Comme d'habitude Jean Luc Mélenchon est IMPRENABLE en interview
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Sur le plan international, la Russie est-elle notre ennemi ? Non. Oh, les Russes sont d'abord russes, c'est-à-dire qu'ils s'occupent d'eux-même. »
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« Les Russes sont naturellement nos alliés chaque fois que nous sommes envahis et les fois où euh ils font pas nos alliés, c'est eux qui nous envissent. »
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« Tout ça, ce sont des grands mots de gens qui n'ont pas vécu des crises nationales et républicaines intenses comme notre pays a pu en connaître en 1068. »
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« Vous avez une classe sociale qui refuse de payer, qui considère que intrinsèquement, par elle-même, elle est un bienfait. »
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« Est-ce que nous sommes à la veille de ça ? À mes yeux, le changement climatique lui-même nous y contraint. »
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« Est-ce que vous pensez qu'une révolution est nécessairement violente ? C'est celle dont on se souvient l'ont été. »
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« Ma mère devait demander à son mari l'autorisation de travailler, d'avoir un compte en banque que la contraception n'intervient pas avant la moitié des années 60. »
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« La période des années 90 et du début des années 2000 ont été pour la gauche historique une période de recul intellectuel extrêmement profond. »
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« il fallait tout conflictualiser mais là encore une fois ces péchés de d'intellectualisme encore. »
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« la réalité est faite de contradiction qui de choses si je devait pas le yin le yan, euh les le noir le blanc des contradictions évidemment sociales entre Marx hein. »
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« 50 % de la propriété du multilogement et le le fait de 3 % de la population, c'est très peu. L'essentiel des Français ne possède rien ou bien sa propre maison. »
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« Pourquoi suis-je concerné par des événements qui ont lieu à l'autre bout de la terre ? Je n'en attends aucune récompense. »
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« Le travail est une donnée de l'espèce. Notre espèce ne survit qu'en travaillant. »
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« Vous pensez qu'un parlementaire ne travaille pas, c'est que vous connaissez des feignants. Mais moi, j'ai fait que bosser comme un fou. »
- 17:28Fait
« Il y a pas loin les grottes d'Hercule où Hercule a séparé l'Europe de l'Afrique. »
Temps de parole
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Sur le plan international, la Russie est-elle notre ennemi ? Non. Oh, les Russes sont d'abord russes, c'est-à-dire qu'ils s'occupent d'eux-même. Deuxièmement, faut faire attention parce qu'ils sont sur 11 fuseaux horaires [grognement] et si vous tirez un moustache du tigre, faut pas vous étonner qu'il réagisse. Donc non. Et il vaut mieux pas qu'il le soit. et nous français surtout nous les Français parce que les pesanteurs de l'histoire comme dirait l'autre elles sont là. Les Russes sont naturellement nos alliés chaque fois que nous sommes envahis et les fois où euh ils font pas nos alliés, c'est eux qui nous envissent. On dit des bêtises en ce moment. On dit beaucoup de bêtises. Je vois apparaître
