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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 novembre 2025 23 min

Nicolas Forissier, invité sur franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Grenue. Bonsoir Nicolas Forcier. Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ministre du commerce extérieur et de l'attractivité. Et demain se tient à Paris ce sommet Shoes France, édition France.

Donc en présence de 150 investisseurs français qui ont choisi d'investir dans notre pays. On va en parler dans le dans le détail mais ces investisseurs et plus largement les entrepreneurs qui investissent en France ont grandement besoin d'être rassurés dans le contexte budgétaire. Vous avez vu que 13 organisations patronales ont écrit au premier ministre, le MEDEF, la CPME Croissance Plus et j'en passe pour l'alerter sur le climat budgétaire et lui et le lui faire part de de leur immense inquiétude, hein, c'est dans la lettre.

Face à la liste des taxes qui s'allongent, ils ex ils estiment même que le climat est devenu antibiness. Ils ont raison. Je pense pas que le climat soit antibusiness, mais bah vous connaissez la situation, il faut il y a pas de majorité.

Le premier ministre a demandé au Parlement et notamment à l'Assemblée nationale et désormais au Sénat de débattre et d'essayer de trouver des compromis. Si on fait pas ça, si on trouve pas un budget fait de compromis et comment dire une loi sur la sécurité sociale, un projet de loi de financement de la sécurité sociale pardon qui reposera aussi sur des compromis alors le pays est dans l'impasse et ce serait encore pire pour le business comme vous dites. Donc donc c'est le compromis où vous les choses avancent.

Non non mais si si vous n'avez pas de solution, si vous n'avez pas de budget à la France, si vous êtes dans la crise politique et et sincèrement à partir de la mi-novembre, ça devient vraiment très très Vous comprenez bien que donc le climat n'est pas propice à et je suis évidemment très sensible à ce qu'ils disent, mais il faut comprendre que le processus est en cours, que les choses avancent, le Sénat va beaucoup travailler, on verra au final ce qui sera retenu et ce qui ne sera pas retenu. Je pense que c'est bien que les entrepreneurs envoient leur message et le disent et moi je suis le ministre du commerce extérieur et donc des entreprises qui se battent dans le monde pour aller des marchés de l'attractivité de notre pays qui est quand même un pays très attractif pour la 6e année consécutive. On est le la première destination la France venir pour ça ils écoutent enfin c'est un argument qui porte auprès d'eux les patrons.

Je veux dire les chef entreprise. Oui je pense. Oui oui oui je pense mais si vous voulez si on n pas de solution si vous avez pas de budget dans ce pays à la fin de l'année c'est encore pire la censure donc les les les hausses d'impôts prévues sont pas si graves que ça pour vous.

C'est pas qu'elles sont pas graves, c'est qu'à un moment il va falloir trouver des des équilibres. Marie-Émie de Monchalin l'a très bien dit ce matin dans un de un un quotidien du dimanche euh sur le thème il y a des limites à ne pas dépasser. Il faut qu'on peu à peu on trouve le bon équilibre.

Je pense que ce budget sera un budget de transition parce qu'il doit permettre de donner un budget à la France de stabiliser la situation. ce que demandent tous nos concitoyens, ce que demandent aussi les chefs d'entreprise et il doit aussi surtout moi c'est pour moi très important permettre d'avoir un débat préparatoire à 2027 qui va j'espère clarifier les choses que chacun sur les rassurer qui vous les recevez demain à la maison de l'Amérique latine à Paris. C'est vrai que le la il y a une un début de réindustrialisation qui est timide he parce que c'est très difficile.

Matignon et Bercy parle pour ce sommet de vin du d'une enveloppe à plusieurs milliards d'euros. Vous avez un chiffre à nous donner ? C'est pas à moi de donner les chiffres mais on peut prendre un certain nombre d'exemples.

Je vais vous donner un exemple très concret. Demain, on va annoncer, je peux le dire, je suis autorisé à le faire, une levée de fond et un investissement de 10 millions d'euros pour une société qui s'appelle Lin Space qui est une start-up française, une jeune entreprise, elle été fondée en 2020 de mémoire et qui va investir dans une plateforme numérique et et un logiciel qui permet de devenir extrêmement agil dans la gestion des satellites. une performance française et peut-être que c'est la naissance d'un géant ou en tout cas d'un d'un groupe extrêmement important qui sera français.

