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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 22 juillet 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Justice : «On protège beaucoup plus l’auteur du crime que la victime. Il faut changer le logiciel global de la société», selon Sylvain Maillard, député EPR de Paris

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une énième loi, Sylvain Maillard, va changer le logiciel de ces nouveaux délinquants ?

  • 1:52OuverteRéponse directe

    On ne sanctionne pas assez les délinquants, c'est-à-dire que la police attrape et la justice, est-ce qu'elle sanctionne encore aujourd'hui ?

  • 3:04RelanceRéponse directe

    Loi narcotrafic, loi Riposte, nouveau parquet, ça fait dix ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Pourquoi est-ce que ça n'arrive que maintenant ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Et la France, c'est la France. Et vous savez qu'on a une culture de l'excuse dans la justice et les gardes d'Esso de M. Macron.

  • 4:35RelanceRéponse directe

    Comment est-ce que vous voulez avancer sans changer le logiciel de la magistrature ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Je suis content de vous l'introduire. Et puis, comme vous parlez des juges, je suis bien d'accord que tous ne sont pas unanimes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « Le refus d'obtempérer à Marseille, 28 000 refus d'obtempérer par an, une augmentation de 10% par an. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « On ne sanctionne pas assez les délinquants, c'est-à-dire que la police attrape et la justice, est-ce qu'elle sanctionne encore aujourd'hui ? »
  • 3:20InvitéFait
    « Oui, l'accélération est incroyablement forte. Ce que nous avions sur la mafia, sur la drogue, ce n'était pas du tout ce qu'on avait connu en 2017. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « Mme Belloubet, M. Dupond-Moretti, M. Didier Meugot sont les héritiers de la politique de l'excuse, instaurée déjà à l'époque par François Mitterrand. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « 30% des juges sont syndiqués au syndicat de la magistrature. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « Finalement, les députés ont approuvé à l'occasion de ce nouveau vote l'instauration de la perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur les mineurs de moins de 15 ans. »
  • 6:49Invité politiqueChiffre
    « Qu'il y ait toujours 84 députés qui votent contre la perpétuité ? »
  • 8:36InvitéChiffre
    « On a des centaines de cas. »
  • 13:12InvitéFait
    « En France, ce qui est bien et tant mieux, il faut le dire, ce qui marche, l'antisémitisme est condamné. »
  • 13:14InvitéChiffre
    « C'est-à-dire que c'est 45 000 euros d'amende, un an d'emprisonnement. »
  • 15:48Invité politiqueFait
    « On est pointé du doigt Gabriel Attal qui a coupé les crédits des canadaires. »
  • 17:26Invité politiqueFait
    « Le jour de libération fiscale et sociale tombe le 22 juillet, c'est-à-dire aujourd'hui. »
  • 17:30Invité politiqueChiffre
    « C'est le 22 mai pour l'Irlande, le 27 mai pour le Danemark, le 13 juin pour la Pologne et même en avril pour Malte et Chypre. »
  • 17:54InvitéFait
    « Le dernier budget, à l'initio de M. Lecornu, prévoyait une augmentation d'impôts. »
  • 18:14InvitéChiffre
    « Qu'est-ce qu'a voté le Rassemblement national ? À l'initio avec 14 milliards d'impôts supplémentaires. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Sylvain Maillard26 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Europe 1. La grande interview Europe 1 C News, Pierre De Villeneau.

0:08
Présentateur

Et l'invité de la grande interview ce matin sur C News et sur Europe 1, c'est le député EPR de Paris. Bonjour Sylvain Maillard.

0:15
Sylvain Maillard

Bonjour Pierre De Villeneau. Merci d'être avec nous. La France se réveille une fois de plus dans un climat de violence et d'insécurité maximale. Le refus d'obtempérer à Marseille, 28 000 refus d'obtempérer par an, une augmentation de 10% par an. L'exfiltration du maire d'Alès sur fond de lutte contre le narcotrafic. La réponse du gouvernement, c'est la loi Riposte qui a été finalement adoptée hier soir. Est-ce qu'une énième loi, Sylvain Maillard, va changer le logiciel de ces nouveaux délinquants ?

