"C’est le résultat de 30 ans de dérive" : Natacha Polony tire la sonnette d'alarme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est au bord de la guerre civile ?
- 2:08OuverteRéponse partielle
Comment éviter le chaos ce week-end ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Le Premier ministre évoque un schéma insurrectionnel, qu'en pensez-vous ?
- 3:37RelanceRéponse directe
Quelles preuves pour justifier les interdictions de manifester ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Comment adapter la réponse pénale aux pillards ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour la crise lycéenne et sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« C'est le résultat de 30 ans de dérive. »
- 2:08Fait
« Nous sommes face à un effondrement d'absolument toutes les structures de l'État. »
- 4:20Fait
« La loi payeur-casseur est en discussion. »
- 8:29Fait
« Nous sommes face à une crise économique et une crise de la dette. »
- 9:11Chiffre
« 80 % des principes actifs des médicaments sont produits en Chine ou en Inde. »
- 10:34Chiffre
« La commande publique, c'est 8 % du PIB français. »
- 11:15Fait
« On a laissé Sanofi vendre sa branche d'Olibran. »
- 11:56Fait
« Les pompes à chaleur chinoises sont totalement subventionnées par l'État chinois. »
- 14:29Fait
« Nous sommes contributeurs nets au budget européen. »
- 15:53Chiffre
« 1,5 enfants par femme en France. »
- 16:33Fait
« Revoir tous les doublons dans l'organisation territoriale. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Demandez-vous pourquoi moi je peux aller avec les gilets jaunes dans une manifestation, discuter, échanger, les écouter. Elle est venue un jour elle a traversé une manifestation Sud Rail à côté du ministère des transports vous étiez là. et à côté de ça quand je discute avec les forces de l'ordre et bien c'est il y a un respect. ? Parce que je défends l'ordre républicain qui est avant tout la protection des plus fragiles mais je comprends aussi la demande sociale parce que la France le cœur du projet c'est la justice sociale et donc on doit être capable de répondre à ses attentes. qui n'a jamais autant perçu d'argent dans un état qui n'a jamais déclaration de candidature de Natacha Polony. Bonjour. Bonjour. Après on verra si vous êtes candidate à
l'élection présidentielle, si vous avez vos signatures et si vous vous présentez sur la ligne de départ. Euh justement inquiétez pas. Mais je je c'est c'est c'est pas une inquiétude. Ça nourrit le débat. raison pour l'instant personne n'est officiellement candidate parce que personne n'a pour l'instant ses ses signatures. Ce sera acté au mois de février. Alors euh est-ce qu'on est Mourad le disait il y a quelques minutes est-ce qu'on on est aux frontières au bord de la guerre civile dans le ? Alors nous sommes face à un effondrement d'absolument toutes les structures de l'État et c'est profondément inquiétant et c'est le résultat de 30 ans de dérive. Il faut bien en avoir conscience. Ce que nous voyons là c'est un peu le syndrome de la maison qui a été attaquée par les termites. Ça tient
jusqu'au moment où ça craque complètement. C'est ça que nous voyons aujourd'hui. c'est pas les 10 ans de Macronisme, vous remontez sur 30 ans. Mais non bien sûr. Emmanuel Macron s'inscrit dans une logique il il est la continuité de politiques qui ont été des politiques globales et en effet l'accélérateur. Mais c'est pour ça que le danger ce serait d'être coincé dans le court terme. Il y a des réponses de court terme à apporter aux crises qui se manifestent là. Mais ce ça ne suffira pas. C'est-à-dire que justement l'enjeu de cette élection présidentielle c'est de réussir à se projeter dans le long terme, c'est-à-dire de dire aux Français comment on sort de cet état de crise permanente et comment on rend à la France sa grandeur dans les 10 ans, dans les 15 ans, dans les 20 ans à venir.
C'est ça à ce à quoi devraient se se consacrer les candidats à l'élection présidentielle et que moi je n'entends pas et c'est pour ça que je suis candidate, c'est parce que je je veux proposer aux Français une vision de ce que nous serons dans 10 ans, dans 20 ans. Oui, mais là la réponse c'est plutôt à ce weekend, c'est comment on évite le chaos samedi et dimanche. Donc est-ce qu'on est-ce que c'est avec le RAID, le GIGN, la ? Alors, 1er point Avec les Sentors, avec la force Sentinelle qu'on va ramener à Paris. il y a eu une défaillance. Il y a eu une défaillance, est-elle une façon alors est-ce que c'est une défaillance des services de ? En général, les services de renseignement ne se trompent pas. En revanche, on ne lit pas forcément correctement les alertes qu'ils donnent.
