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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 13 septembre 2026 33 minComplaisantActualité / polémiqueLogementImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Marine le Pen a essayé d’être plutôt positive dans son expression" (Arnaud Benedetti )

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiquePromesse
    « La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français. Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « La priorité, ça veut dire en fait, et là elle espère que c'est juridiquement fondé, que entre deux personnes qui sont candidates pour avoir un logement, entre le français et l'étranger, on aura tendance à plutôt aller vers le français. »
  • 11:27Invité politiqueFait
    « Est-ce que ça vous semble possible ? Alors, d'un point de vue purement juridique, c'est beaucoup plus complexe que ça en réalité. »
  • 18:19Invité politiqueFait
    « Vincent Jean-Brin qui était ministre du logement l'a dit en 2025 et c'est quelque chose qui se fait alors actuellement ça se fait pas à une énorme échelle. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

Premier discours de campagne donc après une rentrée chaotique marquée par des polémiques et des signes de tension avec son numéro 2 Jordan Bardella Marine Le Pen a prononcé son discours de rentrée cet après-midi à Énin Baumont vous l'avez suivi sur notre antenne Marine Le Pen qui a ravivé un thème cher à son parti la priorité nationale. La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français. Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste.

Avec nous, les Français, quel que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quel que soit leur région ou leurs conditions sociales, seront prioritaires chez eux. Bonsoir Caroline Mot, on vous retrouve en direct d'énumont. Vous avez suivi euh pour nous ce discours de Marine Le Pen d'une durée environ de 45 minutes euh je crois avec ce thème affiché qui est revenu à plusieurs reprises dans son discours. Donc ce thème de la priorité nationale. Oui, tout à fait. C'est un thème qui lui est cher. Mais d'abord, je voulais vous parler de la forme, souligner la forme de ce discours de rentrée de Marine Le Pen.

Elle était seule à prendre la parole en fait, vous l'avez vu, elle était seule à s'exprimer. Jordan Bardella était là bien sûr pour écouter son discours, mais il était assis parmi les autres élus du Rassemblement national et quand bien même c'était son anniversaire aujourd'hui et bien il n'était pas invité à prendre la parole ce jour-là. C'est évidemment une manière pour Marine Le Pen de réaffirmer que c'est bien elle la candidate et que c'est bien sa propre campagne qui commence. Ensuite sur le fond et bien Marine Le Pen s'est d'abord adressé à ses habitants, ceux du Pas de Calé, ceux d'Émbaumont, sa base électorale en insistant sur la valeur travail mais aussi sur les salaires.

Elle a ensuite longuement évoqué un sujet qui sera au cœur de sa campagne. Un sujet qui est une priorité pour elle. Vous l'avez dit, c'est le logement. Marine Le Pen souhaite abroger la loi SRU. Elle souhaite aussi faire une loi contre le squat et elle souhaite appliquer ce fameux concept de priorité nationale. Alors ça n'est pas nouveau, ça fait longtemps qu'elle le défend. Il s'agit en fait par exemple de réserver les logements sociaux en priorité aux Français ou encore les aides au logement. En fait, Marine Le Pen aujourd'hui, vous l'avez vu, elle a renoué avec ses fondamentaux pour lancer sa 4e campagne présidentielle et elle a donné rendez-vous à tous ses militants à Orléan.

C'est là-bas qu'elle lancera officiellement sa campagne. Ce sera à la fin du mois d'octobre. Merci beaucoup Caroline Mot en direct d'ÉIN Baumont ce soir sur France info canal 16. Bonsoir Henri Vernet, éditori politique à France info. Bonsoir Nathalie Saintcric. Ravi de vous retrouver. Bonsoir Arnaud Benedetti, politologue et directeur de la nouvelle revue politique, auteur d'X portes du pouvoir RN, l'inéluctable victoire. Michel Lafond et bonsoir à Benjamin Morel qui est avec nous à distance. Bonsoir Benjamin, vous êtes politologue constitutionnaliste et maître de conférence à euh Paris 2. Euh Nathalie Saintcric, un discours au à la forte tonalité sociale.

La mise en avant donc de cette ce concept de priorité nationale, c'est le retour au aux fondamentaux du marinisme aujourd'hui. Euh oui, c'est d'abord un retour à ce qu'on appelait avant la préférence nationale et qui manifestement n'était juridiquement pas fondée et ne passait pas la barre du Conseil constitutionnel. Alors là, c'est une version euphémisée, c'estàd un petit peu plus faible de la préférence. La priorité, ça veut dire en fait, et là elle espère que c'est juridiquement fondé, que entre deux personnes qui sont candidates pour avoir un logement, entre le français et l'étranger, on aura tendance à plutôt aller vers le français.

