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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 14 septembre 2026 100 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesImmigration & asile

MON PÈRE, MACRON ET MOI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 3 %Attaque 89 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueFait
    « L'insécurité est l'un des plus grands périls qui se pose aujourd'hui à notre pays. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « La maison familiale a été construite en 1852 par mon arrière arrière-gr-père, un maréchal Ferrand. »
  • 9:10Invité politiqueFait
    « Macron en avait peur. Une trouille bleue. Il lui fallait des barricades, des subterfuges, des flics ou des journalistes amis pour faire barrage. »
  • 9:53Invité politiqueFait
    « Qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? »
  • 13:23Invité politiqueFait
    « La République en marche connaît ses premiers gros ratés. Une fiscalité qui profite aux riches, l'abandon de l'impôt sur la fortune, l'aide fiscale aux actionnaires et aux entreprises sans contrepartie. »
  • 14:03Invité politiqueChiffre
    « Voici le nouveau président de la République et c'est Emmanuel Macron avec 65,1 % des suffrages. »
  • 14:46Invité politiqueFait
    « Le 24 novembre 2018, pour l'acte 2 gilets jaunes, l'Arc de Triomphe est assiégé et les CRS balancent leurs grenades. »
  • 17:35Invité politiqueFait
    « Le rapport médical démontre que la grenade a percuté le bas du visage pour occasionner des dégâts mortels qu'une photo vient attester. »
  • 24:29Invité politiqueChiffre
    « Nous avons pu établir l'estimation des montants dus au banquiers gérant devenu chef de l'État. »
  • 30:11Invité politiqueFait
    « Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. »
  • 30:55Invité politiqueFait
    « François Hollande a été l'idiot utile de la Macronie, le premier artisan de ce que nous allions subir quelques années plus tard. »
  • 37:09Invité politiqueFait
    « Un journaliste ne peut être niutre ni objectif tant valeurs et son idéologie impriment et orient son regard. »
  • 37:52Invité politiqueFait
    « Sous les présidences d'Emmanuel Macron, le pays s'est appauvri. La dette a décuplé sans que jamais il ne le concède. »
  • 59:38Invité politiqueFait
    « à la dictature, c'est l'article 16. Et l'article 16, les conditions qui doivent être réunies sont certes relativement puissantes, c'est-à-dire que il faut que le fonctionnement régulier des institutions soit interrompu, par exemple. »
  • 1:00:21Invité politiqueFait
    « il demande l'avis au Conseil constitutionnel, mais cet avis n'est pas contraignant. Donc c'est comme si ça n'existait pas, un petit peu comme les consultations de l'article 12. »
  • 1:01:48Invité politiqueFait
    « La mise en scène le 23 mai 2021 d'Emmanuel Macron interviewé à l'Élysée par les youtubeurs McFly et Carlito. 8 millions et demi de vues en 24 heures était un modèle du genre. »
  • 1:03:59Invité politiqueFait
    « Macron apprécie Zemour et été favorable à une cohabitation avec Jordan Bardella après la dissolution. »
  • 1:04:43Invité politiqueFait
    « La loi immigration du 29 janvier 2024 présentée par le ministre de l'intérieur d'Armana a été lancé et encouragé par Emmanuel Macron. »
  • 1:05:28Invité politiqueFait
    « La victoire du fascisme, c'est l'installation progressive d'un compromis historique comme on disait en Italie dans les années 70 entre l'extrême centre et l'extrême droite. »
  • 1:06:11Invité politiqueFait
    « Je peux d'autant plus facilement le dire qu'il y a une jurisprudence aujourd'hui euh qui dit que LFI est un parti même passionnément antisémite. »
  • 1:06:50Invité politiqueFait
    « La responsabilité des médias et des journalistes est totale. Les salots sont les sponsors et les scribes des idées les plus rances. »
  • 1:09:03Invité politiqueFait
    « tu décris des choses où tu parles de France culture d'émission que tu écoutes, tu parles de de de vedette philosophe sur ces news et cetera. Alors évidemment et tu les cites d'ailleurs, on pense alors le le le le prince des salots, enfin il va me peut-être faire une diffamation mais je m'en fous complètement »
  • 1:13:20Invité politiqueFait
    « Mon père est né en 1935. Mon grand-père Jules, son père en 1902. La maison de famille date donc de 1852. »
  • 1:14:03Invité politiqueFait
    « Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire. Mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. »
  • 1:15:38Invité politiqueFait
    « Je ne compare pas le RN au parti nazi ni nomé des moustaches à Le Penou Bardella mais la mécanique en place depuis que Vincent Boloré a racheté Editis Vivindi Avas la garder le groupe Canel plus premier investisseur du cinéma Prisma Paris Match le JDD europein C News »
  • 1:17:51Invité politiqueFait
    « Après la dissolution de l'Assemblée, un boulevard s'est ouvert à l'extrême droite. Emmanuel Macron a une large part de responsabilité dans cette situation. »
  • 1:20:03Invité politiqueFait
    « Le personnage qui nous fait dériver le fapen de 2026 c'est Emmanuel Macron. stratège à la pensée perverse qui joue avec nos et avec l'extrême droite en se croyant plus malin que tout le monde. »
  • 1:21:31Invité politiqueFait
    « Erreur fatale que résume bien Gbels dans un discours de 1932 rapporté par Johann Chaputo à l'été 1932, Gbels note dans son journal quelque chose comme ces crétins de bourgeois vont nous donner le pouvoir. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Emmanuel Macron

On a les aveuglements qu'on mérite. Raoul Vanegam. Chaque semaine ou presque, j'allais voir mon père et je pouvais mesurer le niveau d'intoxication d'un retraité qui passe ses journées devant son écran à incurgiter les actualités du pays. J'ai ainsi vu au fil des ans, indépendamment de son âge, son état se dégradé. Je ne parle pas seulement de politique mais de cette angoisse qui n'a cessé de monter en 9 années. Comment contrer l'islamisme et les frères musulmans en France ? Cette France les honnêtes de gens que nous devons défendre. Des coups de couteau sont partis. Donc ça s'appelle l'ensommagement. L'insécurité est l'un des plus grands périls qui se pose aujourd'hui à notre pays.

Peur du lendemain, peur d'être cambriolé, peur que la violence du monde ne vienne jusqu'à sa porte. Depuis juillet 2018, date de la mort de ma mère, il s'est retrouvé seul face à ses nouveaux amis. Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM politique. Bonjour à tous et bienvenue en cette semaine de rentrée. Bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureuse de vous retrouver sur France Info. Bonjour et bienvenue les 5h55. Nous sommes lundi. C'est un plaisir d'attaquer cette nouvelle semaine avec vous. Madame, monsieur, bonsoir. Bienvenue dans ce journal. Voici les titres. Il devrait donc y avoir bientôt six fois plus de poules que d'habitants à JV.

C'est par cette fenêtre cathodique qu'Emmanuel Macron a débarqué dans sa vie comme le gendre idéal. Face à l'extrémisme. Je sais nos désaccords, je les respecterai mais je serai fidèle à cet engagement pris. Je protègerai la République. Ingurgité vient du latin ingurgitaré qui signifie avaler en grande quantité. Mais je serai fidèle à cet engagement pris. Je protègerai la République. Mon père regardait sa télévision placée toujours au même endroit. Son fauteuil à côté de la fenêtre. Quand il tournait la tête, il pouvait voir passer ses voisins et leurs chiens. Puis il replongeait dans les nouvelles du monde. Il regardait le foot, les jeux télévisés, mais surtout les chaînes toute info.

Il préférait ces news car les débats y étaient plus animés. Mon père était mon meilleur envoyé spécial dans la télévision. Il y habitait 10 heures par jour et encore plus en hiver. Souvent, c'était lui qui m'informait des dernières tendances en Macronie. Car oui, mon père aimait Emmanuel Macron. Merci. Vers la fin de sa vie, il pensait que nous pourrions être envahis par des étrangers, des djihadistes, des Russes, des Américains ou des Iraniens. Il ne savait pas très bien, mais il pensait que Macron, tel un super-héros, pourrait nous protéger des envahisseurs. Il avait installé plusieurs verrous à chacune de ses portes et une alarme dont je ne me souvenais jamais du code.

Cette peur de l'autre a considérablement abîmé la quiétude de sa retraite. Budange, le village de mon père, annexe de la ville de Famec, cité d'ortoir au cœur de la vallée de la Fenche où cohabite sans problème une vingtaine de nationalités et pourtant très tranquille. La maison familiale a été construite en 1852 par mon arrière arrière-gr-père, un maréchal Ferrand. Mon grand-père est dessiné sur le mur à l'entrée du village. Pas d'agression, pas de bataille de rue, pas d'incendie, le calme, l'ennui, voir la quiétude. Même les tempêtes nous évitent. Alors, d'où vient cette peur ? Elle vient de la télévision.

Ce phénomène du narcotrafic en train de menacer profondément la cohésion de notre société. Ça veut donc dire qu'il faut clairement se préparer à quelque chose de sérieux avec la Russie. Qu'est-ce que veut Emmanuel Macron ? Il veut d'abord faire oublier que la menace existentielle qui concerne la France, c'est l'islamisme. En plus de ce sentiment de peur était né une forme d'engourdissement mental. Trop de stimuli arrivé à son cerveau d'homme âgé. Le monde lui était de plus en plus étranger, inquiétant et impénétrable. Il se recroque vie. Mon père trouvait que Bardella était un peu con mais il présentait bien. Trêv de plaisanter. Malgré le matraquage, il ne sera jamais président, disait-il.

Concernant Mélenchon, il l'aimait bien. Il le trouvait intelligent mais il n'avait pas confiance car il était selon lui toujours énervé. La République, c'est moi. C'est moi qui suis parlementaire. Poussez-vous de là. Ouvrez-moi cette porte. Seul Macron trouvait grâce à ses yeux. Il le trouvait calme, pondéré, parlant très bien l'anglais et encore plus intelligent que Mélenchon. Pour lui, c'était le moins mauvais des postulants pour sauver le pays. Papa, je te dédie ce film que j'ai construit en 10 étapes et autant de dates d'événements qui étaient comme des cailloux du petit poussé que nous sommes face aux ogres.

J'aurais pu en faire 21 comme autour de France mais je n'ai pas voulu que ce soit trop long. 10 fois Macron, 10 ans qu'on se le tape. La matière est abondante. Je me suis beaucoup servi de mon livre Le mensonge et la colère pour écrire cet édito de rentrée un peu spécial. Je voudrais te montrer à quel point tu es complètement à côté de la plaque concernant Macron. Vois-le comme une trop tardive cure de désintoxication. Notre petit Tour de France à nous deux. Le 5 novembre 2018, le président de la République entamé sa tournée mémorielle à propos de la Première Guerre mondiale.

Un siècle s'était écoulé depuis l'armistice de 1918 par une visite à Pontamousson, une ville de 15000 habitants au bord de la Moselle, pas très loin de la maison de mon père. Il avait suivi l'affaire de près. Macron devait y clôturer un colloque qui usait d'anglicisme pour inventer son monde de demain. Choose Friends, ground test. La ville avait été barricadée, pas un seul musi pontain dans les rues. La place du rock complètement fermé à la population. Idem pour l'abay prémontré où étaiit cloîré les 500 invités du colloque. Des élus, des journalistes, des décideurs triés et fouillés. En cet après-midi d'automne, Pantain Mousson était anesthésié.

La préfecture avait éliminé toute possibilité d'interaction dans un cercle d'environ 1 km entre les habitants et Emmanuel Macron. Je voulais ce soir être parmi vous ici à Pontamousson. Il ne restait en ville que des barrières métalliques, des gendarmes aux agués, des compagnies républicaines de sécurité patientant dans des dizaines de cars garés le long des berges. Ce soir-là, à la télévision et le lendemain dans la presse, les journalistes passaient des images du discours de Macron très volontariste quant à la startup nation. On y voyait les décideurs applaudir à ses envolés. Je veux ici avoir une pensée émue pour Jacques Frekant battu pour cette terre. Tant battu.

