Apolline Matin du 20 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 64 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:18OuverteRéponse directe
On va revenir sur ces fiascos sécuritaires et les mesures annoncées par le gouvernement.
- 23:36OuverteRéponse directe
Vous avez évoqué votre cas personnel samedi : une prise à partie dans un taxi. Pouvez-vous nous en dire plus ?
- 25:14OuverteRéponse directe
Est-ce que cette situation rend votre campagne électorale plus difficile ?
- 25:32RelanceRéponse directe
Vous évoquez la violence politique et l'ultra-gauche. Qui sont ces personnes selon vous ?
- 28:11OuverteRéponse partielle
Un article de Mediapart évoque une possible instrumentalisation des violences. Que pensez-vous de cette publication ?
- 28:53RelanceRéponse directe
Manuel Bompard parle d'affaires d'État. Accordez-vous de l'importance à ce type de publication ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:01PrésentateurPromesse
« Laurent Nunez promet un dispositif de sécurité plus important samedi pour la prochaine journée de mobilisation contre la vie chère. »
- 30:49InvitéFait
« Il y a une assurance pour le coup de barre de fer dans la tête ? »
- 33:30InvitéChiffre
« Il y a eu 10 000 policiers forces de l'ordre déployés samedi. »
- 33:35InvitéChiffre
« Pendant les Gilets jaunes, le plus fort des Gilets jaunes, c'était 90 000. »
- 35:55InvitéFait
« On ne va quand même pas se laisser impressionner par des nervis, des voyous, des criminels. »
- 36:44InvitéFait
« La liberté des partis politiques, c'est constitutionnel. »
- 41:13InvitéFait
« M. Macron malheureusement le connaît bien, ça fait 15 ans qu'on le subit son cynisme, ses petites manipulations, sa politique du pire. »
- 41:28InvitéFait
« Choisir le 2 mai pour lui c'était une manipulation. »
- 41:59InvitéFait
« Des gens ont perdu des yeux, ont perdu des membres. »
- 43:23InvitéPromesse
« Abaisser la minorité pénale et aussi mobiliser les plateformes pour éviter le recel et la revente. »
Temps de parole
- Présentateur43 %
- Invité32 %
- Invité 214 %
- ?3 %
- Invité 33 %
≈ 14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC. 7h59 sur RMC Géraldine, la météo avec épisode méditerranéen sur le sud-est.
Exactement, du coup 7 départements sont en vigilance orange. On en a 5 pour les fortes pluies, Bougirone, Var, Vaucluse, Ardèche et l'Est de la Haute-Corse. Et puis vigilance orange aussi pour les crues du Vidourle et du Vistre. A noter qu'à Salon-Provence, on vient de battre un record absolu de précipitation en 24 heures avec plus de 180 mm de pluie, un ancien record daté de 1973. Donc les plus fortes pluies vont vraiment se concentrer sur la Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur l'Est de la Corse pour cet après-midi. On va avoir de bonnes pluies qui vont remonter jusqu'en Bourgogne. Ailleurs un temps souvent gris, des éclaircies quand même près de l'Atlantique.
Et puis des températures qui évoluent assez peu. Alors il fait un peu moins froid quand même ce matin. Et cet après-midi, il fera 14 à Paris-Lille, 15 à Lyon. On aura 18 à Bordeaux, 20 à Marseille, jusqu'à 28 pour Ajaccio.
Il est 8h, vous êtes sur RMC, excellent réveil à toutes lesquelles. RMC, Apolline Matin. Et c'est l'heure du journal de Quentin Vignet. Bonjour Quentin. Bonjour Mathieu, bonjour à tous. C'est le déluge. Donc ce matin dans le sud d'autoroute coupée entre Nîmes et Montpellier, tramway à l'arrêt aussi à Marseille. On sera dans la région dès le début du journal. Le calme de retour là, cette nuit, se félicite Sébastien Lecornu avec les couvre-feux décrétés dans plusieurs grandes villes. Le Premier ministre dit déjà que d'autres seront certainement décrétés pour la soirée. Et alors malgré tout, le choc PSG-Barça est maintenu ce soir en Ligue des Champions de football.
Une finale avant l'heure, disent déjà les Barcelonais.
