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DébatLCP (sur YouTube)· 22 janvier 2026 66 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ? | Chaque voix compte - 22/01/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:43OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est juste de parler d'un revirement spectaculaire de Trump sur le Groenland ?

  • 7:54OuverteRéponse partielle

    Est-ce que quelques parties du Groenland deviendraient américaines ?

  • 9:14RelanceRéponse directe

    Trump a-t-il reculé ou visait-il une négociation à la hausse ?

  • 10:41OuverteRéponse directe

    Marc Rutte a-t-il réussi à vendre un accord sans valeur au Groenland ?

  • 14:11OuverteRéponse directe

    Ce répit dans les relations transatlantiques va-t-il permettre de se concentrer sur l'Ukraine ?

  • 18:22OuverteRéponse directe

    Les Américains se détournent-ils de l'Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:59?Fait
    « La première ministre danoise dit vouloir continuer un dialogue constructif avec ses alliés mais dans le respect de son intégrité territoriale. »
  • 5:43Romual TioraFait
    « Donald Trump a été attaqué là où cela blesse, c'est-à-dire au portefeuille des Américains. »
  • 53:27Fait
    « les policiers sont confrontés au défi de la judiciarisation de leurs actions. »
  • 55:57Promesse
    « j'avais déposé une proposition de loi il y a un peu moins d'un an maintenant pour réécrire le 435- enfin pour le préciser, peu importe. Mais surtout dans cette PPL, dans cette proposition loi, j'avais ajouté la nécessité d'équiper la totalité des forces de l'ordre en permanence de Caméra Piéton. »
  • 1:02:30Chiffre
    « en 2025, 22 boulangeries ont été verbalisées pour avoir ouvert le 1er mai. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous. Très heureuse de vous retrouver ce soir pour chaque voix compte sur LCP. On est ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir s'il vous plaît Lou Fritel journaliste à Paris Match. Bonsoir à vous. Et Laurent Guier bonsoir Laurent, merci à tous les deux d'être là. Le sommaire de chaque voix compte avec à la une ce soir. Groenland autant Ukraine [musique] conseil de la paix le holdup de Donald Trump à Davos. Nous en parlons avec Romual Tiora. Bonsoir. Bonsoir. De tessées franco-américains [musique] et chercheurs associé à l'IRIS. Merci d'être là au côté de Natalia Pousir, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines et secrétaire de la commission défense [musique] à l'Assemblée nationale. Merci de votre présence au côté de Richard Verli. Bonsoir. Bonsoir Richard, journaliste essayé franco-suisse [musique] pour le média blic et auteur notamment du livre Cette Amérique qui nous déteste paru chez Nevicata. Bonsoir à tous les trois et merci d'être là.

Loup Loup vous vous intéressez ce soir à un changement de ligne Oui oui à la changement de ligne du RN dont les Luby enfin par rapport au lubi impérialiste de Trump qui embarrasse sévèrement le quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Laurent Guigier à l'histoire de deux chefs d'entreprise Mathieu Pigas et Xavier Niel qui seraiit en train de penser à l'Élysée et pas simplement en se rasant alors est-ce que le narratif du milliardaire président un peu comme Trump va chambouler la présidentielle de 2027 ? Je vous raconte tout ça ce soir dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche.

Question ce soir sur cette proposition de loi des républicains [musique] qui vise à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Un texte dont le vote est scruté de [musique] près en ce moment même à l'Assemblée nationale quelques jours après la mort d'un trentenaire lors de sa garde à vue à Paris. Nous en débattrons avec Yann Bouard [musique] député LR du territoire de Bfort qui porte ce texte. Roger Vicot, député socialiste du Nord qui s'y oppose et Grégory Joron, brigadier chef et secrétaire général du syndicat de policier unité.

Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de de vos remarques et de vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche ici pendant tout [musique] le pendant toute la durée de l'émission. C'est Laurent Guigier qui s'occupe de vous, qui s'occupe de collecter vos remarques. Il attend vos [musique] mails. Sans oublier Bourbon Express, bien sûr, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure [musique] avec Marco Pomier et il nous racontera comment la niche parlementaire des Républicains a quand même tourné un peu au grand n'importe quoi par moment aujourd'hui. Ça [musique] c'est le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.

L'histoire retiendra peut-être que c'est dans un pays neutre, la Suisse, que Donald Trump a lancé ce jeudi son conseil de la paix. Le président américain a une nouvelle fois monopolisé l'attention au forum économique de Davos où l'on attendait qu'il s'explique notamment sur sa volte face d'hier soir concernant le Groenland. D'ailleurs, s'agissait-il vraiment d'une volte face ? Le mystère plane toujours ce soir et on va en parler dans un instant avec nos trois invités. D'abord le récapitulatif de cette journée avec Valérie Brochard.

3:26
Non speech

[musique]

3:30
Locuteur

Hier après-midi encore à Davos, le président américain dégait son vocabulaire le plus brutal pour dire sa détermination à s'emparer du Groenland. Je demande l'ouverture de négociation immédiate afin de discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les États-Unis. Mais en fin de journée, Donald Trump s'est montré beaucoup plus conciliant, évoquant un accord trouvé sur le Groenland. C'est vraiment un bon accord pour tout le monde. Vraiment bien. Les gens sont très satisfaits. C'est encore en cours mais assez avancé. Ça nous apporte tout ce dont nous avions besoin. Quelques heures séparent ces deux déclarations.

Quelques heures pendant lesquelles le président américain s'est entretenu avec le secrétaire général de l'OTAN. Sur la chaîne Fox News, Marc Routeux confirme la rencontre et précise : "Il a raison de dire que nous devons collectivement protéger la région arctique, mais bien sûr, les États-Unis poursuivent également les discussions avec le Groenland et le Danemark sur la manière de s'assurer que la Russie et la Chine n'auront pas accès à l'économie ou à l'armée du Groenland. Je pense que c'est un très bon résultat. Pour le chef de l'OTAN, il reste encore beaucoup de travail avant de finaliser cet accord.

Mais en attendant, Donald Trump a suspendu sa menace d'augmenter dès le 1er février les droits de douane contre les pays dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni qui ont envoyé sur la Terre de glace quelques dizaines de soldats pour mener une mission exploratoire et surtout afficher leur solidarité avec le Danemark. Dans un communiqué, la première ministre danoise dit vouloir continuer un dialogue constructif avec ses alliés mais dans le respect de son intégrité territoriale.

De son côté, Marc Routeux assure que le sujet de la souveraineté du Groenland n'a pas été abordé lors de ses discussions avec le président américain, mais le doute plane pas vraiment rassurant pour les Groenlandais. Bien sûr, les gens s'inquiètent de ce qui va se passer parce qu'ils ne savent pas ce qui va se passer parce qu'il a sans cesse des opinions. Il dit toujours quelque chose de nouveau. La guerre commerciale est en pause. L'hypothèse d'une attaque militaire sur la Terre de glace est écartée. Mais Donald Trump semble plus déterminé que jamais. Il annonçait cet après-midi négocier un accès total au Groenland.

Pardonnez-moi tous les trois, mais on a quand même besoin d'un sérieux éclaircissement ce soir. D'abord, est-ce qu'il est juste de parler, comme on le fait depuis hier, d'un spectaculaire revirement de la part de Donald Trump sur le Groenland Muelora ? Écoutez clairement oui, il y a une forme de recul et pour une fois on doit se féliciter que l'Union européenne a su parler d'une voix forte et que Emmanuel Macron a pris la tête, si je puis dire, de cette gronde. Euh Donald Trump a été attaqué là où cela blesse, c'est-à-dire au portefeuille des Américains. Euh c'est pas les quelques soldats que nous avons envoyé symboliquement qui lui ont fait peur.

C'était plutôt pour lui roliquement on a eu raison de faire ça. Enfin, je dis je suis franco-américain mais vous voyez une fois encore je me mets du côté vous êtes français. Euh une fois dit euh cela, euh Donald Trump a donc pris un petit peu peur, je dis bien un petit peu peur d'une guerre tarifaire qui pourrait, si elle devenait virulente, donc toucher le pouvoir d'achat avec une inflation qui aurait monté en flèche des Américains et donc payer cela dans les urnes à quelques mois d'élection qui s'annonce déjà très très difficile. Mais n'oublions pas que cette reculade, ça à cette reculade s'ajoute quand même un gain pour Donald Trump. Alors ça reste un petit peu flou pour l'instant. Voilà.

Et si ce qu'il nous dit est vrai, c'est-à-dire si il obtient d'avoir quelques morcell morceaux pardon du Groenland qui vont devenir donc glace mais qui devont devenir territoire américain, c'est quand même une première dans l'histoire des relations transatlantiques. On pourra quand même dire que oui, il y a eu un recul, c'est clair, mais que dans cette partie de poker menteur, il n'en sort pas totalement perdant. Je le répète, si quelque partie du du grenand devient territoire américain, c'est quand même pas rien. Pardon ? C'est c'est écrit où Richard Verliy ce soir que quelques parties du Groenland deviendrait amé ça reste à voir. Comme je dis, ça reste à voir.

