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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

"Il faut admettre que l’immigration est trop importante dans notre pays" (Édouard Philippe)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez que l'immigration est un sujet secondaire ou un chantier prioritaire pour le prochain président ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous proposez sur l'immigration ?

  • 1:44FerméeRéponse directe

    Quel chiffre d'immigration légale serait acceptable pour vous ?

  • 2:25FerméeRéponse partielle

    L'immigration de travail représente 13% en France, est-ce suffisant ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Comment contrôler l'immigration étudiante ?

  • 4:28FerméeRéponse directe

    Faut-il suspendre le droit du sol à Mayotte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44Édouard PhilippeFait
    « C'est pas du tout un sujet secondaire, c'est un sujet sérieux. C'est un sujet vécu par les Français. »
  • 17:52Édouard PhilippeFait
    « Je pense à l'islamisme, c'est-à-dire à ce courant qui veut imposer des règles issues de la religion à la vie civile en France. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Vous allez discuter maintenant avec Eugénie Bastier, rédactrice en chef adjointe au Figaro. Eugénie, vous avez des convictions conservatrices et vous les défendez dans un livre qui vient de paraître, le rouge et le blanc chez Galima, vous décrivez comme une jeune femme profondément de droite. Ça me va. Bonsoir Edwardard Philippe. Alors, vous venez de parler d'économie, vous venez de parler de géopolitique. C'est des sujets sur lesquels on vous sent assez à l'aise. Vous vous êtes vous avez bien travaillé ces sujets, mais il y a un sujet sur lequel on vous entend moins. Vous êtes plus discret, mais qui préoccupe les Français aussi et surtout les Français de droite, c'est la question de l'immigration. J'ai lu par exemple votre livre sur Matignon, impression et ligne claire et dedans il

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n'y avait pas un mot pas une phrase sur la question de l'immigration alors que vous racontez votre expérience de 3 ans premier ministre. Dans votre dernier livre, vous vous accordez quelques pages pas non plus un sujet sur la santé. Si vous parlez du Covid par exemple, c'est la santé. Ah oui, c'est vrai. Vous parlez du Covid, enfin ça ça avait marqué un peu tout le monde mais je parlais pas du système de santé. Mais dans votre dernier livre par exemple, vous parlez un petit peu d'immigration mais vous dites c'est pour nous dire que nous sommes un pays vieillissant et que nous avons besoin d'immigration. Donc j'ai envie de vous poser une question. Est-ce que vous considérez que ce sujet de l'immigration est un sujet secondaire ou est-ce que c'est un chantier prioritaire pour le

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prochain président ? C'est pas du tout un sujet secondaire, c'est un sujet sérieux. C'est un sujet vécu par les Français. Vous dites d'ailleurs, c'est assez intéressant euh vécu par les important pour les Français de droite. Je pense qu'il est important pour tous les Français. Je pense qu'il y a beaucoup de Français de gauche qui euh euh et puis d'ailleurs de Français du centre et puis peut-être de Français d'ailleurs euh qui se reconnaissent pas exactement dans ces catégories, qui pensent que c'est un sujet important. C'est évidemment un sujet très important. Euh qu'est-ce que vous proposez alors sur ce sujet ? D'abord, je pense qu'il faut reconnaître que euh notre politique d'intégration ne fonctionne pas et que un certain nombre de nos services publics sont saturés par une immigration

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qui est aujourd'hui trop importante. Il faut donc admettre que l'immigration est trop importante. Il y a des gens qui le contestent, moi je le crois, et se fixer des objectifs pour la maîtriser. C'est pas du tout scandaleux qu'un état maîtrise l'immigration. C'est même parfaitement légitime. Il me paraît parfaitement légitime que la France décide qui a le droit ou pas le droit de résider régulièrement sur son territoire. Quels étrangers peuvent venir ? Et je pense qu'il faut revenir à cette logique profonde. Alors, je propose plusieurs choses. La première chose, c'est de réduire très sensiblement le nombre de titres de séjour délivrés chaque année pour des étrangers qui veulent s'installer en France. Alors, peut-être on peut regarder d'abord les chiffres parce que

