"Des centaines de milliers MALGRÉ la RÉPRESSION" : Selma Labib sur BFM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous vous redoutez de possibles violences de fin de cortège qui viennent troubler votre message et vos revendications ?
- 1:23RelanceÉludée
Est-ce que c'est pas plutôt le camp des manifestants d'un côté, les manifestants pacifistes et les casseurs de l'autre ?
- 2:39RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est pas principalement l'ultra gauche ? Là, ça dépasse une manifestation de membres de l'ultra.
- 3:55OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous dites sur l'augmentation des salaires ?
- 4:35RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous appelez le calme ?
- 5:19RelanceRéponse directe
Paris, c'est une manifestation pacifique. Ça date pas du 17 octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Chiffre
« Ce qui nous manque à la fin du mois, c'est 600 700 €. Je suis une travailleuse, je suis conductrice de bus, donc je sais de quoi je parle. »
- 2:01Fait
« Emmanuel Macron a reçu les organisations syndicales pendant 2h et dem hier. Pas de réponse pour l'instant. »
- 2:39Fait
« Il y a tout un tas de français absolument effrayés par ce qu'il s'est passé le weekend dernier. »
- 3:55Fait
« Les travailleurs, ce sont aussi les commerçants qui ont été pillés. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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C'est le Malabible, est-ce que vous vous redoutez euh de possibles violences de fin de cortège qui viennent euh troubler votre message et vos revendications ? Non, mais moi euh ce que ce que je vois c'est qu'aujourd'hui euh en plein milieu des vacances scolaires, après euh 3 semaines de mobilisation, malgré euh les interdictions de manifester, parce que c'est bien ça dont il s'agit euh dans bien des villes, des interdictions de manifester, des attaques en fait, euh je veux dire euh euh ouvertement aux libertés démocratiques, on était encore des centaines de milliers dans la rue. Il y avait des cortèges de jeunes, de travailleurs, de travailleuses. Voilà. Et euh le le problème qui se pose ici visiblement c'est le maintien de l'ordre. Le problème que nous on se pose
dans la mobilisation et et dans ce mouvement, c'est euh continuer pour gagner. Voilà, pour gagner parce que il faut aller chercher parce que on n'est pas là pour euh pour rien. On n'est pas euh dehors dans la rue euh pour rien. On est là pour des revendications. Et en réalité euh ce qui se joue, c'est que il y a deux camps et c'est pas les deux camps que Macron et que le cornu dont il parle. C'est pas ces deux camp là. Les deux camps, c'est le camp des milliardaires qui ont doublé leur fortune depuis 10 ans, euh le camp euh des Macrons, des Le Pen, euh des Retaillot, de tous ceux qui sont au service euh de ces grands patrons et euh et et le camp d'en face en fait qui euh qui a repris l'offensive euh dans la lutte des classes parce que c'est de ça qu'il s'agit. Euh,
est-ce que c'est pas plutôt le camp des manifestants d'un côté, les manifestants pacifistes et les casseurs de l'autre ? Non, non, c'est c'est le camp de ceux qui revendiquent, de ceux qui veulent la suppression de parcours sup, des augmentations de salaires. Voilà. Ce qui nous manque à la fin du mois, c'est 600 700 €. Je suis une travailleuse, je suis conductrice de bus, donc je sais de quoi je parle. C'est c'est ce camp-là contre ceux qui refuse de répondre à ces revendications. Et et je précise quand même qu'Emmanuel Macron a reçu les organisations syndicales pendant 2h et dem hier. Pas de réponse pour l'instant. En revanche, il promet que lundi le gouvernement par la voix de Sébastien Lecornu fera des propositions et notamment il promettent une refonte importante de parcours qui
est l'une des supprimer. Il faut supprimer par et il faut des moyens pour l'éducation. C'est pas très compliqué, c'est assez simple. Il faut prendre l'argent là où il est dans les poches des du grand patronat du 440. Les les les ceux qui sont allés discuter avec Macron, je suis désolé, ils ne représentent pas l'ensemble du du mouvement, l'ensemble de la mobilisation, y compris des lycéens et des lycéennes. Il y en a qui s'organisent, il y a des coordinations nationales de lycéens qui s'organisent et eux ne sont pas reçus. Mais il y a même pas besoin d'être reçu. Ils demandent le retrait de parcours sup. C'est pas compliqué, il faut le retirer, pas l'amender, pas faire des états généraux, le supprimer et on verra ce que propose le gouvernement lundi alors qu'on voit
