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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 31 août 2026 98 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéTravail & emploiBudget & impôts

L'intégrale d'Apolline Matin du lundi 31 août 2026 - 7h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 42 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:40OuverteÉludée

    Proposition politique de droite sur les arrêts maladie

  • 1:24OuverteRéponse partielle

    Prolongation des aides aux gros rouleurs

  • 1:42OuverteRéponse partielle

    Prolongation des aides carburant

  • 2:02OuverteRéponse partielle

    Finances publiques et déficit

  • 2:56OuverteRéponse partielle

    Début du service national volontaire

  • 5:07OuverteRéponse partielle

    Rentrée scolaire et postes vacants

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:56PrésentateurFait
    « Il voudrait carrément arrêter d'indemniser les salariés pour les petits congés. »
  • 1:02PrésentateurFait
    « Très de droite, c'est-à-dire que ce n'est pas une proposition qui met semblant d'être de droite. »
  • 2:15PrésentateurFait
    « Les finances publiques de la France sont hors de contrôle, au moins jusqu'au collectif budgétaire qui suivra la prochaine élection présidentielle. »
  • 2:20PrésentateurFait
    « On ne tiendra donc pas notre objectif de déficit public pour 2026. »
  • 2:34PrésentateurFait
    « Il n'y aura pas de hausse d'impôts. »
  • 2:56PrésentateurFait
    « Ce n'est plus le SNU, c'est un service militaire volontaire. »
  • 3:00PrésentateurFait
    « Ça commence ce matin 10 mois pour des jeunes entre 18 et 25 ans. »
  • 5:11PrésentateurFait
    « Ils sont 850 000 à faire leur rentrée ce matin, des enseignants en nombre suffisant. »
  • 5:44InvitéFait
    « Les dernières indications montrent qu'on est vraiment tout près de l'objectif. »
  • 6:00InvitéFait
    « Malgré le mieux des concours de recrutement, nous savons très bien que nous aurons des endroits où il manquera encore des enseignants, malheureusement. »
  • 7:12PrésentateurFait
    « Il ne dit par exemple pas non à un accord avec Jean-Luc Mélenchon, pas pour la présidentielle, mais pour les législatives. »
  • 7:28PrésentateurFait
    « Je me bats contre la droite et contre l'extrême droite. »
  • 12:53InvitéFait
    « C'est plus qu'indispensable. »
  • 13:42PrésentateurFait
    « Ce nouveau service national qui va remplacer le SNU, le service national universel. »
  • 14:23PrésentateurChiffre
    « Ils seront 3 000 cette année, 10 000 d'ici 2030. »
  • 15:10PrésentateurChiffre
    « Le chiffre évoqué par Emmanuel Macron, c'est 50 000 par an d'ici 2035. »
  • 22:25PrésentateurFait
    « Notre pouvoir d'achat en 30 ans, il s'est considérablement dégradé. »
  • 23:27PrésentateurChiffre
    « En 1980, un prof de collège débutait à 2,2 fois le SMIC. Aujourd'hui, c'est 1,1 fois. »
  • 23:52PrésentateurFait
    « Le simple double. »
  • 31:22PrésentateurFait
    « Si Marine Le Pen est élue, elle prévoit de sanctionner le port du voile sous la forme d'une amende. »
  • 36:51PrésentateurFait
    « Les aides gros rouleurs, officiellement, c'est terminé ce soir. »
  • 38:39PrésentateurFait
    « Ces aides aussi, vraiment, ils vont être lâchés. »
  • 39:07InvitéChiffre
    « On baisse à peu près entre 3 et moins 5% chaque mois depuis la crise. »
  • 40:44InvitéChiffre
    « Historiquement, on est plutôt à une différence en faveur du gasoil de moins 7 à moins 8 centimes. Aujourd'hui, c'est plutôt plus 15, voire plus 20 de temps en temps. »
  • 40:44PrésentateurFait
    « Et ce gasoil a considérablement augmenté. »
  • 40:49PrésentateurChiffre
    « Rappelez-vous, historiquement, on est plutôt à une différence en faveur du gasoil de moins 7 à moins 8 centimes. Aujourd'hui, c'est plutôt plus 15, voire plus 20 de temps en temps. »
  • 40:53PrésentateurFait
    « Et ça, c'est dû à la raréfaction du diesel sur le marché international. »
  • 41:03InvitéFait
    « lorsque les Russes ont décidé d'arrêter d'exporter leur gasoil à destination d'autres pays que ceux de l'Europe »
  • 41:15InvitéFait
    « Et c'est toujours pareil. C'est la loi de l'offre et la demande. »
  • 47:06InvitéChiffre
    « Non, mais les arrêts maladie, ça coûte 18 milliards d'euros par an à nos caisses publiques et à la Sécurité sociale en particulier. »
  • 47:18InvitéFait
    « On en connaît tous, on en a, je pense, tous été témoins. Quelqu'un qui est en conflit avec son employeur, il se met en arrêt maladie. »
  • 47:42InvitéFait
    « Et dans les pays qui marchent bien, il y a un principe simple, c'est qu'on travaille. »
  • 47:48InvitéFait
    « Les indépendants n'ont pas d'arrêt maladie, pas plus qu'ils n'ont d'ailleurs de congés payés. »
  • 48:17InvitéPromesse
    « Évidemment, si ça ne tenait qu'à moi, si j'avais les pleins pouvoirs en vertu de l'article 16, je crois, de la Constitution, ou 11, je ne sais plus, j'interdirais les arrêts maladies. »
  • 48:29InvitéPromesse
    « En tout cas, je ne les dédommagerais pas. »
  • 1:00:30InvitéFait
    « Maîtriser la langue française, c'est la clé. »
  • 1:02:13InvitéFait
    « si vous ne maîtrisez pas plus de 500 mots à la maternelle, on est sûr que vous serez en échec scolaire. »
  • 1:05:25InvitéFait
    « si mes souvenirs sont bons, les polycopiés, en réalité, nuisent à l'attention et qu'en fait, ne pas prendre de notes pendant que le prof parle, ça nuit notre capacité à apprendre et à retenir ce qu'on lit. »
  • 1:15:52InvitéFait
    « On appelle évidemment au calme, on appelle à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz et c'est ce à quoi travaille le président de la République avec notamment nos alliés européens. »
  • 1:16:37InvitéPromesse
    « Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles notamment pour les entreprises les plus en difficulté. »
  • 1:17:17InvitéPromesse
    « Nous avons pris un engagement dès mars dernier pour ne pas lâcher les entreprises, encore une fois, les plus en difficulté, les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le secteur du bâtiment. »
  • 1:21:27PrésentateurFait
    « Nous ne touchons pas à ce chèque énergie qui sera reconduit. »
  • 1:21:50PrésentateurChiffre
    « 1,4 million. Donc, c'est beaucoup moins que ceux qui pourraient y prétendre. »
  • 1:21:53PrésentateurChiffre
    « 1,6 million de Français ont aujourd'hui fait cette demande. »
  • 1:26:31InvitéFait
    « Il y a la question du déficit, qui est un déficit encore bien trop élevé. »
  • 1:27:20PrésentateurChiffre
    « L'objectif, c'était 1% de croissance et un déficit de 4,7% du PIB. »
  • 1:27:26PrésentateurChiffre
    « La croissance, le gouvernement lui-même l'a revu à la baisse. À partir de 1%, on est passé à 0,9%, puis on est passé à 0,7%. »
  • 1:27:34PrésentateurChiffre
    « L'INSEE, et c'est vendredi qu'il l'en dit, estime que la croissance du PIB au deuxième trimestre était en réalité de 0. »
  • 1:29:14PrésentateurChiffre
    « Le ministre de l'Action et des Comptes Publics, David Amuel, avait déjà anticipé ces difficultés en annonçant des gels budgétaires à hauteur de 6 plus 3 milliards. »
  • 1:29:55InvitéChiffre
    « Sans budget, c'est 15 milliards d'euros de coûts pour le pays et un déficit qui pourrait atteindre 5,9%. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Invité11 %
  • Invité 29 %
  • Invité 33 %

≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, 7h-9h, Apolline Matin, Apolline de Malherbe. Excellent réveil à tous, oui c'est lundi, oui c'est lundi, mais on est ensemble jusqu'à 9h, très bon réveil à tous, lundi 31 août, Géraldine de Maury, Arnaud Demange, tous les matins, tout le monde est là, et vous le savez désormais pour m'accompagner jusqu'à 9h, Emmanuel Lechypre, l'économiste. Bonjour à tous. Bien sûr, chevalier historien, parce qu'on a bien besoin de vous deux pour aborder cette année cruciale pour la France et pour les Français.

Autre nouveauté en cette année très politique dans Apolline Matin, chaque matin à 7h50, la proposition concrète politique, de droite, de gauche, on alterne, Charles Consigny, Cécile Duflo, on alterne les deux et ce matin, ce sera la proposition de droite Charles Consigny qui s'attaque, vous le verrez, aux arrêts maladie. Lui, il voudrait carrément arrêter d'indemniser les salariés pour les petits congés. Très de droite, c'est-à-dire que ce n'est pas une proposition qui met semblant d'être de droite. Non, elle est très, très, très de droite, mais on va en débattre justement tous ensemble.

N'hésitez pas, vous qui êtes patron, vous qui êtes salarié, appelez-nous au 32 16 et venez donc l'interpeller, Charles Consigny qui sera avec nous à 7h50 pour plaider carrément pour ne plus rembourser les arrêts maladie les plus courts. Et puis en cette rentrée aussi, les prix du carburant, toujours aussi haut, le Premier ministre estime qu'il faudra sans doute prolonger les aides aux gros rouleurs. Attention, il est temps, c'est ce soir minuit que ça se termine, le guichet des aides aux gros rouleurs. La ministre de l'énergie, Maude Bréjon, sera à mon micro à 8h30. Est-ce que ces aides vont être prolongées ? Et d'ailleurs, est-ce que vous vous y êtes inscrit à ces aides ?

Ils avaient tablé sur 3 millions de personnes qui auraient besoin de ces aides carburant. Visiblement, c'est beaucoup moins. Est-ce qu'ils espéraient peut-être d'ailleurs qu'on serait moins à les demander, à aller jusqu'au bout du formulaire SERFA ? Je poserai donc la question à Maude Bréjon tout à l'heure. Emmanuel, les signaux sont quand même là dans le rouge. Moi, je suis extrêmement inquiet. Les finances publiques de la France sont hors de contrôle, au moins jusqu'au collectif budgétaire qui suivra la prochaine élection présidentielle. Donc pas avant l'été 2027, c'est quasiment officiel. L'INSEE nous a dit que la croissance en 2026 sera deux fois plus faible que prévu.

On ne tiendra donc pas notre objectif de déficit public pour 2026. Pour le budget 2027, le Premier ministre nous a dit ce week-end que ce serait un budget qui sera réversible après l'élection présidentielle. Donc n'imaginez pas de mesures très fortes. Il n'y aura pas de hausse d'impôts. Et l'effort sera porté par l'État qui a déjà fait beaucoup d'efforts alors que les grosses sources d'économies sont ailleurs. On voit mal où on ira chercher de grosses économies. La France est à l'arrêt pendant ce temps-là. Les taux d'intérêt continuent d'augmenter. On entend la grosse inquiétude quand même. Je peux vous dire que les 12 mois à venir vont être très très longs. Voilà, le décor est planté.

Et puis une autre question à la une ce matin, c'est que ça y est, c'est le début officiel de ce nouveau service militaire. Ce n'est plus le SNU, c'est un service militaire volontaire. Ça commence ce matin 10 mois pour des jeunes entre 18 et 25 ans. Ça vous plaît ça ? Ça me plaît et moi aussi je suis inquiet puisqu'il est plus que temps de se préparer à la guerre. Ce nouveau service national, c'est très bien. Mais au rythme où vous voulez chose, il va vraiment falloir parler du retour du vrai service militaire. Il faut plus d'armée. Le général Dominique Trinquant sera avec nous dans 10 minutes. Voilà, vous savez tout. Dans un instant, le journal... RMC, Apolline Matin.

Le journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. La reprise des hostilités au Moyen-Orient ce matin après plusieurs semaines d'accalmie ciblées par les Etats-Unis. L'Iran a répliqué, on fait le point dès le début de ce journal. Reconstruire et réparer la France. Ambition d'Olivier Fort, le patron du UPS, se lance dans la course à l'Elysée. Candidat à la primaire socialiste. Et les dernières heures du Mercato s'annonce tendue du côté de l'OM qui doit encore vendre des joueurs au lendemain de sa défaite à Monaco 2-0. Les frappes américaines reprennent ce matin au Moyen-Orient. Avec des bases américaines ciblées par l'Iran.

En Jordanie et aux Émirats, représailles à des premières frappes américaines. Les premières depuis un mois, Romain Oug. Oui, l'armée américaine dit avoir frappé deux lanceurs de missiles iraniens déployés sur l'île de l'Arak dans le détroit d'Ormuz. Ce bombardement auquel a quasi immédiatement répondu l'Iran en attaquant des cibles américaines en Jordanie. Et aux Émirats, affirment les gardiens de la révolution, selon qui un navire serait également en feu dans le détroit d'Ormuz après avoir heurté des mines. Une reprise des hostilités qui menace de remettre en cause plusieurs semaines d'accalmie dans cette guerre au Moyen-Orient qui dure maintenant depuis six mois.

Et alors que les discussions entre les deux pays sont dans l'impasse. L'accord conclu en juin dernier ayant à peine tenu un mois avant de voler en éclat. Ce qui n'arrange pas Donald Trump empêtré dans cette guerre de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis. Alors que les élections de mi-mandat approchent. Le président américain avait affirmé privilégier la pression économique contre Téhéran. Et comme à chaque regain de tension dans la région, le cours du pétrole remonte. Le baril de Brent a dépassé, a repassé ce matin la barre des 90 dollars. Les précisions ce matin de Romain Auguillet, 7h02 sur RMC.

La rentrée scolaire c'est demain, retour en classe pour plus de 11 millions d'élèves précédés par les professeurs. Ils sont 850 000 à faire leur rentrée ce matin, des enseignants en nombre suffisant. Promesse du ministre de l'éducation. Dans les faits, Alfred Orange, le nombre de postes vacants dans la profession a diminué par rapport aux années précédentes. Exemple dans ce collège de Lyon où les 35 postes de professeurs sont pourvus. Ce qui n'était jamais arrivé auparavant à Romain Bertrand, le principal de l'établissement. C'est une bonne nouvelle parce que malheureusement, sur les deux dernières années, ça n'a pas été le cas.

La troisième rentrée que je fais ici, c'est la rentrée qui se passe sur le point de vue des postes pourvus. À ce moment-là où on parle, le mieux est de loin. Et ce collège n'est pas une exception à en croire. Edouard Geffray, ministre de l'éducation nationale.

5:44
Invité

Les dernières indications montrent qu'on est vraiment tout près de l'objectif. Je n'ose pas vous dire qu'on va l'atteindre à 100%, mais on est vraiment très très près de l'objectif des postes pourvus.

5:54
Présentateur

Mais il y aura encore des manques, rétorque François Rennais, secrétaire national du syndicat des personnels de direction.

6:00
Invité

Malgré le mieux des concours de recrutement, nous savons très bien que nous aurons des endroits où il manquera encore des enseignants, malheureusement. Globalement, les lettres, un peu les mathématiques peuvent manquer parce que le recrutement n'est pas toujours facile, que les candidatures ne sont pas toujours là.

6:15
Présentateur

Et pour étayer son propos, le syndicat assure qu'il publiera d'ici la fin de la semaine une enquête détaillée sur le nombre de postes vacants dans l'enseignement. À la rentrée, à l'ordre du jour d'un conseil des ministres ce matin à l'Elysée, le gouvernement enchaînera par un séminaire avec l'objectif de préparer les grandes lignes du budget pour 2027, déjà menacées par les oppositions. C'est le cas notamment du Parti Socialiste et de son premier secrétaire Olivier Faure, officiellement lancé dans la course à l'Elysée. Il sera candidat Cyprien Pézeril à la primaire sociale et démocrate début octobre.

