Brunet sans filtre du mardi 23 décembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 31 %Défensif 34 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 40:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous connaissez Atlantique ? C'est une entreprise familiale, elle se situe en Vendée. C'est devenu le numéro 1 français de la pompe à chaleur. Et bien cette entreprise vient d'être rachetée par un fond américano japonais. Est-ce que ça vous choque ou au contraire c'est un beau cadeau de Noël pour les salariés ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Ber a les moyens d'imposer des conditions sur ce rachat ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Est-ce que travailler est toujours plus rémunérateur que l'inactivité ?
- 55:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que les aides sociales sont trop élevées par rapport au SMIC ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les gens viennent s'entasser en banlieue parisienne ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vivre d'aides sociales rapporte plus que travailler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 42:00YGoFait
« Ce rapprochement représente une formidable opportunité de développement pour notre groupe dans un contexte de concurrence internationale accrue. »
- 44:00YGoFait
« C'est une solution à un problème qui n'existe pas. »
- 54:00Chiffre
« Une personne seule et sans activité perçoit 851 € de prestation sociale toute confondue mais elle verrait son revenu disponible quasiment doublé si jamais elle acceptait un poste au SMIC. »
- 11:00Sébastien LecornuFait
« La loi spéciale n'est jamais qu'une loi qui permet à l'Assemblée nationale et au Sénat de poursuivre son travail au 1er janvier en protégeant l'essentiel. »
- 22:00Amélie Oudéa-CastéraChiffre
« Il y a eu un effort inédit de l'État qui en 2025 a fait 23 milliards d'euros d'économie. »
- 0:15Fait
« On est bien d'accord que c'est une polémique toute récente. On a toujours dit bonne fête de fin d'année pour englober et le nouvel an et Noël. »
- 0:30Fait
« Il y a les questions gouvernement, les questions d'actualité au gouvernement qui vont qui vont bientôt s'achever et ensuite les députés vont pouvoir donc voter cette loi spéciale. »
- 3:00Fait
« Sébastien Lecornu veut dédramatiser et ne veut pas mettre de coups de pression avec vis-à-vis des des oppositions et des autres partis politiques. »
- 4:00Promesse
« Il devrait à nouveau dire cela ce soir tout en promettant qu'il y aura un budget assez rapidement en tout cas qu'il fera tout pour cela. »
- 10:00Fait
« Cette loi spéciale devrait être adoptée à l'Assemblée nationale tout comme elle a été adoptée ce matin en commission à l'unanimité avec cependant une petite abstention du groupe de la France insoumise. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
par exemple c'est dire voilà moi je parce que en fait on tournait je ouais les histoires comme ça 15h pour une [musique] émission avec de l'info avec de l'humeur avec des points de vue ça ne change pas bien évidemment des points de vue d'ailleurs il va y en avoir aujourd'hui lors de notre premier sujet notamment certains de nos florons passent sous pavillon américain [musique] hier grand frais aujourd'hui atlantique une entreprise familiale vendéenne devenue un champion international de la pompe à chaleur et alors est-ce que c'est [musique] une fierté ou au contraire un drame national je sais pas ce que vous vous en pensez on posera La question à nos [musique] spécialistes. L'ancien ministri Gego notamment sera sur notre plateau. On partira aussi à la chasse aux idées reçues.
Oui, le travail p [musique] mieux que l'inactivité. Quelqu'un qui touche le SMIC gagne plus que quelqu'un qui ne vit que d'aide sociale. C'est le résultat d'une vaste étude de l'OFCE.
Enron plusieurs personnalités [musique] politiques voulaient plafonner les aides pour inciter les retours à l'emploi. L'organisme est formel. Je cite hein. [musique] C'est une solution à un problème qui n'existe pas.
Et puis vous on vous parlera de la la dissuasion [musique] de notre dissuasion nucléaire avec un événement absolument inédit. Des officiels étrangers ont assisté à l'un de nos exercices hautement [musique] stratégiques. C'est du jamais vu un exercice qui simule notre réaction à un raide nucléaire sur [musique] notre sol.
Ce sont les britanniques qui ont été conviés. Alors, est-ce que c'est un premier pas vers une future coopération opérationnelle [musique] ? Y a-t-il un risque pour notre souveraineté ?
Évidemment, ça souvelève pas mal de questions. [musique] On les posera ces questions à nos spécialistes. C'est parti pour notre émission [musique] 100 % sans filtre. [musique] Et comme chaque jour, on va commencer par le journal avec Thomas Schnell.
Bonjour Thomas. Bonjour Magalie. Bonjour à tous.
Toujours les intempéries à la une euh alerte rouge d'ailleurs maintenue dans l'héros qui n'avait plus connu de teles crues depuis depuis 30 ans. Oui. Vigilance maximale dans le département pour toute la journée qui reste en alerte rouge.
Une vingtaine de communes entre Penas et Hagde sont maintenues en rouge pour les crues. Tarn Lavyon également en alerte orange pour les crues tout comme la revanche l'alerte pour neige vergla et l'Avyon. Voilà, c'est toute une partie du sud-est de la France qui est concernée par cet épisode méditerranéen.
Prenons la direction de l'emboucheur de l'héros vers Agd, là où l'eau a débordé depuis hier. On n'avait pas connu de telle cru depuis 30 ans. Image impressionnante que vous voyez. des routes submergées, des parkings qui ont été transformés en lac après ces pluies particulièrement soutenu ces dernières heures.
Il est tombé l'équivalent de 3 4 mois de précipitation en 72h. L'eau redescend, le pic est atteint mais le niveau descend très lentement. La mauvaise nouvelle c'est que la pluie tombait à nouveau ce matin à Besan Gérard.
Sur ces images, impossible de distinguer la rue des trottoirs. Au loin, plusieurs voitures sont noyé coincé dans l'eau. Thiant depuis 10 ans, jamais il n'avait vu de telles inondations.
Hier soir, sur les coups de 10h 22h le soir, je suis descendu, l'eau était au niveau de l'arbre et ce matin en me levant, espérant que il y a eu un peu de décru et ben non, l'eau est encore montée. La station balnéaire de Palavas lesfloots n'a pas été épargnée. Lucile est venu constater les dégâts dans son institut ce matin.
Je suis arrivé ce matin à 7h. L'eau est encore montée et là c'est la catastrophe. Tout est inondé.
Il y a à peu près plus de 10 cm d'eau dans tout l'institut. Le secteur d'AC est l'un des plus touchés. Le pic de la crue a culminé à 3,57.
On on constate depuis hier soir maintenant un planteau descendant, une décrue qui s'effectue que aujourd'hui on a encore un phénomène plus vieux. On aura encore de l'appui durant les prochains jours. Donc ce qui nous appelle à beaucoup de vigilance.
Dans les RAUs, les inondations ont causé de nombreux dégâts. Ces scènes torrentielles filmées par les habitants se répètent dans plusieurs communes. Hier soir, près de 1000 foyers étaient toujours privés d'électricité, dont la moitié à Montpellier.
à côté de Montpellier. Donc c'est le laise qui a complètement submergé le centre-ville de Palavasselé Flot où se trouve les pieds dans l'eau. Notre envoyé spécial LCI Coline Chambo Coline comme vous des dizaines d'habitants ont les pieds dans l'eau.
Ils ont été inondés chez eux et ont dû trouver une solution pour la nuit. Exactement. Beaucoup ont été pris en charge par la mairie et ont été installés dans plusieurs centres d'hébergement de la commune.
Il y a notamment un hôtel où le gérant nous expliquait que sur 47 chambres de son hôtel, 42 ont été réservés pour des personnes sinistrées. Comme vous pouvez le voir sur les images de Borden Boutka, l'eau ne baisse pas puisqu'il a énormément plu ce matin à Palavasse les flots. Et comme vous pouvez le voir sur les images, toutes les personnes ici sont des personnes employées par la mairie qui viennent s'assurer que il n'y a personne en danger et que tout le monde est prise en charge.
Et surtout, il s'assure que personne ne prenne la route car l'eau est assez haute et pas mal de véhicules sont tombés en panne. Euh la situation reste très préoccupante. Le département est toujours placé en vigilance rouge au cru.
Une alerte est maintenue pour toute la journée, aussi pour celle de demain et les autorités appellent les habitants à rester très vigilants lors de leur déplacement. Merci Coline Chambol avec Bordane Boutka pour LCI. À une cinquantaine de kilomètres de Palavas les Flot se trouve l'embouchure du cour d'eau, l'héro à Hagd qui a littéralement les pieds dans l'eau.
C'est là où se trouve l'envoyé spécial de LCI, Tiffan N. Tiffanie N. Il continue de pleuvoir ici à Ha et le secteur est maintenu en vigilance rouge pour cru.
Par conséquent, de nombreuses routes sont barré. Impossible d'y passer en voiture ou même à pied puisque vous le voyez, le niveau de l'eau ici notamment près du fleuve de l'héro. Hier soir, il est monté jusqu'à 3,35.
On n'avait pas vu ça ici à Ha depuis 1994. Les autorités recommandent aux habitants de ne surtout pas s'approcher des cours d'eau, de bien respecter les routes barrées et les passages à gu de ne pas les les forcer pour bien être en sécurité. Voilà la politique maintenant avec le coût de pression d'Emmanuel Macron, le chef de l'État veut un budget et ce le plus vite possible.
Tom. Oui. Dès janvier.
C'est ce qu'il a dit lors du conseil des ministres exceptionnels qui s'est tenu hier soir en attendant pour permettre à l'État de fonctionner normalement au-delà du 31 décembre. Il faut que la loi spéciale soit adoptée par les parlementaires aujourd'hui. Retrouvons en direct de l'Assemblée nationale Thbao Petit pour LC.
Alors Thbo, les discussions parlementaires vont débuter dans 2h. Oui, avec cette session de questions au gouvernement à partir de 14h où il y aura déjà des questions sur le budget, c'est quasiment certain. Et donc le gouvernement va devoir répondre aux députés.
Ça durera à peu près 1 heure avant de commencer autour de 15h l'examen de cette loi spéciale qui permet de prolonger le budget de l'année 2025 et surtout d'avoir une transition en attendant un nouveau budget. En réalité, les discussions, elles ont déjà commencé ce matin en commission des finances et d'ailleurs, cette loi spéciale a été adoptée à l'unanimité par les députés avec cependant une petite abstention de la part de des députés de la France insoumise. Elle va être donc votée et adoptée très probablement cet après-midi pour être ensuite votée au Sénat. et on l'a appris il y a quelques minutes, le premier ministre devrait s'exprimer en fin de journée justement pour faire un état des lieux de l'avancée de ces négociations budgétaire et donner un cap pour les prochaines semaines et savoir s'il y aura et comment faire adopter un budget en janvier.
Merci Thbait avec Alexis Tessier pour LCI. ne manquezit pas d'ailleurs l'édition spéciale sur LCI des 14h pour vivre ensemble ces discussions à l'Assemblée nationale. Les négociations, elles vont donc se poursuivre sur le budget pendant les fêtes.
C'est ce que veut le gouvernement en attendant les nouveaux débats au parlement qui auront lieu après les vacances. La méthode du premier ministre Sébastien Lecnu portera-t-elle ses fruits ? La députée ensemble pour la République des Hautsenes Priscat veut y croire. transanté.
L'année dernière, nous avions aussi un principe de loi spéciale, sauf que à l'époque, nous n'avions pas voté le budget de financement de la sécurité sociale. Nous l'avons fait cette année. Ce qui montre que le chemin de compromis voulu par le Premier ministre fonctionne.
Donc vous y croyez ? Mais j'ai envie de vous dire, on n pas le choix que d'y croire. On ne peut pas accepter que notre pays reste dans une impasse budgétaire.
Effectivement, vous avez raison. On y reviendra longuement à partir de 14h début de notre édition spéciale. Nous sommes à la à quelques heures de la veillée de Noël et les blocages agricoles qui continue dans le sud-ouest et même des nouveaux d'ailleurs blocages notamment sur la 11 à Anger.
Des éleveurs se sont installés toujours opposés à la politique sanitaire du gouvernement. Sur la 64 à hauteur de carbone près de Toulouse une vingtaine d'agriculteurs ont passé une nouvelle nuit. Sur la 51 en direction de Grenoble léger rebond donc des mobilisations agricoles hier avec une trentaine d'actions recensées contre une vingtaine la veille et d'ailleurs deux nouveaux cas de dermatose nodulaire contageuse ont été repérés dans les Pyrénées.
Allez, on part dans les Yvelines avec une information qu'on a appris il y a quelques minutes. Il s'agit d'une explosion dans un pavillon. Oui, une maison de Manil et hameau sinistrée après l'explosion qui a fait au moins quatre victimes en urgence absolue.
Selon un bilan provisoire, plusieurs équipes de pompiers se sont rendues sur place. Alexandre Guiller. Oui, effectivement, cette explosion, elle s'est produite vers 8h30 dans un pavillon situé dans cette commune de 10000 habitants à une trentaine de kilomè au sud-ouest de Paris sous la violence de la déflagration.
La maison a été littéralement soufflée avant de s'embraser. On ignore pour l'heure l'origine de ce sinistre mais vous voyez sur ces images la violence de ce qu'il s'est produit. Le bilan, vous l'avez dit, est lourd puisque'à l'intérieur se trouvait une femme de 39 ans ainsi que trois enfants âgés de 2, 4 et 5 ans.
Tous ont été transportés en urgence absolue à l'hôpital, nous précise la préfecture des Yvelines. Près de 70 pompiers ont été déployés sur place. Les recherches sont en train de se terminer.
A priori, il n'y aurait pas d'autres victimes. Par mesure de sécurité, le gaz a été coupé dans l'ensemble du quartier et une cellule d'aide médico-psychologique a été mise en place. notamment pour les voisins car plusieurs d'entre eux sont intervenus les premiers et sont extrêmement choqués.
Merci beaucoup Alexandra pour pour tous ces détails. À Saint-Fos dans leur rô maintenant, les voisins de l'usine chimique Elcam Silicom sont désormais libres de sortie. Oui, aucune toxicité n'a été détectée dans l'air selon les autorités après cette incidence en doute liée à des émanations d'hydrogène.
L'explosion a fait quatre blessés hier. Le pronostic vital de trois reste engagés. Le confinement a été levé dans la soirée hier permettant la reprise du trafic sur l'autoroute, les voies ferrées et fluviales.
Suzanne Praise dans le ciel à quelques mètres de l'autoroute à 7. Oh punaise ! Pompiers de l'autre côté un épé panage de fumée noire.
Une explosion dans un laboratoire de cette usine chimique au sud de Lyon. Quatre salariés ont été blessés dont trois grièvement. Il s'agit d'quem silicone au cœur de la vallée de la Chinie.
Ainsi de ces vaisseaux où sont stocké des substances dangereuses en quantités importantes. Une centaine de pompiers déployés. L'explosion a provoqué un incendie dans un bâtiment.
Les routes autour sont rapidement fermées comme nous le montre notre équipe. Un périmètre de plus d'un km a été décrété et l'autoroute à 7 coupée. Résultat, de nombreux embouteillages.
Tout le personnel des usines autour doit rester confiné. Après de nombreuses vérifications, les pompiers assurent aucun risque de toxicité. Le feu maîtrisé et les risques écartés, les habitants de cette commune voisine, après 3 heures d'attente ont pu être déconfinés.
L'enquête devra déterminer les causes exactes. La surveillance du site reste maintenue. La poste reste paralysée ce matin.
Voilà, plus de 24 heures désormais que la poste est victime de cette cyberattaque qui rend impossible le suivi des colis, qui complique largement la livraison. qui tombe particulièrement mal à la veille de Noël Bazar. Lionel vient de déposer dans ce bureau de poste son dernier cadeau de Noël sans être certain qu'il soit livré dans les temps.
C'est un colis que je dois envoyer à quelqu'un en province et donc voilà, il faut que ça arrive avant le 24. Le problème en question, une panne informatique généralisée qui perturbe les services de la poste. J'ai remplis le papier à la main comme au 19e.
Ça fait une heure pour quelque chose que je vais 5 minutes à faire d'habitude. Il y a un problème informatique avec la machine. Quand moi j'avais posé une question à la poste, la réponse c'était La Poste a été victime d'une cyberattaque.
Le mode d'emploi est bien connu. Hacker envoie des milliers de requêtes simultanément sur un site cible pour le saturer. Objectif rendre la plateforme de l'entreprise inaccessible pour ses utilisateurs.
Le dé service n'est pas une attaque pour voler des données, c'est une attaque pour rendre un service inopérant. Euh l'acteur est seulement payé par un commanditaire pour donc casser ce service pendant un certain temps. La poste affirme la distribution des colis et des courriers à domicile est perturbé mais assuré à ce stade ainsi que leur retrait en bureau de poste.
Pour l'heure, cette cyberattaque n'a pas été revendiquée. Allez, on va vous proposer des images du Louvre maintenant qui tirent les leçons du cambriolage du mois d'octobre. Il y a une grille qui est installée devant la fenêtre lieu du casse.
Oui, regardez ces images qui nous viennent tout droit du Louvre ce matin. Donc des nacelles élévatrices qui ont érigé une grille sur la fenêtre la plus connue du monde désormais qui donne accès bien sûr à la galerie Apollon. C'est là qu'il y a un peu plus de 2 mois que les voleurs étaient passés pour et bien dérober.
L'opération fait partie du dispositif de renforcement de la sécurité du musée. Les quatre suspects, rappelons le reste en détention. Mais toujours aucune trace des 848 diamants qui décoraient les bijoux dérobés.
Et puis on a appris, on a mis un dessin, une disparition assez tragique. Oui, Vince Zampella, une mort brutale. Il était le patron de la franchise de jeux vidéo Battlefield.
Et Call of Duty, il est mort dans un accident de voiture selon la chaîne américaine NBC. Il est à l'origine de la saga de jeux vidéo de tir à la première personne Call of Duty. Il s'en est vendu pas moins de 500 millions d'exemplaires.
Son éditeur, Electronic Arts qualifie la disparition de pertes inimaginable. Vince Zampella avait 55 ans. Merci beaucoup Thomas pour ce journal extrêmement complet.
Vous restez avec nous puisque notre émission donc continue avec une question. Est-ce que vous connaissez Atlantique ? C'est une entreprise familiale, elle se situe en Vendé.
C'est devenu le numéro 1 français de la pompe à chaleur. Et bien cette entreprise vient d'être rachetée par un fond américano japonais. Est-ce que ça [musique] vous choque vous qui nous regardez ou est-ce qu'au contraire c'est un beau cadeau de Noël pour les salariés ?
Il y a deux façons de voir les choses. On vous explique tout avec nos invités. À tout de suite.
Soyez les bienvenus avec IV GGO qui entre en plateau pour débuter. Bonjour. Merci d'être avec nous. directeur de la publication de la lettre du made in France, ancien ministre.
Soyez le bienvenu. Catherine André de notre service économique est également avec nous. Bonjour Catherine, on va parler de nos fleurons.
Est-ce qu'ils sont condamnés [musique] à être rachetés les uns après les autres par des fonds d'investissement étrangers ? D'ailleurs, est-ce que c'est si dramatique ? Ou alors doit-on au contraire en être fier ?
Après tout, ça veut dire que ça marche et donc [musique] ça attire des capitaux. On vous parlait en début du mois de Grand Frais. On vous parle aujourd'hui d'Atlantique.
C'est une entreprise familiale basée en Vendé devenue numéro 1 français des chaudières. et des pompes à chaleur. Et bien cette entreprise est rachetée aujourd'hui par un groupe américano [musique] japonais.
On en débat d'abord regardez ce qui se passe de ce côté là avec Margot Perry. Vous vous rentrez le coup de l'élève, vous rentrez le coup du gaz et c'est elle qui choisit le plus économique des deux. Former de nouvelles recrues, cela pourrait de nouveau arriver très prochainement pour ce responsable du groupe Atlantique.
Basé en Vendé, le géant de la pompe à chaleur devrait prendre le large et être acheté par un groupe nipoaméricain. Cette opération nous donne les moyens de renforcer durablement notre compétitivité. Un espoir partagé par les magasins Grand Frais, il passe eux aussi sous pavillon américain.
Promesse affichée, 3500 embauchent sur le territoire français dès l'année prochaine. Mais pour certains experts, cela soulève une problématique majeure, la perte de souveraineté. On pourrait se dire, est-ce qu'ils vont autant protéger l'agriculture française et tout s'est débouché que si c'était un actionnaire de référence français ?
On peut s'interroger là-dessus. Ber surveiller de très près ces dossiers dans le cadre du contrôle des investissements étrangers en France. Ces transactions sont soumises à l'autorisation du ministère.
Alors YGo, vous allez nous dire ce que vous en pensez. D'abord cette autorisation du ministère. Effectivement Ber a quelques jours pour se prononcer.
Est-ce que c'est une formalité ? Forcément elle sera validée ou pas ? Ah non, c'est pas du tout une formalité.
Je pense que c'est un examen Atlantique, c'est quand même 12000 salariés. C'est euh 34 usines dans le monde hein, dont une quinzaine en France. C'est c'est c'est un géant, c'est une très belle entreprise française.
Euh il y a des enjeux stratégiques, géostratégiques derrière ses savoir-fa. Alors est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Bah le le le le patron de l'Atlantique vient de dire "Ça me donne de l'argent.
C'est comme Mais alors la mauvaise nouvelle, ça veut dire qu'il y a plus d'argent en France et en Europe, qu'on est obligé d'aller la chercher ailleurs." C'était le même sujet sur Grand Frais. On a été chercher parce qu'il y a plus assez d'argent pour investir.
C'est pas nouveau. Cela dit, on sait en général quand les sociétés marchent, elles sont très vite rachetées par les Américains. Ils ont beaucoup de capitaux.
L'antériorité d'un vis n'en fait pas une vertu [rires] parce que c'est pas nouveau que c'est bien, que c'est pas inquiétant. Moi je pense que il nous manque de de densifier ce fond souverain, la BPI, enfin d'avoir un outil national souverain qui puisse investir dans les entreprises qui réussissent en France. Qui a des capitaux ?
Très bien. Vous auriez préféré des capitaux français. préfér capitaux français en tout cas pas la majorité on peut aussi ouvrir le capital sans sans donner la majorité c'est des questions différent grand frais c'est la distribution la crainte qu'on peut avoir c'est est-ce qu'ils vont pas maltraiter les distributeurs les producteurs français d'agroalimentaires puisque c'est essentiellement les fruits et légumes est-ce que là il va pas avoir des méthodes de négociation qui vont être à rebour de ce que pratiquait l'actionnariat familial et français de Grand Frais euh Atlantique moi ma question je vous dirai si c'est une bonne nouvelle s'il garde les usines S'il garde les usines en France et qu'on garde nos 14 ou 15 usines et qu'on continue à produire, voir qu'on augmente et qu'on crée d'autres usines, ce serait une bonne nouvelle.