à la télévision des personnages du gouvernement qui disent il faut revenir à l'ordre républicain. Tout ça, ce sont des grands mots de gens qui n'ont pas vécu des crises nationales et républicaines intenses comme notre pays a pu en connaître en 1068. Tout d'un coup, il y a le général était parti, il y avait 10 millions de travailleurs en grève. On en retient souvent que la phase étudiante qui était très visible puisque mais qui n'était pas la seule bien sûr. Ah non, loin de là. La phase la plus profonde c'est les gens en grève avec des comités d'usine avec mais la phase étudiante elle-même laisse la journée et la nuit du 17 octobre comme un un moment quasi tranquille. Dans les boulevards où
étaient passés les étudiants, il y avait plus un arbre, il y avait plus parce qu'il les avait coupé. Euh, il y avait plus une voiture qui n'était retournée et incendiée. Je me rappelle avoir vu des photos de la rue Monsieur le Prince dont une qui m'avait beaucoup marqué. Il y avait un poil en fonte au milieu de la rue et donc quelqu'un avait jeté ça depuis la fenêtre. Imaginez-vous ce que c'est que jeis en poil en fonte dans la rue. Aujourd'hui aussi, vous avez une classe sociale qui refuse de payer, qui considère que intrinsèquement, par elle-même, elle est un bienfait. Alors euh euh on en aperçoit que les aspects les plus séduisants, l'entrepreneur, en effet, un entrepreneur c'est quelqu'un qui fait des choses, qui organis euh [grognement] mais en entrepreneur et en
rentier, c'est pas pareil. Je veux dire quelqu'un qui manie des masses financières. Vous voyez ce que je veux dire ? Bon bref, donc vous avez une dette, vous avez des gens qui ne veulent pas payer et vous avez des catégories sociales qui ont l'impression que on leur demande sans arrêt à elle et à personne d'autre. Tout le monde a à l'esprit qui a eu son son livre d'histoire à l'école euh le ce paysan qui a sur le dos le bourgeois des ville et le noble. Et bon, lui il n'en peut plus, il dit "C'est bon quoi, c'est tout le temps moi quand on aujourd'hui aussi euh la classe moyenne euh celle qui tourne autour du revenu moyen et en dessous 2000 un peu plus de 2000 € c'est ça ? Le revenu, c'est pas trop intéressant, mais on va prendre ça parce qu'il en faut
bien. Euh et puis ceux qui sont en dessous, pour qui déjà 2000 € c'est une fortune hein, euh ont l'impression que c'est toujours à eux qu'on demande. Mais nous pouvons dire que beaucoup des condiments de ce qu'on appelle une situation révolutionnaire qu'il ne faut pas confondre avec les barricades, les c'est pas ça une situation révolutionnaire, c'est une période pendant laquelle une mutation de fond s'opère comme le passage de l'ancien régime à la République. C'est une mutation. Le poète Guud qui est sur la colonne de Valmi dit c'est le début de l'air moderne hein. Voilà. Donc est-ce que nous sommes à la veille de ça ? À mes yeux, le changement climatique lui-même nous y contraint. Nous ne vivrons pas dans 10
ans et peut-être même dans 5 ans comme vous et moi nous avons vécu l'essentiel de notre existence. Est-ce que vous pensez qu'une révolution est nécessairement violente ? C'est celle dont on se souvient l'ont été. Bon, je veux dire, vous avez évoqué vous-même quand on fait la liste de ce qui nous vient à l'esprit à 89 1830. C'est une révolution. Oui. Oui, c'est une révolution. De même que dans les années qui ont suivi euh et une autre révolution plus moins spectaculaire en terme de barricade a eu lieu, c'est la mutation spectaculaire de la condition féminine. Vous savez quand on fait ça nous dans
nos meetings pour parler de la Nouvelle-Fance, on prend toujours l'exemple de la condition des femmes pour dire est-ce que vous vous rendez compte que ma mère devait demander à son mari l'autorisation de travailler, d'avoir un compte en banque que la contraception n'intervient pas avant la moitié des années 60 que le droit à l'interruption volontaire de grossesse qui va finir par rendre les femmes définitivement maîtresse de leur corps, ce qui est un événement absolument inoui dans l'histoire. humaine, hein. Tout ça est extraordinairement récent. Le et puis ça a été ça s'est déroulé en vague. Il y a eu plusieurs vagues bien sûr gloire aux suffragettes qui ont d'abord ramené le suffrage universel jusqu'aux femmes et puis ensuite il y a eu ces mutations où