Oui, le patron du Parti Socialiste fait office d'outsider face à son principal concurrent, Raphaël Glucksmann. Ce week-end, il s'est engagé, je le cite, à ce qu'il n'y ait pas de sang sur les murs pendant cette bataille. Mais Olivier Faure entend bien rattraper son retard dans cette primaire, dont les modalités sont plutôt favorables à son adversaire. Alors que dans les sondages présidentiels, quand il est testé, il fait moins de 5%, alors que Raphaël Glucksmann dépasse les 12. Rien ne se passe jamais comme prévu, se perçoit d'Olivier Faure, qui veut faire entendre sa différence avec le leader de Place Publique.

Sur TF1 hier soir, il ne dit par exemple pas non à un accord avec Jean-Luc Mélenchon, pas pour la présidentielle, mais pour les législatives. Je suis candidat à l'élection présidentielle. Il est candidat à l'élection présidentielle. Il n'y a pas d'accord possible. Il y a des candidats et des électrices et des électeurs qui trancheront. Et donc, chaque chose en son temps. Je vais vous le dire, je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche. Moi, je me bats contre la droite et contre l'extrême droite. C'est clair ? Et cette primaire sera l'heure de la clarification, réagit Raphaël Glucksmann.

La campagne est donc lancée jusqu'à la mi-octobre à gauche toute pour Olivier Faure. Il publiera dans les prochains jours un livre, La loi du plus juste, pour insister sur la justice sociale. Les précisions ce matin de Cyprien Pesry, le service politique RMC. Les grands débuts du service national. Ce lundi, âgés de 18 à 25 ans, 3000 recrues volontaires débutent leurs 10 mois de service. Le premier mois sera consacré à la formation militaire. Il est 7h05 sur RMC. La mort d'un adolescent de 14 ans percuté hier soir par un TER près d'Arras dans le Pas-de-Calais. Le drame s'est déroulé à hauteur d'un passage à niveau. Une enquête a été ouverte.

Elle devra déterminer si les barrières automatiques ont correctement fonctionné. Et puis à Saint-Brieuc, on est toujours sans nouvelles de deux pêcheurs. Leur chalutier a chaviré dans les eaux de la Manche samedi en fin de journée au large des côtes anglaises. Les recherches ont été suspendues hier soir. Caroline Renaud.

8:31
Invité

De détresse faisait état d'un problème avec son engin de pêche. Le dernier signal est mis samedi à 18h50 à seulement quelques kilomètres des côtes britanniques, dans des conditions météorologiques défavorables. A bord du Manarello, ce chalutier immatriculé à Saint-Brieuc, 5 marins. Trois d'entre eux ont pu être récupérés par un autre bateau avant que le navire ne coule. Navire parti du port de Saint-Quai-Portrieuc mardi dernier. Didier Lebeau, président de la station SNSM locale, ne cache pas son émotion.

9:00
Présentateur

C'est un drame de la mer supplémentaire qui touche toute la population, tous les marins de la paix Saint-Brieuc. C'est très triste pour tout le monde. On souhaite que les personnes disparues soient retrouvées au plus tôt.

9:10
Invité

Selon nos informations, les trois rescapés ont été examinés en Angleterre. Ils ont ensuite pu reprendre la mer direction la France. Une cellule médico-psychologique a été déployée pour leur arrivée.

9:21
Présentateur

Plus de 900 morts et près de 4250 disparus. Le bilan s'aggrave au Népal et en Chine. Les secours continuent de s'activer à la recherche de survivants dans cette vallée de l'Himalaya. Fravé par une immense coulée de boue meurtrière. Monaco qui prend seul les commandes de la Ligue 1. Deux matchs de victoire pour les monégasques, tombeurs d'un OM inquiétant. Hier soir, Louis II battu 2-0. Les Marseillais n'ont pas enregistré la moindre recrue cet été. Et ils ont souffert hier soir. Le problème, Maxime Thillette, c'est que la situation ne devrait pas s'arranger d'ici à la fin du Mercato demain à 20h.

Oui, l'OM inquiète et doit encore vendre des joueurs d'ici la fin du Mercato demain pour équilibrer les comptes.

9:59
Invité

Le capitaine Timothy Weah fait abstraction de ce contexte. Avec seulement deux tirs cadrés, Marseille n'a pas inquiété Monaco. Son entraîneur Bruno Genesio a repoussé l'hypothèse d'une démission dans la semaine et garde son sang-froid. D'abord, c'est que la deuxième journée. J'étais aussi calme vendredi dernier après la belle victoire contre Strasbourg. Mais là, sur ce match, je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs, si ce n'est peut-être des erreurs sur le premier but par exemple. Mais dans l'esprit, et je pense que c'est ça qui est déjà essentiel si on veut faire une bonne saison. Je n'ai rien à leur reprocher.

10:47
Présentateur

Après une victoire et une défaite, l'OM risque encore de s'affaiblir d'ici la réception du Paris FC dimanche. Et puis c'est la surprise cette nuit aux Etats-Unis. Novak Djokovic quitte l'US Open dès le premier tour. Le serbe, cinquième joueur mondial, s'inclinant 5-7 face à l'argentin Mariano Navon. À suivre en fin d'après-midi, le récent vainqueur du Masters 1000 de Cincinnati, le français Arthur Fils. Onzième joueur mondial opposé à Tsitsi, passe plus tard dans la soirée. On retrouvera Diane Paris. C'était le journal de Thibaut Texer. Et puis c'est l'événement, vous le savez, sur RMC. On vous couvre d'argent pour la rentrée. C'est la prime de rentrée en jeu.

La somme, retenez bien cette somme, de 30 500 euros. 30 500 euros. Ça, c'est au moment où on se parle, à 7h08. Mais elle va être augmentée, cette somme. Il y aura peut-être 125, 250, 500 ou 1000 euros, voire même 1500 euros qui vont s'ajouter à ces 30 500 euros. Parce que je vais tourner la roue tout à l'heure, oui, pour mon plus grand bonheur. Et j'espère pour le vôtre. Alors inscrivez-vous parce qu'à tout moment, on peut vous appeler, vous demander le montant de cette prime. Si vous le connaissez, ce montant, il est pour vous. Restez bien à l'écoute. Pour vous inscrire, vous enverrez prime au 7-3216. Prime au 7-3216.

11:59
Locuteur non identifié

RMC jusqu'à 9h.

12:01
Présentateur

Apolline Matin. On est loin de sa famille, ça va être la première fois que ça m'arrivait. Mais j'avais besoin un peu de changement. Un cadre comme ça, ça va prendre la discipline, la vie en communauté. Il n'y a que des bonnes valeurs. Celui que vous entendez, c'est Tanguy, 20 ans. Et c'est parti pour lui parce qu'il fait partie des 3000 participants au nouveau service national qui commence ce matin. Bonjour Général Dominique Trinquant. Bonjour. Vous êtes l'ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. 10 mois dans l'armée pour ces jeunes volontaires.

Ils étaient nombreux, mais ils ont dû être tirés au sort parce qu'ils étaient justement trop nombreux pour cette toute première année. Le SNU qui existait jusqu'alors a été un échec. Mais ce service national volontaire, c'est peut-être le début justement d'une vraie reprise en main. Et la solution, c'est votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant, mais je vous attends aussi, vous qui nous écoutez. Appelez-nous au 3216. Dites-nous si vous estimez qu'il est nécessaire d'avoir ce nouveau service militaire. C'est votre avis en tout cas. C'est plus qu'indispensable. Le monde se réarme. Nos voisins européens ont rétabli pour certains le service militaire. La France doit s'y mettre.

C'est comme ça. N'hésitez pas à vous nous appeler au 3216 ou vos messages sur le WhatsApp 0612 424. 424, à tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h13 sur RMC et RMC Story. Ils sont 3000. 3000 jeunes de 18 à 25 ans qui vont commencer aujourd'hui leur service militaire, leur service national volontaire. 10 mois au sein des armées. Et c'est une première. Bonjour Général Dominique Trinquant. Bonjour Apolline. Merci d'être avec nous sur RMC. Vous êtes l'ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. C'est parti. Ce nouveau service national qui va remplacer le SNU, le service national universel. Ça, ça avait été un échec.

13:44
Invité

Oui, alors ça avait été un échec pour trois raisons. La première, c'est que les militaires considéraient qu'on ne formait pas de soldats. Donc ça ne les concernait pas. L'éducation nationale trouvait que cette formation civique ne les concernait pas. Question qu'on peut laisser ouverte. Et le troisième question...

13:58
Présentateur

Personne ne s'en occupait en réalité. C'est la cheval sur l'éducation nationale et l'armée.

14:02
Invité

Personne n'était volontaire. Et le troisième point, c'est un problème de budget. Ça devait toucher une classe d'âge complète, donc 700 000 personnes. Et je ne vais pas vous décrire les finances françaises. Il n'y avait plus les moyens de faire ça. Donc là, ce sont les armées qui sont intéressées parce qu'ils vont former des soldats et qui prennent ça dans leur budget. Donc tous les critères sont remplis.

14:23
Présentateur

Ils seront 3 000 cette année, 10 000 d'ici 2030. Ce n'est pas grand-chose quand même.

14:29
Invité

Non, ce n'est pas grand-chose. D'abord, on commence petit parce qu'il s'agit de voir comment ça fonctionne. C'est le premier point. On revient en fait en terre connue puisqu'on revient à un service militaire de 10 mois avec un mois de formation initiale. C'est ce qu'on faisait, ce que j'ai formé dans mon régiment il y a maintenant 30 ans. Donc on revient en terre connue. Mais petit à petit, on augmente. Pourquoi ? Parce que l'objectif, c'est qu'en 2035, l'effondrement démographique est tel en France qu'on n'est plus capable de recruter le nombre de soldats qu'on recrute aujourd'hui.

Et il s'agit progressivement d'avoir un réservoir de soldats qui pourront soit intégrer l'armée en tant que tel, soit des réservistes parce qu'il faut rappeler que les réservistes doivent monter à hauteur de 80 000.

15:10
Présentateur

Le chiffre évoqué par Emmanuel Macron, c'est 50 000 par an d'ici 2035. Oui, alors justement, général, nos voisins européens, je pourrais en citer beaucoup, Finlande, Autriche, Grèce, Chypre, Estonie, Danemark, Suède, plus récemment la Croatie ont un service militaire totalement régulier. Mais entre nous, là, ce service national, c'est une étape vers un rétablissement des services militaires. Comment est-ce qu'on pourrait, en France, investir des milliards dans la défense, parler de souveraineté militaire, parler de réarmement au plus haut sommet de l'État et dans le même temps, ne pas faire la base, c'est-à-dire rétablir un service militaire régulier ?

Eh bien, tout simplement pour des questions financières.

15:48
Invité

Mais c'est un choix, les budgets. Non, non, mais c'est un choix. Mais vous ne citez des pays qu'il faut citer les vrais chiffres. Enfin, la France, c'est plus de 60 millions d'habitants. Ces pays, c'est 1, 2, 3 millions d'habitants. Donc, le service militaire, ça représente un petit nombre. Nous, je répète, c'est 700 000 personnes. Aujourd'hui, les armées, c'est 200 000 personnes. Est-ce qu'on est capable de multiplier par 3 le chiffre des armées

16:11
Présentateur

sans augmenter par 2 ? On en fut capable.

16:15
Invité

Pourquoi ? Alors, attendez, oui, on en fut capable.

16:19
Présentateur

Proportionnellement, je veux dire.

16:20
Invité

On en fut capable. Je rappelle que le service militaire a été, les dernières moutures, c'est 97, a été arrêtée à ce moment-là. On n'était pas du tout dans les budgets qu'on a aujourd'hui.

16:31
Présentateur

Donc, ça veut dire que c'est encore une question de choix de budget et non pas de choix de raison face à la menace. C'est-à-dire qu'on ne peut pas d'un côté avoir un chef d'état-major des armées qui dit que la France va devoir à un moment ou à un autre faire face à des menaces existentielles importantes et accepter l'idée morale de perdre ses enfants et de l'autre se dire, non, on n'a pas les sous, donc on n'a en gardé que 10 000.

16:54
Invité

Oui, mais encore une fois, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Réglons les finances publiques françaises et après ça, on verra ce qu'on est capable de faire avec les finances qu'on aura.

17:04
Présentateur

Le public français, oui, ça n'a pas l'air d'être demain la veille parce qu'Emmanuel nous a dit ce matin que c'est la cata. Le coût, c'est quand même, en 2030, si on est à 10 000 soldats, c'est évalué à 1 milliard quand même sur l'année. Vous imaginez 700 000. Donc, ça peut coûter très cher, sachant que, est-ce qu'on a encore besoin ? Enfin, moi, je ne sais pas, je vois la guerre, c'est des drones, c'est tout ça. Est-ce qu'on a encore vraiment besoin de soldats ? Non, vous avez raison.

17:27
Invité

Je souligne simplement qu'au moment où le président Chirac a voulu arrêter le service militaire, à l'époque, les militaires ont proposé une armée de deux composantes. Professionnelle, projetable et armée plus territoriale, avec un genre de milice comme en Suisse. Ça a été refusé par le président à l'époque.

17:42
Présentateur

C'était une faute ? C'était une erreur ?

17:43
Invité

Écoutez, je crois que ça a été une erreur, parce qu'on a oublié. Et aujourd'hui, moi, que vous citiez les chiffres, on en a 3 000, mais il y en a beaucoup plus de volontaires. Moi, je suis frappé par le volontarisme des jeunes.

17:54
Présentateur

Alors, justement, justement, je voudrais qu'on puisse donner la parole à José, qui nous appelle de Seine-et-Marne. Bonjour, José. Bonjour. José, je crois que votre fils, vous, pour le coup, s'est engagé ? Oui, il s'est engagé à l'âge de 16 ans. Il a été, je pense que, en général, il doit le savoir. C'est à l'école de Sainte, à l'armée de l'air et de l'espace. Donc, il est rentré là-bas. C'est les cadets de l'armée, c'est ça ? On peut y rentrer très jeune ? Il est rentré à l'âge de 16 ans. Donc, il faut avoir minimum 16 ans pour rentrer là-bas. Et puis, donc, lui, il s'est engagé. Il a fait le SNU phase 1 et phase 2. Donc, ça ne lui avait plus.

Et puis, du coup, je ne sais pas ce qui lui est arrivé. À l'âge de 15 ans, il me dit, oui, papa, j'ai envie de rentrer dans l'armée. Et comment, justement, vous dites, je ne sais pas ce qui lui est arrivé. Mais est-ce que j'imagine que depuis, vous en avez parlé avec lui ? Qu'est-ce qui fait qu'il s'est dit, j'y vais, je me lance ? En fait, dans l'école standard, il manquait un cadre. C'est ce qu'il m'expliquait. Il m'a dit, c'était le bordel. C'est comme ça qu'il me disait. Il m'a dit, il sentait que ce n'était pas organisé. Et ça, ça le dérangeait tout. C'est vrai qu'il est généralement quelqu'un d'assez carré. Il est quand même assez régulier. Il aime bien les choses en ordre.

Et c'est vrai qu'à l'école, il ne retrouvait pas cette sensation-là. Parce que souvent, les enfants, ils répondent aux profs, etc. Et lui, il n'aimait pas ce côté d'une structure qui n'est pas forcément organisée. Et donc, lui, il a voulu s'engager parce qu'il voulait avoir un cadre. Effectivement, dans l'armée, il faut se lever tous les matins à 6h30. Il faut faire son lit. Il faut laver son linge. Ça fait partie pour vous ? C'est-à-dire que vraiment, il y a quelque chose. Ça l'a changé, votre fils ? Ah, totalement. Non, mais aujourd'hui, je n'ai pas un enfant de 18 ans. Je n'ai pas un enfant de 18 ans. Moi, j'ai donné mon fils. C'est ce que je dis souvent.