Quand Toyota ouvre une usine à Valencienne et que depuis 20 ans, il produisent 5 millions de voitures, c'est une bonne nouvelle. C'est des usines, c'est de l'emploi, c'est des cotisations sociales, ils payent nos retraites, il payent la sécurité sociale, il respectent nos normes. Bref, c'est l'industrie française, quelle que soit la la nationalité de l'actionnaire.
Là, en l'occurrence, on ne sait pas. Et toute la difficulté de ces fonds de pension et de ces investisseurs, c'est qu'ils réagissent pas à l'intérêt du territoire, ils réagissent pas à l'affecte, ils réagissent aux marges. Et que le jour où ils diront "Oh là là, peut-être pas tout de suite mais demain, oh là là, c'est plus intéressant d'aller produire en Indonésie ou en Chine, et bien on vivra ce qu'on a vécu avec Brand, c'est-à-dire des actionnaires qui au nom de leurs intérêts propres fermeront des usines en France pour aller délocaliser sur ce sujet-là." Donc, on se met en danger psychologique et moral sur cette affaire.
Il faut être extrêmement attentif. Moi, je je j'attire l'attention du ministre de l'industrie sur ce sujet et je pense qu'il faut qu'on protège plus nos usines. Je pense qu'une usine, c'est pas un lieu banal. un lieu de production devrait être beaucoup plus sanctuarisé qu'il est aujourd'hui parce qu'en France vous pouvez fermer une usine, il se passe rien.
Et bien peut-être qu'il faut euh réfléchir à la façon de protéger nos usines. S'il jouent le jeu, si ce sont des actionnaires qui respectent le territoire et qui développent la capacité de produire en France et de vendre en France, moi j'ai pas de problème. Alors il y a il y a effectivement deux réactions.
Vous en avez parlé le président du recteur du du groupe Atlantique qui donc se félicite d'un tel accord. Voilà ce qu'il dit. Ce rapprochement représente une formidable opportunité de développement pour notre groupe dans un contexte de concurrence internationale accrue.
Cette opération nous donne les moyens de renforcer durablement notre compétitivité tout en accélérant notre transition vers des solutions thermodynamiques. Et il y a la version des salariés. Il y a un représentant de la CFDT disait qui disait ce matin, c'est un très beau cadeau à quelques jours de Noël parce que pour lui ça veut dire une croissance euh future acquise et notamment euh ça va permettre de pouvoir euh accéder au marché américain et au marché asiatique qui jusqu'ici ne leur était pas permis.
Si même les salariés se réjouissent, bon c'est plutôt dans ce cas-là une bonne nouvelle qu'ils soient heureux. Mais cela dit, moi je reviens sur ce que dit Yego, c'est l'avenir qui interpelle. C'est-à-dire que sur le présent, les sites a priori ne sont pas menacés. 13 usines, je crois que c'est 13 he qui resteront ouvertes en France.
Mais évidemment, quand la propriété du capital s'en va, quand elle n'est quand la propriété n'est plus française, et bien si demain il y a un problème, les actionnaires américains et Japonais, ils auront tendance à liquider d'abord ce qui est loin de chez eux et ce qui est donc en France parce que c'est comme ça que ça marche. En général, on commence par se séparer de ce qui est le plus éloigné quand on est actionnaire. Donc aujourd'hui, c'est peut-être une bonne nouvelle.
C'est peut-être une bonne nouvelle pour demain si il y a des perspectives effectivement de développement via les actionnaires sur d'autres marchés, mais l'avenir devient nettement plus incertain. Euh sachant que là, on parle quand même de site industriel et qu'on sait à quel point en France on souffre d'une désindustrialisation massive. Là, ça n'est pas le cas.
Ça va sans doute passer comme investissement étranger en France. Donc, on n'est pas du tout sur un cas de désindustrialisation. Mais à long terme euh c'est vrai que ça renforce euh peut-être les peurs autour.
Euh quelle serait la solution ? Moi, j'ai une solution là. Ouais.
J'ai entendu que le premier demander que j'ai anticipé votre question. J'ai entendu que le premier ministre allait s'exprimer. Ouais.
Alors, faisons un coup de 493, votons le budget, épargnons les 15 milliards que la loi spéciale va nous coûter et ouvrons un fond de dotation industrielle avec 15 milliards. Je peux vous dire que si vous aviez un fond souverain doté de 15 milliards, vous avez plus d'usine qui ferme en tout cas d'usine rentable qui ferme et vous avez plus ce problème d'aller chercher de l'argent sur les marchés. Non, mais il arrive un moment, il va falloir qu'on se réveille dans ce pays.
Il va falloir qu'on ait conscience que 10 milliards, c'est pas rien du tout quand il s'agit euh de la loi spéciale et que 10 milliards, ça peut être énorme pour se réindustrialiser. Il va falloir qu'on ait conscience que si on n plus d'usine et que si on n plus d'argent et de capitaux français, notre territoire se met en danger. Mais la volonté politique, elle est là.
Tout le monde est convaincu de ça. Pourquoi il y a pas Pourquoi pourquoi est-ce qu'on va pas chercher de l'argent ? Pourquoi est-ce qu'on n'est pas capable d'aller mobiliser des moyens pour dire on renforce la BPI, on fait un fond souverain très puissant et on décide d'investir dans nos usines.
Vous savez pourquoi ? Vous comprenez pourquoi ? Je sais pourquoi.
Parce que l'argent ne pèse pas le même poids quand on parle d'un sujet ou d'un autre. Alors on oh là là 15 milliards Merci dit 15 milliards vous rendez compte c'est énorme. Mais par contre on vote pas le budget, il va avoir 15 milliards de plus de trous.
Ah bah ça c'est pas grave. Je pense qu'il y a un moment, il faut que la volonté politique affichée, personne n'est de mauvaise volonté dans cette affaire, se transforme en geste fort, puissant, visible et qu'on se dise, on va arrêter d'aller chercher de l'argent extérieur pour essayer de sauver nos entreprises, on va les sauver nous-mêmes. Ben, je pense qu'on manque vraiment cruellement de planification.
C'est-à-dire qu'en France, on dit qu'on veut réindustrialiser. C'est pas ce qui se passe, hein. Je veux dire, les les chiffres montent plutôt que on est en train de nouveau de perdre davantage d'usine que d'en ouvrir.
Il y a une absence de de cap. Comment on veut réindustrialisation réindustrialiser quelle société ? Et donc là, s'il y avait un plan et bien on serait que telle ou telle entreprise, il faut pas la laisser partir mais il y en a pas.
C'estàd qu'on veut réindustrialiser, c'est en tout cas ce qui est affiché mais dans les faits, on se donne pas vraiment les moyens. Mais mais alors si moi je continue dans le vous avez raison, il faut une vision à long terme mais aujourd'hui donc on parle d'Atlantique, on reste sur ce ce cet exemple-là, c'est une entreprise familiale, donc les deux fondateurs sont vendés et les familles de ces fondateurs étaient en train de se déchirer. Donc il y avait un risque il y avait un risque que cette entreprise péri aujourd'hui avec cette opération, c'est peut-être le marché mondial qui s'ouvre.
C'est c'est c'est devenu le numéro 1 européen de la pop. Alors pourquoi pas le numéro 1 mondial ? C'est c'est le c'est le verre à moitié vide ou à moitié plein.
Moi je pense qu'il peut avoir des atouts et je suis sensible comme Catherine André à ce que disent les syndicats qui sont qui vivent l'entreprise. Ça peut ouvrir un marché formidable, un potentiel formidable en Asie présent sur un sur un marché. J'ai j'ai vraiment aucun blocage sur ce sujet.
Moi, je suis pas enfermé derrière les frontières de la France en tremblant du monde. Il faut au contraire s'ouvrir au monde. La la question que je me pose en tant que que responsable ou qu'ancien responsable politique et que c'est comment on s'assure que demain, dans 5 ans, dans 6 ans, dans 7 ans euh l'absence d'affect entre les fonds de pension propriétaire d'Atlantique et les usines sur le sol français va pas faire qu'on va nous sacrifier au profet d'usine dans d'autres pays dans le monde.
On le connaît. On voit bien que même des grandes marques françaises, quand la voiture la plus vendue en Europe est fabriquée en Turquie, on se dit tiens, il y a quand même un souci, on fabrique plus assez en France. Donc le rôle des pouvoirs publics, c'est non pas de de rejeter ceux qui veulent investir en France et le président de la République a avec les opérations de ch France a été cherché ces investisseurs.
Faut s'en réjouir, faut juste que derrière se protéger pour qu'il y ait pas un mauvais coup caché et que sur une circonstance qu'on aurait pas aperçu aujourd'hui et bien ce qui devait être une bonne une belle histoire de Noël se transforme en cauchemar. C'est c'est la seule chose. Et pour faire ça, faut protéger les usines.
Et pour faire ça, c'est pas le capital qu'il faut protéger. c'est de dire s'il y a une usine de production, vous pourrez pas la fermer comme ça. Nous, on va protéger les usines, protéger les savoir-faires, on va on va faire en sorte, je sais pas, on a bien euh un classement pour les monuments historiques, bah on pourrait aussi avoir un classement pour euh les usines, pour le patrimoine industriel en disant euh à ces grands investisseurs, vous fermerez pas aussi facilement que ça.
On va on va s'emmêler, on va on va vous poser des questions, on va on va être un peu regardant sans sans exagérer sur ces questions parce que quand on perd l'usine, on perd l'emploi, on perd le savoir-faire, on perd les recettes fiscales et au fond on se désindustrialise. Donc ouais, je serais tenté de dire le 23, oui, c'est une bonne nouvelle. Euh mais vérifions que demain, on n'est pas à retour de bâton.
Mais alors, est-ce que Ber a les moyens d'imposer ça ? sûr quand Bruno Lem a dit le jour où Carrefour allait être acheté par Couetard, un grand distributeur canadien et quand Bruno Lem a dit stratégiquement je ne pense pas que ce soit une bonne idée et on s'y opposera. Il a même pas sorti une arme législative ou réglementaire, il l'a dit et ça s'est arrêté. les négociations se sont arrêtées.
Donc la parole publique, elle est importante. La parole qui consista à dire "Bienvenue aux investisseurs chez Atlantique mais on veut garder des usines voir on veut en que vous en créez d'autres hein." Je rappelle que sur les 34 usines du groupe Atlantique, il y en a que 15 en France.
Les autres sont déjà à la mondialisation. Oui, le discours est important et oui, on a des moyens politiques et puis aussi réglementaires si on veut empêcher les mauvais coups. Mais concrètement parce que là, ils veulent que ça soit la transaction soit finalisée avant cet été.
Est-ce que Ber enfin tout tout est déjà écrit dans dans les contrats. Est-ce que Bercy a les moyens d'imposer un un alinéa un amendement en disant d'accord à condition que que c'est possible ? Déjà, on a les moyens de regarder ce qu'il y a derrière tout ça, le nom dit, les sous-jacents, de faire de l'intelligence économique pour savoir quels peuvent être les enjeux en terme d'utilisation, d'électronique, de de plein de choses.
Déjà, on peut regarder la situation et ensuite on peut effectivement imposer si on considère que c'est un secteur stratégique, je rappelle que le président de la République voulait qu'on produise, je crois, un million de pompes à chaleur sur le territoire français. C'est une grande politique nationale de de transition écologique, mais on peut aussi mettre des barrières réglementaires pour pour empêcher des chose. Il faut le faire évidemment pour pas décourager les investisseurs.
Si on devient le pays le plus tâillon du monde et que l'investisseur, il se dit "Oh là là, c'est encore les Français, je vais aller ailleurs." Mais on peut quand même surveiller les choses avec une forme de volé consistant à dire pour nous les usines sont précieuses et on veut défendre la pérennité des usines atlantiques sur le sol français. Voilà qui est dit.
Merci beaucoup d'être venu sur notre plateau pour en parler. Vous avez parlé effectivement du premier ministre. Très attendu la prise de parole de Sébastien Lecnu cet après-midi avec cette loi spéciale qui doit être votée par les parlementaires.
Donc on on file tout de suite à l'Assemblée nationale pour en savoir plus. Tho petit nous attend sur place. Vous la vous allez suivre cet après-midi, vous allez nous dire exactement comment ça va se passer.
Et que peut dire le Premier ministre alors devant les parlementaires ? Et bien pour l'instant, ce qu'on sait, c'est qu'il va faire une sorte de point d'étape sur l'avancée des négociations budgétaires. Évidemment, il reviendra sur cette loi spéciale qui devrait être adoptée ici à l'Assemblée nationale puis au Sénat.
Alors pour l'instant, il n'y a pas énormément de suspense sur cette loi spéciale. Elle devrait être adoptée dans les deux chambres et donc officiellement être adoptée puis promulgué avant le 31 décembre. Mais ce qu'elle permettra, c'est uniquement de prolonger le budget de 2025 sur l'année 2026 en attendant un nouveau budget.
Et donc c'est une loi de transition. Il faudra donc adopter un nouveau budget et c'est là-dessus que le premier ministre a particulièrement attendu savoir comment il compte faire adopter un nouveau budget. Euh va-t-il compte-t-il sur l'Assemblée nationale pour le faire adopter ?
Mais dans ce cas-là, on rappelle que la dernière fois et bien le budget avait été rejeté avec une seule voie pour ce budget et donc ça paraît compliqué. euh il pourrait éventuellement recourir aux ordonnances ou aux 493, mais s'il utilise euh ses solutions, la France insoumise l'a rappelé ce matin dans sa conférence de presse, le groupe euh de la France insoumise déposera immédiatement une motion de censure et donc le gouvernement sera exposé à une censure. Merci beaucoup Thibau pour toutes ces précisions avec Hector Renault pour pour les images.
Valérie Triur Veller nous a rejoint. Bonjour Valérie qui est donc avec nous tout au long de la semaine. Merci beaucoup.
Voilà, on passe Noël ensemble. On passe Noël ensemble. Exactement.
Faut pas l'oublier, ça commence dès demain. Euh Damien Fleur, bonjour, notre chef adjoint du service politique TF1 LCI. Alors, on l'a bien compris, loi spéciale pour mettre permettre à l'État de continuer de fonctionner.
Mais il y a la prochaine étape, c'est juste après ces vacances de Noël, il va bien falloir se doter d'une véritable loi de finance et donc les compromis, les discussions veut prendre juste après Noël. Et là, la question est de savoir est-ce que Sébastien Lecornuf va réussir son paris, va réussir à décrocher ce fameux compromis ou est-ce qu'il va être obligé d'utiliser le 493 ? On sent qu'il y a de plus en plus de pression mais le gouvernement continue à y croire du côté du parti centristalement.
Écoutez, le premier ministre a dit hier en conseil ministre, je vais vous dire dans ces mots votable sans intervention du gouvernement 1493. Évidemment, pour ça il faut travailler et le travail j'allais dire recommence. Mais vous Randur, vous pensez vraiment que ça passe 14.
Moi, je pense que c'est possible. Oui. Qu'on peut y arriver.
Moi, j'appelle pas le Premier ministre à aller dans un sens ou dans l'autre. Je lui donne ma confiance pour pouvoir donner et doter ce pays d'un budget. Dès lors que un 49 3 serait prononcé et à forceor une ordonnance, le groupe France insoumise déposera immédiatement évidemment une motion de censure et on fera en sorte de battre ce budget tel qu'il est proposé.
Alors 1493 un Ah ben Renault nous a rejoint pardon. Bonjour Renault. Bonjour à tous.
Ça va nous être utile votre point de vue également dans dans ce débat. Valérie, un budget 1493, vous y croyez-vous ou pas ? Je crois que ça va être un peu difficile.
Après, il vaut mieux que Sébastien Gordnu y croit lui-même parce que s'il y croit pas, c'est même pas la peine hein. Autant autant l'utiliser tout de suite. Mais c'est déjà mal parti.
Vous avez entendu Éric Coerrel donc qui est président de la commission des finances ne veut déjà pas commencer le 5 janvier le débat. Lui, il veut reprendre tranquillement vers le 78 en commission, ce qui veut dire vers le 12 janvier dans l'hémicycle. Bon voilà, ensuite il va falloir convaincre France insoumis, c'est c'est non hein, ils ne voteront pas.
Euh le PS, on sait qui pourrait s'abstenir, il y a pas de souci. Mais il reste à convaincre les communistes et les écologistes. On voit que pour l'instant ils ne suivent pas du tout.
L'objectif de le cornu est de rabaisser, de faire un coup de rabot quoi sur ce qui avait été adopté lors de ces premières séances. et notamment de ramener le déficit à 5 % maximum. Donc ça veut dire supprimer un certain nombre de recettes et de dépenses surtout que les socialistes avaient réussi à à imposer.
Donc je pense que ça va être difficile. Renault possible ou pas mission impossible pour pas mission impossible mais mission très très difficile. Euh non pas mission impossible parce qu'il il y a toujours des solutions grâce aux institutions.
Vous avez de plus en plus de voix dans tous les partis, sauf le RN et les filles qui expliquent qu'il faut désormais utiliser le 493. Et effectivement le 493, c'est bien pratique parce que vous avez comme ça une loi de finance qui qui passe sans vote mais à condition que Sébastien Lecornu renonce à sa promesse de ne pas utiliser le 493. Mais il me semble qu'il y a une possibilité pour lui, c'est de dire qu'il a tout tenté, qu'il a tout fait, qu'il a essayé sa méthode du compromis. et que dans la mesure où l'ensemble de la classe politique encore une fois sans le RN et LFI lui disent maintenant il y a plus d'autres solutions, il peut dire bah c'est de votre responsabilité.
Ce n'est pas de ma responsabilité d'engager la responsabilité de son gouvernement c'est de dire effectivement et bien vous le voulez tous, vous avez pas réussi à vous mettre d'accord et à ce moment-là il faut un 493 parce qu'on peut pas attendre février mars pour avoir un budget. On voit bien la prime rénove est stoppée. S'il y a des aides aux agriculteurs, c'est stoppé.
Euh les commandes militaires, on l'a beaucoup dit, sont stoppées. Donc euh on peut arriver à la fin euh à 1 493 à condition à condition. Dernière chose que la bion de censure ne passe pas et ça il faut un accord avec les socialistes.
Il l'aura. Il l'aura. Oui, il l'aura.
Il aura. Oui. En fait, le le le recours au 493, euh, il n'est possible que s'il y a un compromis.
En fait, en fait, on peut pas dire compromis ou 493. C'est il y a un 493 que s'il y a un compromis. parce que on le sait, s'il y a un 493, il y a le dépôt d'une motion de censure automatique par la France insoumise qui va forcer donc des députés euh à se positionner pour ou contre cette motion de censure.
S'il veut effectivement que les socialistes euh ne soutiennent pas euh cette censure lesfi, Sébastien Lecnu doit faire ce pacte de non censure. Donc ce compromis, une non censure c'est un compromis sur le budget. Donc euh en fait finalement Sébastien Lecu est déjà en train de travailler à cette étape.
Ça prend du temps. En gros ce qu'il a fait hier, c'est une commission mixte paritaire qui ne dit pas son nom, qui s'est déplacé du parlement à Matignon. On pensait que c'était un régime parlementaire.
Alors, on est dedans mais finalement on voit les limites du parlementarisme. C'est Sébastien Lecornu reprend le manche. Il installe cette commission mixte à Matignon en recevant un par un puis peut-être demain puis peut-être la semaine prochaine ou en début d'année prochaine deux par deux, trois par trois les composantes de ceux qui ne souhaitent pas une censure, qui ne souhaitent pas faire tomber Sébastien Lecnu et puis on aura effectivement un budget le 10, le 15, le 12 ou le 27, ça change rien en fait.
Mais vous parlez pas au conditionnel, vous pensez qu'on en aura ? Première réaction politique, Jean René Casneu est en direct avec nous depuis l'Assemblée nationale. Bonjour député de la première circonscription du GERS.
Euh merci d'être avec nous et de répondre à nos questions. D'abord peut-être une réaction vient à ce que vient de dire Damien Flora. On assiste à quoi aujourd'hui ?
À l'échec du parlementarisme puisque l'exécutif reprend la main. Je ne crois pas. Il y a eu un très beau débat à l'Assemblée nationale, à la fois sur la loi de la sécurité sociale et à la fois sur euh le le PLF.
Donc il y a eu un très beau débat aussi au au Sénat. Donc tous les éléments sont là pour maintenant chercher un compromis. Ce qui se passe et la difficulté quand il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, c'est que les parlementaires vote plus de dépenses tout simplement parce qu'il faut faire plaisir à un tel ou un tel parce que pour des raisons locales, pour des raisons de corporatisme.
Donc hélas quand il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et bien on augmente le déficit et ça ça n'est plus acceptable aujourd'hui au regard de la dette française. Donc il faut que ça cesse. qu'il faut aller vite.
Donc il faut un 493. Soit soit le gouvernement trouve un un accord très rapidement et et on pourrait s'en passer mais je n'y crois franchement pas. euh soit euh il effectivement utilise les armes que lui donne la Constitution avec un budget qui va rassembler en tous les cas pour une non censure, c'est bien ce de ça dont on parle, euh une majorité à l'Assemblée nationale qui irait DLR jusqu'au socialisme qui s'abstiendrai sur une motion de censure.
Pour ça, il faut mettre effectivement un certain nombre de mesures euh favorables à nos armées qui attendent qu'on ait un budget, des mesures favorables à nos agriculteurs qui attendent qu'on ait un budget, mais je le redis, sans dépasser ce déficit de 5 %. Pour vous donner un ordre de grandeur, 01 % de déficit supplémentaire, ça peut vous dire 5 5 % de déficit ou 5,1, c'est pas très différent. Si un 01 % déficit, c'est 1,2 milliards d'intérêt de la dette supplémentaire à payer sur 10 ans, c'est colossal.
Donc il faut arrêter d'augmenter le déficit de notre pays. On a l'impression que le nous dire ce que vous en pensez, mais on a l'impression que la pression sur le premier ministre devent de plus en plus forte. On a eu la sensation que le président de la République, Emmanuel Macron, s'impatient.
C'est ce qu'on a compris en écoutant le compte-rendu du conseil des ministres hier soir. Écoutez, président de la République qui a indiqué qu'une loi spéciale, comme vous le savez, n'était pas en budget, que ça ne réglerait pas les problèmes du déficit et qu'au contraire, ça créerait des problèmes sur les priorités du pays. Ce n'est donc pas satisfaisant.
Là encore, ce sont ces mots et il a indiqué que nous devrions au plus vite en janvier donner un budget à la nation. Vous l'avez entendu, Jené Cas, ce n'est pas satisfaisant pour le président de la République. Il faut un budget au plus vite.