C'est écrit dans les médias américains notamment qui citent en référence la situation des bases britanniques à Chypre. Chypre, c'est cette île divisée dont une partie est membre de l'Union européenne et il y a effectivement deux grandes bases britanniques qui appartiennent au Royaume-Uni et qui sont considérés comme l'avant-poste britannique en militaire. Ça l'anecdote sur Chypre, Marc Routeu, le secrétaire général de l'OTAN, l'a démenti en disant que c'était inconditionnel pour limite une plaisanterie. Vous savez, je pense que Marc Routeux euh d'abord on ne connaît pas la teneur des discussions. Officiellement, il a démenti le scénario Cypriote.

Il les Danois disent qu'il n'était pas vraiment informé de la négociation de Marc Ruté. Je pense que dans tout ça, il y a beaucoup de choses qu'on ne dit pas. Euh bien évidemment, c'est normal. La réalité, c'est qu'il a quand même parlé avec Donald Trump du Groenland. Donc, il n'en a pas parlé sans le Groenland et sans le Danemark. Avait-il avant consulté le Groenland et le Danemark ? Je ne le sais pas mais on peut quand même penser qu'il y avait eu des consultations. Après, à la fois, je suis d'accord avec Romual, mais j'ajouterai quand même un élément. Ce qui on pourrait parler de recul si l'on sait exactement ce que voulait Donald Trump.

C'estàd que à partir du moment il avait mis la barre très haut et de manière très vocale comme il sait le faire, bien évidemment si l'on compare ce qu'il a dit puisqu'il voulait la propriété, il a même dit le titre de propriété du Groenland, il l'a dit à Davos. Donc si on compare ça avec ce qu'il serait en train d'obtenir, il a reculé. Mais est-ce qu'il voulait vraiment ça ? Hm est-ce que son objectif c'était pas de mettre la barre très haut pour obtenir en fait ce qu'il va obtenir dans l'accord en question ? Donc je crois que attendons de voir ce document et de toute façon il est tout à fait possible Donald Trump est quand même un négociateur à la masse.

Il y est allé à la massu mais infiné s'il réussit deux choses avoir un semiitre de propriété sur le Groenland ou titre de propriété au pluriel et avoir le contrôle complet sur l'avenir de ce territoire. C'est rien ne pourrait être fait sans l'assentiment des États-Unis en terme de sécurité, d'installation militaire ou autres. On pourra dire qu'il a quand même bien obtenu. Euh il sort plutôt vainqueur de cette négociation. En l'état en tout cas le Danemark et le Groenland ont répété toute la journée qu'il n'avait été associé à aucune négociation hier à Davos, que ce soit avec les États-Unis ou avec l'OTAN. Quelle valeur peut avoir un accord entre Donald Trump et Marc Routeux ?

H Alors, tout d'abord, les Européens ont véritablement réaffirmé notre attachement à la souveraineté et l'intégrité des nations et le respect du droit. Et je pense que c'est aussi une raison pour laquelle il a fait machine arrière. Ensuite, les discussions avec Marc Routeux. Marc Routeux est partie du principe que c'est à l'alliance à l'OTAN de s'assurer de la sécurité dans la zone qu'on appelle le High donc l'Arctique et et qui englobe pas seulement le Groenland et qu'il fallait arrêter de se focaliser sur le Groenland. C'est le message principal de Marc Routeux et il a dû lui proposer une solution.

Est-ce que finalement c'est pas un coup de maître de la part de Marc Routeux qui on le dit, il appelle Donald Trump Daddy, ils sont voilà, ils s'entendent bien mais est-ce que Marc Routeux finalement c'est pas celui aujourd'hui qui sait le mieux parler à Trump ? Euh moi je pense que il est assez complaisant avec lui, parfois trop. ou euh et que en fait il a essayé de de sortir de l'impasse parce que là c'était véritablement l'OTAN qui était dans l'impasse. Personne ne pensait qu'il y aurait véritablement d'affrontement militaire mais néanmoins l'OTAN était véritablement sous tension. Moi je suis présidente de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.

Donc je peux vous dire que les échanges de courriers, les appels à Marc Routeux de respecter nos principes étaient bien étaient bien posés et Marc Routeux se défendait jusqu'à présent de dire "Je ne peux pas commenter les décisions euh des chefs d'état en disant je je suis pas à la place de la première ministre du Danemarc ni du peuple groenlandais ni d'un tel un tel." Donc c'est quand même la parole des chefs d'état qui l'emporte. Mais se peut-il que Marc Routeux a réussi à vendre à Donald Trump un accord cadre qui n'a aucune valeur ? Mais en fait sur euh l'OTAN, c'est une mission de l'OTAN. C'est ce qu'on essaie de lui rappeler.

Alors qu'il y ait des emprises américaines qui se développent au Groenland. Faut savoir que moi mes collègues d'Aois m'ont dit que euh la base qui était prévue pour accueillir des milliers de soldats américaines américains en fait finalement il y en a que 200. Donc tout ça, ça va coûter cher aussi à déployer aux Américains. Et il faut savoir que dans son dans ses fondamentaux à Trump et des États-Unis en général, effectivement tout le grand nord euh fait partie de leur périmètre de sécurité. Mais c'est pas parce qu'on le déclame très fort que on va s'approprier les terres. Et et alors quit de l'exercice de l'OTAN au Groenland réclamé par Emmanuel Macron avant-hier.

Alors, je pense que ça s'oriente vers ce qu'on appelle Arctic Centry, c'est-à-dire les sentinel dans dans le milieu arctique. Et parce que il y a pas que la route entre le le pôle Nord et le Groenland, il y a aussi ce qui passe vers l'Islande, vers la Grande-Bretagne, vers enfin les les îles britanniques et et que il a pu élargir cette dimension. Mais les fondamentaux de la politique de Trump, c'est Border Security, Energy et donc Frontière, la sécurité et euh l'énergie. Et ça c'est intimement lié parce que si vous voulez développer le Golden Dome, enfin le Dome d'or qui doit protéger tout le continent euh américain, euh ça va coûter euh les yeux de la tête.

Donc il faut qu'il puisse appuyer sur des revenus d'énergie aussi sur euh le fait que les alliés européens contribuent, partagent le fardeau. Donc il met la pression tous azimut, c'est une négociation à multi-entrée. Euh et et c'est et et il ne va pas lâcher ces fondamentaux-là et il va revenir mettre la pression sur le Canada, j'en suis sûr. Et le Canada est dans une position plus délicate parce que 78 % des échanges commerciaux du Canada dépendent des États-Unis. Donc ce n'est pas terminé. La pression va continuer. Ça n'a pas échappé au premier ministre canadien, pardon. Ça n'a pas échappé au premier ministre canadien qui est allé à la sulfateuse.

Le discours d'Emmanuel Macron était très fort. Il se rejoignait disant il faut faire front et faire preuve d'unité parce que l'autocratie ne peut pas gagner face à la démocratie. Mais même le chancelier Mertz aussi a dit "Les démocraties n'ont pas besoin de vassau." Donc les les mots ont été très forts. Emmanuel Macron qui vient d'arriver à Bruxelles pour le le sommet européen des des 27, écoutez ce qu'il vient de dire. Quand l'Europe est unie, forte, réagit vite, les choses rentrent dans l'ordre et dans le calme. Et moi, je me félicite queon a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces.

des menaces d'invasion et des menaces tarifaires et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable même si nous restons vigilants. Romu Alora, est-ce que vous diriez que c'est un répi dans la crise entre l'Europe et les États-Unis ce soir ? Écoutez, bien évidemment, nous avons traversé la crise la plus importante de l'histoire des relations transatlantiques depuis la Seconde Guerre mondiale, à part peut-être Suèse, mais c'était quand même différent.

et sans aucun doute les tensions les plus fortes entre la France et les États-Unis depuis la fin du 18e siècle lorsqu'il y avait cette plus ou moins guerre commerciale justement qui aurait pu dégénérer en guerre tout court. Euh c'est un répit pour le Groenland. Euh Donald Trump a planté une petite graine dans l'esprit des États-Unis. Il a parlé d'espace vital. Ça nous rappelle de mauvais souvenirs. Idem pour le Canada. Madame a tout à fait raison. Donc le Groande, rappelez-vous, il y a un an, Trump parlait déjà éventuellement de prendre par la force le Groand et puis il était passé à dit voilà c'est fini. Euh le l'erreur serait euh de se dire euh allez hop tout revient euh à la normale.

Non non McCarnet Huger encore lui avait eu tout à fait raison de en début de l'année dernière après être arrivé au pouvoir lorsqu'il avait dit plus rien ne sera jamais comme avant. Les choses ont basculé. Donc il y aura un avant et un après. Le Groand est toujours dans la ligne de mire de Trump. Je serais pas étonné qu'il revienne sur le sujet dans un an ou deux. Et le Canada effectivement, je passe beaucoup de temps au Canada, j'enseigne au Canada, j'y suis presque tous les mois. Je peux vous dire qu'on prend très au sérieux les menaces qui ont pu être proférées par Trump.

Question téléspectateur, c'est pour rester un instant sur ce que vient de dire le président de la République, peut-être Richard Verli quand il dit ça à Emmanuel Macron et qu'en gros il semble valider le fait qu'il a vu ce qui s'était dit euh entre Routeux et Trump et donc il valide le fait que il y a quelque chose d'acceptable ou est-ce que c'est du poker en disant bah Trump je t'ai entendu et tu pourras pas aller plus loin. Non je crois que Emmanuel Macron parle comme vous l'avez dit en connaissance de cause. Il me paraît mais encore une fois je n'ai pas l'information et l'information n'est pas disponible.

