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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 16 avril 2026 91 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesNumérique

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 50 %Défensif 11 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « nous avons battu et fait expulser de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la Loyadon. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « nulle part on fait des choses pareilles. Et bien cette loi crée une exception, c'est-à-dire on dit voilà, il peut y avoir une incitation ou délit mais attention il y a des gens qui n'en commettront jamais. et ils avaient mis dans les catégories les chercheurs. »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « Rima Hassan est pisté par la police depuis le mois de janvier dernier alors qu'il n'y a aucune raison de procéder à cet espionnage contre elle vu qu'elle ne fait l'objet d'aucune accusation qui justifie. »
  • 11:08Invité politiqueFait
    « nous voyons se constituer sous nos yeux quelque chose qui est un attentat global à la liberté de l'esprit. »
  • 12:35Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, nous avons un peu à peu près un an d'ici la prochaine présidentielle. »
  • 16:50Invité politiquePromesse
    « en 2027, si nous accédons au pouvoir et nous faisons partie des gagnants possible, et bien immédiatement nous démantellerons les grands trusts idéologiques et culturels, c'est-à-dire ceux qui possèdent des journaux, des télés, des maisons d'édition. »
  • 20:10Invité politiqueFait
    « il faudrait qu'il y ait une clause de conscience exactement comme il y en a une dans la presse. »
  • 23:36Invité politiqueFait
    « elle avait mis une digle et elle disait le le MEDEF ne rencontre pas les fascistes. Point. »
  • 24:21Invité politiqueFait
    « le patron du MEDEV dit à propos du fait que ils vont recevoir à dîner ce lundi d'ici à déjeuner euh le le RN, il dit que au fond le problème que ça pose, il est économique. »
  • 25:45Invité politiqueChiffre
    « il y en a qu'un seul qui a protesté contre le dîner avec le RN. Un seul, celui de la MAIF. »
  • 27:07Invité politiquePromesse
    « nous faisons partie des gagnants possibles. »
  • 28:25Invité politiquePromesse
    « nous avons des objectifs et on va leur dire lesquels. Vous voulez les faire, vous rentrez dans le plan, vous êtes aidé. Vous voulez pas le faire, faites ce que vous voulez. »
  • 33:26Invité politiquePromesse
    « nous devons dans les délais sortir de la civilisation du pétrole. »
  • 34:08Invité politiqueChiffre
    « il y a plus de 100 projets d'Oléoduc. Il y a plus de 200 projets de pipeline dans le monde. »
  • 35:37Invité politiqueFait
    « la politique fondamentale des États-Unis d'Amérique, c'est d'entrer en conflit avec la Chine en disant il n'y a pas de solution commerciale à la compétition avec les Chinois. »
  • 37:03Invité politiqueFait
    « ça partait d'Inde et de là ça passait par-dessus. Ça arrivait je crois en Arabie Saoudite puis ça sortait par le port d'Afa. Donc ça prenait le bateau une première fois. »
  • 37:47Invité politiqueFait
    « le Qatar a décidé qu'il voulait plus de base américaine. »
  • 39:11Invité politiqueFait
    « les Espagnols en ont fait autant. les espagnols vraiment super hein. Bon là les ils sont en Chine. »
  • 41:19Invité politiqueFait
    « chaque jour, chaque mois de retard qui est pris dans la relation au Chinois, c'est autant de secteurs qu'on perd, c'est autant d'accord qu'on a pas la capacité de négocier. »
  • 45:28Invité politiqueFait
    « il raconte n'importe quoi et qu'il fabrique un faux programme commun. »
  • 46:12Invité politiqueFait
    « le prix de l'électricité, qu'est-ce qu'on pouvait inventer de plus bête que ça ? Tous les prix sont alignés sur l'usine qui marche le plus mal et qui fonctionne au gaz. »
  • 51:08Invité politiqueFait
    « la limite à l'exploitation, c'est la résistance à l'exploitation. »
  • 51:50Invité politiqueChiffre
    « la langue française est la 4e langue parlée dans le monde et que telle qu'elle démographie du monde, c'est pas en vendé que ça va se passer. »
  • 52:35Invité politiqueChiffre
    « C'est en Afrique à la fin du siècle neuf locuteurs en français sur 10 seront des africains. »
  • 54:02Invité politiqueFait
    « La langue française telle qu'elle est continue à se créoliser avec les parlés qu'elle rencontre en cours de route là où ils existent encore. »
  • 54:41Invité politiqueFait
    « La raison d'être de la langue française, c'est une décision politique. »
  • 56:09Invité politiqueFait
    « Le système insoumis, c'est pas de faire des discours abstraits et après on rentre se coucher. On met en route des stratégies. »
  • 59:43Invité politiqueFait
    « Ils sont tous très fâchés et un certain nombre de pays d'Afrique veut promouvoir une candidature alternative. »
  • 1:03:43Invité politiqueFait
    « Le sujet c'est pourquoi ça les a mis dans un état pareil. Comme dit un commentateur dans le concept de Nouvelle-France et pas le thème Nouvelle-France, il est banal. »
  • 1:04:28Invité politiquePromesse
    « Nous voulons rompre avec le monde dans lequel nous sommes. C'est la raison pour laquelle nous appelons à une 6e République. »
  • 1:13:51Invité politiqueFait
    « Notre présidentiel aura lieu dans un contexte de crise morale, économique, géopolitique et culturelle. »
  • 1:20:24Invité politiqueFait
    « La guerre d'Ukraine est bien sûr la responsabilité exclusive des Russes qui sont entrés ont envahi l'Ukraine, mais que cette invasion a des racines plus profondes. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Jean-Luc Mélenchon

Bon, merci merci merci merci pour cet accueil. Alors, je travaille comme un fou pour faire un plan qui tâche de rentrer dans une plombe mais il arrive sans arrêt des choses qui viennent tout bouleverser. Alors bon, j'espère que vous le savez. C'est peut-être pour ça que vous êtes chaud comme ça, mais [raclement de gorge] nous avons battu et fait expulser de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la Loyadon.

0:26
Non speech

[applaudissements]

0:29
Jean-Luc Mélenchon

Les camarades ont été le groupe est magnifique. Euh il est organisé d'une manière magnifique et les et tous nos camarades ont été présents avec un Alors bon après c'est la vie du parlementin. Ils ont un peu ralenti une loi pour pousser l'autre vers le fossé jusqu'au moment où le gouvernement a été obligé de se rendre compte que comme vous additionnez une opposition parlementaire qui lâche pas prise, 700000 signataires, même si vous avez fait annuler la pétition en commission, c'était en scandale mais quand même ça crée une ambiance qui s'ajoute à tout le reste qui rend la situation plus difficile à contrôler pour lui.

Car ce qui est aujourd'hui en difficulté, c'est pas nous, c'est eux hein, faut jamais perdre ça de vue. Et la plus grande difficulté, elle est pour c'est-à-dire à faire fonctionner un gouvernement qui n'a pas de légitimité en plus du fait qu'il a pas de majorité. Alors, il a pas de majorité, il n'est donc pas légitime et comme ce qui fait ne fait qu'aggraver son divorce avec la tradition du pays, euh ses intentions, son histoire, et bien progressivement plus le temps passe, plus on s'approche de la prochaine présidentielle et tout ça est suspendu en l'air et un petit caillou sur la route fait virer la ben au fossé.

Donc là, il faut savoir s'adapter à ce genre de situation et ce que c'est ce que nous faisons continuellement. Ça s'appelle la tactique dans la stratégie. Voilà. Et comme tout ça est très réfléchi, ça donne des résultats. Mais enfin, on peut dire qu'on a là affaire à une victoire parlementaire et populaire. Le populaire à cause des 700000 signatures parlementaires parce que ce sont les parlementaires qui ont fini par obtenir du gouvernement ce rejet. Et alors la journée était déjà toute pimpante comme ça.

Les camarades s'étaient levés en allant au boulot à l'Assemblée nationale déjà bien joyeux puisque 2 jours avant ils avaient envoyé au tapis la loi pour abroger le 1er mai où là pareil résistance passive active tel que à la fin bon ça provoque d'une part le retrait du texte mais en plus une baston à l'intérieur du groupe macroniste et de ces différentes composantes. J'avoue que même moi je finis par me perdre savoir qui est quoi là-dedans. C'estàdire s'organise non mais pas je dis pas je dis ça méchamment bien sûr mais je je le dis pas je le dis pas seulement méchamment hein.

J'essaie de il faut essayer de repérer sans cesse d'où vient le désordre qui engendre ensuite la situation qu'on espère. cas quand une situation est volatile comme celle que nous connaissons, quand le système des tensions sociales, culturelles, tout ce que vous voulez psychologique s'accumule comme c'est le cas aujourd'hui, toute la situation est à la mercie d'un événement fortuit. Un événement fortuit pourrait déclencher une série d'autres événements qui finiraient par tout emporter. Ne perdez jamais ça de vue.

L'histoire est certes en proie des déterminismes, mais ceux-ci ne sont pas linéaires, ils sont probabiliste et ce sont toujours des événements fortuits qui font la bascule de l'histoire d'un côté, de l'autre, c'est une bifurcation qui se produit. Donc, il faut toujours être très attentif à la façon avec laquelle non seulement combien de paramètres interviennent, mais comment ils interfèrent entre eux. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, nous avons un peu à peu près un an d'ici la prochaine présidentielle.

moins si l'on tient compte du pouvoir effectif du président de la République et donc on entre dans une période où le la température toutes les températures vont monter et nous y entrons dans ce climat particulier d'une vie parlementaire où la vie finit par s'imposer parce que je le rappelle c'est quand même nous qui avons gagné l'élection législative et personne d'autre et que la tentative de faire croire que c'est autre chose bah petit à petit finit par s'user. Alors bon cette loi Yad Yad pour nous c'est une une ennemie directe frontale. C'est elle qui a demandé la dissolution du mouvement insoumis. Elle a demandé le retrait de l'immunité parlementaire de Rima Hassan.

je veux dire, elle est jamais en retard, hein, pour ce genre de chos. Et donc nous l'avons combattu avec vraiment beaucoup d'enthousiasme mais surtout le risque était immense que pour des raisons qui n'appartiennent que aux provisoires de leurs histoires du moment tout d'un coup ils se mettent à voter la loi et qu'on se retrouve à vivre dans un pays où il est interdit de critiquer la politique du gouvernement d'un autre pays et où serait assimilé à un délit criminel assez grave.

euh l'accusation du racisme antisémite est punie par la loi et puis c'est pas des punitions légères hein quand elles s'appliquent et vous savez que la loi s'applique toujours avec un enthousiasme différent suivant la tête de celui qui vient et par conséquent c'était et puis ça aboutissait à une un truc de ahurissant. Alors la loi mettait des limites et des menaces sur la liberté de critiquer, la liberté même de penser, la façon de s'exprimer.

Mais comme tout le monde s'apercevait et les critiques qui arrivaient de l'étranger notamment des rapporteurs spéciaux de l'ONU et cetera, était très dur sur la loyad et mettait en quelque sorte déjà notre pays un peu sur le côté des pays démocratiques parce que nulle part on fait des choses pareilles. Et bien cette loi crée une exception, c'est-à-dire on dit voilà, il peut y avoir une incitation ou délit mais attention il y a des gens qui n'en commettront jamais. et ils avaient mis dans les catégories les chercheurs. Donc on arrive là dans une nouvelle définition de la loi. Elle s'applique à tout le monde sauf à quelques-uns et un délit cesse d'être un délit suivant la personne qui le comm.

Alors vous voyez bien que tout ça tient pas beaucoup de bout. Alors nous on en a été directement victime. Je rappelle nous avions été on nous avait jeté à la figure qu'on était passionnément antisémite. Le juge avait dit "Ah bah non, ça c'est une injure publique". Elle évident mais bon allez comme c'est vous relaxe vous n'aurez pas de peine. Voilà. Donc on voit bien que d'un événement à l'autre, d'une pression à l'autre, d'une ambiance à l'autre se crée dans le pays un mouvement politique spécial qui est un moment défavorable à la démocratie et comportant des risques extrêmement graves de s'enfoncer dans quelque chose qui n'est plus tout à fait l'état de droit.

Et le plus tout à fait l'état de droit, c'est déjà la fin de l'état de droit. On était tout content et tout guilliré. Là-dessus, voilà l'information qui apparaît que Rima Hassan est pisté par la police depuis le mois de janvier dernier alors qu'il n'y a aucune raison de procéder à cet espionnage contre elle vu qu'elle ne fait l'objet d'aucune accusation qui justifie. Alors, elle est fait l'objet de 16 affaires dont 13 ont déjà été annulées à propos de l'apologie du terrorisme.