Est-ce que là vous sentez vous aussi une un coup de pression sur Sébastien Lecnu ? Bien sûr, le Premier ministre lui-même s'était engagé à ce qu'il y a un budget avant la fin de l'année. Les ministres de l'économie et du budget s'étaient aussi engagés à ce qu'on ait un budget avant la fin de de l'année.
Chacun doit comprendre que la loi spéciale est un pisalé. C'est vraiment un trait d'union entre le budget 2025 et un budget 2026 que nous devons avoir le plus rapidement possible. Et moi, je soutiens la position du président de la République.
Il nous faut un budget le plus rapidement possible pour permettre à la France de se transformer, d'investir, ce qui est absolument nécessaire. Donc oui, il y a une préchalement sur le Premier ministre, sur nous les parlementaires, sur l'opinion publique. Il nous faut le plus rapidement possible début janvier un budget.
Oui, vous restez avec nous. Renault Pila. Oui, Sébastien Lecornu avait promis de ne pas utiliser le le 493.
Effectivement, c'était sa marque de fabrique de dire qu'on a changé d'air, qu'on est désormais en régime parlementaire et que nous avons désormais en tout cas Matignon qui a mis une lourde responsabilité sur les députés de Touban. Et d'ailleurs, on peut imaginer que Sébastien Lecornu ce soir euh entre 19h et 19h30, ça sera bien sûr à suivre sur LCI, continuer à mettre la pression sur les parlementaire. Si vous étiez premier ministre, quel argument utiliseriez-vous pour dire finalement j'utilise le 493 et quelque part, c'est quoi ?
C'est de la faute, c'est de la faute des députés. Ça va être quoi son argumentation ? l'argument à mon avis.
Alors, je euh c'est lui qui vous l'expliquera tout à l'heure, mais à mon avis euh l'explication c'est d'abord la stabilité économique de notre pays. On en parle assez peu. On ne parle que de la stabilité politique, mais il y a aussi la stabilité économique.
C'est-à-dire que donner un cadre euh pour nos entreprises en matière fiscale, donner un cadre à nos concitoyens qui ne savent pas si l'impôt sur le revenu va être indexé ou pas. C'est-à-dire est-ce qu'ils vont payer plus d'impôt sur le revenu l'année prochaine ? Ils ne savent pas quand ils pourront reprendre la rénovation de leur de leur bâtiment de leur appartement avec ma preménov qui n'est plus accessible à partir du 1er janvier si on reste avec la loi la loi spéciale.
Donc oui, il y a une impailleuse nécessité d'avoir un budget rapidement. La loi spéciale, une fois de plus, c'est le service minimum du minimum. Donc on ne peut pas vivre avec ça.
Et donc le premier ministre soit il trouve un chemin de négociation qui l'amènerait à voir comme sur le la loi le budget de la sécurité sociale et il l'a fait une fois peut-être pense-il qu'il peut encore le faire une seconde fois. Franchement, j'y crois assez peu puisquon s'approche des élections municipales. On est aussi beaucoup maintenant en 2027 en ligne de mer, ce que je regrette.
Mais donc soit il y arrive, soit effectivement il faut qu'il utilise les outils que lui donne la Constitution dont dont le 40 de 40 francs qui est prévu pour ça hein. Alors il y a un autre est prévu pour ça et et d'ailleurs pardon les ordonances il y a un autre outil qui sont les ordonnances. Dans ce cas-là, on se passe même du parlement.
Alors oui mais alors le problème des ordonnances c'est que on part d'un budget initial aujourd'hui qui est quand même très éloigné de ce que serait un budget qui permettrait une sorte de de compromis avec le bloc central et le parti socialiste. Et donc ce serait ce serait effectivement ne pas utiliser tout le travail qui a été fait. Donc ça me paraît compliqué aujourd'hui de partir mais c'est vous avez raison c'est une des possibilités je ne sais pas ce qu'expliquera ce soir le premier ministre.
On verra. On a on écoutera attentivement le le discours de de Sébastien Lecnu. Merci beaucoup Jean Casneu d'avoir répondu à nos questions cet après-midi.
Je me mets juste à la place des Français. Il y a pile un an euh on votait déjà la loi spéciale. Les Français se disent "Moi, j'ai vu aucun impact sur ma vie quotidienne.
Pourquoi c'est si dramatique ?" Oui, ils ont même vu même un peu plus d'inflation sur le prix de l'alimentation notamment. Donc il ne voit pas de il ne voit pas d'amélioration pour leur vie quotidienne et il y a eu une suspension Renault en parlait déjà de la prime renorve pendant pendant un certain temps.
Ça a repris un petit peu ça va s'arrêter à nouveau. Pour les Français c'est incompréhensible et d'ailleurs nous enous nous en sommes aussi nous aussi des Français. Donc on se demande pourquoi il faut autant de temps pour voter un budget. 3 mois c'est beaucoup.
On comprend que tout le monde en est assez et ne comprennent pas toutes ces querelles au sein de l'hémicycle. En tout cas, il y a urgence. Écoutez l'ancien ministre de l'économie qui était sur LC hier soir.
D'abord, c'est nécessaire. Franchement, les gens en ont marre. Nos concitoyens, nos familles, les personnes que nous rencontrons, on marre.
Mais pour que cette solution soit mise en place dans le mois de janvier que comme l'a demandé le président République, il faut changer de méthode radicalement. Il faut qu'il y ait un accord en amont entre les partis de gouvernement et que cet accord soit assis sur l'utilisation de l'article 493 de la Constitution. Vous l'interprétez comment ?
Ça c'est un petit acte à le cornu. Il faut changer de méthode radicalement mais décrocher des compromis. C'est ce qu'il essaie de faire depuis le début.
Oui. Oui. Non non, il y a pas de enfin il y a pas de méthode miracle. enfin hormis euh un retour aux urnes qui rebattrait les cartes euh et euh qui changerait euh les rapports de force euh au sein de au sein de l'Assemblée nationale.
Il y a pas d'autres méthode que cette discussion. Certes, il y a effectivement les ordonnances même si ce n'est pas si simple que ça à la fois quand on a défendu le la responsabilité des des députés, des parlementaires et puis il y a toujours derrière le risque d'une censure aussi si vous passez en force. C'est pour ça que je disais que Sébastien le Cornu est contraint au compromis notamment avec les socialistes et à l'indulgence d'une certaine façon du bloc central et voir même des écologistes.
Mais il n'y a pas il n'y a pas véritablement d'autres d'autres façons d'avancer pour lui. En tout cas, on ne peut pas lui reprocher de de ne pas avoir ménagé sa peine. Jusqu'au bout du bout.
Il était grippé apparemment quand il a reçu les groupes parlementaires, enfin les présidents et ensuite il a annoncé qu'il allait téléphoner à chacun là entre Noël et le 31 décembre. Pas vacances. Donc pas de vacances.
Moins de soldats. Exactement. Donc il aura peut-être il aura peut-être le temps de faire son marché et d'acheter un ou de poireaux mais d'acheter le deuxème poireau.
D'acheter le deuxème poireau. C'est à peu près tout quoi. On va être juste concret Renault pour ceux qui nous rejoignent.
Donc c'est une après-midi cruciale cet après-midi au Parlement. Ça commencera à 14h édition spéciale d'ailleurs parce que les questions au gouvernement, on les écoutera attentivement, voir comment le gouvernement est interpellé. Ensuite, il y a le vote à l'Assemblée et au Sénat pour adopter cette loi spéciale.
A priori, il y a pas de suspense. Elle va être adoptée. Oui.
Oui. Oui, il y a pas de suspense. Euh, vous savez, c'est une loi euh plus simple encore que l'an dernier.
Il y a deux articles. Il y en avait trois l'an dernier. Il y a deux articles.
Premièrement, on continue à lever l'impôt à partir du 1er janvier. Et puis deuxièmement, on continue surtout à emprunter sur les marchés. Euh on empreunte on empreinte 70 milliards euh par mois sur les marchés.
Donc il faut bien continuer à euh financer. Il y a pas de shutdown hein comme on l'a dit en ou les fonctionn payés les a son voilà tout le monde sera payé. Tout le monde sera payé.
Euh en revanche on peut pas investir. Euh la loi spéciale ce n'est absolument pas grave si ça dure 3 semaines. Mais au-delà un mois.
Mais en revanche au-delà bah le pays est bloqué et on peut pas être bloqué. Mais vous savez il y a pas qu'en France il y a pas qu'en France qu'il y a une bataille pour faire passer le budget. Georgia Méloni en Italie, c'est un chemin de croix en régime parlementaire, c'est comme ça.
C'est un chemin de croix. Elle essaie de de de de mettre d'accord des partis de sa coalition et des partis d'opposition. Pourquoi ?
Et et ça c'est très très large. Pourquoi les les régimes parlementaires en Europe ont des grandes difficultés à faire passer un budget année après année ? C'est à cause de l'endettement massif des pays qui ont un régime parlementaire.
Plus vous êtes endetté et plus vous avez besoin à la fois d'augmenter les d'augmenter les impôts et il y a un besoin d'avoir des dépenses publiques supplémentairire. Par exemple, Méloni un un des partis de la coalition dit "On va baisser l'impôt sur le revenu. Il est 35 % en Italie, ils veulent le baisser à 33 %.
En face, ils disent "Mais vous rigolez, vous êtes fous, on est le pays plus endetté. On a 137 % de dette par rapport au PIB, par rapport à ce qu'on produit chaque année. Vous allez pas baisser les impôts." Donc Mélonie, c'est très dur.
Le cornus c'est très dur. dans un pays où on y est à l'équilibre, je peux vous dire que le compromis serait facile serait facile parce que les partis on va dire de gouvernement diraient bon ben on augmente un peu la défense, on augmente un petit peu l'éducation, c'est l'endettement qui est le piège pour les pays européen. Mais c'est ça, c'est mais c'est aussi le fait qu'on ait une assemblée morcelée, on l'a suffisamment dit ici, mais que les extrêmes ont pris un poids qu'ils n'avaient pas autrefois.
Vous prenez le Rassemblement national, son nombre de députés, vous prenez la France insoumise. Ils sont ils ont aujourd'hui un poids d'empêchement. Oui, c'est très important.
Et là, d'ailleurs, on va le voir, elle est fille va s'abstenir il me semble sur la loi spéciale. Bon, ça elle sera adoptée quand même. Mais en tout cas, c'est ça fait un autre équilibre ou ça a déséquilibré justement ce que nous connaissions par rapport à autrefois.
On repartira à l'Assemblée nationale 14h notre édition spéciale avec les questions gouvernement. On verra comment est interpellé le premier ministre et donc ce vote de la loi spéciale dans l'après-midi. En attendant, on va partir à à la chasse aux idées reçues puisque travailler est toujours plus rémunérateur que l'inactivité.
Oui, c'est le résultat d'une étude de l'OFCE. Une chercheuse et un économiste de l'organisme ont étudié 20 cas types avec ou sans enfants, en couple, célibataire et cetera. Mais à chaque fois, c'est le même résultat.
Regardez, un foyer qui travaille gagne nettement plus qu'un foyer qui ne vit que d'aide. social disent donc l'économie c'est cette chercheuse. On a pris un exemple parmi tout d'autres parce que effectivement il y a 20 cas qui sont étudiés.
Une personne seule et sans activité perçoit 851 € de prestation sociale toute confondue mais elle verrait son revenu disponible quasiment doublé si jamais elle acceptait un poste au SMIC. Catherine André est revenue nous voir pour en parler et je disais c'est une chasse aux idées reçues au vu des dernières discussions. Alors c'est c'est un vieux serpent de mer effectivement mais on l'a vu récemment avec les dernières propositions du gouvernement.
C'est-à-dire que on sait quand même globalement que travailler rapporte plus que les aides sociales. L'idée reçue honnêtement, elle a été balayée déjà il y a il y a quelques années. Pas pour certains por mais parce qu'il surf sur quelque chose, il surf sur une voilà une contrevérité sur une une fake news.
Voilà, il surf sur une fake news et c'est très bien qu'il y ait des études effectivement qui qui rappellent la réalité. même à mi-temps, même un mi-temps au SMIC rapporte plus que les aes, ce qui n'empêche pas de se poser des questions, c'est-à-dire oui, c'est plus rentable de travailler que de rester chez soi. Heureusement, Heureusement parce que sinon on aurait quand même un sacré problème.
Mais est-ce qu'on incite suffisamment les Français à reprendre rapidement un emploi en France ? Ça, moi je je pense qu'il a une vraie question sur l'assurance chômage et sur la la nécessité de réformer l'assurance chômage pour réduire le la durée d'indemnisation parce que si vous faites le sondage quand même tout autour de vous, pardon Catherine, mais elle a déjà considérément. Oui.
Oui. Mais si vous faites les sondages autour de vous, vous verrez que vous aurez toujours un ou deux cas de gens qui ont attendu l'extrême l'extrême fin. Oui, mais 2 K sur 10 ça fait beaucoup hein. 2 K sur 20 même c'est énorme.
Et il y a des gens qui aujourd'hui profitent trop longuement de cette indemnisation chômage pour développer d'autres projets à côté. Et vous l'avez dit, c'est une minorité. C'est une minorité mais ils sont trop nombreux.
Ils sont trop nombreux. Alors oui, en regardant cette étude, on s'aperçoit aussi d'une chose, il le précise d'ailleurs, qu'ils ne tiennent pas compte de ce que ça coûte d'aller travailler et ça c'est très important. C'està-dire qu'ils ne tiennent pas compte du coût du transport. cette approche ne tient ni du compte ni du fait de travailler peut avoir un coût en particulier dans les ménages avec enfants ou en raison des transports domicile travail effectivement donc le coût à domicile dans les campagnes, les gens sont obligés d'utiliser leur voiture, l'essence a un coût vraiment important.
Le passe navigo aujourd'hui est à 90 €. Tout le monde n'a pas une partie remboursée par l'entreprise, mais c'est surtout la garde d'enfants qui pose problème. Si vous êtes une mère seule avec vos enfants ou même un couple avec des enfants, fais regarder des enfants coûtent extrêmement cher.
Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une grand-mère non plus disponible. Donc euh voilà, ça c'est à prendre en compte et moi je serai pour qu'on aide considérablement la garde d'enfant, des aides à la garde d'enfants pour que les femmes puissent travailler librement et sans que ça leur coûte plus cher de travailler. Renault sur la garde d'enfant, euh la parole de de Valérie Édor puisque l'on voit que on a une une dénatalité qui désormais a touché a touché la France.
On était une exception euh en Europe sur la dénatalité. Maintenant, il y avait aucune raison que on soit épargné. il y a une dénatalité et on sait que alors euh c'est pas parce queon vous donne de l'argent que vous faites un enfant, un 2è ou 3è enfant, mais quand même parmi les les parmi les les déterminants d'avoir un 2è ou trè enfance, c'est vrai que la garde c'est c'est réellement logement le logement, la garde et puis euh évidemment euh évidemment quoi ?
Benah j'ai oublié la troisème raison. [rires] Vous avez vous avez effectivement cette étude qui est très intéressante qui casse des idées reçues mais mais je vais mettre un peu les pieds dans le plat. Il y a certaines villes où le logement est encore pas cher, où alors évidemment c'est pas les villes, je les citerai pas pour pas les vexer, mais c'est pas des fil des villes où il fait le plus bon vivre.
Et bien où lorsque vous discutez avec certaines personnes qui bossent beaucoup, euh les chauffeurs Uber par exemple, les taxis qui ont des qui ont des des vies difficiles, qui travaillent beaucoup, et bien il vous citent des cas où avec 900 € par mois ben vous vous pouvez vivre. Évidemment, c'est des gens qui partent pas en vacances, c'est des gens qui euh s'achètent pas beaucoup de vêtements, mais vous pouvez vivre parce que après à condition d'avoir un emploi parce que dans ces villes où le logement n'est pas cher, il y a un problème d'emploi. On en trouve pas forcément.
C'est là où c'est compliqué. Pourquoi les gens viennent s'entasser en banlieu parisienne ? C'est pour pouvoir aller travailler à Paris.
Oui, mais Valérie, il y a il y a Oui, mais il y a en même temps beaucoup d'entreprises qui n'arrivent pas à trouver des salariés et et vous avez mais c'est minoritaire hein bien évidemment, mais vous avez encore euh 500 € d'écart entre euh toucher les aides et puis et puis il y a des aides multiples. Vous avez dans certaines municipalités l'aide de la mairie, l'aide de la cantine pour certains, tout un tas d'aides sociales en France qui font que vous avez vous avez des gens qui effectivement préfèrent ne pas travailler mais c'est très minoritaire et les aides c'est nécessaire, c'est la base de l'état providence. Et puis les chercheurs effectivement s'ils prennent pas en compte comme vous le dites ces coûts là ils mettent en avant que quand vous travaillez vous avez souvent alors pas toujours, mais vous avez souvent des aides procurées par les entreprises et vous avez la perspective d'un salaire qui va augmenter au fil des années.
Alors que si vous restez en inactivité, ce n'est pas le cas. Et donc il y a aussi ces propositions quand je parlais du gouvernement, c'est Jean-Pierre Farandou, le ministre de du travail qui le disait en novembre. à composition égale, il faut faire en sorte qu'un foyer qui travaille qui travaille gagne plus qu'un foyer qui ne vit que d'aide sociale.
Donc il laissait entendre qu'effectivement vivre d'aide sociale, ça rapportait plus que d'aller travailler et il proposait ce fameux dont je parlais de serpent de mer ce fameux cette aide sociale unique dont parlait déjà Emmanuel Macron en 2018 que la droite réclame avec le renvoquier qui voudrait donc plafonner ses aides sociales pour favoriser dit-il le retour à l'emploi. Sauf que d'après ces chercheurs et là ils sont catégoriques, ce projet de loi proposé notamment par la droite se présente comme une solution à un problème qui n'existe pas. Il l'assure, ça n'existe pas.
Les gens qui préfèrent les aides sociales au travail, c'est tellement minoritaire qu'on ne peut pas faire un projet de loi sur cette sur ce constat. Alors, on peut toujours le faire. Mais moi, je pense qu'avec l'intelligence artificielle le problème va être réglé parce qu'on saura on saura grâce à l'intelligence artificielle, on aura des fichiers commun, on saura qui touche quoi.
Et et donc si si admettons, il y a un seuil qui va s'arrêter à j'en sais rien à 900 € par exemple, on le saura tout de suite, sera limité, tout ça va être simplifié et se faire automatiquement. Donc oui, effectivement, il y a peut-être pas besoin d'une loi supplémentaire. Une loi supplémentaire effectivement.
Catherine Laurent Vquet lui ce qu'il voudrait c'est plafonner à 70 % du SMIC le la location unique. Est-ce que ça entraînerait un un basculement de de certains dans une grande pauvreté ? C'est c'est possible.
Mais moi, je je j'alerte quand même sur le fait que évidemment que ça n'est pas confortable de vivre seulement avec les aides et que beaucoup préféreraient travailler, mais malgré tout en France, on a un système qui est généreux et il y a trop d'abus sur ce système. Notamment, moi je je parle avec beaucoup de chefs d'entreprise qui m'expliquent que au bout de 6 mois, ils ont des démissions souvent sur des postes parce que 6 mois, c'est la période, c'est le moment à partir duquel vous pouvez commencer à toucher le chômage et là c'est assez récurrent chez les chefs d'entreprise. Donc on voit qu'il y a quand même des choses à améliorer sur notre système.
Est-ce qu'il faut réduire les aides ? Non. Est-ce qu'il faut aller vers une allocation unique ?
Est-ce que ce serait plus efficace ? Peut-être. He peut-être.
Mais en tout cas, il faut inciter à reprendre rapidement le travail et pas rester dans une situation où certains utilisent le chômage pour développer d'autres projets à côté. Mais la démission n'entraîne pas l'ouverture des droits. Bah vous en avez beaucoup qui à partir de de 6 mois en tout cas essaient de de d'obtenir une rupture conventionnelle.
C'est ça. Pardon. Excuse et il y a d'ailleurs une réforme de de la rupture conventionnelle qui doit être engagée au début de l'année prochaine.
Je sais pas si elle aura lieu parce qu'il y a d'autres sujets mais Ouais. Mais elle a plus que doublé. Elle a multiplié par un vrai sujet aussi de d'abus de Renault.
Oui. [rires] Non pas la l'autorisation. Vous pouvez participer au débat librement.
Oui, mais on est dans le calme. C'est la semaine de Noël. [rires] C'est tout apaisé là.
Exactement. Mais en en revanche euh en revanche, alors moi là je suis assez radical. Il faut revoir le système d'assurance chômage.
Mais il est beaucoup trop généreux en France. Il est beaucoup trop généreux. Il est beaucoup Non, non mais attendez, vous avez vous travaillez c'est en train d'être vu par le gouver enfin les les réformes successives.
Ça a été revu déjà en train d'être vu quand même. Pas assez. Ouais.
Regardez il y a quand même il y a quand même des endroits où il y a des bassins d'emploi qui ont été totalement éradiqués. Euh, il y a des fermetures d'usine quand vous voyez des ouvriers qui pleurent, qui pleurent vraiment parce que leur usine ferme et qu'ils ne savent qu' il y aura rien à moins de 300 km de chez eux. Franchement, qu'est-ce que vous faites pour ces gens-là qui ont 55 ans qui ne retrouveront plus de travail parce qu'on a ce problème de l'emploi des seniors ?
Alors, vous avez Valérie, mais vous avez raison mais justement si on on réforme le système d'assurance chômage pour les salariés, on va dire jusqu'à 45 ans, vous dégagez de l'argent et grâce à l'argent qui est dégagé, vous pouvez aider ceux qui sont effectivement et c'est très très dur victime d'un d'un plan social. Et on on on a parlé évidemment notamment avec Brand, c'est terrible ce qui ce qui arrive à Brand. Vous pouvez dégager de l'argent pour aider les salariés de plus de 55 ans qui effectivement sont beaucoup trop insérés dans l'emploi.
Mais discuter avec des avec avec et pas seulement des Américains euh en Grande-Bretagne mais en Grande-Bretagne l'insécurité du travail effectivement n'a rien à voir avec ce qu'on connaît en France. Oui, bien sûr. Mais vous avez une flexibilité du travail qui n'est pas la nôtre.
Oui, mais c'est mais je parle pas que de la Grande-Bretagne. Dans les autres pays européens, franchement euh ou au Canada ou autres, ils rigolent, il rigolis mais vous rendez compte, vous êtes plusieurs mois dans une activité ou même 1 an, 1 an et demi euh 18 mois de chômage, même 16 mois de chômage. Mais c'est trop long.
