Municipales 2026 : le débat de l'entre-deux tours pour la mairie d'Abbeville
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Pascal Dearth, quand vous avez pris la parole sur notre antenne hier soir, je vous ai senti dépité et meurtri. Est-ce que vous ressentez ce score comme une injustice ?
- 2:54FerméeRéponse partielle
Angelo Tonoli, est-ce que vous estimez que le combat est gagné maintenant ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Nathalie Ribéro Billet, en 2020 le RN avait 14% des voix, vous en avez 24%. Est-ce que vous pariez sur l'avenir ou vous pensez déjà pouvoir rafler la mise ?
- 4:22RelanceRéponse directe
Pascal de Marte, une fusion avec le RN, c'est inenvisageable ?
- 5:06RelanceÉludée
La fusion technique ne remet pas en cause chaque programme et respecte tous les électeurs. Cependant, vous auriez écouté l'explication juste avant ?
- 5:49OuverteRéponse directe
Angelo Tonoli, Abeville perd des habitants. Comment la rendre plus attractive ? Vous avez un projet en matière d'éducation, de formation.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54Angelo TonoliPromesse
« nous avons repris la campagne dès ce matin pour aller convaincre celles et ceux qui n'ont pas voté pour nous ou qui n'ont pas voté du tout au premier tour d'aller le faire dimanche. »
- 4:02Nathalie Ribéro BilletFait
« j'ai proposé une fusion technique à monsieur De Marthe qui a été complètement refusé car je suis très inquiète de laisser les clés de la ville à l'extrême gauche »
- 4:22Pascal de MarteFait
« les valeurs que je porte sont des valeurs humanistes, des valeurs de social-démocratie que et forcément je ne peux pas accepter de fusionner avec une liste du Rassemblement national. »
- 6:29Angelo TonoliFait
« Financièrement, c'est possible. Ah ben tout à fait. Après évidemment il y a plusieurs scénarios qui seront envisagés. »
- 13:24Angelo TonoliFait
« on a des routes qui sont en mauvais état, on a des trottoirs qui sont défoncés, on a des écoles qui sont en attente de rénovation depuis longtemps avec des cours qui deviennent dangereuses, avec des bâtiments qui sont pas isolés. »
- 14:02Angelo TonoliFait
« Armer les policiers municipaux me semble une évidence parce que malheureusement la police nationale ne peut pas être partout et les premiers arrivés ce sont les policiers municipaux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
respectivement arrivé 1er, 2e et 3e Angelo Tonoli, Pascal Dearthe et Nathalie Ribéro Billet sont avec nous ce soir. Bonsoir à tous les trois. Merci d'avoir répondu positivement à notre invitation. Un des résultats marquants du premier tour, c'est joué à Abil, 2è commune la plus peuplée de la Somme avec 22000 habitants. On va voir les chiffres. Angelo Tonoli, vous êtes en tête avec une avance conséquente. 3806 voix, soit 40,4 % des suffrages. Pascal de Marte, vous êtes 1 millier de voix plus loin, 28,9. Nathalie Ribéro Billet, vous êtes à 24,2. Avant d'échanger, écoutons ces advillois rencontrés par une de nos équipes cet après-midi. Une claque, le mot est peut-être fort,
mais effectivement ça donnait pas, je pense, à un tel écart il y a quelques mois. Euh après, il faut en tirer les conséquences aussi de ça veut dire que le paysage à villois, les électeurs à ville ont aussi euh un envie de changement. Je pensais pas qu' qu'il aurait ce résultat aussi mauvais mais après de l'autre côté euh oui, on a fait et Angelo, monsieur Tonelli et Abil Demain, on fait une très très belle campagne et quand on est sincère avec les citoyens, il y a toujours la récompense derrière. Le vote est là. Je pense que il y a encore une semaine, attention mais je pense que Tony a grande chance. Pascal Dearth, quand vous avez pris la parole sur notre antenne hier soir, je vous ai senti dépité et meurtri. Est-ce que vous ressentez ce score comme une
injustice ? quelque peu. Oui, je dois vous l'avouer parce que nous avons depuis 2020 beaucoup travaillé avec mon équipe. Nous avons été euh proche de la population, nous avons euh instauré euh beaucoup de rencontres citoyennes et euh surtout nous avons euh fait beaucoup de mené beaucoup de projets dans les quartiers pour la ville pour faire rayonner notre ville. Nous avons fait chuter le taux de chômage. Nous avons créé de l'emploi, nous avons fait venir des entreprises, nous avons redynamisé notre centre-ville. Bref, nous avons beaucoup travaillé. Et vous avez le sentiment d'un désaveux ? Le sentiment d'un désaveux ? Pas forcément parce que je dois reconnaître