Chacun relevait sans faillir la formidable réussite du voyage présidentiel. Personne ne faisait état de la mise à l'écart du peuple import. J'ai compris ce jour-là que, contrairement aux apparences, Macron n'en avait rien à faire du peuple, des pauvres, des travailleurs, du populot. Mais ça, on peut dire que je le savais déjà. Une autre chose m'est apparue flagrante dans le rapport qu'entretenait ce jeune président brillamment élu avec son peuple. Macron en avait peur. Une trouille bleue. Il lui fallait des barricades, des subterfuges, des flics ou des journalistes amis pour faire barrage. Une autre caractéristique du personnage m'est apparu.

Elle s'amplifiera et jalonnera toute la suite de son parcours. La duplicité d'Emmanuel Macron est son impossibilité à reconnaître la moindre erreur. Je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres. Les forces politiques qui ont décidé l' censure de François Beou et les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecnus sont les seuls responsables de ce désordre. Je ne veux entendre aucun argument de moyen dans cette affaire. Lors d'une interview télévisée le 14 octobre 2020 à une banale question de Gill Boulot à propos de l'échec avéré de l'application Stop Covid où il aurait été si facile de reconnaître son erreur. Il lâchera.

Je prendrai pas ce chiffre pour dire que c'est un échec. Ça n'a pas marché. Ce détail montre l'impossibilité pour Macron de rendre publique la moindre faille, son imperméabilité à la critique et à l'autocritique. Qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? Mon père 18 mois après son élection était très content de son vote. La romance pour lui et pour tous l'électeur du Républicain Laurin ou de France I Laoren qui faisait outrageusement campagne pour le parti centristen potentiel était sans nuage. Tu as vu Macron ? Il est quand même bon.

Il parle mieux anglais que Sarkozy et Hollande et il va faire venir des investisseurs en Laoren. Bien sûr papa. On a tous un gilet jaune dans la bagnole. Foutez-le en évidence sur le tableau de bord toute la semaine là, enfin jusqu'au 17. Un petit code couleur pour montrer que vous êtes d'accord avec nous, avec le mouvement et qui est chaud, qui est pas chaud. Une semaine plus tard, les gilets jaunes ont commencé à manifester sur les réseaux sociaux puis sur les ronds-points pour un peu comprends. Je comprends. Je vous remercie. comme au syndicat. Voilà. Allez, bon courage, c'est gentil. Merci. La taxe carbone pour les voitures équipées de moteurs diesel à câble alors les plus pauvres.

Le pays entame sa fragmentation. La macronie s'amuse autoritaire. Les gilets jaunes sont très vite caricaturés comme le rappelle le sociologue Benoît Coard dans son livre Ce qui reste où il a été un des premiers à osculter la France des ronds-points et des villages perdus.

Parfois les valeurs qui dominent à l'échelon national, celle de fait qu'il faudrait faire des études, qu'il faudrait être le plus diplômé possible pour se prémunir du chômage, c'est peut-être vrai, mais si tu t'inscris dans un milieu un marché du travail urbain, quand en fait on est sur un marché du travail essentiellement encore segmenté par l'industrie, la petite industrie même déclinante, le marché du bâtiment, la logistique et cetera, l'aide à la personne évidemment pour les femmes, les call center, les entrepôts Amazon, le bac + 5, il sert pas à grand-chose, il est pas valorisant et les figures en fait d'accom accomplissement.

Ceux à qui on veut ressembler localement, c'est des gens qui justement sont devenus artisans, sont ont monté leur boîte, étaient par commencé ouvrier à qui on s'identifie. Et eux, en fait ces personnes-là, la seule scène sociale dans leur vie dans laquelle ils ont été dévalorisés, c'est l'école. Ouais.

Et donc ils ont une culture anti-école, ils ont beau jeu de l'avir euh parce que en fait c'est là où ils ont senti que bah eux tout ce qu'ils mettent en avant euh une forme de méritocratie par le travail, le fait qu'on dise qu'il a de l'or dans les mains, que sa copine elle a la chatche, qu'elle a la tête bien faite et qu'elle mériterait de monter en grade et cetera et cetera, bah tout ça il l'aurait même pas en ville. C'estàd que leurs homomologues en ville, des gens qui viendraient là retaper un immeuble osmanien en banlieu enfin depuis la banlieu en RER, ils repartent le soir, personne les a regardé, personne les a remercié.

là-bas, tu refais une tu refais une façade, on refait une façade dans le centre du bourg, ben les petits vieux, ils s'arrêtent pour regarder ce ce petit jeune qu'en veut, qui rentre avec le camion de la boîte alors qu'il a pas encore le permis. Tout ça en fait, c'est des formes d'entrée dans la vie d'adulte qui sont hyper valorisées et qui font qu'il existe encore en France des contemodèles d'accomplissement qui qui ne qui ne prévalent pas l'échelon national mais qui par rapport à cette morphologie locale là où tous les groupes qui pourraient les stigmatiser, qui pourraient les mépriser sont pas là, bah on peut encore être fier de ce qu'on est.

Et ça c'est important parce que ça fait aussi évidemment qu'on est fier de ce qu'on est politiquement, de ce qu'on pense, de ce qu'on dit et qu'on se sent pas en fait muet et qu'on tient tête euh à quelqu'un qui arrive avec son doctorat. La République en marche connaît ses premiers gros ratés. Une fiscalité qui profite aux riches, l'abandon de l'impôt sur la fortune, l'aide fiscale aux actionnaires et aux entreprises sans contrepartie, l'absence d'investissement dans les services publics, la crise dans les hôpitaux et à l'école, les prémisses d'une réforme retraite. Profitons au rentier.

Le ni droite ni gauche vire à droite et les déclarations de Tony Truant assurant que le parti de Marine Le Pen allit reculer produisent l'effet inverse. Voici le nouveau président de la République et c'est Emmanuel Macron avec 65,1 % des suffrages. Marine Le Pen obtient ce soir 34,9 % des voix. Et c'est Emmanuel Macron qui est réélu président de la République avec 58,2 % des voix contre 41,8 % pour Marine Le Pen. Plus assez d'argent pour remplir son réservoir et aller bosser. Les ronds-points s'enflamment, les routes sont bloquées, les manifestations spontanées agrègent de plus en plus de monde.

Les médias joue le pouvoir contre la rue et mettent en avant la violence des manifestants en minimisant celle des forces de l'ordre. Quand des gens défilent sur les Champsélysées en expliquant "On est chez nous". Oui, ceux-là ils font partie de l'ult de l'ultradroite et il rappelle les heures sombres de l'histoire de France. Le 24 novembre 2018, pour l'acte 2 gilets jaunes, l'Arc de Triomphe est assiégé et les CRS balancent leurs grenades. Bouclier devant. Bouclier devant. Boucliz tout les gars. Les gars, les gars, bouclier, bouclier les gars, bouclier. Main arrachée, dieu crevé, la France est au bord de la guerre civile.

D'ailleurs, elle y est peut-être, mais comme les médias reprennent les chiffres du ministère de l'intérieur, personne n'en est informé. Ce que je constate depuis ce matin à travers cette mobilisation de l'ultradroite, c'est qu'au fond, les sédicieux ont répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen et veulent s'en prendre aux institutions comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires. On le sait aujourd'hui, Macron et sa garde rapprochée ont cru possible un envahissement de l'Élysée. Le président se bunkerise et échafaute des plans au cas où les foules occuperaient le palais.

et une fuite à la de Gaulle en moins classe car ni les syndicats ni les étudiants n'avaient rejoint les gilets jaunes. Le 2 décembre 2018 à Marseille, Zinebouan, une vieille dame de 80 ans, est à sa fenêtre au 4e étage de son appartement à proximité de la canne bière. Elle regarde les foules hurler des slogans vengeurs et les CRS répliqués à coup de grenade. Elle converse avec sa fille restée en Algérie quand une grenade lui arrive en pleine face. Elle s'effondre et meurt le lendemain à l'hôpital. La nouvelle arrive très tôt à l'Élysée qui s'inquiète de ce que pourrait déclencher l'information de l'agression mortelle par un tir policier.

Au parquet de Marseille, on est conscient de la déflagration que pour ressusciter pareil annonce et on tarde à communiquer l'agression puis le décès qu'on présente comme lié à la santé défaillante de la vieille dame. Pas qu'on laisse penser que les forces de l'ordre ont tué Zineb et douan parce que c'est faux. Elle est morte d'un choc opératoire. Après effectivement sur son balcon, elle ne manifestait pas avoir semble-t-il reçu euh une bombe lacrymogène qui avait été envoyée et qui est arrivé sur son balcon. C'est un drame.

Et nous avons un procureur de la République à Marseille, monsieur Xavalier Tarabeu, qui indique que le décès résulte d'un choc opératoire à l'hôpital en faisant exprès de ne pas savoir que ce qui a conduit l'hôpital à opérer madame Redouan, c'est bien entendu cette grenade qu'elle reçoit en pleine tête. Euh donc on a un procureur qui ment hein, il y a pas d'autres mots en langue française qui a menti euh pour faire croire qu' on avait une erreur médicale. Odieux mensonge. 6 mois plus tard, l'autopsie établit que la mort résulte d'un tir tendu ayant provoqué un traumatisme facial.

Le rapport médical démontre que la grenade a percuté le bas du visage pour occasionner des dégâts mortels qu'une photo vient attester. Ces photos que montre Sami remettent catégoriquement en cause la version de la police, de l'IGPN et du parquet qui avait assuré que le tir des CRS était en cloche, donc non tendu et non dirigé vers la Vieille Dame. Les blessures sous le nez et les eaux de la mâchoire brisées confirment sans aucun doute que le tir était tendu et dirigé vers Zinebedouane. Un tir interdit par la législation. Le CRS de Saint-Étienne ayant tiré, protégé par sa hiérarchie et tous les ministres de l'intérieur n'a pas été inquiété. Ce samedi de décembre, le pouvoir a vacillé.

Si les causes du décès de Zinebrean avaient été connues, des manifestations et le vent de révolte secouant le pays aurait décuplé. Et qui sait ce que cette révolte aurait provoqué ? Les peuples en colère font flipper les gouvernants et tous ceux qui les servent et se servent au passage. Malgré l'ampleur des mobilisation, leur durée, le mouvement ne débouchera sur aucun résultat probant, sinon une indicible blessure et ce sentiment de spoliation. On nous vole même notre pouvoir de résister. plus de 10000 interpellations et plus de 3000 condamnations de manifestants dont un millier à de la prison ferme. Jamais un mouvement populaire n'a autant été réprimé en France.

4300 blessés, 23 ébornements, cinq mains arrachées et 11 morts dont deux liés au tirs policiers, les autres à des arrêts cardiaques ou des percussions de voiture pendant des manifestations. On peut remercier Emmanuel Macron et son homme de main Édouard Philippe qui aimerait aujourd'hui qu'on oublie sa tendance à la schlague et au châtiment. Édouard Philippe Chauté hier à la fête de Luma alors que le maire du Havre devait débattre avec Fabien Roussell. Un homme a fait irruption sur la scène. Il s'agissait d'un gilet jaune étudiant. Un âgé de 19 ans qui a été rapidement évacué par les services de sécurité.

Le ministre de l'intérieur mobilisera tous les moyens nécessaires pour faire respecter la loi et l'ordre. Je je sens quelque chose qui me tape. Je vassille et je tombe quelques mètres plus loin à hauteur du de la colonne. Je voudrais dire à nos policiers, à nos gendarmes, tout à la fois mon admiration pour leur dévouement et leur sang-froid, il Mais aussi notre détermination à leur apporter tout le soutien nécessaire. Sur le dos, sur le dos. Oh les [ __ ] ! La première fois ce que j'entends, c'est ils lui ont éclaté l'œil. Ils lui ont éclaté l'œil quoi. Quelqu'un les couchers ou en plein œil. En plein œil. Ils ont crevé un œil.