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en en 2025, on parle de 380000 titres de séjour délivré. C'est un record historique. Alors, pour vous, quel chiffre serait acceptable ? Je pense qu'il faut qu'on revienne dans les purs de ce qui existait avant 2010, c'est-à-dire largement inférieur à 200000. On doit diviser par de l'immigration légale aujourd'hui. Mais j'observe et je l'assume que réduire par de l'immigration légale, ça ne veut pas dire la ramener à zéro. H parce que je crois en effet que nous aurons besoin en la maîtrisant, en choisissant qui nous admettons sur le territoire national d'une immigration de travail. Parce que je constate qu'aujourd'hui dans l'agriculture, dans le domaine de la santé, dans la restauration

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aujourd'hui l'immigration de travail c'est combien en France ? dans 13 % c'est très peu. Oui. Ben non, mais on va continuer à en avoir besoin. On va continuer à avoir besoin de dizaines de milliers de personnes qui ont qui viennent travailler en France qui créent de la richesse. Je n'ai jamais vu person j'ai vu beaucoup de gens me dire qu'il fallait plus d'immigration. Je n'ai jamais rencontré quiconque me disant et surtout débarrassons-nous des médecins, des infirmiers, des aides soignants qui travaillent dans les hôpitaux français et dont nous avons besoin. Nous continuerons à en avoir besoin. Assumons-le. Disons-le. Alors première chose, 2è chose, nous allons continuer à avoir besoin d'étudiants parce que venir étudier en France euh c'est une bonne chose et et que nous

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avons besoin d'attirer des talents, de les former pour créer de l'influence, pour créer du rayonnement, pour venir ensuite le cas échéant travailler en France si nous le souhaitons. On doit pas être naïf. Faut vérifier qu'ils ont bien les moyens de venir étudier en France, qu'ils effectuent. Ça n'est pas le cas aujourd'hui, mais c'est pour ça qu'il faut le faire. stratégie bienvenue en France, c'est vous qui l'avez lancé en 2018 et c'est la première filière d'immigration aujourd'hui et la moitié de ces étudiants viennent d'Afrique du Nord et d'Afrique subsen et madame Bastier, il ne vous aura pas il ne vous aura pas échappé que j'ai aussi en créant cette proposé et fait en sorte que l'inscription des élèves étrangers extraeuropéens dans les universités françaises, les droits

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d'inscription soient très largement relevés. ça ne vous a pas échappé suite parce qu'un certain nombre d'établissements universitaires n'ont pas voulu le faire. N'ont pas voulu le faire et je pense qu'il faut le faire. Je pense que c'est indispensable. Donc contrôler contrôler l'immigration étudiante bien entendu, mais nous allons continuer à tirer et nous avons intérêt à continuer à attirer des talents en France. Ce à quoi il faut mettre un terme, c'est pour ça que je propose pendant la durée du quinquena un moratoire, c'est l'immigration qui résulte de choix. qui ne sont pas des choix de la France mais qui sont des choix individuels. L'asile, l'asile par exemple, je viendrai à l'asile. Je pensais plutôt à tout ce qui était relatif au regroupement familial ou au droit à

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mener une vie familiale et normale. Je pense que là nous devons très fortement réduire l'accès des étrangers qui veulent s'installer en France à ce titre. Alors, c'est pas totalement simple. Oui, c'est pas simple effectivement, mais il faut le faire et il y a des moyens de le faire. On peut faire des protocoles additionnels à la Convention européenne des droits de l'homme. Il y a un certain nombre de pays européens qui ont envie qu'on s'engage dans cette voie. On peut, je le j'en suis sérieux, imaginer que pendant une période, il n'y a plus de droit où on décide que les personnes qui s'installent en France régulièrement pour travailler renoncent à l'exercice de ce droit à faire venir. Vous savez que ce sera bloqué par le Conseil constitutionnel. C'est notre le conseil constitutionnel a