un destin ou en une condition biologique cessait d'être en destin social. Encore faut-il entrer en dialogue et dans la période plus récente, il faut savoir que la période des années 90 et du début des années 2000 ont été pour la gauche historique une période de recul intellectuel extrêmement profond. L'essentiel de la gauche est rallié au marché ce qu'on appelait le marché, ce qui ne veut rien dire comme vous le savez comme moi. Parce que c'est c'est la déviation de la social-démocratie. Bah c'est pas ces malheureux socio-démocrates, c'est pas tant qu'ils aient déviés, c'est que les conditions de leur existence ont disparu. La social-démocratie, qu'est-ce que c'est dans l'histoire ? C'est le syndicat crée le parti ou le parti crée
le syndicat et on négocie avec les patrons. Et bon et puis c'est les tr glorieuses. Enfin, c'est une croissance. Oui, la période. Oui, ça c'est [raclement de gorge] après guerre hein. Mais au point de départ, c'est ça. Aujourd'hui, au sommet de la hiérarchie des normes en Europe, il y a la concurrence libre et non faussé. Voilà. et le libre échangime qui va avec. Et c'est pourquoi mon propos est révolutionnaire, mais je fais toujours attention au mot parce que si on me voit tout de suite surgissant d'une barricade, qui pas du tout mon genre de beauté. Euh mais oui, parce que à au sommet de la hiérarchie des normes, je ne mets pas la concurrence libre et non faussée. Et [grognement] euh si l'on devait parler du régime de la propriété, parce que ce sont des choses sérieuses.
Ah bon ? Alors bon, je termine sur la période et la révolution. C'était ça votre question. Puis on a parlé et la violence. Donc c'est ça que j'ai voulu dire à ce moment-là et [grognement] mes adversaires ont trouvé commode de prendre la phrase plus tard. J'ai dit que il fallait tout conflictualiser mais là encore une fois ces péchés de d'intellectualisme encore. Je vous lis justement des questions de d'internautes qui porte là-dessus et alors évidemment probablement l'actualité récente a teinté ces questions. Pourquoi la haine vous habite-t-elle ? Vous demande Vincent.héros. héros. Pourquoi cultivez-vous la haine ? C'est Milanopi 77. Pourquoi incitez-vous à la haine en France ? Lenipin ? Alors alors je dis
péché de ma part, j'ai oublié que la parole politique, peut-être la mienne en particulier finit par s'installer occupée et organiser dans le paysage. Ce que je voulais dire c'est que c'est un propos qui remonte à mes études de philo. Euh parmi les premiers matérialistes, il y a notamment Démocrites. Les Démocrites dit au 5e siècle avant notre ère le "Le futur [grognement] est l'enfant du conflit". C'est une phrase qui peut paraître obscure mais qui veut dire la réalité est faite de contradiction qui de choses si je devait pas le yin le yan, euh les le noir le blanc des contradictions évidemment sociales entre Marx hein. Évidemment évidemment c'est à Marx mais je voulais éviter de citer Marx fait du coup
merci vous rendez service. Mais je veux dire que l'idée du conflit a pas attendu Marx pour apparaître. C'est Hegel aussi hein dialectique. Voilà. Et donc alors et Hegel nous nous permet d'aborder une méthode enfin de comprendre la dialectique, c'est-à-dire le fait que la réalité est tout le temps en mouvement et que c'est le mouvement ce qu'on appelle le mouvement dans la réalité c'est le jeu de la contradiction et donc le futur va être le résultat des contradictions du présent. Et c'est pourquoi j'ai dit il faut tout conflictualiser. Pourquoi ? parce que j'ai vécu une période, ce sont des phrases qui sont très anciennes de moi, où tout d'un coup, il semblait que l'on ait atteint à la fin de l'histoire et certains l'ont dit, on disent bon c'est fini, le communisme s'est terminé, la