Et toi Philippe devant le moment des gilets jaunes, il a fait couler le sang. Il n'y a rien à le faire. Il se [ __ ] Jamais un gouvernement n'a autant tenu grâce à sa seule police. Ils ne tiennent pas compte des résultats des élections. Il massacre et criminalise les manifestants. Tuexagère, disait mon père. Qu'est-ce qui nous reste papa ? Vas-y, dis-moi. Le whisky et le football. Ouais.

Emmanuel Macron est d'abord une création de François Hollande et l'inconnu qui arrive en pleine lumière, c'est donc Emmanuel Macron, l'ancien conseiller économique de François Hollande, ancien banquier d'affaires, artisan du pacte de responsabilité, remplace donc Arnaud Montebourg à Ber s'annonce en antithèse parfaite de son prédécesseur. Bien sûr, il y a eu les bonnes fées comme Jacques Atali ou Alain Min, les soutiens et les conseils d'enrièrement de ses amis de la banque Rotschield, puis les encouragements de Bernard Arnaud, de Xavier Niel et l'appui logistique de leur âme d'année Mimi Marchand.

Bien sûr, il y a eu cette intuition visant à construire une campagne sur le dégoût des partis politiques et notamment du Parti socialiste. Bien sûr, il y a eu la bienveillance et le sponsoring de toute la presse ou presque. Et sans le coup de pouce de François Hollande, Emmanuel Macron serait resté ce fils de bourgeois de province Amien Picardi amoureux de sa prof de français mais plus fort au théâtre qu'à Normal Suplement. J'étais amoureux et distrait dira-t-il. Oh blessure !

Macron trouve sa voix à Lena d'où il sort le 1er avril 2004 pour entrer à l'inspection des finances avant de faire son be chez Rothschield de 2008 à 2012 et d'être rattrapé par ses amis banquiers et patrons qui voi en lui le poulin idéal pour vaincre les horses gauchistes qui pourraient mettre en danger le business et le capital. bon cadre macroéconomique, lisibilité, stabilité, simplicité euh du droit, mobilisation pour l'investissement et l'emploi. Voilà les pour moi les lignes de force avec évidemment derrière tout ça des réformes macroéconomiques, la réforme du droit du travail, du chômage et de la formation professionnelle, les éléments de simplification et l'investissement public.

Je fais cours papa mais chez Rothsild Macron gagne un pognon de dingue en faisant des fusions acquisition. Mais c'est Nestle qui lui fera gagner le pactol. Sa déclaration de patrimoine au moment de l'élection est restée très trouble comme on l'a souvent raconté à Blast et ailleurs. Blast est reparti à son tour sur les traces des millions disparus d'Emmanuel Macron. Nous avons fait un crochet par Bruxelles notamment, mais aussi une plongée dans les coulisses des conseils d'administration et des assemblées des entreprises consulté des dizaines de documents que cet enquêteur tenace a retrouvé et compilé. Et nous avons fait des découvertes.

Ces éléments, cette enquête, ces documents permettent pour la première fois de chiffrer ce que Nestley a versé à la banque Rotschield, l'employeur d'Emmanuel Macron, en rétribution du fameux big deal de 2012. et nous avons pu établir l'estimation des montants dus au banquiers gérant devenu chef de l'État. Nous avons encore sollicité d'autres experts, un ancien ministre et aussi interrogé Rothchield et l'Élysée. Nous sommes arrivés à une certitude. Ça coince vraiment. Et un jour quand il ne sera plus président, malgré les amis qu'il a placé partout, cette entoureloupe risque de le rattraper ou pas. Ça va dépendre des amis.

Le point de départ de toute cette histoire, c'est la capacité manipulatrice de Macron et son absence totale d'empathie. Marc Jolie le développe dans un livre où il décortique la perversité d'Emmanuel Macron qui va lui permettre de piéger Vals, Hollande et tant d'autres. Le portrait qu'en brosse le sociologue est saisissant. Il fait appel à la psychanalyse autant qu'à la psychiatrie et à la sociologie pour aborder son cas, sa pathologie. il aime s'entendre parler. Euh, il y a une forme de jouissance dans l'idée de d'être le maître du jeu.

On dit, il dit toujours "Je suis le maître des horloges, ce qui est juste dingue comme vision de soi-même." Euh donc, il aime avoir la maîtrise des des choses euh et diviser, raconte Marc Jolie qui revient sur l'élection de 2017 et le rôle de François Bairou dans l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron. Dans notre entretien, il explique comment les deux hommes rivalisent de perversité et partagent le même fantasme du parti unique. Mais il développe aussi avec une solide argumentation la dérive borderline et la solitude du personnage. Papa, t'endors pas, je t'en prie, attends la suite.

J'aimerais qu'on parle aussi d'un d'un personnage qui est qui est très important dans le livre et qui est presque aussi important que Laurent Berger en terme de de ce que vous dites, c'est François Bairou quoi. parce que le le le propos que tient François Baotou sur Macron avant sa sa nomination et puis le retournement de veste parce que celui qui met le pied à l'étrier du pervers narcissique, celui qui qui est quand même grandement responsable de cette situation absolument épouvantable dans laquelle on est, c'est François Baïou, quoi. Il y a c'est vous racontez très bien ce passage là. Comment il alors qu'il est lucide sur qui est Macron, qu'est-ce qui l'a poussé à à aller jusque-là, quoi ?

Alors, est-ce qu'il est lucide ? Euh ou est-ce que il dit euh parce que il discute au téléphone avec Patrick Veille quelques jours avant de rejoindre Macron et il dit qu'il a parfaitement conscience que Macron est pervers narcissique pour dire les choses clairement. Donc ça c'est le témoignage de de Patrick Veille euh qui est évidemment totalement fiable parce que c'est vraiment quelqu'un de parfaitement intègre. Donc Beou est pas clair. C'estàd que Beou il sent qu'il se fait piquer son truc, il se fait piquer son créneau. Bah il a il a labouré le terrain pendant des années, l'autre lui pique la place quoi. Oui.

Mais ce que j'essaie d'expliquer, c'est de montrer finalement pourquoi il ils se trouvent. En fait, ils se trouvent parce qu'ils ont le même fantasme. Et ce fantasme, quand on le pousse au bout, c'est un fantasme de partie unique, en fait. Euh c'est-à-dire que c'est des ce sont des gens qui ont une pensée très rudimentaire euh qui ne pensent pas la question du conflit de l'alternance démocratique et au bout d'un moment on se dit euh bah c'est quoi leur leur leur la finalité de ce qu'il proposent ? Euh on mettent les meilleurs de droite, les meilleurs de gauche ?

Alors Macron n'est ne formule pas exactement les choses comme ça, mais disons que c'est exactement ce que ce que ce que ce que Berou a essayé de faire. Le point commun aussi entre les deux, c'est une forme de mégalomanie où eux sont des personnages purs, ils sont pas d'ailleurs Atal est très comme ça en ce moment. Il il essaie d'occuper exactement le même créneau. Moi euh je suis pour l'audace, prendre le meilleur à gauche, prend le meilleur à droite, des mots creux. Et les autres finalement, ils sont impurs. C'est des politiciens. Euh donc voilà, cette posture en fait, elle est mégalomaniaque et je pense que Berou est moins intelligent.

enfin cette forme d'intelligence macavédique de euh sans doute moins travailleur. Enfin, il est très vaniteux euh et et c'est vrai que je trouve qu'il a une forme de responsabilité parce qu'il rejoint Macron. Mais pourquoi il fait ça ? En disant "Mais parce qu'il a pas le choix." Mais là, il aurait pu le lâcher au moment de la dissolution aussi. Il y a des tas de moment pour moi, il y a un truc, il y a une relation entre guillemets, je le je le dis donc, je peux le dire oralement. J'essaie de décortiquer leur relation. C'est une relation de euh alors il y a quelque chose de pervers de c'est du c'est du du vampirisme réciproque.

C'est-à-dire en gros Berou il vit par procuration ce qu'il aurait rêvé de faire c'est-à-dire saccager le PS et saccager la droite le le le le RPR enfin voilà ce ce parti godiste dominant qu' dont il ne supportait pas l'ascendant. Euh donc il vit un peu par procuration, il se dit que bah il y a peut-être encore une carte à jouer pour 2027. Je pense que c'est quelqu'un qui ne renoncera jamais à l'élection présidentielle. Enfin c'est c'est une forme de bon. Et puis Macron, bah il est quand même un petit peu allié à Beirou parce que quand même le le ralliment de Beirou a clairement fait la différence.

Mais ce qui est choquant, je trouve chez Beirou euh c'est que quand il rejoint Macron, c'est au nom de la lutte contre l'extrême droite. Oui. Et quand on voit ces prises de position au moment des législatives anticipées de juin-juillet, ce qu'il a fait, je trouve est très grave. C'est une manière qu'il a eu de constamment renvoyer dos à dos les extrêmes et finalement de de de de livrer la vérité de de de sa vision politique des choses, c'est qu'il n'y a qu'une seule option, il n'y a qu'un seul choix. Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature.

Il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.

François Hollande est parti de la sociale-démocratie mitérandienne pour virer à droite lors de son quinquena créant ce boulevard à Emmanuel Macron, le candidat du En même temps, du ni droite ni gauche, qui voulait une finance sans frontière, les pleins pouvoirs au marché pour régir nos vies dès son élection en poussant Manuel Valsen en soutenant la réforme Elcomerie favorable aux entreprises, au détriment des salariés, en plaçant Emmanuel Macron au ministère de l'économie, en baissant les cotisations patronales, en mettant en avant l'aide aux entreprises, en transformant son ancrage à gauche en une réelle politique néolibérale, en laissant libre cours aux financiers et aux oligarques.

C'est lui qui valide la captation de Canel Plus par Vincent Boloret. Début 2015, conforté par ce soutien politique constant de François Hollande, Vincent Boloré va profiter du fait que Jean-René Fourtou a quitté le conseil de surveillance de Vivindi pour bondir sur sa proie. Le 2 mars, il investit 852 millions d'euros dans Vivindi. 632 millions. Début avril, il ajoute 568 millions et le 9 avril 800 millions. Il devient le premier actionnaire de Vivindi et donc le nouveau boss de Canal. François Hollande a été l'idiot utile de la Macronie, le premier artisan de ce que nous allions subir quelques années plus tard. L'enjeu n'est pas pour moi aujourd'hui de rassembler la gauche.

Il n'est pas pour moi aujourd'hui de rassembler la droite. L'enjeu et de rassembler les Français. Hollande était social puis néolibérale mais pas encore autoritaire. Il était impopulaire mais œuvré pour l'indépendance de la justice et la prépondérance de l'état de droit. Son absence de courage politique et son manque de discernement nous ont mené à Macron. qui a menti sur ses attentions et sur la nature du mouvement qu'il était en train de créer en levant des fonds chez les plus riches. Pourtant, un paquet d'indices et de signaux aurait dû nous alerter. Le 8 mai 2016, encore ministre, il fait l'éloge de Jean d'Arc à Orléan.

Jeanne d'Arc, comme nos autres grandes figures, comme notre hymne national, comme notre drapeau, ce sont nos héritages, notre histoire commune, ce qui nous a fait et nous tient ensemble. 3 mois plus tard, il était au puit du fou au côté de Philippe Devilier. Eu un ministre socialiste qui a visité le puit du fou jusque là depuis 30 ans. L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste. Je suis au gouvernement un gouvernement de gauche. J'ai moi-même pris des initiatives politiques qui ne vous ont pas échappé. Nous en avons parlé tout à l'heure, mais je veux dire quelle importance. Et 3 mois plus tard encore à Bobini, le 16 novembre 2016, il annonce sa candidature.

