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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 22 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

"Si le congrès du RN est annulé, vous donnez raison à la rue et à la violence" (Serge Grouard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteRéponse directe

    La ville que vous dirigez sera-t-elle samedi l'épicentre des perturbations et des violences que tout le monde redoute après les pillages du 17 ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    On pense à ce qui s'est passé notamment à Limoges la semaine dernière, Serge Grouard. Vous craignez une répétition de ce genre ?

  • 2:06OuverteÉludée

    Est-ce qu'il serait plus sage pensez-vous que le Congrès soit annulé sinon reporté ?

  • 3:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous auriez aimé être convié à cette réunion à Matignon Serge ?

  • 4:18RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça ne vous paraît pas un peu inadapté tout de même ces pleins pouvoirs dans le contexte qui est le nôtre en ce moment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Serge GrouardFait
    « Mais si ce Congrès était annulé, vous donnez raison à la rue et à la violence. »
  • 4:18Serge GrouardFait
    « Je considère effectivement que ces conditions sont remplies. Le général de Gaulle l'avait utilisé cet article 16 en 1961. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

7h 9h Europe 1 matin Il est 7h11 [musique] sur Europe 1. Dimitri Pavlenko vous recevez ce matin le maire LR d'Orléans, Serge Grouard. Bonjour Serge Grouard. Bonjour, bonjour. Bienvenue sur Europe 1. La ville que vous dirigez sera-t-elle samedi l'épicentre des perturbations et des violences que tout le monde redoute après les pillages du 17 ? Il se trouve que le Rassemblement National, hasard du calendrier, tient congrès à Orléans ce weekend. Or le ministère de l'Intérieur prévient que plusieurs dizaines de milliers de manifestants avec défilé, village antifasciste et surtout le risque que des éléments radicaux profitent de la masse pour s'y greffer. Tous ces gens-là sont attendus ce weekend.

Les services de renseignement auraient même conseillé au Rassemblement National d'annuler son congrès, ce qu'il refuse. Vous êtes le maire d'Orléans, Serge Grouard. Qu'est-ce que vous nous dites ce matin sur Europe ? Moi, je dis que mon objectif est de faire en sorte de maintenir la tranquillité le plus possible sur Orléans, de protéger Orléans et de protéger les Orléanais. Voilà mon objectif et pour cela, j'ai demandé un dispositif exceptionnel, à situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel. Je l'ai obtenu, on est en train de mettre tout cela en place avec avec le préfet. Vous avez peur pour votre ville, pour votre ?

On pense à ce qui s'est passé notamment à Limoges la semaine dernière, Serge Grouard. Vous craignez une répétition de ce genre ? Je je n'ai pas peur, je suis inquiet. Inquiet et déterminé à faire en sorte qu'il n'y ait pas tout ce que l'on a vu le weekend dernier. Je précise que sur Orléans, nous avons eu quelques dégradations mais peu de dégradations au regard du chaos que l'on a vu partout en France. Donc on est extrêmement vigilant, on est déterminé et je suis sur le pont. Je réunis tous les jours une cellule de crise. On est en échange permanent avec la préfecture et et l'on prend toutes les mesures de sécurité et les mesures préventives nécessaires. Hmm.

Maintenant, [raclement de gorge] je ne suis pas devin et évidemment que je suis inquiet. Alors, je vous vous vous êtes maire d'une grande ville de France, vous êtes un vous êtes un républicain Serge Grouard. Qu'est-ce que vous dites aussi au rassemblement ? Est-ce qu'il serait plus sage pensez-vous que le Congrès soit annulé sinon reporté ? Mais si ce Congrès était annulé, vous donnez raison à la rue et à la violence. Donc vous n'aurez plus de campagne présidentielle. Et finalement vous n'avez plus ? Bah si vous n'avez plus de campagne électorale, vous n'avez plus de démocratie. C'est aussi simple que ça. Il y a un moment où il faut dire stop.

Ce n'est pas la rue qui décide dans une démocratie. Ce sont les électeurs, c'est le peuple. Et le peuple il en a ras-le-bol. Les gens en ont ras-le-bol. Vous savez hier hier j'étais encore avec avec les commerçants d'Orléans. Ils en ont ras-le-bol. Voilà, il y a une majorité silencieuse en France qui ne supporte plus tout cela. Alors il faut l'entendre cette majorité là. Alors Sébastien Lecornu va recevoir cet après-midi les maires de Paris, de Marseille, de Lyon aussi. Est-ce que vous auriez aimé être convié à cette à cette réunion à Matignon Serge ? Écoutez vous savez moi depuis que je suis élu des réunions j'en ai vu, j'en ai entendu tout cela.