Ça c'est le 1er point. 2e point, le le 1er ministre a dit devant la représentation nationale hier qu'il y avait eu un schéma insurrectionnel, les mots sont extrêmement forts, un schéma insurrectionnel qui était donc établi, c'est ce qu'il c'est ce qu'il dit. Soit c'est vrai et ça justifie les interdictions de manifester et donc la limitation d'une liberté essentielle qui est celle de manifester parce que la démocratie doit être protégée et donc les institutions doivent être protégées. Mais dans ces cas-là, il faut qu'il fournisse les preuves. ? Parce que s'il y a exagération, s'il y a en fait euh communication autour de quelque chose qui n'est pas établi, alors c'est
extrêmement grave. ? Parce que ça signifierait la tentation de limiter les droits des citoyens à manifester et donc une forme d'illibéralisme. Donc ce que j'attends du 1er ministre, c'est qu'il fournisse les preuves exactes de ce qu'il a avancé. Et derrière, c'est la seule condition pour que nous puissions apaiser les choses. Derrière, les manifestations qui vont venir doivent être gérées correctement. Nous avons les moyens, c'est simplement que les moyens n'ont pas été mis la dernière fois, qu'il n'y a pas eu d'anticipation. Enfin, dernier point. Dernier point, nous devons adapter notre réponse pénale et notre réponse sécuritaire aux nouvelles formes d'action, c'est-à-dire
ces pillards que nous voyons. Alors, la loi payeur-casseur est en discussion, il y a d'autres propositions. En revanche, ce qui manque derrière, ce qui nous manque, c'est l'ensemble de la chaîne qui permet de punir tout de suite ceux qui se livrent à des déprédations. Je prends un exemple. Aux Pays-Bas, il vous avez des petites peines de prison qui sont exécutées immédiatement, très courtes, voilà. ouais. 15 jours parce que il faut que la loi s'applique immédiatement. Je crois que nous devons mettre ça en place. Ça nécessite évidemment une politique de moyen et long terme sur la construction de places de prison parce que nos prisons sont dans un état absolument scandaleux et parce qu'il n'y a eu aucun investissement de l'État pendant des années. Mais vous voyez,
vous avez donc l'immédiateté et dans l'immédiateté, j'ajoute une chose, il n'y a pas que la réponse sécuritaire. Nous avons une crise lycéenne qui a été laissée Voilà, on a laissé pourrir ce mouvement au lieu de répondre aux lycéens, ce qui était possible. aussi. Nous avons un mouvement social. Moi, j'étais au milieu des manifestants samedi dernier en Avignon et ce que j'ai vu, c'est des aides-soignantes, des infirmières qui disaient "Nous ne vivons plus de notre travail, nous ne pouvons plus nous déplacer." Et ça, je veux dire, on ne peut pas ne pas y répondre. Il y a des solutions. Une une TICPE flottante par exemple, c'est-à-dire une taxe sur les produits pétroliers qui s'adapte au prix et donc qui amortit les crises extérieures. écologique aussi qui est fléchée vers
vers l'écologie. C'est c'est là 17 euros à peu près aux alentours de 17 La contribution écologique, elle joue un rôle derrière pour nos industriels parce qu'elle permet par exemple d'équiper en pompe à chaleur et si vous discutez avec des industriels des pompes à chaleur ou même avec des industriels de l'automobile, ils vous disent que ça en revanche, il ne faut y toucher qu'avec une main tremblante parce que ça permet petit à petit à des entreprises qui produisent sur le sol français, j'y insiste, de de tenir. Donc c'est pas là-dessus que moi j'estime qu'il faut agir, c'est plutôt sur l'accès ce qu'on appelle l'accise, la la taxe sur les produits pétroliers. Ça c'est plus efficace, c'est plus immédiat. une midinette, j'ai presque envie de voter pour vous moi. Et ben bienvenue. Bienvenue.