aussi que euh il y a une une grande partie de la population qui nous fait encore confiance. Euh le résultat d'hier, c'est aussi le résultat, je pense, de d'une campagne qui n'a pas été euh qui n'a pas été très, je dirais très combative entre les candidats. Ça a été très respectueux. Donc à partir du moment où parfois il y a trop de une campagne qui qui s'installe un petit peu dans je dirais dans dans un débat politique qui n'est pas forcément combatif, peut-être que certaines personnes pensent que on baisse les bras et que on acte d'avance
le résultat. Angelo Tonoli, est-ce que vous estimez que le combat est gagné maintenant ? Ah non, j'estime pas que le combat est gagné. Déjà, je voudrais quand même commencer par remercier chaleureusement les électeurs qui nous ont fait confiance au premier tour et qui nous ont placé assez largement en tête, près de 4000 voix. Et je crois que il y a un désir profond d'alternance à Abeville, que la grande majorité des électeurs a voté pour le changement et nous ferons tout. Nous avons repris la campagne dès ce matin pour aller convaincre celles et ceux qui n'ont pas voté pour nous ou qui n'ont pas voté du tout au premier tour d'aller le faire dimanche. Nathalie Riber au Billet. En 2020, le Rassemblement national avait recueilli 14 % des voies. Vous en avez 24 % 10
points de plus, c'est une forte progression. Est-ce que vous pariez sur l'avenir ou vous pensez déjà pouvoir rafler la mise des ce scrutin ? Vous êtes quand même 3e assez loin. Tout à fait. Écoutez, d'abord, je voudrais remercier tous les gens qui nous ont fait confiance et puis particulièrement aussi mes colistiers qui sont très investis sur le terrain, qui ont repris le travail dès ce matin. Je voulais aussi ajouter que j'ai proposé une fusion technique à monsieur De Marthe qui a été complètement refusé car je suis très inquiète de laisser les clés de la ville à l'extrême gauche en voyant comment les grandes villes évoluent avec cette manière de de les gérer. Pascal de Marte, vous qui avez été socialiste avant d'être centriste, une
fusion avec le RN, c'est inenvisageable. Non, nous avons eu, c'est vrai, je Nathalie Ribéo est venu vers moi et puis ensuite nous avons eu aussi l'un des députés samarien qui m'a appelé aux alentours de minuit pour essayer de réaliser cette fusion technique. Ceux qui me connaissent savent très bien que les valeurs que je porte sont des valeurs humanistes, des valeurs de social-démocratie que et forcément je ne peux pas accepter de fusionner avec une liste du Rassemblement national. C'est impossible et aussi par respect par pour mes électeurs, par respect pour les valeurs que je porte, par respect pour mes colistiers. Vous auriez écouté quand même
l'explication juste avant. La fusion technique ne remet pas du tout en cause chaque programme et respecte tous les électeurs. Cependant, je pense que monsieur De Marthe a préféré obéir à son chef qui est Xavier Bertrand tout simplement et laisser donc les clés de sa ville à la gauche. On va parler de vos projets à présent. Angelo Tonoli Aville est une ville qui perd des habitants. Comment la rendre plus attractive ? Vous vous avez un projet en matière d'éducation, de formation. Oui, je crois que on a besoin aujourd'hui àville de de s'ancrer dans l'avenir et de penser vraiment à à la suite des événements parce que on a ce déclin démographique. On a aussi des besoins énormes en terme de de recrutement dans les années à venir avec notamment l'opportunité économique que
représente pour le territoire la construction de le PR dernière génération à la centrale nucléaire de PANL. On va voir des images du président Macron en visite il y a quelques jours. Ex, il était venu cette la semaine dernière en visite à PLE. On a des milliers d'emplois qui vont être créés et qui vont être créés durablement. Donc nous avons aujourd'hui la capacité à Abeville d'avoir la légitimité pour accueillir un centre de formation supérieur euh pour former les talents de demain pour qu'ils puissent travailler localement, construire des carrières localement et ça c'est quelque chose qui aujourd'hui manque cruellement à notre territoire. Financièrement, c'est possible. Ah ben tout à fait. Après évidemment il y a plusieurs scénarios qui seront envisagés. On parle du plus ambitieux,