Il me paraîtrait quand même ahurissant que les discussions entre le secrétaire général de l'OTAN et le président des États-Unis étaient est eu lieu sans que les principaux dirigeants de l'Union européenne soient au moins informés d'un cadre. D'ailleurs, Trump a bien parlé d'un cadre framework. Donc je crois qu'Emmanuel Macron, il sait vers quoi on s'achemine. Il le juge effectivement acceptable. Il peut se prévaloir d'abord du très bon discours qu'il a fait à Davos qui a eu beaucoup d'éch euh extrêmement suivi.

Et il peut se prévaloir aussi d'une idée qu'on m'a expliqué que j'avoue que je n'avais pas saisi au début, c'est qu'en proposant ce déploiement de l'OTAN, puisque lui il l'a proposé ce déploiement de l'OTAN euh au Groenland, il a démontré qu'il n'y avait pas de menace européenne et que donc les tarifs que Donald Trump proposait de mettre étaient une agression. Ce n'était pas une ripost, c'était une agression. Et de ce fait, comme vous le savez en ce moment, la Cour suprême doit se prononcer sur les tarifs de monsieur Trump en général, ça mettait Trump en position très difficile.

Donc il y avait de la part d'Emmanuel Macron semble-t-il un subtil jeu diplomatico-économique qui en la matière à fonctionner. Est-ce que ce répit dans les relations transatlantiques va peut-être permettre aux Américains et aux Européens de se concentrer sur la guerre en Ukraine ? C'est ça bien le problème. Euh nous avons tous euh ceux qui soutiennent euh l'Ukraine ont tous euh ce doute. La confiance n'est plus entière avec les Américains. Les Américains n'improvisionnent plus euh l'Ukraine. Ils gardent leur système en place euh euh et les bases américaines et et surtout les facilitateurs stratégiques à disposition bien sûr de de l'OTAN. Mais la confiance n'est pas là.

Euh et je pense que euh on pressend qu'il se détourne de l'Ukraine. Ce n'est plus leur priorité. On a vu, il y a eu le Venezuela, le Groenland, l'Iran. Oui. Alors, à la fois, c'est c'est c'est compliqué à comprendre parce que hier Donald Trump à Davos dit que finalement cette guerre en Ukraine, c'est le problème des Européens. Et puis là, ce matin, il annonce que cette guerre, elle est sur le point de se terminer. Je sais pas si on peut entendre Donald Trump ce matin à Davos. Et bien sûr, nous travaillons pour en finir avec l'horrible massacre en cours en Ukraine. Si j'avais été président à ce moment-là, cette guerre n'aurait jamais débuté.

On en parlait avec Vladimir Poutine qui disait que c'était la prunelle de ses yeux et je lui disais "Vladimir, tu ne peux pas le faire." Pour moi, c'est voilà, il a il a insisté sur des négociation diplomatique. Il n'a pas parlé de renforcer l'armée ukrainienne ou il n'a pas parlé des garanties de sécurité qui pourrait être apporté par la police quelques minutes. On a appris qu'un accord sur les justement les garanties de sécurité américaine en Ukraine avait été signé entre Donald Trump et Volodimir Zelenski. Les deux hommes se sont rencontrés cet après-midi à Davaos. Je ne sais pas si vous avez pu suivre la conférence de presse qu'a donné le président ukrainien.

Je voudrais qu'on en regarde on en regarde un court extrait. D'abord, au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un caléidoscope bour mais fragmenté de petites et moes puissances. Au lieu de prendre la tête de la défense, de la liberté dans le monde, en particulier lorsque l'attention des États-Unis se porte ailleurs, l'Europe a l'air perdue lorsqu'elle essaie de convaincre le président américain de changer, mais il ne changera pas. Pour ça que la question de la France et le leadership d'Emmanuel Macron, il est il est toujours là en Europe parce que il sert d'aiguillon.

On a des partenaires européens qui effectivement sont tétanisés et moi je pense que les garanties de sécurité les Américains, ils peuvent encore changer d'avis. Je pense que on n pas on n pas de véritablement d'assurance complète, même si c'est un grand succès d'avoir cette coalition des volontaires qui prépare l'après. Mais aujourd'hui, qui nous dit que Poutine veut le cesser le feu et que la les discussions diplomatiques vont permettre d'aboutir. Alors justement, qu'est-ce qu'ils vont faire à Moscou ce soir là ? Steve Witkof, l'émissaire de Donald Trump et Jarette Kchner sonre de confiance. Ils doivent arriver à Moscou dans les prochaines heures.

Et comment ils [rires] vont parler à Vladimir Poutine ? Je crois qu'un deal a été passé entre Zelenski et Trump. Enfin, Zelenski lui-même a dit que nous étions près proche de la fin de la guerre en Ukraine. Euh, je pense que euh je ne suis pas dans dans le secret des dieux, mais je pense que les émissaires de Trump, surtout Jarette Kouchner, s'il est là-bas, viennent entériner les discussions et les accords qui ont pu être passés entre Zelenski et le président américain. Trump a fait de la paix en Ukraine, sa promesse de campagne majeure. Ça aura pas été réglé en 24 heures. Mais n'oublions pas pour lui c'est il a toujours en ligne de de mire son électorat, sa base MAGA.

Mais pardon, les Américains, ils en ont quelque chose à faire du Oui. Oui. Au contraire de ce que l'on peut penser, rien à faire du Groenland, pas grand-chose à faire de Gaza avant qu'il y ait quelques images montrant. Ils sont pas sur la même ligne que Donald Trump qui dit "Attendez, il y a un bel océan qui nous sépare, c'est loin pour je parle de la base maga." Les Américains en général pas vraiment mais les magas oui pour la simple et bonne raison que Trump en a fait sa promesse de campagne majeure et ces gens-là veulent croire au président les choses vont mal aux États-Unis. La situation est très difficile au quotidien et regardez comme sa base lui demeure fidèle, loyale.

Et pour cela, il faut donc croire le discours trompien. Il faut croire que la jeune femme qui a été tuée dans le Minnesota n'a pas été assassinée. Il faut donc croire les promesses de Trump. Et donc oui, pour eux euh cela serait une preuve de la fiabilité de Trump et donc la preuve qu'ils ont bien raison de mettre leur foi dans le président. de la population américaine est concernée par l'Ukraine. Juste une question à propos de l'affaire Epstein puisqu'on parle justement de la partie plus nationale.

Est-ce que Trump et c'est pas aussi de multiplier les sujets pour éviter de se confronter à cum évidemment bien évidemment et le procès de Maduro qui va débuter je crois le 17 mars à New York c'est le feuilleton en or. On a fait alors Maduro est un despot, un président autocrate. Personne ici ne dira contraire mais ce n'est pas non plus Adolp Hitler. Mais aujourd'hui quand vous regardez la télé américaine, vous avez vraiment l'impression que c'est le pire monstre que l'histoire est jamais connue.

Donc le procès qui débute le 17 mars qui va être un procès à rallonge bien évidemment c'est le nouveau feuilleton américain et tout ça a pour objectif avec d'autres dossiers de faire oublier le les dossiers justement. Moi, je crois qu'il y a quand même un intérêt stratégique qui peut être partagé par certains Américains de bien sécuriser justement tout leur tout l'hémisphère occidental. Ça c'est vrai mais en même temps Trump lui il court après son prix Nobel et il peut changer de direction en fonction de son électorat ou de la pression que sont capables de lui renvoyer les Européens. Donc il il s'adapte il s'adapte dans sa il adapte sa stratégie de négociation et il reste sur ses lubis.

Au moment où Volodimir Zelenski s'exprimait en conférence de presse à Davos, Emmanuel Macron a posté un message sur X et je voulais vous interroger sur ce navire russe à raisonner en Méditerranée. Emmanuel Macron l'a donc annoncé cet après-midi dans dans ce message posté au moment où Vladimir Zelenski parlait précisément du pétrole russe. Nous ne laisserons rien passer. La Marine nationale a raisonné ce matin un navire pétrolier en provenance de Russie suspecté d'arborer un faux pavillon. Les activités de la flotte fantôme contribuent au financement de la guerre d'agression contre l'Ukraine.

Richard Verli, d'abord, c'est une coïncidence que ce poste arrive en même temps que le discours de Volodimir Zelenski sur le même sujet. Et que sait-on ce soir de ce pétrolier russe ? Alors, on nen sait pas beaucoup plus si ce n'est que c'est une opération, on va dire, de police maritime puisqu'il s'agit de contrôler son pavillon. Vous avez remarqué que dans le message du président, il n'est pas mentionné la cargaison, il est mentionné le pavillon. C'était pour la même raison qu'un autre pétrolier avait été arraisonné intercepté au large de Saint-Nazer si je me souviens bien. Le commandant et le second avaiit été interpellé et finalement le bateau avait pu repartir.