C'est trop long. Vous pouvez pas parce que l'argent dégagé encore une fois par la réforme de l'assurance chômage augmentera les moyens de France travail, augmentera les moyens de la formation, augmentera Valérie raison. La révolution qu'on euh du travail qui est devant nous, c'est l'intelligence artificielle.
Ce sont les robots. Il faut voir justement pardon euh pardon Renault parce que je parlais de l'emploi des seiors, mais on a un problème sur l'emploi des jeunes, on l'a évoqué hier. En France, on est dans la moyenne haute, on est à 18, en Europe 18,4 % alors que la moyenne européenne est à 14.
En Allemagne, les moins de 25 ans, c'est autour de 5 %. Pourquoi en France on a effectivement un taux de sans emploi aussi élevé ? Mauvais système éducatif ma formation.
Voilà. Donc donc en fait on s'aperçoit que c'est une pelote que l'on déroule et ça ne va pas dès le départ en fait. Pourquoi autant de jeunes et les diplômés qui ne trouvent plus d'emploi et et et comme je le disais déjà hier avec l'intelligence artificielle encore une fois vous savez tous les postes de traducteurs sont supprimés de publicité.
Il y a plein plein d'emplois qui vont être mais ce que je retiens quand même et ce qui est dans l'étude de l'OFCE c'est que le travail parfois ne paye pas assez parfois ne permet pas de sortir de la pauvreté. Donc là, l'étude euh euh demande des mesures concrètes pour sortir de cette situation pour les travailleurs pauvres. Pour les travailleurs pauvres, on en parle tous les jours hein de de la faiblesse des salaires ici hein.
Tous les jours on en parle notamment dans le secteur privé. Moi c'est mon dada. Ah oui, ça on peut le dire.
C'est vrai que on rappelle que 17 % 17 % des des salariés sont autour du SMIC hein. Donc c'est vrai que c'est c'est une proportion énorme qui a bondi ces dernières années. Ouais.
Le SMIC justement on a suivi deux familles. Comment vit-elles vivent-elles avec le SMICK ? Reportage de Frédéric Naniè avec Vincent Pierro.
Dans cette maison cossue de la côte normande, Mané, 46 ans, fait le ménage. En plus de son pleintemps d'agent d'entretien au SMIC, elle a dû prendre ce deuxième emploi. Elle travaille 44 heures par semaine.
Ça me permet de régler tous mes factures et subvenir à les besoins de mes enfants et tout ce qu'on a besoin à la maison qu'on ne manque de rien. Avec les loyers plus bas notamment, on pourrait penser la vie moins chère à la campagne. Mais la voiture plombe souvent le budget.
Alexandre, ouvrier en intérim, rentre de l'usine. Dans son couple, chacun a besoin d'un véhicule. Sa femme, Marie, est assistante maternelle.
Elle a deux enfants d'une première union, même avec deux SMIC. Ils ont régulièrement du mal à boucler les fins de mois. Quand on commence à avoir un loyer à 800 € quand on commence à avoir un crédit voiture et cetera, aujourd'hui c'est compliqué.
Et puis il y a toujours des imprévus. Et du coup vous les imprévus ça vous met dans le rouge direct. Oui et lunettes.
Bah même avec une mutuelle qu'on paye bientôt 100 € par mois, on est à 343 € de ma poche pour deux paires de lunettes. Pour deux paires de lunettes pour deux enfants. Voilà, ça devient parfois extrêmement compliqué. chaque centime peut compter et ça c'est l'une des propositions de l'OFCE, c'est dire en fait il faut s'attaquer avant tout avant de parler des aides sociales qu'il faut plafonner, il faut d'abord s'attaquer au travail qui rémunère bien.
Mais c'est c'est sûr mais c'est un serpent de mer et on sait qu'il y a beaucoup de d'obstacles en France pour que le travail rémunère mieux. Déjà, il faut revoir sans doute les et c'est certains même les politiques d'exonération autour du SMIC parce qu'elles ont concentré justement ces ces rémunérations autour du SMIC. Mais vous pouvez pas avoir d'augmentation de salaire si vous ne travaillez pas davantage en France.
C'est la quantité de travail et la productivité qui à terme entraîne des augmentations de salaires. Et donc si on fait pas de réforme structurelle, les questions de pouvoir d'achat, on continuera à en parler encore longtemps malheureusement. Bon, il y aura pas Ouais, il y aura pas de réforme d'ici 2 ans de toute façon.
Non, il se passera rien avant la présidentielle. On doit encore attendre malheureusement 16 mois. Mais et surtout dernière chose, il faut arrêter de financer la protection sociale sur le travail.
C'est une aberration. Ça doit être fin TVA social. Ça doit ex ça doit être alors le TVA social, ça a aussi des inconvénients notamment pour exp euh exportation importation mais vous rendez compte donc ça doit pas être le travail qui le finance.
C'est ça dit pas seulement. seulement pourquoi les salaires sont pas assez les salaires nets sur votre feuille de prê votre feuille de paye la différence entre le brut et le net ça ça parle à tout le monde. Pourquoi 32 % 32 % de votre salaire brut finance les retraites et pas votre retraite.
La retraite du voisin ou ou du seigor pour qui j'ai beaucoup de respect parce qu'après on reçoit des lettres enfin pas des lettres, on est plus au 19e mais après on reçoit des sur les réseaux sociaux. Non, vous en prenez au retraité, vous en prenez au retraité. Je m'en prends pas au retraité.
Je dis qu'à un moment donné, il pourra et notamment les retraites les plus aisées, je mets pas les petites retraites, mais les retraités les plus aisées, ils pourraient penser à leurs enfants et surtout leurs petits enfants. Bien sûr. Moi, je suis d'accord avec ça. 33 % pour les retraites.
Même Valérie est d'accord avec vous. Mais comment voulez-vous euh motiver un salarié un un salarié de 28 ans ? Quelque chose me dit qu'on y on en reparlera au cours de cette saison.
Renault, je vous fais confiance. Bien sûr. Juste une dernière information, on vient de la prendre.
On a quelques euh précisions sur l'horaire de la prise de parole de Sébastien Lecnu. On le sait, il va prendre la parole à l'issue des votes à l'Assemblée et au Sénat sur la loi spéciale cet après-midi. Voilà, il va clore la séquence comme on dit euh parfois et il prendra la parole depuis l'hôtel de Matignon, donc dans un cadre qu'on a déjà connu par le passé sur le perron un micro un cadre assez solennel.
Sébastien Lecornu effectivement veut utiliser he cette fonction aussi pour pour et bien renforcer sa stature. Il aura besoin effectivement d'être d'être ce chef d'une majorité toute relative mais qui va tenter de faire adopter un budget quelque chose ou pour acter acter la loi spéciale à à ce stade alors pour acter ça c'est certain le vote de la loi spéciale parce que ça ne fait plus aucun doute les parlementaires députés sénateurs veulent la veulent la voter et puis ensuite pour en dire plus sans doute sur le calendrier est-ce qu'il va fixer un objectif dans dans le calendrier coup de pression voilà un nouveau coup de de pression et peut-être une clause de revoyure avec certaines formations politiques. Oui, parce que la loi spéciale, ça ne peut pas durer.
Il faudra un véritable budget pour la France. C'est mieux. Disons que c'est mieux et le plus tôt possible serait le mieux effectivement donc au cours du du mois de janvier.
Merci beaucoup. On y reviendra longuement à 14h en suivant direct les les questions gouvernement. On écoutera quelques réponses du gouvernement sur ce cette loi spéciale.
Justement, tout se joue cet après-midi. En attendant, je vais vous parler de l'opération poker. Vous savez ce que c'est ?
Oui. Ah, vous savez ce que c'est ? Est-ce que vous derrière l'écran, vous savez ce que c'est ?
En fait, on vous parle d'une opération militaire hautement stratégique, une opération française en fait qui permet de de simuler notre réaction à un raid nucléaire sur notre sol. Et [musique] bien figurez-vous, et c'est une première des observateurs étrangers ont pu y assister en l'occurrence des Britanniques. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Est-ce que ça ouvre la la voie [musique] à une future coopération opérationnelle ? Est-ce que ça remet en cause notre souveraineté nucléaire ? On a évidemment pas mal de questions.
Cette opération soulève pas [musique] mal de questions. Le général Norlin est avec nous, il va pouvoir répondre. Vous vous préparez parce que on a on a des rafales sans sans mauvais jeux de mots des rafales de questions à vous poser.
À tout de suite. Merci de nous rejoindre dans notre émission 100 % sans filtre. Je vous le disais, le général Norlin nous attend, général d'armée aérienne en 2e section et président d'initiative pour le [musique] désarmement nucléaire.
Xavier de Jaccomoni également nous a rejoint notre grand reporte. éditorialiste à l'international. Bonjour Xavier [musique] et je vais vous proposer des images.
Regardez, c'est presque des images top secrètes. L'une de nos équipes avait pu assister à la fameuse opération poker. Alors, pourquoi je dis fameuse ?
Parce qu'en fait, c'est des c'est une opération hautement stratégique. La France la mène tous les tous les trimestres pour tester nos capacités à réagir à une un raid nucléaire sur notre sol. Et bien figurez-vous, et c'est une grande première des observateurs étrangers ont pu y assister il y a quelques jours à l'exercice d' y a quelques jours donc en France ces étrangers à Tavernie à Taver dans le Valdoise.
Exactement dans le Valdoise. Et ces étrangers ce sont en l'occurrence des britanniques. Ça nous interpelle parce que c'est une grande première parce qu'ils ont eu accès à des exercices normalement qui se font dans la plus grande discrétion.
On parle de notre dissuasion nucléaire. Xavier, est-ce que c'est un premier pas vers une coopération nucléaire franco-britannique ? Oui, on peut le dire comme ça.
C'est surtout pour les Britanniques une excellente façon d'apprendre puisqu'ils n'en ont plus l'habitude. Ils n'ont plus de force nucléaires aéroporté et ils vont en retrouver une. Ils vont ils vont acheter des des F35 capables de porter la bombe américaine, la B61.
Et donc il est important pour eux de voir comment ça se passe. Alors ça a pas été du tout simple hein côté français parce que les aviateurs français euh tous confondus hein des commandants au pilotes sont pas très enclins à partager tous leur savoirs en la matière. Euh poker c'est un exercice compliqué qui permet à la France de montrer son savoir-p faire.
On parle de h on montre on montre la la stratégiquement c'est extrêmement important euh de montrer que les avions français peuvent intervenir et c'est un exercice en fait qui se passe en deux temps. Il y a les rafales qui portent la bombe qui vont simuler un raid. Évidemment, ils n'ont pas de bombe nucléaire sous leurs ailes.
Et puis il y a des intercepteurs qui vont tâcher de les empêcher de mener ce raide avec des ravitailleurs. C'est toute une logistique extrêmement importante et c'est cette espèce de de balai aérien qui est très difficile à organiser, à coordonner et dont les Britanniques n'ont plus n'ont plus l'habitude. Alors moi je comprends bien l'intérêt pour les Britanniques là, mais je vois pas forcément l'intérêt pour les Français. faire entrer les britanies dans le savoir pour pouvoir éventuellement un jour si nécessaire pouvoir mener ce genre d'action en coordination avec les forces britanniques.
La force en gros l'Union fait la force et on se souvient comment parce que aucun pays en Europe n'est capable aujourd'hui de se défendre seul de mener des actions seules. Même la France qui est sous le parapluie nucléaire grâce au général de Gaulle doit avoir des alliés et doit partager à un moment ou un autre. C'est le principe.
Et les Britanniques étaient en observateur, vous le disiez Valérie, dans le PC de de Taver qui est un endroit évidemment top secret dans le Valdoise dans une base militaire. Il y a d'ailleurs un deuxième PC au cas où celui-ci serait rendu euh inopérationnel par des bombardements ennemis et tout ça est extrêmement important. Alors, on se souvient qu'au mois de juillet, Emmanuel Macron et Kir Starmer avaient lancé ce groupe de pilotage franco-obbritannique, un groupe de pilotage nucléaire.
écouter à l'époque le premier ministre britannique. Ce matin, nous avons signé la déclaration de Northwood confirmant pour la première fois que nous coordonnons nos capacités de dissuasion nucléaire indépendante. À partir d'aujourd'hui, nos adversaires sauront que toute menace extrême pesant sur ce continent entraînera une réponse de nos deux nations.
Il n'y a pas de meilleure démonstration de l'importance de cette relation. Général Norlin ce à quoi on a assisté là, les Britanniques qui assistent à cette opération poker, c'est le résultat de ce qui s'est passé de cette de comment on va dire de cette de cet accord qu'avait mis en place entre le président français et le premier ministre britannique. Oui, bien sûr. cette présence britannique au PC opération de de l'opération poker.
Bon, c'est le c'est la suite d'un processus relativement long qui a été qui a débuté pardon en 1995 dès 1995 avec ce qu'on appelle la déclaration de Checkers qui posait justement les bases d'une on peut peut-être passé encore d'une coopération franco-britannique en matière de nucléaire. Mais surtout euh cette ce processus a été concrétisé en novembre 2010 euh par un un un des accord de défense dit euh les traités de Lancaster House qui effectivement mettait euh concrétisé de façon très formelle cette coopération, une coopération en matière de sécurité des armements nucléaires et une coopération en matière de recherche nucléaire également. Pardon général, mais à vous entendre ça paraît tout à fait banal.
De notre point de vue, ça n'est pas du tout c'est complètement inédit qu'on naiste. Ouais, je attendez, j'ai pas fini parce que euh effectivement ça n'est pas banale. Je vais peut-être revenir sur ce point après plus tard.
Et ensuite, il y a eu la déclaration de Northwood en juillet 2025 qui effectivement mettait en place ce groupe de pilotage nucléaire. donc qui permettait de concrétiser au plan opérationnel cette coopération. Mais effectivement euh voilà, c'est le bon côté des choses, c'est que c'est une coopération franco-britannique, même si elle est dans le domaine nucléaire, euh qui se de qui se concrétise dans la défense de l'Europe.
Mais euh le problème c'est que les deux dissuasions nucléaires françaises et britanniques sont basées sur des sur des concepts complètement différents. Le le concept français est un concept de d'autonomie stratégique, d'indépendance d'indépendance nationale. Alors que les armes nucléaires britanniques, la dissuasion nucléaire britannique est basée sur le concept d'interdépendance et interdépendance avec les États-Unis.
Pourquoi ? Justement général parce que les missiles Oui. Justement général, est-ce que c'est un moyen pour les Britanniques de s'éloigner de cette dépendance des Américains ?
Écoutez, oui, en quelque sorte, mais il ils peuvent ils s'en éloignent parce que vous savez que la grande question sur laquelle on pourrait revenir, c'est la la comment dirais-je la défense nucléaire européenne, une une dissuasion nucléaire élargie. Enfin, on peut on peut utiliser tous les qualitifs que qu'on veut, mais en fait euh en fait, ils sont ét ils dépendent étroitement des États-Unis. Pourquoi ?
Parce que les missiles qui équipent les sous-marins nucléaires lanceur d'angè britannique sont des missiles américains. Ce sont des tridans D5 qui sont loués aux États-Unis par la Britannique. Et même si les ogIVes nucléaires sont de fabrication britannique, certains composants non nucléaires de ces ogives sont américains.
Donc même si derrière derrière ce ce cette présence britannique, il y a une manifestement une volonté des Européens et ça c'est très des britanniques et ça c'est très positif de de s'impliquer plus dans la défense européenne notamment nucléaire mais il y a quand même ce toujours cette relation spéciale qui les rend complètement dépendant des États-Unis dans le D'où notre question est-ce qu'il y a un risque il faut avoir sacrément confiance en son partenaire britannique pour lui ouvrir les portes ainsi d'un exercice si stratégique. Écoutez, oui. Bon, effectivement tout ce qui concerne nucléaire tout le monde est très jaloux est très jaloux de de son secret défense et même plus de de de de haut plus haut niveau de sécurité de sécurité.
Et donc les les spécial les opérationnels du nucléaire n'aiment pas partager puisque surtout en France puisque c'est vraiment un instrument de d'indépendance nationale et d'autonomie stratégique comme je l'ai dit. Donc voilà. Alors effectivement la question qu'est-ce que les Français ont on ont a gagné ?
Autant les Anglais peut-être on ont gagné comme Jacobier l'a rappelé. Euh euh bon, ils ont effectivement plus l'expérience enfin je pense que c'est pas très compliqué pour eux mais ils ont quand même ils n'ont plus l'expérience des opérations aéroportées nucléaires depuis un certain temps. Mais voilà la question est-ce que que a gagner les Français ?
à mon avis je pense que les Français quand même ont gagner dans le justement dans cette implication des britanniques dans la sécurité et ce rapprochement avec les avec la Grande-Bretagne sur la question de comme je le dis de la sécurité européenne. Sinon euh en matière de recherche nucléaire, bon je pense que c'est plutôt nous qui quand même avec les Britanniques mais qui sommes plutôt en pointe en matière donc d'équipement. Ils sont complètement des États-Unis donc on a rien à attendre d'eux mais voilà c'est une question éminemment politique et la réponse est éminemment politique.
Mais vous-même vous posez la question et vous mettez le doigt dessus. On est très très jaloux de nos secrets nucléaires. Est-ce qu'il y a un problème ?
Est-ce que à un à terme il peut y avoir un risque pour notre souveraineté de partager ce genre de a priori a priori non parce que de toute façon on leur montre ce qu'on veut bien leur montrer même s'ils sont dans le PC il y a forcément des endroits où ils peuvent pas aller des choses qu'ils ne peuvent pas voir. Après comme le disait le général Norl, on est sur une campagne de bombardement qui est relativement classique. Le tout étant que ça se fasse dans la plus grande discrétion possible.
Les Britanniques ont un avantage, c'est leur avion. Le F35 américain est un avion furtif. Le rafale n'est pas un avion furtif.
Donc évidemment là, il y a des il y a quelques petites limites en plus pour le rafal qui est au moins un aussi bon appareil euh que l'appareil américain. Il a d'autres avantages mais dans le domaine de la furtivité non. Maintenant les Britanniques ont toujours eux un énorme problème et c'est évidemment leur manque d'autonomie par rapport aux Américains.
L'avion lui-même, la maintenance peut-être assurée notamment à distance par les Américains et peut amener à clouer certains appareils au sol pour des opérations de maintenance. C'est pas une décision totalement politique, mais elle peut être, on peut l'imaginer, dévoyée avec un président américain qui ne voudrait pas une certaine forme d'intervention, je ne cite personne. Et puis la bombe utilisée, elle est aussi américaine.
Donc là, il y a vraiment il y a vraiment un souci pour les Britanniques qui sont très très jaloux de ce que la France a pu construire, je le répète, grâce au général de Gaulle, cette autonomie totale qui est quelque chose que nous sommes les seuls à avoir en Europe et à partager avec les Américains. Et puis les Britanniques pour le moment ne peuvent compter que sur leur sous-marins, ils n'ont pas encore cette force aéroportée, cette possibilité de faire comme les Français. Donc il y a la composante effectivement la composante en Angleterre maritime et depuis 98 ils n'ont plus la composant les sousar et ils ont aussi des ils ont des ils ont aussi de grosses difficultés avec leur marine comme avec l'ensemble de leur armée sans doute plus que nous encore.
Par exemple, il y a beaucoup de bâtiments de frégades voire même de sous-marins britanniques qui ne peuvent pas prendre la mer pour des raisons techniques d'une part mais surtout par manque d'équipage. Ils ont un énorme problème de recrutement de soldats. On estime qu'aujourd'hui les Britanniques ne sont pas capables de mettre plus de 5 à 10000 hommes dans une éventuelle force qu'on appellera de maintien de la paix avec de gros guillemets en Ukraine pendant moins d'un an.
Ils pourraient pas aller au-delà de ça. Donc on voit qu'ils ont des problèmes qui sont encore plus graves que les nôtres de ce point de vue-là. Oui largement.
Oui Renault. Oui. Alors bien sûr, je parle je parle sur le contrôle du général Norlin.
Mais trois petits points. Premièrement, comme le dit Xavier, la guerre en Ukraine depuis 4 ans a montré que et moi j'ai été étonné que l'armée l'armée britannique est en mauvais état. Contrairement à ce qu'on croit, effectivement l'armée française manque de moyens.
Mais lorsqu'il s'est agit de regarder quelle aide peut-être donné à l'Ukraine dans la coalition des volontaires, et bien franchement le gouvernement britannique s'est aperçu que l'armée était en mauvais état. Deuxièmement, il y a une tradition de coopération très forte entre la Grande-Bretagne et la France sur le plan militaire et sur le plan de la lutte contre le terrorisme. Euh donc euh euh tr euh et et puis surtout surtout essayer même si c'est très dur euh de détacher même si c'est encore une fois très la Grande-Bretagne des États-Unis, ils ne peuvent rien faire les Britanniques sans l'accord des Américains.
Rien. C'est vraiment sur le sur le euh sur le nucléaire et sur euh et et sur les grosses opérations, c'est vraiment des vassaux. Mais on peut d'ailleurs s'attendre peut-être à un petit mouvement d'humeur du président américain de voir cette nouvelle alliance.
Ouais. Peut-être qui continue malgré le et puis ce qui est intéressant, c'est de voir que ça continue malgré le Brexit parce que la Grande-Bretagne aurait pu s'isoler davantage et là au contraire les liens ont été ressusc. Mais il y a juste quand même un un Gérardin un point qui qui m'interpelle quand même.
On aurait pu se dire pourquoi pas une coopération entre la France et la Grande-Bretagne mais justement sur les sous-marins sur les sous-marins sur la composante maritime. Pourquoi là il y a cette cet exercice ? On le rappelle donc la la Grande-Bretagne a abandonné sa composante aérienne en 98.
Euh pourquoi donc les Français, ils auraient pu dire "Bon d'accord, on on fait un exercice en commun où on vous montre comment on fait nos exercices avec nos sous-marins nucléaires, mais on garde précieusement le côté aéroporté secret." Ah, je vois Xavier qui me dit "Bon, c'est c'est une question c'est une question béoienne l'essentiel, ce sont les sous-marins." Est-ce que je peux répondre ? que oui, on pourrait on peut penser qu'il y a d'abord un petit intérêt britannique de de pédagogie puisqu'ils n'ont plus de force aérienne nucléaire depuis un certain temps.
Mais je pense que ça ne se fait pas dans pour l'instant en tout cas du côté des des SNLE, des sous-marins. Donc parce que c'est autrement plus sensible hein. vraiment le vous savez que le sous-marin nucléaire dans c'est le cœur de la dissuasion française et que et je vous rappelle que en 2009 si je ne me trompe il y a eu une collision entre un sous-marin un SNL britannique et un sous-marin nucléaire français des une collision qui a eu des conséquences assez graves sur les structures des sous-marins.