Et
avant toute chose ce matin, vous allez témoigner au 32-16 de ce que vous vivez, de ce que vous voyez sur la route. On parle du déluge qui s'abat en ce moment même sur le sud de la France. Oui, il y pleut très fort en fait depuis le milieu de la nuit. Géraldine nous le répète ce matin, c'est d'abord le Gard et l'Hérault qui ont été touchés. Des cellules de crise sont d'ailleurs activées dans ces deux départements. L'autoroute A9 est carrément coupée entre Nîmes et Montpellier dans les deux sens de circulation. Le réseau secondaire touché, le centre-ville de Lunel inaccessible ce matin. L'eau arrive au niveau des genoux à Aiguemort. C'est
ce
que nous raconte Roland Boulanger à qui Léonie Guilbeault a passé un coup de fil il y a quelques minutes.
Il
y
a
une grosse grosse averse toute la nuit, vraiment une grosse grosse averse. Ça fait dégueuler un peu les robines, tout ce qu'il y a autour de la ville. Et il y a à peu près, on va dire, une vingtaine de rues barrées qu'on peut accéder à BDB des véhicules. Et là, c'est encore en train de monter. On n
'a
jamais vu ça à Aiguemort, honnêtement. Moi, je suis natif d'ici, on n'a jamais vu autant d'eau dans les rues. Ça arrive à peu près au niveau des genoux. Ça varie entre 15 et 40 centimètres.
Et
l'épisode se décale en ce moment vers l'est en direction des Bouches-du-Rhône où il est tombé l'équivalent d'un mois de pluie en seulement une heure à Salon-de-Provence.
C
'est un record absolu. Image impressionnante ce matin d'un torrent d'eau à Port-de-Bouc. Les autoroutes A7, A55, A8 sous l'eau dans la région. Des inondations sont rapportées à Martigues, Marignane et même à Marseille. Tiens, les tramways sont à l'arrêt à Marseille. Et une station de métro, la station nationale, est même inondée. Marseille, où le ministre de l'Intérieur, très critiqué, vous le savez, Laurent Nunez, promet un dispositif de sécurité plus important samedi pour la prochaine journée de mobilisation contre la vie chère. Parce que oui, ça va recommencer.
Les organisations étudiantes et la coordination de Gilets jaunes appellent à redescendre dans la rue samedi, donc pour un deuxième acte, Solène Leroux.
Depuis l'annonce de l'acte 2, une centaine de manifestations sont déjà répertoriées sur le site internet 17 octobre Gilets jaunes. Benjamin Boul, son créateur. C
'est
parce qu'il n
'y a
pas de réponse que le mouvement s'accélère. Ce n
'est
pas possible, en fait. Les gens,
ils
se disent qu
'il
faut qu'on continue et on va continuer jusqu'à ce qu'on gagne. Et gagner, c'est quoi ? C'est jusqu'à ce que l'ensemble des revendications de l'ensemble des secteurs soient satisfaits.
À commencer par celle des lycées, un des étudiants nombreux a déploré le manque de réponses politiques. C'est une absence de prise en compte totale de nos propos, de nos besoins. C'est important pour nous de continuer, de continuer tant qu'on ne se fera pas écouter. Je ne
vois
pas que ça s'arrête parce que sinon, ils vont juste dire que les vacances se sont passées et que tout le monde a oublié et que ça va reprendre comme avant. Mais il ne faudrait pas que ça fasse ça. D'autres manifestants, en revanche, appellent désormais à la désescalade, comme Linda qui était à Paris samedi. J'ai eu très peur. On s'est retrouvés vraiment dans un coup de gorge. Il y a eu du mobilier urbain qui volait dans tous les sens. Je n
'ai pas
envie de me prendre un pilier. Prochaine manifestation, je n
'y
retournerai pas. Je n
'ai
pas envie de finir ce
main
parce que forcément, ça va monter crescendo. Elle n'exclut pas, en revanche, de se mobiliser le 5 novembre, date à laquelle l'intersyndicale appelle à la grève.
Et cette nouvelle journée de mobilisation, là, annoncée pour samedi le 24, inquiète déjà les commerçants. Vous savez qu'au moins 3000 d'entre eux ont été pillés entre samedi et dimanche, surtout dans les grandes villes où certains s'organisent carrément pour éviter que ça se reproduise. Cassandre Brault.