Donc ça c'est effectivement et surtout ce qui est important c'est qu'elle a au lieu de se lancer dans des grands dégagements à propos de l'immigration ou de la sécurité, elle prend elle optionne un thème qui n'est pour l'instant très peu présent dans la campagne électorale chez les autres. Vous pouvez écouter que ce soit Gabriel Ataldoard Philippe Bruno Rotaille. Personne ne parle du logement alors qui est pourtant une très grande préoccupation. C'est une énorme réoccupation et que ça découle. Pas mal de choses découlent de ça. Quand on a son logement, la retraite même si elle basse un petit peu est moins difficile si elle est pas si elle est faible. Quand on a son logement, on peut étudier.

quand on a son logement, les gens peuvent divorcer. Enfin, je veux dire, il y a plein de choses au vivre ensemble. Et elle l'a dit, se rapprocher de son travail donc le vend en plus comme quelque chose parce que c'est la première fois que j'entends parler du droit au bonheur, à l'agrément, à la beauté, à l'harmonie sociale. C'estàd que au lieu d'être dans un discours anxiogène qui peut faire peur à tout le monde, elle vend du positif. C'est elle vend du concret, elle vend du positif, elle vend du proche des gens. Et en cela, elle a presque elle attaqué presque personne.

C'est un discours qui est pour elle, pour aller de l'avant et c'est en sens que je trouve ça relativement habile parce que quand on sort de là, on se dit elle est comme nous, elle s'intéresse aux même choses. Arnaud Benedetti, je partage complètement ce qui vient d'être dit, c'est-à-dire que oui, c'est vrai qu'elle parle de la priorité nationale, mais la priorité nationale qui était la préférence nationale, c'est un vieux thème du Front national et du Rassemblement national. Donc là-dessus, elle a même pas besoin d'en parler parce que ça lui est associé et son électorat attend ce discours.

Mais en effet, la nouveauté c'est que elle a mis en avant une thématique qui concerne une politique publique, une politique publique qui est en crise, qui fisait la question du logement et qui est en effet assez peu abordé depuis le début de cette campagne, enfin de cette précampagne. Donc elle parle, si vous voulez de manière très concrète à un électorat qui rencontre en effet des problèmes qui sont très concrets. Elle le fait dans sa circonscription historique à Baou et finalement elle intervient pour essayer de commencer à décliner le programme qui sera le sien en tout cas durant cette campagne électorale. Donc elle a pris cette thématique du logement.

On peut imaginer que prochainement lors de d'autres déplacements ou lors d'autres interventions, elle prendra d'autres thématiques. En tout cas, ce qui est vrai, ce qui est très net en tout cas dans cette intervention, c'est qu'elle a essayé, alors elle a été clivante parce que le Rassemblement national est naturellement clivant et que c'est quand même quelque part son moteur aussi. Mais elle a essayé d'être en effet plutôt positive dans son expression et ça c'est peut-être quelque chose d'un peu nouveau par rapport à ce qu'on connaissait jusqu'à maintenant.

Et au passage Henriver Vernet, ça lui permet de de tourner la page ou en tout cas de tenter de tourner cette page des des dissonances et des discordances de la rentrée. Elle a donc pas évoqué les sujets qui fâchent, l'interdiction du port du voile, la question des retraites, l'Ukraine là, elle s'est emparée des sujets qui font plutôt consensus au sein de son parti. Même même si certains elle y reviendra les retraites par exemple, obligatoirement elle reviendra. Mais elle le dit d'ailleurs hein, qu'elle déclinera ses mesures assez concrètes, assez vite et puis en tout cas à partir du 25 octobre, lancement annoncé par elle vraiment de la campagne, tout cela viendra.

Mais euh oui, vous avez le le voile en effet, ça y est, ça a été dit le allez le gros rouge qui tâche hein, elle l'a fait. avait fait al par un simple comment dire présent sur les réseaux sociaux non pas en discours il y a quelques semaines ça s'est fait et comme le rappelle à l'instard dans Benedict de toute façon sur ce terrainlà le RN on sait déjà il il a déjà préampté ce thème. Les autres en réalité court derrière on sait que vraiment aujourd'hui les Français pour eux le parti qui est crédible et donc la candidate qui est crédible sur ce thème-elà c'est Marine Le Pen. Donc pas la peine d'en rajouter. C'est vrai je partage entièrement ce qui a été dit sur la priorité nationale.

En effet une version édulcorée mais en effet aux normes un petit peu juridiques notamment constitutionnell de l'expréférence nationale. Mais regardez par exemple dans l'extrait de son discours que vous avez passé, on entend bien que cette priorité nationale, elle est pour les Français et ajoute-elle, quelle que soi leur couleur de peau, leur religion, leurs origines et cetera. Je veux dire, ça c'est vraiment c'est vrai que c'est très habile parce que ça montre que il s'agit pas de discrimination au faciè ou quoi que ce soit. ne venait pas, dit-elle, m'accuser de racisme ? Non, non, je parle des français.