Tout le monde comprend queil y a la volonté de la harceler, de la faire craquer et il arrive que Rima soit en effet atteinte lourdement par la la pression permanente qui s'exerce sur elle, mais elle tient bon et elle est bien entourée d'amitié la nôtre déjà et puis de soutien euh de toutes sortes qu'il aide à tenir le coup. En attendant, bon bah on peut pas accepter quoi. C'est on peut pas faire "Ah ben tiens, quand c'était des gens qui voulaient me tuer, pas son corps. Comme m'avait dit la juge, je m changé d'avis." J'ai dit "Qui c'est qui vous l'a dit ?" Eux ?

J'ai dit bon bah vous admettrez que je puisse m'interroger hein parce que vous attendiez quand même pas ce qu'il viennent de vous voir pour vous dire que oui, ils avaient l'intention de de venir à bout de moi. Mais là euh en ce qui concerne Rima, donc nous avons pu immédiatement en même temps qu'on on apprenait la fin de la loi yadant, les camarades dans l'hémicycle on ont chopé Nunè, on a dit dites-vous là-bas euh vous expliquez vous avez rien de mieux à faire avec vos policiers que de surveiller madame Rimassan. Mais quand je dis surveiller, faut vous rendre compte.

C'est le pistage de son téléphone, la vérification de toutes ses réservations d'hôtel et ses billets de transport pour savoir où aller continuellement. C'est ça qu'ils ont payé pendant 3 mois. Alors, il paraît que on m'a dit, hein, moi je je l'ai appris comme ça, qu'il était plutôt livide l'homme euh en découvrant qu'on savait. Alors, est-ce que c'est parce qu'il se sentait gêné ? Mais apparemment non, parce qu'il a dit c'est pas moi, c'est l'autre. et il a tout renvoyé sur les genoux darman.

Donc évidemment bah nous on dit à Dharmana si c'est vrai, si c'est vous qui avez décidé ça, s'il y a un procureur qui a décidé ça, bah d'abord on voudrait savoir si vous le saviez ou pas et deuxièmement voudrait connaître les motivations du procureur parce que quand même c'est assez énorme. Et combien d'autres parmi nous sont actuellement surveillés de la même manière ? On nen sait rien. Il y en a peut-être d'autres hein. René, peut-être qu'il te surveille du matin au soir quand tu vas au champ. Sors ton chien, tu vas à l'hémicycle. Bon voilà. Euh donc c'est c'est dans ce contexte que s'ouvre notre rencontre ce soir.

Je pense que c'était aussi une très bonne chose qu'on ait franchi le cap du million de signatures au niveau européen. Notre nouveau Parti européen est là. L'alliance pour le peuple, je crois. Et parce que moi je suis dans la la fondation, pas dans le parti, enfin comme tout le monde, mais je me rappelle pas du nom. Et la fondation c'est maintenant le peuple, ça me plaît. Euh donc elle a fait cette pétition et alors ça c'est juste le savoureux du moment, c'est que tout le monde a regardé en attendant qu'il se passe rien parce que il y en a qui sont très doués non seulement pour ne rien faire mais pour attendre que les autres ne fassent rien ou que ce que fassent les autres n'aboutissent pas.

C'est le cas des sociaux-démocrates qui sont le grand parti utile que vous connaissez. Donc ceux-là n'ont strictement, absolument rien fait. Même pas dire "Ouais, vas-y les copains hein, signez hein, rien, même pas un tweet." Et là, on passe le million et ils font un texte où ils disent "Déjà un million de personnes ont voté, il est temps que les responsables se réveillent et blab bla bla bla bla en avant vers un million et demi." Donc, on rigole en se passant le truc parce que enfin, en tout cas, c'est pas la honte qui les gêne. C'est pas le non, c'est pas un sentiment très connu parmi eux.

Et je vous passe les Français parce que quand même c'est des compatriotes donc euh j'aurais un peu de mal à me moquer trop d'eux, ça me ferait de la peine. Alors moi mon projet c'était de commencer. Attends mais c'est quoi qui est marqué là ? 10h38. Ça fait pas 10h38 que je parle ? E oh, c'est quoi ça ? Moi, je peux pas bosser avec ça. Minut quoi. C'est 10 minutes. Pourquoi il marqué 10 47 ? Les 48 c'est les secondes. Ah ok, d'accord. 10 minutes, c'est rentré dans mon dans mon papier. Alors, applaudissez pas. Vous moquez pas de moi trop [rires] cruellement. C'est cruel. Moi, j'avais prévu de commencer ce soir par vous dire quelque chose qui d'habitude n'est qui n'intéresse personne.

Je veux dire, pas vous, vous vous intéressez à tout, je vous connais. Euh il y a depuis 48 heures un mouvement qui s'organise parmi les auteurs qui publient aux éditions grassées. Les éditions grassées ont été annexées par le système Boloré et après Fillard qui était aussi une grande maison d'édition historique culturelle et autres c'est Grassé environ son directeur. Je ne le connais pas, je ne sais pas de quel bord il est je ne sais pas s'il a dit des méchancetés sur nous mais c'est pas le sujet. Le sujet, c'est que nous voyons se constituer sous nos yeux quelque chose qui est un attentat global à la liberté de l'esprit.

Et ce n'est pas une question secondaire à laquelle on réagit ensuite une fois que tout est détruit parce que réparer des blessures de cette nature, c'est beaucoup plus difficile que n'importe quelle autre situation. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit des choses de l'esprit, de la création, de la capacité à dire. Et là, il y a 130 auteurs qui protestent contre ce licenciement. Et ça soulève pour nous un problème politique dont il faut qu'on dise d'avance et vous savez pourquoi ?

Avant les élection, pendant les élections présidentielles pour éduquer, faire comprendre que les gens comprennent que capitalisme c'est pas seulement une abstraction de gens cupides qui essayent de faire des tas de pognons. Ça a d'ailleurs, c'est même pas la définition du capitalisme. C'est une manière d'organiser la société, de créer des rapports de force sociaux. Aujourd'hui, dans la crise qui traverse le mode de production dominant qui est capitaliste, il nécessite cette cette crise, elle nécessite le renfort d'un appareil idéologique considérable pour arriver à faire tenir l'ordre en place et le maintenir.

Et c'est ce à quoi à quoi se se sont appelés des gens comme Boller et morceaux par morceau, ils absorbent des outils de la création et tout ce qui touche à la liberté de l'esprit. Alors en soi déjà c'est un problème et ça se combine avec un moment particulier de l'histoire humaine où vient d'émerger l'intelligence artificielle où s'installe durablement la numérisation de tous les savoirs à l'intérieur d'une immense sphère numérique mondiale que j'ai appelé dans mon livre la noosphère, c'est-à-dire l'ensemble de la sphère des idées, des connaissances, des savoirs, des créations des êtres humains. Et on sait que l'étape qui vient, c'est le moment où le capital sera payé tout accès à ce savoir.

Or, jusqu'à présent, il y avait même une image qui qui signifiait comment le savoir se transmettait, pourquoi le savoir est cumulatif dans l'humanité. Voyez-vous, la circulation du savoir, je suis pas en train de vous dire qu'elle s'est toujours fait très librement, mais en tout cas dans l'air moderne, dans la science, tout le monde publie ses résultats et son travail de manière à ce que tout le monde en profite. Et puis on a vu depuis quelques temps des phénomènes d'appropriation. Au début, on dit "Ah bah ça y est, tout le monde y va, c'est ouvert, tenez, on va inventer une IAIA tous ensemble." Puis un jour, ça se ferme et c'est fini.

C'est la propriété d'un groupe et vous ne pouvez plus y accéder sans avoir payé. La fermeture de la circulation des idées est le pire danger que puisse affronter l'humanité parce que ça veut dire qu'il y aura toujours un secteur en retard sur l'autre puisque des brevets interdiront l'accès au savoir, à la plénitude du savoir et puis donc rédui d'autant les capacités humaines. On a déjà connu dans l'histoire des grandes coupures de cette nature et vous savez qu'aujourd'hui certains régimes essayent d'isoler la zone numérique qu'il contrôle leur propre pays, l'internet de leur propre pays.

On a déjà connu dans le passé des coupures pendant 1000 ans la séparation de du sud, c'est-à-dire de tout ce qui est au sud de de la Méditerranée, un autre sud avec ce qu'ils ont convenu ensuite d'appeler l'Occident, c'est-à-dire pour l'essentiel le monde musulman et tout ce qu'il avait coagulé le monde musulman de le l'Antiquité orientale dans laquelle tout est né. Alors je sais que ça déplaît au fascisme mais c'est comme ça. C'est moi ça me dérange pas du tout. Je sais pas pourquoi ça les met dans un état pareil de penser qu'il doivent tout au Mésopotamien. Moi j'en ai jamais rencontré.

Je sais pas comment ils sont mais en tout cas je leur dis merci parce que bon les maths tout ça c'est les perses qui ont trouvé ça. Bon mais 1000 ans de coupure ça a donné un fossé qui a retardé dans les deux des deux côtés le le développement. Par conséquent, cette question est à prendre très au sérieux et ce sont des monopoles sans précédent qui se créent où un secteur du capital possède directement des moyens d'intervention idéologique en mesure de modeller pensée collective, de modeller les affects, de modeller les priorités que chacun se donne dans sa vie. cette chose qui est commune à tous les êtres humains, c'est que c'est comme ça.

Chaque génération essaie de ressembler à la précédente pour accéder au vécu puis ensuite elle ront et elle crée elle-même. Autre chose et bien chaque être humain lit qui il est dans le regard des autres. Qu'est-ce que vous voulez ? C'est bien embarrassant et on apprend à mettre au point pendant toute sa vie des mécanismes pour se protéger de ça, de croire que dans le regard des autres se trouve une vérité sur soi tellement grande que bon ben on doit ou en souffrir ou s'y plier hein. On en est tous là me raconter pas d'histoire. Bon en tout cas moi j'en suis là et ça me suffit comme exemple.

Bah oui comme tout le monde ce que je suis en train de vous dire c'est des choses très concrètes parce que monsieur Bolloray ne se contentera pas de rentrer dans vos esprits pour y faire rentrer ces conneries. Il rentrera dans vos esprits, dans vos manières d'être et c'est déjà le cas. De la même manière que le capitalisme rentre dans notre peau, dans notre chair, dans notre sang, dans nos yeux, dans nos oreilles, dans tout ce qu'il est capable d'influencer et de mettre aux normes de la circulation de la marchandise à laquelle il aspire continuellement. Alors, il faut que nous soyons face à ça aussi inventeur de droits nouveaux.

un ami à qui j'ai posé la question qui étant des 130 auteurs si j'ai bien compris et que j'aime beaucoup m'a dit "Tu peux pas parler que de questions économiques sur ce sujet-là. Il y a une question économique et qu'on va vite régler, c'est que en 2027, si nous accédons au pouvoir et nous faisons partie des gagnants possible, et bien immédiatement nous démantellerons les grands trusts idéologiques et culturels, c'est-à-dire ceux qui possèdent des journaux, des télés, des maisons d'édition. On démantellera tout ça. Alors, c'est pas très compliqué à organiser, hein. Bon, mais il faut le démanteler parce que c'est une tâche d'intérêt public.

Et il faut rendre tous ces outils à leurs véritables utilisateurs. Les utilisateurs de journal, c'est les abonnés. Euh les utilisateur d'une télé, bah c'est ceux qui payent la cotise. Et cetera et cetera. c'est-à-dire une forme de propriété collective des consommateurs. Mais bon, tout ça mérite, ça va pas, je vais pas le présenter là maintenant, mais il y a déjà eu des copains qui ont bossé sur c sur ça. On part pas dans le vide, hein.

Et puis il y a aussi d'autres choses qu'on va changer euh dans ce domaine comme par exemple le fait que toutes les œuvres euh qui tombent dans le domaine public, vous savez qu'au bout de 30 ans, l'auteur ne touche pas de dividende sur le sujet ou si vous le savez pas, je vous l'apprends et ça tombe dans le domaine public. tout le monde. Alors ça donne des résultats souvent extravagants.

Vous avez la compagnie Disney qui est peuplée par ses rustres d'Américains qui bon alors prend l'histoire de Notre Dame tout hein, toute l'histoire celle de Victor Hugo et il mentionne pas une fois que c'est l'œuvre de Victor Hugo et pour nous que DAL eux ils ont fait des millions et des millions et des millions avec la diffusion de cette œuvre.