Depuis samedi, les nuits sont courtes pour Vincent. Avec ses associés, ils se relaient dans leur boutique pour surveiller leurs marchandises, des vêtements de marque, des vestes, des chaussures. Ça, c'est sur les réseaux sociaux. Sur son téléphone, il montre une publication qui appelle à des pillages dans le quartier de son commerce. On a vu que nous étions cités. Ils disent, voilà, c'est là qu'il faut aller, c'est là qu
'on
doit frapper. Il a donc décidé de se protéger et à recruter 5 agents de sécurité. Nous, demain,
on
nous prend tout ici. On n'a que nos yeux pour pleurer, qu'on fait attention. On évacue du stock. On recrute des gens, des professionnels. On essaie d'être le plus sécurisant. Mais la police est à temps sous effectif, déjà. Ils sont méga débordés. Si à un moment donné, il faut se défendre, on se
défendra. Après ce week-end de pillages, Vincent n'est pas le seul commerçant à avoir recours aux sociétés de sécurité privée, comme le confirme Sofiane Aboubeker, président de l'Union des métiers de la sécurité.
On observe une augmentation extrêmement forte des demandes de devis depuis dimanche et lundi, avec un taux de commande aussi passé à la suite de ces devis qui a plus que triplé en fonction de certaines entreprises. Une
tendance
qu'ils constatent chez les grandes enseignes, comme pour les plus petits commerçants qui mobilisent une partie de leur trésorerie pour protéger leur commerce.
Alors l'info, ce matin, c'est quand même que le calme est revenu. Cette nuit, notamment dans les villes où des couvre-feux avaient été décrétés, un hélicoptère a survolé le centre de Paris. Cette nuit, vous l'avez peut-être entendu si vous habitez la capitale. D'autres couvre-feux pourront être décidés la nuit prochaine, si nécessaire. Ça, c'est ce que fait savoir ce matin le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a promis hier aux commerçants pillés du chômage partiel dès aujourd'hui et un fonds de soutien spécifique aussi pour éviter les fermetures.
Alors ce début de semaine, il est marqué par les comparutions immédiates dans les tribunaux, partout dans le pays, avec de premières peines de prison ferme qui tombent, soit pour les incidents en marge des manifestations, soit pour les pillages. Comme ici, à Limoges, il
y
a 15 personnes étaient jugées hier pour le pillage d'un magasin Lacoste. Notamment, notre journaliste Alexandre Thibault a pu échanger avec un certain Jawad, un jeune de 25 ans condamné à 8 mois de prison hier, a effectué sous-bracelet. Écoutez-le, il dénonce une lourde peine.
Il n
'y a pas eu de pitié par rapport à ce jugement. Et ce n
'est
pas parce qu'un individu était là au mauvais moment, il faut le finir et le jeter en prison. Je ne voulais pas être reconnu coupable. J'ai des preuves que je n'ai jamais été vers ce magasin. J'ai juste passé la mauvaise rue au mauvais moment. Il ne
faut
pas aussi descendre les personnes qui ne sont pas à descendre. La justice, aujourd'hui, elle a été terrible sans pitié pour des faits que je n
'ai
pas du tout commis. Il a pourtant bien été reconnu coupable, dit la justice, d'avoir participé au pillage de ce magasin Lacoste. Et alors d'ailleurs, depuis dimanche, les objets volés pullulent sur les sites de revente comme Vinted et Le Bon Coin. Les deux plateformes assurent qu'elles font tout pour supprimer les offres. Mais Lou Dequille, vous êtes fait passer pour RMC pour une acheteuse et vous nous dites qu'il y a encore beaucoup d'offres en ligne.
Oui,
premier exemple sur Vinted, 4 sacs Sephora remplis de produits neufs et le titre, maquillage 17 octobre. En description, le vendeur nous invite à réaliser la transaction via Instagram pour échapper au contrôle de la plateforme. Deuxième exemple, toujours sur Vinted, une palette de maquillage Yves Saint Laurent neuve et comme dans la première annonce, la mention du
17 octobre en titre. Je contacte la vendeuse, sur la disponibilité du produit, elle répond sans problème. Mais dès que j'aborde la question du pillage, silence radio, je suis bloqué et ne peux plus lui envoyer de messages. Si ces annonces peuvent être tentantes, attention à vous, vous risquez gros en achetant ce genre de produit, explique Hassan Cohen, avocat au barreau de Paris. Il est écrit dans le titre que c'est des produits du 17 octobre. On peut considérer qu'il y
a
un recel. Il faut démontrer que vous étiez au courant au moment d'acheter le produit, que celui-ci était issu d'une infraction. Les peines ont couru ces 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Je recommanderais de ne pas acheter ce type de produit.
