«Et si le 1er mai, il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre ?», s'inquiète B. Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Je voulais en venir à ce débat sur les dates de l'élection présidentielle.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Pourquoi le second tour ne peut-il pas avoir lieu le 2 mai ?
- 0:37RelanceRéponse partielle
Pourquoi nous avoir réunis alors que la majorité était pour d'autres dates ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Ça vous gêne, vous, ce second tour un 2 mai ?
- 2:43OuverteRéponse partielle
Il y avait une autre possibilité qui était le 11 et le 25 avril, mais on est en plein pendant les vacances de printemps.
- 3:24OuverteRéponse partielle
Mais admettons que le second tour ait lieu un 25 avril, qu'est-ce qui se passe entre le 25 avril et le 13 mai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurFait
« la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi »
- 0:27PrésentateurFait
« si le 1er mai, il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre, avec une France, mais alors pillée, saccagée, incendiée »
- 0:55InvitéFait
« sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays »
- 1:09InvitéFait
« Aucune raison de poser un genou à terre face à ces gens, aucune. »
- 2:01InvitéFait
« le 1er mai il y aura la grande manifestation du travail du 1er mai, la gauche va défiler en tête »
- 2:27InvitéFait
« il y a un risque réel, puisque maintenant toutes les manifestations font l'objet de troubles, on le sait »
- 3:44InvitéFait
« il y a la cérémonie d'installation de passation de pouvoir. Ça prend un peu de temps, ça prend au moins une semaine »
- 5:05InvitéFait
« S'il y a des gros désordres le 1er mai et qu'on vote le 2 mai, ça risque d'influencer vers ceux qui représentent plus l'ordre et la sécurité »
Temps de parole
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Je voulais en venir à ce débat sur les dates de l'élection présidentielle. Écoutez Bruno Rotaillot, le candidat à LR, qui souhaite l'échanger, il était ce matin sur Europe 1. La grande majorité ne voulait pas que le second tour de l'élection présidentielle soit le lendemain du 1er mai. Pourquoi ? Parce qu'il y a d'abord une règle, la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi, et donc ça continuera avec le 1er mai, vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront.
Donc un, c'est un problème de l'égalité, et deux, vous vous rendez compte si le 1er mai, il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre, avec une France, mais alors pillée, saccagée, incendiée, et le lendemain on devrait aller aux urnes, calmement, c'est pas possible, il y
a
un vrai problème. Pourquoi nous avoir réunis alors que la majorité était pour d'autres dates ? Si vous ne changez pas cette date d'élection, j'y verrais en réalité une arrière-pensée. Et voici la réponse de Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, ministre déléguée à l'énergie à l'issue du Conseil des ministres.
D'abord il n
'y a
pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays. Aucune raison de poser un genou à terre face à ces gens, aucune. Donc confirmation de ces dates ? Aucune raison. Et ensuite, force doit rester à la loi et à l'État. L'État a démontré la semaine dernière, le week-end dernier, qu'il savait, je reprends les mots, être fort, avoir le dessus. Et donc, bien sûr, on continuera à le montrer. Et moi je crois que les élections se passeront dans de bonnes conditions.
Georges Fenech, vous qui connaissez bien les méandres de la vie politique, ça vous gêne, vous, ce second tour, un 2 mai ?
Moi je suis un peu étonné de l'argumentation que développe le mot de Bréjon. On ne
va
pas mettre un genou à terre, mais personne n'imagine un rapport de force entre l'État, la puissance de l'État et des émeutiers. Il ne
s
'agit pas, encore une fois, de se soumettre aux caprices d'émeutiers ou aux exactions. Il s'agit de tenir compte d'une situation de fait, que le 1er mai il y aura la grande manifestation du travail du 1er mai, la gauche va défiler en tête, donc on sait que ce jour-là, on ne peut pas faire campagne, puisque c'est le jour de
l
'élection, mais en même temps, le lendemain
de l'élection,
mais en même temps, vous avez des gens qui vont pouvoir faire des déclarations au micro, quand on va leur tendre des micros. Donc c'est déjà une rupture d'égalité. Et puis, il y a un risque, il y
a
un risque réel, puisque maintenant toutes les manifestations font l'objet de troubles, on le sait, donc il ne
s
'agit pas de mettre un genou à terre, il s'agit de prendre en compte ce risque, cette probabilité, pour faire en sorte que le scrutin présidentiel, qui n'est pas n'importe quel scrutin, se déroule dans de bonnes conditions. J'ai du mal à comprendre cette argumentation.