Ils seront installés à Strasbourg, ils ont déjà beaucoup de contrats, ils veulent aller à l'export. Voilà un exemple très concret d'un investissement qui donne le comment dire le signe qu'il se passe des choses en France spatial. Mais bien sûr.

Et donc le TE France demain, c'est un peu le pendant de TE France à Versailles, c'est-à-dire il y a évidemment on va chercher, c'est c'est mon boulot aussi comme ministre de l'attractivité, des fonds d'investissement, des grands groupes qui viennent investir en France, créer des sites industriels, mais on veut aussi mettre à l'honneur, c'était la volonté du président et du premier ministre, mettre à l'honneur les entreprises françaises qui investissent en France, qui localisent leur production en France, y compris quand elles sont extrêmement performantes, comme c'est le cas de l'IN J'ai une question anecdotique, mais pourquoi vous avez choisi un nom anglais pour vendre la France ? C'est moi, c'est pas moi qui faut le demander, mais vous savez, ça vous paraît une bonne idée ou pas ? Écoutez, ça fait partie quand quand vous voulez séduire des investisseurs étrangers, vous prenez un mot, un nom, une expression que tous les investisseurs étrangers peuvent comprendre.

Mais là là c'est pour les Français que vous faites Oui mais vous comprenez bien alors je fr c'est juste le pendant de Ch France international mais c'est aussi pour bien dire qu'il y a beaucoup d'entreprises en France et c'est fait ce reste d'ailleurs le premier pier en Europe en matière d'investissement étranger mais elle commence à être talonnée. Est-ce que vous craignez que ça Oui. Enfin les tendances qu'on a actuellement j'ai pas de chiffre encore on le saura plutôt l'année prochaine bien sûr mais c'est que nous tenons quand même encore notre première place en tout cas en Europe.

On est les premiers pour la 6e année consécutive. Euh la première destination de d'investissement étranger à 45 million Emmanuel Macron. Pardon ?

Vous l'attribuez à quoi ? La stabilité. Alors là, c'est difficile d'utiliser le terme hein.

Pour le moment, on est dans une période un peu intermédiaire mais premières années de politi honnêtement. Moi, j'étais dans l'opposition à une époque, j'ai toujours été favorable à ce qu'on trouve des ponts. Ça parlait de politique des républicains.

Voilà. Mais enfin, je crois qu'il faut reconnaître qu'il y a eu un effort extrêmement important depuis 2017 qui a été réalisé, qui reposait peut-être sur des choses qui avaient déjà été faites dans les quinquan précédents, mais qui a permis de renforcer l'attractivité de la France. C'est ce qu'on appelle la politique de l'offre.

Et ça a permis une évolution très importante y compris des conditions d'attractivité. ramener l'impôt sur les sociétés de 33 % 2017 à 25 % bah c'est quand même un effort important et on pourrait prendre beaucoup d'autres mesures. On verra comment ça finalement dans le projet de loi de finance. fait l'idée c'est d'essayer de continuer dans cette lancée et de donner de la France une image qui est celle de l'attractivité parce que nous avons beaucoup d'atout et qui est attractive à France pas seulement pour les groupes internationaux mais aussi pour nos entre on va parler du commerce extérieur.

Vous revenez de Chine Nicolas Foressier je voudrais vous soumettre cette phrase qui est très forte qui m'a beaucoup marqué de Nicolas Dufourk que vous devez connaître bien. C'est le patron de la banque publique d'investissement. Il dit aux échos, "Le tsunami chinois détruira toutes nos PME industrielles de la Pologne à la Bretagne.

L'Europe doit se fermer temporairement le temps de se réarmer. Est-ce qu'il touche pas du droit la vérité ? Ce qui est certain, c'est qu'il faut cesser, je l'ai dit y compris en Chine, aux entreprises que j'ai vu et aux médias que j'ai pu rencontrer, il faut cesser d'être dans la naïveté que nous avons connue pendant un certain nombre de décennies.

Et d'ailleurs, j'observe que on vient de le voir sur la mesure sur les petits colis, c'est la France qui a poussé l'Union européenne à prendre une décision beaucoup plus sévère. La France est de ce point de vue, le gouvernement français est de ce point de vue vraiment en première ligne pour demander à la commission de savoir utiliser les mesures de défense commerciale qui existent dans notre quand vous voyez le succès en France de Chine qui évidemment n'a pas les mêmes normes sociales et environnementales que nous, 25 millions de consommateurs en France, le combat il est pas perdu. Je pense que il n'y a aucune bataille qui qui ne soit gagnée que celle que l'on livre.