toujours ces images des tensions en ce moment à Lille où des canons à eau sont utilisés contre certains manifestants. C'est la jeunesse d'extrême gauche qui s'exprime aujourd'hui parce que la vérité c'est que moi j'aimerais avoir une pensée gauche à Paris. Oui. Alors moi j'aimerais avoir une pensée. Moi moi j'aimerais avoir une pensée aujourd'hui pour ces Français qui se sont barricadés chez eux madame aussi. Voilà. J'aimerais qu'on ait une pensée pour eux du 10e du 11e arrondissement qui ont fait le choix de ne pas sortir parce qu'ils ont eu peur. Parce qu'ils ont eu peur. Parce qu'ils ont eu peur. Ils ont ils ont vécu ils ont vécu un weekend de l'horreur la semaine dernière. Mais j'ai [rires] une personne à Paris, une personne à Paris qui promène son chien, ça faisait un
rassemblement à la place de la Bastif, hein. Je pense qu'il n'avait rien à craindre aujourd'hui. Je ne sais pas ce que vous racontez mais il y a tout un tas de français qui ont mais il y a tout un tas de français absolument effrayés par ce qu'il s'est passé le weekend dernier. Mais je sais que vous vous n'avez pas envie d'appeler au calme que pour vous la violence n'est pas grave. Qu'est-ce que vous appelez le calme ? Le calme, qu'est-ce que vous appelez le calme ? C'est les licenciements, c'est les licenciements de de le calme. Le calme, c'est l'exploitation au travail, c'est les morts au travail tous les jours. C'est les 12 en 12 àbos du 17 au calme et ben onappelle pas.
Moi, j'avais une question pour vous. Vous dites que la manifestation à Paris c'est c'est principalement l'ultra gauche. Là, ça dépasse une manifestation de de membres de l'ultra. Là, on est sur une une manifestation importante et pacifiste. [rires] Attendez, attendez la réponse de G. Premièr, je vais répondre à madame sur les travailleurs que vous prétendez défendre. Les travailleurs, ce sont aussi les commerçants qui ont été pillés. Voilà, je vous le dis très sincèrement. Vous parlez des grands groupes, vous parlez du capitalisme et cetera. ce sont les salariés qui aujourd'hui ont été condamnés par rapport à tous ces cases, toutes ces cases, tous ces pillages. Ce sont eux, ce sont eux qui honnêtement en paye les peaux cassées. Ça c'est une certitude. Deuxièmement, moi je ne vois plus les
revendications, je suis navrée et j'aimerais beaucoup les entendre et je pense qu'il y a beaucoup de revendications sur le travail. On peut en débattre.
Qu'est-ce que vous dites sur l'augmentation des salaires pour l'ugmentation pour l'ugmentation ? Mais attendez, mais vous me posez une question, vous me laissez pas répondre, [rires] c'est quand même fabuleux. Merci beaucoup. Déjà premièrement sur Parcours sup, moi je ne je ne partage pas du tout votre avis sur le sujet et je pense que là on a clairement essayé de d'entamer ce bras de fer avec le gouvernement sur parcours sup. Il faut pas le modifier. Moi je pense qu'il faut réformer parcours mais je pense que là le timing et la méthode sont très mauvaises. C'est absolument catastrophique d'arriver à un weekend de violence et de se dire "Bon, c'est bien, on va parler de la refonte de parcours sup." Ce n'était pas le moment. Ce n'était absolument pas le
moment. Paris, c'est une manifestation pacifique. Non mais d'accord mais ça date pas du 17 octobre madame. Ah bah non, ça date absolument Ah bah non, ça date absolument pas du 17 octobre. Mais là, le problème c'est que vous vous défendez un projet politique, vous avez vos idées et c'est normal, vous représentez un parti politique. Moi aussi évidemment ça ne vous aura pas échappé et ça ne vous a pas échappé non plus qu'on entre dans une campagne présidentielle avec une élection dans 6 mois. Donc vous avez décidé d'imposer votre agenda politique et vos idées sur la table. Là, on part du principau de penser que c'est notre agenda qui écoute aussi un autre rendez-vous euh le 5 novembre, la CGT qui appelle à à une grève générale. Euh ça va durer combien de temps ? Qu'est-ce que vous vous