Je suis candidat à la présidence de la République. De semaines avant que François Hollande renonce tout Penau, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle. Le 13 janvier 2017, Macron se prend pour de gaul et on perd la voix. Un de Gaul au rabé, un de gaul au petit pieds, un de Gaulle sans Gaulle parce que c'est notre projet. Vive la République ! Vive la France ! C'était pitoyable mais bon on s'est tous majoritairement fait avoir. Macron a le soutien inconditionnel des médias et des oligarques, en particulier celui de Bernard Arnaud dont ses enfants ont eu sa femme Brigitte comme prof. Là, je suis très contente parce que je les ai là.

J'ai l'impression d'être dans ma classe. L'appui et les conseils des hommes et des femmes de McKiné qui seront grassement récompensés. une facturation qui est bah douteuse, remise en cause, jugée probablement trop élevé. On a aussi une société qui est soupçonné d'avoir aidé Emmanuel Macron lors de l'organisation de sa campagne, d'avoir fait son programme, d'avoir mis à disposition des cadres de l'entreprise euh pour l'aider. Il bénéficie aussi du parrainage de plusieurs asbines comme François Bairou ou Jean-Ive Ledrian qui voilà une occasion formidable de se refaire la cerise sur notre dos.

Le programme d' marche est basé sur la modernisation de l'économie et la rénovation de la vie politique des concepts de bon menteur. Macron sera élu sans programme et quasiment sans débattre. Tout cela a rassuré mon père et ma mère qui a adoré le puit du fou. Les oligarques aussi adorent le parcat des antirépublicains. Ils y vont faire des bises à Philippe Deviller qui est devenu la star et le mentor de Vincent Boloré. Mon père n'aimait pas de Viller, ce qui prouve que ses neurones, malgré ces news, n'étaient pas encore complètement grillés. Il est un peu fêé celui-là, non ? Ah oui, papa. Ah, tu vois qu'on peut être d'accord tous les deux.

La vérité est toujours le sujet majeur et le lieu d'un conflit acharné et de coulisse entre ceux majoritaires, nombreux, puissants, qui veulent la terre ou la déformer à leur fin et ceux rares, forcément pugnas et intransigents qui tentent de la révéler pour réparer ce qu'il considère comme une injustice. Rien n'a changé depuis Albert Londres. On peut considérer, competenu de l'influence grandissante des médias financés par des milliardaires d'extrême droite ou proche du pouvoir que la situation a empiré ces 10 dernières années. Pour ceux qui auraient encore des doutes, Bernard Arnaud, c'est le même glissement vers l'extrême droite que Vincent Boloré.

La lutte contre l'islam, le retour du catholicisme. Sauf que le second est plus cash que le premier, même s'il en a moins du cach. Ce matin, vous nous parlez du classement des plus grandes fortunes de France qui est dévoilé comme chaque année par le magazine Challenge. Bernard Arnaud donc retrouve la première place avec une fortune estimée à 121 milliards d'euros. C'est pas sur son compte en banque, ça enveloppe évidemment le patrimoine professionnel. Emmanuel Macron n'est pas le seul responsable du climat délétaire qui règne en France et plus généralement en Europe et dans le monde.

Mais nous nous sommes ramollis dans notre rapport à la vérité depuis qu'il est au pouvoir, bercé par la liste impressionnante de ces fausses promesses et de ses ratages. Elle est sans fin. Les médias et les journalistes naviguent dans une zone de plus en plus grise où on s'accommode de demi-vérité, de quart de vérité et de contre vérité. Un journaliste ne peut être niutre ni objectif tant valeurs et son idéologie impriment et orient son regard. Un journaliste ne peut pas être entièrement désengagé ni complètement engagé, sauf pour une cause la vérité. Sous les présidences d'Emmanuel Macron, le pays s'est appauvri. La dette a décuplé sans que jamais il ne le concède.

Les inégalités se sont creusées. Les classes moyennes ont perdu en pouvoir d'achat. Les riches en ont gagné et les ultra riches ont prospéré. Ils ne savent plus quoi inventer pour claquer leur blé. Certains se payent même des gardiens de roserie. Cela ressemble à une blague ? Pas du tout. Voyez ce morceau d'entretien avec la sociologue Alisée Delpierre qui dans la foulée de Bourdieu et des pinçons Charlot a écrit un essai dévastateur servir les riches et que j'avais reçu au tout début de Blast. La vidéo est devenue virale. Être employeur ça s'apprend, c'est un rôle. Il y en a un qui est gratiné quand même mais qui est pas antipathique sous votre plume.

C'est ce cet aristocrate anglais qui embauche un domestique pour ne se pour s'occuper de ses roses. Hm hm. Oui. Oui. Oui. Oui. Alors et il devient le le comment dire ? Il tout le monde commence à être jaloux de il va instaurer une mode et donc d'autres super riches vont embaucher des des types pour s'occuper des roses. Enfin c'est c'est Ouais. Exactement. Alors cet homme-là, il il en effet alors il est bon, c'est un cas particulier, on n' pas des gardiens rosiers chez tous les c'est comme ça qu'il appelle chez tous les les ultra riches.

Mais donc c'est un cas particulier mais qui révèle finalement cette capacité aussi que les très riches du fait de leur très important capital économique peuvent avoir à rémunérer plein de gens pour tout types de tâches, même les plus farfelus pour nous. Voilà. Alors, ce gardien rosier, c'est un homme que j'ai également rencontré euh très sympathique, il m'a fait visiter la roserie et cetera et en fait il est payé. Donc à Mais ça c'est pas en France ? Si si, ça c'est en France. Oui, ça c'est c'est en France. Il est en en région. Je sais pas pourquoi je l'ai imaginé. Non non, en région en fait, dans un château de de province.

Et en fait, il est payé pour en fait tailler les rosiers et leur chanter des chansons. Voilà. Parce que alors l'aristocrate a est un homme extrêmement cultivé qui s'intéresse à plein de choses et il a une énorme bibliothèque sur euh voilà de de de conseils de jardinage et notamment sur les rosiers, sur les roses. Et il a notamment parmi ses livres des livres qui euh vous savez qui qui incitent les voilà, c'est ça à parler aux plantes et cetera. Alors, il est à fond dans cette là-dedans. Ce qui était ce qui était très attachant quand il me le racontait quoi. Enfin, voilà, il est vraiment passionné et donc il lui fallait quelqu'un pour faire ce cette tâche là parce que lui n'a pas le temps.

Voilà, parce que très occupé par et après il vont faire un business puisqu'il va vendre. Voilà. Exactement. Et alors et c'est là où euh on peut pas dire que cet employé de maison est complètement esclavagisé. C'est complètement faux. Cet homme-là, gardien rosier, il est assigné à une fonction. il est bien payé, il a son logement dans le château, il est un peu à part de l'autre équipe de domestique, donc il mène sa vie un petit peu comme il entend et son employeur lui a promis d'être à la tête d'une entreprise en fait euh d'une agence en gros de recrutement de gardien rosier et et le gardien rosier en question est hyper content en fait de faire ce business avec son son employeur.

Pendant ce temps, les pauvres n'ont jamais été si nombreux, augmentant d'année en année. C'est ce que nous a dit avec un parfait cynisme la réplique miniature d'Emmanuel Macron. En commission parlementaire, le 30 octobre 2019, celui qui n'était encore que secrétaire d'état auprès du ministre de l'éducation estimait que les bénévoles des restaurants du cœur étaient une chance et c'est quelque chose qui rapporte. Ça rapporte, vous l'avez dit économiquement, c'est 1,8 je crois si je me trompe pas, millions d'emplois. Les resto du cœur, resto du cœur 70000 bénévoles réguliers. Si c'était des permanents payés au SMIC par l'État, ça serait plus de 200 millions d'euros par an.

C'est des bénévoles avec les restaos du cœur. Donc c'est aussi une économie. Oui. Donc moi, je suis pour ce discours qui consiste à insister sur ce que les ce que les associations permettent en coût éviter pour l'État et pour les pois publics. Vous avez raison de le faire. Ce raisonnement baroque validé par l'Élysée montre que l'État macronien a admis que les services publics ne voulaient plus aider les pauvres. La popérisation du pays est admise et endémique et Macron est définitivement et indubitablement le président des riches. Non, ce n'est pas vrai. Il est le président des très riches. C'est Louis XIV et c'est à Versailles qu'il a secrètement rêvé de finir ses jours.

Il y est souvent revenu. Je me souviens de cet argument de mon père après une semaine sous perfusion cathodique. Ouais, si on t'écoutait, on mettrait tous les riches à la porte et tu crois que ça irait mieux, hein ? Tu dis rien. Tu es pas d'accord ? Non papa, je suis pas d'accord. Je pense qu'un jour j'ai renoncé à le convaincre et je m'en veux aujourd'hui. Je suis resté provinciale, attaché à ma région et à mon père qui s'appelait Lucien comme un héros de Balzac. J'aimerais beaucoup vous présenter quelqu'un. Il nous vient dans le gouem. Lucien de Rubin prêt pour vous servir. C'était un retraité cathodique. Le rituel était immuable.

J'allumais la télévision en ouvrant une bouteille et on entamait des discussions sur ce que nous renvoyaient les écrans. J'essayais de l'initier en vain à la critique des médias. Avec le recul, je m'en veux de ne pas lui avoir interdit ces news. J'ai pu constater au fil des jours un retrécissement de ses idées et de son cerveau. Il formulait des réflexions sur les embrasements des quartiers liés au trop grand nombre de populations étrangères que je ne lui connaissais pas auparavant. Le déclin de la France. Comment en est-on arrivé là ? C'est la France qui paye cher le coût de l'insécurité. Nous ferons de du retour de la sécurité et du retour de l'ordre une priorité de notre action.

Il lui est même arrivé de dire que Zemour était courageux et pas si mauvais. Les programmes télé l'ont abruti, pas entièrement car j'étais vigilant. Quand je poussais une réprobation un peu plus forte, il s'empressait d'ajouter qu'il n'était pas raciste et qu'il ne voterait jamais pour Zemmour ni pour Le Pen. C'est juste pour dire, ajoutait-il avant de finir inévitablement sur Macron. Lui, au moins, il est sérieux. Pourquoi tu ne l'aimes pas ? C'est pas une question d'amour. Papa mais de justice. Oh les bâtards [ __ ] les en plein œil en plein œil. Il ont crevé un œil. D'ailleurs Macron il aime bien Zemour, tu le savais ça ?

Éric Zemour sponsorisé et soutenu par Vincent Boloret a appelé sa maison d'édition Ruban Prê encore un Lucien. Balzac devrait lui faire un procès pour usurpation d'identité. Une citation de James Boldwin décrit la mécanique intime de Zemour et de ses suiveurs qui veulent une France blanche et le retour de l'accordéon. J'imagine qu'une des raisons pour lesquelles les gens s'accrochent à leur haine avec tellement d'obstination et qu'ils sentent qu'une fois la haine partie, ils devront affronter leur souffrance. En y réfléchissant, même s'il est moins frontal que Zemour, la citation va comme un gant à Macron.

Vers la fin de l'année 2021, pour lancer sa campagne de 2022, Emmanuel Macron n'a plus cherché à jouer sur sa gauche. Il est allé vers la droite à fond les manettes, en insistant sur les retraites par capitalisation, sur la loi travail et la lutte contre l'immigration. Il a repris les arguments déjà développés le 30 octobre 2019 lors de son tête à tête à valeur actuelle. C'était le premier signe d'un irréversible glissement vers sa nature profonde. C'est quoi ça ? Monsieur président, vous êtes un connaisseur mais le quissa pêche peu. Il amène du coméen.