Alors, on avait pensé dans le programme, on avait mis à l'ordre du jour le fait que toutes les œuvres qui tombent dans le domaine public continueraiit à percevoir des droits peut-être moindres mais qui permettraient de faire fonctionner par exemple les caisses de retraite des auteurs ou bien d'autres aspects de cette nature pour pas qu'on dise bon comme c'est un auteur c'est un artiste alors c'est pas nécessité un crevard et puis le fait de n'avoir rien comme disait l'autre frappe-toi le cœur c'est laquelle génie ok bon C'està-dire moins tu vas bien, plus tu serais génial. Mais ça c'est une idée bourgeoise de la créativité he qui viendrait essentiellement de la douleur.

Non mais ça c'est pas notre manière de voir le monde. Et cette idée du du front public, c'est Victor Hugo qui l'a inventé. Donc on est bien protégé si on doit prendre cette décision et on la prendra. En attendant, il m'a suggéré le copain que on fasse qu'on mette quelque chose. Voyez-vous, vous êtes un auteur. Bon moi ça m'est arrivé. J'ai édité en coup chez FA. Un jour, je découvre qu'ils allaient éditer Hitler et je connaissais les responsables. Je vous l'avoue, c'était des copains ou des copines plus exactement. Je dis c'est pas possible, on peut pas faire un truc pareil. Mais si on met un appareil critique, t'inquiète pas, je dis je m'inquiète.

Vous mettez pas un appareil critique, vous allez le diffuser. Je veux pas être dans la liste des auteurs d'une maison d'édition qui est dite Adolf Hitler. Voilà, c'est tout. C'est mon choix, je plus entendre parler de vous. Bon alors bon, ça s'est fait comme ça, c'est-à-dire qu'il s'est rien passé parce que la loi permet pas ça. Quand vous êtes auteur quelque part, vous pouvez pas dire "Au revoir, ciao, je récupère mon œuvre." C'est comme ça.

Alors, lui, l'ami me dit "Il faut établir une clause de conscience parce que maintenant, vous savez très bien que les éditions Grassé vont être tenues en main comme Fayard parce que là, je parle de grassé mais le coup d'avant c'était Faillard et c'était Isabelle Saporta qui le dirigeait." Ils l'ont foutu dehors hein parce que considéré comme trop à gauche. Donc quand vous êtes là, vous dites "Mais moi, j'écris pas des livres pour à la fin contribuer au renforcement d'un empire idéologique de mecs qui v bien ce qu'il veut par ailleurs.

Mais moi je m'en fous, c'est pas pour ça que j'écris, c'est pas pour ça que je crée." Et donc il faudrait qu'il y ait une clause de conscience exactement comme il y en a une dans la presse. C'est-à-dire vous avez changé le patron de la boîte, très bien, faites ce que vous voulez, c'est la liberté capitaliste. Mais moi je veux rien avoir à faire avec vous. Donc je m'en vais et je récupère mon œuvre et si besoin est, je la fais imprimer et éditer ailleurs d'une autre manière. Je pense qu'il faut que nous on rajoute ça dans nos clauses, c'està-dire la clause de conscience pour les créateurs.

Les créateurs ne sont pas des poules qui pontent des œufs en chaînne et à qui une fois qu'on a pris l'œuf et qu'on a donné à manger, bah on est bien content que l'affaire soit réglée. C'est pas possible. Donc voilà ce que je voulais vous dire pour commencer, c'est-à-dire nous devons de toutes les manières possibles regarder ici là s'il y a des pétitions, s'il y a des textes, répercutez-les autour de vous car nous devons être nous autres les insoumis. J'imagine qu'il y en a beaucoup dans cette salle, il y a même que de ça en principe. Nous devons être nous devons pas être simplement des machines parasyndicales qui vont avec le discours nécessaire de la revendication sociale et cetera.

Nous défendons la condition humaine dans tous ces aspects et notamment dans le fait que l'aspect central, c'est que nous sommes des êtres sociaux cert culturel socioulturel. Nous sommes des êtres culturels. La production de l'esprit nous concerne tout aussi directement que la nourriture que nous consommons chaque jour chez nous. Alors tout ça, je l'évoque pour vous dire maintenant vous avez compris comme moi. Nous allons entrer dans une nouvelle phase de la campagne présidentielle.

elle s'ouvre dans cette ambiance là et c'est important de comprendre que c'est là-dedans qu'on va vivre et à chacune des étape de la campagne présidentielle, il y en a quatre je crois ou cinq et bien va venir se s'ajouter une couche de plus et quand on commence avec une couche de saloperie, il est vraisemblable que la suivante est une couche de saloperie plus importante et ainsi de suite. Nous naviguons aujourd'hui dans cette ambiance.

L'ambiance de supprimer la loi sur le de supprimer le 1er mai, l'ambiance d'imposer la loi yadant, l'ambiance de surveiller des parlementaires, faire surveiller des parlementaires par des flics sans qu'on sache juste pourquoi et une ambiance où il paraît normal à un type du moment qui possède du fric de dehors quelqu'un qui dirige une maison d'édition et de regarder sans s'en préoccuper 130 auteurs et non des moins. Donc ce sont ceux de notre époque, ils sont vivants. Euh voilà. Comment ça commence ? Vous n'avez aucune raison de [raclement de gorge] penser que ça va se calmer tout seul. Aucune.

La seule certitude que nous avons, c'est que ça va s'aggraver et plus ils se sentiront en danger, plus ils feront la manœuvre d'encerclement. Ils la compléteront à notre égard parce que nous sommes le premier problème qu'il rencontre. Les autres ne sont pas des problèmes, les autres sont des solutions pour eux et notamment les fascistes. C'est pas que ils préfèrent la solution fasciste, mais comme aux générations précédentes, [raclement de gorge] faute de mieux, ils font ça et ils pensent qu'ils vont les contrôler. Et c'est ce qui vous explique pourquoi le patronat est si ardent aujourd'hui à rencontrer le RN.

Et là aussi, vous vous devez regarder et constater quelque chose, tout le monde s'en fout. Mais il y avait autrefois une digue. La précédente personne qui dirigeait le MDEF l'avait établi, j'ai oublié son nom, on la voit les noms propres moi. Bref, peu importe, c'est ça. Pariso, voilà. Merci. Et bien, elle avait mis une digle et elle disait le le MEDEF ne rencontre pas les fascistes. Point. Parle avec les autres. C'est des partis républicains mais pas avec les fascistes. Que on parle avec le MIDEF dans une société démocratique, pourquoi pas ? On parle avec tous les intervenants de de la société. parler, ça veut pas dire donner raison par principe, hein.

Je signale quand même qu'il y a une nuance euh et je le redis pourquoi. Parce que déjà ça commence mal. Le patron du MEDEV dit à propos du fait que ils vont recevoir à dîner ce lundi d'ici à déjeuner euh le le RN, il dit que au fond le problème que ça pose, il est économique. Ah bon ? Le reste, tu t'en fous. Qu'il soit raciste, qu'il soit violent, qui soit antinational, ça te dérange pas ? Juste une question économique. Ah Louis Renault doit dormir en paix maintenant parce que Louis Renault, on lui a confié la boîte Renault pas pour faire des voitures mais pour les punir d'avoir travaillé avec l'occupant de l'Asie et lui Louis Renault pour l'avoir décidé.

Et je dois regretter de dire que c'est un PDG socialiste de la boîte nationalisée qui a refait a fait remettre le portrait de Louis Renault dans la galerie du conseil d'administration. Mais je cite Louis Renault pour que tout le monde se sente visé. Il ne faut pas croire que la loi en France ne punit pas bien des comportements et notamment le comportement de trahison. Je le dis pour un certain nombre de ceux qui croient que les entreprises culturelles ne sont pas des entreprises culturelles et qu'on peut les vendre à qui on veut. Non, ce n'est pas le cas. C'est pareil pour les entreprises économiques.

Le patronat n'est pas de droit divin et les lois qui s'appliquent à lui, c'est pas seulement celles qui s'appliquent au niveau des salaires, de l'hygiène et sécurité. Il y a aussi la responsabilité qu'une classe sociale prend par rapport au pays dans lequel elle vit, le respect qu'elle a pour son identité politique et pas seulement. Je prends bref, on va entrer dans un paysage autoritaire sur l'ensemble des questions avec une jonction qui se fait maintenant entre le patronat. Il y en a qu'un seul qui a protesté contre le dîner avec le RN. Un seul, celui de la MAIF. C'est c'est pas totalement étonnant, hein.

Et les autres, ils ont plus de bouche, ils ont plus de conscience, ils ont plus de tête, s'en foutent. Mais nous, on le note. On le note parce que c'est à nous le plus souvent qu'on fait les reproches de ne pas tenir compte de ceci, de pas tenir compte de cela, de de pousser notre pays à l'abîme. Non, c'est vous. Vous êtes toujours les mêmes et à chaque à chaque génération qui est remise en danger par une évolution ou une transformation du capitalisme, chaque fois que l'ennemi redéploie l'extrême droite et le racisme, quel qu'en soit le prétexte, suivant les périodes pour réorganiser le monde, chaque fois vous capitulez, chaque fois vous dites "Ah bah oui, mais qu'est-ce que vous voulez ?

Il faut bien que on travaille et puis on donne du boulot à nos ouvriers, hein. Qui bien sûr profité de tout ça, c'est pas vrai. Donc méfiez-vous d'eux, n'ayez jamais confiance en eux. Jamais quiconque vous dit qu'il est motivé exclusivement par des raisons économiques mérite votre suspicion. Méfiez-vous d'eux, ils passeront tout par-dessus bord parce que la seule chose qui compte pour eux, c'est le cœur de ce qu'ils ont à faire, c'est-à-dire accumuler. Et je ne dis pas ça pour mettre un signe égal entre tous. Je n'ai pas non plus l'intention de décerner des brevets à tel ou tel.

Nous les insoumis, nous n'avons pas l'intention de discuter avec le MIDEF autrement que sur les bases qui nous intéresse et pas seulement celle qui les intéresse eux. Parce que si les seules bases qui les intéressent c'est pas payer d'impôts et réduire les cotisations sociales et faire ce qu'ils veulent et en avoir rien à d'être le premier pays des morts au travail de toute l'Europe. Nous ce qui nous intéresse c'est primo la qualité de la vie unique que nous vivrons. Deuxio, ce que nous produisons, comment et de quelle manière, à quoi ça sert et quel impact ça a sur la nature. Tercio qui va tenir les objectifs du plan ? Parce que nous avons des objectifs dans le plan.

Nous voulons redevenir souverains dans toute une série des productions essentielles de notre pays à commencer par l'agriculture en continuant par un certain nombre de grands objectifs qu'on aura l'occasion de développer dans la campagne présidentielle. Mais qui n'aillent pas croire qu'on va aller les voir le ber à la main pour leur demander je ne sais quel brevet de crédibilité économique. Les seuls qui soient pas crédibles, c'est eux parce qu'ils n'investissent pas. Parce que qu'est-ce qu'ils ont foutu pour amener le pays dans lequel il est ? Pourquoi ils n'ont rien dit ? Pourquoi ils n'ont rien fait ? Pourquoi ils ne se soucient pas des accords qui se nouent à échelle européenne ?

Pourquoi il y a jamais de Français à l'appel quand tel ou tel projet se met en place, eux ne sont pas là ? Et comment ça se fait que dans la transmission d'entreprise, on découvre que la plus grande difficulté aujourd'hui, c'est pas les taux de l'impôt. C'est que dans leur propre famille, ça les intéresse pas de passer d'une génération à l'autre. Nous n'avons pas de leçons à recevoir d'eux. Ne baissez jamais les yeux devant eux. Nous avons des objectifs et on va leur dire lesquels. Vous voulez les faire, vous rentrez dans le plan, vous êtes aidé. Vous voulez pas le faire, faites ce que vous voulez.

Mais ne venez surtout pas pleurer dans notre gilet parce qu'on vous écoutera même pas 5 minutes. Nous travaillons avec ceux qui veulent travailler avec nous. Jean bien, camarade, [applaudissements] vous comprenez que je vous parle des conditions de l'élection présidentielle. Je vais pas tout aborder mais j'aborde les très essentiels. D'abord les conditions psychologiques et légales de la démocratie. Je viens d'aborder la question du rapport au patronat qui se complique pour nous. Ils disent qu'ils ont pas un grand le médef hein qu'ils ont pas un grand appétit pour nous mais c'est mutuel. Nous on n' pas un grand c'est pas ça qui va conditionner le fait que on se parle ou pas.