Euh et donc ça veut dire qu'il faut se battre et moi je suis allé en Chine précisément c'est mon premier déplacement à l'international comme ministre du commerce beaucoup en Chine pardon on exporte beaucoup oui vous avez 2800 entreprises en Chine c'est notre 4e partenaire commercial et vous avez 2800 entreprises françaises la balance va dans quel sens pour l'instant elle est pas bonne pour nous on a 49 milliards de de retard mais mais on a énormément d'entreprises qui sont présentes en Chine. On a des champions. On est les champions en matière de cosmétique, de parfumerie, dans l'aéronautique et cetera.

Donc le problème le problème de la Chine, c'est que il sa faire tout ce qu'on sait faire pratiquement et un un tarif salarial quatre fois inférieur. Donc on est arme totalement inégale. L'orange frin, c'est le monde d'aujourd'hui.

C'est pour ça il est hyper concurrentiel. Et en plus et en plus ce qui se passe c'est que euh et de la part des États-Unis et de la part de la Chine qui effectivement produit en soutenant subventionnant très largement son industrie des produits qui viennent nous envahir. Donc la question de la guerre commerciale se pose, la question du protectionnisme et des tarifs doués posé mais le protectionnisme ça veut dire que faut pas oublier qu'on a un salarié sur qu en France qui vide l'export.

Donc pour pouvoir vendre, il faut aussi qu'on achète. La seule chose qu'on veut et c'est la position qu'on tient par exemple sur le Mercosour sur beaucoup d'autres sujets, c'est qu'on veut des échanges qui soient je vais pas prendre un mot anglais mais qui soit faire. Il faut que les choses soient équilibré juste et gagnant.

On dit souvent un partenariat gagnant gagnant. Et moi je suis allé en Chine précisément, c'était mon premier déplacement. J'ai choisi la Chine exprès parce que c'était un pays de destination extrêmement important parce que c'est un pays où les choses sont difficiles.

On a des différents commerciaux sur le port, sur le lait, sur les vins spirituels, le cognac en particulier, sur les terres. Bon, je suis allé là-bas pour dire euh à la Chine et à nos entreprises, il faut continuer à être présent. Nous sommes présents et quand le ministre va soutenir ses entreprises la première fois annuelle de Chine qui se tient à Shangï et bien il le fait pour passer ce message et pour dire aussi on est ouvert à discuter face à la guerre commerciale de Donald Trump.

Le risque c'est la l'arrivée massive et encore plus massive des produits chinois en Europe. Après tout ce qui s'est passé avec le scandale Chine, cette taxe sur les petits colis 2 € est une forme de réponse. Est-ce qu'elle est efficace ?

Chine a déjà compris comment tout simplement installer son pays de première entrée en Europe de façon à ce que elle ne paye pas elle ne soit pas taxée à 2 €. C'est de ces 2 € supplémentaires que la France vient de voter dans son budget. Est-ce que 2 € de plus sur les petits colis, c'est vraiment l'arme la plus adaptée ?

Ce qui n'était pas normal, c'est que tous les colis de moins 150 € de valeur n'étaient pas taxés et qu'on voit bien le système qui consiste à envoyer des millions. Mais vous voyez les stratégies de contournement, mais il y aura toujours des stratégies de contournement. Mais si on ne fait rien, si on donne pas de signe, si on ne tape pas du point sur la table et c'est ce que vient de faire l'Union européenne à la demande de la France, faut que ce soit encore une fois la France dans cette affaire là bonne échelle.

Oui, bien sûr, il faut qu'on construise une position européenne beaucoup moins naïve, beaucoup plus réaliste, beaucoup plus ferme sur un certain nombre de protection, c'est clair. Mais parler de protectionnisme pour mettre un terme aux échanges commerciaux, ce serait catastrophique parce qu'encore une fois, nous on a besoin de nouer des des des accords commerciaux d'ailleurs avec beaucoup de pays et c'est le cas des négociations qui sont en cours actuellement. Est-ce qu'on a pas eu la même chose dans les dans les rapports avec les États-Unis parce que Trump met des droits de douanes très élevées à beaucoup de gens, y compris la France et et les Européens ont décidé pratiquement de ne pas répondre parce qu'ils se disent "Mais si on met des droits de douanes sur les produits américains, d'abord ça fait de l'inflation en France, enfin ça fait une hausse de prix et deuxièmement on va avoir encore plus de de rétorsion et on a l'impression qu'on est battu d'avance dans cette affaire.