L'armée m'a pris une partie de mon fils. Il est parti à 16 ans. C'est-à-dire pour vous, c'est quelqu'un qui a une maturité désormais, qui n'est plus celle d'un enfant ? Oui, il est parti là en Espagne tout seul à 18 ans. Tout seul. Il est parti avec des copains. Il s'est organisé. Il prend le TGV tout seul. Il n'a besoin de personne. Il se débrouille. C'est lui qui... C'est un gars. Et puis, à l'armée, ils n'ont pas les téléphones portables tout le temps avec eux. Il poursuit ? Il poursuit, José ? Il poursuit. Il poursuit. Il aura pu aller ailleurs. Il a douté au début. Parce que c'est dur. Il faut le voir. Il faut s'accrocher. Moi, je l'ai vu.

Il a eu des moments où il avait une baisse de régie. Ce n'était pas facile. Mais il s'est accroché. Et moi, franchement, quand je les ai vus... Parce que quand on voit les cérémonies, c'est impressionnant. Quand on voit 300 gamins en train de chanter, je peux vous dire que vous avez les... C'est impressionnant. Moi, j'imagine que les poils, vous alliez le dire. L'émotion. Eh bien, je suis fier. Je suis fier de voir des enfants comme ça. Bravo, José. Merci. Et courage à votre fils. Général, ça, j'imagine que...

20:38
Invité

Un témoignage extrêmement poignant qui, au passage, souligne... Vous disiez l'échec du SNU. Vous voyez les réussites du SNU. Moi, j'ai deux petits-fils qui ont fait le SNU. Pareil, ils ont été passionnels. Alors, eux, ils n'ont pas voulu être militaires. Mais je pense que c'était une entrée en matière qui a été ratée pour les raisons que j'ai exposées.

20:54
Présentateur

Et je précise qu'on ne le dit pas assez. Mais l'armée récupère des tonnes de jeunes qui étaient partis pour être en échec scolaire. L'école des Mouzes dans la Marine Nationale. C'est une école de formation formidable. On leur apprend des métiers de très haute technicité. La solution à l'échec scolaire en France, l'armée est une des réponses. C'est ça, la vérité. En continuant à en débattre avec vous, vous n'hésitez pas à nous appeler au 3216. Mais à 7h21, c'est l'heure de la prime de rentrée. Je vous reprécise le mode d'emploi. La prime de rentrée au moment où l'on se parle, l'année de 30 500 euros. 30 500 euros. Mais je vais tourner la roue. Attention.

Et on va rajouter, on va rajouter à ces 3000... Attention.

21:32
Invité

C'est vraiment le meilleur moment.

21:34
Présentateur

Et ouais, 500 euros. 31 000 euros que vous avez dans la prime de rentrée. 31 000 euros. Retenez bien ce chiffre. Parce que cette somme, si vous le savez, quand on vous appelle, elle est pour vous. A tout moment, on peut vous appeler, vous demander le montant de la prime. 31 000 euros. Retenez bien ce chiffre. Et vous avez donc 10 minutes pour vous inscrire. Pour envoyer prime au 73216. Prime au 73216. 10 minutes pour envoyer prime au 73216. Et restez bien à l'écoute à tout moment. Donc, cette prime, vous pouvez la remporter. Bonne chance à tous. 75 centimes par SMS. 4 SMS maxi. Il est 7h22. On va remonter l'histoire avec vous, Arthur Chevalier. Écoutez, c'était hier soir. Non, hier matin.

Parce que c'était Anaïs ce matin. Jean-Rémi Girard, représentant syndical dans l'éducation nationale. Écoutez ce qu'il disait. Notre pouvoir d'achat en 30 ans, il s'est considérablement dégradé. On est en train d'être rattrapé par le SMIC. Les profs pas assez payés en France, Arthur ? Mal payé les profs, je vous le dis, Apolline, c'est une spécialité française. Dès le début du 19e siècle, les instituleurs étaient si mal payés qu'ils avaient tous quasiment de job. Vous nous le dites dans un instant. Arnaud Demanche arrive aussi pour pirater le face-à-face. Restez bien avec nous, il est 7h22. RMC, Apolline Matin. 7h23, l'heure de remonter le temps comme chaque jour avec Arthur Chevalier.

Mais d'abord, attention, il est 7h23. Vous avez encore 7 minutes, 7 minutes pour envoyer prime au 7h32. Prime au 7h32. Et je vous rappelle, le montant à gagner dans la prime RMC. La prime de rentrée est de 31 000 euros. 31 000 euros. Restez bien à l'écoute de votre téléphone, il peut sonner à tout instant. Mais pour ça, il faut s'inscrire. Prime au 7h32. 7h23. Arthur, les salaires des profs sont en train d'être rattrapés par le SMIC. Voilà ce qu'a dit hier sur RMC. Jean-Rémi Girard, l'un des représentants du syndicat de personnel de l'éducation nationale. C'est vrai, c'est faux ? Oui, c'est vrai.

Et alors que les enseignants font leur rentrée aujourd'hui, Jean-Rémi Girard est très sceptique face aux promesses de revalorisation salariale de Gabriel Attal, Édouard Philippe, hier Raphaël Glucksmann. Il rappelle même que depuis 30 ans, la rémunération des enseignants se dégrade. Et franchement, les chiffres le prouvent. Puisqu'en 1980, un prof de collège débutait à 2,2 fois le SMIC. Aujourd'hui, c'est 1,1 fois. Donc le simple double. Tout ça est assez clair. Historiquement, la France traite plutôt mal ses professeurs. Pour ce qui est de l'argent, c'est sûr. Mal payer ses profs, c'est notre spécialité. Et ça dure depuis la Révolution française.

Au début du 19e siècle, les maîtres d'école, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui les instituteurs, ils étaient tellement mal payés qu'ils devaient tous ou quasiment avoir un deuxième job à côté pour survivre. En fait, enseigner, c'était surtout une mission symbolique au service de la République. Et les lycées, c'était la même chose ? Alors les lycées au début, c'était très élitiste. Donc c'était beaucoup moins fréquenté. Il faut bien l'avoir en tête. Sauf que les salaires des profs à l'époque n'étaient pas uniformisés à l'échelle de la France. Comme aujourd'hui, il y avait en fait de très grandes disparités.

Donc en fait, quand vous étiez prof dans un petit lycée de province, vous viviez clairement dans la misère. En revanche, si vous étiez dans un très grand lycée parisien, là vous pouviez bien gagner votre vie. C'était un système à deux vitesses salariales en fait. Ça ne va jamais s'améliorer. Alors ça s'améliore un petit peu sous la Troisième République. Donc à partir de 1870. Alors attention, les salaires n'étaient pas mirobolants. Mais il faut admettre que les profs faisaient partie de l'élite. Ils étaient respectés pour leur connaissance. Ils étaient dans les cercles de pouvoir. Ce n'étaient pas des riches, mais c'étaient des notables. Ils étaient considérés.

Est-ce que des professeurs pouvaient devenir ministres ? Alors ça en revanche, en France, on sait faire. C'est arrivé beaucoup de fois et assez vite. Le premier vrai prof à devenir ministre, c'est François Guizot. C'était en 1832, donc très tôt. Il était d'ailleurs professeur d'histoire. Il a été ministre de l'instruction publique avant de diriger le gouvernement. Et le seul prof de l'histoire de France à avoir été notre chef de l'État, c'est Georges Pompidou. Et oui, puisqu'il est élu président de la République en 1969. Et il avait été professeur de français, professeur de lettres.

Donc la question, ce n'est pas seulement le salaire des profs, c'est le statut qu'on leur donne dans cette société. Et ce qui est sûr, c'est que ça aussi, ça se dégrade. François Bayrou, prof aussi, non ? Prof aussi, bien. Voilà, et je recommande l'anthologie de la poésie française de Pompidou, qui est un merveilleux livre que m'avait offert mon grand-père. Il est 7h26, Arnaud Demanche nous rejoint. RMC. Demanche pirate, le face-à-face. Bonjour Arnaud, mon invité ce matin à 8h30 dans le face-à-face, ce sera la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon.

25:57
Invité

Ben oui, c'est sa rentrée. Et alors demain, le Premier ministre Sébastien Lecornu réunit tout le gouvernement pour la rentrée. Et alors, d'ailleurs incroyable, accrochez-vous à la table les amis, Sébastien Lecornu a annoncé qu'il n'était pas candidat à la présidentielle.

26:12
Présentateur

Et c'est suffisamment rare. Enfin, un qui ne se présente pas ! Rien que ça, ça me donne envie de voter pour lui, direct.

26:20
Invité

Monsieur Lecornu, c'est quoi votre programme pour 2027 ? J'en ai pas, je ne me présente pas.

26:25
Présentateur

Voilà ! C'est ça qu'on veut ! Il devrait même faire campagne là-dessus. Français. En 2027, je vous promets de vous foutre la paix.

26:35
Invité

Pas de meeting, pas de bouquin, pas de militant relou pendant le marché. Sébastien Lecornu, mon absence, votre président. Mais il fait 60% au premier tour. Il sera président contre son gré, celui-là. On va le traîner de force à l'Elysée. Mais je vous dis que je ne veux pas y aller !

26:50
Présentateur

Tu gouvernes maintenant ! Ça va se terminer comme ça. Alors, présidentielle. Pour 2027, Maude Bréjon soutient Edouard Philippe. Mais elle est adhérente à Renaissance. Le parti de Gabriel Attal.

27:02
Invité

Bon, c'est du polyamour politique. Après, vu que des candidats, il y en a 1637, tu peux en soutenir deux à la fois. Ce n'est pas gênant. Mais c'est vrai que c'est un peu comme si Manu Lechypre, à RMC, y chroniquait. Et ce matin, les très bons chiffres financiers du groupe RTL. RTL, une marque forte. Des programmes de qualité. Les excellentes chroniques humoristiques de Philippe Cavrivière. Mais ça va de bosser pour les milles. L'agent double. Alors, j'ai tapé Maude Bréjon dans Google Actu. Et savez-vous ce qui est sorti ? Mais non. Un article du magazine Gala. Je cite. Maude Bréjon fait sa rentrée à l'Elysée dans sa robe d'été à carreaux préférés.

La ministre s'est démarquée dans son look estival et vitaminé. Une robe chemise en soie imprimée de carreaux roses, chartreuses et citrouilles. Elle l'avait déjà arborée avec des ballerines dorées le 10 juillet 2024. Ça, c'est du journalisme total à Pau. Il faut en prendre de la graine. Il faut qu'à 8h30, vous l'accueillez. Et pour 2027, Maude Bréjon a choisi d'associer sa silhouette avec un Édouard Philippe sans fourrure naturelle. Un candidat qu'elle avait déjà arboré en 2024, mais qu'elle associe cette fois à une carte Renaissance de chez Attal. Un mélange audacieux qui confirme le coup de la ministre pour les matching inattendus. Gabriel Attal est victime de la mode.

J'ai passé tout le week-end à travailler sur Twitter.

28:26
Présentateur

Un des gros dossiers gouvernementaux, c'est les piratages informatiques. Il y en a eu encore un, le ministère du Logement, la nuit dernière,

28:33
Invité

après le site des impôts qui avait déjà été piraté par des hackers, dont le groupe s'appelle Zero Bytes.

28:40
Locuteur non identifié

D'accord.

28:41
Invité

Voilà. Ce n'est pas dingue comme nom de hacker, Zero Bytes, parce que normalement, c'est censé faire peur. Là, on dirait une chanson de Patrick Sébastien. C'est Patrick, il n'y a pas de tricot, parce qu'il a Zero Bytes. Non ! Il est 7h26, quand même. Il est 7h26, ça, tout à l'heure. 29 !

28:57
Présentateur

29 ! 29 ! Allez, à tout de suite pour la météo de journal. RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Pourchet. Bonjour, Victor. Bonjour, Apolline, et bonjour à tous. Agressé et tabassé en pleine rue parce qu'homosexuel, vous entendrez le témoignage de ce policier parisien qui raconte ses blessures et son traumatisme à RMC. Le Rassemblement National a tergiversé, puis, à tranché, il intègre dans son programme présidentiel une amende visant les femmes qui portent le voile. Et puis, séisme sur la planète tennis.

29:28
Invité

Novak Djokovic, éliminé d'entrée à l'US Open, du jamais vu en grand chelem depuis 20 ans.

29:34
Présentateur

Un policier parisien, victime d'une agression homophobe. Un passage à tabac sur un trottoir. Des coups d'une extrême violence et des insultes contre cet agent, aussi représentant des fonctionnaires LGBT du ministère de l'Intérieur. Pierre Bazin, du service police-justice de RMC, vous avez pu recueillir son témoignage. Il est environ 4h du matin dimanche, lorsque Pierre Picavé rentre chez lui après avoir passé la soirée dans un bar du Marais, un quartier parisien fréquenté par la communauté LGBT. Mais sur son chemin, il croise un homme au comportement suspect qui avait d'ailleurs intrigué des policiers quelques heures avant l'agression.

Ce jeune homme s'est dirigé vers moi en me disant « sale PD, je vais te tuer ». J'ai eu tout de suite le réflexe de sortir ma carte de police et de lui dire « je suis flic, vas-y calme-toi, je suis flic ». Et à un moment, il a réussi à me mettre un coup de bouteille sur le haut du crâne. J'ai perdu connaissance. L'homme m'a mis un gros coup de pied dans le visage. Il voulait tuer du PD. J'ai été réellement victime de violences LGBT phobes. Le policier qui défend au quotidien les droits des LGBT via son association est hospitalisé en urgence. Le visage méconnaissable tant les coups ont été violents. Ce matin, son état de santé reste préoccupant. J'ai mal partout, j'ai très mal à la tête.

Je suis choqué, inquiet. Il n'y a rien qui justifie d'être violenté comme ça. Le suspect, un homme de 20 ans, originaire de Saint-Denis, est rapidement interpellé. Une enquête pour violences en raison de l'orientation sexuelle de la victime a été ouverte.

30:56
Invité

Un suspect, par ailleurs, déjà connu de la justice pour l'agression d'un chauffeur de taxi. L'émotion et des questions près d'Arras ce matin, là où un adolescent de 14 ans est mort percuté hier par un train. Il se trouvait avec trois de ses amis près d'un passage à niveau. Le patron du PS se lance dans la course à la présidentielle.

31:14
Présentateur

Olivier Faure a officialisé sa candidature à la primaire socialiste. Elle est prévue en octobre prochain. Côté RN, on dégagne une promesse. Si Marine Le Pen est élue, elle prévoit de sanctionner le port du voile

31:27
Invité

sous la forme d'une amende, décrivait hier sur BFM TV le député RN Jean-Philippe Tanguy. Mesure polémique mais phare du parti qui faisait débat depuis de longs mois jusqu'aux plus hautes sphères de ses équipes, Sonia Gobry. Oui, et Jordan Bardella lui-même a fait part de ses doutes. Voilà ce qu'il disait il y a un an sur RMC, sur l'interdiction du port du voile dans la rue.

31:47
Présentateur

L'application est compliquée, donc je pense qu'il faut y aller étape par étape. Et à mon avis, et je pense que c'est là encore du bon sens et c'est raisonnable, consisterait par démarrer par une extension de la loi de 2004, au bâtiment public et à l'université.

31:59
Invité

Cette position, le président du RN l'a défendue encore récemment lors d'un séminaire présidentiel. Jordan a dit « Je ne le sens pas, il pense que ça va braquer et que ça ne ramène pas beaucoup d'électeurs », raconte un cadre influent du Rassemblement National. Mais face à lui, Marine Le Pen a refusé de renoncer à l'un de ses marqueurs politiques. C'est la candidate du RN pour la présidentielle. « Le débat est tranché », affirme le député Jean-Philippe Tanguy. Nous avons des débats et puis après, il n'y a une seule décision.

Nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter, qui meurent pour avoir cette liberté. Le RN envisage de passer par référendum pour contourner le Conseil constitutionnel parce que cette mesure risque de se heurter à des principes comme la liberté religieuse. Sonia Gobry du service politique de RMC. La vraie rentrée du gouvernement aujourd'hui après le Conseil des ministres ce matin, début d'un séminaire aux Invalides avec au programme la préparation du budget ou encore les conséquences des canicules et des incendies.