J'ai quelqu'un à côté de moi qui parle je suis là j'ai envie de dire mais elle a raison, elle a raison. Alors comme ultra gauche non, mais j'essaie de prendre en compte la demande des Français et quand vous écoutez les Français aujourd'hui, ils vous demandent bien sûr l'ordre républicain. Non non non, excusez-moi mais non. Alors je vais vous je vais vous donner un exemple. Demandez-vous pourquoi moi je peux aller avec les gilets jaunes dans une manifestation, discuter, échanger, les écouter. Exactement et à côté de ça, quand je discute avec les forces de l'ordre, et bien c'est il y a un respect. ? Parce que je défends
l'ordre républicain qui est avant tout la protection des plus fragiles, mais je comprends aussi la demande sociale parce que la France, le cœur du projet français, c'est la justice sociale. Et donc on doit être capable de répondre à ces attentes. n'a jamais autant perçu d'argent, dans un état qui n'a jamais autant prélevé, dans un état qui n'a jamais autant distribué. Non il y a il y a il y a distribué mal surtout. Moi je je je je veux pas vous poser une question, je veux vous faire une déclaration, c'est différent. Ah ? Oui, moi je trouve que je trouve que la la la candidature de de Natacha Polony fait du bien à la campagne. Alors, je sais pas si vous irez au bout, je vous le souhaite. Mais ça amène un peu d'intelligence à la campagne, la campagne en a besoin. Parce que le
discours que j'entendais jusqu'à présent était totalement décalé avec les réalités et avec les priorités. Et je trouve que la votre candida- votre candidature fait du bien à cette campagne parce qu'on revient au au sujet essentiel, quoi. À l'important, à la priorisation des problèmes et et ça fait beaucoup de bien. Alors, je vous remercie d'être candidate. C'est moi c'est moi qui ai des mauvaises idées quoi, en fait. C'est ça. Alors, je vous rassure, je ne viens pas seulement nourrir le débat d'idées. En effet, j'ai une structure derrière moi et le je vais avoir les 500 parrainages parce que nous sommes organisés. Voilà, le mouvement s'appelle Nous sommes la France parce que la question c'est justement premièrement qui est ce ? C'est nous tous. Moi, je veux la France
pour tous et derrière c'est qu'est-ce que c'est que la ? Qu'est-ce qui nous rassemble et vers quoi nous voulons ? C'est en ça que en effet, il faut ramener dans cette campagne la capacité de projection et la capacité d'analyse. Vous parliez de la question économique. Elle est centrale. Je veux dire, nous sommes face à une crise économique et une crise de la dette et certains se réjouissent au fond de nous dire "Bon, on va être obligé à un moment, le FMI et la BCE vont prendre la main parce que vraiment euh on s'en sortira et en fait, ils sont ravis de se dire que des gens extérieurs vont venir voilà décider." Oui, mais non, c'est pas le sale boulot parce que derrière, ça veut ça veut dire ? Ça veut dire qu'il va il nous arriverait comme à la Grèce, c'est-à-dire qu'on nous obligerait à
vendre nos actifs stratégiques. On nous a on nous priverait de toute capacité de décision et en effet, vous avez raison, ça fait 20 ans qu'on les vend les actifs stratégiques. Il faut faire des réformes. Il faut faire des réformes. Quelles sont quelles sont ? Notamment sur le périmètre de l'État. Alors, quelles sont elles ces ? Il faut que l'État retrouve son sens. À quoi ça sert ? Surtout en France qui est une nation qui s'est construite autour de l'État. Je vais vous donner un exemple. L'État, qu'est-ce que ? C'est Colbert qui décide de planter la forêt de Tronçais, c'est-à-dire des chênes qui pousseront dans les 50 100 ans suivants pour avoir une marine parce qu'il a analysé que la France, pour être indépendante, avait besoin d'une marine. C'est ça le rôle de l'État, c'est de prévoir
Voilà, la planification. Et donc, le rôle de l'État, c'est pas de vous dire j'y viens, le rôle de l'État, c'est pas de vous dire à quelle hauteur on met les barrières devant les écoles, ça c'est pas c'est très certainement pas ça. En revanche, première chose, on définit les filières qui relèvent des enjeux vitaux de la France. La Chine fait ce que nous avons fait dans les années 50-60 et qui a fait notre puissance. De nous, nous avons abandonné. Donc, définir les enjeux vitaux de la nation, qu'est-ce que ? D'abord, nous avons besoin d'énergie parce que sans énergie, il n'y a pas de production. Le nucléaire parce que nous avons besoin d'une d'une électricité bon marché, décarbonée. Derrière, il faut un plan d'électrification. Ensuite, nous avons besoin de nourrir notre population. Or