attendez-vous ? ben jusqu'à la victoire comme on dit dans les manifestations. Euh mais euh déjà sur les sur les libertés démocratiques quand même, je voudrais dire que c'est marrant parce que euh alors elles sont défendues par tout le monde jusqu'à ce qu'elles soient utilisées euh par les travailleurs eux-mêmes, par les lycéens, les lycéennes eux-mêmes. Et là, c'est plus la même histoire et on en arrive à ces interdictions de manifestation. Mais même avant ça, je veux dire aujourd'hui on nous parle de maintien de l'ordre mais excusez-moi devant les devant les lycées le lycéen qui a perdu sa main, le lycéen qui a été qui a eu la mâchoire détruit. En fait, on pense à ça aussi. On pense aussi à Christophe, 59 ans, qui est un Ivrien, la ville où j'habite aujourd'hui, qui est décédé dans la
manifestation du 17 octobre. Et je voudrais dire ici que sa famille et son avocat demandent des comptes. Ils veulent savoir ce qui s'est passé. On est une semaine après la manifestation, on ne sait pas ce qui s'est passé. Je rappelle que 10 enquêtes de l'IGPN sont en cours. 10 enquêtes lié aux événements du 17 octobre. C'est trop long. Il y a même pas eu de résultat de l'autopsie. C'est pas possible. Ça fait une semaine que la famille elle attend des nouvelles. Voilà, c'est ça la situation. Alors sur les suites bien évidemment et de l'autre côté, il faut aussi rappeler, il y a évidemment ces ces ces ces violences et et ces cas absolument euh terribles. Il y a aussi de l'autre côté les forces de l'ordre euh les pompiers euh qui ont été euh caillassés et pris pour cible aussi. Mais que le
gouvernement lâche sur les revendications. Que le gouvernement lâche sur les revendications. Qui lâche sur les salaires, qui donne de l'argent, qui donne des moyens euh pour tous les services utiles aux travailleurs et aux travailleuses. Je pense il y avait des soignants dans la manifestation d'aujourd'hui. Il y avait des étudiants, infirmiers qui disaient qu'ils étaient payés 1 € de l'heure, qui voulaient des moyens pour pour la santé. Mais rien ne justifie les violences, il faut il faut préparer les suites parce qu'on va pas s'arrêter tant qu'on aura pas gagné. C'est l'objectif. Et pour gagner, excusez-moi juste pour gagner, il faut poser le problème de la greffe parce que si vous regardez bien, il y en a il y a un certain monsieur qui s'appelle Patrick Martin qui est le président du
MED qui a dit il y a pas si longtemps que il reste un endroit paisible dans les re dans dans en France pardon, il reste un endroit paisible et c'est les entreprises et ben ça nous donne la la marche et la perspective. Oui, il faut une grève générale. Il faut qu'on se mette en grève pour aller chercher la victoire. Juste rappeler quelque chose à madame quand même parce que c'est bien de préciser que euh il y a eu des accidents et des choses qui sont ressorties de la mobilisation lycéenne et notamment sur la journée du 17 octobre. Mais il est important de rappeler que euh les euh fonctionnaires de police, les gendarmes euh sont des citoyens comme tout le monde. Il y a une présemption de d'innocence qui existe. Il y a des enquêtes qui sont en cours et on ne peut pas faire un lien raccourci
direct entre les euh les activités de maintien de l'ordre et les blessés. Euh parce que pour l'instant, il y a rien qui prouve. Il y a rien qui prouve. Les enquêtes sont en cours. Il y a rien qui prouve que c'est l'action policière qui a délibérément causé ce qu'elle a causé. Comme vous les avez rappelé. C'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'on attendait des réponses. On attendait des réponses et que nous n'avons pas de réponse à ce stade. Comment se fait-il qu'une semaine après il y ait pas de réponse sur un mort qu'il y a eu dans la manifestation ça qu'il faut qu'il faut on intervient uniquement qu'à partir du moment où il y a des violences qui sont déjà présentes ou alors des choses qui ne sont pas bien évidemment les images l'ont montré tout l'après-midi madame on
assista à des cortés il y avait absolument aucun problème à partir du moment où il y a l'usage de la force légitime c'est à partir du moment où tout a dégénéré. Revenons, revenons sur les les de semaines les de semaines de mobilisation lycéenne où où il y a eu de la répression policière devant même à la police qui a mis à genou des lycéens de la jolie notre liberté s'arrête là où sur celle des autres vous assumez empêch C.