Ces conséquences que la Gironde constate chaque jour avec la rentrée. Demain, le département fait les comptes de la saison touristique. À Andernos, les bains, les appels à la solidarité lancés aux visiteurs pour sauver l'été ont été entendus. Oui, mais par les Français, pas vraiment par les étrangers, Rachel Sadodine. Malgré une vue imprenable sur le bassin d'Arcachon, une piscine, un grand jardin, la maison d'hôte de Laurence est à moitié vide.

33:25
Présentateur

J'ai pratiquement personne. J'ai eu 90 nuits d'annulation entre 20 et 25 000 euros perdus.

33:31
Invité

Elle fait défiler, dépiter son planning de réservation.

33:34
Présentateur

D'habitude, je suis complète. Et vous voyez que sur le mois de septembre, il y a de la place. Et après, mois d'octobre, il n'y a rien. Pour les vacances, il n'y a rien non plus. Qui est-ce qui manque à l'appel ? D'habitude, j'ai des clients belges, suisses, allemands. Ils ont tout annulé.

33:51
Invité

Elle espère encore attirer pour de la dernière minute des touristes français sensibles aux difficultés de la région, comme Lydie, venue d'Île-de-France avec sa famille.

33:59
Présentateur

C'était très important de venir en soutien, de refaire vivre le commerce, le tourisme. En plus, on a des amis qui sont sur place.

34:05
Invité

Elle rend visite à Sandra, qui tient une boutique de souvenirs. Cette gentille commerçante. Ça vous touche de savoir qu'il y a des touristes qui vous soutiennent ?

34:11
Présentateur

Oui, bien sûr. On sauve les meubles, ça permet de payer nos loyers, nos charges. On est à plus de 40-50% de pertes. Pour ne pas creuser davantage son déficit, Sandra compte sur une météo clémente cet automne, avant la fermeture de la boutique, le 1er novembre.

34:24
Invité

Rachel Saadudine, l'envoyée spéciale de RMC en Gironde. Le bilan provisoire des crues au Népal s'est encore alourdi ce matin. Avec le nouveau décompte des autorités népalaises et celui côté tibétain de la frontière, cela fait au moins 919 morts et près de 4800 disparus. Quatre Français sont toujours introuvables. On passe au sport et au tennis avec l'image de la nuit. Ce sont les larmes de Novak Djokovic, le serbe de 39 ans, éliminé d'entrée à l'US Open. Défaite en 5-7 contre l'argentin Mariano Navone. Eric Salliot, vous êtes en direct de New York pour RMC. Une sortie de Djokovic au premier tour d'un grand chelem. On n'avait pas vu ça depuis 20 ans.

Oui, en fait, jamais Novak Djokovic n'avait perdu au premier tour du US Open. Il vient de connaître cet affront à sa 20e participation face à l'argentin Navone après 4h36 de combat. Il y a eu plusieurs images fortes lors de cette rencontre. On a vu le serbe vomir à plusieurs reprises dans un coin du cours. On l'a aussi surpris en larmes au milieu de la 5e manche, trahi par son corps, méconnaissable. Il a achevé cette rencontre à l'agonie, titubant même dans le tunnel qu'il a ramené aux vestiaires. Ça a été une sensation horrible. Les vomissements, les holkers, c'est un vrai problème à ce niveau-là, a déclaré Novak Djokovic en zone mix. A 39 ans, il n'a plus gagné un chelem depuis 3 ans.

Cet échec marque probablement un tournant, peut-être même un clap de fin.

35:44
Présentateur

Eric Salliot en direct de l'US Open pour RMC. Notez que le numéro 1 français Arthur Fils entre en lice aujourd'hui contre le grec Stéphanos Tsitsipas.

35:53
Invité

Et puis un mot de football avec un nouveau leader de Ligue 1. Ce matin, c'est Monaco qui a battu hier soir l'OM de but à zéro.

36:00
Présentateur

Et puis le quintet, c'est à Saint-Cloud à 13h55.

36:02
Invité

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Son favori, c'est le numéro 3 Sorano. Son outsider, le 4, Basquiat. Le 3 et le 4.

36:10
Présentateur

C'était le journal de Victor Pourchet. Il est 7h38 sur RMC. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. 2,03 centimes le litre de 100 plombs 95 en moyenne. 2,20 euros pour le gasoil. Les prix du carburant continuent de gréver le budget des Français. Et ce matin, et ce matin, avec de nouvelles frappes en Iran, le baril de Brent est repassé au-dessus des 90 dollars le baril. Bonjour Francis Pousse. Vous présidez la branche Station Service et Énergie Nouvelle chez Mobilian. C'est notamment toutes les stations service indépendantes. Ces nouvelles frappes, cette nuit, les premières depuis un mois. Ça ne devrait pas arranger les choses. Et les aides gros rouleurs, officiellement, c'est terminé ce soir.

Vous allez me dire comment vous voyez cette rentrée et comment vos clients, les automobilistes, la voient. Honnêtement, il est assez difficilement imaginable, Emmanuel, que les aides au carburant ne soient pas prolongées. Ah ben oui, puisque effectivement, les prix des carburants devraient avoir du mal à baisser. Alors, il y a toujours, effectivement, l'incertitude du prix du bruit. Mais il y a aussi ces marges de raffinage extrêmement élevées parce qu'il y a des tensions sur le raffinage. On va voir comment Francis va nous expliquer tout ça. Francis Pouce, donc, dans un instant, vous aussi, au 3216, appelez-nous pour nous dire comment vous faites face. Vous êtes peut-être gros rouleurs.

Avez-vous touché les aides ? Estimez-vous qu'elles doivent être prolongées, qu'elles doivent être élargies ? Le 3216, bien sûr. À tout de suite. Il est 7h43 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story comme un air de déjà-vu. Le prix des carburants qui ne baisse pas et qui est toujours au plus haut. Plus de 2 euros le litre d'essence, 2,20 euros pour le litre de gasoil. Bonjour Francis Pouce.

38:00
Invité

Bonjour.

38:01
Présentateur

Vous êtes le président de la branche Station Service et Énergie Nouvelle chez Mobiliens. Vous êtes vous-même à la tête d'une station en banlieue du Mans. On a appris cette nuit de nouvelles frappes américaines en Iran. Il ne manquait plus que ça, j'ai envie de dire, non ? C'est tout à fait ça. Alors, néanmoins, pour l'instant, la hausse est mesurée. On parle de 1,5%.

38:20
Invité

Mais il va falloir voir dans la journée quelle va être l'attitude des investisseurs, puisque ce sont les investisseurs qui poussent le produit vers le haut ou vers le bas.

38:32
Présentateur

Mais ce n'est pas une bonne nouvelle à un moment où les carburants sont déjà trop chers. Et c'est donc officiellement aujourd'hui que les aides aux carburants prennent fin. Je recevrai la ministre de l'énergie, Maude Bréjon, à 8h30 pour lui demander évidemment si les Français peuvent se projeter, se dire que ça va se poursuivre. Ces aides aussi, vraiment, ils vont être lâchés. Ils réagissent comment vos consommateurs, vos automobilistes, Francis Pouce ? Est-ce que les Français, ces six derniers mois, ont véritablement changé leurs habitudes ?

38:59
Invité

Alors, un, il y a une certaine résignation. Mais oui, il y a un changement d'habitude, puisqu'on voit bien dans les volumes globaux vendus en France

39:07
Présentateur

qu'on baisse à peu près entre 3 et moins 5% chaque mois depuis la crise. C'est dû, bien évidemment, au prix du carburant. Donc, on roule moins, techniquement. Ça veut dire que les gens prennent moins leur voiture. On réussit à prendre moins leur voiture.

39:22
Invité

Oui, ils font du covoiturage, transport en commun. Mais je pense que l'essentiel de la baisse étant d'ailleurs sur le gazole et pas sur le sans-plomb. Ils trouvent que c'est essentiellement l'activité économique qui pâtit de ces prix.

39:36
Présentateur

Puisque les consommateurs véhicules particuliers sont aujourd'hui équipés essentiellement de moteurs essence. La baisse est plus importante sur le gazole. Et phénomène aussi marginal, mais qui joue sur la baisse de volume, c'est que des pays frontaliers sont moins chers. Et on se rend compte dans nos stations-service qui ont l'habitude d'accueillir des poids lourds étrangers que les baisses sont très importantes, tout simplement parce que les poids lourds font le plein à l'étranger. Ils font le plein avant de passer la frontière. Emmanuel ? Moi, j'avais une question, Francis, parce qu'on parle du pétrole, évidemment.

Mais il faut bien rappeler que ce qu'on met dans notre voiture, ce n'est pas du pétrole, c'est des produits raffinés. Et aujourd'hui, il y a quand même un écart considérable entre les prix du pétrole et les prix des produits raffinés, qui est lié notamment à toutes les tensions sur le raffinage. Et ça, on ne voit pas comment ça pourrait se détendre à un horizon rapproché. Francis, plus ? C'est exactement ça. C'est-à-dire qu'on a l'habitude de se focaliser sur le cours du baril. Mais en fait, il faut regarder le cours du gasoil à Rotterdam, produit fini. On a pareil pour le cours du sans-plomb. Et ce gasoil a considérablement augmenté.

Rappelez-vous, historiquement, on est plutôt à une différence en faveur du gasoil de moins 7 à moins 8 centimes. Aujourd'hui, c'est plutôt plus 15, voire plus 20 de temps en temps. Et ça, c'est dû à la raréfaction du diesel sur le marché international. Parce que, et ça s'est amplifié fin juin, début juillet,

41:03
Invité

lorsque les Russes ont décidé d'arrêter d'exporter leur gasoil à destination d'autres pays que ceux de l'Europe, puisqu'on n'en apporte plus en Europe depuis déjà trois ans. Mais ces pays qui sont privés de gasoil russe se retrouvent sur notre marché. Et c'est toujours pareil. C'est la loi de l'offre et la demande.

41:17
Présentateur

Il y a une tension sur l'approvisionnement gasoil. Je ne dis pas qu'on va en manquer, mais forcément, ça fait monter les prix d'une manière importante. Et malheureusement, alors que cette cotation gasoil était en train de baisser depuis quelques jours, depuis ce matin, bien évidemment, elle remonte. Donc, c'est à la fois l'offre et la demande, mais c'est aussi une forme de spéculation, quand même. Ah oui, bien évidemment, il y a une forme de spéculation. Comme sur toutes les matières premières, d'ailleurs. On l'a vu avec le blé au début de la guerre en Ukraine. Donc, si on avait un prix mondial régulé, on ne serait certainement pas dans cette situation. Vous seriez pour, Francis Pouce ?

Écoutez, vu les sommets qu'on atteint, au bout d'un moment, il faudrait peut-être se poser la question. Après, arriver à faire un prix international des matières premières, de manière générale, je pense que ça ne sera pas demain. Non, ça ne sera pas demain, mais je poserai quand même la question à la ministre dans un instant. Le patron de Total, Patrick Pouyanné, dit qu'il pourrait prolonger le plafonnement. Dans les stations Total, c'est plafonné à 2 euros. Mais attention, seulement si la taxe qui devait être exceptionnelle sur les super profits n'était pas renouvelée. Total, il joue quand même avec le gouvernement, mais il joue aussi avec vous, les stations indépendantes, non ?

Il joue une forme de chantage ? Alors, la moitié de mes adhérents sont sous pavillon Total, donc tant mieux pour eux. Mais pour les autres, effectivement, c'est un vrai problème, puisque aujourd'hui, le seul réseau intégré en France qui reste, c'est Total. Tous les autres, même avec une marque connue, par exemple Esso, n'appartiennent déjà plus depuis longtemps au pétrolier Esso. C'est un grossiste qui, lui, achète chez Esso, et qui n'a absolument pas les moyens de faire ses encadrements de prix.

Donc oui, et on l'a vu dans nos sondages depuis le début de la guerre, les stations-services de notre réseau, qui ne sont pas Total Énergie, ont des baisses de volume de moins 20 à moins 40 %, et ça va commencer à poser des problèmes, parce que là, ça dure. Francis Cousse, justement, je reçois la ministre de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bréjon, à 8h30. Quelle question vous lui poseriez ? Je lui demanderai déjà, un, quelle sera l'étendue des aides à la pompe qui vont être faites. Ne pas oublier que dans les professionnels qui ont besoin d'aide à la pompe, il en manque, comme par exemple chez nous, les auto-écoles et les entreprises de remorquage.

Puisque c'est la moindre des choses, on ne pense pas un instant qu'on va revenir à la situation de 2022 avec des remises à la pompe importantes, vous le savez, il n'y a plus de sous. Et lorsque le gouvernement vend moins, comme c'est le cas en ce moment, de carburant, il faut savoir que pour le carburant, en gros, un litre vendu en moins, c'est un euro de taxe perdue. Alors que quand vous passez de 1,70 à 2,20, le gouvernement... Donc ce que vous voulez dire, c'est qu'ils auraient eux-mêmes intérêt à relancer la consommation d'essence ? Intérêt à relancer la consommation d'essence ? Oui, bien sûr, mais ce n'est pas dans le spectre aujourd'hui.

On mise tout sur les véhicules électriques qui sont certes nécessaires, mais ce n'est pas en 6 mois que l'intégralité de la population va pouvoir s'équiper en véhicules électriques. Merci beaucoup, Francis Pouce, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Je le disais, vous êtes vous-même à la tête, évidemment, de votre propre station d'essence, mais président de la branche Station Service et Énergie Nouvelle chez Mobiliance. Il est 7h49 sur RMC. C'est l'heure de la proposition concrète, politique, de droite ou de gauche. Ce matin, c'est la droite, Charles Consigny. Bonjour, Charles. Bonjour.

Charles, chaque lundi et chaque mercredi, vous nous contribuez, vous contribuez au débat sur la présidentielle de 2027. Ce matin, vous y allez fort. Vous voulez vous attaquer aux arrêts maladie. Hier, le Premier ministre s'inquiétait de leur coup préoccupant. Pour vous, un salarié qui s'arrête pour quelques jours, il ne devrait pas être payé ? Je ne dis pas exactement ça. J'observe qu'en tant qu'indépendant, moi-même... Vous êtes déjà en train de mettre de l'ordre. Non, mais moi, je ne suis pas payé quand je ne travaille pas. Les professions libérales, les indépendants, on est très nombreux dans ce pays à ne pas être payé quand on ne travaille pas.

Ce que j'observe simplement, c'est que plus personne ne fout rien dans notre pays et qu'il faut qu'on se remette au boulot. Et vous nous le dites dans un instant. Vous n'hésitez pas à venir au 32-16. Arthur Chevalier est déjà à chaud patate. Oui, oui, non, mais c'est... Charles Gouche se réveille. Charles Gouche se réveille. Charles Gouche se réveille. Saint-Germain-des-Prés n'est pas d'accord. Oui. Oh là là là là ! Ça, ça vote très bas. C'est sûr que dans l'édition, on pourrait commencer par l'édition des arrêts maladies. On en parle dans un instant. Il s'est levé tôt, il se lève tôt, Arthur Chevalier. C'est d'abord les gens qui sont en bonne santé. C'est bien le seul. Allez, 7h51.

Et moi, je suis salarié. Vous savez quoi ? On en débat dans un instant. Calmez-vous. A tout de suite. Dans un instant, la proposition de droite du lundi, mais d'abord le bonus, Mathieu Béliard. Salut Mathieu. Dans cette veille de rentrée scolaire, le bilan des tubes de l'été. Bon, ça c'est facile. Vous avez reconnu Daï Daï, Shakira, Burnaboy, en haut de tous les classements cet été. Il faut dire que chanson de la Coupe du Monde, ça aide. Mais vous avez entendu ça aussi. Mauvais Joe avec Pile. Le rappeur qui sort du trio Triangle des Bermudes qui signait déjà chargé. L'an dernier, un des tubes 2025, celui de 2026, c'est un back-to-back.