Par ailleurs, elle glisse quand même sur ce chapitre là, elle glisse aussi un slogan qui est quand même assez fort. Elle dit en évoquant le logement et quand on l'a et qu'on l' qu'on est chez soi, le plaisir de dire je suis chez moi, c'est le fameux, on est chez nous. Donc ça là aussi exactement. Donc oui, travailler au pays, travailler au pays, tout cela. Voilà les les les plôt des années 70 d'ailleurs à gauche, à gauche, les ingrédients ils sont là.

Et dernier point, c'est vrai que là c'est vraiment c'est assez précis hein tout ce qu'elle a annoncé sur le logement en quelque sorte c'est aussi un pendant de de l'autre candidat qui a qui qui a une certaine dynamique, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon à l'extrême gauche qui lui aussi est arrivé alors avec des mesures plus dirigistes et plus générales hein mais sur le pouvoir d'achat. Bah le pouvoir d'achat, elle y est elle aussi candidate parce que en effet le logement c'est le principal poste du pouvoir d'achat. Et quand je dis poste, c'est quelque chose comme vous l'avez rappelé qui pèse sur les ménages avec une série de propositions euh effectivement euh très concrètes.

Euh la suppression euh euh des annes, hein, euh les les interdictions euh de de construction, une taxe sur les bureaux vacants. Elle veut transformer les bureaux vacants en logement. Elle veut mettre un terme aux abus des locations de courte durée. Supprimer toutes les contraintes liées euh au au DPE, c'est le il faut arrêter d'emmerder les Français, tourner autrement. C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de maires qui considèrent qu'ils ont d'un potentiel d'emploi. Des entreprises, ils voudraient engager mais les gens ne peuvent pas se loger. C'est vrai notamment en vendé, il y a un certain nombre de personnes qui rêveraient de pouvoir construire.

Alors là directement c'est on crée contre les zones artificielles on ne c'està-dire en gros on n pas le droit de construire sur quelque chose tant qu'on a pas promis de de revégétaliser si j'ose dire ailleurs. Le DPE c'est pour un certain nombre de gens la catastrophe quand ils se rendent compte que leur DPE c'est performance énergétique ça veut dire qu'en gros il y a des gens qui préfèrent ne qui ne pourront qui se disent on ne pourra pas vendre si alors même même si la mesure a été repoussée.

Donc ça fait partie du gros bon sens et quand elle parle du préato zéro pour pouvoir permettre un certain nombre de jeûes parce que son discours s'adresse aussi aux jeunes et c'est ce que disait Henry qui parle aux jeunes pour l'instant Jean-Luc Mélenchon et qui a d'ailleurs soutenu par une espèce d'une masse assez importante de prim électeurs ou de jeunes et elle dit qu'elle veut faire qu'elle veut aider les jeunes et souvenez-vous la dernière mesure qu'elle avait souhaité c'est d'exonérer totalement d'impôts les jeunes jusqu'à une trentaine d'années Hm hm.

Donc elle s'adresse aux jeunes, elle dit au plus vieux "Bon écoutez, on va nettoyer un peu, soyons de bon sens" et elle dit "Je veux une société de propriétaire notamment chez les jeunes et qui peut euh lui dire "Bah écoute, vous avez tort." Au passage à s'en est prise à Emmanuel Vargon, l'ancienne ministre d'Emmanuel Macron.

obscur ministre aelle dit obscur mais elle l'a cité après n'a pas qui avait dit qu'à terme il fallait plus envisager des constructions verticales et que ch le but de la vie ne pouvait pas être chacun d'être propriétaire parce que d'un point de vue écologique que ce soit sur le logement que ce soit sur les matériaux utilisés et la place utilisée ça serait quelque chose de difficile et ça avait suscité un tollé Emmanuel Macron avait prié sa ministre d'éviter des déclarations de notre nature. Bonsoir Benjamin Morel. Donc merci d'être d'être avec nous.

Arrêtons-nous avec vous, si vous le voulez bien, sur une de ces de ces propositions de Marine Le Pen, celle donc d'accord et non plus donc la préférence, la priorité au Français notamment pour l'attribution des des logements sociaux. Ce serait une manière de tenter de contourner l'inconstitutionnalité de la mesure. Est-ce que ça vous semble possible ? Alors, d'un point de vue purement juridique, c'est beaucoup plus complexe que ça en réalité. on a la jurisprudente du Conseil constitutionnel qui montre que les mesures de priorité nationales ne sont possibles qu'à condition que et bien il y ait un lien entre la nationalité et je dirais le le l'objectif de la mesure en question.

Typiquement par exemple sur le RSA là on peut avoir des éléments qui peuvent être des éléments entre guillemets discriminatoires parce que l'objectif du RSA c'est de vous inclure dans le tissu économique français. Donc si vous êtes un étranger qui est en situation irrégulière, a priori c'est pas vraiment l'objectif premier. Par contre, pour ce qui est des mesures de logement, on a notamment des éléments concernant les appels. Là, c'est moins évident étant donné que ben vous avez là un droit fondamental qui est le fait d'avoir un toit sur sa tête. Et ça, quel que soit votre nationalité, tout le monde a priori en a besoin.