révolution oubliée, démocratie et marché vont l'emporter pour voilà et puis c'est fini, l'histoire est terminée. Et bon, comme vous le dites, le marché bon alors personne ne saissit trop de savoir ce que ça décrivait parce que des formes de marché il y en a 50000. Mais c'était ça, c'était les années 90 et comme j'ai toujours été un un leader de parole et qui aime à aller, j'aime bien aller dans les grandes écoles parce que j'y rencontre les enfants de la bonne société qu'alors là, c'était le sommet. Je me rappelle de Lionel Jospin aux ans, au congrès de l'international socialiste à Paris. dire qu'il fallait renouer avec la critique marxiste. La salle fut saisie dans l'instant des
frroids. Il a dit des inégalités. Il fallait quand même faire attention à ce qu'on disait à cette époque. [grognement] Et nous les Français déjà dans la gauche internationale, nous passions pour des gens très étranges. Il faut vous figurer que peut-être c'est des choses qui m'ont aidé à tenir le coup. Euh mais Lionel Jospin était considéré comme sorte d'oiseau rare rétrograde pour par les autres. J'en donne des exemples pour Paris, mais d'abord en général 50 % de la propriété du multilogement et le le fait de 3 % de la population, c'est très peu. L'essentiel des Français ne possède rien ou bien sa propre maison. Sa maison. Oui,
tout dépend où. pour posséder sa maison, on a été conduit à aller de plus en plus loin parce que pourquoi les commodités comme on dit, si vous si vous cherchez à acheter quelque chose, vous verrez dans dans la description, il y a les commodités. Les commodités sont proches. Proche commodité, hein. Voilà, proche commodité, ça veut dire il y a un magasin, il va y avoir une pharmacie, peut-être une poste, qui sait, on peut rêver. Bon, bref. Alors s'il y a proche commodité ça vaut plus cher. Vous noterez que c'est pas vous qui avez installé les proches commodité ce qui est mon cas. Je n'ai installé rien du tout. J'ai acheté au bon moment une petite surface dans Paris et avec une certaine habileté, j'ai rebondi de petite surface en petite surface en en empruntant à chaque fois avec la
garantie de la surface que j'avais acquis et de le revenu de la précédente. Et voilà comment je me suis retrouvé à avoir un appartement plutôt grand. Et on dit Mélenchon est millionnaire. Oui, c'est vrai. Si je vois l'appartement, vous saz, si je vends l'appartement, j'ai plus d'appartement et donc je ferai comme tout le monde, je serais obligé d'aller ailleurs ou ailleurs. On a d'abord repoussé les gens dans la banlieu. Par conséquent, j'ai bien l'intention de faire en sorte que d'une manière ou d'une autre, on puisse réacquisitionner ces espaces. Prenons un exemple. À la défense, il y a des tours. Très bien. Nous avons manquons de place pour y mettre des étudiants. C'est pour ça qu'on a inventé euh parcours sup. Bon et bien si je dis moi non ça sera pas vous ne pourrez aller
que là il y a des places et que je dis il y aura des places autant qu'on en a besoin. Faut bien que je trouve l'endroit. Je ne vais quand même pas regarder ces mcarrés vides en disant ben je ne sais pas où je vais réquisitionner je sais pas qui dans la ville. Donc nous prendrons des mcarrés là. Après il me faudra trouver les enseignants. Je sais où je vais les trouver. C'estàd ah ben les doctorants tous il y en a plein. Alors quand vous dites récompenser, c'est une affaire de philosophie personnelle. Par exemple Jean Jorès dit que il fait partie des incroyants et que donc il n'attend pas de récompense pour le bien qu'il se sentent obligé de faire. Si bien que vous trouverez parmi nous nombre de gens qui vous disent "Je n'ai pas besoin de récompense pour me