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dit dans ses décisions que c'était le droit à une vie familiale normale était dans la constitution. Vous ne pourz pas le faire changez pas droit. Le droit à mener une ville familiale normale, il est prévu par la Cour européenne des droits l'homme plus par la Convention européenne des droits de l'homme. Et je suis certain qu'un protocole additionnel discuter avec les autres états permet de modifier ce texte ou plus exactement de faire en sorte qu'il soit interprété exactement comme il a été imaginé au moment où il a été signé parce que c'est l'interprétation de la pens constitutionnels ne vous censuront pas. Je je je suis certain que des dispositions de ce type moratoire peuvent passer et je suis certain qu'à la fin le peuple souverain peut décider. C'estàd un référendum. Mais

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le peuple souverain c'est c'est c'est la constitution qui peut décider. À la fin en France et en démocratie c'est toujours le peuple sur l'immigration. C'est très sain ainsi. Mais non c'est parce que je je comprends mal ce qu'ils disent. Il faut commencer par entrer dans le sujet par un référendum un référendum sur l'immigration sur les retraites et sur la règle d'or budgétaire pourquoi pas sur l'immigration mais parce que je crois que le référendum sur l'immigration il n'est pas prévu dans l'article 11 de la constitution. Ben certains proposent de changer la constitution pour le permettre. Donc vous voulez changer la constitution pour ensuite je trouve ça très long. Vous pensez que c'est ça va plus vite de faire un protocole qui peut être censuré par le conseil constitutionnel. Non, le

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protocole il peut pas être censuré par le Conseil constitutionnel et je pense que ça sera plus rapide et plus efficace de faire comme je propose. Bon, mais à la fin, le peuple est souverain en France et s'il faut modifier la Constitution, le peuple peut dans le respect des dispositions de la Constitution, c'est-à-dire de l'article 89, modifier la Constitution. Ça, ça me paraît parfaitement évident. Et qu'est-ce que vous faites de la question de l'asile ? J'y viens parce que il y a la question de l'asile, puis ensuite il y a la question du retour et je voudrais insister sur cette question. sur la question de l'asile, euh on voit d'abord l'asile c'est quelque chose auquel en France on est attaché à bon droit. Je suis assez persuadé que sauf qu'il a explosé pendant les 10 dernières années.

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Oui, mais j'y viens. Mais je suis persuadé que vous-même qui êtes partisan de mesures énergiques et vous avez raison, moi aussi être attaché au principe du droit d'asile. Je je le on est tous attachés au principe mais on peut pas l'ouvrir au monde entier. Il est aujourd'hui dévoyé. Ou il est aujourd'hui dévoyé. Il faut donc contrôler la façon dont sont instruits et déposer les demandes d'asile. Savez-vous combien il y a de pays sûrs en France ? C'est-à-dire de pays qui sont qualifiés comme sûrs. Ce qui justifie qu'on n'attribue pas un droit d'asile à quelqu'un qui est ressortissant de ce pays ? Très peu. Trois. Trois, je crois. Je crois qu'il y en a sep au niveau européen. Bah c'est pas sérieux. On n'est pas sérieux dans notre façon pardon. On n'est pas sérieux

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dans notre façon d'instruire et d'envisager le droit d'asile en France. Et c'est désastreux parce que ça crée des gens qui restent sur le territoire longtemps pendant l'instruction et qu'ensuite on a du mal à renvoyer chez eux. Et c'est désastreux parce que ceux qui normalement devraient bénéficier du droit d'asil ne sont pas traités comme Quelle est la première nationalité qui obtient l'asile en France ? Vous le savez ? Je je vais pas regarder les chiffres, pardon, je devrais le savoir. Mais c'est c'est les Afghans, c'est 80 % d'hommes. Est-ce que par exemple vous vous assumez de dire demain on accueille plus d'Afghans en France ? Ben je pense que si on arrivait je pense que si on arrivait à dire qu'au niveau européen parce qu'il vaut mieux le faire au niveau européen,

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ça va être long là aussi. Oui, mais si on ne le fait pas, vous savez très bien qu'il y a des stratégies de contournement. Vous me dites ça va être long mais tout à l'heure vous disz et je vous dis que c'est très long. Bon donc je pense qu'il faut qu'en effet on s'entende avec les pays européens qu'on définisse une liste de pays sûr ce qui fera baisser la pression parce que on dira lorsque vous êtes un pays sûr vous n'avez pas vocation à avoir le droit d'asile. C'est comme ça parce que le pays est sûr et je pense que déjà on fera baisser considérablement la pression. J'ai une dernière et puis pardon, il y a un dernier sujet parce que vous avez dit que je parlais peu des questions d'immigration mais j'ai fait une proposition qui malheureusement vous avez échappé.