Et donc, il est assez probable que là-dessus la constitutionnalité de telle mesure soit à minima et pour être dans l'ophémisme pas garantie. Mais c'est des choses qu'assument Marine Le Pen, hein, c'est-à-dire que vous évoquiez tout à l'heure la question du référendum. Il est clair qu'une grande partie du programme du Rassemblement national sur les sujets d'immigration, sur les sujets de sécurité ne sont pas possibles à constitution constante.

D'où le fait qu'on ait dès maintenant en fait une forme de bras de fer qui est acceptée avec le juge avec l'idée que et bien il y aura des référendums et que ces référendums permettront de débloquer la jurisprudence constitutionnelle et qu'à partir de là et bien ce qui apparaît impossible et ce qui serait impossible pour d'autres partis politiques, le RN lui pourra le faire. Donc je dirais que c'est pas quelque chose qui est contradictoire dans la manière dont Marine Le Pen envisage et annonce l'application de son programme.

Et on en parlait également hier avec Bruno Rotaillot qui s'adressait lui aussi aux jeunes de son de son parti et qui a beaucoup parlé effectivement de cette révision constitutionnelle qu'il qu'il proposerait s'il était élu Arnaud Benedetti. On a aussi entendu comme proposition l'abrogation de la loi SRU, hein, qui impose aux communes un minimum de logement social entre 20 et 25 % et sinon de de payer des des amendes si elle ne respecte pas ses ses objectifs. Donc Marine Le Pen veut l'abrogation et alors là, elle a été très applaudie quand elle a mis sur la table la question de l'expulsion des familles délinquantes. C'est comme ça qu'elle les a appelé, des des HLM.

Là aussi, on est sur le retour aux fondamentaux des propositions complètement. Là, on est vraiment dans le cœur de l'électorat et c'est d'ailleurs c'est intéressant parce qu'en fait c'est le seul moment où elle a vraiment évoqué ces questions de sécurité qui on l'a dit hein comme l'immigration donc des points forts habituels du RN. Là c'était vraiment un discours économique économique en tout cas centré sur le pouvoir d'achat et donc le logement mais il y a eu ce point-là et en effet on a pu noter que c'était de loin le plus applaudi. Il y a même des acclamations qui ont qui ont duré assez longtemps parce que malgré tout ça reste le cœur de cible.

Après, il a été rappelé aussi dans le reportage que euh Enin Bononton, évidemment, on est dans le fief où il y a les j'allais dire les les militants vraiment de de de base hein, pur et dur. Donc évidemment ça leur ça leur parle mais oui, ça reste ça reste très important dans ce programme. Après sur euh le SRU dont vous parliez, ce qui est intéressant aussi, c'est vous savez en effet hein donc réservé obligatoirement pour les municipalités une part donc logements sociaux.

Là, pour le coup, elle vise un électorat qui est pas forcément acquis euh à celui euh ORN, qui est plutôt les la droite traditionnelle, c'est-à-dire les la bourgeoisie moyenne qui qui peut être qui est impacté par de telles mesures parce que euh bah ils ont pas envie d'acheter des logements euh euh dont ils voudraient être plus libres pour euh dans dans le choix du locataire à qui ils vont l'attribuer.

Donc il y a tout un tas de on sent là que toute une base de son discours c'était vraiment la France la France qui travaille elle le dit d'ailleurs au début elle parle de cela donc les classes populaires mais il y a également ça cette frange un peu disons au-dessus dans dans le côté catégorie socio-professionnelle et ça c'est qui qui sont réceptifs à ces mesuresl propriété les la question du logement c'est vraiment c'est vraiment la vie des gens c'est leur quotidien ça ça touche la famille le couple la succession, le travail, les finances, tout en fait. Il y a pas de peut-être pas de sujet aussi quotidien pour les gens.

Et en fait quand je vous entends, je me dis mais comment ça se fait que aucun politique ne s'est vraiment véritablement emparé de cette de cette question avant avant aujourd'hui quand on sait d'autant plus la question de la hausse des loyers de la diminution des des des appartements en location mis sur le marché de la de la hausse des taux d'intérêt qui qui repartent ces derniers jours. Oui.

Bon, si vous voulez, bon la question du logement est quand même abordée dans le débat politique, je dire mais Marine le relativement peu, mais quand on regarde par exemple les études d'opinion, la question du logement est plutôt assez haut dans les préoccupations des Français et pour cause, j'allais dire c'est tout à fait naturel. Après, si vous voulez la la il faut resituer, j'allais dire le le discours de Marine Le Pen dans le contexte électoral et dans les rapports de force politique du moment. C'est-à-dire que elle quel est quelle est sa stratégie ?

