Je ne

23:21
Locuteur

sais

23:21
Locuteur 2

pas si vous avez vu passer l'information Agnès Pannier-Runacher. Elle est à prendre bien évidemment avec des pincettes. Le président de la République n'a pas réagi pour le moment à ces accusations qui font suite à un article publié dans le journal L'Infiltré. On y apprend que la campagne présidentielle de Gabriel Attal serait un sujet, je cite, de plaisanterie récurrente pour le chef de l'État et pour son entourage. A ce titre, Emmanuel Macron se serait notamment moqué de l'une des lieutenantes de son ancien Premier ministre. Vous la connaissez bien, Prisca Thévenot, député, ancienne porte-parole du gouvernement. Il l'aurait surnommé la Paki.

Le journaliste, rédacteur en chef de l'Infiltré, Jules Torres, en parlait encore hier sur CNews.

23:53
Locuteur 3

Quand notamment Prisca Thévenot prend la parole dans des duplexes à la télévision, il peut arriver qu'Emmanuel Macron utilise ce surnom, surnom qu'on pourrait qualifier quand même de raciste. Parce que Mme Thévenot a des origines maorissiennes mais elle n

24:04
Locuteur

'est

24:04
Locuteur 3

certainement pas pakistanaise. Elle est bien une députée française. C'est un fait qui, dans la bouche d'un président de la République, ne devrait pas dire ça. Je le disais, Emmanuel Macron n'a pas réagi

24:14
Locuteur 2

pour le

24:14
Locuteur

moment. S'il a

24:14
Invité

réagi

24:15
Locuteur

vis

24:15
Invité

-à-vis de Prisca Thévenot. D'abord, ce terme est absolument abominable. C'est du racisme de bas étage. Deuxièmement, il a été très clairement dit par l'Élysée à Prisca Thévenot que jamais ce terme n'a été employé par le président de la République ni quiconque d'ailleurs à l'Élysée. Et troisièmement, ça fait partie de ces infox que l'infiltré met dans l'atmosphère pour bordéliser la discussion. Personne n'est dupe. Ce racisme qui est décomplexé et qui est en train d'envahir la sphère publique est inacceptable. Ce n'est pas la France. Ce n'est pas les droits de l'homme. Et ce n'est certainement pas ce que nous portons.

24:51
Locuteur 2

Il ne se moque pas de Gabriel Attal de sa campagne. On sait que les relations sont assez tendues désormais entre l'ancien Premier ministre et le président de la République. Est-ce que vous savez s'il

25:04
Locuteur

y a

25:04
Locuteur 2

des moqueries du côté du président aujourd'hui

25:06
Locuteur

? Écoutez,

25:07
Locuteur 2

moi, je n'ai pas... Il est rancunier ou pas Emmanuel Macron

25:10
Locuteur

? Je

25:12
Invité

pense qu'aujourd'hui, objectivement, on a une guerre qui est aux portes de l'Europe. En Ukraine, on a des Ukrainiens qui tiennent la ligne de front vis-à-vis de la Russie et qui font la guerre pour nous, je dirais, parce que c'est un peu comme ça qu'il faut le regarder. Moi, je préfère que ce soit les Ukrainiens qui tiennent la ligne de front que des Européens. Deuxièmement, vous avez une crise majeure d'approvisionnement de pétrole et de gaz dans le monde. Troisièmement, vous avez un président américain qui a créé des

25:42
Locuteur

problèmes économiques.

25:44
Locuteur 2

La

25:45
Locuteur

dissolution a contribué

25:46
Locuteur 2

à quasiment flinguer l'économie française. C'est Gabriel Attal qui l'a dit. Il est assez dur, je ne sais pas en tout cas ce que vous en pensez avec Emmanuel

25:54
Locuteur

Macron. C'est pour ça que je vous

25:55
Locuteur 2

demande s'il est rancunier ou pas Emmanuel Macron

25:57
Locuteur

à ce niveau. Je

25:58
Invité

pense que la dissolution, il y

26:00
Locuteur

a

26:00
Invité

un avant et après dissolution et il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas le dire. Ce qui flingue aujourd'hui l'économie française, c'est quand même la situation du gaz et du pétrole au Moyen-Orient. La guerre en Iran qui n'a pas été déclenchée par l'Europe, qui a été déclenchée par M. Trump et on voit bien les difficultés de remettre le dentifrice dans le tube et c'est les décisions en matière de droit de douane de M. Trump. Donc à un moment,

26:25
Locuteur

il faut dézoomer... Gabriel

26:25
Locuteur 2

Attal a autre chose à faire que...