0:40
Invité

Alors effectivement, on a voté hier soir la loi Riposte qui ne porte pas spécifiquement sur ces points-là, mais qui renforce le pouvoir évidemment de la police. Sur l'insécurité en France en général. Exactement, mais aussi sur le narcotrafic, c'est les points dont vous venez de mentionner, entre autres ce qu'il se passe à Alès. Nous avons voté une loi il y a quelques semaines, narcotrafic.

1:01
Sylvain Maillard

Et pour ça, une loi se superpose à une autre loi, ou s'ajoute à une autre loi, on attend maintenant une réponse.

1:07
Invité

En fait, on donne plus à la justice et à la police, on donne plus de moyens pour pouvoir faire en sorte de s'adapter à cette nouvelle délinquance extrêmement puissante, extrêmement riche. Vous l'avez dit dans certains de vos reportages précédemment, cette interview, et qui a des moyens maintenant de corrompre, qui a des moyens de s'organiser et qui évidemment menacent notre pays. Nous ne sommes pas les seuls, nous sommes tous les grands pays en Europe avec des grands ports. C'est le cas encore plus grave en Belgique et en Hollande de ce que nous vivons. La réponse, c'est la loi narcotrafic et il faut qu'elle se mette en place.

Il y a un parquet spécifique dédié qui se met en place et qui permettra de donner les moyens à la justice de pouvoir répondre. Oui, parce que vous dites des moyens pour la police et surtout des moyens pour la justice. L'investigation, on avait des grosses difficultés d'investigation.

1:52
Sylvain Maillard

On ne sanctionne pas assez les délinquants, c'est-à-dire que la police attrape et la justice, est-ce qu'elle sanctionne encore aujourd'hui ? La police aujourd'hui se plaint justement du manque de sanctions.

2:00
Invité

Sur la DZMafia et sur l'organisation mafieuse, ce n'est pas uniquement un problème de policiers en bas des cages d'immeubles, même s'il en faut. C'est aussi une vraie réponse dans une organisation structurelle qui gagne de l'argent, qui nourrit énormément de personnes et qui fait en sorte de gagner comme une PME ou comme une entreprise plus importante. Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui, ce n'est pas une affaire, mais c'est un cartel ? Oui, je ne suis pas spécialiste mexicain de l'organisation des uns les autres. En tout cas, ce qui est certain, c'est que ce sont des organisations mafieuses, c'est-à-dire avec une organisation propre, une hiérarchie propre, avec des moyens financiers.

Et donc, il nous faut démanteler et attaquer à la racine. C'est pour ça qu'on a créé un parquet avec la loi narcotrafic, un parquet spécifique qui s'occupe précisément sur l'ensemble des axes financiers, mais aussi répressifs. On ne peut pas attaquer ces mafias uniquement sur l'angle de la drogue. Ça ne marche pas. Il faut aller là où à la racine, c'est-à-dire pouvoir repérer les flux financiers, les intercepter et ensuite faire en sorte qu'ils soient arrêtés et mis en prison.

3:04
Sylvain Maillard

Loi narcotrafic, loi Riposte, nouveau parquet, ça fait dix ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Pourquoi est-ce que ça n'arrive que maintenant ?

3:10
Invité

Tout a changé. Quand on est arrivé en 2017, les vraies discussions que nous avions, c'était sur l'économie. D'ailleurs, on est arrivé, on a porté, j'ai porté, aux côtés d'Emmanuel Macron. Vous voulez dire que c'est un problème nouveau ? Oui, l'accélération est incroyablement forte. Ce que nous avions sur la mafia, sur la drogue, ce n'était pas du tout ce qu'on avait connu en 2017. Et donc, nous devons nous adapter. Mais on n'est pas les seuls dans l'ensemble des pays européens, aux Etats-Unis. Les pays qui anticipent. On a la même chose. Oui, enfin, regardons les pays à côté.