Elle considère que de toute façon, elle est largement en tête dans les intentions de vote à ce stade, que il faut qu'elle gère l'avance, il faut que elle ait qu'elle arrive à avoir un profil qui soit un profil de rassemblement d'où si vous voulez ce discours qui est un peu moins clivant que les discours qui sont les siens qui ont été les siens jusqu'à maintenant. Et donc elle va parler en effet des sujets concrets des Français, des sujets qui sont finalement des sujets assez peu clivants.

Si vous si vous attaquer la la question migratoire, c'est beaucoup plus clivant même si elle est soutenue d'ailleurs, il faut le dire quand même par une large majorité des Français sur les questions de de sur les questions et sur les questions de sécurité. Mais là, si vous voulez, elle est déjà entrée dans une campagne de second tour Marine Le Pen. C'est ça le sujet d'élargissement de son électorat parce que il faut qu'elle pense ensuite, elle considère certainement que le premier tour n peut-être pas encore tout à fait acquis, mais elle a de bonnes chances de se retrouver au second tour.

Donc, il faut qu'elle soit capable de faire émerger un profil de de présidentiable qui soit une présidentiable qui parle à tous les Français et qui parle notamment à ceux qui sont peut-être les plus en mesure de voter pour elle au second tour. En lesffit sur la loi sur la la loi SRU, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. C'est un sujet d'abord qui va intéresser un certain nombre d'élus qui sont confronté à ce sujet de la SRU qui prè payer plutôt que de et qui préfère payer que des logements sociaux.

Et évidemment une partie de cet électorat plutôt bourgeois conservateur qui peut-être hésite parfois à voter Marine Le Pen mais qui dans un second tour notamment face à Jean-Luc Mélenchon serait peut-être là en l'occurrence et même vraisemblablement prêt à voter Marine Le Pen. Je voudrais juste ajouter pour préciser ce que disait Henry tout à l'heure sur les expulsions de délinquant. Elle est pas la seule à dire ça. Vincent Jean-Brin qui était ministre du logement l'a dit en 2025 et c'est quelque chose qui se fait alors actuellement ça se fait pas à une énorme échelle. Ça doit concerter quelques centaines euh de de logements. C'est extrêmement encadré par la loi.

Donc par parfois ça ne marche pas, c'est cassé par le juge administratif mais par exemple notamment le préfet du Valdoise a dû expulser un certain nombre de personnes. Donc c'est quelque chose qui est déjà dans plusieurs têtes. quand il y a un membre de la famille qui est par exemple condamné pour trafic de drogue, c'est-à-dire à un moment donné quand il y a effectivement des gens qui profitent enfin qui profitent qui bénéficient plutôt d'un logement social alors que ce sont notamment dans un certain nombre de quartiers où il y a du trafic de drogue et tout ça qui bénéficie d'un logement social qui leur permet à la fois de faire du trafic et de d'avoir des loyers un peu plus bas.

Bien évidemment que dans ce cas dans ce cas-là cette solution est envisagée. Donc c'est ce ne sont pas des choses qui sont révolutionnaires. Elle développe effectivement comme le disait Arnaud des choses plutôt positives qui mond parce qu'elle part du principe que tout le reste on le sait déjà.

C'est-à-dire que ça fait des années que la sécurité et l'immigration et comme ça clive un petit peu dans son camp notamment l'immigration puisqu'elle sait très bien qu'à terme l'immigration zéro c'est quelque chose qui est difficile et qu'il y a beaucoup de candidats de droite et de chefs d'entreprise qui disent que c'est pas possible qu'ils peuvent pas s'en sortir qu'on faire le MDEF ou qu'on faire ce que dit Jordan Bardella. Donc là elle pousse un peu des choses qu'elle n'a jamais dites pour faire un peu original et deuxième tour gérer son avance. C'était ça l'enjeu aujourd'hui de de Marine Le Pen en étant la plus consensuelle ou en tout cas la moins clivante possible.

Oui, c'est vrai que c'est un point qui est important parce qu'elle est quand même à un niveau qui est assez exceptionnel. On a je crois rarement vu hein des écarts enfin dans les sondages à ce stade répétons-le. les sondages, ça évolue. Voilà, ce n'est que euh le reflet de d'une situation vraiment à un instant bien précis et il reste encore toute une campagne avant l'élection et aussi un écrêtage en quelque sorte des candidatures. Néanmoins, c'est vrai qu'elle a une telle avance euh que en effet, il faut gérer tout cela et donc avoir des sujets très concrets. Et en effet, je reviens au logement a compris votre question.

Vous demandiez mais pourquoi d'autres politiques ne s'en partent pas vraiment ou ne s'en sont pas tellement apparés mais y compris ceux qui sont aux manettes, ceux qui sont aux affaires et et ça c'est terriblement vrai et c'est l'un des drames de ce pays. Pourquoi ? parce que le logement ça met du temps. Il s'agit par définition de programme de projet à long terme.