Et donc les par exemple les patrouilles maritimes sont des secrets extrêmement bien gardés. Donc on en est pas encore vraiment à la coordination des patrouilles maritimes, des SNLE. Chacun garde effectivement très secret ses itinéraires, les endroits où ils vont se poster et cetera, même si on peut s'en douter.
Voilà. Donc je pense que le domaine du sous-marin nucléaire lanceur d'engin est quand même est peut-être encore plus sensible et plus sensible. Moi, je voudrais quand même ajouter Je voudrais quand même ajouter une chose.
Oui, pardon. Non, non, non. Euh, allez-y.
Non, non. Je voudrais simplement ajouter, c'est que euh cette coopération nucléaire, c'est quand même euh un pas de plus dans l'escalade nucléaire qui a lieu en ce moment. C'est-à-dire qu'on est dans une course armement nucléaire qui est engagée par tous les pays et non seulement les pays dit euh qui sont déjà des pays nucléaires, mais une demande de nucléaire de de de la part de pays qui ne sont pas nucléaires.
Donc euh on va euh inexorablement, on s'engage inexorablement dans une spirale nucléaire qui qui évidemment ne peut que mal se terminer. Et voilà. Donc je pense que il faut faire très attention dans ces cette surenchère de nucléaires, cette surenchère de moyens, cette surenchère de coopération, d'élargissement des des des de l'utilisation des armes nucléaires.
Parce que il faut le savoir, le l'addition nucléaire c'est un pari sur la rationalité de l'adversaire et c'est un paris sur lequel on ne peut pas se tromper. C'est-à-dire que si on se trompe, on est mort. on est tous morts.
Donc euh ça n'est pas comme si c'était du temps de l'arbalette où on disait "Oui, l'arbalette bon euh il on ne résiste pas au progrès technologique." Donc c'est vraiment c'était mieux avant. C'était mieux avant comme on dit.
Bonjour Noël. Effectivement, je retiendrai votre phrase quand même générale hein. Je je ça ne peut que mal se terminer.
Donc, soyons assez vigilants et conscient des choses. C'est peut-être pour ça qu'il faut faire des exercices éventuellement en faisant participer des alliés pour montrer à nos éventuels adversaires ennemis qu'on est prêt à riposter et donc qu'il ne faut pas utiliser la bombe nucléaire. Je rejoins tout à fait les propos du général Norlin.
Les avantages pour la France, ils sont importants parce que un raid nucléaire, c'est un raid de bombardement. On a tendance à voir que ce magnifique avion qu'on voit derrière vous Magali, le rafale qui porte la bombe nucléaire. Mais ce n'est pas que ça, je vous le disais tout à l'heure, c'est tout un balai logistique extrêmement difficile à mettre en place avec par exemple le rôle des contrôleurs aériens de l'armée est aussi important que celui des pilotes.
Le rôle des ravitailleurs, on envoie un là derrière vous aussi, le rôle des avions radars à Wax qui permettent de déterminer par où peuvent se diriger les chasseurs bombardiers sont importants et un jour ou l'autre l'armée britannique pourra être amenée à nous épauler par exemple en nous prêtant un avion ou en mettant à notre disposition un avion ravitailleur ou un avion radar. Merci de toutes ces explications. Merci également au général Norlin.
Vous restez avec nous. On se quitte quelques secondes à peine. On va se demander si à un moment donné, il va pas falloir taxer l'épargne.
Oui. Oui, c'est un là aussi un vieux serpent de mer. Pourquoi on vous dit ça ?
Parce que l'Europe, les Européens, donc vous nous tous là ici autour de la table, on n jamais autant épargné. C'est du jamais vu. C'est un record depuis 30 ans.
On vous explique tout dans un instant. [musique] À tout de suite. On a 2 minutes de retard.
J'espère que vous êtes toujours avec nous. C'est pas grave, on est à à la veille des fêtes de fin d'année. Soyez les bienvenus.
Merci de nous rejoindre toujours avec nos [musique] éditorialistes Valérie Tierrier Vur et Renault Pila qui sont avec nous. Je vais vous demander dans un instant si vous aussi vous faites partie de ces français [musique] qui éparglent ces Européens plutôt. Figurez-vous qu'on n'est pas les seuls en Europe.
Jamais jamais les Européens n'ont mis autant d'argent de côté. Les ménages européens dépensent moins de 85 centimes pour chaque euro gagné. Forcément ça a des conséquences.
Donc le taux d'éparne c'est 15,5 %. C'est trois points de plus figurez-vous que l'avant Covid c'est énorme. Donc on va se poser la question est-ce que c'est un problème et pourquoi ?
Est-ce qu'il va falloir commencer à taxer cette épargne ? Parce qu'il va bien falloir charger l'argent là où il est. On fait le point d'abord avec Léa Kepd.
J'ai eu ma paye là. Comme tous les mois, c'est l'heure de faire les comptes dans la famille Henri pour voir combien d'argent ils peuvent mettre de côté. Que moi, je gagne 1400 € et tous les mois, j'arrive à mettre à peu près 200 € tous les mois. de côtés de côté.
Aurélien lui place la moitié de son salaire, soit 900 € par mois. Et pour les enfants même mot clé, l'épargne quand mamie me donne une petite pièce en fait bah papa il le met sur mon livréor. Plus fourmi que cigal donc.
Mais pourquoi ? Que l'avenir est incertain que ce soit politiquement, environnementalement et cetera ou en cas d'imprévu et questions politiques, on ne sait pas du tout où l'on va. Donc c'est pour ça que je préfère beaucoup mettre de côtés.
Lorsqu'il y a des crises politiques, économiques, le réflexe c'est l'épargne. On attend d'ailleurs des records historiques. Au début de l'année, les placements financiers des Français s'élevaient à 6429 milliards d'euros, près de deux fois le montant de la dette.
En France, on met de côté en moyenne 10,5 % de nos salaires, bien au-dessus de la moyenne européenne à 6,1 %. Nous avons même dépassé pour la première fois l'Allemagne championne historique de l'épargne. Où cet argent est-il placé ? 8 français sur 10 possèdent un livret mais apparemment il vous intéresse de moins en moins.
Tout simplement parce qu'il rapporte de moins en moins 1,7 % de taux d'intérêt actuellement. Avec les baisses des taux d'intérêt, effectivement les Français se tournent éventuellement vers d'autres produits d'épargne. Des produits sécurisés pour lesquels on est sûr de retrouver son capital et puis des produits aussi liquides, c'est-à-dire où on peut facilement débloquer l'argent.
Le placement le plus en vogue, c'est l'assurance vie parce que les taux d'intérêt sont plus attrayants, 2,5 % en moyenne. Résultat, cette année, vous avez déposé 18 % de plus sur vos assurances vie. Autre tendance, depuis le début de l'année, vous êtes aussi de plus en plus nombreux à garder votre argent bien au chaud chez vous.
Très voilà pour le constat, les conséquences maintenant avec Catherine André qui a déjà commencé le débat. Fie, figurez-vous. [rires] Merci Catherine de nous avoir rejoint et Maxime d'Armet, bonjour.
Économiste chez Alliance trade. Voilà ce taux d'épargne, je rappelle au niveau européen, ce sont les Européens parce que on a tendance à dire nous les Français, on met de côté, on a les bas de laine et tout. Ça concerne toute l'Europe audessus de la moyenne européenne en France he reste au-dessus de la moyenne et effectivement il y a des disparités.
Les Espagnols par exemple épargnent moins mais les Allemands épargne beaucoup plus que que la France. 15,5 % la moyenne au niveau européen, c'est grave. Alors à court terme, ça pose des problèmes pour la croissance effectivement puisque les Européens et parquent beaucoup.
Ça veut dire qu'ils consomment peu. Or la consommation suivant les pays européens c'est à peu près la moitié du PIB. Ah donc c'est une part très importante en fait.
On c'est la première part. Donc notre économie, elle est basée sur la consommation. Notre économie est en grande partie effectivement basée sur la consommation.
Donc pour les perspectives de croissance de court terme effectivement c'est un problème. C'est la raison principale pour laquelle les économies européennes dont la France ont des taux de croissance assez médiocre pour ainsi dire. Ceci étant dit, l'épargooi c'est pas une mauvaise nouvelle. les pas et oui c'est ça le paradoxe c'estàd à court terme on se dit bon faudrait que les les ménages français européens consomment un petit peu plus épargne un petit peu moin certes ça serait une bonne chose notamment pour les ventes commerce de détail tout ça ce sera une bonne chose pardon mais l'épargne pour moi c'est une très bonne nouvelle le problème c'est comment elle a investi et donc les Européens ils ont un énorme montant d'épargne 20 % part à l'étranger dans une part significative dans les marchés financiers américain Si cette épargue européenne qui est colossale, qui est une vraie chance pour l'Europe était investie dans l'économie européenne, dans les marchés financiers européens, dans les entreprises pas forcément côté d'ailleurs, ce serait une très bonne nouvelle.
Donc c'est la faute à qui là ? C'est la c'est la faute au cadre. Alors il y a plusieurs explications.
Votre question est assez complexe. Euh vous savez, on parle beaucoup des marchés de capitaux, de l'Union des marchés de capitaux en Europe. C'est un sujet qui semble un peu technique pour beaucoup de gens, mais en fait c'est très concret.
Ça veut dire les marchés de capital européen, c'est inciter favoriser l'épargne européenne transfrontalière. Vous êtes très concrètement, vous êtes un ménage français. Si le cadre réglementaire fiscal est harmonisé entre les pays européens, ce qui n'est pas vraiment le cas, notamment le cadre sur les faillites, n'est pas harmonisé.
Il y a pas d'assurance des dépôts européennes. Donc vous êtes vous avez un petit peu peur si vous mettez votre argent en Italie, au Portugal, je ne sais où. Ça fait que les Européens finalement ils ont peur d'investir ailleurs alors qu'il y a des opportunités fantastiques qui pourraient financer par exemple des gens de la techque européenne.
Les Américains, ils savent très bien utiliser l'épargne étrangère parce que eux pour le coup ils n'épargnent pas assez mais ils utilisent l'épargne du monde entier pour financer leur gens de la techur entreprise très innovantes et cetera et cetera. Donc pour moi l'épargue européenne c'est pas une mauvaise chose en soi. Le problème c'est qu'elle est très mal investie en France, en Allemagne, en Espagne dans des produits peu risqués.
Ouais. qui ne se dirige pas vers l'économie productive. Alors, est-ce que ça veut dire que vous auriez des conseils concrets à donner à nous français, à téléspectateurs, les yeux dans les yeux ?
Est-ce qu'il y a des choses par exemple là, vous voyez, c'est votre caméra ça c'est la la caméra dans la Vous auriez des choses à leur dire ou pas ces français ? Non, tout ce qu'on peut dire c'est effectivement c'est que il faudrait moins épargner dans des produits de type livra mais c'est là que l'État a aussi un rôle à jouer. Il y a trop d'incitation fiscale à mon sens pour des produits euh d'épargne réglementés qui ne s'investissent pas dans l'économie du risque.
C'est ça. Donc ça veut dire que vous appelez français là parce que le livré il rapporte pas grand-chose mais si les français l'aiment temps, c'est qu'il y a pas de risque. Alors après, vous avez raison, il y a aussi une question à mon avis de d'éducation financière. les ménages européens quand vous faites plaisir à français sont pas assez bons en économie plus vous allez aux États-Unis vous allez dans la rue moi je vais souvent aux États-Unis vous parlez à n'importe qui il vous il vous déroule un cours de finance sur les actions les obligations parce que parce que leur leur retraite est basée sur la capitalisation ils sont obligés nous on a des régimes par répartition écosystème différent voilà c'est un écosystème qui fait effectivement on a plutôt une aversion au risque parce qu'on n'est pas contraint de prendre des risques pour faire fructif On n'est pas contraint le mais je je maintiens que le manque d'éducation financière est aussi un rôle à jouer et encore une fois le cadre européen là les marchés de capitaux européen c'est un beau projet me semble-t-il pas tous les projets européens sont forcément des beaux projets mais pour le coup celui-ci me semble vraiment très pertinent puisque l'épargne est colossal je vous dis 20 % par à l'étranger de cette épargne européenne c'est un vrai gâchi.
Et pourquoi ils vont à l'étranger ? Parce que les ménages européens, ils voient que les marchés action euh américains sont en plein boom. Euh l'intelligence artificielle, ce genre de choses.
Mais alors, attendez, du coup, ça veut dire que si les Français aimaient plus le risque, ils investiraient encore plus dans des capitaux qui partiraient aux États-Unis. Il voit qu'en Europe, il y a pas des opportunités de risque. C'est bien ça le problème.
Donc voilà. Donc, est-ce qu'ils vont pas rester sur le livréa ou les les fonds les fonds euros là ? Enfin, je je il y a une vraie Non, mais vous avez raison.
Après, c'est un petit peu le serpent qui se laue. C'està-dire les Européens voient bien que les perspectives européennes de moyen terme sont médiocres parce que on leur donne pas le moyen d'espérer que la croissance demain sera meilleure puisque les politiques ne mènent pas les les politiques structurelles qu'il faudrait. On revient sur la réforme des retraites par exemple en France.
Donc toutes les réformes structurelles qui enverraient des signaux forts sur la capacité de l'Europe de croire euh de façon beaucoup plus importante qu'aujourd'hui enverrait des signaux d'optimisme aux Européens. Et là, vous déclenchereiez à mon sens un cercle vertueux des Européens plus confiants dans l'avenir de leur de leur continent, de leurs économies. Ils investiraient plus dans des produits d'irisqués et là vous favorisez des investissements, l'innovation et cetera.
LINE en parle hein de ce banque de confiance. En France, les ménages sont nettement plus pessimistes qu'avant la pandémie sur la situation économique future du pays. Oui.
Alors déjà l'explication est très très claire. Bravo parce que c'est des c'est des ce sont des sujets compliqués. Mais deux trois petits points déjà effectivement l'Europe et particulièrement particulièrement la France manque de cash.
On n pas de cash. Et pourquoi Emmanuel Macron en 2017 invité à l'Élysée d'immenses fonds américains notamment Apollo, notamment Black Rock évidemment qui qui est l'un des plus gros fonds d'investissement américain c'est qu'on manque de cash. Les entreprises ont du mal à se financer.
Les banques euh sont frileuses. Deuxièmement, on a euh une bourse de Paris qui est toute petite. C'est tout petit.
Il faudrait une bourse unique en Europe. Marché européen. Ouais.
Voilà. Marché européen cap. Capitaux capitaux.
On revient là. Il faudrait une bourse unique, ça fait longtemps qu'on en parle mais elle aboutit pas. Troisièmement effectivement les valorisations euh des actions américaines mais sont regardz les valorisations, le prix des actions américaines et leur évolution depuis 2 3 ans à côté.
Franchement, on est rap plat. On est on est un continentillissant, peureux, frileux et en France notamment, je termine là-dessus avec effectivement on a une culture de la fourmie, on est tous des grossagn vrai aussi. Regardez 20 % des revenus épargnés en Allemagne, c'est vrai aussi 20%.
Oui, parce qu'ils ont de la capitalisation. Parce qu'ils ont un peu de capitalisation. Nous, on a un système euh social et économique euh d'un pays euh vieux, pardonnez-moi, avec euh avec euh eu euh un système social qui date des années 60.
Il faut entièrement il faut il faut renverser la table sur l'accès au marché de capitaux pour les entreprises. Les chiffres, c'est le taux d'épargne en France, c'est 18,7 %, l'Allemagne, c'est 20 % mais la moyenne européenne européenne c'est 15,5. Britannique 10 % et les Américains 5 %.
Mais peut-être aussi, il y a une vraie différence. Ils ont quart de crédit hein. Ils ont quart de crédit et ils achètent tout à crédit.
Le modèle américain marche bien pour le le financement des entreprises innovantes par marché financier. En revanche, je je dis je répète, ils s'appuyent sur l'épargne mondiale étrangère pour financer leur économie. C'est ça la épargne peu parce qu'ils ont beaucoup de dépenses à côté aussi.
Exactement. E l'épargne est là. L'épargne, elle est colossale.
Elle ne demande que à s'investir dans des projets rentables et entre guillemets risqués. Euh et d'ailleurs pour revenir à euh Atlantique et Grand Frais, ils sont rachetés par des fonds américains, on en revient au marché des capitaux. Si on avait une une place financière forte en Europe, ce serait peut-être un un fond européen.
Et aussi le discours contre antimarchie financière en Europe est fort. C'est-à-dire il y a une mauvaise connaissance, mauvaise compréhension notamment de partie des politiques sur les marchés financiers. Quand on parle de titrisation, ce genre de choses, ça fait peur.
Or la tétisation c'est un outil puissant pour permettre aux banques et aux acteurs des marchés financiers de diluer le risque et donc de favoriser la prise de Attendez, le lycée dans les années 80, le lycée dans les années 80, on apprenait que l'entreprise était un ennemi, une et demi et et Miteran Renault l'argent qui dort. L'argent qui dort. Et ben oui.
Bon, on a bien compris, il y a manque de voluté politique et donc on subit cette situation. On a politique réforme structurelle voilà donner envie aux européens d'investir dans les de l'épargne et livré rapporte rien il faut le dire le livret rapporte rien. En fait c'est l'assurance vie qui attire le plus vieass ça c'est de la dette de l'état.
Merci Maxime d'Armet d'avoir été aussi clair c'est pas évident sur ces sujets-là. En attendant je vais vous emmener près de Nant pour vous raconter l'histoire d'une salle beaucoup trop grande beaucoup trop chère pour la petite commune de la Rodière. Le bâtiment n'a jamais pu être fini.
Il n'a donc jamais servi et aujourd'hui il est détruit. Oui, vous avez bien entendu, le feuilleton dure depuis 12 ans hein quand même. Anne Chublet, la mère de la Rémodière est en direct avec nous.
Vous allez pouvoir tout nous raconter madame la mère. Dans un instant, d'abord on regarde ce qui s'est passé dans votre commune. Ça vous a coûté quand même la modique somme de 2 millions d'euros.
Nicolas S avec Guillaume Coléoni. À une trentaine de kilomètres de Nant, cette salle polyvalente de 500 places n'ouvrira jamais. Sa déconstruction a même débuté depuis quelques jours.
Une décision prise par la mairie. C'était une salle multiculturelle avec salle de spectacle médiathèque. Ce chantier n'aurait jamais dû voir le jour.
Un projet à plus de 2 millions d'euros dont la construction débute en 2013 sous l'ancienne municipalité. Un projet arrêté un an plus tard par la préfecture car jugé trop coûteux pour cette petite commune. Nous avions pu visiter le chantier à l'arrêt en 2023.
Depuis 12 ans, le bâtiment est vide. Aujourd'hui, la mairie n'a pas les moyens d'investir 1 million d'euros pour relancer le projet. Elle a dû prendre des mesures pour sauver ses finances.
On a augmenté 30 % les impôts en 2015 et puis on a racclé les fonds de tiroir et on a fait à chaque fois des projets avec beaucoup de subventions pour pouvoir imiter l'impact financier sur la les habitants. Dans cette commune de 1300 personnes, cette destruction divise. Cet habitant lui parle de Gâi.
Vraiment dommage d'avoir mis autant d'argent dans une salle qui qui a jamais servi. Euh ça date pas d'aujourd'hui mais mais le fait est que c'est quand même de l'argent qui qui aurait pu être utilisé autrement. Pour certains, cette salle répondait à un besoin.
On avait en tant qu'habitant besoin de d'une d'une salle pour pour vivre au quotidien que ça soit pour l'école, nos enfants ou nous en tant qu'association pour pouvoir nous regrouper. Avec son ouverture, le fonctionnement de cet équipement aurait nécessité 300000 € par an. Une facture trop lourde pour la commune.
Les travaux se termineront le mois prochain. Un nouveau lottissement verra le jour à la place. Madame la maire Anne Chablet, merci d'être en direct avec nous.
Mais quel gâie ! Effectivement, il y avait aucune autre solution que de détruire ce bâtiment. Bien écoutez, ça fait 12 ans qu'on est sur le sujet.
Nous, on est arrivé donc en 2014. On a découvert cette énormité euh voilà effectivement une salle de 2lion2 avec un emprunt conséquent et surtout pas les financements pour la fin. Mais ça veut dire qu'il y avait de bataille juridique en fait aussi beaucoup.
Donc j'évite de vous poser la question, ça aurait pas pu aller plus vite en fait. Il y avait des recours batailles juridiques, on a bien compris. Il y avait vraiment aucun autre moyen.
Vous ne pouviez pas transformer les lieux. Hm. Alors, on a essayé hein de voir pour transformer des lieux, les lieux pour faire soit euh euh des une habitation, soit y mettre des entreprises.
Euh on aurait pu aussi faire une partie en salle. Euh la problématique, c'est qu'à chaque fois, fallait rajouter entre 1 million et 155 et 2 millions d'euros. Euh donc c'est-à-dire refaire un emprunt pour pouvoir la finir.
Euh moi les finances de la commune, enfin le premier emprunt qu'il a été fait euh ce se finit en 2029 et encore parce que on a gagné aussi au tribunal par rapport au prêts qui n'avait pas été fait légalement. Donc vous restez endetté. Vous avez vous avez frôé la banquoute à cause de ce projet ?
Oui, tout à fait. En fait, on a nos comptes qui ont été gelés euh fin 2014 euh afin de pouvoir étudier vraiment euh l'impact de de ce prêt. Euh suite à ça, c'est pour ça qu'on a augmenté les impôts de 30 % pour pouvoir réussir à à continuer à être autonome quand même parce qu'autrement la préfecture prenait le relais et puis euh comme je disais dans le reportage, on a vraiment raclé les fonds de tiroir et essayé quand même de faire des petits projets.
Cette salle, oui, elle a plombé les comptes de la commune parce que non seulement elle est pas finie, mais en plus on continue à la payer jusqu'en 2029. Donc tous les projets, gros projet verront pas le jour avant 2029 une fois que ce prêt de salle sera fini. Mais quelle folie !
Quelle folie ! Est-ce que vous vous avez pu vous entretenir avec l'animaire qui avait décidé de cette salle multiculturelle ? Est-ce qu'il vous avait expliqué pourquoi il avait voulu, pourquoi il avait voulu aussi grande par exemple ?
Alors euh je vais être enfin voilà je vais on a regardé on a vu on a trouvé des plans hein de la première salle qui était prévue. La salle elle était tout à fait. C'était vraiment une salle des fêtes et non une salle de spectacle.
Elle était que sur enfin elle était que en rez-dechaussée. Il y avait pas 14 m de haut comme là vous pouvez le voir. Euh non, je me suis jamais j'ai jamais changé avec lui parce que lui il est persuadé que c'était nécessaire pour la commune.