là, nous sommes en train de détruire notre agriculture et dans 10 ans, il y aura une crise alimentaire si on a plus de paysans, et bien les autres pays viendront pas gentiment nous donner à manger. Troisièmement, le pharmaceutique. Nous avons vu pendant le Covid, or vous vous souvenez que pendant le Covid, on nous a expliqué oh c'est il faut rapatrier les principes actifs. 80 % des principes actifs des médicaments sont produits en Chine ou en Inde. C'était il y a 5 ans, il ne s'est rien passé. Mais quand je dis rien, c'est vraiment rien. On a vaguement avec le plan France 2030 voulu implanter une usine dans l'Isère, Séquence, sauf que comme on a laissé Sanofi vendre sa branche d'Olibran, et bien en fait, les clients qui devaient donner du un carnet remplir le carnet de commande de
Séquence, sont fragilisés puisque maintenant c'est un fond américain. Donc, ça veut dire que d'ici quelques années, peut-être que l'argent public qu'on aura mis dans Séquence sera à fonds perdus puisqu'on n'a pas sécurisé toute la filière. C'est pour ça que quand je vous disais il faut définir les enjeux vitaux, derrière l'État sécurise les filières et il mène une vraie politique industrielle. Ça veut pas dire qu'il se qu'il se substitue au secteur privé, ça veut dire qu'il y a des domaines qui ne doivent pas être abandonnés au seul marché parce que c'est la protection des citoyens. Mais ça veut dire quoi ? Premier élément, premier levier de l'État, la commande publique. La commande publique, c'est 8 % du PIB français. Actuellement, eh bien, pour euh quelques centimes dans un
marché public, on va laisser tomber une PME française et on va dire "Oh, on va aller acheter chinois parce que c'est moins cher." Derrière, on ne compte jamais l'externalité négative, c'est-à-dire combien ça coûte de payer le chômage de tous les salariés de la PME qu'on a fait qu'on a fait mourir. vous faites pour que justement le français soit plus ? Parce que priorité à la production Non, c'est pas une question de compétitivité. C'est très important. Alors Il faut que le français puisse acheter c'est les produits que l'on vend. Ça c'est marrant parce que vous êtes Je vais vous citer un exemple. Les pompes à chaleur. Là, je suis allée au salon Batimat récemment, 60 stands de pompes à chaleur, il y en avait moins de 10 qui étaient européens. Donc, les producteurs
français de pompes à chaleur vous disent "Voilà, les producteurs ouais les producteurs français de pompes à alors Mais ben je vais vous dire ben pour qu'il puisse vendre ses pompes à chaleur parce que avec la vitesse à laquelle l'État rembourse et euh qu'il n'avance pas, ben mon mari pour faire que sa boîte fonctionne et qu'il puisse payer ses salariés, ben il est il peut pas prendre des pompes à chaleur européennes tout le temps parce que en fait, il s'adapte à son client. C'est vrai et ? Donc c'est le prix. C'est le prix. Non non mais attendez, effectivement, les les producteurs français Et les producteurs français de pompes à chaleur sont allés à Bercy pour dire "Vous subventionnez le passage aux pompes à chaleur mais ça va à des pompes à chaleur chinoises." On leur a répondu
"C'est parce que vous n'êtes pas assez compétitifs." Les pompes à chaleur chinoises sont totalement subventionnées par l'État chinois. Au nom de quoi mettons en concurrence des producteurs français avec des gens qui n'ont pas les mêmes règles. C'est ça la folie furieuse. Donc, l'argent, les subventions, c'est-à-dire l'argent des contribuables français finance l'industrie chinoise. Mais on est d'accord avec vous complètement d'accord. Oui mais ça change pas le paradigme. C'est Priorité au monde, on produit donc du coup, on produit de plus en plus cher. C'est pour ça que je vais vous expliquer comment on fait. Je vais vous expliquer comment on fait. Premier point, pour ce qui est des commandes d'État ou de collectivités, priorité à la production française dans la commande publique.