Ça ne on voit bien, on va faire des images, on va faire des photos, on va râler un petit peu et puis rien ne changera. C'est pas ça là, moi je veux de l'efficacité et là et là avec le préfet nous avons les moyens de répondre à cette violence possible. Voilà, c'est ça qui m'importe moi c'est l'efficacité, c'est pas les palabres. Alors le dispositif de sécurité pour ce weekend chez vous à Orléans, il va être déployé il va être présenté donc dans dans la journée. Dans la semaine Serge Grouard aussi vous vous êtes fait remarquer en appelant Emmanuel Macron à déclencher l'article 16 de la Constitution. Donc c'est un peu le bazooka constitutionnel les pleins pouvoirs en cas de crise majeure.

Est-ce que ça ne vous paraît pas un peu inadapté tout de même ces pleins pouvoirs dans le contexte qui est le nôtre en ce moment. Alors si vous me le permettez, ce n'est pas exactement les pleins pouvoirs. C'est une concentration de pouvoir qui est donnée constitutionnellement président de la République lorsqu'il y a menace grave sur le pays, sur les institutions et pour reprendre le texte lorsque le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu. Je considère effectivement que ces conditions sont remplies. Le général de Gaulle l'avait utilisé cet article 16 en 1961.

Voilà, donc c'est parfaitement constitutionnel et légal mais cela permet beaucoup plus d'efficacité, cela permet de mon point de vue hein, de de répondre à à ce que je constate, c'est et ce que beaucoup de Français constatent, c'est en fait une sorte de paralysie de croissante de l'État et de rétablir l'ordre dans le pays. Voilà, parce que on est au bord du gouffre. Mais il faut qu'il y ait des mesures fortes qui se prennent. C'est euh dans les mains du président de la République, il y a des contreparties euh pour éviter justement euh cette cette concentration des des pouvoirs, les conséquences possibles. Donc tout cela est parfaitement encadré, c'est possible.

Je pense qu'il faut marquer les choses et je pense que l'on irait vers ce que je vous disais à l'instant, c'est-à-dire de l'efficacité dans les décisions. Si je vous donne un exemple très concret. On parle, on est d'accord ou pas d'accord, peu importe, mais on parle de euh du principe casseur payeur. Bon, très bien. Vous le mettez comment en œuvre ? Moi, je vous pose la question. Bah vous le mettez pas en œuvre. Le l'article 16 vous permettrait rapidement si vous le souhaitez, encore une fois, je ne préjuge pas du fond, mais de mettre en œuvre des dispositifs comme comme comme cela. On a eu beaucoup d'autres.

Oui, on a eu une jurisprudence Notre-Dame en se en contournant certains règlements, c'est la même chose, le même état d'esprit qu'il faudrait adopter sur le plan de la sécurité, vous pensez ? Oui, c'est exactement cela, c'est un très bon exemple Notre-Dame, on a vu enfin quelque chose qui fonctionnait dans ce pays. Bah voilà, donc il faut s'inspirer des choses qui fonctionnent. Sauf que dans le domaine ordre public sécurité, j'allais dire vous ne pouvez pas refaire le coup de Notre-Dame ou des Jeux olympiques. Ça ça ne fonctionnera pas. Et notamment, il y a aujourd'hui aussi une paralysie de du législatif, de l'Assemblée nationale très concrètement.

Eh bien, vous êtes paralysés, vous ne pouvez pas faire. Alors qu'est-ce que vous ? Bah vous faites des grandes déclarations, vous faites de la tchatche, vous faites éventuellement comment dire quelques mesurettes, mais vous ne répondez pas à la situation dramatique du pays aujourd'hui. Et quand je dis dramatique, je je parle en terme de sécurité, mais avec tout ce qui va là-dedans, y compris en terme économique. Moi je vois en en permanence des chefs d'entreprise qui n'arrivent plus à travailler. Et cetera et cetera. Donc je pense qu'il faut Tout dépend de l'analyse que l'on fait. Si l'on dit Bon écoutez, il y a quelques petits soucis, mais ça va continuer. Bon d'accord.

Si on dit le pays est au bord du chaos, alors à ce moment-là, là aussi, à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Et c'est de la responsabilité de l'exécutif. Et de Gaulle à l'époque a donné les moyens de sortir de ce type de crise. Eh bien, il faut les utiliser. Merci à vous Serge Grouard, le maire d'Orléans était donc ce matin notre invité sur Europe 1. Merci Serge Grouard, bonne journée à vous. Merci à vous. Merci. en suivant évidemment l'annonce des

7:16
Non speech

[musique]

7:16
Locuteur

des moyens qui vont être déployés à Orléans dans votre ville. Ce journée en perspective de [musique] ce weekend compliqué qui vous attend à Orléans. Bonne journée Serge Grouard. Il est