Ça fait partie alors il y a deux deux choses. Pourquoi on vérifie le pavillon ? Pour savoir s'il s'agirait en réalité d'un pétrolier sous sanction européenne. C'estàd qu'il il aurait changé son identité alors que ce ce navire est sous sanction. Ça c'est le point juridique. La deuxième chose, c'est que ça participe évidemment de cette étreinte qu'on veut montrer à Vladimir Poutine sur sa flotte fantôme. Les Américains ont aussi à raisonner les navires. Alors eux de manière plus spectaculaire. C'est pas très étonnant l'expression nous ne laisserons rien passer.

Je sais pas si on peut revoir la carte du parcours supposé de ce navire qui est donc partie de Mourmansk qui a descendu la côte atlantique et qui semble-t-il est passé par le D3 de Gibraltar. Euh alors nous ne laisserons rien passer mais il y a un moment on l'a laissé passer quand même. Oui. Parce que précisément ce sont des navires qui en gros qui servent à convoyer le pétrole russe et à l'emmener souvent d'ailleurs en Inde où il est raffiné le pétrole russe. Mais ils partent avec une identité, ils reviennent avec une autre identité pour contourner les sanctions. Alors est-ce que ce navire sera relâché s'il s'avère que le changement de pavillon était illégal ou est-ce qu'il ne sera pas ?

Et de toute manière, le signal est clair. Le signal qui est envoyé à la Russie, c'est on surveille votre flotte. Un signal à la Russie et aussi aux États-Unis. Nous nous occupons de notre espace et notre espace maritime et nous faisons preuve de détermination. Nous ne sommes pas les bras ballants à attendre que les États-Unis décident tout pour nous. Donc c'est du signalement aux deux parties, je dirais États-Unis. Et puis difficile de parler de Trump et de Davos aujourd'hui sans parler de ce conseil de la paix, ce board of peace dont Donald Trump a donc signé la charte fondatrice ce matin à Davos. Je voulais d'abord Romua, avoir votre sentiment sur cette image.

On est donc en forum économique mondial de Davos dans une des salles de conférences du forum avec ce décor. Quelle image ! Ce fond bleu, ce logo Board of Peace. Je rappelle, on est au forum économique de Davos. Normalement, c'est pas de ça dont on vient parler. Et Donald Trump est acclamé. Quelle image ! Quelle image ! D'abord, la traduction française n'est pas tout à fait juste. Il faudrait mieux dire euh ce le conseil d'administration de la paix parce que bord c'est pour les sociétés et c'est pas concile en anglais. Donc c'est plutôt le conseil d'administration. Écoutez, tout cela est navrant. Euh, on en a déjà parlé, je crois sur ce plateau.

L'objectif de cette administration pour l'international, c'est mettre à bas ce qui demeure du système multilatéral instauré en 1945. Nous ramener dans un ordre où règne le bilatéralisme, la loi du plus fort et où on fait fi des organisations telles que l'ONU, de la justice internationale et cetera. L'ONU elle-même aujourd'hui est devenue une haine sur la scène politique internationale. Le système multilatéral est plus que moribon. Euh il faut voir les choses telles qu'elles sont et euh rien ne pourra le relancer ni euh ressusciter l'ONU. Trump en a conscience et ce qu'il a créé. Alors maintenant, est-ce que ça va durer ? Euh c'est avec Trump, ça peut être oublié dans quelques mois.

Mais l'objectif n'est pas de créer une nouvelle organisation multilatérale. L'objectif est de créer un outil pour faire une OPA sur ce nouvel ordre mondial qu'ils ont instauré. Il était sur scène avec une vingtaine de dirigeants étrangers de grands démocrates he comme on a pu les voir drô pour lui au milieu. Il siégeait puisqu'il est président à vie avec droit de choisir son successeur. Il trônait avec ses autocrates. Quelle image triste pitoyable pour ceux qui ont cru en l'ONU et en système multilatéral de voir à quoi aujourd'hui pas si on peut zoomer sur le logo de ce board of peace conseil d'administration de la paix. le logo. Donc je ne sais pas si on va le voir.

Normalement on va le voir. Le voici. Alors vous vous dites tiens c'est marrant ça ressemble à quelque chose. Bah oui, c'est le logo des Nations Unies mais recentré sur l'hémisphère sur les États-Unis. Bien sûr en doré. Oui. Ça vous désole Natalia Pousir ? Oui, parce que on échappe à alors même si l'ONU n'était plus tout à fait opérationnel, nous sommes d'accord mais on échappe enfin là on s'éloigne vraiment du multilatéralisme hein. C'est de la vassalité, de la colonisation, recolonisation. Il y a quand même 20 dirigeants qui ont été prêts à payer un milliard de dollars. Oui, nous on a mieux à faire je pense pour les Français, pour notre économie avec ce milliard là.

Mais si on regarde parmi les membres du conseil de sécurité de l'ONU, c'est là où quand même les puissances compte et sont assises. Euh et bien ni la France, ni la Grande-Bretagne, ni la Chine euh et ni la Russie, on sait pas encore en train d'étudier le dossier. Oua bon voilà. Alors Vladimir Poutine a fait une vidéo hier soir pour dire que oui, il était prêt à y aller à ce peace. Oui, peut-être. et puis pour pour flatter l'ego de de Trump. Mais voilà, c'est comme Trump qui veut imposer un nouvel ordre mondial mais sous sa coupe et on n'est pas dans un dans un monde de relation internationale. Si je peux juste ajouter un mot, pardon et je vous donne tout à fait raison.

Je n'avais pas vu ce logo mais c'est effrayant combien cache ils sont. Je sais pas si on peut les hallucinant. Un logo pour une nouvelle soi-disant institution multilatérale et on ne voit que les États-Unis. Une une dernière petite chose, n'oublions pas que Trump est obsédé de laisser une place dans l'histoire des États-Unis et il veut s'inscrire dans la lignée de Wilson Wilson qui a créé la société des nations après la première guerre mondiale, Roosevelt, Franklin, l'ONU après la Seconde Guerre mondiale et lui arrive avec enfin l'organisation qui va sauver le monde. On a l'impression qu'il prépare quand même son héritage et qu'il est pris par le temps aussi hein.

paramètres de temps si vous voulez Poutine Schizimping ils ont vraiment le temps devant eux alors que Trump son temps est un peu compté ce que je voulais dire ça fait penser à la succession potentielle alors je sais pas ce que feront les démocrates ce que donneront les mid termes mais mais il y a JD Vents aussi est toute une soutenue par toute la tech aussi qui est derrière he il y a quand même peut-être un empire de la tech qui se qui s'annonce et supranational mais juste pour dire que Jay V est nommé je crois comme négociateur dans le cas du Groenland. Donc pour moi, c'est déjà euh un signe que euh ça ne va pas bien se passer.

Et puis en France, le comportement de Donald Trump ces derniers jours plonge certains dans un certain embarras. Ce sont les offs de loup tout de suite. Bah oui, parce que dans cette guerre économique et commerciale qui s'annonce entre l'Europe et les États-Unis, on se demande bien de quel côté penche le cœur du Rassemblement national. Ah bah la décision a été longue à prendre. En tout cas, il y a eu beaucoup de discussions et la position officielle a été donnée par Jordan Bardella il y a 2 jours au Parlement européen. Je vous propose de l'écouter.

Lorsqu'un président américain menace ouvertement un État européen, lorsqu'il combine une pression territoriale assumée avec un chantage commercial explicite, ce n'est pas seulement un partenaire qui s'exprime, c'est un rapport de force qui s'impose. Bon, fallait faire court. Donc on va expliciter maintenant quelles sont les demandes du Rassemblement national qui effectivement voudra aller au bras de fer. Donc la suspension des accords de lib de de douanes douané qui ont été qui ont été conclus cet été entre trump l'activation de l'instrument anti coerciion acci donc le bazooka commercial dont parle Emmanuel Macron ou encore une appliquer une préférence européenne dans l'achat d'armement.

Autant dire que ce discours qui euh est plutôt euh plutôt sain, il a pas convaincu tout le monde et notamment une certaine Valérie Ailler. Je vous propose aussi de l'écouter. Et moi, je voudrais poser une question à monsieur Bardella. Je vous entends vos discours sur le Groenland aujourd'hui. Ça va ? Vous êtes à l'aise ? Vous êtes à l'aise à tenir ce discours aujourd'hui alors que vous avez été avec votre groupe l'un des premiers supporters de Donald Trump alors que vous a dit vous avez dit je cite que son élection était un vant de liberté sur nos démocraties.

Alors ça peut être un peu simplifié et d'ailleurs on va aller un peu plus dans dans le fond mais effectivement Valérie Aison par certains aspects. Laquelle ? Ah bah déjà rappelons cette séquence qui a fait le tour des réseaux sociaux. Mais où trouve-t-il toute cette énergie ? Quand Jordan Bardella a était interrogé sur le plateau de quelle époque ? Et qu'il a semblé surpris finalement de devoir s'exprimer sur le le chef, il fallait qu'il pose une question à Donald Trump. Et voilà, il fallait qu'il pose une question à Donald Trump. Il a pas été euh il a reposé la même question qu'à celle de Nicolas qu'à Nicolas Sarkozy. En l'occurrence, il était mal à l'aise. Mais pourquoi ?