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Suspendre le droit du so à Mayotte. Pas du tout. Enfin oui, je suis très favorable mais mais surtout qui tient à la capacité que nous avons engagé lorsque c'est nécessaire un bras de fer avec des États qui ne respectent pas le droit international et qui compromettent notre capacité à maîtriser l'immigration. J'ai été, je crois, un des premiers à dire que lorsque des traités anciens réglant la question de l'entrée et du séjour des étrangers en France n'était plus satisfaisant, il fallait les dénoncer. Et j'ai dit non pas du tout non pas du tout parce que j'aurais une quérelle avec l'Algérie, non pas du tout parce que j'aurais une méfiance avec quiconque, mais parce que je considère que les relations diplomatiques déchirer ce traité, je le dénonce et je rétablis la relation

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en matière de droit à l'entrée et au séjour des étrangers algériens en France au droit commun. Je je ne je ne considère pas qu'il y ait dans la relation entre la France et l'Algérie aujourd'hui quoi que ce soit qui justifie des dispos des stipulations particulières et plus favorable pour les Algériens. Vous savez probablement algérien pourquoi Malcron l'a pas fait selon vous ? parce que sa politique vis-à-vis de l'Algérie n'est pas la mienne. Sa politique vis-à-vis de l'Algérie sa parce que beaucoup de présidents de la République français et pas simplement Emmanuel Macron dans le passé ont considérait que pour normaliser la relation avec l'Algérie, il fallait au fond faire des gestes, euh donner des gages, euh donner des assurances, créer des dispositions

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parfois plus favorables. Trop faible. Je pense que ils n'ont rien obtenu ce faisant et que ça n'est pas la voie à suivre dans notre relation diplomatique avec l'Algérie. Mais Nicolas Sarkozy en 2007 s'était engagé sur le même chemin. Euh je vous rappelle queil avait pris des décisions dès 2007 qui étaient très favorables pour les étrangers algériens en matière de séjour sur le territoire national notamment pour ceux qui terminaient leurs études. Je suis sûr que vous le savez. Donc euh euh je pense qu'il faut qu'on change notre façon de traiter avec l'Algérie qui est un grand pays, qui est un pays souverain qu'on respecte mais dont on ne peut pas accepter qu'il soit lié à la France par des dispositions plus favorables alors que nous n'arrivons pas à nous entendre

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sur la reprise par les Algériens de ressortissants algériens dans leur pays. J'ai une dernière question pour vous Édouard Philippe. C'est pas une petite chose que je suis en train de vous dire madame. C'est bien, c'est c'est une décision majeure et mais je voudrais parler sur la question de l'identité puisque il y a 10 ans vous étiez avec Alain Jupé, la primaire de la droite et vous aviez ce slogan qui était l'identité heureuse. Quand vous regardez les 10 dernières années, quand vous voyez euh effectivement les épisodes où euh des banlieux qui s'embrasent, des professeurs qui ont été menacés, insultés, parfois même assassinés parce qu'ils ont enseigné la liberté d'expression, quand vous voyez des quartiers livrés entièrement au trafiquants de drogue, quand vous voyez

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euh euh la religion euh islamique qui parfois euh m'ffet de la pression sur les enseignements euh ou sur les femmes pour qu'elles se voilent, quand vous voyez la montée de l'antisémitisme dans notre pays, est-ce que vous jugez que ce cette expression d'identité heureuse, elle est encore adaptée pour décrire ce qui se passe dans notre pays ? D'abord, je vous ne songez pas à mettre sur la responsabilité d'An Jupé tout ce que vous venez de dire et la question n'est pas de savoir la question n'est pas de savoir ce que je pense de ce slogan disant. La question est de savoir ce que c'est que l'identité française aujourd'hui. Oui. Vous comme moi, nous pensons qu'il y a une forme d'identité française qu'elle est marquée par la diversité très forte. Mais c'est c'est un sujet important. Bien sûr.