Mais moi je préfère dire je le rappelle nous faisons partie des gagnants possibles. Nous savons très bien que vous allez déchaîner contre nous. les feux de l'enfer, on le sait d'avance qui pleuvera de la boue sur tous ceux qui vont s'avancer dans cette bataille. Mais ça ça va pas arrêter l'histoire de France. Comme nous sommes des gagnants possibles et ben si c'est possible qu'on gagne, on va saisir la possibilité et vous serez obligé de parler avec nous, obligé. Donc autant se comporter comme des gens civilisés, voir maintenant de quoi on parle, sur quoi on est vraiment pas d'accord. J'ai idée, on est vraiment pas d'accord sur à peu près tout.

Mais comme il faut bien faire un espace, c'est eux qui doivent faire un espace qu'on se comprenne bien. On me dit vous voulez jamais faire de compromis mais très bien, envoyez-moi celui qui veut faire des compromis avec moi. On va discuter, il y en a pas. Quelqu'un est venu nous voir après les élections pour dire "Écoutez, vous les avez gagné mais quand même ceci cela." Non, personne. Nous, c'est pas le compromis qu'on nous demande, c'est la capitulation. Et comme on capitulera pas, vous avez raison d'avoir peur du fait que si nous gagnons, vous devrez passer vous au compromis, c'est-à-dire pas tout pour vous et rien pour nous.

C'est vous qui allez devoir passer au compromis et ça sera sur les contenus. Non mais moi je préfère prévenir parce que bon, j'ai dit nous on est en problème, on est conscient de l'être et on en est assez fier. Les autres sont des solutions, je l'ai dit pour les fascistes. Bon, maintenant 2e aspect, la présidentielle, elle va avoir lieu dans un bazar sans précédent sur le plan social. Pas forcément un bazar visible avec des mobilisations populaires de masse et cetera, mais dans un bazar du système capitaliste qui s'est mis-même dans une salle passe. Vous savez que l'ordre capitaliste nécessite une hiérarchie.

Chaque fois que la hiérarchie capitaliste change, il faut que les nouveaux dominants imposent leur domination aux autres, inclu les autres capitalistes. Et chaque fois que cet ordre se construit et bute sur une difficulté interne qui souvent résulte de sa propre organisation en tant que dominant, alors il y a une déflagration sociale ou militaire. et les deux les deux fois où l'ordre du monde l'ordre géopolitique du monde a changé et que ça ne s'est pas traduit politiquement, il y a eu une guerre mondiale.

La tâche de notre génération, nous qui sommes là, j'appelle génération, le fait d'être vivant ensemble, c'est d'empêcher que la réorganisation du capitalisme qui est en cours dans la compétition gagnée par les Chinois et perdu par les Nord-Américains ne se déroule pas à travers une guerre mondiale où par les méthodes de la force, quelqu'un de vive force imposerait sa loi à l'autre. Or, c'est exactement ce qui est en train d'essayer de faire monsieur Trump. Les apparences ne doivent pas vous empêcher de penser. Il a l'air d'en fou mais il ne l'est pas. Il est désinhibé pour plein de raisons. Mais comme il est désinhibé, il parle d'une manière avec laquelle on ne parle pas d'habitude.

On est tous inhibé, ça s'appelle la politesse, l'éducation et toutes ces choses. Les codes sociaux. Lui, il semble n'en connaître aucun. Et à mains égards, on a l'impression que il a eu l'habitude de les transgresser tous sans que ça lui ait posé un problème. Et quand on lui a dit l'ordre international, je vous rappelle cette chose que vous ne devez jamais oublier, c'est que sa réponse ça a été de dire l'ordre international, ma morale me suffit. Donc vous voyez le genre mais ça c'est pas ça qui le distingue politiquement de ce que faisaient les autres et ce qu'il préparaient. La politique de réarmement industriel des États-Unis d'Amérique par des droits de douane et cetera, c'est du Biden.

Déjà, ben c'était fait avec une certaine élégance. Donc madame Van Derlen pouvait dire "Ah, c'est formidable, c'est écologique." Bon, jusqu'à ce qu'on lui dit, vous avez réfléchi à ce que vous êtes en train de dire là parce que c'est pas écologique pour Aron ce qui prépare et non. Et la question de l'ordre économique dans lequel nous vivons, l'ordre géopolitique qui repose sur qui domine l'ordre capitaliste, il se combine avec pratiquement l'objet sur lequel il porte. Nous devons alors avant on s'en foutait, on avait du temps, mais nous devons dans les délais sortir de la civilisation du pétrole. Et maintenant, nous comprenons que le pétrole c'est pas seulement du carburant.

Le pétrole, c'est à peu près tout ce qu'on fait partout. Et c'est pas parce que dans nos pays, dans certains domaines, on a donné et fait ou mis en place une certaine distance à l'égard des énergies carbonées qu'il faut croire que la Terre entière en est au même point. Ce n'est pas vrai. C'est tellement pas vrai que là où il y a de la ressource pétrolière partout, la première des choses que les gens font, c'est d'essayer de l'exploiter. Il y a plus de 100 projets d'Oléoduc. Il y a plus de 200 projets de pipeline dans le monde. Ça veut dire qu'on n'est pas en train de sortir des énergies carbonées. On est en train de s'y enfoncer plus que jamais.

Et les conséquences de l'énergie carbonée, c'est le désastre climatique. Celui-là, personne n'y échappera. Mais l'autre aspect, c'est que il est vecteur lui-même. Il est pas juste un transfert économique, c'est un rapport social. Et si nous avons analysé si profondément le fait que le capitalisme de notre époque est un capital en réseau, que la vie entière des êtres humains est composé de réseaux, au bout du compte, tous les réseaux sont adossés à un autre réseau, pour l'essentiel, le réseau du pétrole. Et les guerres suivent les pipelines, les guerres suivent les oléoduces.

Et c'est pourquoi quand la bataille vient à se crisper entre les deux géants, l'un qu'il est par sa force militaire, vous verrez un jour ou l'autre que la bureaucratie est aussi capable de tuer une armée et que c'est peut-être ce qui arrive aux États-Unis d'Amérique. Et de d'une part et de l'autre, mais de l'autre c'est qui ? Bah c'est les Chinois. On a dit, répéter et analyser devant tout le monde. La politique fondamentale des États-Unis d'Amérique, c'est d'entrer en conflit avec la Chine en disant il n'y a pas de solution commerciale à la compétition avec les Chinois. Par conséquent, il y a qu'une il peut y avoir de compétition que guerrière. Et c'est ça qu'ils font.

Le groslande, c'est le passage par le nord et le détroit d'Ormus, c'est l'approvisionnement essentiel des Chinois qui eux ne restent pas les deux pieds dans les mêmes chaussures. Bien sûr, dans un instant, j'en parle. Mais c'est de ça dont il est question. Si bien que partout, c'est pas seulement l'ordre international ne s'est pas seulement effondré dans l'affaire de Gaza. Et l'affaire de Gaza n'a pas donné des ailes à tous ceux qui avaient rien affiche du droit international et qui se sont aussitôt jetés autant qu'ils pouvaient sur leurs voisins facilitant le fait que les États-Unis d'Amérique décident d'une guerre avec Israël contre l'Iran.

C'est pas seulement ça, c'est que tout le reste des gringoles avec. Je vais pas vous en donner 50 exemples, mais comme ces questions vont être au cœur des batailles qui vont arriver, il faut apprendre à fouiner partout. Voilà qu'une camarade me fait découvrir un truc dont j'avais jamais entendu parler. Simec, je crois que ça s'appelle chez nous. Simec, c'est corridor Méditerrané Orient, Europe. Et d'où ça part ? D'Inde. Ah bon ? Ça a été prévu en 2023 pour faire contrebalancer les routes de la soie. D'accord. Alors, c'est les États-Unis et toute cette équipe. C'est comme ça qu'on va faire. C'est bien, c'est une bonne idée. Qu'est-ce qu'ils ont fait depuis 2023 ?

Rien bien sûr comme d'habitude mais il y a quand même un ambassadeur français pour s'en occuper et cette route c'est j'ai travailler là-dessus sans sans rien sortir les sous he il y en a pour 100 milliards. Ça partait d'Inde et de là ça passait par-dessus. Ça arrivait je crois en Arabie Saoudite puis ça sortait par le port d'Afa. Donc ça prenait le bateau une première fois. Ensuite ça arriverait au port d'Afa, ça prend le bateau une deuxième fois pour arriver jusqu'en Grèce et nous amener le les précieux produits pétroliers. Évidemment même si vous vous dites de toute façon il raconte des histoires. Ce qui est vrai comment on fait un truc pareil aujourd'hui ?

Qui est d'accord pour payer pour faire un trajet en bateau ? devant le D3 d'Ormuse passer de l'autre côté et puis ensuite pour arriver au port d'Afa qui peut être bombardé du jour au lendemain par un de ses voisins. À moins que ce soit l'inverse que Israël attaque encore quelqu'un qui vient se venger et tout ça pour arriver en Grèce où comme vous le savez on vit dans la paix et la prospérité en face de la Turquie. Donc des zones agitées. Donc l'affaire d'Iran fait s'écrouler tout ce qui va avec. La preuve, c'est que le Qatar a décidé qu'il voulait plus de base américaine. C'est énorme. Enfin, c'est 50 ans d'histoire qui s'arrête.

Le pacte fondamental du lendemain de la 2e guerre mondiale, c'est les États-Unis ont obtenu de l'Arabie Saoudite et des Émirats qui sont autour, que le pétrole qui sortira de là, qui était à l'époque la réserve essentielle du monde, sera payée en dollars. Donc, les États-Unis impriment autant de dollars qu'ils veulent. De toute façon, ça correspond à une marchandise. C'est ce système-là qui est en train de s'effondrer sous nos yeux. Et mécaniquement, mes camarades, on peut nous avoir engueulé 10 fois, s'être moqué de nous, nous avoir suspecté d'être amis des tyrans, mais le résultat plouf, le voilà, ils l'ont sous le pif. Ah, tu as voulu envahir le Canada, monsieur Trump, hein ?

Et ben, tu as gagné. Le Canada, il est couru en Chine pour dire aux Chinois, non mais attendez, nous, il y a un truc qu'on veut dire avant tout, c'est qu'il y a qu'une seule Chine. Oui. Oui. Vous voulez bien signer là ? Parfait. et d'une Trump se fâche dit "Ah ben si vous comptez vous entendre avec les Chinois, ça va chauffer pour vous. Vous vous imaginez que si c'est moi Mélenchon qui rapplique, je dira bah moi moi j'ai rien inventé, je fais comme les Canadiens. Et puis maintenant voilà que les Espagnols en ont fait autant. les espagnols vraiment super hein. Bon là les ils sont en Chine.

Alors là il y est Sanchez Sanchez pareil première chose qu'il faut savoir parler avec les amis vous amz un bouquet de fleurs pour madame la bouteille de pinard pour monsieur et ben vous allez en Chine vous dites bah non mais attendez à mon avis il y a qu'une seule Chine. Voilà, nous c'est pas un problème pour nous. C'est ce qu'on a toujours dit en disant "Nous les Français, nous avons été les premiers en 1964 à reconnaître la Chine. Sauf si vous décidez que tout ce que vous avez signé, vous vous en foutez et vous le jetez à la poubelle ou ça vous intéresse seulement quand c'est pour envoyer le porte-avion à côté de Chypre." Vous ne pouvez pas faire ça. Aucun pays du monde ne fait ça.

Quel que soit le régime dans lequel vous êtes, vous pouvez changer tous vos accords, mais vous pouvez pas en arrivant décider que vous avez décidé qu'il y a deux Chines à la place d'une parce que ça n'existe pas des procédés pareils et le résultat vous ne le maîtriseriez pas. Donc les Espagnols sont là-bas et regardez, regardez comme il fait la vie. Voilà qu'il y a aussi Abou Dhabi qui est là-bas. Et tiens, les Vietnamiens qui sont, comme vous le savez un pays censé être communiste. Les Vietnamiens [raclement de gorge] et les Russes. Les Russes auco référence quoi. Les Russes ? Oui, les Russes.

Et vous avez là une réunion qui se fait et puis comme on est en Chine, bah c'est normal que les Chinois y soient. Donc vous avez une réunion avec les Chinois, les Russes, les Vietnamiens, Abu Dhabi et les Espagnols. Et nous, on est où ? On fait quoi ? On est avec qui ? Donc je vous donne ces exemples parce que il faut aller les chercher, il faut suivre l'actualité. Mais où est passé la France dans tout ça ? Qu'est-ce qu'on fait ? Quel est le projet ? Il pourrait avoir un projet dire "Écoutez moi je m'en fous de tout ça. Nos amis éternel et de toujours, c'est les États-Unis d'Amérique. Bon je le vois bien faire des petits trucs par-ci parl mais à la Macron c'est tantôt n'importe quoi.