Parce qu'en fait, c'est un vrai sujet Trump au sein du Rassemblement national. Il y a des avantages à Trump. D'abord, bah Trump, c'est le retour de la politique. Ça, c'est ce que vous entendez dans tous les cercles nationalistes, français ou européens. C'est l'idée du rapport de force en politique, ce qu'on vient d'expliquer, la fin du multilatéralisme et une autre manière de d'imposer ses vues.

C'est aussi quelque chose d'assez révolutionnaire dans le mouvement et c'est vrai que là, on va aller sur procès de Marine Le Pen quand elle a perdu en première instance, vous avez des gens dans le parti qui voulaient vraiment faire un truc un peu à la Capitole en 2021 et essayer de ramener le plus de personnes dans la rue. Revenons aussi sur le procès. En l'occurrence, vous avez une magistrate française qui dit avoir été approchée par des émissaires de Donald Trump justement pour influer sur sur la le procès de Marine Le Pen. Et puis c'est quand même un pied de né à la bureaucratie européenne qui est l'ennemi jurée du Rassemblement national. Mais tout ça c'est de la forme sur le fond.

Il y a quand même de sévères problèmes et c'est vrai que Trump c'est clairement pas la tasoté du RN. C'est un euh c'est un euh pardon, c'est un conservateur, un libéral, un impérialiste en réalité. Et c'est une méthodologie assez brutale, c'est-à-dire quelque chose qui ressemble assez à Dieu. Éric Zemour qui a été adoubé par Donald Trump. Il avait envoyé ses propres émissaires faire dire que il était le Trump français ou un Jean-Marie Le Pen. Il avait aussi envoyé des émissaires voir Jean-Marie Le Pen pour lui dire qu'il avait été le père du populisme. C'est aussi un inconstant.

Donald Trump, rappelez-vous, il a soutenu Marine Le Pen mais il a refusé de la recevoir en 2017 quand elle s'est déplacée aux États-Unis à la Trump Power pour la rencontrer. Et puis c'est quelqu'un d'imprévisible. Vous avez ses proches qui font des salutas, Steve Bannon qui va arriver sur l'écran qui avait poussé Jordan Bardella à quitter une convention conservatrice où il devait s'exprimer. Vous avez enfin le Capitol. Le Capitol en 2021, ça a été reproché à Marine Le Pen vu qu'elle s'était en apparence alliée avec avec Trump. Ils s'y sont pas trompés, ils ont pas envoyer de de figures principales tutellaires du Rassemblement national à son investiture.

Ils ont envoyé Louis Aliot, c'est-à-dire un vice-président que nous nous connaissons mais pas très connu du reste des Français. En réalité, le RN est face à un dilinem. Donald Trump, il symbolise une position dans lequelle ce parti se trouve. C'est un parti nationaliste antieux anti-américain. Donc la seule stratégie qu'il peut avoir avec le avec Trump surtout le pas bouger. Hm hm. Un dernier mot Richard Verly. Je voulais vous soumettre la une de Z économistes Junior si vous l'avez si vous l'avez aperçu euh avec Donald Trump en couverture de de Z économiste. Au fond, est-ce que c'est ça qu'on retiendra de ce forum de Davos ? Oui, absolument.

Mais je note que il est sur l'ours polaire mais il n'est pas désarsonné. Donc vous voyez que il il peut quand même obtenir, disons-le, beaucoup de choses dans cette négociation. Et par ailleurs, un mot sur Davos, une chose qui me paraît importante vis-à-vis des électeurs américains. Davos, c'est, vous l'avez dit en Suisse, au cœur de l'Europe. Il a Bard of peace derrière lui. Ça lui permet de dire à tous ces électeurs, voyez, je suis l'homme de la paix au cœur de l'Europe. Alors que les Européens ne cessent de me reprocher de de faire c et ça, moi je viens défendre la paix au cœur de l'Europe.

par ailleurs, à seulement quelques centaines de kilomètres moins que ça, de Genève, la deuxème capitale des Nations- Unies, des Nations- Unies dont on a compris qu'il voulait les démonter. Merci infiniment à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque fois compte. Dans dans un instant, c'est la question qui fâche, mais d'abord, c'est Laurent Guimier. Quelle histoire ! Ça veut dire que il est trop tôt aujourd'hui pour dire à dans quelle place à quelle place. Oh, on a divulgaché nous-même. Quelle histoire avec Laurent Guimier. Laurent, ce soir, vous vouliez nous parler d'une idée qui aurait férir tout le monde il y a encore quelques années. Oui, il y a encore 10 ans.

Euh, un homme d'affaires à l'Élysée, ça passait un peu pour un gag. Aujourd'hui, ça commence peut-être à être quelque chose de sérieux. En moins d'une semaine, il y a deux signaux très clairs qui sont apparus dans l'actualité. D'abord, sur France interre la semaine dernière, le banquier d'affaires Mathieu Pigas et propriétaire de médias ne dit pas non à cette hypothèse. Regardez-le. Ça veut dire que il est trop tôt aujourd'hui pour dire à dans quelle place à quelle place ou dans quel rôle peser. Mais en effet, je pense qu'il faut peser mais attendez Mathieu Pigas, c'est important. Donc vous n'excluez pas d'être candidat à l'élection présidentielle.

Moi moi par principe, je n'exclus jamais rien si vous voulez pour être très clair. Bon voilà, il dit pas non. Deuxième signal, c'est ce petit écho sorti par nos confrères du Point il y a 2 jours. Alors très étonnant hein, je vous raconte ce qu'il y a dans cet article. Ça se passe avant Noël lors d'une remise de décoration à l'Élysée. C'est le cocktail après la cérémonie. Et puis là, il y a une ado de 13 ans qui s'approche d'Emmanuel Macron et qui lui dit "Tu en penses quoi si papa se présentait à la présidentielle ?" "Bah, tu diras à ton père que le job n'est pas si facile, répond Emmanuel Macron. Mais est-ce qu'il en a vraiment envie ? Il en parle tous les jours." C'est qui cette gamine ?

Qui est ce papa qui veut devenir président tous les jours ? Bien, figurez-vous que c'est Xavier Niel, le fondateur de Fre, voyez euh Xavier Niel qui euh euh était là, hein, et qui a donc envoyé sa fille euh taquiner le président actuel de la République. Bon, il va falloir leur dire qu'en politique, les gros patrons, ça passe pas vraiment encore dans l'opinion. C'est vrai, ça c'est vrai. Jusqu'à présent, au fond, il y avait trois tabous majeurs qui bloquaient tout. 1 le complexe de l'argent 2 les casseroles toute proportion gardée et puis le style et le ton du chef d'entreprise qui sont quand même très différents de ceux de de la femme ou de l'homme politique classique.

Et bien je prétends ce soir que ces trois tabous, ces trois verrou sont peut-être en train de sauter purement et simplement. Tout ça parce qu'un homme est entré par éfraction dans notre paysage politique national et pardonnez-moi, on vient déjà de beaucoup en parler, c'est Donald Trump. Non, mais faut arrêter de le mettre à toutes les sauces même dans la politique française. He ça commence à bien faire. Oui, mais je crois que Trump est à la fois à l'origine et la preuve vivante que nos codes politiques sont en train de changer à très très grande vitesse en partie grâce à lui à ce qui se passe aux États-Unis.

Veréro numéro 1, l'argent euh avant la fortune disqualifiée purement et simplement en politique. Aujourd'hui, on l'entend, l'argent commence à déclencher le au moins lui il sait compter, il est près de ses sous. de les casseroles, la proximité de Pigas avec Hugo de Chavez ou les soucis judiciaires passés de Xavier Niel, on va le dire, c'est plutôt de la gnognote par rapport à ce que Trump a traversé. Et puis il y a ce troisème verrou, le style décomplexé hein. Alors c'est un alors j'allais dire Niel et Pigas porte pas de cravat mais deux des trois invités n'en portent pas de [rires] donc voilà. Mais Niel surtout c'est le roi de la provoque, vous le savez.

Regardez par exemple cette vidéo du président de Fri qu'il avait publié juste avant la présidentielle de 2022. Regardez. Alors, c'est vrai, je suis sans doute pas un président normal. J'ai plus de 50 ans et je ne porte pas de Rolex. Je ne bois pas de Corona, je n'ai pas de fille cachée et je ne vous trouverai pas un travail juste en traversant la rue. Mais quand je fais une promesse, moi je la tiens. Mon ambition est d'être l'opérateur de tous les Français et de vous aider à communiquer sans vous [ __ ] Oui, vous l'avez entendu. Bon, c'est très c'est très drôle. C'est très bien fait. C'est pas un deep fake, c'est pas une fausse vidéo générée par pas de l'intelligence artificielle.

C'est le vrai Xavier Niel qui avait enregistré ça. Mais ça prouve en rien que les Français élirairent subitement un milliardaire l'année prochaine. He vous avez raison Adeline mais c'est trois verrou qui sautent effectivement ça n'ouvre pas grand les portes de de l'Élysée. Mais ce que je dis depuis tout à l'heure c'est que ce narratif écrasant de Trump dans ses outrances évidemment mais dans ce qu'il imprime chaque jour sur nos écrans, je crois que ça fait entrer ces personnages dans le champ politique des possibles beaucoup plus facilement qu'on l'imaginait avant. Et alors, quelle marche il leur reste à franchir aux entrepreneurs pour devenir présidents ?