Il
y avait une autre possibilité qui était le 11 et le 25 avril, mais on est en plein pendant les vacances de printemps. On aurait
pu
repousser. Est-ce que
constitutionnellement, on a le droit, parce que
normalement, selon la constitution, j'ai regardé, l'élection du nouveau président, je cite, a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice. Et là, on sait qu'Emmanuel Macron doit partir le 13 mai à minuit.
Oui, alors je n
'ai
pas fait le compte. Donc
il y
a
quand même, c'est cadré,
je veux
dire.
Oui, c
'est cadré, mais si on ne pouvait pas le faire après, il fallait le faire avant. Donc anticiper ce 1er mai qui risque d'être...
Mais là, est-ce que ça ne laisse pas ? Mais admettons, par exemple, qu'on le fasse, que le second tour ait lieu un 25 avril, ce qui était l'autre possibilité, visiblement. Qu'est-ce qui se passe entre le 25 avril et le 13 mai ? Ça veut dire quoi ? Il y a quasiment trois semaines de vacances entre un président sortant, un président élu, qui ne peut pas faire grand-chose ?
D'abord, il y a la cérémonie d'installation, de passation de pouvoir. Ça prend un peu de temps, ça prend au moins une semaine, et il n'arrive pas du
jour au lendemain. Oui, mais
trois semaines !
Trois semaines, ça peut paraître long, mais c'est un temps suffisamment, je dirais, suffisant pour que le président puisse prendre ses fonctions. Moi, il me semble, on l'a toujours vécu comme ça. On n'est pas aux États-Unis, le président prend ses fonctions immédiatement après, simplement le temps de préparer la passation de pouvoir,
qui
est généralement d'une semaine, pas plus. Sophie Odigé, où vous situez-vous dans ce débat ? Moi, je suis assez étonnée quand j'entends M. Retailleau qui fait mine d'être surpris que M. Macron rassemble tous les partis pour leur demander leur avis et qu
'il
n'en tient pas compte. J'ai envie de lui dire bienvenue en Macronie depuis dix ans. Je veux
dire,
ils
n
'ont jamais tenu compte de l'avis de personne, et certainement pas de ceux un qui savent, et notamment de la position exprimée par le peuple. Donc ça,
c
'est la première chose. Et puis après, pour Maud Bréjot, ces éléments de langage, franchement, j'en peux plus. Il n
'y a
pas de sincérité.
C'est la méthode. Je ne sais pas quoi, si vous voulez.
Il a parlé d'arrière-pensée. Je ne
sais
pas quoi on pensait, Retailleau, quand il parlait d'arrière-pensée. Mais je ne crois pas que ça profite, effectivement, à la mouvance centriste ou gauche. Certainement
pas. S'il
y a des gros désordres
le
1er mai et qu'on vote le 2 mai, ça risque d'influencer vers ceux qui représentent plus l'ordre et la sécurité. Ou en tout cas vers les extrêmes, parce que c'est les
seuls qui ont tiré profit le 17
octobre et le 24.
Le
17 octobre, en tous les cas, les deux qui ont monté, c
'est les deux extrêmes. Absolument,
oui.
Sophie Audugé et Georges Fenech dans le débat d'Europe 1 Info, puisqu'on parle de la présidentielle. David Lissnard plaide pour une primaire à droite. Et oui, encore. Alors, on en parle sur Europe 1. 13h-14h, vous écoutez Kelly Mathias sur Europe 1.