Il se fâcha avec tout le monde tantôt il fait un truc et 5 minutes après il dit le contraire parce que on se moque de Trump mais le nôtre il est pas mal aussi hein dans l'art de dire des trucs puis le contraire derrière. Donc

41:19
Non speech

[applaudissements]

41:22
Jean-Luc Mélenchon

je viens de vous expliquer que déjà au moins deux pays et parmi eux un pays européen applique quasiment à la lettre ce qui est la ligne des insoumis du nonalignement et de la réorganisation des relations internationales.

Donc nous aurons moins de difficulté à dire que sils avaient lu Mob Bouain en 2010 au lieu de se moquer de moi et que ils avaient attaché à la phrase qui dit "La France ne peut se déployer que dans une coopération privilégiée avec les Chinois, c'est juste parce que je m'intéressais à ce qu'il faisait." Et aujourd'hui encore, je vous le dis maintenant, chaque jour, chaque mois de retard qui est pris dans la relation au Chinois, c'est autant de secteurs qu'on perd, c'est autant d'accord qu'on a pas la capacité de négocier parce qu'il faudra négocier avec eux et il faudra passer un pacte avec eux pour deux raisons.

La première, c'est que c'est le plus fort techniquement aujourd'hui et que c'est qui est le plus fort qu'on s'améliore. Deuxièmement, parce qu'il constitue un pôle de stabilité aujourd'hui dans le monde. Demain est un autre jour, il se passera peut-être des choses mais pour l'instant voilà où nous en sommes et c'est de cette réalitéél il faut partir si on veut atteindre les objectifs que je dis pas ce soir parce qu'ils seront dans la campagne. Alors on va pas non plus tout gâcher d'un coup à tout vous dire avant tout le monde parce que parce qu'on nous écoute. Alors voilà, je voulais vous dire ces choses parce que c'est pas un meeting qu'on fait.

On fait tous les mois une rencontre dans laquelle on fouille un peu un ordre de pensée pour montrer comment les choses vont. Donc voilà à quoi nous nous repérons mais nous allons donc avoir une élection présidentielle en plein chambardement géopolitique. Parce que quand on a deux pays comme le Canada et l'Espagne qui sont tous les deux membres de l'OTAN, qui ont tous les deux sur leur territoire des bases nord-américaines qui disent "Nous en tout cas il y a une chose qu'on fera pas, c'est la guerre aux chinois.

Vous voyez bien qu'il y a un gros problème avec celui qui a l'intention de faire la guerre au chinois et qui a organisé pour ça une instance internationale qu'il a appelé le comité de la paix qui contourne l'ONU. C'est uniquement ça. Donc la France nous la force qu'aurait un gouvernement insoumis c'est qu'il va s'appuyer sur des vecteurs transversaux universalistes. Le droit international. En dépit de tous ces défauts, mieux vaut le droit international que la loi du plus fort. Parce que la loi du plus fort, elle nous servira jamais. C'est jamais nous les plus forts. Nous, on est en état de se défendre et d'infliger à ceux qui nous cherchent rnoises des dégâts considérables.

Peut-être qu'on pourrait trouver d'autres idées de régler les conflits mais enfin je tiens à la rappeler pour pas que il y en ait qui croient que ça la dangerosité de la France ça baisserait avec les insoumis pour notre sécurité. Je parle pas d'autres choses. Voilà. Donc on va être là-dedans et c'est pourquoi je vous dis on est une solution.

Les autres, ils sont une solution pour les dominants, mais ils sont juste un problème parce que des gens qui ont pour programme politique de continuer à coller à la roue des États-Unis d'Amérique, où croyez-vous qu'il nous mèneent quand leur lien avec tous les gouvernements d'Israël, quels qu'ils soit conduisent des socio-démocrates ou réputés tels français à ne pas dire un mot au secours de leur camarade Pedro Sanchez qui dirige l'Espagne et qui a déjà interdit le commerce avec Israël, le transit d'armes que les avions se posent sur les bases. [applaudissements] C'est pas pour rien qu'il ne disent rien

44:49
Non speech

[applaudissements]

44:50
Jean-Luc Mélenchon

parce que maintenant, j'attends de les voir dire "Ah ben nous finalement, on est d'accord avec Pedro Sanchez." Parce que si vous êtes d'accord avec Pedro Sanchez alors ça veut dire que ça fait des mois que vous êtes d'accord avec elle et filles parce que c'est la même chose qu'on raconte et c'est la même chose qu'on veut faire. Donc vous êtes des gros menteurs comme d'habitude. Vous ne ferez rien. Vous ne défendez même pas vos propres camarades. Ces gens c'est pourquoi ils sont un problème. C'est pas seulement parce qu'on n'est pas d'accord qu'il y a un problème avec eux.

Ça c'est la vie normale à nous de nous débrouiller pour faire que quand on n'est pas d'accord ceci ou cela, mais c'est qu'il raconte n'importe quoi et qu'il fabrique un faux programme commun entre composé d'un ou deux éléments sur lequels je vais venir mais comme je suis à peu près dans mon délai je passe le dernier. S'il y a un ordre du monde qui est en train de se défaire, s'il y a un autre ordre du monde qui va se constituer, on va pas y aller seulement en clientant en disant bah attendez nous aussi. Non non, c'est pas comme ça que ça va se passer avec les Français. Nous avons nous les Français des possibilités, des atouts qui sont dans nos mains. Comment on joue avec tout ça ?

D'abord avec l'Europe. Bon, ça ne sert à rien. Ça ne marche pas et quand ça décide quelque chose, c'est des bêtises. Par exemple, le prix de l'électricité, qu'est-ce qu'on pouvait inventer de plus bête que ça ? Tous les prix sont alignés sur l'usine qui marche le plus mal et qui fonctionne au gaz. C'est le principe, hein. Bon, les Espagnols en sont sortis, les Portugais en sont sortis, mais pas nous les Français. Pourquoi ? Quand on dit "Vous savez que c'est notre position le blocage des prix".

Alors, j'ai vu dans un journal qu'il y avait un ministre qui disait "On peut pas faire ça parce que sinon ça veut dire que c'est les fi a raison." Bon, si vous en êtes là, franchement, il y a un preuve, foutez le camp et bon, on va s'occuper du truc directement et on sait quoi faire. Alors, ils ont mis un temps fou. Alors, d'abord pour dire qu'ils allaient contrôler 500 stations essence, il y en a 10000. Autant dire rien. Et vous allez contrôler quoi ? Vous allez quoi faire ? Regarder le le prix et puis dire "Non, c'est pas ça qui est prévu." Donc, vous avez un prix de référence, c'est quoi votre truc ? On n'a jamais compris ce qui est contrôlé.

Et puis après, après avoir cherché dans tous les sens, voilà les fachot qui arrivent avec toujours leur bonne solution. C'était l'État qui devait diminuer les taxes. Et vous avez plein de gens qui disent "Ah ben ça c'est une bonne idée." Non, c'est une très mauvaise idée parce que l'État c'est nous tous, c'est le client. Lui aussi, il a des frais de pétrole, de ceci, de cela comme les autres. Donc c'est pas ça la solution. La solution c'est monsieur Total, vous avez gagné beaucoup d'argent. Beaucoup d'argent, plus d'argent que jamais. 19 milliards la dernière fois.

C'est le plus gros gavage de toute l'histoire du capitalisme depuis que notre pays connaît le capitalisme, c'est-à-dire 1832, la première organisation d'une société par action. Depuis 1832, jamais quelqu'un avait ramassé autant de pognons d'un coup. Et l'année d'avant, ils étaient pas pauvres, hein, 15 milliards et celle d'avant 13 milliards. Ça va, ça va. Il y a des réserves, hein. Et puis il paraît que vous êtes français. Si vous vous en rappelez pas assez vite, comptez sur le gouvernement insoumis pour vous le rappeler parce que vous l'êtes vous l'êtes Mais [applaudissements] pourquoi je dis ça ? Parce qu'il y a on a fouillé dans la loi, on a cherché partout.

Comment on pouvait dire à quelqu'un euh qui brigande son pays mais mon gars ou ma fille c'est pas possible, tu peux pas faire ça. Bon alors on peut créer une ambiance de travail qui font que les gens cèdent plus vite et viennent au compromis dont je parlais tout à l'heure. Mais donc c'est eux qui payent. Voilà. Point. On est dans une crise, tout le monde met à la main à la poche. Les pauvres gens tous les jours pour mettre de l'essence dans leur bagnole et ben vous aussi vous mettez la main à la poche et une partie de vos super profits et peut-être tout cette année pourquoi pas euh vont passer dans la poche des des braves gens. Mais écoutez, qu'est-ce que ça lui fait ?

Non mais là vous dites il exagère le vieux bon tout ça. Non, j'exagère pas, je dis des choses tranquillement. Quel problème ça ? Supposez qu'on leur prenne leurs 19 milliards. Vous croyez quoi ? Que vous allez retrouver Pouyané dans une tente là au bord de la rue ? Non. Il lui reste les 13 milliards de l'anné et d'avant et les 15 milliards de l'anné et d'avant et puis les 12 ou les 13 milliards qui prévoient pour l'un et d'après. Donc c'est clair, on dit la France est mise en péril, son peuple est mis en péril, tout le monde vient à la rescousse et vous les premiers parce que c'est vous qui avez le plus. Voilà, c'est aussi simple que ça et personne va mourir dans cette histoire.

Les seuls qui vont mourir, c'est ceux qui avaient déjà rien et qui vont à moins que rien qui vont mener cette vie de chien. Puisque évidemment la première conséquence, c'est l'augmentation de la paupérisation et l'évaluation de la popérisation de notre peuple qui passe par 56 items. On demande à des gens, je sais pas comment ils font pour supporter qu'on leur pose 56 questions. Et quand tu arrives dans un certain nombre de questions où non, j'ai pas pu, j'ai pas dû, je peux pas aller à la voilà. Bon, tu es pauvre, quick. On connaît le niveau de la pauvreté et je vous jure que quand on sait comment on l'évalue la pauvreté, on sait que le seuil minimum c'est une fortune pour certains.

C'est déjà une fortune. Voilà où on en est. Alors tout ça va arriver en même temps. Personne dans cette salle peut dire à combien sera le prix de l'essence si on ne bloque pas si on ne bloque pas les prix. Le gouvernement, sa dernière trouvaille c'est de bloquer les marges des distributeurs. N'importe quoi. Ça n'empêche pas l'augmentation des prix. Et de c'est pas eux qui font les marges, c'est 2 3 % c'est des trucs rien du tout. Donc on ne sait pas où on en sera. Mais ce que je viens de vous dire montre que tous les aspects des rapports de force sociaux, un salaire c'est un rapport de force aussi. l'inflation qui va s'installer dans le pays. Là, c'est le début, camarade.

Alors, le capitalisme a une capacité de comme on dit maintenant le grand mot, c'est résilience he il sait réagir, s'adapter et cetera. Mais quand il a pas de résistance en face de lui, s'adapte toujours de la même manière. Et ceux qui prennent ne s'autolimitent jamais. Rappelez-vous tous hein, surtout les plus jeunes, marquez-le chez vous dans un coin. La limite à l'exploitation, c'est la résistance à l'exploitation. Point final. Sinon, s'ils peuvent rien vous donner, ils donnent rien.

Et il y a même [applaudissements] il y a même des endroits où c'est vous qui payez pour pouvoir commencer à aller bosser parce qu'il faut avoir le papier, la formation de je sais pas quoi que ils ont dans tel ou tel endroit. Bon, donc tout ça c'est l'ambiance. Nous les Français. Nous devons arriver dans le maximum de ce qu'on peut être. Donc déjà oublier oublier tout ce qu'on a été, je veux dire une puissance coloniale. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que il est établi dorénavant que la langue française est la 4e langue parlée dans le monde et que telle qu'elle démographie du monde, c'est pas en vendé que ça va se passer.

J'en suis tout à fait désolé pour les Vandéens qui auraient aspiré à ce rôle, j'en suis certain. C'est en Afrique à la fin du siècle neuf locuteurs en français sur 10 seront des africains. Ce qui englobe toute la population francophone du continent africain, aussi bien le nord que le sud. Vous pouvez décider que ça vous intéresse pas et que ça vous concerne pas et qu'ils font bien ce qu'ils veulent. C'est-à-dire que la plus grande pente allante à l'anglais et bien tout le monde parlera anglais et vous en fichez de parler fran. Mais une langue nous le savons tous. Premièrement, c'est une fonction d'utilité.