Autre ambiance, vous avez peut-être redonné Petit Pêcheur cet été. Manon Lisa, chanteuse du sud de la France révélée par les réseaux. Et sinon, dans les classements, on va retrouver des noms comme Gims, comme Theodora, comme Bad Bunny, comme Aya Nakamura. Y a-t-il encore un tube de l'été, parfois avec des chansons vieilles de deux ans ? C'est la réalité des réseaux aussi. Il est 7h53, comme chaque matin, il y a une proposition concrète de droite, de gauche en alterne. Le lundi, c'est la droite, c'est Charles Cossini. Bonjour Charles. Le Premier ministre se dit préoccupé du coût des arrêts maladie pour les finances publiques. Vous, vous allez beaucoup plus loin.

Non, mais les arrêts maladie, ça coûte 18 milliards d'euros par an à nos caisses publiques et à la Sécurité sociale en particulier. Moi, ce que je pense, c'est qu'il y a évidemment des abus dans ce domaine. On en connaît tous, on en a, je pense, tous été témoins. Quelqu'un qui est en conflit avec son employeur, il se met en arrêt maladie. Quelqu'un qui veut allonger un peu ses vacances, il se met en arrêt maladie. Quelqu'un qui a même un petit coup de mou, son psy va le mettre en arrêt maladie. Résultat, il va bien s'enfoncer dans son coup de mou et son coup de mou va devenir une dépression de 6 mois, etc. Donc moi, je dis, prenons exemple sur les pays qui marchent bien.

Et dans les pays qui marchent bien, il y a un principe simple, c'est qu'on travaille. Et je prends effectivement l'exemple des indépendants. Les indépendants n'ont pas d'arrêt maladie, pas plus qu'ils n'ont d'ailleurs de congés payés. Et comme par hasard, c'est curieux, ils tombent un peu moins malades. C'est quand même intéressant. Pour vous, c'est l'arrêt maladie qui provoque la maladie ? Non, je pense qu'il y a beaucoup d'abus et de fausses maladies qui aboutissent à des arrêts maladies. Moi, ce que je dis, d'ailleurs, au Parti communiste, figurez-vous, j'ai entendu Fabien Roussel l'autre jour, on appelle ça même des congés maladie. Ça prend tout son sens à ce moment-là.

C'est vrai que la formule est à la droite. Moi, je dis une chose simple. Évidemment, si ça ne tenait qu'à moi, si j'avais les pleins pouvoirs en vertu de l'article 16, je crois, de la Constitution, ou 11, je ne sais plus, j'interdirais les arrêts maladies. En tout cas, je ne les dédommagerais pas. Mais en respectant un peu les formes dans ce pays, je pense qu'à minima, on pourrait donner l'exclusive de l'octroi d'un arrêt maladie à des médecins de la sécurité sociale, tout simplement. Parce que sinon, il suffit d'avoir un médecin qui vous signe un papier. Déjà, il n'y a pas de médecin. Au bout de combien de temps ton médecin sécu va passer, pouvoir décréter ? On fait une téléconsultation.

Tu es malade ou pas ? On fait une téléconsultation. Mais avec des médecins spécifiquement agréés ? Je pense qu'il faudrait les médecins. Ça existe d'ailleurs déjà pour... Qu'on ne peut plus faire de nomadisme médical, comme on dit. C'est-à-dire qu'on va voir plusieurs médecins jusqu'à ce qu'il y en ait un qui nous donne l'arrêt. En fait, moi, je dis deux choses. Un, ça existe déjà pour les contrôles à posteriori et pour ceux qui sont demandés par l'employeur. Parce que l'employeur, il peut demander s'il a un doute. Il peut demander à un médecin agréé de venir contrôler. Évidemment, c'est rare.

Moi, ce que je pense plus largement, c'est que c'est un problème aussi d'état d'esprit dans ce pays, d'un grand nombre de salariés par rapport au travail. Et je pense qu'il faut tout simplement qu'on se remette à avoir envie de travailler. Alors, ça implique aussi de mieux payer les gens. Ça implique aussi des élus. Ça va, ça va. Ça passe de Charles. Charles nous dit qu'il est libéral et que du coup, il n'est pas payé quand il vient. Très bien. Charles, je vous propose de devenir salarié pour voir. Moi, je suis salarié depuis que j'ai 22 ans.

Et j'ai vu dans les entreprises où j'ai travaillé très souvent des situations où, en fait, quand vous êtes salarié et que vous vous faites martyriser par un de vos supérieurs, vu que vous ne pouvez pas trop changer de job et que ce n'est pas facile, ou que vous n'avez juste pas la liberté financière pour le faire, vous n'avez aucune protection. Les protections sociales dans les entreprises, ça décline. Vous le savez très bien. Donc, en fait, la dernière protection, le dernier bouclier que les salariés ont dans certains cas, c'est l'arrêt maladie. Donc, au nom de certains fraudeurs, on retirait ce bouclier à d'autres. Ça me paraît être très chéver. Donc, c'est très intéressant.

Arthur Chevalier nous explique qu'il faut garder l'arrêt maladie pour permettre l'usage dévoyé de l'arrêt maladie, qui est la situation du conflit avec l'employeur. Alors, à ce moment-là, inventons un autre mécanisme. Vous êtes tombé en dépression quand votre employeur vous martyrisse, Charles. Le mal-être au travail. Donc, cette fois, c'est... Oui, mais moi, je pense qu'il faut qu'on change de paradigme et qu'il faut... Moi, au-delà de ça, Charles Consigny, quand même, vous dites... Allez, si j'avais les pleins pouvoirs, je supprimerais les arrêts maladie. Je vous souhaite une excellente santé en cette année, Charles Consigny.

Parce qu'en réalité, la santé, ce n'est pas quand même quelque chose qu'on choisit. C'est pour ça que je vous... Oui, mais moi, ce que je vous dis simplement, si ça coûte 16 milliards d'euros ou 18 milliards d'euros aux caisses publiques, ce n'est pas par hasard. Ça ne veut pas dire que c'est... Non, mais bien entendu. Mais dans ces cas-là, ça veut dire qu'il y a quand même arrêt maladie et arrêt maladie. Moi, je veux bien... Si la France n'est plus qu'un pays qui est entre l'arrêt maladie, le télétravail, le week-end de trois jours, le congé, etc., le chômage et l'intermittence du spectacle, oui, très bien, on n'a qu'à faire un pays comme ça.

Mais dans ce cas-là, il ne faudra pas nous étonner quand, aux yeux des Américains et des Chinois, on sera devenus à peine des Lilliputiens. On en débat avec vous tous. Vous n'hésitez pas au 32-16. Ça va faire réagir. 7h57. A tout de suite pour la Météo et le Journal. Apolline Matin. Merci d'avoir choisi RMC. Très bon lundi à tous. Il est 8h. RMC. Apolline Matin. Le Journal de Quentin Binet. Bonjour, Quentin. Bonjour, Apolline. Bonjour à tous. C'est la semaine de rentrée pour les enseignants, pour les enfants, pour leurs parents aussi souvent et pour le gouvernement qui se réunit en séminaire et qui va plancher dès aujourd'hui sur le prochain budget.

C'est la reprise et le pétrole repart à la hausse. Vous verrez sur les marchés après la reprise des frappes cette nuit au Moyen-Orient. Et nous irons dans ce journal à l'US Open de tennis. Grand chelème en attendant Arthur Fiss en fin de journée. Il y a Novak Djokovic qui a été éliminé et qui était en larmes tôt ce matin. Toutes les bonnes choses ont une fin. C'est la fin des vacances. Et donc, c'est la reprise ce matin pour beaucoup de Français. À l'image des 850 000 enseignants qui reprennent donc aujourd'hui pour préparer la rentrée des classes de demain. Bref, c'est le retour à la routine, Lucas Lobert. Est-ce que vous avez hâte, vous les garçons, de revenir à l'école ? Oui !

Semaine de rentrée avec le sourire pour Robin et César.

52:35
Invité

Parce qu'il y a notre copain. Et puis, c'est très intéressant de travailler.

52:39
Présentateur

Mais le sourire de la maman à côté est plus crispé. Pour elle, rentrée rime surtout avec routine très chargée.

52:44
Invité

Il y a la musique, il y a le volet, il y a la nounou. Avec trois enfants, c'est de savoir qui récupère qui à quelle heure. Donc, effectivement, c'est un peu d'organisation. Chemise à fleurs sur le dos,

52:55
Présentateur

mais morale dans les chaussettes pour Stéphane et Myriam. On revient d'Italie, 15 jours. C'est notre dernier jour de vacances. Avec Tristone, quand même. C'est la reprise du boulot. Vous garderez la chemise à fleurs ou pas ? Bien sûr. Dans le déni ? Voilà, ouais. Reprise aussi pour Robin et Myriam. Ils sont déjà agacés, rien que d'y penser. La reprise dans les transports, blindés, le matin et le soir. Le retour au travail est toujours vertigineux. Ça va reprendre les réunions avec tout le monde au bureau. Déjà envie de repartir en vacances, mais hélas, il va falloir patienter. On a gardé les prochains congés pour Noël, quoi. Ça va être long. Le bronzage va vite partir. Ah bah ça, c'est sûr.

Paris, le bronzage, il ne tient pas beaucoup. Alors, ils vont se consoler comme ils peuvent. Retrouver les amis qu'ils n'ont pas vus cet été, par exemple. Et puisqu'on en parle, on est, tiens, ce matin, j'ai regardé, on est à 116 jours de Noël. Alors, d'ici là, il y a un dossier qui va animer les débats. C'est le dossier du budget. Et le gouvernement va longuement en discuter dès aujourd'hui en se réunissant en séminaire. Il y avait déjà eu un conseil des ministres. Vous vous souvenez, la semaine dernière. Mais cette fois, tous les ministres sont conviés à huit closes, sans téléphone portable. Ça va se passer aux Invalides, à Paris.

Cyprien Peseril, du service politique à RMC, vous êtes avec nous en direct ce matin. On se souvient des feuilletons des dernières années pour le budget. Encore une fois, cette année, ça semble à une équation impossible à résoudre. Oui, d'autant que la situation économique se dégrade. La croissance en berne. Les taux d'intérêt de la dette qui explosent. Et le déficit admet désormais le gouvernement, qui ne pourra pas passer sous les 5%. D'autant que l'exécutif prévoit des dépenses nouvelles en 2027. Un plan de sauvetage de l'agriculture dans les cartons. La prolongation des aides sur l'énergie et le budget désarmé en hausse.

Côté recettes, pas d'augmentation d'impôts, promet le Premier ministre. Mais la sous-indexation des pensions de retraite les plus élevées est toujours sur la table. Mesure difficile, mais pas brutale, assure Sébastien Lecornu. Alors que, faute de majorité, le risque d'échec au Parlement est élevé. Pour convaincre les oppositions, il insiste désormais, ce budget sera réversible. Autrement dit, fait pour durer seulement quelques mois avant la présidentielle. Les années précédentes, le PS avait accepté d'entrer dans les jeux des négociations pour permettre son adoption. Cette fois, la censure se profile, prévient un dirigeant socialiste.

Ne comptez pas sur nous pour adopter maintenant le programme du gouvernement. Et on verra quelle est la tonalité du discours ce matin à 8h30 au micro d'Apolline. C'est Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, qui sera son invité.

55:04
Invité

Alors en attendant, il y a le défilé des candidats à la présidentielle qui continue à la foire de Chalon-en-Champagne. Aujourd'hui, c'est Édouard Philippe qui y sera. Ce week-end, c'était Gabriel Attal. Notamment, il y a un candidat de plus depuis hier soir. Le patron du PS, Olivier Faure, qui se lance dans la course à la primaire pour, dit-il, une France plus juste.

55:20
Présentateur

Cette semaine de rentrée, elle commence par une grève chez Marionneau. Les salariés des 400 magasins de cette enseigne de cosmétiques

55:27
Invité

sont appelés à la grève à partir de ce matin pour demander des garanties au moment où la chaîne, rachetée par un groupe chinois en 2005, doit être vendue à un petit groupe français.

55:37
Présentateur

Et les salariés voudraient bien savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Car à l'heure actuelle, ils disent qu'ils n'ont aucun dialogue avec leur direction, Alexandre Thibault. C'est le cas de Chloé. Elle a appris un peu soudainement ce très probable rachat en revenant de vacances fin août.

55:49
Invité

Ça fait un petit peu peur parce qu'on ne sait pas à quelle sauce va être mangée. C'est bien beau d'être rachetée, mais à quelle garantie nous donne-t-il ? Ça fait plus de 20 ans qu'elle travaille chez Marionneau. Ce n'est pas tout le temps qu'on se met en grève chez Marionneau. Donc je pense que c'est nécessaire quand même. Nous, on veut quand même garder nos emplois, nos primes. Enfin voilà, on n'a pas envie de se retrouver main devant et main derrière.

56:09
Présentateur

Les syndicats demandent une garantie des emplois à deux ans et l'assurance qu'aucun magasin ne ferme, d'autant que certains affichent un fort déficit.

56:16
Invité

Ok pour ce rachat, mais attention. Marionneau est à vendre, mais pas nos emplois en groupe. Marilynne Gentil est déléguée syndicale CGT. C'est avec grand plaisir qu'on repasse au pavillon français. Bien au contraire, pour autant, on quitte un groupe qui a quand même une assise financière et qui est un très gros groupe pour partir avec une filiale qui n'a pas du tout les mêmes moyens financiers. Avec un gros groupe, on n'a pas réussi. Avec quelqu'un qui a moins de finances, comment on fait pour y arriver ? Contacté par RMC, la direction assure que la priorité est d'avoir un dialogue constructif pour préserver les perspectives d'avenir dans l'entreprise.

56:49
Présentateur

Le bilan s'est alourdi ce matin. Au Népal, désormais, on parle de 919 morts et près de 4800 disparus après l'effondrement d'un glacier la semaine dernière à la frontière avec la Chine. Quatre Français, toujours parmi les personnes recherchées. L'autre information de la matinée, c'est la reprise des frappes au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran. Roumain, vous suivez ça pour RMC, ça a repris cette nuit, ça faisait un mois qu'il n'y en avait pas eu. Oui, et conséquences immédiates, comme à chaque fois, le cours du pétrole remonte. Le baril de Brent a repassé ce matin la barre des 90 dollars.

Ce qu'il s'est passé cette nuit, l'armée américaine dit avoir frappé deux lanceurs de missiles iraniens déployés sur l'île de l'Arak dans le détroit d'Hormuz. Bombardement auquel a quasi immédiatement répondu l'Iran en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats, affirment les gardiens de la révolution, selon qui un navire serait également en feu dans le détroit d'Hormuz après avoir heurté des mines. Une reprise des hostilités qui menace de remettre en cause plusieurs semaines d'accalmie dans cette guerre au Moyen-Orient qui dure maintenant depuis six mois.

Et alors que les discussions entre les deux pays sont dans l'impasse, l'accord conclut en juin dernier ayant à peine tenu un mois avant de voler en éclat. Ce qui n'arrange pas. Donald Trump empêtré dans cette guerre de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis alors que les élections en demi-mandat approchent. Le président américain avait affirmé privilégier la pression économique contre Téhéran. Et c'est dans ce contexte international qu'Emmanuel Macron se rend en Suède aujourd'hui pour finaliser une commande de frégates françaises pour un montant dépassant les 4 milliards d'euros. C'est le premier jour à l'US Open de tennis et on a vécu tôt ce matin et bien la première sensation

58:19
Invité

avec l'élimination du serbe Novak Djokovic. On l'a même vu en pleurs. Ça faisait 20 ans qu'il n'avait pas été battu au premier match sur un tournoi du Grand Chelem.

58:26
Présentateur

Il a perdu en 5-7 contre un joueur argentin moins bien classé que lui. Mon corps commence à me lâcher. Voilà ce que dit Novak Djokovic âgé de 39 ans. Le tournoi va donc continuer sans lui.

58:37
Invité

Eric Salio, vous êtes notre envoyé spécial pour RMC. Et aujourd'hui, on va suivre l'entrée en liste d'Arthur Fiss qui vient de gagner le dernier grand tournoi avant l'US Open. Oui, depuis son exploit à Cincinnati, Arthur Fiss sait qu'il a basculé dans une autre dimension. Il le sent dans les allées de Flushing Meadows. Mais il garde la tête froide car le format des Grand Chelem n'a rien à voir avec celui des Masters 1000.