Au-delà de la citation qui avait rendu nerveux les Ukrainiens et les Bulgares, je préfère avoir des gens qui viennent de Guinée ou de Côte d'Ivoire légaux qui sont là et qui font le travail que des filières bulgares ou ukrainiennes clandestinent. Emmanuel Macron avait multiplié les promesses de fermeté et de lutte contre le communautarisme ou les excès de l'aide médicale d'État qui, rappelons-le, est une indispensable béquille sanitaire pour les plus pauvres. Il faut régler sa vite, avait-il assené à l'heomadaire le plus raciste et xénophobe du paysage d'alors il poursuivait ainsi le travail de ségrégation et de promesse d'élimination de la plebe entamée à peine un mois après son élection.

Le 29 juin 2017, il était allé inaugurer l'incubateur de start-up de son premier supporter Xavier Niel et avait lâché une gare. C'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. 2 ans plus tard, reprenant cette misérable antienne, il affirmait à propos des migrants et des sans papiers mon objectif c'est de sortir tous les gens qui n'ont rien à faire là. Les sortir comment ? par bateau, par avion, avec des fusils, femmes, enfants, miséreux. Un président de la République ne devrait pas manier de la sorte morgue et venin. Un président de la République devrait faire preuve d'humanité et d'humilité.

Le novembre 2021, un livre Chéri la droite écrit par Olivier Baumont et Nathalie Chuc relevit que l'Élysée était intervenu pour caviarder un passage de cet entretien donné à valeur actuelle. Celui où Macron disait du bien d'Éric Zémour. Je le lis. Emmanuel Macron a glissé une phrase qui pourrait faire grand bruit. Zemour, je l'aime bien, il est intelligent, il a son public confest-il entre deux gorgées de jus de tomate, précisant toute même qu'il juge ses propos mortifires. La citation est un aveu, mais son caviardage en dit long sur l'hypocrisie de cet homme-là et de sa suite. À la veille de la publication, le cabinet éllyséen est pris d'une inquiétude. Ici, le président avait trop parlé.

Comme il est souvent d'usage dans la relation entre presse écrite et responsable politique, une relecture de courtoisie des citations est demandé pour s'assurer qu'une bombe ne se dissimule pas dans le propos du chef de l'État. La phrase sur Zemour, faites-nous le plaisir de la retirer. Zemour, avant de lancer son parti de rageux quand il était journaliste, était déjà un fief propagandiste. 1995, première apparition à la télé. C'était sur France I lors d'un débat politique à quelques mois des présidentiels. À l'époque, Éric Zemour est éditorialiste à Infomatin. Il en profiter pour dzinguer Lionel Jospin, candidat à la primaire du PS. Lionel Jospin est un piètre candidat.

Je veux dire à Toulouse, il a toujours été nul à Saint-Gabre candidat à une à une législative parce que c'est un homme qui n'a pas un contact immédiat. Nul sur le terrain, il faut le dire. Son principal souci a toujours été de se faire bien voir des gens de pouvoir et d'encaisser un maximum de droits d'auteur. Son métier n'avait rien à voir avec le mien. On s'est croisé pour la première et dernière fois en 1996 dans une émission de radio que mon père avait enregistré. C'était peu de temps après la sortie de mon livre La justice sous le chaos dans lequel les juges lançaient un mouvement européen contre la corruption. L'appel de Genève. C'était un débat sur les ondes de RTL.

J'étais en duplexe. Ça a tourné court. Il était très agressif, me traitant de suppos rouge, d'ennemis de la démocratie. La corruption ne le gênait pas. C'est l'huile de la machine, disait-il. Il était en plein dents. J'avais perdu mes nerfs ce jour-là. Je lui avais dit "Je t'emmerde, gros connard." Et il s'était aussitôt mis au diapon. "Moi aussi je t'emmerde gros connard." L'échange s'était arrêté là et 30 ans après, ça faisait toujours maron. Tu veux l'écouter ? Non papa, laisse tomber. Après coup, j'ai regretté mais bon, je le pensais tellement fort. Il est inutile de débattre avec l'extrême droite. Il est inutile de chercher à les convaincre. Ce sont des croisés.

Donc c'est un corbeau et un ressignol qui sont dans une dans une forêt, sur une branche et chacun prétend savoir chanter le mieux. Dans la forêt, il y a il y a un petit cochon qui passe comme ça et le corbeau dit "Oh ben écoutez, vous tombez bien, vous allez nous aider à nous départager." Le corbeau et le ren et le cochon réfléchit. Il dit moi je trouve que c'est le corbeau qui chante le mieux. Alors évidemment le rossignol fond en larme. Et le cochon lui dit vous fondez en larme c'est normal c'est parce que vous avez perdu. Et le rcien lui dit non je fonds en larme parce que j'ai été jugé par un port. Éric Zémour reste le symptôme tangible du glissement de cette profession.

Journaliste adoubé par Macron. Il le devient encore plus. On frôle la putréfaction. Macron adore les propagandistes. Il supporte les travailleurs médiatiques mais déteste les journalistes. Et si on réfléchit de secondes, tu es bien normal. En 10 ans, combien de journalistes ont réussi à poser librement une vraie question à ce président ? L'objectif principal de votre candidat, c'est l'énalité des femmes et la protection des femmes qui sont viblantées. En attendant, vous mettez à la tête de l'État des hommes qui sont accusés de viol et de violence pour les femmes. Pourquoi ? corruption, c'est l'huile nécessaire à faire tourner la machine, invoquaient les opposants à cet appel de Genève.

Le sous-entendu était que la France ne peut pas être plus pure que les autres pays, sinon elle perd tous ses marchés. 30 ans plus tard, cette corruption a muté et a explosé. Les outils numériques interbancaires intraçables, les bitcoins, les prix de transfert, les montages des multinationales, la fiscalité, le rejet de l'attaque Zucman. Macron, on le dit trop peu, est le meilleur ambassadeur de cette corruption au cœur de tout ce qui font nos vies matérielles, comme disait Durace, nos vies matérielles, notre rapport au monde, à la consommation, à l'information, à la richesse et à la pauvreté. Le socle quotidien est encombrant de nos existences.

Ce qui remplit le temps, c'est vraiment de le perdre, disait Durace. Pas mieux. Papa, j'ai trouvé. Macron est un vendeur d'huile. Pour ce job, c'est le meilleur. Ce n'est pas un président, c'est un lubrificateur. Le ministre de l'intérieur, Gérald Armana, a annoncé qu'il ira saluer cette manifestation devant l'Assemblée nationale. Ainsi, vous vous autorisez à manifester avec les policiers devant l'Assemblée nationale. Et pour dire quoi ? Pour dire aux députés que c'est la police qui fait la loi, c'est inacceptable. C'est un coup de force du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif. La séparation des pouvoirs est une garantie pour la République.

Je poursuis mon voyage dans ces spectaculaires années Macron et je m'arrête sur la manifestation policière devant l'Assemblée nationale du 19 mai 2021 où la gauche et ce qu'il en resté s'est encore fracassé. La police républicaine, elle est celle qui garantit nos libertés, qui garantit la justice, qui garantit la sécurité notamment des plus vulnérables. La sécurité, la justice, c'est comme l'école et la santé sont des piliers du pacte républicain. Seule absence dans le rassemblement, très critique sur les violences policières, la France insoumise. Souscouvert d'un hommage aux policiers tués, une manifestation au caractère ostensiblement facieux.

et où la Constitution a été agressée comme jamais. À la tribune, devant des milliers de manifestants, on y a entendu des syndicalistes réclamer la fin de l'état de droit. Aujourd'hui, il faut être clair. Alors, soyons clair, le problème de la police, c'est la justice. A lancé Fabien Vanim Leric, secrétaire national du syndicat Alliance après avoir fait siffler par les manifestants plusieurs décisions de justice trolaxiste. "Tant qu'il n'y a pas de justice, il n'y aura pas de paix", a-t-il conclu, applaudit à tout rompre par la foule.

Même Gérald Armanin, alors ministre de l'intérieur, avait fait le déplacement pour soutenir le mouvement sans être troublé par les attaque contre l'état de droit ni par le mélange des genres, motivé par sa seule ambition personnelle. Tout cela dans une indifférence quasi générale et avec l'appui de l'Élysée. Pire, le ministre avait le soutien des principaux médias du pays. Celui qui trouve que Marine Le Pen est trop molle.

Madame Le Pen dans sa stratégie de dédiabolisation vient à être quasiment un peu dans la molesse he je vous trouve faut vous reprendre des vitamines est très utile à Macron pour simuler une bataille contre l'extrême droite d'Armanin après cette manifestation de force des syndicats policiers déjà omniprésent sur tous les plateaux télé va entreprendre sa tournée des popotes le Figaro France interre BFM TF1 et un grand entretien aux Parisiens. Macron et Darmanin vont créer des places de prison supplémentaire 15000 mais rien à la hauteur de la débacle judiciaire et des magistrats qui manque de tout.

L'affaire Liana, cette jeune collégienne de Florence, violée et assassinée par un récidiviste n'a pas encore eu lieu. La politique répressive est en marche. Elle ne reculera devant rien. Comment résumer en deux mots les années macron ? Le chagrin et la pitié. Moi personnellement, les deux sentiments, n'est-ce pas, qui m'ont été les plus fréquents, ça a été le chagrin et la pitié. Non, c'est déjà pris le mensonge et la colère. Et on pourrait ajouter l'impunité et la rapacité. Nous avons vécu dans le mensonge, nous nous ne sommes pas rendus compte tout de suite de cette lente intoxication.

Et ces mensonges ont généré de la colère qui a parfois pu s'exprimer mais qui souvent est resté à l'intérieur de nous comme un bouillonnement. Comme on ne bouge plus, les rapass s'opèrent sans même se cacher. Ces années Macron sont tragiques. Elles ont creusé des abîmes entre les Français et ont fait sombrer l'idéal démocratique. Macron, par sa seule prédation du pouvoir et des élections, a enlevé au peuple ce qui lui restait de souveraineté. Les exemples sont si nombreux. Il avait promis qu'il ne toucherait pas à l'âge de départ à la retraite. Dans les 5 ans à venir, moi je ne propose pas de décaler l'âge de départ à la retraite.

Est-ce qu'il faut reculer l'âge légal qui est aujourd'hui à 62 ans ? Je ne crois pas. À compté du 1er septembre, l'âge légal de départ à la retraite sera relevé progressivement de 3 mois par an pour atteindre 64 ans en 2030. La réduction de la dette. Sous la présidence d'Emmanuel Macron, la dette française a plus progressé que celle de l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie. La réalisation des propositions de la convention pour le climat. J'ai 150 citoyens, je les respecte comme des parlementaires. Mais je vais pas dire parce que ces 150 citoyens ont écrit un truc. C'est la Bible. Les promesses de débat poste gilet jaune.

Il y a la joie de se retrouver mais aussi de la colère à cause d'une situation sociale encore plus précaire qu'il y a 5 ans. On connaît la suite. Beaucoup l'ont réélu pour ce genre de promesse. Il avait promis de respecter le vote des Français. Il a dit sous l'assemblée. Puis n'a pas respecté le vote en écartant ceux qui l'avaient élu pour empêcher l'extrême droite de passer. Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblise. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.

C'est donc la gauche, le nouveau Front populaire qui arrive en tête de cette élection. Emmanuel Macron ne veut pas d'un gouvernement du nouveau Front populaire et de Lucy Caster en premier ministre, même si son alliance a fini en tête des élections législatives. Que j'ai conscience que ce vote m'oblise. Si les journalistes se rarifient, si aucun contrepouvoir ne parvient à contrer la vague qui nous éloigne des rives de nos États-nations, seule la Constitution pourrait nous sauver. Elle est un piège si on la bouscule trop et si on invente des lois. et décret liberticide. Elle peut aussi être notre salut si on parvient à la tenir et à la respecter.

C'est ce qu'explique brillamment la constitutionnaliste Génie Merio lors d'un entretien pour Blast. Elle nous aide à comprendre comment la Constitution nous protège encore un peu, mais comment aussi elle peut faire sauter les derniers gardes fous qui nous empêche de basculer vers une dictature. La clause d'état d'urgence euh et c'est la raison pour laquelle j'insiste tant dans mes travaux sur cette question de l'état d'urgence, c'est parce que c'est l'envers de l'état de droit. L'état de droit pense toujours son état d'urgence.