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Brodel disait que la France se nomme diversité. Premier chapitre de l'identité de la France. Vous connaissez ce livre extraordinaire et on peut pas reprocher à Brodel de ne pas aimer la France et de ne pas connaître son identité. Bon, donc la France, elle a une identité, elle a un art de vivre, elle a des règles, elle a une histoire, elle a une histoire, elle a une culture, elle a des paysages, elle a des Alexandrins, elle a une littérature, elle a des chansons, elle a des elle a des plats, elle a une façon de vivre. La France c'est ce pays où on on est autour de la table en famille ou avec des amis et on s'engueule autour de la politique. Vous connaissez ça ? Moi aussi, il y a plein de pays où on parle pas de politique comme ça. En France, on parle de politique. C'est un pays où on passe

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des heures à table. Il y a plein de pays où on passe pas d'heur à table. C'est c'est ça la France. C'est tout ça la France. Mais c'est tout ça la France. C'est un pays extraordinaire. C'est un pays qui a qui a eu une gloire passée exceptionnelle et des heures sombres. Et il faut les regarder en face toutes les deux. Toutes les deux. C'est un pays qui a une identité. Bien sûr. Moi, je je j'aime la France. Je connais cette identité. Elle veut dire quelque chose pour moi. Et peut-être que d'autres Français ont une image un peu différente de ce que c'est qu'être français. et de ce que c'est que l'identité de la France. Ce que je vous dis, c'est que l'identité de la France, elle a toujours été, me semble-t-il, marquée. C'est ce que dit Fernand Brodel, par cette diversité.

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Et ce qui et ce qui incombe, ça n'est pas de regarder la France dans le rétroviseur. La France, elle n'est pas grande parce qu'on la regarde dans le rétroviseur. C'est de construire un projet pour les Français. c'est de faire en sorte que notre pays soit fier de ce qu'il est, continue à vouloir être ce pays particulier qui a des choses à raconter au monde, qui a une capacité à créer qui est exceptionnelle, une culture créatrice qui qui a réussi à défendre son industrie du cinéma, qui a réussi à défendre son industrie de la création beaucoup plus que d'autres États européens et don on doit être cinéma qui va réparer les fractures identitaires en France qui sont quand même profondes. Vous le reconnaissez aujourd'hui on est un pays penser les fractures. Non mais vous vous pensez que

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la culture ne va pas je pense que non je parler de l'industrie du cinéma, je pense que ça ne suffira pas à réparer effectivement simpement culture commune le projet commun la France c'est quoi c'est le plébiscide quotidien d'Erneste Renand c'est la capacité que nous avons ensemble à nous dire que nous avons des choses à partager et vous avez raison cette identité aujourd'hui elle est fracturée à bien des égards on vit dans une société où les gens se regardent se méfient mais il y a aussi des moments extraordinaires où on partage quelque chose. Bon, donc moi ce que je veux vous dire c'est que cette identité, il faut la défendre et il faut la projeter dans l'avenir et qu'il faut être confiant dans notre capacité à la projeter dans l'avenir. Il faut avoir l'identité fière

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l'identité fière plutôt que identité heureuse. L'identité fière. Et vous voyez très bien ce que je veux dire. Merci. Merci beaucoup Basti. On voit votre fougue quand vous parlez de l'identité. On parle de la France, je vais pas regarder ça de loin. Quand vous entendez Bruno Rotaillot dire pour que les choses soient bien claires, il faut inscrire les racines judéo-chrétiennes dans la Constitution. Est-ce qu'il faut aller jusque là pour se souvenir de qui on est ? C'est ce qui semble dire. Je je je imaginer que quiconque puisse douter que la France a des racines judéo-chrétienne. C'est c'est notre histoire. C'est un fait. Bien sûr que nous avons des racines judéoccrés. Il suffit de se promener en France, de parcourir le pays pour voir que il y a des églises, il y a une culture qui a