58:58
Présentateur

Le problème, c'est que je connais mon rang lorsqu'on fait les tournois au meilleur des 3-7. Mais en Grand Chelem, je ne connais pas encore mon rang, malheureusement, parce que je n'en ai pas joué. J'ai joué qu'un Grand Chelem, je crois. Un Grand Chelem, je vais essayer de faire au mieux. Je vais essayer de continuer sur le même lancé. De prendre match après match. Et puis voilà, on va voir. Mais c'est sûr que j'ai des bonnes cartouches à jouer.

59:18
Invité

Avec le climat new-yorkais et le stress des défaillances physiques comme on l'a vu hier avec Terrence Atman, perclus de crampes sont possibles. Mais sur le plan tennis,

59:25
Présentateur

Arthur Fiss n'a rien à envie au Cador. Le numéro de français Arthur Rindernech le confirme.

59:31
Invité

Quand tu gagnes le dernier Masters 1000 avant le Grand Chelem, évidemment que tu peux en faire un outsider. Moi, je ne suis pas surpris. Je le connais depuis un bon moment. On est proches aussi. Donc je le connais, c'est sa motivation. Et voilà, je suis ravi pour lui. et j'espère qu'il va gagner encore plein de matchs. Premier élément de réponse cet après-midi sur le cours Louis Armstrong face à Stéphanos Tsitsipas.

59:51
Présentateur

Et puis je vous signale que Monaco est seul en tête de la Ligue 1 de football ce matin, vainqueur 2-0 contre Marseille. Hier soir, c'était la fin de la deuxième journée. Monaco en fait est la seule équipe à avoir gagné ses deux premiers matchs de championnat. C'était le journal de Quentin Vinay. Il est 8h09 sur RMC.

1:00:05
Invité

RMC jusqu'à 9h.

1:00:08
Présentateur

Apolline Matin. Nos enfants sont-ils devenus illettrés ? C'est la question que vous vous posez, Madeleine de Gesset, à la veille de cette rentrée. Bonjour. Vous êtes professeur de lettres en classe préparatoire. L'école des illettrés. Voilà le nom de votre livre chez Albain Michel. Le niveau des élèves baisse. Vous le constatez. Comment redresser la barre ? Maîtriser la langue française, c'est la clé. Voilà votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant. Un constat terrifiant. Et d'ailleurs, on voit des échecs de la numérisation. Ça, c'est la grosse erreur de stratégie pas seulement de la France, de plusieurs pays européens.

Oui, sauf que les autres pays, j'ai l'impression, reviennent en arrière. Exactement, c'est la différence. Et nous, bien sûr, on s'en tête. Si non, on y revient dans un instant. 8h09. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

1:00:54
Invité

Apolline de Malherbe.

1:00:55
Présentateur

Il est 8h12. Demain, c'est la rentrée. Mais on en parle dès ce matin sur RMC des élèves qui s'est littéralement effondré en français, notamment. C'est le constat que vous faites au quotidien. Madeleine de Gesset, bonjour. Vous êtes professeure de lettres en classe préparatoire. Vous avez participé à l'époque à la campagne de François Fillon. C'était en 2017. Depuis, vous êtes professeure, vous êtes essayiste. Et cette semaine, vous publiez l'école des illettrés aux éditions Albain Michel. C'est sévère quand même.

1:01:22
Invité

Oui, alors illettré, par illettré, j'entends une personne qui a des difficultés à lire et à écrire. Je suis persuadée que notre langue est une source d'émancipation pour nos élèves, hors forcée de constater aujourd'hui, malheureusement, que l'école ne sait plus la transmettre correctement. A fortiori, dans les quartiers les plus défavorisés, mais ça touche aussi, malheureusement, les élèves venant de milieux plus privilégiés.

1:01:44
Présentateur

Désormais, c'est tous les élèves,

1:01:45
Invité

et justement, c'est votre constat,

1:01:46
Présentateur

c'est qu'il n'y a aucune catégorie d'élèves de ce point de vue-là. Pour le coup, tout le monde est logé à peu près à la même enseigne.

1:01:52
Invité

Même en classe préparatoire, dans les filières sélectives où j'enseigne, je constate que mes élèves présentent des lacunes en grammaire, en syntaxe et en culture littéraire qui devraient être impensables à ce stade de leur formation. Mais ce qui est quand même terrifiant,

1:02:06
Présentateur

c'est qu'en fonction du nombre de mots que vous maîtrisez à la maternelle, on est déjà capable de déterminer votre trajectoire scolaire. C'est-à-dire que si vous ne maîtrisez pas plus de 500 mots à la maternelle, on est sûr que vous serez en échec scolaire.

1:02:18
Invité

Oui, et là, on touche du doigt à un problème que les politiques oublient très souvent, c'est que les premiers passeurs de la langue, ce sont les parents. Et il y a une sensibilisation qui est totalement insuffisante vis-à-vis de leur mission qui est essentielle. Le rôle des parents dans la stimulation linguistique est immense. Mais ça marche comment, ça ?

1:02:35
Présentateur

Qu'est-ce que l'État peut faire pour stimuler les parents à stimuler leurs élèves, leurs enfants ?

1:02:40
Invité

Souligner l'importance de leur parler, notamment pendant les repas. On sait que beaucoup de foyers français passent des repas devant la télévision. Éviter de regarder des dessins animés juste avant d'aller à l'école le matin, ce qui épuise l'attention des enfants. Réguler, évidemment, l'accès aux smartphones. Les smartphones tuent les capacités d'attention de propos. Ils ont quand même bien tenté, on peut le dire.

1:03:00
Présentateur

au gouvernement, l'interdiction des téléphones au collège ou au lycée et l'interdiction des réseaux sociaux. Mais enfin, ça, c'est le Conseil constitutionnel qui a retoqué.

1:03:09
Invité

Oui, mais ça s'applique. C'est vrai, ça allait dans le bon sens, mais ça s'applique à l'école. On sait que c'est dans leur foyer que les enfants regardent le plus leur smartphone.

1:03:17
Présentateur

le numérique. Le numérique, on se souvient, quand la Suède a annoncé numériser son école, tout le monde était extatique en France, on ne parlait que de ça. Vous expliquez que la Suède est revenue en arrière parce que ça produisait des échecs considérables. Ça coûte des milliards de revenir en arrière. C'est un contre-investissement au moins aussi massif. Mais vous dites aussi qu'en France, on a investi dans la numérisation. On a acheté des tablettes pour les écoliers, pour le dire très simplement. Mais que nous, en revanche, on ne fait pas machine arrière parce que ça coûte trop cher de faire machine arrière.

1:03:44
Invité

Exactement. Depuis 2023, on sait que c'est une véritable gavgie, ces distributions de tablettes et qu'il n'y a pas de bienfaits réels pédagogiques. Pour le contraire. On remplace aussi les tableaux à crès par des tableaux numériques qui concrètement font asseoir nos enfants toute la journée devant un iPad géant. Et en plus, c'est un non-sens écologique et économique.

1:04:03
Présentateur

Et nous, du coup, on ne fait pas machine arrière parce qu'on ne veut pas admettre qu'on a fait une erreur ? Si la Suède le fait,

1:04:08
Invité

les sommes investies ont été tellement énormes que faire machine arrière, c'est reconnaître qu'on a dépensé énormément d'argent public pour rien.

1:04:14
Présentateur

Enfin, on l'avait pensé de façon débile, excusez-moi, mais acheter des tablettes nulles à tous les élèves, c'était stupide. C'est-à-dire qu'il y a ceux qui avaient des bonnes tablettes à la maison et qui n'utilisaient pas les tablettes de l'école. Pourquoi on n'a pas juste pris les élèves vraiment en difficulté et pour leur payer du bon matériel ?

1:04:28
Invité

En fait, on pense que le numérique va résoudre toutes nos difficultés scolaires et ça, c'est une grande naïveté. Comment est-ce qu'on redresse la barre, Madeleine de Gesset ? En revenant aux méthodes efficaces, on a la chance d'avoir un conseil scientifique de l'éducation nationale qui est de grande qualité, qui s'appuie sur la recherche, notamment en neurosciences. Et le problème aujourd'hui, c'est que nos professeurs des écoles ne sont pas formés à ces méthodes efficaces très souvent.

1:04:54
Présentateur

Le problème est plus politique, en réalité, dans les choix politiques, que dans la question de la qualité des enseignants.

1:05:02
Invité

Je pense en fait qu'il faut que l'éducation nationale reprenne la main sur la formation de ses formateurs et sur la formation de ses propres professeurs parce qu'aujourd'hui, ça dépend très largement du ministère de l'enseignement supérieur.

1:05:12
Présentateur

Donc, c'est problématique. Dans la catégorie des choses assez stupéfiantes sur lesquelles vous revenez, il y a les polycopiés. Les polycopiés, on ne pensait pas que c'était dangereux. Vous savez juste le fait de donner le cours en version imprimée aux élèves, histoire qu'ils aient le plan et l'introduction. En fait, vous expliquez que d'après une étude américaine qui date de 2014, de l'université de Princeton, si mes souvenirs sont bons, les polycopiés, en réalité, nuisent à l'attention et qu'en fait, ne pas prendre de notes pendant que le prof parle, ça nuit notre capacité à apprendre et à retenir ce qu'on lit. Donc, même ça, ça a détruit nos capacités d'apprentissage.

1:05:39
Invité

Oui, parce qu'en fait, déjà, dès les petites classes, les polycopiés font moins écrire les élèves. Alors, c'est en écrivant des phrases que la syntaxe rentre dans votre esprit. Et par ailleurs, l'écriture manuscrite vous oblige à faire déjà un effort de synthèse et de mémorisation. Donc, il faut la privilégier. Moi, dans ma classe préparatoire, la prise de notes par ordinateur est interdite, par exemple.

1:06:01
Présentateur

Interdite, parce que c'est déjà une manière d'apprendre que d'écrire. Il y a Jean-Christophe qui nous appelle au 32-16 depuis l'aube. Vous êtes à Champignolles, les Monts-de-Ville. Bonjour, Jean-Christophe. Bonjour, tout le monde. Viticulteur, vous n'êtes pas surpris, semble-t-il, par le constat assez sévère que dresse Madeleine de Gesset ? Non, j'ai pu constater que mon plus grand, maintenant, il a 21 ans, mais quand il était au CMA, pour être au C2-CMA à l'époque, je me rappelle de l'astuce qu'il avait. Il montre un coup de natéros qu'il avait fait en histoire. C'était bardé de fautes. Et il me fait, pourtant, il avait une bonne note.

Il me fait, non, mais la maîtresse, elle a dit, si ton histoire n'en corrige pas les fautes de français, par exemple, vous voyez. On ne corrige pas, voilà, c'est ça. Comme c'est de l'histoire, on ne corrige pas les fautes de français. On ne corrige pas les fautes. Alors, moi, j'ai dit, c'est un environ. Donc, vous-même, vous disiez à votre fils, non, mais tu ne mérites pas cette note-là. Ben, oui, carrément. Du coup, on n'a pas la tête qu'il fallait. Mais voilà, ça roule maintenant. Mais les parents, il faut se faire derrière aussi. Il y a un autre exemple, par exemple, mon plus petit, au collège, et on trouvait qu'il n'y avait pas assez de livres de lus en cours de français. Oui.

La prof, qu'il avait une année, elle nous a répondu, mais je ne peux pas en faire lire de trop parce que sinon, les élèves vont être débordés, ne vont pas réussir. Et mon gamin, quand il sort de... En réunion par en prof, mon gamin, quand il sort de la salle, à 12-13 ans, il me dit, mais papa, si tu n'en comprennes pas, comment on peut s'améliorer ? Même un gamin, 12-13 ans, il te rend compte. Lui-même était plus exigeant que les professeurs eux-mêmes. Jean-Christophe, je voudrais que Madeleine de Gesset puisse réagir.

1:07:34
Invité

Oui, alors vous pointez du doigt un vrai problème, c'est qu'il faut qu'il y ait une très grande exigence sur les qualités rédactionnelles de nos élèves et il faut que les fautes d'orthographe soient sanctionnées, quelle que soit la matière et quel que soit le professeur.

1:07:47
Présentateur

Voilà. Les fautes d'orthographe, l'exigence à la lecture. Merci Madeleine de Gesset d'être venu ce matin répondant à nos questions. L'école des illettrés réapprendra à l'écrire. Juste un point d'optimisme, Apolline. Albain Michel. Oui, Emmanuel. Les pays qui ont fait des réformes d'ampleur de leur système éducatif, je pense à l'Allemagne au début des années 2000, ça a payé assez vite. Au bout de trois ans, vous voyez déjà des résultats. Donc, ce n'est pas des réformes qui mettent des années à produire leurs effets. Effectivement, ça fait plaisir. Merci et merci à Jean-Christophe pour son témoignage. Il est 8h19, Arnaud de Manche.

RMC, tiens, je ne le fais pas d'habitude, mais là, j'aimerais quand même rebondir sur ce qui vient

1:08:23
Invité

d'être dit parce que je ne suis pas tout à fait d'accord avec notre invitée précédente. Les gens y croivent que les enfants ne sachent plus parler correct.

1:08:30
Présentateur

C'est très exagéré. Voilà, c'était juste pour dire ça. L'édito. C'était mon édito coup de gueule. La chronique, c'est moi qui l'ai écrite en plus. C'est moi qui l'ai fait. Et ça m'a fait mal à la concentration tout le week-end. Donc, on va parler de la présidentielle avec de nouveaux candidats. Vous avez vu ? En ce moment, on a eu trois tout neufs. Alors, on a eu Olivier Faure ce week-end,

1:08:53
Invité

Dominique de Villepin

1:08:54
Présentateur

et même Natacha Polony. Alors là, stop. Ah bon ? Stop, ouais. Stop, Natacha. Elle y pense. Elle veut y aller. C'est trop. Stop. Là, c'est Balladur qui avait raison. Je vous demande de vous arrêter. Je vous demande de vous arrêter. Alors, Dominique de Villepin,

1:09:06
Invité

il s'est déclaré chez notre ami Guillaume Daray sur BFM TV. Et alors, vous avez entendu, il n'a pas aimé toutes les questions de Guillaume. À un moment, Guillaume, il a voulu tenter une question piège et Villepin, il nous a sorti ceci. Monsieur Daray, je n'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire brouter le derrière

1:09:21
Présentateur

par les petits lapins. Mais qu'est-ce que c'est que cette formule exceptionnelle ? Nous, on est un peu bêta

1:09:28
Invité

parce qu'on croive que c'est ça qu'il faut dire. Nous, on aurait dit ça va, essaye pas de me la faire. Mais Villepin, c'est une marquise libertine du 18e siècle. Quand il n'est pas d'accord, il te convoque des lapins, de la lingerie, un potager. Alors, Guillaume a continué. Guillaume, il m'a dit « Mais, monsieur de Villepin, est-ce qu'on doit demander des efforts aux retraités ? »

1:09:48
Présentateur

Monsieur Daray, je vous l'ai dit, je n'ai pas enfilé mon porte-jartel en feuille d'artichaut pour prévenir de nos pions devant des vieilles tortues. Sur les retraités, nous paierons, nous paierons la mission. Car, vous le savez, la petite carotte des conséquences budgétaires n'arrive pas en étant lubrifiée dans le petit oignon de la réalité. C'est original, ça change, ça donne une couleur. Il ne peut pas se faire brouter le derrière. En ce moment, plusieurs responsables politiques défilent donc à la foire de Chalon. Gabriel Attal, Karim Wamran, François Hollande, Edouard Philippe, Jordan Bardella, c'est mon début.

1:10:28
Invité

Oui, c'est dédicace à Arthur Chevalier qui adore le club Dorothée. Ça, c'était les musclés. Ça doit être super la foire de Chalon. Tout le monde y va. Moi, dit comme ça, j'aurais dit que c'était un concours d'andouillettes, un sosie de Johnny. Vous savez, le genre de foire où on envoie Miss France et où elle regrette

1:10:44
Présentateur

d'être élue. Et en fait, c'est énorme. C'est 800 exposants,

1:10:47
Invité

250 000 visiteurs, 50 000 m2 sur l'agriculture. Et donc, une des premières épreuves obligatoires pour devenir président, faire semblant de s'intéresser à des machines agricoles.