C'est-à-dire que la démocratie pense la possibilité de sa dictature en nous disant on imagine la possibilité de la dictature parce que ça va nous permettre de la réguler. Sauf que c'est là où c'est vraiment problématique, c'est qu'en réalité ça ne fonctionne pas. C'est par l'état d'urgence que l'on bascule de la démocratie à la dictature. L'état d'urgence pourrait permettre à l'extrême droite de s'arroger tous les pouvoirs et de les garder. C'est très flippant, papa. La manière traditionnelle de faire un coup d'état et de faire basculer un pays dans une dictature, c'est par l'état d'urgence.

Donc qui ne suspend pas formellement la constit enfin qui qui la suspend temporairement en tout cas cette constitution mais qui n'abolie pas l'ordre constitutionnel en vigueur pour le remplacer juste qu'il le suspend par l'état d'urgence. Et pour justifier l'état d'urgence, il faut quoi ? Et donc dans notre constitution, nous avons un moyen constitutionnel de passer à la dictature, c'est l'article 16. Et l'article 16, les conditions qui doivent être réunies sont certes relativement puissantes, c'est-à-dire que il faut que le fonctionnement régulier des institutions soit interrompu, par exemple. Mais cette appréciation là, elle est laissée à au président de la République.

C'est-à-dire que notre article 16, c'est l'un des articles les plus dangereux dans les démocraties libérales. Il dit quoi précisément là ? Bah, il dit que le président de la République peut avoir prendre les pleins pouvoirs, c'est-à-dire pouvoir exécutif, pouvoir législatif et pouvoir judiciaire lorsque les circonstances l'exigent par exemple parce que donc soit il y a une invasion, soit le fonctionnement régulier des institutions est menacé et comme il est le seul à être le juge de si oui ou non les les conditions sont réunies, alors il demande l'avis au Conseil constitutionnel, mais cet avis n'est pas contraignant.

Donc c'est comme si ça n'existait pas, un petit peu comme les consultations de l'article 12. Euh et donc même moins d'ailleurs parce que là il est clairement écrit dans le texte que c'est cette cet avis n'est pas contraignant. Et ensuite c'est aussi lui qui décide de la fin de de ses pleins pouvoirs. Donc le Conseil constitutionnel, il peut être saisi au bout de 30 ou de 60 jours mais encore une fois pour avis. Donc il n'y a aucun moyen de mettre fin à cette période de dictature qui est institutionnalisée dans notre constitution. Dans le genre obscène, la Macronie a brillé de 1000 feux avec Sibet ou Mariette Chapa, Bruno Lemè ou Alexis Coler.

On a tendance à les oublier mais les archives sont là. On ne doit pas acheter de masques et d'ailleurs on ne peut pas en acheter puisque nous avons donné des instructions aux officines de pharmacie pour qu'elle ne distribuent des masques que sur prescription médicale ou coprofessionnelle de santé. Que savait-on réellement de la dégradation accélérée des comptes publics au plus haut sommet de l'État ? La justice soupçonne le secrétaire général de l'Élysée mise en examen de prise illégale d'intérêt. Non mais le débat est terminé. Vous coupez monsieur pardon. On ne coupera pas le débat. Le débat est terminé. Ça fait 1 dans le genre obsè. Donc le plus fort reste le boss.

La mise en scène le 23 mai 2021 d'Emmanuel Macron interviewé à l'Élysée par les youtubeurs McFly et Carlito. 8 millions et demi de vues en 24 heures était un modèle du genre. Le grand art de la com et de la dépolitisation. Si on gagne Oui. Je dirais sur une prochaine prise de parole d'avoir affiché sur le bureau un portrait de nous. Si vous gagnez très bien, je le ferai. Il me regarde de la même manière qu'il dit "Nous sommes en guerre". Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée qui n'exprime finalement que son désir de dormir.

Le spectacle et le gardien du sommeil écrivait Guuyebord dans la société du spectacle en 1967 pour amener les travailleurs au statut de producteur et consommateur libre du temps marchandise. La condition préalable a été l'expropriation violente de leur temps. de bord a laissé des centaines de citations éclairantes sur les dérives de la modernité et du capitalisme annonçant la lente descente aux enfers des années Macron. Elles sont, on peut le constater, le résultat des trahisons des années Hollandes qui découlaient des folies et de la corruptionémique des années SarkoZi et ainsi de suite.

Partout et toujours, les médias, leurs propriétaires comme leurs salariés ont été les vecteurs d'une réécriture du passé et du présent au profit d'un avenir conditionné aux règles des dominants. Là où la désinformation est nommée, elle n'existe pas. Là où elle existe, on ne la nomme pas. Écrivez de bord en 88. dans ses commentaires sur la société du spectacle. Il nous reste un peu de marge. Notre travail est de nommer cette désinformation pour la tuer. Aussi, nous faut-il construire des outils et des médias pour faire ce travail. Des médias comme Blast, des médias comme le nôtre. Abonnez-vous.

En octobre 2021, dans tous les kiosqu journaux parisiens apparaissait une photo de groupe réalisée en studio pour le mensuel cause où cinq bébés en couche culotte nous fixai sans sourire. Sous le titre "Souriez, vous êtes grand, remplacé !" Un bébé blanc, les quatre autres racisés. Cette image est à mes yeux la plus fausse et la plus raciste du double quinquena, celle qui fait qu'on passe un cap de plus dans l'abon. Macron apprécie Zemour et été favorable à une cohabitation avec Jordan Bardella après la dissolution.

En 10 années sous ces aires de président Col aimant les influenceurs, les rappeurs et Kylian Mbappé, il n'a eu de cesse de conforter la montée de l'extrême droite et de ses valeurs. Ce n'était pas qu'un calcul électoraliste, c'était une tendance profonde chez lui à exprimer ce qu'il est, à exprimer ce qu'il est tout au fond. La loi immigration du 29 janvier 2024 présentée par le ministre de l'intérieur d'Armana a été lancé et encouragé par Emmanuel Macron. Ce moment marque un tournant du quinquena visant à une répression brutale et inédite des populations migrantes. Le texte est présenté dans les médias comme une réponse à la terrible crise migratoire. Quelle crise ?

Cette loi est un instrument de discrimination et de répression. En durcissant les conditions d'asile, en réduisant les recours et en facilitant les expulsions, la loi instaure un climat de peur et de chasse aux migrants. On peut tout de même se réjouir d'une avancée idéologique, d'une victoire même idéologique du Rassemblement national puisque est inscrit maintenant dans cette loi priorité nationale. Dans le temps des salots, l'éditeur Huc Jalon formule l'hypothèse que l'extrême droite ou le fascisme, il ne fait pas vraiment le distingot, n'arrive pas seul. Elle a besoin d'aide.

La promesse de l'extrême droite est une promesse délirante et il faut des gens raisonnables au centre de l'échiquier politique pour la rendre réaliste et acceptable. Si Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient face-àface au second tour, ce qui n'a aucune chance d'arriver du fait de Mélenchon. Et si le vote blanc était impossible, si il était interdit de s'abstenir, si le vote était obligatoire, bref, si on avait pas le choix, s'il fallait mettre l'un des deux bulletins dans l'urne, quoi qu'il arrive, je me dirais sans y croire plutôt Trump que Chavez et je voterai pour la première avant d'entrer en résistance.

La victoire du fascisme, c'est l'installation progressive d'un compromis historique comme on disait en Italie dans les années 70 entre l'extrême centre et l'extrême droite. Oui, je le maintiens. J'ai dit que c'est un parti antisémite. Je peux d'autant plus facilement le dire qu'il y a une jurisprudence aujourd'hui euh qui dit que LFI est un parti même passionnément antisémite. Malheureusement régulièrement depuis le depuis le 7 octobre 2023 et les attentats commis en Israël antifrance. Oui, j'avoue que j'étais étonné moi qu'un ministre de la République emploie ce terme parce qu'il est très connoté historiquement. C'est pas un terme général qu'on pourrait utiliser.

L'antifrance hein, c'était très situé historiquement. Ça renvoie à l'entre de guerre, ça renvoie au racisme de l'extrême droite et ça renvoie à cette dénonciation des métec, des juifs, des franc-maçons et des protestants. La référence Jalon sulfate à Touva la classe médiatique, culturelle et politique. Il s'inquiète particulièrement des faiblesses et des compromissions des journalistes et des propriétaires de médias. Notre conversation remonte à fin octobre 2025. J'essaie de l'amener à définir qui sont ces salots qui ont amené l'extrême droite aux portes du pouvoir et ce que nous pouvons entreprendre pour enrayer l'implaquable mécanique.

La responsabilité des médias et des journalistes est totale. Les salots sont les sponsors et les scribes des idées les plus rances. C'est une citation qui traîne sur internet he qui dit que le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise avec les salots et ça continue avec les cons. Les fous s'agitent braillent. Ils parviennent à séduire une franche de l'électorat mais longtemps il restent isolés. Personne ne discute avec eux. Ils parlent leur propre langue et personne ou presque ne songe à l'apprendre. Il faudra des salots pour l'assagir et rendre le fascisme réel avant son arrivée au pouvoir. Puis des cons pour l'accompagner une fois que ce sera fait.

Et alors on pense à plein de gens si tu veux. Et alors je j'ai pensé à Éric Zémour quoi. C'est-à-dire Eric Zemour qui était un journaliste et cetera qui pour moi était un fou quoi. C'est-à-dire et je sais pas et après comment euh des salots est-ce que Boloré est-ce que comment tu tu est-ce que tu peux illustrer ? Ouais pour moi Boloré ou Zour sont des fous. Enfin, je les range pas dans la catégorie des salots, ils savent ce qu'ils veulent ou quelqu'un comme Stérin. Voilà, ils ont une croisade, ils ont des objectifs politique, ils sont dans leur délir. Il y a encore, je crois qu'il y a un livre de Zemour qui sort sur pour un sursaut judéo-chrétien.

Voilà, ils sont dans leur dans leur dans leur propagande. Ils savent dans quelle direction ils vont et c'est eux qui donnent le tempo. Le salot, lui, il est derrière. Il est derrière. Ouais, il il sait où le vent tourne et il est là pour l'accompagner. Alors, tout à la fin du livre, non, mais j'avais une image, l'image qui m'est venue qui qui me vient, c'est c'est tu sais, on a le sentiment que les fous sont lâchés. On voit aux États-Unis partout et cetera, les gens voilà, c'est news mais que les salots en fait courent derrière sur les côtés voire devant, tu vois.

C'est c'est c'est tu vois comme si on avait lâché une meute mais que derrière il y a et partout les salots les accompagnés dans la direction dans la même direction. Tu tu décris des choses où tu parles de France culture d'émission que tu écoutes, tu parles de de de vedette philosophe sur ces news et cetera. Alors évidemment et tu les cites d'ailleurs, on pense alors le le le le prince des salots, enfin il va me peut-être faire une diffamation mais je m'en fous complètement parce qu' c'est c'est Raphaël Entoven, enfin toute la clique du printemps républicain, Michel Onfray et cetera.

C'est-à-dire qu'il y a un processus quand tu parles de ces salots, tu penses au départ essentiellement à eux, quoi. C'est-à-dire des gens qui trahissent et qui qui galvaudent et qui euh Oui. Alors, ils en sont à certains égards là où tu as raison la quintessence parce que je distingue trois types de salot en réalité. Il y a les responsables politiques. Responsables politiques, c'est pas que je leur trouve des excuses, mais ils doivent survivre dans un champ ultra concurrentiel. Donc les mecs, ils font n'importe quoi, ils se raccrochent au dernier truc. Laurent Veoquier, Donald Trump est élu, il se met à parler le Trump.