comporter de telle ou telle manière." Pardon mais je veux m'y arrêter un tout petit instant. Et c'est la forme suprême de l'altruisme. Pourquoi suis-je concerné par des événements qui ont lieu à l'autre bout de la terre ? Je n'en attends aucune récompense. Mes adversaires vont peut-être me soupçonner d'en attendre la récompense de vote favorable. Ce qui reste à prouver. Mais non, ce qui motive des milliers de gens, je me mets de côté, qui eux n'ont aucun intérêt particulier à prendre à leur risques et péril la défense de tel ou tel ailleurs dans le monde. Quand je dis risques et péril, c'est participer à des manifestations qui ne sont pas acceptées par les forces dites de l'ordre ou bien de se valoir du mécontentement autour de
soi. Pourquoi tu t'occupes de ça ? Bien aidé en donnant de l'argent et cetera. Alors, on fait euh on fait mais ils n'en attendent aucune récompense. Dans les débats récents, souvent des gens se sont demandés mais qu'est-ce qui vous prend avec tout d'un coup à ce moment de votre vie avec la cause palestinienne dont vous étiez moins enclin à parler quand vous aviez 30 ans ou 40 ans ? Oui, c'est vrai. Et je peux situer le moment où je m'y suis intéressé d'une manière importante, pour ne pas dire centrale, car mes centres d'intérêt n'étaient pas là à ce moment-là. Et où petit à petit, j'ai réalisé c'est quoi ce moment ? Bah le pour moi c'est 2009 tout d'un coup la prise de conscience avec
l'opération plom durci. Il y a eu un échange de requête euh et action interaction entre euh les [grognement] Israéliens et les Palestiniens et euh il se trouve que euh les Palestiniens sont enfermés et je lis les premiers textes qui disent "Mais comment voulez-vous que les gens du commun se défendent ? Ils sont enfermés. C'est une prison à ciel ouvert, dit un porte-parole israélien très célèbre, je crois ancien président de l'Assemblée nationale. Et en quelque sorte, c'est cet homme qui m'a ouvert à l'idée que bon, c'est quoi cette histoire, comment ça se passe ? Et je pose des questions mais vraiment on peut pas sortir ? Non. Bon bref, la structure de votre question reflète une idéologie si vous permettez. Je vous en prie.
Le travail est une donnée de l'espèce. Notre espèce ne survit qu'en travaillant. Travailler, c'est les animaux, certains animaux aussi ont appris à faire des outils. Bien sûr, les les fourmis travaillent. Bon, pour la collectivité, non, elle travaille parce qu'elles savent rien faire d'autre. Et nous-même. Oui. Alors, on peut dire pour finir, c'est ce qui permet à la collectivité d'exister parce que ce sont des animaux sociaux. Donc nous travaillons tout le temps. Il y a même dans quand Marx évoque la division du travail, il dit "C'est le prolongement de la division du travail sexuel." Bon euh ben je si je veux juste cet extrême, c'est pour signaler le caractère
totalement immanent euh du travail dans l'espèce humaine. Donc nous travaillons, tout le monde travaille tout le temps. Des fois, j'entends euh des choses agréables pour moi me dit "Il n'a jamais travaillé de sa vie." Pardon ? Vous pensez qu'un parlementaire ne travaille pas, c'est que vous connaissez des feignants. Mais moi, j'ai fait que bosser comme un fou. Alors, le travail, votre question, pardon de vous le dire comme ça, mais n'a pas de sens. Tout le monde a toujours travaillé et chacun essaie dans le travail quel qu'il soit qu'il effectue de faire en sorte que ce soit le mieux possible. Il en va tout autrement du travail salarié. Et votre question c'était l'A. Figurez-vous que dans les doctrines socialistes, je parle du socialisme à l'ancienne, le
bon c'estàd le socialisme commence s'imaginait la société. Vous avez la première version qui est encombrée par exemple d'une chanson, c'est nous pauvres canu nous n'irons plus nissons pour les grands douce monde et cetera et cetera. Oui. Quand quand sont arrivés les métiers attisés automatiques, hein, qui a eu le dernier mot ? Les métiers attisés polycanus. Bon, ils ont dû s'y faire. Alors, il est absurde de penser qu'un quelconque outil sera un jour expulsé de nos vies alors qu'il pourrait euh faire une partie du travail à notre place parce que nous nous allons l'utiliser pour mieux faire ce que nous avons à faire. J'espère que ce sera ça. Mais c'est pas nouveau comme idée. Si bien que moi je suis un non pas c'est l'histoire de l'innovation depuis je ne