C'est pas qu'on est battu d'avance, c'est qu'il faut peut-être qu'on soit juste un peu plus malin peut-être que que les Américains, si je peux me permettre de dire ça. C'est-à-dire que on va pas répondre par l'escalade parce que ce serait mortifère pour nous. En l'occurrence la Mais parfois pour se faire respecter, on était obligé de prendre des mesures.

Oui, mais moi j'ai je trouve qu'on a été très critique par exemple sur la position de l'Union européenne exprimée par madame Van Derleyen cet été. On a dit l'Europe est humiliée. Non, parce que enfin l'accord c'est 15 % de droits de douane.

On savait que de toute façon l'administration Trump pousserait des droits de douane. On a 15. Alors qu'on a failli avoir 30 % supplémentaires au 1er août.

C'était ça le problème. Bon maintenant on est dans une période intermédiaire, on a obtenu 15 et on discute et on va on fait en sorte par exemple qu'on puisse avoir d'autres secteurs comme c'est le cas de l'aéronautique par exemple qui soit totalement exempté puisse ça puisse être le cas par exemple sur les cognac. Je voudrais qu'on parle d'un autre accord commercial celui du mercour.

Vous avez vu les agriculteurs qui sont très en colère, très inquiets. C'était un engagement de la France, défavorable au méco de réussir à s'y opposer. Est-ce que cette bataille là encore est est perdue ?

Emmanuel Macron a dit qu'il fallait plus de garantie, plus de clauses miroir. Expliquez-nous. Je pense que cette bataille n'est pas perdue.

La France a a une position qui a été réaffirmée par le président de la République, par le premier ministre, par Annie Genevard encore ces derniers jours, ministre de l'agriculture et je le fais à nouveau. Nous ne pouvons pas accepter le l'accord du Mercosour tel qu'il est aujourd'hui parce que nous n'avons pas de réponse précise sur nos trois demandes qui concernent évidemment la protection d'un certain nombre de filières sensibles. Il y a des filières agroalimentaires qui vont en tirer bénéfice.

Bob, la volaille, le sucre, le bioéthanol. En gros, ce sont les quatre filières qui sont qui pourraient être déstabilisé. Si qu'est-ce que vous dites à ce secteurl, aux agriculteurs ?

Qu'est-ce qu'il faut obtenir pour qu'il soit acceptable ? Trois choses. Trois choses qui sont en cours de discussion, qui sont sur la table de la Commission européenne et qui sont les exigences de la France.

Premièrement, à la demande de la France, pour répondre à cette demande, la commission a proposé une clause de sauvegarde renforcée qui permet quand vous avez une augmentation de de des volumes de 10 % ou une baisse des prix supérieurs à 10 %, c'est-à-dire qui sort du cadre de l'accord, d'arrêter les choses. On c'est un met ça met en danger telle ou telle filière. Sauf que par exemple très concrètement sur ce sujet et ça c'est à la demande d'un seul pays, c'est possible ou il faut l'unanimité un seul pays ?

Ça peut être un seul pays. C'est la grande nouveauté d'ailleurs de de cette clause de sauvegarde. La seule chose c'est que il faut que ce soit lissé parce que si vous faites 9 % l'année N et 9 % euh de baisse de prix par exemple l'année N + 1, ça fait 18.

Et là vous avez une vraie déstabilisation de la filière X ou Y. Donc ça fait partie par exemple très concrètement des demandes que nous que nous avons. Les agriculteurs disent nous on n'y croit pas au aux garanties réciproques, aux closs vous disent ça c'est trop facile, on s'en est déjà rendu compte.

C'est-à-dire exiger les mêmes normes de part et d'autres. Les contrôles, il y en a pas assez. C'est pas assez efficace.

On n pas les moyens en terme de douane, en terme de répression des fraudes et donc ils ne vont joueront pas le jeu et ils vont arriver du Brésil de C'est exactement ce que demande. C'est exactement ce que demande la France. Moi, je suis l'élu depuis 35 ans d'une région de production des meilleures vaches chaises et des meilleures limousines.