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été très fortement marquée par le lien avec la religion qui a pas toujours été facile, qui a pas toujours été facile entre les religions. On l'oublie parfois parce que parfois on oublie notre histoire. H bon euh mais bien sûr que la France a des racines judéo-chrétiennes et et et qu'est-ce qu'est-ce que ça change opérationnellement de le mettre dans la Constitution ? On on peut mettre beaucoup de choses de notre passé qui sont évidentes, mais est-ce que est-ce que vraiment ça change quelque chose dans la Constitution ? D'autant que la France a des racines judo-chrétiennes, mais que la République est laïque. La République est laïque. Ça c'est dans la Constitution. la République est laïque. Ce qui veut dire qu'elle est neutre en matière de religion et que la

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totalité des agents publics, la totalité des autorités publiques doit être neutre à l'égard de la religion, à l'égard de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas. Et qu'ensuite neutre, jusqu'où est-ce qu'un chef de l'État doit aller à une messe du pape ? Mais le général de Gaulle allait à la messe à la concorde notamment. Il est allé à la messe. Le général de Gaulle était catholique. Il allait à la messe h parfois quand ses fonctions lui conduisaient et il ne communiait pas parce qu'il ne voulait pas alors même que ses convictions étaient connues de tous montrer qu'en sa qualité de chef de l'État il avait une relation particulière avec une religion. Et vous feriez quoi ? Ben moi, j'étais à la messe. D'accord. en tant que président et et je j'ai été à la messe et le lundi

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d'avant, j'avais été dans un office euh dans une synagogue et quand on m'invite dans une mosquée, j'y vais et à chaque fois, je respecte les règles qui prévalent parce que je respecte la liberté religieuse. Mais je dis que l'État et les autorités publiques doivent être d'une neutralité totale. Respecter la liberté religieuse mais d'une neutralité totale. Et je dis également parce que une fois qu'on a dit et qu'on a rappelé ce que c'était que la laïcité, on doit aussi dire avec une fermeté et une intransigence extrêmement ferme que ceux qui au nom d'une religion veulent remettre en cause les règles de la République ne gagneront pas et n'ont pas leur place dans notre pays. Lorsque au nom d'une religie, on

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veut mettre en cause les règles de la République, vous pensez à quoi ? Je pense à l'islamisme, c'est-à-dire à ce courant qui veut imposer des règles issues de la religion à la vie civile en France. Ça c'est inacceptable. Il y a en France un certain nombre d'organisations politiques qui s'inspirent des frères musulmans ou qui sont affiliés aux frères musulmans. La France, Gérald Darmanin, lorsqu'il était ministre de l'intérieur, avait commandé un rapport sur ce sujet qui a été rendu public au niveau européen, pas plus tard que peut-être aujourd'hui ou euh une réglementation invitant à interdire la possibilité pour des fonds européens d'être attribués à des organisations affiliées au frères musulmans a été adopté. Je vois Nathalie

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l'oiseau en face de moi. Elle a contribué à cette opération et elle a 1000 fois raison. Elle était pas seule mais elle a contribué à cette opération. Elle a 1000 fois raison. Donc on doit être d'une intransigence complète avec ceux qui veulent utiliser les règles de la République pour les dévoyer en les soumettant à l'autorité religieuse. Et ça ça n'a rien à voir avec l'attachement à la laïcité. C'est quelque chose qui est indispensable. Et et une fois qu'on a dit ça, qu'on reconnaît l'existence historique de racines judéo-chrétienne, qu'on rappelle la nature profondément laïque de la République, qu'on dit l'intransigence qu'on a avec celles et ceux qui veulent dévoyer une religion ou imposer des règles religieuses à la République, et ben il me semble qu'on a

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un peu défini l'identité de la France aussi. M.