1:10:59
Présentateur

M. Lattal, ça fait du bien de vous voir. Tenez, ça, c'est un broyeur de menu paille avec rotor axial et essieu pendulaire et un déchaumeur à 8 vitesses. Un déchaumeur ? Oui, ça broie le chaume. Ça ne peut pas broyer les chômeurs ? Ça, ça m'intéresse. Et là, tu as Hollande qui passe. Oh, le nul ! Il n'est pas capable de reconnaître un semoire monograine avec distributeur hydraulique double effet et rente de pulvérisation à 450 tours. Il a 40 ans de Corrèze donc évidemment, il a des petites excuses.

1:11:28
Invité

Alors, le maire de Saint-Ouen, Karim Boanran, sera là aussi. Alors lui, surveillez-le. On rappelle qu'il est en guerre depuis des mois contre Master Poulet. Le mec, tu le lâches dans une forêt agricole avec des milliers de volailles.

1:11:40
Présentateur

C'est Rambo en Birmanie. Alors voilà, M. Boanran, ici, c'est notre élevage. Putain, il y a des poulets partout ! Il y a des poulets comme à Master Poulet à Saint-Ouen. Ça, c'est ma guerre. C'était horrible. Il y avait des pylons mâchouillés jusque devant l'épicerie de mon pote Bobby et des nuggets dégueux plein les trottoirs de ma ville. Il y a encore quelqu'un

1:12:05
Invité

dans ce poulailler.

1:12:06
Présentateur

Ne tirez pas, c'est moi, Dominique de Ville. J'ai juste voulu mettre mon string en pot de poulet pour me faire picorer

1:12:14
Invité

le fessier par des gentils poussins. Écoutez, si c'est sa manière à lui de séduire des accueillendeurs, j'ai envie de dire ça se tente. Ça se tente. Ça se tente.

1:12:21
Présentateur

Mon Dieu. Demain, c'est la rentrée des classes Arnault avec une nouveauté.

1:12:27
Invité

Et bon courage pour les confisqués à des lycéens. Tous les profs du secondaire, je pense qu'ils vont démissionner pour trouver un emploi un peu moins dangereux. Genre jardinier à la colline du Crac. Voilà. Agent du Mossad à Téhéran. Caution de Gaulle sur CNews. Sommier humain de Gérard Larcher.

1:12:44
Présentateur

C'est dur pour un ado parce qu'un portable, c'est toute sa vie. C'est l'équivalent pour Manu Lechypre à 15 ans d'un annuaire

1:12:51
Invité

pour le contact avec les amis, d'une cabine téléphonique, d'une encyclopédia universaliste pour les devoirs et d'un catalogue la redoute pour la sexualité. Alors c'est Emmanuel Macron qui a pris la décision de promulguer la loi. Oui. Mais je trouve ça dur quand même pour les ados. Ils vont s'ennuyer au lycée, monsieur le président.

1:13:07
Présentateur

Eh bien, ils s'occuperont autrement. Comme nous, on faisait. Nous, on essayait d'appuyer sur les quatre couleurs du bic, quatre couleurs en même temps. On faisait des serbacanes avec des effaceurs. On écrivait Metallica au Tipex sur nos trousses. On draguait la prof de français de 40 ans avant de l'épouser. Alors ça, c'est pas vrai. On n'a pas tous fait ça.

1:13:27
Invité

Allez, à demain.

1:13:28
Présentateur

Arnaud Demange, tous les jours à 7h20 et 8h20. Il est 8h25. Dans un instant, eh bien, c'est le face-à-face. Mon invité, elle est porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie. Les aides au carburant seront-elles prolongées ? Réponse dans un instant sur RMC et BFM TV. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Les échanges de frappe entre Etats-Unis et Iran au Moyen-Orient. Ce navire en feu dans le détroit d'Hormuz.

1:13:57
Invité

Cette base américaine visée aux Émirats arabes unis par Téhéran. Tout cela en représailles à des bombardements américains sur l'île de l'Arak. Les premiers depuis un mois. L'enquête commence près d'Arras. Un adolescent de 14 ans a été tué, percuté par un TER. Hier soir, il se trouvait

1:14:12
Présentateur

près d'un passage à niveau. La SNCF vérifie si les systèmes d'alerte ont bien fonctionné. Un socialiste de plus dans la course à la présidentielle. Le patron du PS, Olivier Faure, a officialisé sa candidature à la primaire de son parti. Elle est prévue en octobre prochain. De son côté, le gouvernement en séminaire. Aujourd'hui, ce sera juste après le Conseil des ministres avec au programme notamment la préparation du budget. Le foot, Monaco se réveille en tête de la Ligue 1 grâce à sa nette victoire 2-0 contre l'OM. Le Paris FC est deuxième, vainqueur 3-0 de Nice. Hier à égalité de points avec Rennes notamment qui est battu sur le fil. Le Mans, 3 buts à 2.

La météo avec un temps calme, seulement quelques averses vers la Manche ce matin et vers les frontières du Nord cet après-midi. Côté température, de 21 à 25 degrés pour la moitié nord et généralement 25 à 29 degrés au sud, jusqu'à 34 près de la Méditerranée.

1:15:02
Invité

Allez, il est 8h29, tout de suite, le face-à-face. Apolline de Malherbe reçoit la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie. C'est Maude Bréjean.

1:15:11
Locuteur non identifié

RMC jusqu'à 9h.

1:15:13
Présentateur

Apolline Matin, face à face. Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maude Bréjean. Bonjour à tous. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes ministre déléguée à l'énergie. De très nombreuses questions évidemment à vous poser, notamment sur la question du pouvoir d'achat et du budget. mais d'abord après les frappes qui ont repris cette nuit en Iran. Frappe américaine d'abord, réplique iranienne ensuite et sans doute des navires touchés. La question des mines dans le détroit d'Hormuz c'est reparti. Vous connaissez la position de la France, elle est constante depuis des mois maintenant.

1:15:52
Invité

On appelle évidemment au calme, on appelle à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz et c'est ce à quoi travaille le président de la République avec notamment nos alliés européens. Pour autant, on n'est pas sans ignorer évidemment l'impact que ça a sur les Français, l'impact que ça a sur le prix à la pompe, l'impact que ça a pour nos entreprises

1:16:10
Présentateur

et donc on va sûrement parler de la question de la reconduction des aides dans un moment difficile, dans un moment où on a du mal à dire ce qui va se passer, quelle sera l'évolution des prix, évidemment se pose et le Premier ministre

1:16:22
Invité

l'a clairement mis sur la table chez vos confrères

1:16:26
Présentateur

du Parisien dimanche. Mais pardon, elle fait plus que se poser puisque ce soir c'est la fin de la possibilité de s'inscrire pour toucher ces aides au carburant, ce sera prolongé ? Tout à fait. Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles notamment pour les entreprises les plus en difficulté. Nous souhaitons poursuivre ces aides. Nous allons encore discuter dans les jours à venir. Pourquoi vous ne dites pas ce matin ? Je vais terminer. Pardonnez-moi. Nous poursuivons ce jour. Je vais terminer. Nous avons encore des discussions à mener avec les secteurs les plus touchés pour réfléchir avec eux dans quelle mesure ces aides doivent être prolongées, à quelle échéance, dans quelle proportion.

Maintenant, on va se le dire très clairement, les entreprises les plus en difficulté qui font appel à ces aides pourront bien sûr dans les semaines à venir continuer à faire de demandes. Nous n'allons pas fermer les portails, nous n'allons pas fermer les guichets. Nous avons pris un engagement dès mars dernier

1:17:19
Invité

pour ne pas lâcher les entreprises, encore une fois, les plus en difficulté, les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le secteur du bâtiment. Vous nous dites ce matin, Maud Bréjon,

1:17:29
Présentateur

que vous ne fermerez pas le guichet des aides. Non, et nous voulons, nous voulons poursuivre encore une fois ces aides parce que derrière,

1:17:36
Invité

ce sont des salaires et des emplois. Pardon Maud Bréjon,

1:17:38
Présentateur

je ne comprends rien. Je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi vous dites nous souhaitons et pas nous prolongeons les aides ? Nous aurons l'occasion de détailler

1:17:46
Invité

dans les jours à venir l'ampleur, la durée de cette prolongation. Il y a encore quelques discussions, quelques réunions à mener avec les filières mais je veux, moi, rassurer tout le monde ce matin, Pauline de Malherbe, on peut jouer sur les mots, je veux rassurer tout le monde. Nous ne lâcherons, nous ne lâcherons personne. Nous avons été aux côtés de ces secteurs d'activité,

1:18:06
Présentateur

encore une fois, depuis le départ. Ces aides ne seront pas suspendues. Il y a quelques discussions à mener encore, je le dis, sur l'ampleur, l'organisation mais ces aides ne seront pas suspendues. Pour que les choses soient bien claires et que les gens puissent se projeter, les aides seront prolongées dites-vous mais on ne sait pas encore exactement dans quelle ampleur. Dans quelle ampleur et à quelle échéance. Mais elles seront prolongées. Vous savez qu'on s'adapte au fur et à mesure,

1:18:30
Invité

mois après mois, en fonction d'une situation. Encore une fois, géopolitique, vous l'avez dit en ouverture de l'interview qui est très évolutive, qu'on a du mal à anticiper.

1:18:37
Présentateur

Je vais vous reposer la question à votre région. Notre cap, il est constant. Qu'est-ce qui doit être discuté ? C'est quoi ? C'est que vous n'avez plus de sous ? C'est sans doute une des raisons. Mais est-ce que vous pouvez l'assumer comme tel ? Ou est-ce que c'est simplement que vous vous rendez compte que peut-être les aides n'étaient pas suffisamment précises ou pas ciblées sur les bonnes personnes ? Qu'est-ce qui pourrait changer ?

1:18:57
Invité

L'impact budgétaire, il existe et il est complètement assumé. Nous assumons, encore une fois, des aides qui sont des aides ciblées, qui ne sont pas des aides universelles, qui sont à destination de celles et ceux qui en ont réellement besoin, qui sont particulièrement dépendants de l'évolution du prix du gasoil, du gasoil non routier notamment, pour faire fonctionner leur activité,

1:19:17
Présentateur

pour faire fonctionner leur appareil productif. Donc ça, on l'assume. En fait, j'essaie de me mettre à la place ce matin de ceux, vous évoquiez tout à l'heure, notamment les pêcheurs, les agriculteurs, qui sont des professions qui savent que normalement, enfin qui pensaient se lever ce matin en se disant jusqu'à ce soir minuit, on a les guichets. Bon, vous venez de dire les guichets, bon, pas être fermés. Je veux rassurer tout le monde. Mais comment peuvent-ils se projeter ?

1:19:39
Invité

Mes collègues, que ce soit pour le secteur de la pêche, de l'agriculture, des transports, continuent de discuter avec les secteurs concernés. Il y a probablement des ajustements apportés, peut-être certaines parties sectorielles qui n'étaient pas complètement couvertes. Est-ce qu'on peut les aider davantage ?

1:19:55
Présentateur

Vous pourriez élargir ?

1:19:56
Invité

On le fera. Peut-être que certaines, encore une fois, modes organisationnels n'étaient pas parfaitement adaptés. Mais là encore, sans rentrer dans le détail ce matin,

1:20:04
Présentateur

dans la mécanique organisationnelle, ce que je veux dire,

1:20:13
Invité

aux secteurs les plus touchés, c'est que nous ne les laisserons pas tomber.

1:20:17
Présentateur

Maude Bréjon, ce matin, les prix du carburant, c'est 2,03 euros pour le 95, c'est 2,20 euros pour le gasoil. Le baril de Brent est passé au-dessus des 90 dollars à nouveau après les frappes de cette nuit. Vous anticipez, j'imagine, que ça ne redescende pas ? Je n'ai pas de boule de cristal et encore une fois, personne ne sait dire quelle sera l'évolution des prix des carburants

1:20:42
Invité

dans les semaines à venir. Ça dépend notamment de la situation évidemment au Moyen-Orient. J'ai dit deux choses. J'ai dit d'abord, dans le budget 2027, le chèque énergie, le chèque énergie qui est versé en avril entre 150 et 270 euros pour plus de 4 millions de foyers, 4,2 millions de foyers de manière automatique, sera reconduit. Pourquoi je le dis ? Donc il n'y aura pas besoin de le demander. Je le dis, il n'y aura pas besoin de le demander. Je le dis parce qu'il y a eu des discussions, ici ou là, sur un rabot de ce chèque énergie, sur une suppression de ce chèque énergie.

1:21:17
Présentateur

Le Premier ministre, j'étais présente dès juillet dernier, arbitré de manière très claire au regard de l'évolution des prix de l'énergie et spécifiquement du carburant. Nous ne touchons pas à ce chèque énergie qui sera reconduit. Le chèque énergie reconduit. Vous disiez d'ailleurs qu'il était versé de manière automatique. Ce n'est pas le cas des aides effectivement carburants. Vous aviez estimé qu'il y aurait 3 millions en gros de Français qui pouvaient prétendre en profiter. Combien de personnes ont véritablement fait la demande et obtenu cette aide ? 1,4 million. Donc, c'est beaucoup moins que ceux qui pourraient y prétendre. 1,6 million de Français ont aujourd'hui fait cette demande.

Prenez votre temps. Ont aujourd'hui fait cette demande. Encore une fois,

1:22:01
Invité

nous, on estime que c'est normal, légitime et compréhensible qu'il y ait un acte volontaire pour percevoir cette aide.

1:22:07
Présentateur

Il y a certaines conditions à remplir. Mais ça veut dire que 1,6 million de Français qui pourraient y prétendre ne l'ont pas demandé ? Encore une fois, c'est pour ça qu'on a prolongé... Moins de la moitié de ceux à qui ces aides normalement devraient arriver ne les toucheront pas. Ils n'ont pas encore fait cette demande. C'est pour ça qu'on avait notamment poursuivi cette possibilité de faire cette demande d'aide au-delà de juillet. Je vais vous poser la question un peu différemment.

Est-ce que vous n'aviez pas anticipé de manière j'allais dire un peu faucheton l'idée que sur les 3 millions qui pouvaient y prétendre, il y en aurait sans doute la moitié qui soit ne sauraient pas qu'ils pouvaient y prétendre, soit n'auraient pas le courage d'aller jusqu'au bout du formulaire et que donc ça vous ferait en fait des économies ? Non.

1:22:47
Invité

On avait calibré cette aide pour qu'elle soit encore une fois bénéfique aux Français qui travaillent.

1:22:53
Présentateur

Je le rappelle, c'est une condition qui est importante. Et deux, aux Français les plus en difficulté. Fin juillet, quand on s'est rendu compte qu'un peu plus d'un million de Français seulement avaient fait cette demande, on a décidé de prolonger le guichet jusqu'à fin août. Est-ce que ce guichet sera de nouveau prolongé ? C'est possible, on doit en discuter. Vous venez de me dire qui serait prolongé le guichet. On doit en discuter avec le Premier ministre. Là, on parle des aides gros rouleurs pour les Français les plus en difficulté. Je comprends qu'ils s'y perdent les Français, moi-même je m'y perds alors que c'est mon job.

1:23:21
Invité

Et moi, j'appelle,

1:23:22
Présentateur

j'appelle et David Amiel le fait, Roland Lescure le fait, H5 interview, tous les Français à faire cette demande. On a mis en place un portail en ligne le plus simple,

1:23:32
Invité

le plus accessible possible de telle façon que, encore une fois, cette aide puisse être versée de la manière la plus efficace pour les Français qui en ont besoin. Et donc, j'invite encore une fois ce matin celles et ceux

1:23:44
Présentateur

qui y ont droit à faire cette demande. Maude Bréjon, le patron de Total, M. Pouyannet, a prévenu, je cite, s'il y a une taxation des super profits, on en tirera les leçons. Il n'y aura plus jamais de plafonnement des prix de l'énergie. Qui tient qui ? Est-ce que c'est Total qui tient le gouvernement ? Est-ce que c'est le gouvernement qui tient Total ? La question ne se pose pas dans cet ordre-là. Nous, on a demandé depuis, encore une fois, le premier jour à l'ensemble des distributeurs. Je vais vous dire pourquoi je pense qu'elle se pose comme ça.