Bon, je devrais pas dire ça parce que je faire des jalousies, mais ce qu'on veut, c'est du concret dans les cours de ferme. C'est des choses qui soient crédibles. Les agriculteurs, ils veulent des choses précises et donc ça veut dire que sur la clause de sauvegarde, on veut des choses précises sur son opérationnabilité.

On veut que le pays du Mercosour euh est officiellement reconnu, c'est pas encore fait par un échange de lettre qui a valeur juridique. Deuxièmement, sur les mesures miroires qui s'appliquent d'ailleurs à toutes les importations et pas seulement à celle du mercour. Des choses précises là aussi.

Absolument. Et ça veut dire la troisème euh condition qui est très importante pour nous et je pense moi la principale, les moyens de contrôle. Euh aujourd'hui, vous avez euh des contrôles sur pièces et sur place dans les élevages.

Par exemple, au Brésil, vous en avez euh en gros c'est uners des contrôles et 2/3 se font au port. Il faudrait faire l'inverse. Donc ça veut dire des moyens.

Il faut renforcer dans les ports, mais il faut aussi être capable d'aller sur place pour discuter avec les éleveurs qui vont exporter leur viande et vérifier qu'elle correspond bien à ce que nous voulons. Donc protéger les filières pour qu'il y ait pas de comment dire de de de déséquilibre anormal. euh faire en sorte que les mesures miroires soient mises en œuvre rapidement.

Actuellement, la commission travaille sur les produits physiosanitaires, sur le bien-être animal, sur euh le suivi sanitaire des animaux. On veut avoir en en gros des produits qui éventuellement sont importés qui ont subi les mêmes normes que celles qu'on impose à nos agriculteurs. C'est absolument capital.

On veut que ce soit exprimé concrètement par la commission et enfin troisièmement, on veut des vrais moyens de contrôle. D'accord. Donc ça c'est les exigences, on sent que c'est pas gagné parce que c'est pas gagné.

Mais l'Allemagne l'Allemagne elle est elle est pas du tout sur la même ligne parce que elle elle veut vendre des automobiles là-bas. Oui, je sais bien qu' français elle ça je sais bien qu'à ce débat mais si la France n'exprimait pas clairement et fermement y compris ces derniers jours ses positions là encore ce sera une bataille perdue d' là qu'est-ce qui se passe ? Ben pour l'instant la France c'est la position du gouvernement et du président dit non à cet accord.

Donc on va rentrer dans une phase un peu de blocage. Donc le président ne l'acceptera pas parce que normalement pour s'y opposer, il faut une minorité de blocage et ça c'est compliqué aujourd'hui. On n'a pas les partenaires euh en tout cas on n'atteint pas cette minorité.

Donc la France toute seule pourrait dire il y a d'autres pays qui peuvent être sur la même ligne que nous. Je penseogie ils sont plus hésitants aujourd'hui. Euh donc qu'est-ce qui peut se passer ?

Si la France dit non alors que c'est pas sa compétence, c'est la Commission européenne qui négocie. Oui, mais la France maintient cette position pour obtenir des réponses et c'est un peu un bras de faire mais on y tient énormément politiquement bloquer. Je ne suis pas habilité aujourd'hui à vous dire ce qu'on ferait euh par la suite.

Pour l'instant, on est dans cette discussion par les parlements ensuite qui sera déterm Parlement européen, il y a les autres parlements mais j'ai plutôt l'impression que le message est entendu à Bruxelles sur la la guerre commerciale avec les États-Unis. Laurent Jaffrein commençait à en parler. Je justement les il y a puisqu'on parle d'agriculture, les viticulteurs de du sud-ouest sont très en colère.

Ils ont plusieurs griffes mais il y en a deux qui qui mettent en avant. Il y a les 20 espagnols qui viennent faire concurrence vin français plutôt des vins pas trop chers quoi. Et il y a le blocage des exportations de vin, c'est plus haut de gamme vers les États-Unis.

Sur ces deux dossiers, qu'est-ce que qu'est-ce que peut faire le gouvernement ? le gouvernement. Alors les exportations, je vous rappelle qu'on a un marché unique et donc sous réserve qu'on puisse comment dire obtenir des discussions avec l'Espagne pour bilatéral pour essayer de d'harmoniser les choses mais a priori on est dans la libre circulation des miens.