Le plus dur, le vraiment ce qu'il y a de plus dur, c'est raconter une histoire vraiment originale quand on se lance dans une une campagne présidentielle. Celui qui l'avait compris le premier, c'est l'homme d'affaires, Bernard Tapi, le premier patron à avoir fait de la politique à ce à ce niveau. Regardez-le à l'heure de vérité. En 1990, une émission restée célèbre. C'était un show incroyable au tout début de sa carrière politique. Il était pas encore ministre. Moi, j'ai montré que j'étais des merdes, que je pouvais faire de chômeurs, je pouvais en faire des jeunes qui avaient un boulot. J'ai montré et je vais montrer qu'on peut réduire le peine à moins de 10 %. Vous allez voir.

Mais j'ai pas montré que j'étais capable de connaître les mécanismes de l'État. J'ai pas montré que j'étais capable d'être un bon ministre. J'ai pas montré tout ça. Si un jour je le montre, j'ai le temps. J'ai 47 ans, finalement, j'ai encore 20 ans devant moi. Voilà. Alors le P so 10 % on voit c'est ça c'est l'histoire que Tapi avait trouvé pour justifier son entrée en politique même s'il s'est fait expulsé assez vite de de la vie politique. Donc c'est donc mon conseil ce soir même s'ils en ont absolument pas besoin pour Mession Niel et Pigas s'ils se lancent ils doivent trouver leur propre histoire pour convaincre les Français de signer au bas du contrat. Merci beaucoup Laurent Guimier.

On passe à la question qui fâche

42:31
Non speech

[musique]

42:36
Locuteur

et j'accueelle sur le plateau de de chaque voix compte. Yan Boucard, bonsoir. Député droite républicaine du territoire de Bfort, Roger Vico, bonsoir. Bonsoir. Député socialiste du Nord et Grégory Joron, bonsoir. Bonsoir. Brigadier chef, s'il vous plaît, secrétaire général du syndicat de police unité. Merci d'être là ce soir. Euh, ça fait partie des textes que les députés ont examiné cet après-midi dans le cadre de la niche parlementaire des Républicains. L'examen est encore en cours au moment où l'on parle. Instaurer une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes qui font usage de la force dans l'exercice de leur fonction.

C'est Stéphanie Despierre qui pose ce soir la question qui fâche. Dans la nuit du 14 au 15 janvier à Paris, deux policiers interpellent un jeune mauritanien. Elas Diara, 35 ans, estu emmené au commissariat. Il mourra quelques heures plus tard dans les locaux après un malaise cardiaque. Cette vidéo filmée par un voisin sont les seules images de l'arrestation. Les caméras piétons des policiers ne fonctionnaient pas. Le ministre de l'intérieur a reconnu les coûts mais pas le lien avec le décès. Une enquête judiciaire est toujours en cours. Cette affaire relance le débat sur les violences policières et la responsabilité des forces de l'ordre.

Hasard du calendrier, la droite républicaine veut elle reconnaître une présomption de légitime défens pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leur fonction. Les policiers qui utilisent leur arme seraient donc présumé l'avoir fait de manière légitime, sauf preuve du contraire. Et quand aujourd'hui un policier et un gendarme quand il est amené à intervenir se pose d'abord la question de se dire est-ce que je vais être traduit en justice parce que j'essaie juste de protéger les Français, on a perdu quelque chose. Le débat sur la légitime défense des policiers ressurgit régulièrement.

En 2017, dans les derniers mois du quinquena de François Hollande, la loi a précisé les règles d'usage des armes de service avec des conséquences très négatives selon le chercheur Sébastien Rocher auditionné il y a quelques jours à l'Assemblée nationale. ce qui a vraiment fait la différence, c'est la loi de février 2017 qui a autorise qui a étendu des facto le la légitime défense au fait de tirer sur des personnes qui présentaient plus une menace une menace immédiate mais qui pourrai en présenter dans le futur. En fait cette loi elle a multiplié par 6 le nombre de tirs mortels si on compare les 5 années qui précèdent aux 5 années qui suivent la loi.

Alors la question qui fâche ce soir la voici. légitime défense ou impunité des policiers ? Yan Bouard, pourquoi ce texte et et pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Parce qu'on a un contexte en terme de sécurité qui est devenu abominable. Vous avez plus plus de 14000 agents des forces de l'ordre l'année dernière, des policiers, des gendarmes qui ont été agressés euh dans l'exercice de leur fonction et nous on considère qu'il faut faire confiance à nos policiers, à nos gendarmes. Mais je vais tout de suite tordre le le coup à ce qui a été dit dans ce reportage. On dit pas que il y a une impunité.

On dit évidemment que les policiers, les gendarmes qui feraient qui feraient un mauvais usage de leur armes doivent être poursuivies, doivent être condamnés. Cellement est-ce que les forces de l'ordre sont pas déjà par la légitime défense ? Non, bien sûr que non.

Et d'abord, on en reviendra peut-être pendant le débat, mais on a trouvé suite aux travaux en commission euh il y a un amendement du gouvernement qui a été présenté tout à l'heure, qui sera peut-être adopté tout à l'heure, qui revient sur ce concept de légitime défense pour avoir un usage légitime euh de de l'arme à feu en fait par les par les forces euh de l'ordre qui semble mieux couvrir euh juridiquement nos forces de l'ordre et puis globalement plus conforme à la Constitution. Mais vous avez aujourd'é de plus en plus violente et nous on estime que celles et ceux qui assurent notre sécurité au péril de leur vie, on leur doit une meilleure protection que ce qu'elle est aujourd'hui.

Et si vous avez aujourd'hui un débat et mon collègue socialiste était avec moi dans l'hémicycle il y a encore quelques minutes, il en est pas du tout responsable, je suis pas en train de le viser, mais pendant 50 minutes, nous avons eu les députés insoumis qui sans jamais mettre aucun conditionnel ont attaqué pendant 50 minutes nos forces de l'ordre, les ont diffamé, les ont insulté. Vous avez aujourd'hui des forces politiques qui attaquent en permanence nos forces de l'ordre. Le climat a bien changé notamment depuis 2017 mais c'est pas dû au directif CASN9. Roger Vicot, pourquoi est-ce que vous vous opposez vous à ce texte ?

C'est un texte qui pose plusieurs euh plusieurs problèmes et moi je le situe pas dans le champ de euh l'impunité ou de ou la police tu comme disent certains de nos collègues. Idée que je ne partage absolument pas d'ailleurs et je me suis exprimé plusieurs fois sur le sujet. Ce texte n'est pas nécessaire. Ça a été évoqué tout à l'heure dans le reportage. Il y a la loi de 2017 dite loi 159 existe. Elle encadre les conditions de l'ouverture du feu pour les policiers. Et ce qu'on nous propose ici est quelque chose de totalement dérogatoire.

C'est-à-dire que sous prétexte, au-delà de toutes les circonstances, escaler en tant que force de l'ordre, ce qu'on nous propose c'est que ces personnes qui assurent notre sécurité avec difficulté et personne ne le ni, ces personnes qui assurent notre sécurité dans les cas les plus graves, c'est-à-dire dans les cas d'ouverture du feu, et bien la loi dira "Ils étaient avant toute chose, avant jugement, avant enquête, nous considérons qu'ils étaient en état légitime défense. La loi existe pour les protéger et dans les cas de jugement, ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de jugement. Preuve devant la justice.

C'estàdire que aujourd'hui bah le policier qui est jugé doit prouver qu'il était en état de légitime des France. Absolum. avec ce texte, ce serait donc à la victime de prouver qu'elle aurait été attaqué par on inverse la charge de la preuve et on considère que le policier qui a été qui a été obligé de tirer, ce qui est toujours quelque chose de terrible, on inverse la charge de la preuve et il est considéré priori comme ayant été en état légitime défense. Et là, c'est un renversement. Mais l'argument de Yan Bouar qui dit il faut protéger ceux qui nous protègent. Je pense pas que ça protégeera les policiers. Je pense au contraire que ça va donner derrière ça une fragilité juridique.

Ben, je tenais justement à ce queil y ait ce soir un policier avec nous pour pouvoir répondre à à cette réflexion. Que disent les policiers ? Alors, vous avez besoin de ce texte ? Il y a pas la prétention de représenter tous les policiers. Moi, je vais donner la en tout cas la position de notre organisation et et qui est pas une posture qui est réfléchie depuis des années et et que je développer rapidement. Déjà, je pense qu'on fait on brouille clairement le sujet quand on parle que de légitime défense. La réalité, c'est que le texte de la légitime défense s'applique autant à vous qu'à vous, qu'à moi et qu'à n'importe quel citoyen.

Depuis 2017, on a un cadre d'usage d'armes qui a la même force normative qu'un d'article de la que du code pénal puisque c'est le code de sécurité intérieure qui est le l'article L435-1. En fait, en réalité, quand cet article a été posé, de facto, il emportait déjà une présomption euh de légitimité puisque il vient s'accoller, pardon, à l'article 1224 qui est la permission de la loi. Je l'ai sous les yeux. Je précise ce dont vous parlez. Et cet article prévoit que les policiers les gendarmes peuvent faire usage de leur armes dans l'exercice de leur fonction en cas de nécessité absolue de manière proportionné et après de sommations. Oui.