Or comme les élus quel qui soit que ce soit au niveau national, au niveau local sont très souvent gouvernés par la prochaine élection, donc un véritable courttermisme, vous êtes pas encouragé que vous soyez même nombre de maires mais plus encore évidemment au niveau national ont du mal à enclencher de grands programmes parce que finalement c'est pas vous qui en serez crédit, ce sont plutôt vos successeurs voir vos vos tombeurs, c'estàd ceux qui vous auront battu. Et donc c'est vrai que dans ce domaine du logement, il y a un court termisme de la politique en France qui est un véritable drame notamment parce que vous étiez présent dans les deux campagnes.

Enfin la première qu'en était vraiment une d'Emmanuel Macron et qui s'en était saisie et que à partir du moment on peut très bien aller présenter à Édouard Philippe à Bonoraillo en Bonotaillon un peu moins ou Gabriel Atal en leur disant bon ben voilà votre président il avait proposé ça. On en est où ? Benjamin Morel globalement l'un des l'un des enjeux aussi de ce discours de Marine Le Pen, il était très attendu puisque ça fait quand même bien 3 semaines maintenant qu'on commente quasi quotidiennement les quak, les discordances, les tensions entre la candidate et son et son numéro 2. Est-ce qu'aujourd'hui elle a réussi de votre point de vue à rétablir en tout cas une image d'unité ?

Alors l'image d'unit, elle sera difficile à rétablir très probablement, mais je dirais qu'elle a assez peu d'importance. et vous évoquiez tout à l'heure les enquêtes d'opinion, on peut voir que malgré ce qu'on a pu qualifier de quak, malgré les divergences en interne qui sont évidentes, on a une candidature qui ne souffre pas du tout à la fois dans ses codes de popularité et dans je dirais son potentiel électoral de ce type de choses. Il faut voir que Jordan Bardella et bien il incarne en effet quelque chose auprès des jeunes et cetera.

C'est clairement une personnalité complémentaire de celle de Marine Le Pen, mais il y a pas d'appareil derrière, il y a pas vraiment d'avenir comme candidature dissidente de celle de Marine Le Pen. Et donc à partir de là, il y a pas de vrai vrai danger pour elle. Donc il y a en effet une volonté de montrer cette cohésion hein. Puis c'était aussi son anniversaire à Jordan Bardella aujourd'hui. Donc il fallait au moins symboliquement marquer le coup pour elle. Mais au fond, c'est pas un enjeu qui aujourd'hui m'apparaît majeur dans le cadre dans le cadre de cette campagne. H Jordan Bardella qui a eu droit à une chanson d'anniversaire scandée par la par la par la foule. Il a 31 ans aujourd'hui.

Et puis un peu plus tôt dans la journée, Marine Le Pen avait tweeté cette cette photo qu'on va qu'on va voir. Joyeux anniversaire Jordan. Très joyeux anniversaire aussi en vrai Jordan et une photo où elle l'embrasse. Qu'est-ce que ça vous inspire ça Nathalie ? Ça m'inspire que ne pas le faire aurait été vu par tout le monde.

faire fait parler et que ça ne change absolument rien ce qu'on sait de leur relation et que de toute façon comme vous le disiez tout à l'heure d'après les enf Benjamin le disait d'après les enquêtes d'opinion le le les bisbi éventuels entre Jordan Bardella et Marine Le Pen tout le monde pense que ça va se régler et celui qui mettrait le Bardella dehors aurait tort celle qui mettrait Bardel dehors aurait tort et celui qui accepterait de partir aurait tort également donc ils sont condamnés à s'entendre euh alors après qu'on puisse scruter que son sourire a l'air un peu pincé et que j'ai cru avoir l'impression pendant le discours de 45 minutes qui faisait un peu la tête, il était pas extrêmement souriant mais après je vais pas faire de la morphopsychologie puis je me demandais exactement ce que ça fallu attendre 40 minutes pour qu'elle le cite et qu'elle dise bien le programme et oui mais c'est pas beaucoup pour quelqu'un qui a pr en plus accessoirement depuis le début cette idée de faire un ticket c'estàdire de faire une campagne à deux personnes avec un présid vous élisez le président le premier ministre aux États-Unis c'est complètement idiot vu que après il y a des législatives et que si c'est législativ on pas la majorité absolue Jordan Bardella, il aura été nommé entre le moment où elle aura été élu et le moment où il y aura les élections et après on sera obligé enfin ils seront obligés de prendre quelqu'un qui est susceptible de ramasser plus large voire être du rassemblement national.