On peut rien faire. Il parle de concurrence des loyales he les vignerons. Oui, enfin bon je je suis je suis pas ministre de l'agriculture mais ce que je veux simplement vous dire c'est qu'on sait qu'il y a quand même ils le savent ils le disent eux-mêmes d'ailleurs les vigurs.

Un problème structurel important qui demande des aides notamment de l'argent européen pour essayer de restructurer les vines procéder procéder à de l'arrachage réduire la production parce que on consomme beaucoup moins de vin dans la société européenne d'aujourd'hui. Après sur les États-Unis, vous avez une discussion qui consiste à dire notamment sur le les Cognacs, on veut obtenir puisque c'est le cas du gourbond américain qui vient sans droit, et bien nous on demande que ce soit la même chose et donc ça ça fait partie des discussions qui sont en cours avec nos partenaires américains. Encore une fois, rien n'est gagné d'avance.

Le commerce international est devenu extrêmement tendu, difficile aujourd'hui. Il y a des pulières qui sont un peu prises en otage parce qu'il y a d'autres intérêts. C'est le cas en Chine, c'est le cas aux États-Unis et c'est la raison pour laquelle sans rien lâcher, en tenant bon, c'est ce que j'ai dit à à à Shanghai la semaine dernière, il faut tenir bon mais en même temps, il faut que nous soyons capables de diversifier nos nos accords de commerce.

L'Union européne est actuellement en discussion avec l'Inde, avec l'Indonésie, avec l'Australie, avec la Malaisie, avec les Philippines et cetera, les Émirats arabes unis. Et bien moi je pense que tous ces pays par exemple sont très intéressants pour l'offre française à la fois agroalimentaire et à la fois industrielle et pourrait nous aider beaucoup à trouver d'autres marchés pour pouvoir compléter et rééquilibrer les difficultés qu'on peut avoir sur la dernière volte phase de Donald Trump en matière de de tarif douigniers. Vous avez vu qu'il a reculé sur toute une série de de produits de tous les jours, le bœuf, le café, les bananes.

Voilà, ça ça veut dire que pour vous, il y a encore une possibilité de négocier de et de gagner cette cette bagarre là puisqu'il recule. Et évidemment euh encore une fois, je vous le redis, il faut rester solide, avancer calme et droit comme on dit, euh être plus ferme, moins naïf que jamais euh au niveau de l'Union européenne comme au niveau français et euh se battre avec opiniateté. Le commerce international aujourd'hui, ça demande de l'opiniatreté sur le moyen terme que les choses s'améliorent parce que si on regarde le chiffre global, on est à moins 80 milliards, c'est ça ?

Ils vont s'afficher avec l'année dernièr 79 et on est passé de - 17 amélioré à - 100 puis mais est-ce que sur le moyen terme le la compétitivité française c'est amélioré ou c'est détérioré parce qu'on a le sentiment qu'elle est pas très bonne. Écoutez ça va mieux. Alors on est loin encore de des belles années où on avait un excédent qui c'était euh ça remonte à un moment maintenant 25 ans.

Mais mais euh euh pour exemple euh les exportations françaises ont progressé de 2,2 % au 3e trimestre. Hm et les importations baissé de 04 %. H quand vous regardez le chiffre du commerce extérieur de l'année dernière, c'est un déficit de 79 milliards.

Mais en réalité quand on enlève la part énergie qui pèse beaucoup évidemment en terme d'importation et qu'on regarde les biens manufacturés, en fait le déficit s'améliore de 11 milliards. C'estàd ça va mieux mais on parle de tellement tout ça est encore en nuance. Il y a un excédent sur les services et on est très bon sur les services.

On est pratiquement à 5. Monsieur le ministre ministre, il nous reste une poignée de seconde. Est-ce qu'on les vend demain aux Ukrainiens nos rafales ?

Je suis pas habilité à vous le dire. Je pense que le plus important c'est que l'armée ukrainienne puisse se renforcer. Après, il y a des discussions, ça dépend là aussi de beaucoup d'autres facteurs.

Merci beaucoup. Merci monsieur le ministre Nicolas Fortier, ministre du commerce extérieur euh et de l'attractivité avec ce sommet demain euh que l'on suivra évidemment Shows Fance France édition France, les investisseurs français qui choisissent l'hexagone. Merci à vous euh Laurent Geofrein.

La météo tout de suite et un nouveau JT sur France Info. Très belle soirée.