D'ailleurs, on fait beaucoup de, ce qu'on appelle du benchmark, de regarder ce qui marche à côté et ce qui ne marche pas. D'ailleurs, dans la loi narcotrafic, on a copié le modèle, et on riposte pareil, le modèle du repenti. Comment fait-on en sorte que celui qui fait partie d'un de ces mafias, qui veut témoigner pour se protéger et faire en sorte de dénoncer les actes, ce qui a aidé évidemment énormément à la justice, puisse être protégé ? Ça, ça existait aux Etats-Unis, beaucoup. Ça existe beaucoup aux Etats-Unis. Le système judiciaire, la charge de la preuve n'est pas la même aux Etats-Unis. Et comme c'est grâce à ça qu'en Italie, on a pu démanteler le système mafieux.

4:18
Sylvain Maillard

Et la France, c'est la France. Et vous savez qu'on a une culture de l'excuse dans la justice et les gardes d'Esso de M. Macron. Mme Belloubet, M. Dupond-Moretti, M. Didier Meugot sont les héritiers de la politique de l'excuse, instaurée déjà à l'époque par François Mitterrand. C'est lui qui a fait abroger la loi Perfit sur la loi Sécurité et Liberté. Comment est-ce que vous voulez avancer sans changer le logiciel de la magistrature ?

4:40
Invité

Je crois que quand nous donnons des moyens supplémentaires à la magistrature, aux policiers, comme nous le votons, je crois que c'est une réponse... C'est une question de philosophie. J'entends la discussion philosophique. Moi, je veux des résultats. Et donc, pour qu'il y ait des résultats, je veux donner des moyens. On pourra...

4:56
Sylvain Maillard

C'est pas là pour discuter de filo. On n'a pas deux heures, c'est pas l'épreuve de bac. Ce que je veux dire, c'est que de façon pragmatique, il faut qu'on avance sur la façon dont pensent les juges.

5:03
Invité

Je ne suis pas d'abord sûr qu'ils soient unanimes et qu'ils aient tous la même mode de pensée, loin sans faux. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'il y a trop d'entraves dans le travail des policiers et des juges, des gendarmes, évidemment, qui fait en sorte que ce qui nous paraît une évidence pour n'importe quel concitoyen, en fait, devient une complexité absolue et protège, en fait, le délinquant. Mais vous savez, il n'y a pas que dans le narcotrafic. On vient de voter une loi sur la protection de l'enfance. Enfin, c'est pareil. On protège beaucoup plus l'auteur du crime que la victime. Et donc, c'est ce logiciel global de la société qu'il faut changer, mettre la victime au centre.

5:38
Sylvain Maillard

Je suis content de vous l'introduire. Et puis, comme vous parlez des juges, je suis bien d'accord que tous ne sont pas unanimes. Mais 30% des juges sont syndiqués au syndicat de la magistrature. Et quand vous voyez les images du secrétaire général de la magistrature qui, sur la loi de la présomption de légitime défense des policiers, s'interpose et dit que ça pose problème, c'est là aussi un sujet de discussion. Sylvain Maillard, vous serez d'accord ?

5:58
Invité

Moi, je suis sur les juges. Un juge doit être impartial. Comme un policier doit être impartial. C'est la théorie. Il doit être impartial. Qu'il ait ses idées politiques, c'est comme n'importe quel citoyen. Mais il doit appliquer dans son travail un travail d'impartialité. Pour un juge, un policier, n'importe quel fonctionnaire, quand il est dans son travail, il ne doit pas avoir de position partisane. C'est ça qu'on doit regarder. Mais il faut leur donner aussi les moyens de travailler. Ils n'avaient pas suffisamment de moyens. C'est ce que nous donnons à travers ces lois narcotrafic et ripostes.