Alors il y a cinq cas alors ça va être long à développer mais il y a cinq cas qui qui rentrent dans cet article 2017. Qu'est-ce qui s'est passé depuis cet article 2017 ? On a fait des chiffres de Sébastien Rocher qui sont pas complètement euh exactes et et qui sont complètement décalés aujourd'hui puisque il dit qu'après la loi de 2017, les tirs mortels ont été multipliés mais mais depuis 2022, les tirs sont exactement au même nombre que avant 2017. Donc en fait l'effet qu'il dénonce n'est pas pérenne. Et aujourd'hui on est revenu que c'est quelque chose qui est qui est exactement voilà identique. Voilà. Exactement.

Euh nous ce qu'on ce qu'on constate clairement c'est qu'en fait euh alors on est défavorable à une présomption légitime défense. Par contre on est favorable à une présomption de légitimité du légitimité d'usage des armes. Je pense qu'il faut euh ça revient pas un peu au même ? Non pas tout à fait parce qu'en fait la légitime défense c'est pas quelque chose qui répond complètement à l'action policière. Depuis tout à l'heure, j'entends légitime défense, sauf que l'article 435-1 euh ne correspond pas dans l'entièreté euh des points qui sont développés à un état de chime défense, notamment sur le périple meurtrier.

Ce qui est intéressant de dire, c'est que nous euh on constate une chose, c'est que les policiers sont a priori suspects aujourd'hui quand ils usent de leur armes. Alors qu'en fait avec la permission de la loi et l'article 4351, il devrait être a priori considéré comme étant présumé légitim, non pas innocent mais avoir agi dans le dans le cadre légitime de la loi. Et en fait c'est on a quand même nous un vrai problème là-dessus. Je vous donne un exemple très précis. En 2024, il y a eu 16 tirs policiers. Les 16 ont été reconnus comme étant respectueux du cadre d'usage. Pour autant, pour autant, je peux vous assurer que la majorité des policiers qu'on tiré se sont retrouvés en garde à vue.

Donc nous on veut juste un rééquilibrage des choses. Il arrive souvent il arrive parfois qu'on on soit en garde à vue et qu'ensuite on soit [rires] inocre d'usage des armes et une permission de la loi. Quand un policier use de la force pour interpeller quelqu'un, il est pas présumé. Il est présumé parce queil y a des il y a cet article-là qui le prévoit, avoir agi dans un cadre normal. On est des agents d'État. On se pose pas de la question quand un procureur décide d'un d'une garde à vue s'il a s'il a s'il fait une une rétention arbitraire. On estime qu'il a agi dans le cadre de la loi. Quand on use de l'arme, on doit avoir les mêmes réflexes. C'est ça qu'on demande.

On demande pas une impunité, on demande pas une carte blanche. On demande juste à ce qu'on soit respecté comme agent d'état dans l'exercice de nos fonctions. Et malheureusement, cet article de 2017 aurait dû l'emporter naturellement. Je pense qu'aujourd'hui il faut juste le préciser. Question téléspectateur Laurent. Oui, une question précise et technique de Olivier hein. Je cite "Les policiers doivent être protégés mais doivent pas l'être si la caméra qu'il porte sur eux ne fonctionne pas. C'est la seule solution équitable. Ah ! Qu'est-ce qui peut expliquer que la caméra piéton ne fonctionne pas ?

On la débranche du mauvais matériel qui pas longtemps pourant alors merci les premiers les premiers équipements avaient une avait une une autonomie extrêmement médiocre en tout cas qui qui ne couvrait pas l'ensemble d'une vacation donc une intervention au bout de 7h de vacation c'était déjà plié ça fa ça fait 3h vous aviez plus de batterie aujourd'hui on fait 12h de vacation en général sur la voie publique. On a des nouveaux matériels, il normalement il fonctionne, je pense malheureusement peut-être pas 12h et et en plus il faut vous rendre compte qu'il faut avoir le réflexe de l'allumer puisque c'est pas automatique. Alors qu'on est souvent ça prend le réflex, ça se prend le réflexe. Ouais.

Alors quand vous êtes face à des gens sur des plateaux télévisés. Vous avez raison, vous avez raison. Il y a même des dispositifs dans l'absolu qui existent où où l'arme pourrait être couplée avec avec la caméra. Sauf qu'en fait, je vous le dis sincèrement, euh on est encore à l'âge de pierre côté police sur ces sur ces sur ces sujetsl ça c'est aussi une réalité. Donc on pourrait en effet avoir avec une volonté et nous on a aucun problème avec le contrôle et d'ailleurs souvent il y a des images. La proposition de loi des Républicains explique qu'aujourd'hui les policiers sont confrontés au défi de la judiciarisation de leurs actions.

Est-ce que l'insécurité juridique peut vous dissuader ou peut peser sur votre capacité d'agir face au danger ? De toute façon, c'est une question que les collègues se posent forcément. Euh dans l'instant évidemment je crois pas qu'il se qui se disent "Est-ce que je dois parce que c'est souvent de la réaction." Donc on a une dizaine de secondes, on est dans l'action. Euh je crois qu'humainement personne n'est capable de dire comment il va réagir même si on essaie d'être formé. On manque énormément de formation aussi, il faut le préciser.

Euh euh et et euh et et donc on réagit en un diè de secondes et donc on doit prendre la décision dans ce lapse de temps-là, soit pour sauver la vie de quelqu'un, soit pour sauver sa propre physique. À ce moment précis, aucun policier ne se dit "Oh, je risque d'avoir des ennuis avec la justice". Non, mais c'est un risque qui tourne en dehors de ce moment-là. Yan Boucard, ce que ce que j'entends dans les propos de Grégorie Joron, c'est que votre texte passe peut-être à côté. Mais ce que vous ce que vous n'avez pas entendu dans mon propos liminaire, c'est que j'ai mené des auditions.

On a eu une réunion la semaine dernière en commission des lois et que suite à ça, on a travaillé en direct avec le cabinet du ministre, avec les organisations syndicales, avec la direction générale de la police de la gendarmerie, avec l'inspection générale de la police et de la gendarmerie pour aboutir à l'amendement qui a été présenté tout à l'heure par monsieur le ministre et qui du coup crée cette présomption d'usage légitime de l'arme qui effectivement semble mieux convenir d'abord et plus sûr juridiquement euh pour toutes les raisons qu'a évoqué notamment Roger Vico mais aussi qui couvre mieux nos forces de l'ordre parce que c'est vrai que la légitime défense Grosso modo pour les forces de l'ordre, ça couvrait surtout les agents de la BAC qui opèrent sans l'uniforme de la République et sinon çait que ça loupait sa cible.

Donc le but c'est aussi ça le travailler parlementaire et c'est formidable de l'expliquer sur la chaîne parlementaire, c'est qu'on a eu un travail d'audition, on a eu un travail en commission pour aboutir, je l'espère un texte ce soir qui soit le plus le plus juste parfait en tout cas qui corresponde le mieux notamment aux besoins des forces de l'ordre mais aussi à la volonté du législateur. Roger Vico, il y a un point très intéressant qui a été évoqué sur les caméras piétons. Moi, j'avais déposé une proposition de loi il y a un peu moins d'un an maintenant pour réécrire le 435- enfin pour le préciser, peu importe.

Mais surtout dans cette PPL, dans cette proposition loi, j'avais ajouté la nécessité d'équiper la totalité des forces de l'ordre en permanence de Caméra Piéton parce que la caméra piéton, elle a deux rôles. D'abord, elle a plusieurs elle a trois trois fonctions, trois avantages. D'abord, elle permet de visualiser sinon la totalité, en tout cas l'essentiel des scènes qu'il faut revisiter, regarder, passez-moi l'expression par la suite. Deuxièmement, elle a cette possibilité et cet atout de faire baisser l'attention de la part des éventuels contrevenants.

Et puis elle a aussi cette capacité de faire baisser la tension également chez les policiers qui parfois pourraient être dans une situation extrêmement tendue. Voilà. Donc l'usage des caméras piéton me paraît me paraîtrait quelque chose d'essentiel et surtout il nous faut généraliser cet outil. C'est vrai, les premières caméras piéton étaient si non défaillantes en tout cas euh euh peu adapté adapté au terrain. C'est pas c'est parfaitement vrai. Mais aujourd'hui, on peut il y a des matériels extrêmement euh développés et d'ailleurs les les progrès techniques vont dans ce domaine-là euh très vite.

D'ailleurs les Grégoryi Joron aujourd'hui les policiers ça commence à faire partir de le de leur quotidien ces caméras piétons, mais ça les a embêté pour ne pas dire pire au début. Oui. Bon, c'est toujours fraîchement accueilli parce que parce que on a une impression de contrôle permanent et et en plus pour tout dire, on a aussi et c'est bon, c'est en train de se régler tout ça. On a aussi malheureusement des cadres qui ont utilisé ces caméras piéton en dehors du cadre prévu en en faisant un peu de discipline autour autour des autour des des bandes vidéos. Donc tout ça ça demande à être à être régulé. Nous on l' on l'a écrit donc je peux l'assumer publiquement, il y a pas de sujet.

on pense que c'est que c'est que c'est pas une mauvaise chose et qu'en effet euh c'est plutôt dissuasif à l'endroit des contrevenants qui qui s'enflamment dès lors qu'il voi qu'ils sont filmé. euh ça ça détend un peu. Après, on a aucune on a aucune aucune raison de vouloir cacher euh euh l'action de nos collègues. Euh on estime que ils ils sont professionnels. Euh d'où aussi l'amendement, enfin en tout cas la contribution qu'on a qu'on a qu'on a qu'on a envoyé à la commission des lois et à monsieur le rappur rapporteur dex qui va justement dans le sens encore une fois de cette présomption de légitimité d'usage d'usage des armes qui nous semble être la bonne voie.