Il y a des pays où le parler français sert de langue qui lit les personnes entre elles parce qu'elles ont elles ont de la chance encore leur langue initiale, régionale, très forte, très vivante et que c'est dans cette langue qu'on parle depuis son enfance et que on passe les premiers apprentissages de la vie. Si vous voulez demander la première chose qui arrive à un être humain, c'est les contines que lui chantent sa mère et c'est forcément une musique qui a son rythme et c'est forcément avec des paroles qui se rattachent à un vocabulaire. Le monde pour les êtres humains existe à travers les mots qui le désignent.

Et nous passons le plus clair de notre temps à parler de choses que nous ne voyons pas ou que nous n'avons jamais vu ou que nous verrons jamais mais qui sont intégré dans nos concepts, dans notre manière de penser. C'est une richesse extraordinaire que de parler français dans les conditions dans lesquelles nous sommes. Car ça signifie d'abord qu'on n'est pas obligé de parler dans la langue de nos maîtres nord-américains ou même, c'est pas le cas fort heureusement chinois.

Nous parlons notre propre langue et c'est pourquoi nous sommes si bienveillants contrairement à ce qui se dit sur nous sur les langues régional et qui n'a jamais été question pour nous d'en rayer aucune car la langue française telle qu'elle est continue à se créoliser avec les parlés qu'elle rencontre en cours de route là où ils existent encore. et l'occient le Provençal, le Breton ont été des langues bien plus présentes sur notre territoire que de l'été au moment où il a on a décidé que c'était le français la langue dominante, ça a été c'est une décision politique. Ça n'existait pas.

Ça n'a été fait que pour une seule et unique chose, c'est que quand il y avait des conflits sur les contrats, le roi voulait pas que ce soit en latin parce que en latin c'était l'écuré, les institutions qui décidaient. Tandis quand c'était en français, c'était lui. Donc il a vite choisi ce qu'il fallait faire. La la raison d'être de la langue française, c'est une décision politique. Qu'est-ce qui viennent me casser les pieds quand je leur dis que c'est une invention politique, que j'en suis très content, qu'elle évolue et que elle évolue par la créolisation. Voilà.

Bref, nous avons cette chance mais nous ne pouvons accéder à cette chance qu'à la condition de renoncer à tout esprit de domination, à tout esprit de donneur de leçon, à tout esprit de colonisation. La France ça l'objectif, la performance qu'elle doit viser, c'est la performance culturelle, c'est la performance scientifique, c'est la performance philosophique égalitaire. Voilà la performance. Et avec ça, on fait le tour du monde parce qu'on a en plus la langue pour ça. Je ne suis pas seulement en train de vous présenter des bons sentiments. Je suis en train de vous présenter comment on peut être à la fois tout ce qu'on aime bien être nous les Français.

C'est-à-dire qu'on aime bien se sentir important et qu'on nous le reproche pas. On a aussi une histoire qu'on a épousé. Il est peu probable que mes ancêtres y ait participé d'une quelconque manière, mais personne n'est plus robespiriste que moi et je m'identifie totalement même des fois à des monarques d'ancien régime. Alors, c'est vous dire à quel point bon mais français pas espagnol ni sicilien. Dites la Sicile ça marche en ce moment hein. Il paraît qu'il y en a deux en plus. C'était une base. Non va je commence pas avec ça par ça a mal ça l'a mal tourné. Comme disait un certain roi de France, ma langue m'aura coûté cher. Je veux pas ce soir. Pas ce soir.

Toute mon équipe dit "Ah mon dieu, qu'est-ce qu'il va dire ?" [grognement] Bon alors le système insoumis, c'est pas de faire des discours abstraits et après on rentre se coucher. On met en route des stratégies. Ça prend du temps. La première fois qu'on a commencé à s'intéresser à la francophonie, bon, on s'est dit ça c'est en caprice de Jean-Luc parce que c'est en l'étreux. Donc voilà et puis des camarades ont commencé à dire "Mais non mais arrêtez, c'est très important, il y a que vous qui vous en occupez." Et donc là l'étape ça a été un rapport, celui d'Aurélien Taché qui est député insoumis du Valdoise.

À partir de ce rapport, on a commencé à construire des relations avec des pays francophones. La catastrophe, c'est qu'à chaque fois qu'on créa un rapport et qu'on commençait à se sentir à l'aise, il y avait une catastrophe politique derrière. Bon, Burkina Faso, quick en coup d'état, Mali quick en coup d'état, Niger Quick en coup d'état. Après, on a rencontré d'autres difficultés avec les camarades sénégalais parce que on peut pas les accompagner dans euh le les lois. C'est c'est leur affaire, hein. Bon, mais on leur a dit, franchement, on leur a dit sur plat, on n'est pas d'accord avec ça, sur la répression euh de de l'homosexualité.

Bon donc si vous voulez, peu importe mais en tout cas ça veut dire que à chaque fois on est là on dit mais où on va aller ? Alors il y a il y a des pays proches sympa, mais c'est à vous que ça pose des problèmes. Et puis le peuple français étant ce qu'il faut et tant comme il est, il faut aller dans l'Afrique subsaéliennienne. Voilà là-bas au sud du Sahara. Le pays qui est disponible pour nous accueillir pour une manifestation dont vous allez voir quel est son sens, c'est le Bénin qui finit des élections avec un résultat que je me souhaite dans certains quartiers. J'y arrive. Bon mais enfin c'est pas nos affaires.

En tout cas, il y a des élections et on a prévu d'y aller parce que ça permettait de joindre deux choses. D'abord un colloque ILB sur la francophonie. C'est à ça que je vais m'arrêter. Le reste vous le verrez après. Ce colloque qui va nous permettre pour la première fois de faire ailleurs qu'en France la table ronde sur l'imaginaire culturel francophone avec des auteurs francophones africains. Ensuite, on va faire la francophonie scientifique parce que l'Afrique est une puissance émergente scientifique et ils vont le devenir de plus en plus. Il y a déjà une unité africaine de l'espace.

Elle est au pays qui s'est inscrit dans la francophonie et dont l'ancien président de l'ONU, secrétaire général Boutros Boutros Gali était devenu le président de la francophonie et au 9 mai, ils vont inaugurer l'université Sangor en Égypte. Car voyez-vous, partout, il y a des gens qui tiennent comme ça à bout de bras l'idée que ça vaut la peine d'avoir un espace culturel alternatif. à celui des grandes puissances. C'est ça qu'on veut bâtir. Mais la francophonie est dans une crise. Et devinez pourquoi ?

C'est parce que le brillant président jeune et moderne mozard de la finance qui galope au pied de la pyramide et bien ce petit génie après nous avoir fâché avec tout le monde a réussi aussi à fâcher tout le monde dans la francophonie. Et la dernière fois on a célébré l' dit de Viller Cotay. On s'en va là-bas à Villerre Cotay. On a retouffé tout ça tout pon tout neuf. Il fait un discours et qu'est-ce qu'il fait ? Il récite les arguments du Rwanda pour faire la leçon au à la RDC le Congo démocratique le camarade SK dit il a dit bah tu as qu'à parler tout seul au revoir.

Il est parti voilà et ils sont très fâchés [raclement de gorge] et je leur donne raison et puis trouver une idée aussi absurde que d'élire une anglophone à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie et une rwandaise par-dessus le marché dont le pays a rompu avec l'enseignement du français. C'est une trouvaille digne de Macron. Donc ils sont tous très fâchés et un certain nombre de pays d'Afrique veut promouvoir une candidature alternative. Nous on assume, on est l'autre voie de la France. On ça va faire notre sommet francophone, modeste mais ardent.

On va essayer d'y avoir la présence si elle est libre à ce moment-là de la présidente de la région la Réunion parce qu'elle a un programme francophone extrêmement fort Hugette Bello. Mais surtout nous avons une invitée de Marc qui est elle-même candidate au secrétariat général de la francophonie. Je voulais pas que vous découvriez tout ça, vous autres qui êtes là et ceux qui nous écoutent en ligne ou que vous n'en compreniez pas l'extraordinaire portée. Dans un colloque ILB qui se passe en Afrique, ces questions vont être traitées et nous aurons la présence d'une femme qui est candidate soutenue par son pays au secrétariat général de l'Organisation internationale de la francophonie.

Cette femme, c'est Juliana Lumumba qui est la fille de Patrice Lumumbumba. le leader assassiné au Congo. Je vous ai pris cet exemple pour vous amener non seulement à profiter de se dire waouh c'est les faits waouh waouh on le fait les autres le font pas ça les intéresse pas ils sont pas là la seule idée qu'ils ont c'est d'être non mélanchonniste antifi vaste programme je vais vous en dire un mot maintenant mais ce que je veux c'est qu'on comprenne bien comment on va faire campagne. La campagne, ça va pas être une suite de combine de bon coup de ruse pour obliger machin à venir dans la primaire qui sera secondaire par rapport à la terre. Sans oublier le voisin, le cousin et cetera.

C'est une campagne d'éducation populaire de masse. Nous faisons partie des vainqueurs possibles. Si nous gagnons, nous devons pouvoir nous appuyer sur une quantité de françaises et de Français qui ont compris ce qui va se faire, qui comprennent pourquoi on fait tel effort, pourquoi on se tourne de tel côté, pourquoi on fait ceci, pourquoi on fait cela. Et tout ça, on est en train de le préparer. Ce que je viens de vous raconter sur la francophonie qui est le dernier domaine où vous auriez cru qu'on nous serait capable de monter un événement international. Nous sommes en train d'y parvenir.

Je sais que toutes sortes de barbouses et de bureaucrates vont essayer de faire en sorte que ça n'ait pas lieu. Et bien nous verrons bien. En tout cas, la bataille est entreprise et toute la campagne, ça doit être ça. Sans cesse donner à voir qu'il est possible d'être autre chose que les traînes patin d'un président qui ne sait même plus lui-même où il va et qui ne sait pas pourquoi il est encore là, vu que plus personne ne veut de lui et que ce qu'il fait, c'est que des bêtises. Il faut que le peuple français retrouve une forme de confiance en lui-même. Et c'est pourquoi il fallait commencer parler de la Nouvelle-France qui est un de ces chiffrons rouges que j'adore agiter sous leur nez.

Ils ont tous sauté dedans direct sans se rendre compte du niveau de leurs bêtises. Des mères noirs, c'est pas la première fois qu'il y en a un dans le pays. Et si les socialistes avaient voulu se donner le mal de regarder autour d'eux, ils auraient par exemple vu madame Hélène Geoffrois qui est la présidente qui était la mère de vous envin avant que ce soit un insoumis qui le devienne. Donc c'est pas le sujet.

1:03:43
Non speech

[applaudissements]

1:03:43
Jean-Luc Mélenchon

Le sujet c'est pourquoi ça les a mis dans un état pareil. Comme dit un commentateur dans le concept de Nouvelle-France et pas le thème Nouvelle-France, il est banal. Bien sûr que la France est nouvelle. De quand va-t-on faire démarrer ? Ah bah personne me demande quand est-ce que je fais démarrer la nouveauté ? Et ben, du cycle politique dans lequel on est qu'on veut interrompre. C'est celui de la Constitution 1958 qui en rompant avec la 4e République et sa constitution rompait avec le monde qui y correspondait et c'était donné des outils pour rendre possible cette rupture. Bah nous nous voulons rompre avec le monde dans lequel nous sommes.

C'est la raison pour laquelle nous appelons à une 6e République. Résultat, quelle est l'année de référence ? [applaudissements] 1958. Alors combien il en reste qui sont de 58 et d'avant ? pas même 10 % de la population. Donc on peut dire qu'à partir de 90 % de Français qui n'y étaient pas au début sont nouveaux et que le pays lui-même est nouveau. Pourquoi ? Parce que c'est tout une génération tous les 25 ans et que bien sûr tous les 25 ans, le pays change pas. Mais 2 x 25 = 50 et ainsi de suite. Et le pays est complètement différent de ce qu'il a été à l'intérieur de cette période qui va jusqu'à 1958.

Et l'exemple qu'on prend, on a dit une fois maintenant chaque français a au moins à un un français sur tr à un ancêtre étranger. De montant, c'était 1/10. Ils ont sauté dedans. Leur obsession racialiste fait qu'ils n'ont entendu que ça avec la perversité que j'admire en eux qui a été de dire "Ah ben vous voyez Mélenchon, il veut regrouper les gens d'après leur race et leur religion et leur couleur de peau tandis que nous nous sommes universalistes." Ça fait plaisir à voir comme vous êtes universalistes dès qu'on vous présente une personne aussi étrange que monsieur Bali Bagailloko. Vous sautez au plafond, vous poussez des cris, vous hurlez. Vous nous accusez de tout.