6:25
Sylvain Maillard

Vous allez parler de la protection de l'enfance. Et en effet, j'ai l'impression que quand on prononce le mot perpétuité, c'est un vent de bouclier qui se dresse. Ça s'est passé jeudi dernier. Ce qui a conduit d'ailleurs Aurore Berger, la ministre, à demander un nouveau vote. Finalement, les députés ont approuvé à l'occasion de ce nouveau vote l'instauration de la perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur les mineurs de moins de 15 ans. Qu'est-ce qu'il y a de plus choquant ? Qu'il y ait toujours 84 députés qui votent contre la perpétuité ? Ou que l'extrême gauche vous explique que cette mesure est inefficace contre les pédocriminels ?

6:53
Invité

Les deux, en fait. Moi j'étais en séance et on a écouté évidemment les arguments des uns et des autres. En réalité, c'est même la perpétuité sur des actes extrêmement graves. Vous l'avez dit, c'est violent, mais avec atrocité. C'est vraiment de la barbarie. Et donc même là-dessus, la gauche, l'extrême gauche, mais une partie de la gauche, a voté contre cela.

7:17
Sylvain Maillard

Ça vous étonne de certaines personnalités de gauche ?

7:20
Invité

Je crois qu'il y a un moment une décorrélation entre la victime qui doit être au centre de tout et l'auteur. En fait, ils ont un logiciel qui est, d'ailleurs, c'est une vraie position politique pour eux, le logiciel dans un crime, au fond, le plus important est le criminel. Comment on fait pour réinsérer le criminel ? La victime est totalement oubliée. Mais nous, nous voulons que la victime soit au centre de tout. On s'occupe de la victime et on s'occupe ensuite du crime.

7:47
Sylvain Maillard

Qu'est-ce que vous répondez, justement, à Éric Coquerel qui disait que les pédocriminels ne sont pas forcément incurables ? C'est un problème de suivi psychologique ?

7:53
Invité

Je l'écoutais, c'était sur votre antenne. C'est juste indigne, tout simplement. Et d'ailleurs, nous l'avons répondu par un vote hier, en faisant en sorte que les pédocriminels, c'est en série, avec atrocité, soit maintenant... En tout cas, nous avons voté ça à l'Assemblée nationale, ça va faire un chemin, il part au Sénat, il reviendra, et faire en sorte que ce soit la perpétuité.

8:13
Sylvain Maillard

Puisqu'on parle des enfants, à Bioritz, deux animateurs âgés de 21 et 36 ans ont été arrêtés. Ils ont été placés en garde à vue hier pour viol et agression sexuelle sur au moins 13 enfants d'un même centre de loisirs, des enfants de 3 à 4 ans, Sylvain Maillard.

8:27
Invité

Mais moi, je suis un élu parisien. Qu'est-ce que nous vivons à Paris ? On vit dans le périscolaire un drame absolu. Vous avez vu la réponse de la justice ? On a des centaines de cas. La justice a commencé à condamner, mais... Pas condamner, avec du sursis et des relax. Condamner, mais moi, je suis un député, je suis obligé de faire attention à ce que je dis, par rapport à ce que fait la justice et les condamnations, c'est pas la justice, mais moi je vous le dis, c'est la même chose. Il faut que nous soyons extrêmement durs. Mais les pédocriminels, il faut que nous comprenions comment ça fonctionne et arrêtons de les protéger. On a eu de la protection à Paris, je le dis, je le redis.

Emmanuel Grégoire, le maire, menace tous ceux qui pourraient entacher la réputation de Paris, mais je le dis, nous avons fait... Il y a eu une faillite.

9:11
Sylvain Maillard

Il y a eu des pressions de la part de la mairie de Paris sur la justice ?