mais évidemment que pour celui-là, il faudra convaincre l'État, hein, qui sera évidemment un partenaire majeur. Mais l'enjeu aujourd'hui est très fort et de toute façon, c'est un enjeu existentiel pour notre territoire puisque les entreprises ont du mal à recruter des salariés qualifiés et nous devons pouvoir permettre aux jeunes d'être formés localement au métiers qui recruteront et qui recruteront durablement. Monsieur De Marthe, vous l'avez indiqué en préambule, vous revendiquez un bilan économique. Apparemment, il n'a pas eu les coespérés. Pourquoi ce bilan économique a eu les coespérés aujourd'hui ? Le des électeurs en tous les cas. Non, mais parce que justement les électeurs c'est là où est aussi mon incompréhension parce que nous avons réussi à faire baisser le taux de
chômage de 10 à 7 % aujourd'hui sur Apville. Euh de nombreuses entreprises se sont installées. Nous avons des pépites qui euh continuent euh de euh d'embaucher. Euh je peux penser à à Lactunion, Schlouberger, euh la manufacture et puis sur la zone nord euh d'Abeville, grâce au travail que j'ai mené en collaboration étroite avec la Chambre de commerce et d'industrie et le président la Vallée, et bien nous allons aujourd'hui, nous je peux le dire, tous les terrains qui sont sur la zone nord d'Apville sont aujourd'hui vendus d'ici 2 ans. un grand nombre d'entreprises qui viendront s'installer. Deux entreprises sont déjà en train d'arriver, à savoir IMOEST et Argan pour 120 créations d'emplois et au final ce seront environ
400 emplois qui seront créés sur cette zone. Nathalie Ribert au Pliet, si vous êtes élu, vous imposerez un droit de préemption pour les bâtiments vacants. Pouvez-vous nous expliquer ? Bien, écoutez, je pense que la ville d'Abville est submergée par les mêmes commerces et qu'il faut faut tout faire pour essayer de retrouver la ville que nous avions d' temps avec tous ces petits commerces qui qui plaisaient aux abesois et qui permettaient de de faire ses courses tout simplement. Avoir euh que des magasins de lunettes ne permet pas de de faire ses courses correctement et donc le droit de préemption permettrait de soullouer après et de choisir donc les activités que nous installerons dans le son ville. Angelo Tonoli, vous vous voudriez mettre en place une foncière
municipale ? Oui, ben c'est vrai que le constat est est le même. On a aujourd'hui un centre-ville où certes euh la vacances commerciale a est reste contenue par rapport à d'autres centre-ville de la même taille. Et je félicite au passage l'ensemble des commerçants villois qui travaillent hein d'arrache-pied pour maintenir une attractivité commerciale du centre-ville mais forcé de constater que ces dernières années beaucoup de commerces se sont transformés en service. C'est ce que madame Ribéro vient de décrire et pour cela, la foncière peut permettre de racheter certains pas de porte stratégique pour pouvoir avoir une action non seulement sur le prix des loyers, mais aussi une action pour tester des magasins avec des boutiques à la des commerces éphémères, mais
également de réaliser les travaux qui sont nécessaires pour pouvoir rendre ce centre de ville attractif et empêcher que les enseignes, que les magasins avec les meilleurs emplacements soient transformés en service. La culture participe aussi de l'attractivité. On va voir des images d'une soirée électro qui a été organisée au cœur du théâtre d'Abville. Vous avez tous des projets en la matière. Je crois que vous voulez créer un festival. Oui, le festival, nous avons déjà plusieurs festivals qui existent. Le festival Wintergroup notamment qui s'est déroulé au mois de février, le festival des nuits du blues qui va démarrer cette semaine et puis évidemment nous allons aussi travailler sur la création d'un festival de musique actuelle dès cette année dans dans Hville. pour vous.