Le problème des intellectuels, c'est eux, ils ont vraiment aucune excuse. C'est que c'est des gens qui proclament, écrivent leur liberté de penser un partout puisque c'est le prof de l'intellectuel d'avoir une vraie liberté de parole, une vraie liberté de pensée. Et par ailleurs sont des gens cultivés, ils connaissent l'histoire des années 30, ils ont fait les grandes écoles et cetera. Donc ce qu'ils disent est d'autant plus impardonnable. Depuis son élection, Macron semble bibronné par le grand Charles. Il se veut au-dessus des parties, tente de projeter l'image d'une France unie et forte, d'un état souverain, d'une puissance mondiale et d'un chef, lui incarnant l'autorité ultime.

Et en 10 années, avec la plus grande des objectivités, on peut constater qu'il a tout foiré. Le 9 novembre 2020, pour le 50e anniversaire de sa mort, Macron était allé se recueillir sous les caméras sur la tombe du général de Gaulle. Il avait à cette occasion tweeté résilience et volonté. Cet esprit fut incarné par Charles de Gaul, engagé pour la France dans les moments de douleur comme dans ceux de gloire. Cet esprit est un héritage, celui de la France. Tout au long de ces deux quinquenas, il a cessé directement ou allusivement à se référer à ses tombes tutellaires. Il est exceptionnel qu'un colonel soit appelé au commandement d'une division. Mais ce colonel là, en effet était exceptionnel.

C'était de Gaulle. Cette référence permanente est un vol, une manipulation, une usurpation d'historicité. Je rappelle que le général de Gaul considérait aussi qu'un président de la République pour pouvoir gouverner, il devait avoir une légitimité populaire et que quand il a perdu une élection, le général de Gaul parce qu'il avait convoqué un référendum sur une question qui était pas une question particulièrement centrale d'ailleurs, bah il a considéré que il a considéré qu'il avait perdu le soutien populaire et que pour que le pays puisse avancer et ben il était plus en mesure de le faire avancer. Mon père est né en 1935. Mon grand-père Jules, son père en 1902.

La maison de famille date donc de 1852. L'Asace et la Moselle étaient annexé à l'Allemagne. J'ai toujours été baigné dans ces souvenirs de guerre, de bombardement, de topinambourg, de planques dans la cave de la maison et de libération grâce au grand Charles dont la photo était collée dans la chambre de mes grands-parents sous un crucifi et dans la chambre d'amis où j'ai révisé mon bac et mes examens. J'ai toujours eu du grand Charles l'image d'un protecteur. Enfant, j'étais protégé par mon père qui était protégé par le sien qui était protégé par de Gaulle et tout roulait.

Charles de Gaul n'aurait jamais flirté avec l'extrême droite, ni soutenu Israël dans son occupation de la Palestine, ni fait allégance à Trump. Il est à tout point de vue le contraire de Macron. J'avais moi-même le 24 mai déclaré à monsieur Eban, ministre des affaires étrangères d'Israël que je voyais à Paris. Si Israël est attaqué, lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire. Mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative. On sait que la voix de la France n'a pas été entendue. Israël ayant attaqué s'est emparé en 6 jours de combat des objectifs qu'il voulait atteindre.

Maintenant, il organise sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et il s'y manifeste contre lui la résistance qu'à son tour il qualifie de terrorisme. En général, les gens intelligents ne sont pas courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents, disait de Gaulle. Macron à sa manière est sans doute intelligent, mais jamais au cours de ses années au pouvoir, il n'a été courageux. Comparé à de Gaulle, il est juste ridicule. Alfred Hugenberg 1865-151 est un grand bourgeois allemand, riche industriel qui s'est reconverti en patron de presse, contrôlant jusqu'à 1600 journaux.

En éditeur et en producteur de cinéma à partir des années 20 anticommuniste viscéral, il multiplie les manchettes haineuses, les falsifications et comprend très vite, aidé par Joseph Gbels, qu'il faut divertir les foules en donnant une image positive des officiers du Reich et des nazis. Je ne compare pas le RN au parti nazi ni nomé des moustaches à Le Penou Bardella mais la mécanique en place depuis que Vincent Boloré a racheté Editis Vivindi Avas la garder le groupe Canel plus premier investisseur du cinéma Prisma Paris Match le JDD europein C News achète Fayard avant de prendre une participation en 2025 dans UGC l'un des plus importants en réseau de salle de cinéma en France.

Doit-on bazarder notre carte UGC à cause de Boloré ? Depuis qu'on sait que le milliardaire sera propriétaire à 100 % du groupe UGC d'ici 2028, certains se posent la question. Le groupe UGC, c'est 48 cinémas et 510 sales en France, mais aussi des filiales de distribution et de production. Si on dézoome, ça fait beaucoup. D'autant que Vincent Boloré, c'est aussi le propriétaire de Canal Plus aka le plus gros financeur du cinéma français.

Après ce rachat, le groupe serait en position de contrôler toute la chaîne de création, ce qui renforcerait encore plus les dépendances du secteur, surtout dans une économie aussi fragile pour le cinéma indépendant qui souffre des restrictions budgétaires de France Télévision et des collectivités territoriales. Je vous fais l'économie de tout énumérée. Cette stratégie est la même que celle qui a amené les nazis au pouvoir en 1933. falsification, désinformation en circuit de plus en plus important, sondage bidonnés, politisation extrême des contenus, mise en avant de figures de la droite extrême, promotion de films ou d'émissions ventant un catholicisme régénéré.

C'est un lieu où Jésus est apparu. C'est un des seuls lieux, je crois. J'avais bien compris que cet amour, il dépendait pas de ce qu'on avait fait avant. Donc tout le monde pouvait l'aimer, tout le monde pouvait le rencontrer et il fallait que tout le monde le rencontre. Un siècle après Hugenberg, Boloré rejoue la même partition et fait grimper les parties d'extrême droite avec la bénédiction de Macron. Nous vivons dans un pays qui a lâché la démocratie sociale pour rentrer, surtout depuis les gilets jaunes, dans le libéralisme autoritaire.

En relisant l'histoire des années 30, on constate que les extrêmes droites ont toujours été placées au pouvoir par les centristes cherchant à préserver leur poste et par les libéraux autoritaires cherchant à préserver leurs fric. Et on ne peut-être que déstabilisé et surpris par les parallèles éloquents et nombreux entre ces années sombres ayant amené Hitler au pouvoir et la situation actuelle. Après la dissolution de l'Assemblée, un boulevard s'est ouvert à l'extrême droite. Emmanuel Macron a une large part de responsabilité dans cette situation. Après, oui, on se dit mais il est fou. C'est une décision qui était inattendue, dont je pense qu'elle n'était pas préparée.

Il y a une forme de jeu chez chez le président Macron, de jeux institutionnel, de jeu politique. Cette phrase qu'il avait prononcé, "Moi, j'ai fait la dissolution pour lancer une grenade dans les jambes de mes adversaires et j'attends de voir ce qu'il se passera." Là, on joue à la roulette russe avec l'avenir du pays, en tout cas de sa démocratie, de ses institutions. Je me dis, on est en train de rapprocher les extrêmes et le Front National pouvoir. Johann Chapoutau, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste de l'Allemagne, est inquiet de la situation française à la veille de l'élection présidentielle.

À longueur de livres et d'articles précis et tous documentés, il nous alerte et sa voix commence à porter. Merci Johann de ce travail et n'écoute pas ceux qui t'inventent une vie. Ça veut dire que tu les gênes de plus en plus. Les intérêts, les lobby qui sont actifs pour mettre les nazis au pouvoir sont analogues à ceux qui travaillent aujourd'hui les élites contemporaines avec des préoccupations là aussi analogues. Payer le moins d'impôts possible, obtenir le plus de subventions de l'État, avoir un régime fiscal et juridique patrimonial favorable. Euh éviter que la gauche arrive au pouvoir, ça c'est constant évidemment.

Euh faire en sorte que la droite se perpétue au pouvoir le plus longtemps possible, y compris en violant de temps en temps un ou deux articles de la Constitution, décrypte l'historien qui compare l'inaptitude et la bêtise de la petite cour autour d'Indenbourg en 1932 avec les médiocres conseillers et ministres entourant Macron en France en 2026. Ça fait lui un irresponsable et qu'on nous a vendu qui a été vendu sur fond de papier glacé hein pendant longtemps comme une espèce de génie ou de mozzard qui est en fait très très largement incompétent d'un point de vue géopolitique politique et économique c'est une catastrophe. Pas mieux.

Le personnage qui nous fait dériver le fapen de 2026 c'est Emmanuel Macron. stratège à la pensée perverse qui joue avec nos et avec l'extrême droite en se croyant plus malin que tout le monde. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Franz von Pappen, ex chancelier du Reich, promoteur infatué de l'extrême centre, protecteur de la bourgeoisie, a amené Hitler au pouvoir en se croyant plus malin que lui. La crise économique provoque à son tour la crise politique. Il n'y a plus de majorité au Richstag, le Parlement allemand. En 1932, deux élections législatives ont lieu en juillet puis en novembre. Aucune ne permet de trouver une majorité et donc de former un nouveau gouvernement.

Face à la montée des communistes, une partie du patronat allemand demande la mise en place d'un gouvernement qui associerait les partis de droite et le Parti national socialiste. Ils auraient ainsi la majorité au Reichg. Donc c'est ce calcul là qui est fait et c'est cette politique, cette décision politique qui est prise euh au plus tard en janvier 1933 par quelqu'un qui s'appelle Franz von Pappen qui veut revenir au pouvoir en concédant à Hitler d'accéder à la chancellerie, de devenir chef du gouvernement lui-même étant vice-chancelier et promettant au président du Rich Hindenburg de maîtriser les nazis, de les diriger, de les conduire.

Erreur fatale que résume bien Gbels dans un discours de 1932 rapporté par Johann Chaputo à l'été 1932, Gbels note dans son journal quelque chose comme ces crétins de bourgeois vont nous donner le pouvoir. Ils ne se rendent pas compte qu'on ne leur rendra jamais. Ce sont nos cadavres qu'il faudra sortir de là. Avec Chapouto, on plche dans les racines du nazisme. Il nous fait découvrir avec effroid le parallèle sinistre avec ce que nous sommes en train de vivre depuis 10 ans. Ce glissement vers l'obscurité et l'avènement d'une similie démocratie qui de libéral autoritaire peut devenir national autoritaire voire pire si affinité. Et les affinités sont nombreuses.

Tu cites Gbel ce qui dit Papen a parlé à la radio. Un discours qui vient de nos propres idées de A à Z. J'en reviens à votre livre parce que je l'ai lu avec beaucoup d'attention et objectivement à part quelques incohérences, j'aurais pu le signer. On peut tout de même se réjouir d'une avancée idéologique, d'une victoire même idéologique du Rassemblement national puisque est inscrit maintenant dans cette loi priorité nationale. Quand j'abordais ces questions avec mon père, il dégageait en touche. Pour lui, il n'y avait aucun danger à revivre ce qu'ils avaient vécu. Et puis et puis s'il y a la guerre, tu auras toujours notre cave, disait-il. Oui, papa.

Mon père est mort le 7 janvier 2026 dans sa maison au volet ouvert de Famec Melle. Je lui avais commandé des chaussures antidérapantes car il se tramalait toujours avec de vieilles savate et venait de glisser dans son jardin. Il vivait seul dans sa grande maison depuis la mort de ma mère. C'était un couple fusionnel. Il avait 90 ans qu'on avait fêté dans un bon restaurant d'Amnéville. avec les derniers amis qui lui restaient et sa famille. Il ne voulait pas d'aide ménagère, continua à conduire sa voiture, à faire ses courses, ses bricolages. Je déjeunais avec lui toutes les semaines.