9:16
Invité

Non, c'est un système qui s'est organisé pendant des années, de faire en sorte que, quand on avait des doutes sur un animateur, en fait, on le changeait d'école. Et donc, au fond, on a un doute, ça se passe mal dans une école, peut-être qu'il y a eu, les parents disent qu'on le met dans une autre école. Et donc, du coup, on a 84 écoles maternelles. Parce que la pédocriminalité dont on parle des animateurs, c'est pas uniquement des enfants de 13-14 ans, c'est déjà extrêmement plus que choquant.

9:42
Sylvain Maillard

Mais c'est souvent des enfants traumatisés à vie, qu'ils aient 13-14, 3-4, 5-6, 9 ans.

9:47
Invité

Mais c'est encore, je trouve, encore plus atroce dans l'atrocité. Ce sont souvent des bébés. Nous, on a 84 écoles maternelles, des enfants de 3 ans, 4 ans, qui, pour certains, ont été violés.

9:58
Sylvain Maillard

Mais ça c'est un diagnostic. Maintenant, qu'est-ce qui se passe au niveau de la justice ? Est-ce que vous-même, puisqu'on parle du périscolaire parisien, Sylvain Maillard, vous avez vu les jugements. En attendant, il y a un animateur qui a eu du sursis, un autre qui a eu du sursis, il y en a un qui a été relaxé. Ce sont les trois premières affaires. Est-ce que c'est une réponse ? Est-ce que c'est encore, pardonnez-moi de vous reposer la question, est-ce que c'est la culture de l'excuse ?

10:20
Invité

Là-dessus, il va falloir être beaucoup plus, sur la justice, on va faire, si on est vraiment qu'au début de l'ensemble des procédures, il y a énormément d'animateurs qui sont... Ça veut dire qu'on laisse passer cela ? Non, non, non. Moi, j'ai deux choses. Moi, je suis un élu parisien, Paris, et comme le reste, c'est protéger tout de suite les enfants. Nous avons fait des propositions, on a une mission d'enquête à l'heure actuelle, et on a fait des propositions pour qu'on protège les enfants tout de suite. Déjà, on arrête l'hémorragie. Ensuite, de faire en sorte qu'il y a-t-il les moyens pour la justice de répondre à ces pédocriminels ? Moi, je trouve que non, pas assez.

C'est pour ça que nous sommes en train de changer la loi, vous venez d'en parler d'un des aspects, mais de faire en sorte de pouvoir contrôler l'honorabilité de ceux qui s'occupent de nos enfants dans les centres de loisirs, dans le péri-scolaire. Les pédocriminels, ils vont là où il y a des enfants. Et donc, il nous faut être beaucoup plus vigilants. On a des vérifications à travers le figeste, à travers le casier, qui sont très statiques. On vérifie une fois, mais on ne connaît pas l'antécédent de ce qui s'est passé, surtout s'il est passé d'institution en institution. Donc, nous ne connaissons pas l'antécédent.

Ce que nous portons dans la loi, c'est de faire en sorte que nous puissions avoir une transparence beaucoup plus importante, et qu'un pédocriminel ne travaille plus jamais de sa vie au contact d'enfants.

11:36
Sylvain Maillard

300 personnalités sont venues soutenir Public Brom. Barbara Butch, dont le concert a été interrompu à Grenoble par 150 militants pro-palestiniens, menés par les élus LFI de la ville, Alain Chabat, Géraldine Nakaj, Vincent Elbaz, Ludivine Sagné. Et vous ?

11:50
Invité

Sylvain Maillat. J'ai signé évidemment cette tribune. Je fais partie de ceux qui soutiennent Barbara Butch. C'est l'antisémitisme d'ambiance, fait partie de ce qu'a instauré l'extrême-gauche en France. Et donc, il nous faut le combattre. Barbara Butch, qui était pendant longtemps une égérie pour eux, parce qu'elle a pris position sur le conflit israélo-palestinien, est devenue honnie de l'extrême-gauche. Est-ce que c'est que ça ? Est-ce que ce n'est pas tout simplement parce qu'elle est de confession juive ? Oui, c'est un tout. C'est-à-dire qu'effectivement, bien sûr qu'elle est juive, pour eux c'est une cible, mais surtout elle a pris position...