Exactement. On avait parlé d'Éric Sioti aussi. Bon, je sais pas mais tout ça Jordan Bardella le sait puis d'un autre côté, il a 31 ans donc devant lui. C'est quand même assez baroque. Arnaud Benedetti, un jeune responsable politique de 31 ans qui se retrouve à être en campagne presque pour le poste de de premier ministre alors que il était en train de se préparer à la fonction suprême et finalement il sait même pas si il serait à Matillon si elle était élue. J'ai pas souvenir dans les campagnes présidentielles de présentation d'un ticket. En l'occurrence, c'est quelque chose en effet qui ne correspond pas à la tradition de la 5e République en la matière.

Si vous voulez, ils sont je rejoins ce qui a été dit, c'està-dire qu'ils sont vraiment condamnés à s'entendre parce que d'abord ils sont dans une phase de conquête du pouvoir. Ils n'ont jamais exercé le pouvoir, ce qui psychologiquement dit quelque chose aussi sur la façon dont ils vont concevoir leur stratégie et leur démarche électorale. Ensuite, qu'il y ait des nuances, des tensions, des divisions, j'allais dire, c'est propre à toutes les formations politiques. La question est de savoir comment vous les réguler, comment vous les gz. C'est-à-dire, il faut pas que ces divisions deviennent publiques.

Pour l'instant, c'est quand même pas le cas, même si on voit que il peut y avoir des des des petits points de de crispation. Alors après, il y a la question des lignes des lignes politiques. Est-ce que la ligne Bardella est plus libérale, plus proentreprise que la ligne Marine Le Pen qui est indéblement plus sociale et plus étatiste ? Est-ce que ça pose un problème ? Moi, je ne le pense pas. Avoir d'ailleurs plusieurs fer au feu dans une campagne électorale, c'est pas forcément négatif. Souvenez-vous en remontant il y a 30 ans, Jacques Chirac quand il est candidat en 95, il a plusieurs lignes hein. Il y a une ligne qui est plutôt social avec ce gain.

Il y a une ligne qui est européenne, il y a une ligne très européenne avec avec Jupé et une ligne très libérale avec Madelin. Ça ça au contraire même ça l'a aidé dans la conquête dans la conquête dans la conquête du pouvoir. Après en effet après on peut se poser des questions, c'est de savoir comment vous gérez les lignes une fois que vous êtes au pouvoir. On a vu que 95 ça avait été difficile.

Ça brasse plus largement mais après ça brasse plus voilà c'était surtout l'antibaladie chercher c'est pas c'est pas un sujet même si quand même 7 mois c'est long quand même pour garder un visage unifié et oui c'est je pense que bard il a je pense qu'il a regardé un petit peu l'histoire de son parti hein il a bien vu que les dauphins comme le le disait le répétait Jean-Marie Le Pen s'est fait pour s'échouer il a vu les les destins des prédécesseurs dans ce rôle he les maigrés les Florian Philippo plus récemment donc non et puis qu'est-ce qu'il ferait lui s'il quittait le parti comme ou s'il avait tenté un PC he comme le lui avait conseillé apparemment son conseiller économique donc été dégagé François Duvière c'est il ne pèse pas pour l'instant politiquement en dehors de ce que lui accorde finalement Marine Le Pen.

Donc de ce côté-là entièrement d'accord ils sont condamnés tous les deux à s'entendre. Malgré tout c'est vrai qu'il y a une certaine complémentarité. Malgré tout il amène quand même une petite musique différente sur le plan des affaires, hein par rapport au milieu entrepreneuriat. C'est vrai que lui il a ce discours-là. euh les retraites, on verra bien, vous l'évoquez tout à l'heure. Évidemment que la ligne Marine Le Pen, la ligne mariniste traditionnelle l'emportera.

Néanmoins le fait qu'un Bardella de temps en temps puisse s'accommoder, si je puis dire, de euh comme de de oui d'un discours en tout cas de rencontre un peu rassurante avec le MEDF, avec les patrons en tout genre d'ailleurs he pas que le MEDF également les patrons petits patrons ça ne peut finalement que que les servir. n'a aucun avenir lui en dehors tandis que elle peut s'en tirer juste une violence quand même sur le ticket. C'est vrai que c'est totalement en plus ça sert à rien en France. On n'est pas les États-Unis, ça sert à rien. Il y a quand même eu un petit précédent, c'était quand même Nicolas SarkoZier et François Fillon.

Euh SarkoZi avait expressément présenté Fillon comme son possible premier ministre. D'ailleurs, le fait est qu'il aura fait tout le tout le quinquena. Ça sert pas à grand-chose. C'est vrai que c'est pas du tout gauliste. Or quand même là dans son discours, ça a commencé avec de Gaulle he la bataille de France. Et puis il y a aussi je pense qu'elle a vu le film enfin comme comme beaucoup de gens parce qu'il y a son serment il y a le le serment qu'elle a fait là qu'elle a pris le à Baumont de mener les patriotes à la victoire. Éidment on peut penser alors le serment de Koufra euh les patriotes libéreront libéreront la France. Enfin, il y a ce côté-là.