Ouais. Ben moi je je souris tout de même parce que quand Pascal de Mart a a parle de de culture puisqu'il il avait qualifié de verru le projet transition, ce musée éphémère du du street art qui avait été un un projet culturel absolument majeur pour le territoire. Et euh je crois que effectivement aujourd'hui sur la culture, nous ce qu'on souhaite faire euh c'est de la sortir de ces murs le plus souvent possible hein en organisant euh notamment une bienénale du street art et des arts urbains. Mais on a aussi d'autres projets hein notamment bâtimentaires sur la rénovation des équipements culturels existants et notamment la mutation de l'espace culturel Saint-André en une véritable salle de concert. On va s'intéresser au quartier aussi. Le taux de pauvreté de 24 % habile, il
grimpe à 36 % quand on est locataire. Comment améliorer la vie dans les quartiers les plus fragiles ? Nathalie Ribéo. Mais écoutez, notre porte à porte nous nous a quand même montré que il y avait des gens qui attendaient des logements socials depuis euh depuis plus d'un an. Et moi, je pense sincèrement qu'il faut être clair et lisible dans les critères et qu'il faut favoriser les amillois. Vous pouvez préciser, je précise que simplement nous avons malheureusement des habis lois qui sont très mal logés, qui attendent des logements plus grands et qui ne la personne ne répond à leur demande et je trouve ça inadmissible de faire passer des personnes qui ne sont
pas ancrées dans le dans le dans le la ville pour plutôt que des habillois qui sont déjà installés et donc non Si c'est pour mettre par exemple des migrants, ce c'est pas possible. Les habillois doivent passer prioritaires. Une réaction. Ouais. Bon, si vous voulez, moi je peux répondre parce que madame Ribéro ne connaît rien du tout à ce que est la loi élan qui impose au caléol, c'est-à-dire aux commissions d'attribution de logement de pouvoir présenter des dossiers qui nous sont parfois imposés par le préfet. Et quand madame Ribéro parle de migrants, il n'y a pas de migrants à Abeville qui sont hébergés dans le logement social. Non. Euh moi ce que je peux dire juste, c'est que on
peut être fier d'avoir réussi la transformation urbaine d'un quartier réputé 6e quartier le plus pauvre de France qui est Soleil Levent Boulot Platane. Nous avons réussi euh grâce à la volonté de l'État mais aussi des collectivités à transformer ce quartier 30 millions d'euros dans ce quartier. 280 logements réhabilités donc sur le quartier Soleil Levent. Une deuxième phase va démarrer sur le quartier des Platanes qui est juste à côté. Donc oui, je le dis, le logement social à Beville, nous nous y intéressons. Nous avons une un plan pluriannuel d'investissement qui qui démarre. Donc je parlais des platanes et ensuite c'est sur le quartier des provinces que les efforts vont se porter et sur le quartier
également des cotaux. Donc non, on ne laisse pas les gens dans de mauvaises conditions. Simplement tout ne peut pas être fait en même temps. Vous comprendrez que le plan pluriannuel permet d'améliorer le logement social sur Abville. On va voir des images d'une distribution de fourniture scolaires organisée par des bénévoles en lien avec le secours populaire. Vous vous voulez rénover les écoles et fournir plus de place en crèche ? Ben oui, parce que je crois qu'il faut partir à un moment donné des besoins urgents des habitants de cette ville. On a des routes qui sont en mauvais état, on a des trottoirs qui sont défoncés, on a des écoles qui sont en attente de rénovation depuis longtemps avec des cours qui deviennent dangereuses, avec des bâtiments qui sont pas isolés. Donc
euh évidemment qu'il y a une hiérarchisation euh dans les investissements qui est à faire et évidemment qu'il faut euh mettre la priorité sur ce qui est nécessaire au quotidien des Apesvillois. Un dernier mot consacré à la police municipale. Vous vous voulez armer cette police. Tout à fait. Il faut augmenter le nombre de policiers municipaux. Ça c'est dans vos projets tous les trois augmenter le nombre de policiers en fonction des capacités de chacun et et des formations correctement tenues. Armer les policiers municipaux me semble une évidence parce que malheureusement la police nationale ne peut pas être partout et les premiers arrivés ce sont les policiers municipaux et il faut aujourd'hui avec l'accrcence de la violence et de la dureté de celle-ci il
faut qu'ils soient armés c'est pour leur propre sécurité. Pascal de Marte ben je remercie madame Ribéro d'avoir repris mon idée parce que je suis jusqu'à maintenant j'étais le seul à pouvoir parler d'armement de la police municipale. Donc oui, il est question d'armer la police municipale tout simplement. Pourquoi ? parce que nous avons notamment créé une brigade d'intervention dans les quartiers sensibles d'Apville où parfois il y a des trafics de drogue où les policiers en semocturne et bien se rendent au contact des trafiquants et parfois ça peut aussi créer je pense des situations très dangereuses pour nos policiers. Juste en un mot vous l'armement c'est non. Non c'est non. C'est une fausse bonne idée, c'est déjà c'est très cher. Ensuite, les policiers sont déjà armés,
ils ont des tas et ensuite ça pourrait menacer l'existence du commissariat de police nationale et ça nous le refusons à tout prix. Merci à tous les trois. C'était un débat extrêmement rapide. 15 minutes, c'est déjà terminé. À vous Lena pour la suite.