Alors je suis d'accord, il fallait une salle des fêtes mais pas à ce niveau-là. Vous imaginez, vous avez quand même toute une partie qui est à 14 m de haut, l'autre partie qui est à 7 m de haut, des frais structurels qui sont énormes à pouvoir supporter. Moi, j'ai un budget de fonctionnement d'un million.
Une salle comme ça, on l'a fait estimer parce qu'on a des salles de spectacles autour de chez nous. Euh, on a fait estimer à 300000 € par an, c'est-à-dire que ça prend un/ers du budget rien que pour cette salle. Donc ce serait pas ce serait pas envisageable de pouvoir la continuer et en plus parce que voudrait refaire un prêt et en plus pouvoir enfin 300000 € de frais de fonctionnement.
C'est c'est juste pas pour notre pour notre commune défin enfin c'est la fin du feuilleton. Vous allez pouvoir passer à autre chose. Oui tout à fait.
C'estàd que là on a pris la décision de déconstruire cette salle. Alors je parle bien de déconstruction parce que tous les matériaux sont revalorisés. Euh ça nous coûte 67000 € et après on vend le terrain et c'est un promoteur qui va venir s'installer pour mettre des pour faire des des habitations.
Ah donc c'est c'était aussi c'était ce choix là parce que c'était soit on réinjectait 2 millions, on avait 300000 € de frais de fonctionnement, soit on mettait 67000 € mais du coup on avait des constructions et on sortait de cette situation qui était quand même très très compliquée. Des logements à la place de ce chantier toujours inachevé au bout de 12 ans. Merci beaucoup Anne Chublet d'avoir répondu à nos questions cet après-midi.
Donc pour cette histoire effectivement assez ubuesque. On aurait pas pu l'imaginer dans dans un scénar. Merci beaucoup.
Allez, la politique maintenant on va partir à l'Assemblée nationale. Vous le savez c'est une décision extrêmement importante qu'on attend de des parlementaires aujourd'hui. C'est voter la loi spéciale qui va remplacer en attendant d'avoir un vrai budget qui va remplacer donc ce budget sur lequel n'ont pas réussi à se mettre d'accord les députés et les sénateurs.
Jusqu'à quand pourra-t-elle tenir la loi spéciale ? Sébastien Lecnu croit-il toujours en la possibilité d'un compromis au cours du mois de janvier pour se doter d'une véritable loi de finance ? On fait le point avec nos équipes sur place, avec nos éditorialistes autour du du plateau.
On va partir tout de suite donc rejoindre Thbao Petit qui nous attend à l'Assemblée nationale. Vous allez tout nous raconter Thba parce qu'on attend une prise de parole quand même du premier ministre là dans les minutes qui viennent. Oui, tout à fait.
à partir de 14h donc cette session de des questions au gouvernement et pour laquelle et bien on sait que le premier ministre devrait s'exprimer et répondre au parlementaire au moins à trois reprises puisqu'il y a une un thème qui va revenir très fortement dans ces questions forcément c'est le thème du budget et la première question par exemple sera posée par le président du groupe socialiste Boris Valot et donc le premier ministre Sébastien Lecnu devrait lui répondre il répondra également à à Marine Le Pen et à Christophe Néelen le président du groupe centriste, Liot. Cette question des des du pardon du budget va être vraiment au centre de ces de ces questions au gouvernement, pas uniquement sur la loi spéciale qui sera votée cet après-midi à l'Assemblée nationale, mais aussi sur la suite. Comment le Premier ministre compte-il faire adopter un budget à l'Assemblée nationale ?
Utilisera-t-il le 493 ou les ordonnances ? Ce seront des questions qui seront très probablement posées tout à l'heure dans l'hémicycle. Effent merci Tibo.
On vous rejoindra régulièrement donc au palais Bourbon pour savoir exactement comment se passe euh donc les coulisses de ce vote de la loi spéciale. On le rappelle, c'est une loi qui permet à l'État de fonctionner normalement en l'absence d'un budget puisque aucun comprendimi n'a été trouvé. Damien Flora nous a rejoint.
Évidemment Renault Pila et Valérie Triurveller sont avec nous. Aucun risque hein. La loi spéciale, elle va être votée tout à l'heure.
Oui, elle va être votée. Pas l'unanimité parce que LFI a fait savoir qu'ils allaient s'abstenir. Ils sont déjà absten commission mais grosse majorité h grosse majorité pour Oui.
L'abstention de de LFI est déjà une forme d'opposition. Oui. D'opposition et une volonté de de marquer malgré tout que le parti n'a pas la le souhait, la volonté de de d'empêcher le fonctionnement de de l'État.
D'habitude, LFI est dans une opposition plus radicale et plus tranchée. Là, c'est une abstention. Voilà, simplement pour signifier finalement que cette loi spéciale est une loi spéciale à minima qui permet vraiment le fonctionnement de l'État, mais rien de plus.
Et certains notamment Éric Cocrel pensent et estiment que il aurait été possible d'amender le texte pour et bien augmenter par exemple certaines lignes de crédit pour certains ministères notamment avec peut-être cette idée sans doute pour Éric Cocrel et la France insoumise de dire on peut fonctionner plus longtemps qu'on ne imagine ou que le gouvernement ne veut le dire. Euh voilà, c'est vrai que par le passé, c'est vrai que par le passé, souvenez-vous Magalie, à la même époque, on avait pas de budget de la sécurité sociale et on disait les cartes vitales s'arrêteront au 1er janvier. On a compris que finalement on avait peut-être un peu grossi trait.
Alors, on est là aussi pour mettre en perspective les éléments de langage de l'exécutif, du gouvernement quand ils sont dans une offensive de communication. pareil pour les les oppositions bien entendu, mais voilà euh cette loi spéciale euh elle est votée, elle aurait souhaité être différente, elle aurait voulu euh ils auraient voulu qu'elle soit différente du côté de la France insoumise. Est-ce que le gouvernement dramatise la situation ?
Est-ce que cette loi spéciale peut durer ? Est-ce qu'il va y avoir des sacrifiés ? Est-ce qu'il y aura finalement un budget au cours du mois de janvier ?
Évidemment, ce sont toutes les questions que l'on va se poser et on écoutera les questions des députés donc au gouvernement. Dans un instant, cette séance va souffrir d'ici quelques minutes. Véronique Routint.
Bonjour. Cfondatrice et coprésidente du cabinet Bacbon Consulting, auteur de l'ultime pouvoir, la vérité sur l'impact des réseaux sociaux aux éditions du CER. D'abord, il y a Emmanuel Macron qui a fait part de son impatience hier et qui a mis un petit coup de pression quand même sur le gouvernement hier sur ce sur ce budget.
Il estime le président de la République que cette séquence a assez duré. Il est temps qu'elle se termine parce que les Français en ont marre. Est-ce que c'est réellement le cas ?
Est-ce que les Français s'intéressent à ces arcanes budgétaires ? Est-ce queil commence à s'agacer ? Etce qu'il commence à dire, on n'y comprend plus rien.
Alors, il commence pas. Mais oui, ça fait un petit moment que ça dure. Oui, les Français sont surtout très fatigués, ils sont lasses, ils ont des injonctions contradictoires constamment avec certains qui expliquent que c'est très très grave s'il y a pas un budget, d'autres qui vous expliquent que c'est pas si grave que ça, que l'a déjà fait, enfin, ils finissent par être perdus.
Ils sont surtout lass et il y a quand on a vécu la même situation il y a un an, mais d'abord beaucoup de Français ont découvert que un budget avait des conséquences sur la vie quotidienne à commencé par quelque chose qui les a marqué qui a encore repris souvent qui est le sujet des tickets restaurants qui avait marqué l'opinion public parce que c'est quelque chose d'extrêmement concret et que ils avaient pas fait de lien avec le budget. Mais à l'époque, ils étaient surtout en colère. Et quand on regarde les émotions qui sont dans les expressions de le pillon, ils sont plus en colère, ils sont juste inquiets, fatigués, lass et ils ne croient plus.
Il y a une espèce de défiance avec l'ensemble des politiques, qu'il soi de droite ou de gauche, qu'il soit député, sénateur ou au gouvernement. globalement le sentiment qu'il y a un décalage extrêmement important avec leur réalité et en particulier ils ont un autre poids mais on aura le temps d'en reparler mais qui est que ils ne comprennent rien aussi à ce qu'il y a dans ce budget parce qu'à force non plus mais nous parce que à la fin on ne sait pas ce qu'il y a dans ce budget entre le budget initial ce qui a été transformé à l'assemblée ce qui est parti au sénat et ce qui sera à l'arrivée on ne sait absolument pas ce qu'il y aura exactement et je pense que la communication ce soir du premier ministre elle est aussi là pour envoyer un message de réassurance à la fois dans la conduite des affaires de de l'État, la poursuite des affaires de de l'État, mais aussi un message qui on le rappelle va prendre la la parole presque solennellement sur le pér de Matignon entre 19h20 19h30. Voilà, une fois en fait les votes parce qu'il y en a deux au à l'Assemblée d'abord puis au Sénat de cette loi spéciale et voilà et selon les informations du du service politique de de TF1, l'idée c'est plutôt d'envoyer ce message d'assurance et de confiance.
Voilà, à quelques jours des fêtes, euh il y a pas lieu de de dramatiser. Bien sûr que l'épreuve est difficile, mais on le savait en fait au Parti socialiste, on savait que la négociation serait plus dure sur le projet de loi de finance. À Matignon, on savait qu'elle serait aussi plus dure sur ce texte.
Donc voilà que la que la finalement les discussions vont se poursuivre. Le lien le film n'est pas rompu. Non.
Et regardez donc on a assisté, je sais pas si vous l'avez remarqué, donc peu à peu les arrivées et des ministres et des députés. Nous sommes au palais Bourbons au sein donc de l'Assemblée nationale et on les a vu les uns après les autres arriver et s'installer dans l'hémicycle pour pouvoir commencer ces questions au gouvernement. On verra quel genre de question est posée notamment au premier ministre et quelles sont euh les réponses de Sébastien Lecnu avec Amélie Monchalin, un ministre des comptes publics.
Ça y est, qui qui monte l'escalier et donc qui se se dirige vers les les bancs du gouvernement dans cette hémicycle de l'Assemblée nationale. Mathilde Panneau et Stéphane Peu. Alors Mathilde Panot pour la France insoumise, il y a eu Stéphane Peu, le le député.
Donc euh on les voit les uns après les autres effectivement arriver à la conférence des présidents en fait avait lieu exceptionnellement à 13h45 aujourd'hui. D'habitude elle a traditionnellement lieu à 10h. la conférence des présidents de groupes parlementaires qui permet de de se mettre d'accord sur un agenda, sur différents règlements des affaires de de l'Assemblée nationale et donc en présence notamment de de Marine Le Pen et des autres présidents de de groupe, on voit Marc Fenot là qui qui rejoint l'hémicycle et donc elle avait lieu voilà à 13h45 et c'est une journée un peu spéciale.
Les questions au gouvernement si vous nous suivez, vous en avez l'habitude, c'est à 15h le mardi. Là, ça va commencer à 14h parce qu'il faut vous voter dans la foulée. C'est pas spécial.
Tout est spécial. Tout est spécial. Tout est spécial [rires] juste dans la loi tout est spécial.
Et effectivement, comme le disait Véronique, les Français les Français non seulement en ont marre, mais moi j'ai été très frappé il y a 3 semaines par un grand sondage sur que vous inspirent les débats à l'assemblée et euh et la classe politique. C'était plus la colère, c'était plus l'assétude, c'était la honte. H la honte.
Vous imaginez les Français, l'ensemble des Français ont honte de voir les parlementaires, même si les débats ont été en tant de qualité avec des argumentation sur le sur les mesures fiscales et autres qui étaient intéressantes, et bien les Français en ont marre parce que avoir un budget normal et avoir une instabilité politique, c'est extrêmement fait. C'est Bastien Chenu pour le Rassemblement national qui arrive effectivement à son tour avec Jean-Philippe Tangui qui prendra la parole tout à l'heure au nom du Rassemblement national, c'est l'orateur du c'est le spécialiste du budget pour le Mais comment ça va se passer ? Parce que là il y a les questions gouvernement.
Ensuite c'est le vote. Ça va être un vote express à l'assemblée ou pas ? Non, il y a d'abord il y a d'abord une discussion, ce qu'on appelle la discussion générale sur cette loi spéciale.
Chaque représentant de parti à 5 minutes, on va dire, monte à la tribune et exprime donc la la sensibilité, le commentaire de son groupe politique sur le texte qui est examiné. Ensuite, il y a la séance du vote sur chacun des articles. Ça va vite parce qu'il y a trois articles dans cette spéciale.
Oui, c'est pour ça. Ouais. Et euh et donc et donc voilà.
Et ensuite les le le même processus au au Sénat. Donc c'est une séance qui va aller assez rapidement. Si effectivement on a avancé la séance des questions d'actualité de 14 à 15h, d'habitude c'est plutôt 15h, c'est parce qu'il y a effectivement les sénateurs qui attendent et puis tout le monde aimerait bien en fait clore cette séquence avant 20h parce que on le rappelle nous sommes le 23 décembre.
Oui. Alors, il y a beaucoup de Français qui travaillent. Les parlementaires peuvent travailler aussi, mais c'est vrai que je pense que chacun a a envie de voilà de tourner cette page.
Mme, ils ont beaucoup bossé. Oui, c'est vra que d'autres d'ailleurs c'est intéressant. On va on va voir si l'assemblée est remplie, si certains avaient déjà pris leur billet d'avion pour partir en vacances parce que c'était pas forcément attendu dans ce calendrier là.
Non. Oui, ça se profilit. Oui, ça se profilait.
ça se profilait mais on va voir. Mais c'est vrai qu'ils ont eu ils ont eu ils ont jamais autant bossé les parlementaires l'année dernière aussi. Oui oui l'année dernière aussi.
Mais là vraiment il y avait il y avait encore plus de me semble-t-il de tension parce que Sébastien Lecornu a mis une pression beaucoup plus forte sur les les députés que que que l'an dernier avec des débats qui ont duré souvent jusqu'à minuit 1h du matin. Donc ils en peuvent plus. Ils sont crevés pour dire les choses.
Ils en peuvent plus. Et euh et puis surtout les sénateurs, je vais vous dire les sénateurs, ils ont qu'une hâte, c'est de retourner dans leur circonscription parce qu'ils sont pas habitués à travailler autant. Ça c'est sur Roulement de tambour, vous l'entendez, c'est la présidente de l'Assemblée nationale donc qui arrive.
Il y a Bron Pivet qui il va pouvoir monter à la tribune pour présider cette séance de question au gouvernement. Sébastien Lecnu notamment sera interpellé sur ce projet de budget. Est-ce que la les examens pourront reprendre après le vote de cette loi spéciale qui on le rappelle, c'est une loi qui va permettre à l'État de continuer de fonctionner.
Les salaires aux fonctionnaires seront versés, les aides sociales seront versées, les emprunts pourront continuer pour pour l'État français mais en attendant d'avoir un véritable véritable loi de finance, ça va fonctionner mais à minimum. Exactement. Et ça peut pas durer trop longtemps parce que le coût sur les finances publiques est colossal.
Donc ça peut durer peut-être 3 semaines, pas plus. En tout cas, le président de la République a dit, il va falloir que ça aille vite au mois de janvier. D'où cette pression, les vacances de Noël, je sais pas à quoi ça va ressembler pour les parlementaires.
Écoutez l'arrivée de Yel Brun Piv. porte volar tambour en avant c'est pas bonjour à tous la séance est ouverte l'ordre du jour appelle les questions au gouvernement La première va être posée par monsieur le président Vallot pour le groupe socialiste. Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre. Il y a quelques jours à peine se tenait une commission mixte paritaire sur le projet de loi de finance. Après quelques minutes, quelques dizaines de minutes au mieux de discussion, cette commission mix paritaire a été déclarée infructueuse et cet échec est d'abord le fruit de l'incapacité de la droite à s'entendre avec elle-même.
Ouais. l'incapacité de la droite sénatoriale au moindre compromis et la conséquence de son inconséquence et le vote cet après-midi d'une loi spéciale. Monsieur le premier ministre, c'est aussi le témoignage d'un bloc central qui n'a pas grand-chose d'un bloc et qui pourtant fonde votre légitimité de premier ministre.
Il y a donc une loi spéciale, nous en prenons acte, mais nous sommes inquiets, des modalités de sa mise en œuvre. Et nous disons aussi avec netté que ce n'est pas une situation durable pour le pays. J'aimerais que vous puissiez nous éclairer sur les modalités de mise en œuvre de cette loi spéciale, ce qu'il va advenir d'un certain nombre de missions importantes pour les Françaises et les Français pour la préparation de l'avenir.
Je pense à la question de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la recherche. Je pense à la question de l'emploi et du travail. Je pense à la question de l'écologie.
Autant de sujets de préoccupation. Il est évidemment pour nous pas question que les Français, leur service public soient les premières victimes des inconséquences de ceux qui n'ont pas pris leur responsabilité. Enfin, monsieur le Premier ministre, s'ouvrira au début de l'année prochaine de nouvelles discussions budgétaires.
J'aimerais savoir quelle garantie vous pouvez apporter à la représentation nationale. Que les compromis que votre bloc central est incapable de faire avec lui-même sera possible pour que ce pays, ses services publics aient un budget, un budget juste qui permette d'avancer, de préparer l'avenir dans la justice. Merci beaucoup monsieur le président de groupe.
La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Valot, peut-être plusieurs points pour être le plus précis possible dans les réponses que je peux vous apporter.
Vous avez raison déjà de souligner que la loi spéciale n'est pas un budget et que c'est trop installé dans le débat public au fond que cette loi spéciale serait une loi facile dans lequel on pourrait vivre avec longtemps et qu'elle ne serait pas sans conséquence ou sans inciden sur le fonctionnement de l'État. Je pense que l'exemple donné pour les crédits de la défense nationale ont été largement commentés l'année dernière. Je veux peut-être citer parce que nous étions, je regarde le député petit et d'autres encore la semaine dernière à répondre à beaucoup de vos question gouvernement sur la crise agricole, je vous rappelle que la plupart des mesures d'accompagnement du monde agricole, crise de l'élevage mais aussi viticulture dans le sud de la France sont des dispositions qui sont dans le PLF pour 2026 et qu'on ne peut pas se permettre de les retarder indéfiniment.
Donc ça c'est le premier point, c'est que la loi spéciale n'est jamais qu'une loi qui permet à l'Assemblée nationale et au Sénat de poursuivre son travail au 1er janvier en protégeant l'essentiel, c'est-à-dire la capacité à lever l'impôt à engager la dette et à faire fonctionner les services publics. Donc il ne faut pas faire dire à cette loi spéciale ce qu'elle n'est pas. La deuxième chose sur la commission mixte paritaire.
Bon, déjà, je tiens un rend hommage au rapporteur général de cette maison, de cet hémicycle, Philippe Juvin, euh qui a fait objectivement montre de patience et d'engagement personnel. Je veux le dire parce que quand vous dites que le bloc central ne se met pas d'accord avec lui-même, j'ai plutôt eu l'impression que le rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale issu du groupe les républicains a largement tout fait pour faire converger la copie objectivement jusqu'à la dernière minute et je pense qu'on peut lui rendre hommage parce que ça serait injuste que de ne pas rendre à César ce qui appartient à César et en lien d'ailleurs avec les whip du groupe socialiste de l'ensemble des groupes au fond des groupes qui veulent que ça fonctionne, monsieur le président Valallot, pour redire les choses de la manière la plus simple qu'il soit. Après, il est clair que j'ai pu moi-même constater un léger décalage horaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat et un léger jet lag qu'il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viendront. que la CMP ne soit pas conclusive.
Malheureusement, je je m'y m'y préparé notamment suite aux questions gouvernement au Sénat la semaine dernière qui ont montré une position un peu plus radicale, qu'elle ait duré aussi peu de temps et qu'elle n'est pas permis un prêtr au fond des sujets de fond qui nous permettent d'avancer ensuite. C'est ce que je trouve le plus dommageable. Enfin, on n'est pas en situation de crise, donc avançons et regardons vers l'avenir.
Ce qui n'a pas été complètement possible pendant la commission mixe par terre. Je vais proposer suite aux différentes discussions et rendez-vous que nous avons eu hier de le faire à temps masqué à partir de maintenant. Quand je dis bien maintenant, c'est y compris entre Noël et jour de l'an, y compris au lendemain du jour de l'an pour que dès que vont débuter les travaux au sein de la commission des finances puis dans l'hémicycle, on puisse avoir identifié globalement les quelques grands sujets sur lequels il nous faut travailler.
Quand je parle de décalage horaire, il y a pas de malice, il se trouve que le Sénat a discuté, voté la P1 du PLF, mais il a aussi discuté et voté la P2 du PLF, ce qui n'est pas votre cas pour des raisons entendues, hein. Mais il se trouve que l'essentiel des dépenses de l'État n'ont pas été travaillé à part peut-être en commission par l'hémicycle de cette assemblée. Et ça évidemment ça crée un décalage qui est absolument dommageable.
De toutes nos conversations, discussions, travaux que nous avons pu avoir hier, je note par exemple une thématique et non des moindres. vous intéresse, monsieur le président, par exemple les collectivités locales sur lequel on le voit bien que là ça diverge mais que si on s'y prend correctement et avec méthode et beaucoup d'engagements, on peut très vite mettre le sujet des collectivités territoriales de côté. En tout cas, j'enforme le vœu.
Ensuite, redire qu'il faut que ce budget soit tout de même à 5 % de notre déficit pour l'année prochaine, car je suis en mesure de vous confirmer cette bonne nouvelle sous le contrôle des ministres en charge que nous allons bien terminer cette année 2025 à 5,4 % de déficit, ce qui était un engagement que nous avions prié au mois de septembre qui n'était pas gagné d'avance. Et donc ces 5,4 respectés nous permettent d'avoir un socle stable, fixe, solide qui permet d'engager évidemment un certain nombre de mesures pour l'année prochaine. Être à 5 % de déficit est un horizon qui me semble complètement tenable au moment où je vous parle.
Il ne faut pas que nous le lâch, c'est ce qui a pu aussi expliquer peut-être quelques mouvements d'humeur entre le ministre l'Escure et et le Sénat, mais que 5,3 % du déficit n'était pas quelque chose d'acceptable pour nous. Et donc, nous le redisons de la manière la plus calme et la plus respectueuse qui soit. ici même.
En tout cas, si votre question était est-ce que nous voulons y arriver ? La réponse est oui. Est-ce que nous voulons y arriver avec l'esprit de compromis comme celui qui a été le nôtre pour le PLFSS ?
La réponse est oui. Est-ce que nous voulons y arriver avec l'approche qui soit la moins partisane possible ? La réponse est oui.