Et donc si vraiment on prend des comme ça des si elle veut des références goiennes, bah c'est vrai que le ticket ça n'a pas ça n'a pas de sens quoi. Pour revenir encore quelques quelques secondes sur ce sur ce discours de de rentrée de de Marine Le Pen, on a quand même lu beaucoup de d'articles ces derniers jours pour raconter le retour du clan familial autour de Marine Le Pen, comment les choses finalement semblent s'improviser. C'est en tout cas ce que raconte un certain nombre de de journalistes autour de Marine Le Pen.

comment les stratégies politiques se déterminent dans la cuisine familiale et finalement quand on l'entend cet après-midi Nathalie, on a l'impression que c'est pas si improvisé que ça. Il y a préparé qui est une forte concentration de gens de la famille, il y a aucun doute. C'estàd qu'il travaille ensemble et il pense des choses assez assez similaires. Il se trouve que Nolen Olivier qui est la fille, je vais essayer de pas me tromper dans l'architecture familiale, qui est la fille de Philippe Olivier qui est un des conseillers de Marine Le Pen a été la fiancée temporaire de Jordane Bardella. Elle s'occupe de la com maintenant du Rassemblement national.

Bon, vous avez toute une un écosystème Marion, je qu'on ne présente pas qui revient et qui provoque justement la colère de Jordan Bardella comme si c'était alors qu'elle même était partie chez Éric Zemour mais qui était en train de revenir dans le géon familial. Bon, donc il y a un certain nombre de forces centrifuges, centrip, tout ça c'est et avec la chef de clan maintenant qui décide ce qu'on fait. Euh mais ils ont toujours enfin souvent ils ont travaillé un peu en famille et avec une une espèce il y a un vrai problème de confiance, vous savez avec Marine Le Pen.

Donc elle a confiance dans un certain nombre de proches et c'est comme ça qu'elle c'est comme ça qu'elle fonctionne un peu avec ses sœurs aussi avec ses sœurs qui elles même sont avec des gens du Rassemblement national. C'est dire qu'il y a pas il y a pas une énorme diversité de d'idéologie dans au sein de cette famille. Marion Marichelle qui était qui était absente euh aujourd'hui alors elle avait des obligation en Italie. C'est l'anniversaire de Jordan Bardella. Elle a raté ça. Non mais c'est vrai qu'on on a beaucoup parlé de on a beaucoup parlé de Maréchal en qu on a travaillé sur le Rassemblement national et sur la famille Le Pen.

C'est une famille totalement politique et c'est une famille politique qui a même des conflits politiques entre eux. Vous avez rappelé que Marian Maréchal était parti chez Éric Zemour quand il y avait eu la sission avec Maigré. Une des filles de Marine Le Pen était partie Bruno Maigré. C'est-à-dire que Mais là, c'est la grande réconciliation. Oui. Non mais je veux il faut vraiment il faut bien comprendre que c'est une famille dont la psyché est totalement politique et les conflits peuvent s'installer à l'intérieur de la famille pour des raisons. C'est qui sont des raisons politiques.

Après ce qui est le vrai sujet à mon avis pour le Rassemblement national dans les mois qui viennent, c'est de pouvoir disposer si vous voulez d'une capacité d'expertise dans terme d'une professionnalisation qui leur permett de pouvoir d'abord être en mesure de convaincre les Français que s'ils arrivent au pouvoir, ils sont capables de se saisir très vite des leviers de l'État parce que ça ne s'improvise pas surtout quand vous avez jamais gouverné. Et c'est un vrai sujet. Souvenez-vous de ce qu'on disait des socialistes en 81 et encore les socialistes avaient des des beaucoup d'experts, beaucoup de de responsable qui était à leur côté.

Là, le Rassemblement national, c'est vraiment de ce point de vue-là une terre inconnue le pouvoir. Donc il va falloir qu'ils aient, si vous voulez un un un système de ressources humaines. Est-ce qu'ils l'ont ? C'est une question encore qu'on peut se poser. Même si quand même depuis cette époque, il y a eu quand même de nombreuses conquêtes locales, notamment dans des municipalités. Là, ils ont un nombre de municipalités. Non, non, bien sûr que c'est pas pareil, mais quand même expert extérieur, enfin un expert qui est un peu extérieur qui dit ça c'est pas possible. S'il n'adhère pas à 100 % à la ligne, ça peut quand même être Oui. Oui, ça c'est vrai que c'est délicat.

Néanmoins, mais même là, on voit que ça que ça comment dire que ça a évolué. Cet ancien eurodéputé qui est qui était patron de Frontex, vous savez, l'organisme qui gère les frontières au niveau européen qui est qui est rallié au RN depuis longtemps qui évidemment fait partie de ce qui conseillent. Il y a également euh cet ancien haut magistrat également eurodéputé, enfin voilà, j'ai oublié le nom là à l'instant, mais il y a quand même malgré tout, il y a une porosité qui quand même qui est plus forte qu'auparavant. Ho.