Vinted annonce avoir renforcé les contrôles concernant les annonces suspectes et supprimé celles revendant des biens pillées ce week-end. Et dans les faits, les deux annonces que nous avions consultées ont finalement été supprimées.
Ce matin, ce sont les représentants des réseaux Snapchat et TikTok qui seront reçus à Matignon, accusés d'avoir joué le mauvais rôle durant ces pillages. Malgré tout, le match entre le PSG et le FC Barcelone est maintenu ce soir à Paris, en football. Troisième journée de la Ligue des Champions. C'est même une finale avant l'heure, dit carrément le président catalan Arthur Perrault. Oui, même si pour le milieu de terrain, Vitinha, pas question de se projeter trop vite. Je pense que c'est trop tôt. La vérité, en octobre, ce n
'est
pas la même vérité en mars parfois. Mais le joueur portugais a conscience que ce match n'est pas comme les autres, entre Paris, double tenant du titre de la Ligue des Champions et Barcelone, leader du championnat espagnol et quintuple vainqueur de la Coupe d'Europe. C'est toujours un grand match, un des meilleurs matchs que tu peux faire à ce moment-là, avec deux grandes équipes de meilleurs de l'Europe. Moi et l'équipe, on a beaucoup hâte de jouer ce match. Surtout que le club espagnol est en pleine confiance. Il n'a perdu aucun de ses 13 derniers matchs, toutes compétitions confondues. L'entraîneur du PSG, Luis Enrique, reste méfiant.
Les matchs de la Champions League, c'est le plus haut niveau que tout pays jouait. Contre le Barcelone, j'adore en tant que supporter aussi. J'adore voir tous ces matchs et la manière qu'ils jouent. Ce sera un match serré en tant qu'équipe, ils sont très forts.
Dans un parc des princes plein à craquer, le PSG a de quoi être optimiste. Il n'a perdu qu'un seul de ses 5 derniers matchs contre Barcelone. Pour les couches tard, il y aura la reprise de la NBA la nuit prochaine, le championnat nord-américain de basket, avec un premier choc entre San Antonio, l'équipe de Victor Wimbaniama, et Oklahoma City. Il y aura 17 Français en NBA cette saison. Je vais vous donner tous leurs noms. C'est déjà la cinquième saison pour Victor Wimbaniama. La
quatrième,
le temps passe
à
une vitesse.
On ne les voit pas
grandir. Pourtant, il était déjà grand. Merci Quentin Vinay, il est 8h09 sur RMC. Très bon réveil à toutes et à tous. Première nuit sous couvre-feu au centre de Paris, la Place de la République, le quartier des Halles, là où les violences et les pillages ont atteint leur paroxysme, y compris dimanche soir. Bonjour Ariel Veil. Oui, bonjour. Vous êtes maire de Paris-Centre, les Halles, c'est chez vous. On va voir avec vous aussi comment s'est passé la nuit et ce que vous proposez aussi. Tiens, le déploiement de l'armée a été évoqué. Vous dites aussi comprendre ces commerçants qu'ils s'arment pour défendre leurs magasins. Votre parti pris dans un instant sur RMC, RMC Story.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Mathieu Béliard.
Il
est 8h13, vous êtes sur RMC, RMC Story. Cette nuit, un couvre-feu au cœur de Paris, entre autres, bien sûr, autour de la Place de la République et du quartier des Halles, interdit depuis 23h. Bonjour Ariel Veil.
Vous
êtes maire socialiste de Paris-Centre. Paris-Centre, c'est les quatre premiers arrondissements de la capitale. Première nuit de couvre-feu dans votre secteur. D'abord, les dernières infos, comment ça s'est passé
? Ça
s'est passé assez bien pour l'instant.
Ça
a été une nuit beaucoup plus calme.
Je
ne
sais
pas pourquoi ça tient. Les couvre-feu et puis les dispositifs. Il y avait des couvre-feu, il y avait aussi des zones un petit peu de filtrage qui ne
sont
pas vraiment des couvre-feu. Mais je ne sais pas si c'est le temps, si c'est la fatigue aussi, après 48 heures de pillage de tout le monde. Parce que vous vous dites le 17 octobre, j'entends beaucoup maintenant le 17 octobre, mais vous l'avez bien dit aussi, c'était dimanche. Dimanche a été presque pire dans le centre
de Paris.