Niveau nourriture, il n'était pas très difficile et suivait à un calendrier répétitif fait de saucisses lentilles, poisson pané, petit pois, choucroûte, couscous ou cassoulé. en conserve et en fonction des semaines, c'était caché les lundis. Au fil des ans, mon père avait perdu ses amis d'enfance et de boulot. J'étais un de ces derniers fils à la vie extérieure avec la télévision et le républicain l'orin. Je faisais le lien avec son passé et le présent qu'il peinait à comprendre. Mon père est mort suite à un arrêt cardiorespiratoire dû à une glissade dans son salon. Les pantoufles antidérapante sont arrivés trop tard. Macron aura été l'homme de cette fracture entre nous.

Il n'est pas un animal politique comme pouvait l'être Sarkozi. Il est une anomalie politique. Il a gagné sans débattre, sans convaincre. Il est le contraire d'un conquérant comme pouvait l'être Chirac ou Mitteran. Même François Hollande qui a été suffisamment distrait ou pire miope pour nous l'amener à l'Élysée s'est battu et a débattu. Macron n'en a pas eu besoin. Il a en quelque sorte tué la politique et irrémédiablement amoché le service public et il nous amène ne nous leur rond pas aux portes d'un régime autoritaire. Au second tour, bah faut le dire quand même.

Marine Le Pen l'emporte largement face à tous dans le labyrinthe idéologique qu'on édifié Emmanuel Macron et le conseil d'administration qui l'a recruté comme fondé de pouvoir en 2014-216 pour prendre au piège le débat politique en France et empêcher l'idée même d'une alternance possible. C'est la phasie qui s'est emparé de la classe dirigeante et d'une bonne partie du corps social. Le en même temps du macronisme dans sa vacuité a tué le match des idées et même la parole, écrit le sociologue et politiste Jean-François Bayard dans notre ouvrage collectif où il signe la postface. Il est en vente partout 23 €. Je sais c'est un peu cher, mais la moitié des bénéfices siront à Blaste.

Et si vous êtes fauché, volez-le. Jean-François Bayard a été un des premiers à nous alerter sur le mensonge Macron. Il vit dans une réalité parallèle et il joue avec le feu, écrivait-il le 8 mai 2023. Ostensiblement et et d'ailleurs assez dépend, il courtcircuite les corps intermédiaires euh et c'est c'est ça sa doctrine. Bon, le boomerang lui revient en plein visage un an plus tard avec le mouvement des gilets jaunes, mais euh il il a il a continué à à snobber les corps intermédiaires. Euh il a il traite la haute administration d'état profond. Le le terme était absolument scandaleux. Moi personnellement, ce terme de l'État profond, je l'ai connu en en Turquie.

Euh c'est le terme qui désigne euh la collusion entre les services secrets euh turcs, la mafia euh ou certains éléments de la mafia et euh certains éléments les plus verreux de la classe politique turque. Bon, c'est ça l'état profond en Turquie. Euh ensuite, le terme a été utilisé notamment par les Trumpistes et Macron parle de l'état profond pour critiquer les diplomates français du qued d'Orset qui le mettent en garde contre un rapprochement euh avec Poutine. Euh donc dans dans l'esprit euh de Macron, les haut fonctionnaires français c'est l'État profond.

Mais est si peu cultivé, vous croyez qu'il qu'il a ses références sur l'état profond Macron quand il ou quand il évoque sans doute pas euh la définition encore plus grave que sans doute pas la définition turque euh mais il n'est pas sans ignorer euh que le terme état profond euh et le terme de l'alright américaine. Macron c'était des promesses faire de la politique autrement répondre à la colère la promesse d'un succès économique d'un renouveau démocratique. À la place, on a une fiscalité pour les riches, un échec de la politique économique, la confiscation du pouvoir par un clan et 10 ans de perdu pour l'écologie et le climat. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le 21e siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d'un crime de l'humanité contre la vie. Jamais on aura été aussi près d'un naufrage collectif et de la perte des acquis du Conseil national de la Résistance. Jamais on aurait pu imaginer se constituer sous nos yeux incrédule un empire médiatique tentaculaire et fascisant comme celui du milliardaire Vincent Boloré. Jamais Donald Trump n'aurait dû être élu après l'invasion du Capitol et les dingueries de son premier mandat.

Jamais le Qatar, l'Arabie Saoudite, les Émirats, là où on emprisonne les homosexuels, où on lapide les femmes adultères et où on découpe en rondelle les journalistes RAL Citran n'ont autant eu le vent aux poupes. Jamais un président et saclique n'aurait dû accepter et se féliciter de l'arrivée autour de Paris de parc de loisirs saoudien. Y aura-t-il une attraction où on pourra découper à la tronçonneuse un journaliste ? Jamais l'extrême droite et les idées sombres, la bêtise et les compromissions n'ont été aussi massives, de nos mémoires et des bontés collectives.

Jamais on aurait cru capable la Fnac, pour ne citer qu'elle de se coucher devant les rodeau montades d'élus nationalistes et d'un syndicat de commissaire plus proche de Léon de Grêel que de Léon Trotski. Sous pression de l'extrême droite, la Fnac retire de la vente un jeu d'un site antifasciste pour mieux vendre Zemour Mcconf en édition Brocher et le grand remplacement de Renault Camu. La littérature est une religion. Les maisons d'édition sont des temples. On ne les viole pas. On ne se sert pas de l'image, du souvenir et du travail des écrivains pour débiter de la haine sur tranche.

Jamais on aurait imaginé la maison Faillard de Claude Duran, éditeur de Sénitsine et de Garcia Marquez, se vendre à l'extrême droite la plus moisie et la plus débile. Acheter notre catalogue, Lisez Anna Aren, Jack London, Vladimir Nabokov et Jordan Bardella. ensuite aller vomir. Jamais les travailleurs, les salariés, les précaires, les femmes au foyer, les étudiants, les profs, les infirmières et les migrants n'ont été autant trahi, maltraité, escroqués. Jamais la perspective d'une retraite heureuse n'a été aussi éloignée. Jamais la planète n'a autant été massacrée et incendiée. On arrête, le plan contrôle plus, c'est terminé.

Jamais un président n'a autant été isolé de son peuple, mais tenu grâce à sa police et soutenu par une seule classe, celle des patron et des ultra riches. Jamais l'écart entre eux et nous n'a été aussi habissal. Jamais une gauche n'a été aussi incapable de gagner le pouvoir et autant vilipendé par des médias en ordre de marche pour faire passer du pire au pire du pire. Je trouve que Sarah Knafo a un certain courage ou une certaine insolence ou un certain humour. Jamais on aurait pensé voir des syndicalistes policiers se pavaner sur les plateaux de télévision et se féliciter des mains, arracher des manifestants puis hurler à la tribune d'un meeting devant leur ministre BA.

Le problème de la police, c'est la justice. Jamais les policiers n'ont été autant à droite et protégé malgré leur bavure et leurs violences. Tout à l'heure, on était sur carneau du [ __ ] du [ __ ] du [ __ ] du [ __ ] Ça c'est la France. Jamais les juges derniers remparts face aux agressions des prédateurs politiques et financiers n'ont autant été attaqués et diffamés. Les juges rouges, une expression qui trouve sa source dans les années 70. Oui, mais qui revient pourtant encore aujourd'hui dans la bouche même du ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, qui s'en prend au juge rouge du syndicat de la magistrature. Jamais les fractures entre générations ne se sont autant creusées.

Jamais les oiseaux, les insectes, les éléphants, les requins n'ont été aussi peu nombreux. Jamais les océans n'ont été aussi chauds, jamais les montagnes aussi peu enneigées. Jamais une guerre n'a autant ressemblé à celle de 1418 que celle qui se déroule aujourd'hui en Ukraine. La boue, les bottes, le froid, les tranchées. Ce militaire combat depuis le tout début de la guerre conditions de vie difficile - 7°gr aujourd'hui. Jamais le prix de l'énergie n'a été aussi élevé. Jamais une bombe nucléaire n'a été aussi proche de tomber. Jamais la télévision n'a autant ressemblé à une décharge publique.

Jamais les journaux et les médias mainstream ne se sont aussi peu vendus et ont autant été aidés par l'argent de l'État et des oligarques. Jamais ils ne les ont autant défendu et jamais ces mêmes médias n'ont autant manipulé l'opinion pour caricaturer la gauche et éviter d'évoquer les questions qui fâchent. Quelle question ? L'inégalité fiscale par exemple. Jamais la droite n'a autant ressemblé à l'extrême droite qui n'a jamais été aussi proche de gagner le pouvoir. Jamais l'extrême droite n'a été généreuse avec les classes populaires. Il y a des photos qui ont été diffusées de vous avec votre compagne à ce Grand Prix de Monaco en buvant du champagne. Non, en buvant un Coca avec des glaçons.

Le champagne ça ne donne mal à la tête. Jamais un état n'a été aussi corrompu, influencé, déliquant, fagocité par des intérêts privés, des MINC. Faut être très clair parce qu'on a l'impression qu'il y a des combines. C'est faux. Il y a des règles de marché public. La France est un pays de droit. S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal. Jamais les super riches n'ont été si privilégiés, si protégés, si peu inquiétés. Jamais un président n'a été autant le leur Je crois qu'il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées. Jamais des députés n'ont été aussi sourds et aveugles à la souffrance d'un peuple.

Jamais un gouvernement n'a autant utilisé de 493 pour tirer dans tous les coins et abattre ce qui reste de démocratie dans un silence glaçant. aussi sur le fondement de l'article 49. La constitution de 1958 engage la responsabilité du gouvernement de mon gouvernement. Jamais l'Europe n'a été aussi alourdie, incapable de lutter contre les États-Unis, la Chine et sa propre fascisation. L'actualité à l'étranger ce soir est marquée par ce coup de tonner politique en Allemagne avec cette victoire de l'extrême droite qui remporte une région, le Lande de Saxanal, qui peut ce soit revendiqué un score historique avec 44 % des suffrages.

Jamais elle n'a donné autant de crédit et d'avantage à la Big Pharma et au vendeurs d'armes. Jamais l'Iran n'a été aussi ensanglanté. Jamais les femmes de là-bas nous ont autant donné de leçons. Jamais les molas n'ont autant ressemblé à des morts vivants. Jamais mon père, mon éditeur Bernard Barreau n'aurait dû mourir. Leila Shaid et Raoul Vanegem non plus. Jamais Gaza n'aurait dû subir un génocide. Jamais Israël n'aurait dû le commettre. Jamais je n'ai eu autant le nez dans le guidon incapable d'écrire autant que je le faisais avant ou que je le voudrais. de tout voir, de tout absorber.

Jamais mes comptes X, Apple, Facebook, Messenger n'ont autant été piratés par des ia béliqueuses et manipulatrice. Jamais je ne me suis senti aussi dépendant de sépisaler. Jamais les Ian n'ont été aussi proches de concrétiser le cauchemar d'Assimov. Jamais je n'ai été aussi vieux et jamais je ne me suis senti aussi jeune. Jamais je n'ai lu aussi peu de livres malgré la pile qui s'allonge devant moi chaque jour. Jamais la lune ne s'est autant moqué de nous. Jamais je n'ai eu autant envie de prendre le large. Mais pour aller où ? Sur la lune. Jamais je n'ai eu autant de mal à retourner au charbon un mois de septembre 2026.

Jamais enfant je n'aurais imaginé le désastre que je vois venir qui vient et que je ne sais pas arrêter. Jamais se battre contre les vents contraires et nous rassembler n'a été aussi nécessaire. Jamais Blaste. Plus précisément, jamais je n'aurais cru que nous en serions là 5 ans après. Et ce n'est pas fini. Abonnez-vous à Blast, soutenez-nous, partagez nos programmes et achetez ou le mensonge et la colère. Livre de combat qui m'a pas mal inspiré cet édito de rentrée. L'être vivant et le désir insatiable qui nous fait vivre disait notre ami Raoul Vanem. Allez salut et bonne rentrée. En ce moment je m'endor je vois jamais la fin du film. Je me réveille le film étant terminé. Merci papa.