Et bien merci à tous les trois. On va continuer de parler de la niche parlementaire des LR tout de suite dans Bourbon Express. On accueille Marco Pomier, s'il vous plaît.

57:58
Non speech

[musique]

58:02
Locuteur

Oui, parce que Bonsoir Marco, cette niche des de la droite républicaine a commencé ce matin. Elle se termine ce soir à minuit. Après, c'est comme Cendrillon, hein. Exactement. On repart en citrouille. Et elle a fait des vagues cette nichlaire dans dans l'hémicycle cet après-midi. Ambiance, comment dire, explosive. Oui, oui, oui. Notamment avec cette proposition de résolution pour inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Texte adopté après plus de 3 heures de débat sous très haute tension. Euh, c'est une déclaration du député Eren Laurent Jacobelli qui a mis le feu au poudre. On va l'entendre.

Frères musulmans veulent lapider les homosexuels. Et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez les filles. Propos immédiatement contesté par l'insoumise Mathilde Panot qui a interpellé au passage Sébastien Chenu, le président de séance. Monsieur le président, je vais le dire très clairement. Soit vous êtes capable de faire respecter des débats normaux dans cet hémicycle, soit Non. Oh là là cette remise en cause madame la présidente de ma présidence n'est pas la bienvenue qui vi madame la présidente panneau voilà c'est moi qui parle madame la présidente panneau vos propos sont assez inadmissibles.

Je ne vous permets pas de remettre en cause ma présidence et à partir de là les débats sont devenus ingérables. Avivine interruption de séance rappel au règlement en cascade. à gauche a dénoncé des propos insultants, graves et infamant. Étant moi-même député, étant homosexuel, je ne peux un seul instant tolérer que vous insinuez, que mon engagement à l'encontre de l'égalité humaine. Honte à vous, excusez-vous. et plusieurs députés de gauche ont demandé la saisine immédiate he du bureau de l'Assemblée pour décider d'éventuelles sanctions contre Laurent Jacobelli. Réponse du président de séance Sébastien Chenu. Le bureau de de l'Assemblée se réunira le 18 février prochain.

C'est dans longtemps le 18 février. Mais entre-temps, le calme est revenu, rassurez-moi. Ah ben non, pas du tout. La confrontation entre LI et RN s'est poursuivie, chacun accusant l'autre de stratégie électorale communautaire. L'insoumis Antoine Léoman interrompu par Sébastien Chenu et même descendu dans l'hémicycle. Regardez, il était euh furieux. Écouter cette séquence. Monsieur Léomand, ne créez pas d'incident, monsieur Léomand. Alors, monsieur Léoman, je vous fais un rappel à l'ordre. Vous n'avez pas à me menacer. Vous n'avez pas me menacé physiquement. Qu'est-ce que vous venez de dire là ? Je saisis le bureau pour vos menaces physiques de venir descendre avec vous.

Ça suffit ce que vous venez de dire là. Qu'est-ce qu'il dit en fait ? Voà et ben Sébastien Chenu d'y avoir entendu. Descendez, on va discuter face- à face. Voilà. Alors un rappel à l'ordre, vous l'avez entendu, a été prononcé. Là encore, le bureau de l'assemblée du 18 février devra se prononcer sur d'éventuelles sanctions. On a un député LR en plateau, on va lui poser la question. Yan Boucard, vous vous êtes fait voler votre niche ? Bah très clairement, on a une procédure d'abord d'obstruction de la France insoumise depuis ce matin 9h.

On a des incidents en séance, des incidents qui sont déplorables et qui donnent une image déplorable de l'Assemblée nationale tant les propos de monsieur Jacob Boli que le comportement derrière de monsieur Léoman. Et c'est vrai que vous savez qu'une niche parlementaire c'est une fois par an et malheureusement on peut pas avancer sur les textes. Après qu'on soit pour ou contre les gens se positionnent. Par exemple, le groupe socialiste est contre tous nos textes, je crois. Ils ne font pas d'obstruction à notre niche depuis que la gauche soit contre la droite. Excusez-moi, on va pas faire un break.

Non mais non mais on peut faire des pour ou contre sans vouloir bloquer France insoumise sur nos prix sondes sur les forces de l'ordre. Ils ont déposé 19 amendements en une minute. C'est pas vraiment la volonté de débattre, ils font tous un mot. Donc là vous allez devoir renoncer à certains textes puisque ça s'arrête à mini. Exactement. Après, c'est le jeu, c'est toujours comme ça. C'est le jeu des niches. Non, c'est pas non, c'est pas toujours comme ça. Non, non, c'est pas toujours comme ça. Nous, on bordellise pas les niches des autres par exemple.

Il y a beaucoup de groupes politiques qui renoncent parfois à leur proposition de loi dans les niches parlementaires quand même parce que ça n'avance pas assez vite. Oui, mais la bordellisation des niches des autres groupes, excusez-moi, c'est souvent quand même le fait de la France insoumise, excusez-moi de le dire. La bordélisation des niches, en tout cas, il va y avoir du travail pour le bureau de la de l'assemblée. [rires] C'est un concept. La droite défend aussi un autre texte cette fois sur le travail le 1er mai, on en avait parlé la semaine passée dans chaque voix con. Tout à fait.

Un objectif permettre aux floristes, au boulangers notamment d'ouvrir en ce jour historiquement ferrier et obligatoirement chômé. Alors, il existe des exception hein mais surtout un flou juridique. La preuve, en 2025, 22 boulangeries ont été verbalisées pour avoir ouvert le 1er mai. Les Républicains veulent clarifier la loi et ça et ben ça ne plaît pas du tout à la CGT. rassemblement ce matin aux abords de l'assemblée autour de Sophie Binet, vous allez la voir la numéro 1 du syndicat une centaine de militants. Vi le premier mail, c'est le plus symbolique pour les gens. Tous les gens, même les plus jeunes, savent ce que veut dire le 1er mai.

Vous remettez en question le premier maire, vous remettez tous les jours fériers. Et on le disait he les républicains ont jusqu'à minuit pour faire adopter leur texte. Après ça, leur niche parlementaire s'arrête une journée pas plus. Et puis on voulait revenir ce soir sur le Malwingngate. Vous avez entendu parler du Malwingngate ? Oui, on en parlait hier. On vous le révélait hier soir dans Bourbon Express sur LCP. Cet incident diplomatique évité de justesse à l'Assemblée nationale grâce à un postitte.

Oui, avec ce postit collé euh sur une carte hier en commission des affaires étrangères à la demande de l'ambassadeur d'Argentine en France que vous voyez sur la carte un pile dans son dos, les îles Malouines représentées comme un territoire britannique. Et c'est le cas hein selon le le droit international sauf que sauf que et ben l'archipel est revendiqué par l'Argentine. L'ambassadeur ne voulait pas s'exprimer devant cette carte. Alors on bah cette carte, elle a été masquée avec ce postit et ce matin et ben on est allé salle des quatre colonnes interroger les députés qui ont suivi cette scène de très près.

La demande de mise en place du postit m'a choqué, la réaction de l'ambassadeur d'Argentine m'a choqué et j'is dire notre propre réaction mais moi-même je m'en veux. J'aurais dû quitter la salle. Aller mettre un post sur la carte du monde il y a pas de limite, on peut aussi la redessiner. Pourquoi pas ? Je suis pas choqué. Je je on l'a fait par correction vis-à-vis de la demande de l'ambassadeur. Je vous précise que nous avons depuis enlevé le postit [rires] quand même. Il a été enlevé ce poste. En attendant l'histoire à a traversé l'Atlantique en Argentine. Justement si Adleine le quotidien la nationne on a fait un article titré le postit qui a permis d'éviter un incident diplomatique.

Et alors j'ai lu l'article et dedans il parle de El Bourbon Express de Marco Pomier. [rires] Alors non mais n'empêche hein cet incident diplomatique évité de justesse. Merci beaucoup Marco. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le le plateau de chaque voix compte. Merci Laurent et merci Loup. On vous lit dans Paris Match avec à la une demain. Je ne sais pas si on peut voir la une Ro eclésias. C'est Rouo Eglésias dans le pétra. Oui. Les ennuis de Roulio Eglésias. Les ennuis de Rouo Eglésias. En judiciaire. Le voici. Le voilà. C'est demain. C'est la une de Paris Match. Merci à vous. Cette émission rediffusée tout à l'heure à 23h30.

Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr FR en en replay et sur les plateformes de podcast. On vous souhaite une excellente soirée. On sera là demain à 19h30 pour une émission en public consacrée [musique] aux crises internationales. À demain. Excellente soirée.