suis pas un technolâtre. Ça va, j'ai appris j'ai eu ma phase dans ma génération. béton électricité hein. Bon maintenant, on a tous compris que tout ça ça va pas quoi. C'est tout ça nous condamne à mort tous. Mais euh dans le le moment de la pensée de gauche, si vous lisez le livre de Cédric Duran qui est qui a analysé le capitalisme de notre époque sous l'aspect de il appelle ça le technéodalisme, c'est-à-dire le fait qu'on vous fait payer un droit d'usage, hein, un droit d'entrée pour plein de choses et que cette part augmente dans le PIB. Alors, je dis au cafartel parce que d'un côté on voit un Méditerranée, c'est vous-même qui mettez la frontière où vous voulez à cet
endroit là. et de l'autre l'Atlantique. Et c'est un des endroits les mieux inspirés du monde. Je l'ai connu enfant, je l'ai connu adulte, je l'ai connu homme d'âge et jamais saine cette épuisé en moi. Il y a pas loin les grottes d'Hercule où Hercule a séparé l'Europe de l'Afrique. Il y a un des hôtels les plus chers du monde que j'ai connu comme un bouilliboui lorsque j'étais enfant. Ça se faisait pas trop d'y aller parce qu'il y avait eu de la sû par terre et puis on y accédait par un escalier d'échafaud qui montait le long de la falaise. Et cet endroit euh alors maintenant tout le monde y vient, il y a
une foule là maintenant. J'ai connu à peur, il y avait personne. Voilà. Mais cet endroit de là, vous voit distinctement le le soleil se coucher dans la mer et on voit le la rougeur s'étendre de de l'Atlantique à la Méditerranée et le regard permet à la fois d'attraper la force de l'Atlantique. Mon gendre, mon fils, de ce point de vue, c'est d'abord mon gendre pour moi. La question de ce qu'il choisit d'être, c'est son affaire. Je ne l'ai jamais mentionné mais puisque c'était en titre de presse, j'y fais référence et nous avons toujours eu les uns les
autres dans ma famille au sens étroit et plus large le respect de ne poser que les questions que la vie faisait surgir. Un jour Shinderman m'a demandé ça. Il m'a dit "Et vous avez eu ces discussions avec votre gens ?" "Non, jamais. Jamais ? J'ai connu son père. Jamais. Donc et j'ai su que c'était l'intention était de me blesser, l'intention était de m'humilier, de me faire mal et ce fut très réussi. J'ai souffert, j'ai beaucoup souffert surtout de gens qui euh avaient été mes proches et depuis si longtemps avec qui j'avais eu tant de relations personnelles, amicales et qui soudain se sont mises à
m'insulter. Alors bon bah comme tout le reste de ce dont on n'est pas mort, on ressort plus fort. Sur le plan international, la Russie est-elle notre ennemi ? Non. Les Russes sont d'abord russes, c'est-à-dire qu'ils s'occupent d'eux-même. Deuxièmement, faut faire attention parce qu'ils sont sur 11 fuseaux horaires [grognement] et si vous tirez un moustache du tigre, faut pas vous étonner qu'il réagisse. Donc non. Et il vaut mieux pas qu'il le soit. et nous français surtout nous les Français parce que les pesanteurs de l'histoire comme dirait l'autre elles sont là. Les Russes sont naturellement nos alliés chaque fois que nous sommes envahis et les fois où euh ils seront pas nos
alliés, c'est eux qui nous envahissent. On a quelquefois tenté de les envahir avec un succès qu'on peut qualifier de [raclement de gorge] Non, j'ai complètement raté. Et donc je mets en garde tous les dirigeants politiques [grognement] de mon pays. Pas de gars avec les Russes. Ah évidemment s'il nous agressaiit en réplique parce que c'est comme ça. Mais ne faisons rien qui nous transforme en celligérant en face des Russes.
Jean-Luc Mélenchon