Le bloc est peut-être central, il n'est pas monolitique, mais je crois que l'ensemble des morceaux de cet hémicycle ne sont pas monolithi non plus, si j'ai bien tout compris depuis 3 mois. Et donc tout cela doit nous amener normalement à pouvoir y arriver. En tout cas, monsieur le président Vallot, on doit y arriver pour la France et pour les Français.
Merci beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à présent, monsieur Jean Didier Berger pour le groupe droite républicaine. [applaudissements] La première réponse, ça y est, du premier ministre.
On continue d'avoir un œil sur les questions au gouvernement. On verra si le Sébastien Lecnu est de nouveau interpellé. D'abord, vous avez entendu son président de la droite républicaine.
Voilà. Mon ambition c'est d'y arriver 1493 et de parvenir au 5 %. Donc c'est là où ça va être le plus difficile.
Il va falloir des coup de rabot. Jusqu'où les socialistes vont accepter ce coup de drabot puisque c'est eux qui ont imposé quand même une augmentation des dépenses. Donc tout va se jouer encore en négociation.
Donc ça veut dire qu'il y a une petite pause à Noël. Il y a la loi spéciale qui passe, une petite pause à Noël et tout recommence comme avant dès début janvier. la France.
Oui, c'est ça. On a bien senti d'ailleurs que que Sébastien Lecornu cherchait un petit peu à arrondir les ongles, à remercier l'échange. Il est plutôt cordial.
On a vu parfois des euh des des oppositions plus vives hein dans dans l'hémicycle entre Boris Valot, entre le Parti socialiste et et Sébastien Lecornu. Là, on sent effectivement une volonté de de tempérer. On a bien senti effectivement que le Parti socialiste rejetait un peu la la faute sur la les parlementaires de la droite républicaine.
Si si on en est là, dit Boris Val, c'est en clair un peu en raison de cette irresponsabilité selon lui. Sébastien Lecnu a salu malgré tout le Philippe Juventin qui est le rapporteur général du budget qui est de la famille LR. Donc voilà, malgré tout il souhaite, on le voit, arrondir les angles pour voilà partir dans cette période de fête sur une note autant que possible d'apaisement, de confiance et d'assurance afin de remettre l'ouvrage sur le métier, même si encore une fois, on l'a appris dans la presse, le téléphone les téléphones vont chauffer hein tout au long de de ces de ces congés et la discussion, la négociation ne s'arrête pas. travail.
Alors, on continue. On va écouter donc dans un instant ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Mais Renault, d'abord euh il y avait la question de Boris Vall, c'était quelles vont être les modalités de cette loi spéciale ?
Là, sur ça, il y répond pas Sébastien Lecnu. Non, il y répond pas. Peut-être que il peut Améline Monchalin là, ce qui va prendre la parole, c'est la ministre des comptes publics.
Là aussi, sa réponse nous intéresse pas. Qui a bossé matin, midi soir depuis 3 mois. C'est celle de votre refus du blocage institutionnel.
Et je m'appuie sur cette phrase pour savoir compter vraiment sur l'engagement de vous tous députés de la droite républicaine avec le grand travail que je veux moi aussi saluer de votre rapporteur général, de notre rapporteur général ici dans l'Assemblée Philippe Juvain pour que nous ayons une loi spéciale qui soit la plus courte possible parce que le blocage assez vite on le sait viendra et bien de l'absence de budget. Deuxième élément que je veux ici souligner, c'est que dans le 5,4 % de déficit qui sera tenu et que nous savons tous ici être bien sûr beaucoup trop élevé, il y a eu un effort inédit de l'État qui en 2025 a fait 23 milliards d'euros d'économie qui ont été là pour compenser, je le dis là aussi très factuellement, la hausse modérée des dépenses des collectivités mais la hausse plus substantielle des dépenses de sécurité sociale. C'est 23 milliards d'euros d'économie, il ne faut pas les passer pour pertes et profits.
Ils ont été réalisés. C'est le fruit d'un très grand effort. C'est le plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis 25 ans.
Alors maintenant, pour ce qui est de l'avenir, vous m'interrogez sur au fond ce que nous voulons faire dans l'équilibre entre les dépenses et les recettes. Je suis d'accord avec vous. Je crois que sur ces bancs, nul ne souhaite mettre à mal la croissance économique.
Nul ne souhaite mettre à mal les Français qui travaillent. Nul ne souhaite mettre à mal au fond ce qui fait notre prospérité d'aujourd'hui et de demain. Et vous le savez, dans la copie du gouvernement, nous avions proposé une répartition 2/3 portait sur la baisse de la dépense, 1/3 sur une hausse des recettes.
Ce qu'il me semble aujourd'hui, c'est que nous devons faire œuvre de compromis comme vous l'avez je crois très décisivement fait sur le PLFSS. Je pense aux mesures que vous avez proposé sur les heures supplémentaires. Je pense aux mesures que vous avez proposé sur les pharmaciens.
Et que dans ce même esprit de compromis, nous sachions trouver ce qu'il nous permett d'avancer pour le pays, qu'il n'y ait pas de blocage et au fond, je le dis en un mot, pas de trêve ni de grève du compromis. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre.
Monsieur le député, madame la ministre, avec l'abandon du 493, nous décidons, mais vous pouvez toujours proposer Voilà donc la réponse de d'Amchallah avec toujours alors on parlait tout à l'heure de peut-être dramatisation du gouvernement mais elle le rappelle, il faut que la loi spéciale soit la plus courte possible parce que le gouvernement ne cesse de répéter que ça va coûter des milliards à la France, ne pas avoir de budget. Il y a des chiffres qui circulent, ça peut aller jusqu'à 13 milliards. Pourquoi ?
Alors, c'est vrai qu'on entend tantôt 11 milliards, 12 milliards, 14 milliards. En fait, ça dépendra de combien de temps dure cette loi spéciale. Ce qu'on entend par là, c'est que ça va coûter des 0,2 % de points de PIB pour 3 milliards.
Et le reste, ce sont des économies qui ne sont pas faites, qui sont prévues dans ce budget et qui ne sont pas faites et qui vont geler toute une partie de d'investissement. Donc, ce sont des projections finalement. Oui, ce sont des projections mais ça a été le cas.
Alors, l'année dernière, la loi spéciale a duré 3 mois. Ça a été extrêmement long. Là, si on parle de 3 semaines, ce sera vraisemblablement beaucoup moins.
Oui. Oui. C'est vrai que c'est difficile de d'avoir des certitudes sur ces projections.
Euh, on peut voir un petit peu ce qui s'est passé passé l'an passé, même si la situation n'était pas tout à fait la même chose puisque enfin n'était pas tout à fait la même puisque l'année dernière, il n'y avait pas de budget de la sécurité sociale. Donc, c'était une couche, je dirais, supplémentaire. Là, donc le le PLFSS a été a été voté.
Mais c'est vrai qu'il y a sans doute de toute façon une volonté de du gouvernement de d'épaissir le trait, on va dire noircir peut-être un peu la situation pour et bien mettre cette pression sur les les parlementaires et les appeler à la responsabilité. Alors l'appel à la responsabilité, est-ce qu'il a été entendu ? Première réaction politique.
Mathias Rena est en direct avec nous depuis l'Assemblée nationale. Bonjour député rassemblement national de la Somme. Vous avez entendu encore donc le gouvernement au sein de cet ém cycle qui vous appelle vous député à la responsabilité.
Déjà est-ce que cette loi spéciale qui va être votée cet après-midi, est-ce que ça ne doit être que provisoire ? Il faudrait que ça dure le moins de temps possible. Oui, mais sachant que derrière il y a des choix politiques sur le budget et il faudrait pas qu'en dramatisant la situation comme ça avait été le cas l'année dernière d'ailleurs.
Alors l'année dernière ça avait été beaucoup plus ample he parce que c'était la première fois qu'il y avait une loi spéciale. On nous avait promis une désactivation des cartes vitales, la catastrophe financière imminente et cetera. Donc rien de tout cela ne s'était passé.
En revanche, le point commun, c'est que l'année dernière, on nous avait dit ça coûtera 13 milliards d'euros, enfin ou 12 milliards d'euros et cette année rebelotte. Il se trouve qu'avec un peu de recul, finalement on n pas la source de ces soi-disant 12 milliards d'euros. C'est un jeu en réalité à somme nulle parce que au début de l'année, les dépenses vont être freinées en réalité.
Donc du point de vue du déficit, c'est un jeu à somme nul. Mais surtout au mois de janvier, toute la question est-ce que il y a une il y aura une majorité politique sur ce budget, sur quelle base politique est-ce que on va avoir à nouveau des augmentations d'impôts, à nouveau une copie qui ne fait pas d'économie sur la dépenses publique ? Bon ben si c'est le cas, j'ai envie de dire c'est cette copie là qui est irresponsable.
Ce sera pas les oppositions qui s'y opposeront. La question de que les Français soient les premières victimes des irresponsabilités des uns et des autres, a dit il y a un instant Boris Vallot au sein de de l'hémicycle. Sur ce point, vous êtes d'accord avec le patron, le chef de fil des des députés socialistes.
Mais écoutez, les socialistes en commission mixte paritaire réclamaient 10 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. J'imagine que ça va être à nouveau leur position à la rentrée pour la rediscussion du budget. Si c'est on met dans la balance d'un côté une soi-disant irresponsabilité et de l'autre au nom de cette responsabilité 10 milliards d'euros d'impôts supplémentairire, la réponse sera non.
Et donc ça, on voit bien qu'il y a un petit jeu politique de dramatisation où on grossit le trait sur les conséquences d'une loi spéciale. Écoutez, on a déjà vécu l'épisode l'année dernière. La loi spéciale, quand c'est provisoire et ce sera provisoire, c'est pas une catastrophe. notamment parce que il y a un freinage des dépenses et en revanche la question de la copie finale budgétaire reste entière.
Nous au Rassemblement national, nous prenons une baisse globale des impôts et surtout des économies sur la dépense publique. On a fait un contrebudget avec 50 milliards d'euros de proposition d'économie dans la dépense publique. Renault Pila, une question pour vous.
Oui, bonjour. déjà dans le dans la discussion sur le projet de loi finances et y compris sur le budget de la CQ, vous avez on va pas tout détailler, on a pas forcément le temps, mais vous avez voté certains impôts. Et puis deuxièmement, je ne comprends pas pourquoi et ça aurait été des économies bien sûr nécessaires, vous avez pas été contre la suspension de la réforme des retraites pour au moins 18 mois.
Et deuxièmement, par exemple, et ça ça apporté beaucoup d'économie puisque vous êtes contre effectivement le le prolongement des déficits, vous n'avez pas voter pour le gel des pensions de retraite et euh un certain nombre de euh de de de sommes qui sont allouées aux français, y compris sur les retraités les plus aisés. Je ne comprends je ne comprends pas pourquoi vous avez pas voté ce gel. Alors, il y a plusieurs questions dans votre question.
Côté recette, on a été énormément caricaturé par nos adversaires puisque effectivement on a voté certaines augmentations d'impôts, mais c'était à condition qu'on baisse d'autres impôts. Et au total, on a proposé beaucoup plus de baisse d'impôts que d'augmentation d'impôts. Dans notre contrebudget, c'est moins 20 milliards d'euros d'impôts sur les dépenses.
Mais écoutez, je pense qu'il y a une question de priorité parce que on parle beaucoup de consentement à l'impôt mais il faudrait parler aussi de consentement à la dépense et de consentement à certaines dépenses nuisibles auxquelles les Français ne dans leur immense majorité ne concentrent plus. Je vise là en particulier les dépenses en matière d'immigration d'Union européenne mais aussi sur le fonctionnement de l'État. Euh vous savez qu'on a des propositions euh assez euh radicales hein sur euh et on l'assume sur les opérateurs de l'État, sur le 1000 feuilles territorial aussi sur euh des subventions de l'État aux associations.
Aujourd'hui, c'est plus de 11 milliards d'euros. On a fait 3 milliards d'euros euh de proposition d'économie parce que dans ces subventions, il y a un peu tout et n'importe quoi sur les subventions aux énergies intermittentes. Donc attaquons-nous d'abord à ces dépenses qu'on considère comme nuisibles avant de parler d'autres choses en particulier sur les retraites.
Merci beaucoup Mathias Renault d'avoir répondu à nos questions cet après-midi alors que le vote sur la loi spéciale de va commencer après ces séances de questions gouvernement. Bon, le Rassemblement national qui reste sur sa position, c'est la dissolution rien pour l'instant. Voilà.
Mais ça Marine Le Pen ne s'en cache pas. Tous les représentants du RN, ils ont exactement le même discours. Là, vous voyez que les éléments de langage comme on dit sont très bien appliqué.
Voilà, c'est exactement les mêmes mots pour chacun. Ils veulent la dissolution à rien d'autre. On a mis loi spéciale, on répète loi spéciale depuis le début.
Est-ce que les Français, ça y est, ont intégré le concept ? Ça savent de quoi il s'agit ou pas forcément ? moins que le 493 mais c'est un vrai symbole prix ça commence à infuser ce qui quand on regarde les mots associés c'est globalement voilà petit accord entre ennemi et voilà c'est pas si clair que ça une loi oui spéciale en quoi elle est spéciale on a compris que c'est les circonstances qui font que là où ça je trouvais intéressant c'est c'est quand disait que il y avait presque un sentiment de honte là où on arrive à le lire c'est sur les militants quand vous regardez ce que pense les français les français mais c'est quand même plus complexe que ça et en particulier les militants sont des gens qui sont toujours très engagé et qui soutiennent quoi qu'il arrive leur parti et là franchement dans à peu près tous les partis sauf le RN ils sont assez muets, ils sont un peu embêtés ils ne savent pas comment expliquer lois spéciales, ils savent pas comment expliquer les positions de leur parti seul point sur lequel il y a une ils sont perdus et même les militants sont perdus sauf sur le sujet de la réforme des retraites où là euh on voit que il y a une forme de soutien des militants mais le reste ils ne comprennent pas forcément sauf les militants et renent à l'envie les fameux éléments de langage que les députés répètent et bien les militants font pareil.
Donc c'était c'est une stratégie en fait de du bureau politique du rassemblement national une stratégie très spécifique qui est pas forcément compris en fait. Oui, bien sûr. Euh vous avez vous avez une grande majorité de de Français dans tous les sondages euh qui veulent qu'il y ait un budget parce que pour eux c'est un repère.
Mais une fois de plus euh qu'est-ce qui bloque ? C'est la présidentielle. La présidentielle qui est dans maintenant 16 mois et qui fait que les députés ont le cerveau coupé en deux à la fois et notamment à droite.
Et c'est pour ça que le renvoquier qui veut prendre sa revanche sur Bruno Rotaillot. C'est pour ça que la position au Sénat de Bruno Rotaillot a été extrêmement extrêmement sévère avec Sébastien Lecnu. Il y a une vengeance de Bruno Rotaillot contre Sébastien Lecnu.
On sait qu'il a quitté le gouvernement dans des conditions difficiles pour lui mais ils ont le cerveau cop parce que quand vous regardez l'électorat de droite, l'électorat de droite n'aime pas le désordre. L'électorat de droite il aime l'ordre, il aime la stabilité. a desentreis, il y a des artisans, il y a des commerçants, ce sont il y a beaucoup de cadres et ce sont des gens qui disent la classe politique, elle est absolument pas à la hauteur des responsabilités et si elle était, moi je l'entends souvent, si elle était dans une entreprise privée ou une PME, ça ferait longtemps que certains auraient été mis de côté parce que c'est pas comme ça qu'on qu'on fonctionne dans une entreprise privée.
Donc l'électorat de droite, il est pour la stabilité et pour le et pour l'ordre et ça c'est ils l'ont vu sur le terrain, leur invoquer des députés l'ont vu sur le terrain. On s'attendait à des votes négatifs il y a 15 jours, mais quand ils sont rentrés dans le dans dans leur circonscription le weekend et qu'ils ont été sur les marchés ou qu'ils ont vu des patrons de BME, ils leur ont dit "Mais vous êtes fous ! Enfin, on sait pas ce qui va se passer l'an prochain.
On sait pas à quelle sauce on va être mangé. Le taux sur l'IS, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur les grandes multinationales. Il y a eu énorm énormément de coups de fil, je peux vous dire, de grands patrons qui ont dit mais arrêtez cette instabilité.
En même temps, il y a la présidentielle et donc effectivement et les municipales. On a une séquence électorale extrêmement forte. Du coup, le maire le maire de droite qui a voté qui a voté le projet de loi de finance et bien dans sa commune, dans sa dans sa mairie dans sa campagne, certains vont le RN va dire "Vous avez sauvé le cornu vous avez fait ami ami avec les socialistes." On le voit bien le on le voit bien le l'argumentaire.
Ouais. On a une séquence électorale qui tombe très très mal. C'est ça.
Ce qui était intéressant, c'est qu'il y avait le propos de de ce député qui parlait du consentement à l'impôt et du consentement aussi au budget. Et en fait, le consentement, ça passe toujours par deux données qui sont indispensables, c'est la lisibilité et la traçabilité. Et le problème, c'est que la la lisibilité, elle est pas là.
Et quand tu as la traçabilité, comme on ne sait pas ce qu'il y a à lire, encore plus difficile à tracer. Et donc en fait, ça crée aussi ce flou. C'est pas simplement bien sûr il y a il y a ce sujet des élections qui arrivent, mais il y a aussi cette complexité à force de négociation, de compromis, de discussion de j'en enlève un peu ici, j'en remets un peu là.
En fait, on ne sait plus du tout de quoi on est en train de parler. Donc consentir quand vous ne savez pas à quoi ça sert et comment on va le suivre, ben c'est très difficile. Mais oui, effectivement, il y avait le projet initial du gouvernement qui a été amendé.
Ça a été voté ou pas, ça a été défait au Sénat. En fait, on sait plus du tout ce qu'il y a à l'intérieur du et ça va encore changer puisque on comprend que le compromis va reprendre en janvier en attendant les conséquences extrêmement concrètes du vote de cet après-midi avec la loi spéciale. Euh oui, je sais, il y a le premier ministre qui parle, on l'écoute pas forcément à chaque fois. [rires] Vous alertez, c'était pour dire qu'il était présent.
Il répond au Tout à fait. Il y a un instant, il en parlait justement Sébastien Lecnu, les perdants. Bah, il y a les militaires parce qu'on a des grands, vous le savez, il faut réarmer la France, le projet du président de la République notamment.
Bon, tous les crédits à la défense nationale là pour le moment sont gelées. Les mesures d'accompagnement du monde agricole, elles sont toutes retardées. Quels sont les perdants finalement du vote de cet après-midi de cette loi spéciale ?
Tout le monde Oui. Tous les tous les Français d'une façon ou d'une autre peuvent être peuvent être impactés euh peuvent être touchés parce que voilà agriculteur et donc les mesures annoncées par le gouvernement Annie Genevard notamment il y a quelques temps et bien sont suspendus le temps de du vote définitif sur le le projet de loi de finance. Euh voilà des Français qui alors c'est pas euh 2 millions hein mais les foyers qui souhaitent faire des par exemple des travaux. la prime rén la prime rve.
Voilà. Donc euh en fait l'État euh commande souvent sur cette antenne euh et bien s'invite à différents niveaux pour tous les Français à un moment donné hein de de votre vie. Donc vous pouvez avoir et bien une conséquence très directe.
Ouais c'est ça. Et on s'y attend pas forcément. C'est-à-dire qu'on entend loi spéciale.
Bon, c'est un vocabulaire comme un autre qu'on entend dans la bouche des des politiques. Mais ouais, par exemple, je termine par exemple dans le monde associatif euh certaines associations attendent des subventions en début d'année. Et bien les ministères par exemple qui de la cohésion des territoires ou voilà qui qui œuvrent en faveur des quartiers par exemple et bien vont dire il faut attendre d'avoir un budget définitif, d'avoir un arbitrage du ministre.
Donc d'habitude cet arbitrage on l'a très tôt au mois de janvier parce que le le vote du budget a eu lieu au mois de décembre. Là euh eth bien le l'arbitrage euh au sein de de du ministère, il sera peut-être au mois de mars voir avril. Et et très concrètement euh en matière d'impôt et ça c'est très concret, si jamais la loi spéciale se prolonge trop, vous allez avoir 200000 foyers fiscaux et c'est pas rien 200000 foyers fiscaux qui vont entrer dans l'impôt.
Pourquoi ? Parce que normalement lorsqu'il y a une inflation, heureusement elle est pas très forte en ce moment par rapport il y a 3 ou 4 ans, et bien on indexe le barê de l'impôt sur revenu sur l'inflation. Vous avez une inflation à 1 et demi et bien le taux du barême sur l'IR, l'impôt sur le revenu, il augmente aussi par rapport à l'inflation.
Mais là, s'il est pas indexé, si vous avez une petite augmentation de salaire de revenu, et bien si jamais la loi se prolonge, vous entrez dans la peau sur le revenu. Voilà. Et ça c'est très concret et tous les autres effectivement il y a pas d'indexation par rapport à l'inflation.
Mais franchement c'est très dommage. C'est très dommage parce qu'on a on a eu une bonne surprise en fin de semaine. L'économie française est plus robuste que prévu malgré le chaos politique.
Vous savez les chef entreprises ils sont mis dans un couloir, ils sont dit on regarde plus la classe politique et on continue à essayer d'investir d'investir le maximum et d'essayer de préparer la France et l'économie de 2030 2040. On a eu une bonne surprise. Vous imaginez la croissance qu'on aurait pu peut-être avoir si on avait une stabilité politique et un but ?
Ah là là ! Ah là là la question. Euh bah restez avec nous, on essaie d'y répondre.
Enfin, on connaît la réponse finalement. Euh on garde un œil sur l'Assemblée nationale. On fait juste une courte pause avec les prochaines prises de parole du du Premier ministre, vous l'avez compris, avec cette loi spéciale qui [musique] va être votée à l'Assemblée puis au Sénat.
à tout de suite. [musique] Et c'est une actualité très politique sur LCI avec Sébastien Lecnu qui prendra la parole ce soir sur le péron de l' de Matignon pardon à l'issue [musique] du de l'adoption de de la loi spéciale puisque les parlementaires sont réunis encore cet [musique] après-midi en en ce 23 décembre pour adopter cette loi spéciale. En attendant et bien regardez le premier ministre répond aux questions d'actualité des députés.
C'est en ce moment même à l'Assemblée nationale, à l'Assemblée [musique] où on retrouve notre journaliste Thbait. Thbo, finalement c'est une une après-midi euh très chargé pour le premier ministre aujourd'hui. Oui, le Premier ministre qui a été beaucoup questionné dans l'hémicycle et qui a déjà pris la parole à deux reprises sur le budget et il reprendra la parole d'ici quelques minutes pour répondre à Marine Le Pen dans l'hémicycle. le Premier ministre qui doit également s'exprimer officiellement à partir de ce soir sur ce budget.