26:27
Locuteur

Mais Gabriel Attal et Emmanuel Macron ont autre

26:29
Invité

chose à faire et ces petites polémiques sont terribles parce qu

26:33
Locuteur

'elles nous détournent de l'essentiel. Ils n'ont probablement

26:35
Invité

pas

26:36
Locuteur

inventé... On va leur

26:36
Invité

filtrer, enfin,

26:37
Locuteur

on n'a pas besoin de mettre les sous-tit.

26:39
Agnès Pannier-Runacher

Mais

26:40
Locuteur

est-ce qu'ils

26:40
Agnès Pannier-Runacher

ont inventé les termes ?

26:40
Locuteur

Je

26:41
Invité

pense... Jamais, pour le coup, moi, ça fait 20 ans que je connais Emmanuel Macron, ce n'est pas son langage. Jamais il ne prononcerait un mot comme ça. Ça n'a pas de sens. Et

26:50
Locuteur

il n'y a

26:50
Agnès Pannier-Runacher

pas de moquerie de la part du président de la République ? Vous en êtes certaine de ça

26:53
Locuteur

?

26:55
Invité

Emmanuel Macron, il peut avoir de l'humour...

26:56
Locuteur

Et il n'y a pas que l'infiltré

26:57
Agnès Pannier-Runacher

qui le dit, j'ai lu dans le Canard Enchaîné

26:59
Locuteur

qui se moquait

26:59
Agnès Pannier-Runacher

du fait qu'il n

27:00
Locuteur

'y

27:00
Agnès Pannier-Runacher

ait pas grand monde

27:01
Locuteur

dans les bars et les restaurants lors de la tournée de Gabriel Attal. Il

27:04
Invité

y a deux choses. Il y

27:05
Locuteur

a

27:05
Invité

tenir des propos racistes et là, l'infiltré se fait plaisir parce qu'il utilise son langage et il le met dans la bouche du bloc central. Ce qui est une façon aussi de décomplexer ce racisme et de justifier ce que fait le Rassemblement National. Je rappelle que M. Bardella a été pris la main dans le sac de propos antisémites qui

27:22
Locuteur

sont

27:23
Invité

caractérisés.

27:23
Agnès Pannier-Runacher

Il les conteste

27:24
Locuteur

?

27:24
Invité

Certainement, mais enfin manifestement, il a du mal à contester les preuves. Et c'est du journalisme. Et deuxièmement, il y a le fait que dans tout collectif, il peut avoir des plaisanteries les uns sur les autres. Enfin ça, c'est d'un grand classique. Je pense qu'on ne découvre pas la lune.

27:38
Agnès Pannier-Runacher

Bon. Merci Agnès Pannier-Runacher. Grand moment ce soir de télévision puisque Edouard Philippe sera l'invité de France Télévisions. Vous allez regarder

27:45
Locuteur

?

27:46
Invité

Ça dépend. Ce que j'ai ce soir, je pense que je suis retenue. Mais bien entendu, moi je suis...

27:52
Locuteur

Vous ne vous sentez pas passionnée par la compagnie d'Edouard Philippe

27:54
Agnès Pannier-Runacher

en tous les

27:54
Locuteur

cas.

27:54
Invité

Je suis les déclarations des différents candidats sur... qu'il s'agisse de... encore une fois, Xavier Bertrand, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann. Je trouve qu'il faut écouter ce que les autres ont à proposer.

28:09
Agnès Pannier-Runacher

Merci Agnès Pannier-Runacher d'avoir été notre invité ce matin. Je rappelle que vous êtes co-responsable du programme de Gabriel Attal. Dans quelques secondes, la vérité en face. Le syndicat de la magistrature parle de brutalité, de répression des lycéens. Il fustige les consignes de fermeté adressées au procureur. Est-il dans son rôle ? Vous pouvez voter. Et on en débat dans un instant avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy. A tout de suite.