Marianne, le Figaro, tous il y en a pas un qui est pas tombé dans le piège. Mais nous, c'est pas de ça dont on va parler. On va parler de la Nouvelle-Fance bien sûr. Les femmes leurs droits. Les jeunes, la situation laquelle on amis, les objectifs de la Nouvelle-Fance. Voilà de quoi on va parler. Enfin, on vous a bien eu mais comme vous êtes pas malin, ça va durer encore un moment. Et puis je mets toujours mes révélations à peu près au milieu du truc hein pour que ils ont pas la patience d'entendre jusqu'au bout dire il parle il parle. Voilà. Bon on verra à la fin le contrer-rendu. Benah il y en a pas ça tombe bien. Donc maintenant me voilà à venir sur cette élection présidentielle.

Nous entrons dans cette phase on va y entrer là dans les jours qui viennent. Le camarade la l'assemblée représentative a eu lieu, elle s'est bien passé comme d'habitude et Manu Bpart sur la base du mandat qui va être validé par vos votes en ligne a commencé déjà la consultation pour voir parce qu'on a décidé qu'on faisait comme ça. C'est-à-dire qu'un nom va être proposé par le coordinateur qui dont c'est le boulot d'aller faire le tour. car au moins vous, au moins vous comprenez qu'il y a rien d'automatique là-dedans et que notamment moi, je n'ai jamais eu la vocation d'être candidat à vie. D'accord ? C'est pas je ne et je l'ai toujours dit, je souhaite être remplacé.

Sauf qu'on est dans un combat avec des conditions d'un combat et on doit analyser les composantes de ce qui nous est favorable et de ce qui nous est défavorable de faire la balance et de voir comment on peut agir. C'est ça qu'on est en train de faire en ce moment. Et donc on a décidé queon commencerait le processus. S'il est mis en panne, ben il sera mis en panne en proposant un nom. et que ce nom étant proposé, la coordination dira al c'est le coordinateur qui va le faire ce qu'elle en pense.

Et de là on passera ensuite jusqu'au moment où quelqu'un finira par dire non ou pas si personne ne dit non à tous ceux qui d'une certaine façon vont pouvoir opiner pour nous les élus à cette à cette étape de notre histoire. Je vous dis pas que dans 10 ans, vous aurez la même décision à prendre, mais à cette étape, nous ne laisserons pas croire une seconde qu'on fait une élection présidentielle en disant qui c'est qui veut être candidat ? Non, on n'y croit pas. On fait pas confiance au champignons. Nous ne croyons que à ce qui s'est élevé, éduqué dans la lutte, à ceux qui s'est formé à diriger, parce que c'est pas rien de diriger. Qui est capable d'y vouer sa vie ? Voilà quoi nous croyons.

Et nous croyons que nous avons un avantage sur tous les autres, c'est que nous on a une équipe et de gens qui s'entendent bien, qui se bouffe pas la rate. Alors ouais, des fois il y a de l'émulation. Bah c'est normal, c'est humain, c'est bien. Ce dont on ne veut pas, c'est de la dispute ou de l'ambition justifiée par soi-même comme on en voit dans des tas d'endroits. Nous sommes obligés, mes camarades, à plus de discipline que les autres. Pourquoi ? Parce que les autres sont des bons arients et que la seule chose qu'ils auront à montrer au peuple français, c'est des disputes entre eux qui fait que pas une personne normale n'a envie de leur confier les clés du pays.

Parce que la dernière fois qu'on l'a fait, en plus il était jeune et beau, tout allait bien, qu'on a donné les clés du pays à un type qui passait par là, ça a donné le résultat qu'on a sous les yeux, c'est-à-dire un pays qui est détruit dans beaucoup de ces œuvres vives. D'accord ? Ne croyez pas que les Français sont passés à côté de cette expérience. Et ceux qui croient qu'il suffira à monsieur Bardella d'aller dans les trois Siciles pour que ça règle son problème et que ça le rende plus intéressant, je méprène sur le peuple français. Je méprenne sur qui est le peuple français. La longue histoire qui vit dans chaque tête.

Moi, je n'y crois pas et je pense que c'est bidon cette construction, ce tableau qu'on nous montre. Je pense que ce qui va payer, ce qui va l'emporter cette fois-ci comme dans toutes les circonstances importantes de l'existence, l'opiniatâtreté, la discipline, le travail et surtout par-dessus tout croire à l'intelligence du peuple, savoir que c'est là-dessus qu'on mise. Bien sûr qu'il y a des ballots, bien sûr qu'il y en a qu'une tête tellement épaisse que tu te demandes comment on fait pour rentrer une idée là-dedans. Mais tous finissent à un moment donné par se poser la question de leur propre existence.

Or, tout ce que je vous ai raconté avant, ça vous décrit une situation où les gens n'ont pas le choix. Il faut qu'ils trouvent une solution. Ils ne peuvent pas vivre avec le SMIC qu'il touchent aujourd'hui en payant de l'essence à 2 € le litre. Ils ne peuvent pas ils ne peuvent pas rester en masse au chômage et la moitié d'entre eux sans aucune allocation de chômage. Ils ne peuvent pas continuer à manger tout en sachant que la nourriture préfabriquée est nuisible à leur santé longtemps et ils ne veulent pas faire ça à leur gosse. Par conséquent, ils sentent qu'il faut qu'on bouge.

ne bougera pas en faisant les talages de division entre des personnes dont on ne sait pas pourquoi elles se disputent. Si quelqu'un est capable de me dire pourquoi Valute avec Fort Fort se dispute avec Luxman et ben je le remercierai. Je n'en sais rien. On ne comprend pas ce qu'ils disent. On ne sait pas ce qu'ils veulent. Je prends ces trois-là parce que ils se sentent une vocation naturelle euh à tout diriger parce que ça leur revient de droit hein. Ils ont fait les grandes écoles tout ça c'est pas pour rien. Tandis que nous bah bon je sais pas pas c'est pas aussi brillant quoi. Voilà mais c'est ça qu'ils se disent. C'est comme ça qu'ils pensent.

Pour eux la valeur des êtres humains c'est ça. Mais les gens qui les regardent ils le voi aussi. Je dis ces gens-là s'occupent pas de nous. Ils s'en foutent. Bref, nous ne pouvons hélas que subir. Ne vous réjouissez pas un seul instant de l'État dans lequel ils sont parce qu'ils créent un problème. Ils démoralisent des gens de gauche. Ils augmentent la surface de crédibilité de ceux qui sont en face et qui leur dit tout ça c'est des histoires du passé. Viendez avec moi à ma bande. Vos gosses vont rêver d'être milliardaires. Et pour vous aussi si vous bossez un peu, surtout le 1er mai et la nuit sans heur supplémentaire.

Bon, vous connaissez la musique, je la caricature pour faire plus bref, mais on sait bien que c'est ça qui est en jeu et que si la prochaine élection n'inverse pas le cours des événements, il n'y a pas de limite à ce qu'il compte reprendre. Vous savez que depuis que monsieur le maire de du Havre, Édouard Philippe a été réélu, alors vous vous êtes aperçu que la nuit même des gens dans la rue passaient en disant dou you youou bravo doudou bravo. Qu'est-ce qu'on est content par milliers par million et le gars en une nuit il a gagné 10 points dans les sondages. Voilà et c'est ce roman qu'on veut vous faire avaler. Donc vous avez compris le montage.

Il fabrique le RN et les filles bordel mélangons et avec ça au secours n'importe qui. Y compris un type qui viendrait en leur disant "La retraite c'est à 67 ans parce que je vous rappelle que c'est sa position. Moi ils vont me casser les pieds pendant des jours comme à tous les insoumis à dire comment vous financez la retraite à 60 ans ? Qui va aller lui dire ? Vous, comment vous supportez de travailler jusqu'à 67 ans ? Est-ce que vous envoyez votre père, votre mère, votre grand-père travailler jusqu'à 67 ans ? On leur demandera pas. C'est raisonnable économiquement, on dira le président du Médef. Voilà ce qu'ils vont dire. Le reste, ils s'en foutent.

Je vous l'ai dit au début et vous étiez d'accord. Donc, vous voyez qu'à la fin de ce discours, on est encore bien d'accord sur ce qu'on risque et sur ce qu'on a devant nous. Par conséquent, notre présidentiel aura lieu dans un contexte de crise morale, économique, géopolitique et culturelle.

Notre présidentiel aura lieu dans un fouilli inextricable au milieu de cette crise et nous devons y être un facteur d'ordre, c'est-à-dire qui ouvre une perspective qui n'est pas seulement nous ne voulons plus de ceci ou cela, mais qui donne des objectifs au pays qui lui permettent d'avoir pour idéal la performance scientifique, la performance culturelle, la performance humaine parce que ce sont des objectifs qui non seulement nous distinguerront de tous les autres mais qui vont nous donner une écoute si nous faisons la preuve qu'on peut en France faire gagner cette idée-là de la société.

Alors, nous aurons fait l'essentiel de la révolution culturelle par laquelle doit nécessairement passer cette révolution des immers, des habitudes de la vie et de ses routines. Quand je dis il faut sortir de la civilisation du pétrole, je dis je dis je ne suis pas tout seul, vous dites comme moi et nous sommes des millions. Mais pour sortir de la civilisation, du pétrole, il faut sortir de tout ce qui va avec, non seulement des objets, des routines, des manières de penser l'espace, les manières de penser le temps. Car l'automobile, c'est ce qui permet de régler le problème de l'espace, mais aussi du temps qu'on consacre à se déplacer et cetera et cetera. Vous savez toutes ces choses.

Une révolution culturelle qui est dans l'obligation de s'en prendre aux fondamentaux de l'organisation de la société. Et c'est là où nous en sommes. On aurait préféré qu'il y ait pas une crise climatique pareille. On aurait préféré que ça soit pas un bazar géopolitique pareil et que si on dirige le pays, on arrive dans un moment plus confortable avec un joli taux de croissance où on peut partager sans trop griffer ce à qui on prend qu'on a connu dans d'autres périodes parce que c'est bien. Mais regardez que nous avons au moins une preuve de la valeur de ce que nous faisons. Ben c'est précisément ce qui se passe en Espagne.

Le bol qu'il a eu Sanchez c'est qu'il a lu une année où il a pu faire voter en budget. Après ça a été terminé, ils en ont plus voté pendant 3 ans. Donc ça fait 3 ans que c'est le même budget mais c'est un budget de début donc c'est un budget redistributif. Résultat il y a un taux de croissance en Espagne. Je suis pas en train de faire l'apologie de la croissance mais je vous parle du sort des gens là dans le moment où on est. 3,8 c'est du jamais vu dans aucun pays d'Europe depuis au moins 20 ans.

Et c'est dû à une politique qui a redistribué, qui a trouvé le moyen d'augmenter de 30 % le salaire minimum qui a trouvé le moyen de gagner d'un seul coup 500 cont 500000 contributeurs supplémentaires aux impôts. Mais les gens qui n'avaient pas de papier mais qui travaillaient et qui doren avant ont des papiers travaillent et donc payent des impôts des impôts d'état. Voilà pourquoi je pense que nous avons la capacité de démarrer une politique qui rencontre la possibilité de vivre mieux et de cela seulement les gens nous seront reconnaissants.

Mais vous verrez dans la campagne que il s'agit d'entraîner le plus possible et puis de dire autant de fois qu'on le peut la vérité sur des sujets où les marottes racistes ont fait un dégât considérable. Ça ne nous plaît pas mais le peuple français a été atteint dans sa profondeur. Beaucoup de compatriotes musulmans sont blessés par ce qu'on leur a fait subir et de se sentir matin, midi et soir toujours suspect. Et je cite les musulmans pour faire enrager quelques-uns de ceux qui m'écoutent, mais je pourrais donner d'autres critères de cette nature.

Et combien de gens qui ne sont ni ceci ni cela ou en tout cas c'est pas comme ça que je veux les interpeller à ce moment sont pauvres et ressentent que la pauvreté est une sorte de puit dont on ne ressort pas parce qu'il y a rien de prévu pour ressortir. Il y a pas un endroit où on se dit "Je vais trouver une main secourable, je vais trouver un mot d'amitié, je vais trouver quelque chose qui va me remettre dans ma dignité d'être humain." Et puis tous sont qui de ce fait sont devenus tellement perdus qu'ils savent plus du tout où ils en sont, ni même qu'est-ce qu' peuvent être pour les autres. C'est comme ça la France aujourd'hui et ça ça déchire de l'intérieur.

Pour qu'un pays tourne, il faut que les gens ai le goût de vivre, de faire des trucs barrants, sympa, de pas aller au boulot, la boule au ventre, de pas aller en se traînant parce que rien que pour y aller, tu as déjà perdu une partie de ce que tu as gagné dans la journée et cetera et cetera. Ce que nous faisons, c'est pas juste de la politique économiquement viable. Notre objectif, il est humain et il est à travers l'exemple de ce que nous pouvons donner nous les Français, ayant réorganiser aussi un espace culturel et intellectuel dans lesquels par notre langue et les mise en partage avec ceux qui la parlent.