Lundi dernier, je reçois le ministre de l'économie, ici même Roland Lescure, qui laisse entendre que oui, cette taxe sur les super profits va être prolongée parce que de toute façon vous n'avez pas le choix, vous avez besoin de sous. Entre-temps, Patrick Pouyannet dit attention, s'il y a une taxe sur les super profits, je fais remonter les prix à la pompe. Et troisième étape de la fusée, Sébastien Lecornu qui lui dit hier reproduire cette surtaxe à l'identique, enverrait un très mauvais signal, c'est un impôt exceptionnel. Il doit donc rester exceptionnel, il a donc entendu l'appel de Patrick Pouyannet.

Je ne suis pas certaine qu'il parlait exactement de la même surtaxe, en l'occurrence Roland Lescure parlait de surimpôts sur les entreprises qui étaient chiffrés

1:24:48
Invité

à 7,5 milliards d'euros l'année dernière, qui est un impôt qui doit être exceptionnel, qui a été mis en place d'abord en 2025, reconduit en 2026. Déjà,

1:24:59
Présentateur

c'est celui-là

1:25:00
Invité

qui serait reconduit alors ? Déjà en 2026, on avait diminué l'assiette, on avait exonéré les ETI de cette surtaxe sur les entreprises. Est-ce que la question de la prolongation se pose et est étudiée ? La réponse est oui. Est-ce qu'on s'était engagé

1:25:14
Présentateur

à ce que cette surtaxe soit exceptionnelle ? La réponse est également oui. Donc, si on peut réduire l'assiette de cette surtaxe, bien sûr on le fera. Mais pardonnez-moi, on ne le fera pas parce que Patrick Pouyannet ou d'autres nous le demandent. On le fera parce que permettre aux entreprises de payer un peu moins d'impôts que ce qu'elles payaient, je parle pour les très grandes entreprises l'année dernière, c'est leur permettre d'investir, c'est leur permettre de créer des emplois.

1:25:39
Invité

Vous avez reçu régulièrement des patrons sur vos antennes qui expliquent que trop d'impôts c'est ce qui leur empêche de développer leur appareil productif et notamment leur appareil productif en France et donc de créer des emplois. C'est pour ça qu'on fait attention. Et ensuite, nous on a demandé aux distributeurs à Total comme aux autres d'être extrêmement vigilants que Total aujourd'hui plafonne les prix en France, qu'on ait un grand pétrolier qui soit en capacité de faire ce geste-là, qui soit en capacité de nous aider, de nous assurer un approvisionnement suffisant. Même quand la situation était particulièrement tendue sur la question

1:26:16
Présentateur

de l'approvisionnement, c'est une bonne chose pour la France. Vendredi, la Bulgarie s'est financée moins cher que la France sur les marchés. On est dans une situation budgétaire, on va sûrement en parler. On arrive dans une période qui est la période de la construction

1:26:31
Invité

du budget 2027 qui est très difficile à plusieurs égards. Il y a la question des taux, il y a la question du contexte au Moyen-Orient, on en parlait, qui pèse sur les Français, qui pèse sur l'activité économique. Il y a la question du déficit, qui est un déficit encore bien trop élevé. Et puis, je terminerai sur un point quand même,

1:26:51
Présentateur

il y a le contexte politique national qui pèse sur notre capacité à redresser les finances publiques.

1:27:00
Invité

Et donc, ça va appeler des choix, ça va aussi appeler de la responsabilité

1:27:03
Présentateur

de la part des uns et des autres. Est-ce que votre responsabilité n'est pas de dire que les objectifs ne seront pas tenus, je rappelle le contexte. Lorsque le budget 2026 a été écrit, en réalité, il était déjà, semble-t-il, faussé, mais il l'est encore plus aujourd'hui. L'objectif, c'était 1% de croissance et un déficit de 4,7% du PIB. Aujourd'hui, la croissance, le gouvernement lui-même l'a revu à la baisse. A partir de 1%, on est passé à 0,9%, puis on est passé à 0,7%. Aujourd'hui, l'INSEE, et c'est vendredi qu'il l'en dit, estime que la croissance du PIB au deuxième trimestre était en réalité de 0. C'est donc une stagnation. Alors que l'estimation était de plus 0,2.

Ça veut dire que tout va être revu à la baisse. Ça veut dire que déjà, les 0,7% sur lesquels vous continuez à tabler, alors qu'ils étaient déjà bien moindres que ceux qui étaient prévus au départ, ne seront pas tenables.

1:27:56
Invité

D'abord, Apolline de Malherbe, je ne peux pas vous laisser dire

1:27:59
Présentateur

que le budget tel qu'initialement adopté au Parlement était un budget faussé. C'était déjà un budget, alors on va le dire, très optimiste. C'était un budget... Très optimiste. Je ne vais pas dire que vous avez menti, mais qu'au moins, vous avez fait preuve d'un optimisme. Je voudrais être très clair pour les Français qui nous écoutent là-dessus. C'était un budget qui s'appuyait sur le contexte qui était celui de janvier.

1:28:20
Invité

Entre-temps, on a connu la fermeture du détroit d'Ormouz, qui a considérablement ralenti l'économie mondiale, impacté la croissance française, pas uniquement, mais aussi française. On a vécu un été, là encore, extrêmement difficile, épisodes de canicules qui se sont enchaînées, sécheresse,

1:28:37
Présentateur

impacte aujourd'hui sur les filières, je pense notamment aux filières agricoles. Et donc, tout ça, bien sûr, pèse sur l'économie française. Mais on n'est déjà plus à 0,7. C'est une réalité. Je ne ferai pas, ce matin, de prévision d'actualisation. Enfin, j'ai assez mécanique. Si l'INSEE nous dit que c'était zéro au dernier semestre, on sait qu'on ne tiendra pas les 0,7. Je ne suis pas ministre du budget, je ne vais pas actualiser ce matin les prévisions de croissance. Ce que je peux vous dire, c'est que tout est fait et que tout sera fait pour atteindre l'objectif que nous nous sommes fixés.

Le ministre de l'Action et des Comptes Publics, David Amuel, avait déjà anticipé ces difficultés en annonçant des gels budgétaires à hauteur de 6 plus 3 milliards. Donc, c'est des sommes qui sont extrêmement importantes et qui visent à atteindre cet objectif. Puis ensuite, il va falloir qu'on regarde devant nous. On a une année 2027 qui est charnière sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan international. Et là encore, dans quelques semaines, le Parlement va débuter les discussions budgétaires. Il serait inconcevable et irresponsable de commencer l'année 2027 sans budget pour le pays.

Alors, le problème, c'est que vous l'avez sans doute entendu ce week-end, les socialistes laissent entendre que la censure arrive et donc ce budget ne pourra pas passer.

1:29:49
Invité

Oui, alors moi, je vous propose d'abord de repartir du contexte et d'un rapport de l'inspection générale des finances qui dit une chose simple, sans budget, c'est 15 milliards d'euros de coûts pour le pays et un déficit qui pourrait atteindre 5,9%. Le Premier ministre a dit une chose très juste chez vos confrères du Parisien dimanche. Il a dit les petits calculs politiques s'arrêtent là où commence le risque financier. Je trouve cette phrase,

1:30:15
Présentateur

encore une fois, particulièrement juste et particulièrement cohérente. dans le contexte. Il y a un risque financier pour la France aujourd'hui ? Si on prive ce pays de budget, si on continue à s'enliser dans un déficit dont on n'arrive pas à sortir, au regard du contexte

1:30:29
Invité

international, au regard de la hausse des taux dont vous avez parlé, il y a un risque financier pour le pays si on ne fait rien. Qu'est-ce que vous dites aux socialistes ? Je dis aux socialistes comme à l'ensemble des forces politiques, d'abord, vous ne pouvez pas

1:30:43
Présentateur

refuser le débat. Il y a un point de méthode qui est très important. Nous, on va proposer... Vous trouvez que le fait que c'est une copie de départ ? Cette idée de censure plane déjà, alors même que les discussions n'ont pas commencé, ce n'est même pas joué le match ? Je constate qu'annoncer une censure, alors même qu'on n'a pas lu le dossier,

1:31:01
Invité

est à la fois irresponsable et très décalé par rapport à la situation, encore une fois, économique du pays. On ne peut pas avoir des responsables politiques

1:31:14
Présentateur

qui se prétendent de partis de gouvernement et en même temps, avoir des censures avancées avant même qu'on ait mis sur la table

1:31:22
Invité

la copie budget.

1:31:23
Présentateur

Le même Olivier Faure qui a été en réalité votre allié pour le dernier budget, aujourd'hui, est celui qui laisse entendre qu'il n'y aura même pas de discussion. Nous, on va, encore une fois, tendre la main à toutes les forces politiques, toutes, qui ont envie de discuter et qui ont envie de travailler. On ne négocie pas avec les uns ou les autres, je pense notamment au RN ou LFI. Mais enfin, on fait avec l'Assemblée nationale et avec les élus que les Français ont choisis. Et puis, ensuite, il y aura des amendements, il y aura des modifications à ce budget, ça va prendre du temps. Et nous, Apolline de Malherbe, on prendra tout le temps qu'il faut pour cette discussion budgétaire.

1:32:00
Invité

Mais ce travail-là, il doit se mener. Et les parlementaires, la première prérogative d'un parlementaire, c'est de discuter et c'est de voter le budget.

1:32:09
Présentateur

Vous êtes toujours membre du parti Renaissance ? Je suis toujours membre du parti Renaissance. Et pourtant, vous soutenez Edouard Philippe Horizon ? Oui. Et non pas Gabriel Attal, le candidat de Renaissance ? Alors, sans transition. Je suis un peu perdue. Sans transition. Moi, je me suis engagée il y a près de 10 ans maintenant avec le président de la République

1:32:27
Invité

que je suis très fière de servir et qui a d'ailleurs fondé ce parti. J'ai une conviction profonde, c'est qu'on doit réussir à unir aujourd'hui la droite et le centre face à la montée de l'extrême droite et à la montée de l'extrême gauche. Il y a un candidat aujourd'hui, un candidat qui est en capacité d'être au second tour et de gagner cette élection présidentielle à droite et au centre, c'est Edouard Philippe. Donc,

1:32:49
Présentateur

vous dites à Gabriel Attal que c'est le moment de se retirer ? Je dis aux Français qui nous écoutent, je dis à tous mes amis politiques, qu'ils soient de la droite, du centre, encore une fois, dans notre famille politique,

1:33:01
Invité

il n'y a pas match. Il n'y a pas match. Edouard Philippe est le seul à pouvoir se qualifier au second tour et gagner l'élection et gagner l'élection présidentielle.

1:33:13
Présentateur

Je vois les différentes enquêtes d'opinion publiées il y a encore deux jours sur BFM TV. Il est de très loin le mieux placé. Il fait le double

1:33:23
Invité

de ses concurrents, encore une fois, au sein de la droite

1:33:26
Présentateur

et du centre, au premier tour. Il est en capacité d'un match. Gabriel Attal doit se retirer avec un projet. Pardonnez-moi, je ne m'adresse pas qu'à Gabriel Attal, je m'adresse à l'ensemble. C'est votre patron. C'est quand même le patron de votre famille politique. Vous êtes membre de renaissance. J'ai quand même du mal à comprendre. D'abord, mon patron, c'est le président de la République et le Premier ministre. Et ensuite, je m'adresse à l'ensemble des forces politiques. Donc, Gabriel Attal et Bruno Rotaillot dans ces cas-là. Bruno Rotaillot, Xavier Bertrand,

1:33:55
Invité

Laurent Wauquiez. C'est vrai, vous avez raison, il y en a beaucoup. Pardonnez-moi, il n'y a pas que les candidats supposés ou déclarés à la présidentielle. Il y a aussi des responsables politiques importants. Je pense à Yael Broun-Pivet, par exemple, chez nous. Il y a des femmes, on en parle moins, mais qui ont un rôle à jouer dans cette élection présidentielle. Moi, je veux dire une chose simple. Edouard Philippe, il a de la constance, de l'expérience et une vision claire pour le pays.

1:34:18
Présentateur

C'est le plus à même d'être en capacité de rassembler. C'est le seul aujourd'hui qui peut éviter

1:34:24
Invité

au pays le cauchemar d'un second tour entre le Rassemblement national et la France.

1:34:30
Présentateur

Est-ce que ça suffira que vous fassiez ce genre d'appel ? Est-ce qu'il faut à un moment une primaire ? Gabriel Attal dit pourquoi pas. Bruno Rotaillot dit s'il y en a une, j'y participerai. David Lysnard ici même disait faisons une grande primaire et Edouard Philippe dit non. Il y a une forme d'hypocrisie dans les déclarations

1:34:47
Invité

des uns et des autres. D'abord parce que ceux qui disent aujourd'hui pourquoi pas disaient non hier et ensuite parce que quand vous rentrez dans le détail et je sais que vous prenez le temps de le faire, ils ne placent pas tous le curseur de la primaire au même endroit. Entre ceux qui veulent une primaire du Parti Socialiste ALR, ceux qui veulent une primaire de la droite à Sarah Knafow, ceux qui disent j'accepte une primaire mais je ne m'engage pas mais je ne m'engage pas à soutenir le gagnant ce qui est quand même un concept vous en conviendrez assez particulier. Donc je crois que le temps est venu de parler aux Français. Je crois qu'encore une fois le temps de la primaire est terminé.

Comment vous allez me convaincre de partir s'il n'y a pas une manière de distrainer les uns des autres ? Le temps de la primaire est terminé. Il n'y a, encore une fois je le dis, plus match. Edouard Philippe est le seul à pouvoir faire ce rassemblement-là et je pense que les Français commencent à le voir

1:35:39
Présentateur

et que l'heure est désormais à parler aux Français, non pas à parler entre partis politiques mais à parler à l'ensemble encore une fois des Français de la droite,

1:35:49
Invité

du centre, des Français qui doutent, qui ne se retrouvent pas forcément dans les partis. politiques aujourd'hui mais qui estiment comme nous que l'école doit être une priorité, que le redressement budgétaire du pays est la condition sine qua non à notre souveraineté. Il faut avancer pour plus de fermeté, notamment sur le régalien, que la France ne se construit pas sans une Union européenne forte. Voilà ce qu'on pense.

1:36:11
Présentateur

Merci Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement. Quand vous dites voilà ce qu'on pense, ça veut dire que vous pensez que Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Edouard Philippe pensent à peu près la même chose et que donc autant se mettre derrière le gagnant. C'est ça ce que je comprends dans vos mots. Je pense qu'on peut avoir des différences de nuances mais qu'on est d'accord sur l'essentiel. Mais c'est un haut large. Et c'est pas pour rien

1:36:30
Invité

qu'on gouverne ensemble depuis des années maintenant. Bruno Retailleau était ministre de l'Intérieur de François Bayrou qui lui-même a été un des premiers grands alliés du président de la République. Merci Maude Bréjon

1:36:39
Présentateur

d'avoir répondu à mes questions. Porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie 8h50 sur RMC et BFM TV. Ne bougez pas dans un instant. L'actualité continue sur RMC. C'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs ? Eh bien dans les grandes gueules, ma chère Apolline, et avec vous bien sûr au 32-16, nous reparlerons de la proposition d'Éric Ciotti. Il veut une levée des couleurs que les élèves des écoles niçois se rassemblent le matin, une fois par semaine au moins. et regardent la levée du drapeau français en chantant la Marseille. Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?

Maude Bréjon parlait à l'instant d'Édouard Philippe de Gérald Darmanin. Édouard Philippe qui fait des frites à Gérald Darmanin. Ça c'est la com à l'ancienne. Est-ce que franchement on en a besoin encore ? Laurent Jacobelli, le député Rassemblement National, sera l'invité des GG. Et on regardera ce qui se passe en Italie où si vous traversez la rue de manière inopinée en regardant votre portable, ça vous risquerez une amende de 75 euros.