Voilà, comme ça déjà on recrée là aussi, on remplit le carnet de commande de nos producteurs. Ensuite, mais l'Europe, on va lui expliquer que on n'a pas le choix parce Alors sur ce sujet là Exactement. [rires] Alors vous voyez, c'est là que c'est fait. Il a raison. Il a raison parce que nous sommes la France, c'est-à-dire que nous ne sommes pas n'importe quel pays, nous sommes contributeurs nets au budget européen. Donc les autres pays défendent leurs intérêts vitaux, nous sommes les seuls à ne pas le faire. Donc à un moment donné, on met des lignes rouges et l'Europe il Europe il y a intérêt parce que les déséquilibres économiques vont finir par
faire exploser les choses et donc les autres pays européens ont intérêt à ce que la France ne s'effondre pas. Donc il faut trouver ce chemin. Donc priorité à la commande dans la commande publique, ça c'est le premier point. Derrière l'État, les entreprises et les salariés doivent être mis autour de la table. Impacte pour la production et les salaires. Le premier à faire le travail, c'est l'État, c'est-à-dire que il nettoie ses normes et il fait il bascule une part de la protection sociale sur la CSG pour que ce ne soit pas systématiquement le travail qui paye la protection sociale parce que ça ça alourdit nos entreprises. Derrière, ça implique que vous pouvez augmenter le salaire net dans la mesure où vous baissez les cotisations salariales et patronales. En échange, les patrons
acceptent de prendre une part d'augmentation de salaire et en échange, on réfléchit à la question du travail parce que le temps de travail global c'est-à-dire où nous sommes un des pays où on rentre le plus tard sur le marché du travail et nous sommes un des pays où l' en fait la quantité globale de travail n'est pas assez importante et que du coup ceux qui travaillent travaillent beaucoup mais on n'a pas assez de gens au travail. Donc on fait Mais est-ce que est-ce que ça remet en cause le modèle social ? Mais justement non, vous le sauvez. Mais non, tu le sauves. Vous le sauvez. C'est ça c'est ça aujourd'hui les retraites, la santé, tout ça ça a un coût. Exactement. Et aujourd'hui quand Regarde et donc derrière par capitalisation vous avez entendu la musique
Le débat politique aujourd'hui se concentre sur quasiment l'âge de la retraite, c'est c'est ce qui concentre le débat politique. C'est tout le problème. 60 ans pour la France un souci, le RN on sait pas trop 62 Du côté des des républicains on dit 64 même 67. Donc on a l'impression que c'est l'alpha et l'oméga du débat politique. Exactement et c'est tout le problème. Ça fait 3 ans qu'on est à temps plein uniquement sur ce sujet-là. C'est un sujet c'est un sujet pour diverses raisons. Mais premier point, il faut le raccrocher au reste, c'est-à-dire au fait que notre problème en France c'est un problème de de production et que donc nous ne gagnons pas assez. Donc ça c'est le premier point. Deuxième point, il y a des dépenses de l'État qui sont pléthoriques et il faut toucher les
grandes masses. Les grandes masses par exemple, c'est l'organisation territoriale. Là, revoir tous les doublons dans l'organisation territoriale, là vous économisez beaucoup d'argent. Donc vous voyez il faut re- pas, en ne mettant au chômage parce qu'on peut pas licencier Non non, je vous parle pas de ça, je vous parle de l'organisation territoriale. C'était des gens derrière l'organisation territoriale. mais derrière des strates administratives. Oui et derrière en effet vous remettez les gens sur le terrain en les formant, voilà. Et enfin Dernière chose. dernière chose, attention à la question démographique dont on ne parle jamais. Si vous voulez préserver notre modèle social, il faudrait s'intéresser à ce chiffre 1,5 enfants par femme en France, c'est une catastrophe, c'est la fin de
la parenthèse française. Or ça, les politiques familiales ont été abandonnées. Les Les aides doivent venir dès le 1er enfant. Si vous avez euh Enfin, la spécificité, c'est que quand vous aidez les femmes à mener une vie professionnelle et une vie familiale, elles peuvent assouvir leur envie de faire des enfants. Donc, vous devez avoir une politique de garde d'enfants. Vous devez avoir une politique en faveur des familles. Ça, on n'en parle jamais. C'est majeur, sinon, en effet, vous condamnez les Vous condamnez les gens à travailler jusqu'à 70 ans. Merci Natacha Polony d'être venue. 1re discussion avec les GG, il y en aura d'autres au au fur et à mesure. Oui, on est tenu On est tenu par une chose qu'on appelle le temps de parole. Si tu veux Bien sûr. Est-ce qu'elle nous écrit sur
une ardoise les ? aussi Et si elle me les écrit On pourra se reparler, bien sûr. devient présidente, peut-être qu'elle elle libérera toutes les règles du temps de parole. Si vous êtes présidente, parlez-vous de ce que Alain Marshall vous fait. Ce qui Ce qui arrivera [rires] à bientôt, Natacha. et merci pour votre invitation. RMC, les Grandes Gueules.