12:25
Sylvain Maillard

Elle a dit qu'elle faisait objet d'attaque depuis qu'elle est petite.

12:29
Invité

L'antisémitisme en France, j'ai présidé pendant 5 ans le groupe d'études sur l'antisémitisme. L'antisémitisme ne fait que grandir en France, pas qu'en France d'ailleurs, mais ne fait que grandir en France, sur tout simplement un sentiment qui est largement développé par l'extrême-gauche. Toujours eu ce propos depuis des années, ça n'a pas changé.

12:49
Sylvain Maillard

Mais là, c'est parce qu'on fait un diagnostic de ce qu'on fait par une loi Yadant qui n'a pas fonctionné, une loi Berger qui est en attente de discussion au Parlement à partir d'octobre.

12:58
Invité

Qui a été déposée au Conseil des ministres, qui a étudié, sur lequel je travaille aux côtés d'Aurore Berger, et pour moi qui est extrêmement importante. Il faut y répondre et faire en sorte que... Déjà en France, ce qui est bien et tant mieux, il faut le dire, ce qui marche, l'antisémitisme est condamné. C'est-à-dire que c'est 45 000 euros d'amende, un an d'emprisonnement,

13:18
Sylvain Maillard

ce n'est pas le cas dans tous les pays anglo-saxons. Dans les faits, est-ce qu'il y a des résultats ? Moi, je propose... Parce que vous connaissez des gens qui ont été condamnés à 45 000 euros d'amende pour l'antisémitisme.

13:26
Invité

Oui, mais ce que je propose, je fais partie, mais c'est un débat qu'on peut avoir, c'est de faire en sorte que, justement, on puisse sortir du droit, pour être un peu plus technique, mais l'antisémitisme est condamné à travers le droit à la presse. Moi, ce que je souhaite, c'est que ça devienne à condamner à partir d'un droit classique, qui nous permettrait d'avoir beaucoup plus de condamnations, parce qu'en fait, c'est très protecteur. On voit bien qu'il y a énormément de propos, y compris dans le monde politique, que l'on peut considérer comme antisémite, qui ne sont pas condamnés. Ça veut bien dire qu'à un moment, le droit et la façon dont il est dit est trop protecteur.

Pour moi, l'antisémitisme est simple, il est défini. Quand on est un responsable politique et qu'on s'y adonne, on doit être condamné. Je fais partie de ceux... J'accompagne le président de la République dessus en disant que si nous sommes condamnés pour antisémitisme, ou racisme d'ailleurs, nous ne devrions plus être éligibles. Je crois que c'est important qu'on puisse franchir un cap, faire en sorte que, aussi dans la société, mais aussi dans le monde politique, l'antisémitisme et le racisme...

14:24
Sylvain Maillard

Et c'est un des volets de la loi Berger, en l'occurrence. Vous parlez du président de la République, qui a maintes fois été critiqué pour ne pas en faire assez pour l'antisémitisme, contre l'antisémitisme en France. C'est le cas notamment de l'ambassadeur américain Charles Kirchner. Qu'est-ce que vous répondez ? Est-ce qu'Emmanuel Macron, en dix ans de présidence, a fait suffisamment pour la montée de l'antisémitisme, qui n'est pas un phénomène nouveau, même s'il s'amplifie ? Mais l'antisémitisme est là.

14:46
Invité

Moi, je n'ai jamais entendu nier la montée de l'antisémitisme, d'accompagner l'ensemble de ce que nous avons pu porter. L'ensemble de ce que nous avons porté, il a toujours été à nos côtés pour combattre l'antisémitisme. Donc, je trouve que c'est un procès de mauvaise intention. On peut reprocher des choses et d'autres politiques auprès de la République, mais là-dessus, il a toujours été impeccable.