Alors avec cette loi spéciale qui va être adoptée et très probablement votée sans suspense ici à l'Assemblée nationale puis ensuite au Sénat. Mais évidemment Sébastien Lecue est très attendu sur la suite. Comment faire adopter un budget pour la France jusqu'ici ?
Et bien il renvoie finalement les parlementaires à leur propre contradiction. Eux qui ont demandé jusqu'ici à ne pas utiliser le 493 désormais presque viennent supplier le gouvernement de de revenir sur cette décision. Pour l'instant et bien le premier ministre ainsi que le gouvernement et bien renvoie les parlementaires pour leur expliquer qu'il va falloir trouver un compromis et que c'est cette piste là pour l'instant qui est celle favorisée par le gouvernement.
Évidemment reviendra sur la table cette question du 493. Le premier ministre reviendra-t-il sur cet engagement ? Pour l'instant, officiellement, comme en coulisse, le Premier ministre s'y refuse.
Dans ce cas-là, il y a une autre solution et bien ce sont les ordonnances. Là aussi, le gouvernement écarte cette cette solution pour le moment car une les ordonnances ce seraient utiliser le la copie initiale du gouvernement et ce matin la France insoumise l'a rappelé. En cas d'ordonnance ou de 493, le groupe des insoumis et bien déposera une motion de censure contre le gouvernement.
Merci beaucoup Thiba avec les images d'Alexis Tessier. effectivement l'a pris au cours de la journée cette prise de paroce quasiment solennelle he du de Sébastien Lecnu depuis la cour de de Matignon pour dire quoi finalement on est le 23 décembre donc beaucoup de Français sont déjà en vacances en tout cas beaucoup s'apprêtent à à fêter Noël il s'adresse directement au français là ce soir le premier ministre oui une on parle d'allocution dans un cadre très solennel le Pon de Matignon on l'a déjà vu par le passé quand il faisait des points d'étape notamment dans ces discussion avec les les responsables des des partis, le Parti socialiste euh notamment et euh et voilà. Et selon selon nos informations, l'idée de de Sébastien Lecornu n'est pas de dramatiser la situation.
Au contraire, il y a le vote de cette loi spéciale a priori hein euh qui va intervenir dans les dans les toutes prochaines heures à l'Assemblée, au Sénat, qui est de nature à laisser un peu d'air, pas euh autant de temps euh non plus, mais euh un peu d'air, ça veut dire quelques semaines supplémentaires pour parvenir à ce 4 à ce compromis pardon. [rires] Est-ce que c'était une information ou un lapsus ? Non, non. pour parvenir à un compromis qui doit ensuite euh et bien se traduire soit par un vote euh simple, classique euh comme on l'a vu sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale, mais on le sait, c'est très très compliqué parce que d'ors et déjà les écologistes qui se sont abstenus sur le budget de la sécurité sociale disent en état actuel on ne s'abstiendra pas, on votera contre.
Euh donc ça complique l'équation euh et donc est-ce qu'il peut y avoir l'usage du 493 ? Pour l'instant Matignon euh etth bien euh balaye a priori cette option voulant uniquement se concentrer sur le quoi euh sur quoi on se met d'accord. C'est ça.
Même si la pression est de plus en plus forte hein pour ce Oui. Oui. Ça va peut-être vous paraître étrange ce que je vais dire et tout le monde ne sera peut-être pas d'accord avec moi.
Mais au fond qu'il y a un compromis ou un 493 c'est pareil principal qu'il faut que ce budget soit adopté. Une fois qu'il sera adopté on oubliera. De toute façon, comment ça s'est passé tout ça ?
Comment ça s'est passé ? parce qu'on partira tout de suite sur autre chose, on partira sur les municipales Renault le rappelle sans arrêt. Donc le principal maintenant, vous le disiez aussi, c'est que tout le monde en peut plus de cette histoire de budget et personne n'a envie que ça reparte pour des semaines et des semaines.
Parce que effectivement, je reprends ce que dit Renault il y a un instant, ce que disait Renault Véronique, il y a certains députés qui disent "Bah oui, mais quand moi je retourne dans ma circonscription, si jamais j'ai fait des compromis avec le gouvernement, on me le reproche en disant "Ah, tu es de la majorité maintenant, tu es plus vraiment de l'opposition." Mais d'ailleurs aujourd'hui, il s'en cache même plus de demander le 493, le Parti socialiste à commencer à le demander en disant voilà, ça n'est plus une insulte de faire un 493, c'est plus une offense plutôt. Tout le monde aujourd'hui le réclame ce 493 parceir tambouille qui qui n'en finit pas qui n'en finit pas.
Mais est-ce que vraiment les électeurs sur le terrain, les Français sur le terrain vont vraiment reprocher à leurs députés d'avoir à trouver ce compromis là avec le gouvernement, d'avoir voté pour le budget ? Réellement, ça se passe comme ça ? Mais après chacun voit son petit intérêt, voit si sa retraite est suspendue, voit si c'est quelqu'un qui perra côelà au-delà des compromis trouvés avec des compromis.
En fait déjà de nouveau comme on sait pas du tout ce qui a été voté euh des gens vont pas avec un un élément si concret que ça. Euh ce qu'il leur reproche c'est cette impression que tout le monde se met d'accord et que en fait c'est des sorte de trahison perpétuelle ou de calcul personnel. Je rappelle que il y avait une étude de l'Institut Jean Jorer qui était sorti enant que 84 % des Français pensent que les politiques et les députés en particulier votent d'abord en fonction de leur intérêt personnel et de leur carrière personnelle.
Donc c'est c'est plus ça qui leurait reproché. Après quand ils reviennent en disant dans les circos, on m'a parlé d'abord euh il y a peu de Français qui vont discuter avec leurs députés dans les ville. Voilà les marchés ne représentent plus la réalité de tant de français que ça.
C'est c'est plutôt on va dire les retraités qui qui y vont et donc globalement c'est plutôt des discussions ça et là. Le vrai sujet, c'est l'incertitude qui qui rend insupportable cette période. Euh le 493 dans l'esprit des Français encore, il y a quelque chose de bah c'était pas la peine de nous faire tout ceci mais ça sera vite oublié aussi.
Et après le c'est plus que ils se prennent perpétuellement des réflexions qui sont mais pourquoi vous n'inz pas et pourquoi vous vous mettez pas d'accord et soyez surtout plus clair sur ce que vous êtes en train de voter parce qu'on ne comprend rien du tout. Mais en même temps, le Rassemblement national hier disait Jean-Philippe Danguille qui dit euh tout ça pour ça, on a perdu 3 mois. En même temps, est-ce qu'on peut reprocher au Premier ministre d'avoir tenté d'avoir essayé ?
Non, non, non, pas du tout. Euh, il est arrivé avec une méthode qui était très différente de celle de François Bairou et de Michel Barnier. Michel Bier Michel Barnier était raide.
Il a un tempérament raide. On l'a vu alors on a dit c'est et je vous coupe parce qu'on réécoute à l'Assemblée nationale les questions à Sébastien Gornu Marine Le Pen qui a la par nous amène à siéger aujourd'hui pour assurer par le vote de cette loi spéciale la continuité de l'État et donc nous amène à cette séance de questions au gouvernement. Vous le savez je suis une ardente défenseur des traditions de notre pays et il en est une qui depuis des siècles façonne notre calendrier.
Je veux parler de la trêve de Noël. Nous le savons tous ici, le combat politique est rude, il est engageant, il est parfois éprouvant et pourtant il est grand car il trouve son origine dans la défense du bien commun et le service de nos concitoyens. Alors en cette casiville de Noël, en ces jours qui portent un message de paix et d'amour, d'espérance et de vie, je propose une pause dans le combat politique et de faire vivre dans cet hémicycle cette belle tradition de la trêve de Noël.
Je vais donc utiliser ce temps de parole pour vous demander, monsieur le Premier ministre, de transmettre de la part de mon groupe, mais j'imagine de toute la représentation nationale, notre admiration, notre considération et bien sûr nos remerciements à ces milliers de personnes qui seront mobilisées durant ces jours de Noël, qui pour assurer la sécurité de notre pays et de ses habitants, qui pour continuer à soigner les malades, qui pour entourer les personnes isolées, qui pour transporter ceux qui vont rejoindre leur famille Et j'en oublie évidemment, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues et chers collaborateurs de notre institution, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël. [applaudissements] Merci beaucoup madame la présidente de groupe, monsieur le premier ministre, [applaudissements] madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Marine Le Pen, je me demande où ce que vous trouvez toute cette énergie. [applaudissements] avec Malice, c'est une manière de vous répondre.
Évidemment, je m'associe à vos propos et je pense qu'ils sont consensuels sur l'ensemble des bancs pour saluer l'investissement de celles et ceux militaires, civil, agents de l'État qui vont eux travailler entre Noël et le jour de l'an et rendre le service public à la nation. Et donc il faut que cette trêve de Noël soit respectée. J'aurai l'occasion de m'exprimer et de m'adresser au français ce soir, mais que cette trêve de Noël nous permet peut-être aussi de réfléchir et d'entrer un tout petit peu en nous-même et en se disant au fond que si elle pouvait se poursuivre jusqu'au mois de janvier et permettre d'avoir une une ambiance favorable sur les travaux de l'Assemblée nationale tel qu'ils pourront se dérouler dès le 5 janvier première semaine de reprise de nos travaux.
Cela pourrait être une bonne manière de remercier celles et ceux qui auront travaillé entre Noël et jour de l'an car précisément ils ont besoin d'un budget pour fonctionner l'année prochaine. En tout cas, madame la présidente Le Pen, joyeux Noël à vous. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.
La parole est à présent monsieur Jean-François Rousset pour le groupe ensemble pour la TV. Petite surprise de la part de Marine Le Pen avec cette pause réclamée alors que la Noël va être célébré dans 2 jours même ça commence àé la veillée de Noël pardon demain nous sommes le 23 décembre et cette phrase à la fin joyeux Noël à tous et donc le premier ministre qui lui répond avec malice petite surprise effectivement si pas for ou alors d'abord la pause elle est prévue c'est prévu qu'il s'arrête et qu'il reprenne début janvier ou la pause elle dit dans dans second pas politique j'ai ce messagou mais alors il faut savoir pour comment se passe donc tout tout ceci les questions sont transmises au service du premier ministre. Il reçoit les questions à l'avance, il peut donc préparer ses réponses.
Il a des conseillers qui l'aident à préparer ses réponses. Mais son cette petite malice, est-ce qu'il l'avait préparé ? Pas forcément.
C'est le genre de chose qu'on voilà qu'on a comme ça au dernier moment. Qui reprend la parole madame Le Pen, où est-ce que vous trouvez toutes ces cette énergie ? En fait, il c'est une petite polémique qui était née le weekend dernier avec Jordan Barl qui était invité à une émission de télévision. et on lui demandait si jamais vous avez Vladimir Poutine devant vous, Donald Trump devant vous, qu'est-ce que vous la question vous vouliez à Nicolas Sarkozi ?
Quelle question vous lui poseriez ? Il répond une fois mais où trouvez-vous cette énergie ? Une deuxième fois où trouvez-vous cette énergie ?
Évidemment, ça a été beaucoup critiqué, beaucoup moqué, beaucoup moqué. Et donc voilà, c'est c'était une petite plaisanterie envers Marine Le Pen qui a rigolé. Sébastien Lecnu a parlé effectivement de de malice dans dans ce début de dans ce début de réponse.
Euh oui, c'est vrai que les services du premier ministre peuvent être informés des thèmes des questions mais souvent et notamment quand elles viennent de l'opposition, on a question d'actualité générale ou sur voilà sur la situation de la France et et du coup ça ça ne permet pas complètement au ministres concernés ou qui se voilà qui on adresse la question de de préparer. Il y a parfois aussi des surprises euh des questions qui sont des thématiques qui sont transmises et qui se transformment. Donc je ne sais pas si effectivement Sébastien Lecornus s'attendait à cette prise de de parole.
C'est c'est finement joué, on peut le dire, de la part de de Marine Le Pen qui prend de la hauteur, qui prend la parole au titre de je ne sais pas si dans les mystiqu par exemple les autres présidents de groupe, on a vu Boris Valot, Stéphane Peu, mais est-ce que par exemple Laurent V qui est présent dans dans l'émission ? Il est là. D'accord.
Donc c'est vrai que ça ça montre que même si on a un hémicycle assez clairsemé, elle est présente au titre de voilà de ses fonctions de présidente du groupe Rassemblement national et puis avec cette ambition présidentielle qu'elle conserve malgré malgré tout et malgré les obstacles judiciaires qui sont devant elle. Voilà, elle prend de la hauteur cette trêve de Noël, trêve des confiseurs, ça la positionne un peu, elle essaie de se positionner au-dessus de la mêlée. Ver, je regardais ce qui était amusant, c'est que dans la la joute qui a voilà donc je sais pas si c'était préparé ou pas, mais la fameuse malice, il faut que vous sachiez que le vous puisez toute cette énergie a fait le régal des internautes toute la semaine.
Il y a eu quelques petits mêmes et voilà, mais il y avait un autre sujet dans la réponse qui était Noël qui est un sujet de plaisanterie. et de débat euh et qui là est très concret pour les Français. Est-ce qu'on dit Noël ?
Est-ce qu'on fête Noël ? Est-ce qu'on dit belle fête ? Est-ce qu'on dit bonne fête ?
Voilà qui est un sujet vous dites c'est lunaire mais en fait ça représente beaucoup de choses pour les gens. Donc en fait ouais beaucoup parce que mais est-ce qu'on fait des polémiques pour rien ? Enfin je veux dire non en fait c'est derrière cette polémique en fait c'est un sujet de savoir est-ce que on doit fêter Noël dans un pays ?
Est-ce qu'on doit rester laïque ? Est-ce que ce sont simplement des fêtes ? B.
Voilà. Et donc en fait derrière Oui mais on a toujours dit belle fête de fin d'année pour englober et le premier et Noël c'est devenu cristallisé mais intéressant c'est que dans c ce petit moment qui était un petit moment un peu moins sur le budget sont ressortis deux sujets. Un qui est une plaisanterie mais qui a plutôt raisonné dans l'optinion publique et un autre sujet qui visiblement est important pour les français de d'où d'où cette affirmation à la fin et c'est pasin.
Elle dit "Je vous souhaite un joyeux Noël." Et lui il lui a répondu, il lui répond le premier ministre joyeux Noël également. C'est quelque chose d'assumé effectivement.
Et on a senti dans la façon dont elle le faisait que ce n'était pas un que c'était un un message. Oui. Six fois j'ai compté, elle dit six fois six fois Noël.
Effectivement, ça peut paraître anodin euh mais beaucoup de beaucoup d'électeurs de droite euh ont repéré effectivement que elle dit six fois joyeux Noël. avec le temps de la trêve de Noël. Ça fait référence bien sûr dans la bouche de Marine Le Pen aux racines judéo-chrétiennes de la France et euh pour beaucoup d'électeurs de droite ou du Rassemblement national et bien il conservateur il considère que euh bonne fête de fin d'année ou bonne fête ça englobe euh faut faut dire les choses clairement toutes les religions et eux disent non la France c'est les racines chrétiennes de la France c'est les racines judéo-chrétiennes.
On est bien d'accord que c'est une polémique toute récente. On a toujours dit bonne fête de fin d'année pour englober et le nouvel an et Noël. C'est une polémique qui vient depuis quelques années seulement qui est assentalisée.
Nous sommes d'acord. Elle est si elle est siante cette politique cette polémique justement d'une politique de clivage de clivage comme le disait Valérie il y a eu comme le disait Valérie il y a 1 heure. Jamais on a eu deux blocs et notamment un bloc du RN aussi aussi important et même une droite qui est en recherche de repère et donc se repuiser dans les racines chrétiennes de la France.
Le renvoquier fait ça, Bruno Rota Vendin. Ce sont ce sont des personnalités politiques qui sont dans une bataille culturelle pour reprendre effectivement ce qu'ils appellent la doxa de gauche qui a dominé les années 90 et 2000. Il y a les questions gouvernement, les questions d'actualité au gouvernement qui vont qui vont bientôt s'achever et ensuite les députés vont pouvoir donc voter cette loi spéciale.
Ce sera ensuite autour des sénateurs avant la prise de parole quasiment solennelle du premier ministre pour clore ce chapitre et clore finalement cette année politique. Léonard Atal nous a rejoint pour les toutes dernières informations. Léonard ?
Oui tout à fait parce que c'est bonjour à tous. Le Cornu va prendre la parole ce soir depuis le péron de l'hôtel de Matillon comme il y en a l'habitude. Ce sera une prise de parole qui sera courte aux alentours de 19h 19h30 qui sera enregistrée avant d'être diffusé qui va durer 6 7 minutes nous dit-on.
Alors une prise de parole donc qui doit être un point d'étape justement juste avant la trêve des confusurs, juste avant les fêtes de Noël. On pourrait s'attendre à des remontrances de la part du premier ministre parce qu'il a pas vraiment goûté à la manière dont ça s'est terminé à l'Assemblée nationale la semaine dernière sur le budget. Il attendait pas grand-chose cette commission mixte paritaire, cette réunion des députés, des sénateurs, mais il a quand même été déçu parce que c'est terminé en fait très tôt au bout de de 10 minutes.
Mais on nous dit dans l'entourage du premier ministre que ce soir Sébastien Lecornu veut dédramatiser et ne veut pas mettre de coups de pression avec vis-à-vis des des oppositions et des autres partis politiques. Sébastien Lecnu qui a toujours dit que ce serait plus difficile sur le budget de l'État que sur le le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Et donc il devrait à nouveau dire cela ce soir tout en promettant qu'il y aura un budget assez rapidement en tout cas qu'il fera tout pour cela.
Alors maintenant la question qu'on se pose, c'est faute d'accord peut-être au début de l'année doit-il passer par ordonnance ou doit-il déclencher à un moment donné le 493 ? Voilà ce qu'on nous dit donc toujours dans l'entourage du premier ministre 1493. Mais sur quelle copie ?
Pour l'instant le vecteur ce n'est pas la question. On verra avant de parler d'ordonnance ou de 493. Il faut se dire ce qu'on met dedans sous-entendu.
Il faut d'abord un accord avec les différentes forces politiques. Mais on notera tout de même que désormais dans l'entourage du premier ministre, on dit "On verra au sujet du 493". C'est ce que je vous disais là, faut prendre la phrase complète un 493 mais sur quelle copie ?
Pour l'instant le vner n'est pas la question. On verra. Voilà.
Donc ça évolue peut-être un petit peu ça évolue. Ça évolue. Et oui, parce que c'est ça.
Pourquoi pas ? Et sur quelle copie pour s'assurer la noncensure du Parti socialiste ? Parce que ça voilà.
Et avec 5 % maximum. Il y a il y a cet enjeu de voilà par exemple l'argument que utilise Maton pour dire qu'il n'y a pas besoin qu' ne peut pas déclencher de 493 tout de suite c'est de dire la copie actuelle c'est celle du Sénat avec 5,3 de % de de déficit le c'est de passer sous les 5 % donc en fait ça n'aurait pas de sens de déclencher un 493 maintenant sur une mauvaise copie mais désormais la question c'est de savoir est-ce que voilà il y a un accord qui est qui est possible en en janvier à ce moment-là la question pourra se poser ça veut dire que ce soir il joue l'opinion aussi Sébastien Lecn Oui, il joue l'opinion effectivement et il avec cette cette allocution juste avant juste avant 20h a priori il voilà il veut s'adresser directement au au français il sait ensuite qu'il y a cette période de vacances et bien justement que l'opinion les français vont peut-être un peu décroché être moins sur sur l'actualité et les rendez-vous d'information il sait aussi que la parole sera au président de la République avec les traditionnels vœux aux Français et que l'on va nous-même ici largement commenter en avance et puis Ensuite, en en en rendant compte, on peut remarquer qu'une fois de plus, Sébastien Lecornu ne prend aucun risque en s'exprimant de la sorte. Léonard vient de l'expliquer, une allocution enregistrée sur le perron à la maison, sans la question de journaliste.
Euh voilà, c'est le choix du premier ministre, du chef du gouvernement bien entendu, mais on peut le souligner. Et j'ajoute juste j'ai oublié de vous le dire, il dira un mot aussi de famille ce soir sur la crise agricole sur la dermatose et il aura un mot pour les chefs d'entreprise sous-entendu de corps de métier qui attendent un budget assez rapidement c l'année prochaine. Oui parce qu'il y a des conséquences.
Il l'a dit d'ailleurs pour les agriculteurs, toutes les mesures qui ont été donc votées en leur faveur pour le moment sont suspendues. Faute de budget. Vous avez vu à l'Assemblée nationale les questions de d'actualité au gouvernement ça y est suspendues.
Thbo petit vous qui êtes à l'Assemblée nationale racontez-nous. Ça veut dire que ça y est, les députés vont pouvoir se prononcer sur la loi spéciale. Oui, vous avez tout à fait raison.
C'està-dire que les questions au gouvernement viennent de s'achever. Donc il y a une petite suspension de séance, une petite pause et puis ensuite et bien dans quelques minutes, les députés vont retourner dans l'hémicycle pour commencer l'examen de cette loi spéciale. Alors tous les groupes parlementaires vont pouvoir s'exprimer à environ 5 minutes chacun.
Euh le gouvernement également va prendre la parole avec le ministre de l'économie et la ministre des comptes publics et puis sans surprise, ce texte de loi, cette loi spéciale devrait être adoptée à l'Assemblée nationale tout comme elle a été adoptée ce matin en commission à l'unanimité avec cependant une petite abstention du groupe de la France insoumise. Ensuite, elle ira au au Sénat qui la votera donc ce soir. Et donc, vous l'avez dit, Sébastien Lecornu prendra la parole de manière très officielle à l'issue de cette adoption de la loi spéciale.
Alors, la question ne sera finalement plus de savoir s'il y aura une loi spéciale ou pas, mais de savoir s'il y aura un budget à la rentrée. Alors, il y a eu un échange entre Marine Le Pen et Sébastien Lecornu. échange plutôt léger et c'est vrai qu'on y est pas forcément habitué ici à l'Assemblée nationale où il a donné un premier aperçu de sa son allocution de ce soir et il a parlé de trêve de Noël.
Il n'y aura donc pas de négociation officiellement entre le gouvernement et les parlementaires. En revanche, on sait qu'il y aura des négociations en coulisse pour continuer à négocier ce budget et tenter de trouver un compromis pour faire adopter ce budget en janvier. Ah.