J'ai bien dit les mises en partage et sur une base d'égalité, nous parlons au monde et figurez-vous que dans le monde tout le monde n'est pas Heureusement c'est fini au garde à vous devant les néolibéraux. C'est dans tous les pays du monde qu'on s'interroge. Attendez-vous, mes amis, mes camarades, à ce que ça soit pas simple l'année qui vient. En ce moment, nous rencontrons, c'est la vie qui veut ça, pas mal d'ambassadeurs et en particulier de toutes sortes de pays africain. J'aime mieux vous dire que tout le monde aujourd'hui se pose des questions parce que l'augmentation du prix des carburants dans la plupart des pays crée des situations extrêmement difficiles à gérer.

Tous les pays n'ont pas eux-mêmes accès à cette ressource par eux-mêmes, le pétrole, le gaz et les voies de communication qui permettent de qui permettrai de faire passer des approvisionnements n'existe pas encore parce que pendant des années, on a tourné le dos à ces voix.

Je vous dis ça parce que faudra que vous fassiez à l'idée qu'on convainque les Français que c'est pas possible de continuer à faire quoi que ce soit sur ce continent si on ramène pas les Russes dans la communauté européenne parce qu'ils sont européens et que ça n'a pas de sens de dire que tout ce qu'ils ont de réserve, de moyens, d'intelligence, de savoir, tout ça se déverse de l'autre côté et rien de notre côté alors que nous sommes parents et liés.

Rappelez-vous que la guerre d'Ukraine est bien sûr la responsabilité exclusive des Russes qui sont entrés ont envahi l'Ukraine, mais que cette invasion a des racines plus profondes, plus en arrière dans le temps et que nous devons avoir tout ça à l'esprit quand nous réfléchissons sur ce que nous voulons faire. Nous sommes en danger quand des dirigeants abandonnent au chefs d'état-major des armées d'appeler à la mobilisation de la jeunesse du pays. Nous sommes mis en danger si c'est un militaire en France qui dit que son principal problème c'est l'affrontement militaire avec les Russes. Parce que nous ne voulons pas d'affrontement militaire avec les Russes.

Nous voulons le contraire, c'est-à-dire qu'on en finisse avec cette guerre et qu'ils reviennent. Et quand ils reviendront, c'est un autre monde que nous pouvons construire. Avant de venir ici, je discutais avec les camarades qui m'ont parlé de cet immec dont je vous ai parlé il y a un instant. Vous savez le machin là faire passer par l'Inde, le machin, le truc, la flotte et puis on sera ce que je vous ai raconté au début. Et je la copine m'envoie la carte parce que moi j'ai dit je sais j'aimerais savoir où on en est des routes de la soie. Ils sont tous contre. On va savoir pourquoi d'abord mais bon puisquil sont contre joueurs rouss et qu'est-ce qu'on découvre ?

Une voix de chemin de fer qui part du fond de la Chine et qui finit au sud de l'Espagne. J'écris sur le truc, c'est un projet. Réponse non, elle existe ou Ah ben voilà qui Ah non mais moi faut pas me le dire deux foisin. S'il y a une voie de chemin de fer qui permet d'amener par le chemin de fer entrer des matières et en faire sortir sans prendre un seul bateau et tout gérer par des accords avec 5 si gouvernements en cours de route et pas par une bande de Zazou qui vous bloque tous les golfs hein. Mais je prends mais tout de suite. Donc alors on va chez les Chinois et on leur dit "Écoutez, nous c'est pas d'aujourd'hui pour nous il y a qu'une seule Chine.

Et puis pendant qu'on y est, on n'est pas venu, on n'est pas venu que pour vous dire ça. On a deux trois autres choses à voir avec vous. Et en particulier, il y a une voie de chemin de fer qui traverse notre pays et qui arrive de chez vous, traverse tout le continent. Vous voyez le le continent eurasiatique parce que c'est comme ça que ça s'appelle en réalité. Ça part de là-bas au fond et tou ça fait tout le tour comme ça jusqu'à l'Espagne hein et toc nous blacolet à l'Afrique. Et nous avons donc les moyens de transport. Il y a c'est vital c'est fondamental ça fait 13000 km de long cette affaire- làà je prends cet exemple. Il y a 1000 choses à dire hein.

Je ne prétends pas réduire une politique de d'échanges commerciaux à une voie de chemin de fer. Je veux vous dire que ce monde est possible. le monde dont on parle, où on n'est pas en guerre avec les Russes, où on peut s'entendre avec les Chinois, où on peut discuter de progrès technique et que on peut par exemple décider qu'on pas dans la station internationale spatiale des Américains parce que les chiottes sont bouchées et que on préfère aller avec les Chinois parce qu'ils y vont tous les 6 mois et qu'ils en reviennent eux d'un seul coup et pas au bout de 9 mois. Je vous le présente d'une manière volontairement provocante pour vous dire oubliez d'être européocentré, occidentalement bâti.

Le monde est grand, vaste, l'essentiel de l'humanité est ailleurs. Les plus grands progrès techniques, intellectuels, scientifiques sont en train de se faire ailleurs et il y a aucune raison d'avoir peur. Sinon pour protéger les intérêts mesquins et misérables de petites poignées entourées de pleutre qu'un rien effray que la moindre différence et farouche, je les ai connu quand j'étais au village. Heureusement, j'y suis pas resté longtemps, seulement 2 ans. Alors, on disait "Mais pour aller jusque là-bas, on pourrait peut-être quand même couper le bouquet de ron qui bouche le chemin." Ah ben non, on a toujours fait comme ça. Impossible de les faire changer d'avis. Tu veux passer ?

Passe dans les rosses. Et ben là, c'est pareil. Il faut penser autrement le monde. Les Chinois sont pas des ennemis. Ah, ils sont chinois. Mais vous, vous êtes français. Alors bon, donc c'est pas une raison. Ce qui nous importe, c'est tout ce qu'on pourrait échanger. Moi, je les regarde faire, il me fascine. Alors, les autres avec Artémis sont partis, ils ont fait le tour, ils reviennent. Tu parles d'un exploit. On faisait la même chose en calculant à la main. Ça s'appelait Apollo. Non mais il y en a ici qui ont connu ça, non ? Et la dernière fois, c'était tellement nul, ils avaient scratché leur truc, ils sont revenus dans une cabine téléphonique.

La navette qu'il y avait entre le le truc qui tournait et celui calé. Tu rigoles toi ? Ils étaient quatre dedans. Tu t'imagines quatre comme ça pendant 600000 km. [rires] C'est admirable. C'est un exploit. Enfin bon. Alors là bon, ils sont cinq et je sais plus ce qui était bouché en partant et qui n'allait pas. Moi, j'ai jamais entendre. Alors, peut-être que les Chinois disent pas alors ils doivent bien aussi avoir des trucs qui ratent quand même, mais ils nous font peur à force s'il ratent rien. Et puis combien de choses ? Je cause avec un chinois de haute volet et je lui dis, je comprends pas pourquoi vous faites des robots humanoïdes. Vous pouvez faire des robots robots.

Le robot qui nettoie, le robot qui visse, le robot qui qui peint, des robots quoi. Alors il me dit "Oui, bien sûr, on peut le faire. D'ailleurs, on le fait." Bon, d'accord. Euh mais me dit-il et j'ai trouvé ça extraordinaire, il dit "Monsieur Mélenchon, nous on part de l'idée que le progrès s'inscrit dans le monde et le monde il est organisé pour les êtres humains. Donc c'est la taille des êtres humains, les gestes des êtres humains et voilà pourquoi on fait des robots humanoïdes. Alors vous avez peut-être vu le robot humanoïde. Nous pour l'instant on sait pas le faire. Mais on a des perspectives pour faire de très très grandes choses.

Et dès qu'on les fera, la première chose à faire, c'est de partager. C'est-à-dire de faire en sorte que d'autres puissent accéder au mêmes standards de santé, d'éducation, de connaissances techniques. Et vous verrez qu'à leur tour, ils se mettront à inventer à partir de ça et que si on fait comme on l'a déjà dit dans le programme une université de l'espace, on sait faire nous les Français tout, absolument tout d'un bout à l'autre. Du numérique, on sait faire tout. Du quantique, aujourd'hui vous mettez quantique derrière n'importe quoi. Ça donc on dit ou là là, c'est sérieux. J'ai dit bon d'accord.

Vous regardez un peu les dans les les réels qui passent là, le nombre de fois où il vous avez un type qui dit des trucs invraisemblables et alors il met les mots quantiques au milieu. C'est au moment où vous dites il est en train de se de ma gueule. ce qu'il raconte, ça a pas de sens, ça marche. Bon voilà, moi ce que je voudrais qu'on fasse, c'est une campagne évidemment on va la faire hein d'éducation populaire mais si possible pas comme des hallucinés mais une campagne sans bois, on a confiance dans ce pays, on sait qu'on va sortir de ça, on sait qu'on va passer à autre chose. On a déjà tout vécu dans ce pays dans le passé. Heureusement, j'y étais pas.

Mais bon, les rois fous, c'est pas la première fois que ça nous arrive. Charles était fou allié. Euh bon, il il pensait lui-même qu'il était pas le roi. Alors c'est dire, hein. Euh non, on a déjà tout vécu. Euh un roi musulman ah non protestant. Euh il est euh non mais bon à l'époque c'était à peu près autant hein. Ça a choqué autant. D'ailleurs, ils l'ont assassiné comme ça le problème a été réglé. Mais c'est pour dire notre pays peut tout il sa il sait tout faire. il est il est plastique, il est habité par quelque chose de plus grand que lui qui est quelque chose qu'il dépasse qui fait qu'on n'est pas toujours digne de lui. C'est la grande idée révolutionnaire.

C'est au point qu'en réfléchissant pour les mots d'ordre parce ça a commencé à vous commencer d'ailleurs, on a parmi vous, c'est des rapides hein, il voit les périodes arrivées, arrivent des slogans, des mots d'ordre et tout. On s'est dit on va peut-être trouver une devise ou un slogan pour parler de notre pays et qu'est-ce qu'on veut y faire ? Parce que ça va encore être un concours de de mots creux. Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Un programme commun. Oui. Entifi ça les dispense de réfléchir et c'est à celui qui va agiter le panneau le plus fort. Alors là, il y a Retaillot, il bondit, il saute, il m'insulte, il me bon, ça l'occupe.

Alors il y a lui, l'autre il dit "Ah non, c'est moi qui suis le plus antifi." Bref, vous les connaissez ceux-là. Et puis il y a la gauche ou supposé avec des gens qui commencent à dire là attends ça va s'arrêter quand cette histoire parce que c'est un danger pour tout le monde. Si vous passez votre temps à creuser un fossé entre LFI et les autres OK on prendra des coups mais les autres aussi parce que allez mobiliser des LFI au deuxème tour pour voter pour vous si vous les avez insulté non stop pendant 3 ans. Vous les prenez pour qui ? Moi j'y peux rien et je vais vous dire, [applaudissements] je m'en réjouis pas. Je m'en réjouis pas parce que ça fait des dégâts cette histoire là.

Déjà qu'à droite quand il s'agit de voter contre le RN, il faut aller les chercher avec un palant. Mais enfin, ils l'ont encore fait la dernière fois. Bon et alors maintenant les vela antimélanchonniste. Our je vais moi-même régler le problème comme d'habitude. J'ai réglé beaucoup de problèmes à gauche. Non mélanchonniste. Ça tombe bien, je ne suis pas mélanchonniste. Par conséquent, je pense que je suis l'homme qui dispose de l'argument le plus puissant pour mettre fin au mélanchonnisme, c'est que Mélenchon ne soit plus réputé mélanchonniste. Et donc, d'une manière ou d'une autre, que voulez-vous ?

Je me dis que je suis le candidat le mieux placé des non mélanchonnistes puisque je ne suis pas mélanchonniste. Et voilà comment je règle. et Gluxman qui a ramassé des sous et Hollande qui dit qu'il se prépare cette mauvais augure avec une bande de joyauderie qu'on a plaisir à voir revenir et et Olivier ça je vous règle votre problème le non mélanchonnisme c'est moi et ça porte un nom c'est l'insoumission Voilà. Bon, alors je pense que mes collaborateurs sont bien contents d'avoir un bon petit sketch pour la fin et le diffuser sur les réseaux. J'attends de voir ce qu'ils vont me répondre et pourquoi il m'élimine aussi du non mélanchonnisme dont je fais intimement partie. Voilà.