15:07
Sylvain Maillard

La France fragilisée, on vient de le voir, par la criminalité, par la justice, où il faut faire des efforts, par les flammes aussi. Les incendies, cette année, sont particulièrement violents, vous l'aurez remarqué. Deux pompiers ont péri dans les flammes, on l'a appris en Gironde, à Cotignac, dans le Var, 2550 hectares brûlés. Est-ce qu'on est suffisamment dotés ? Y a-t-il assez de pompiers ? Y a-t-il assez de canadaires ? De moyens dans un schéma climatique qui s'avère de plus en plus compliqué ?

15:31
Invité

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir probablement plus de feu, plus important, et donc il va falloir de la force de réaction plus rapide. Il faut plus de matériel. On a déjà commandé, je sais bien, la polémique, un peu fausse polémique sur le matériel. En tout cas, le matériel est recommandé.

15:47
Sylvain Maillard

On est pointé du doigt Gabriel Attal qui a coupé les crédits des canadaires.

15:49
Invité

Oui, je pense qu'il n'a pas coupé, c'est le premier qui a recommandé. Et en plus, il l'a fait à un moment où moi j'ai été président de groupe, je connais parfaitement le dossier. Il a été au contraire plutôt efficace en disant, il faut commander les canadaires. Regardons ce que la société canadaire est capable de nous livrer comme avion. Est-ce qu'elle ne peut pas nous livrer ? Est-ce qu'elle ne peut pas nous livrer ? Comment trouver une solution ? Entre autres, à travers des hélicoptères que nous avons commandés à ce moment-là. Et donc, on a plutôt bien anticipé et on est plutôt mieux doté que nos voisins européens.

Par contre, ce qui est certain, c'est que nos pompiers ont besoin de plus de matériel, une force d'intervention plus rapide parce que les feux vont se démultiplier et qu'il nous faut une force d'intervention plus forte.

16:29
Sylvain Maillard

Anticiper, c'est peut-être ça qui nous manque sur la fiscalité. Non, je ne suis pas d'accord.

16:33
Invité

Sur l'anticipation, c'est ce que nous sommes en train de faire, ce que nous avons déjà commencé à faire, parce qu'on est canadaires qui vont arriver, ce qu'on a commencé à faire avec les hélicoptères qui arrivent au fur et à mesure, largueur d'eau, et on continue. Mais ne voyons pas toujours ce qui n'a pas marché. Poser la question aux pompiers, Sylvain Maillard. Oui, non, non. Poser la question aux pompiers, on verra ce qu'ils voient. Est-ce que c'est toujours suffisant ? Est-ce qu'on écoute les pompiers ? Oui, il faut toujours plus de matériel, comme d'ailleurs les militaires. Est-ce que nous faisons en sorte qu'ils aient plus de matériel ?

Vous savez, les pompiers, et moi, les pompiers sont des militaires à Paris. Ils savent très bien les améliorations de dotation qu'on a faites aussi grâce à la loi de programmation militaire. Et on améliore, je dirais, le matériel au quotidien. Alors, ça ne se dit pas, on en parle discrètement, je vous le dis. On a fait en sorte d'avoir plus de moyens et on continuera.

17:23
Sylvain Maillard

Idem sur la fiscalité, on sait que la France est tristement championne. Le chiffre du jour, il nous est livré par le Figaro pour les actifs en France. Le jour de libération fiscale et sociale tombe le 22 juillet, c'est-à-dire aujourd'hui. C'est le 22 mai pour l'Irlande, le 27 mai pour le Danemark, le 13 juin pour la Pologne et même en avril pour Malte et Chypre. Quand est-ce qu'on sort de ce maelstrom fiscal qui détruit à la fois les particuliers, les entreprises, le manque d'investissement ?

17:47
Invité

Mais Pierre Devineau, qui vote des augmentations de fiscalité en permanence ?

17:52
Sylvain Maillard

L'extrême-gauche et l'extrême-droite ? Le dernier budget, à l'initio de M. Lecornu, prévoyait une augmentation d'impôts.

17:59
Invité

Pierre Devineau, qui se bat pour faire en sorte, dans l'hémicycle, pour ne pas qu'il y ait des augmentations sur l'IFI, des augmentations sur l'impôt sur le revenu, diverses taxes ? Attends, c'est nous. C'est Renaissance, c'est Horizons, c'est le Modem. Qu'est-ce qu'a voté le Rassemblement national ? À l'initio avec 14 milliards d'impôts supplémentaires. Qu'est-ce qu'a voté ? Je n'ai pas voté le budget. Vous n'avez peut-être pas voté le budget, mais c'était le plan du gouvernement. Au quotidien, qui se bat pour ne pas qu'il y ait d'augmentation d'impôts ? Vous savez, le Rassemblement national a voté 36 milliards devant nous d'augmentation d'impôts. En main, dans la main, avec la gauche.

Continuez d'accuser qui vous voulez.

18:33
Sylvain Maillard

Est-ce que ce n'est pas un sujet transpartisan de sortir de ce maître fiscale et économique ?

18:37
Invité

Je suis très fier, Pierre Devineau. J'ai toujours défendu la baisse des impôts. Il y a trop d'impôts en France. Et mon mouvement Renaissance a toujours défendu la baisse des impôts. Ce que nous voulons, c'est baisser les impôts. Qui a baissé les impôts dans ces dernières années, sur l'impôt sur les sociétés ? Qui a enlevé la taxe d'habitation ? C'est qui ? C'est nous. C'est nous. Fin de la taxe d'habitation, baisse de l'impôt sur les sociétés. 33, quand on est arrivé, il est à 25%.

18:59
Sylvain Maillard

Et qui va rétablir l'économie en 2027 ?

19:02
Invité

Moi, je veux qu'on travaille plus au global. Je veux qu'on fasse plus de production. Pour un candidat, vous n'avez pas le choix. Une autre question. Je veux un seul candidat. Et rapidement, je souhaite qu'en mois d'octobre, au mois de novembre, nous décidions d'un seul candidat. Comment ? Une primaire ? Non, on n'a plus le temps. J'aurais souhaité. On n'a plus le temps. Parce que le temps de l'organisation, le temps de le faire en place, ce ne sera plus possible. Moi, ce que je souhaite, c'est que les candidats qui se parlent, je sais qu'ils se parlent. Gabriel Attal, Edouard Philippe, Gérald Darmanin, l'ensemble des acteurs se parlent. Bruno Le Maire.

19:40
Sylvain Maillard

Bruno Le Maire est candidat ?

19:42
Invité

Non, mais ils font partie de l'équation de la discussion, de comment faire en sorte...

19:45
Sylvain Maillard

Il y en a deux pour l'instant, au bloc central, Gabriel Attal, mais c'est assez simple, répondez-moi.

19:49
Invité

Ils se parlent. Vous avez une préférence. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un seul candidat. Lequel ? Gabriel Attal ou Edouard Philippe ? Moi, je suis de renaissance. Je trouve ça bien que Gabriel Attal fasse une campagne. Je trouve ça extrêmement important. Eh bien, c'est une... Parce qu'on porte nos idées, je pense que c'est très important. Mais ce qui est le plus important pour moi, c'est qu'il y ait un seul candidat. On a un candidat, Jean-Luc Mélenchon, à l'extrême-gauche. On a une candidate, Marine Le Pen, à l'extrême-droite. Il nous faut un candidat, rapidement.

20:12
Sylvain Maillard

Et vous avez nommé Gabriel Attal. Merci beaucoup, Sylvain Maillard. Bonne journée. Bonne journée.

20:17
Invité

Merci, Pierre de Villeneuve.