C
'était pire dimanche à Paris
? Que samedi soir. Et donc, c
'est
bien le 17 et le 18 octobre. Je vais essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas qu'il y a eu deux jours. Deux jours de pillage et de feu qui ont été très durs pour les commerçants. Avec une petite différence, c'est qu'entre le 17 et le 18, on avait peut-être le temps de réfléchir au dispositif de maintien de
l
'ordre. Écoutez, c
'est
une question qui se pose. C'est pourquoi on n'a pas pu, sur 48 heures, adapter le dispositif. Enfin, en 48 heures, adapter le dispositif. Et c'est ce qui m'a amené à faire des propositions. En tout cas, à poser des questions, plutôt. Alors, dès dimanche, vous réclamiez ce couvre-feu. Et pourquoi pas l'armée
?
Alors, pour le coup, un maire de gauche qui veut des militaires dans les rues de Paris a avoué que ça a pu surprendre. Pour quelle mission, précisément
?
Garder les magasins pour patrouiller ? Oui, bien sûr. Alors, d'abord, je n
'ai
pas appelé à ce qu'on envoie l'armée. Mais j'ai dit, si on a un problème défectif, si vraiment, il est impossible. C'est ce qu'on a vécu, quand même, pendant deux nuits d'enfer. On a vécu une situation, et encore une fois, moi, je rends hommage à tous les policiers qui ont été déployés et qui sont intervenus dans des conditions difficiles. Mais enfin, je le dis depuis 48 heures, et désormais, je crois que le ministre de l'Intérieur lui-même, qui j
'ai
eu beaucoup de respect, l'a dit. Nous n'avions pas assez défectif. Je n'ai jamais vécu ça, même au moment où j'ai les
jours... Tout le monde s'accorde à dire qu'il y a
une situation dans laquelle vous avez en direct des magasins qui sont pillés, on a les images, on est un
des
élus sur place, on est en
train de les
regarder,
on
nous dit...
Justement, monsieur le maire,
pardon, à propos d'effectifs, nous avons eu au téléphone Anthony Samama, qui est maire adjoint du 15e arrondissement en charge de la police municipale, qui nous a indiqué qu'en fin d'après-midi, la police municipale avait reçu des consignes pour rester dans ses commissariats. Est-ce que c'est une information que vous démentez ? Est-ce qu'elle est vraie ? Et si ça s'est produit, est-ce que ça s'est produit dans d'autres arrondissements
?
Non, je n
'ai
pas cette information. Moi, la police municipale a été très présente avec nous. Je ne peux pas lui dire ce que sa police municipale du 15e a reçu comme instruction. Je n'ai pas ces instructions-là. Et moi, j'ai été en contact permanent avec mon chef de la police municipale, avec mon commissaire et avec la préfecture de police. Je dis simplement que nous n'avions pas d'effectifs pour intervenir pendant parfois jusqu'à 45 minutes, une heure, où les pièges ont eu lieu. Et donc, j'ai dit, si on n'a pas d'effectifs suffisants, il faut se poser toutes les questions, y compris, pourquoi pas, le recours à l'armée à un moment donné, si c'est vraiment une question d'effectifs.
Par ailleurs, je vous rappelle que l'armée, elle est déjà déployée à Paris. Les forces sentinelles, depuis les attentats, ils sont là. Et moi, je m'invite à mes réunions de sécurité avec les
aéroports, notamment.
Et on se répartit les zones, par exemple, à la rentrée, ou quand on a des moments qui sont un petit peu durs, on se répartit, y compris avec les forces sentinelles. C'est-à
-dire
qu
'on
les utilise dans ce fameux continuum de sécurité qu'aime bien évoquer le ministre de l'Intérieur. Eh bien, j'utilise tout ce que j'ai, y compris
les forces
sentinelles. Et elles ne sont pas là, bien sûr, pour intervenir. Ce n'est pas le maintien de l'ordre,
l
'armée. Mais ça peut être une présence dissuasive à certains endroits et permettre justement de libérer les forces de l'ordre pour qu
'elles
puissent faire leurs interventions. Ariel Veil, vous avez dit comprendre les commerçants qui veulent se défendre seuls. Avant de rappeler, il faut être précis et honnête, sur X, que le monopole de la violence légitime revient à l'État. Je vais vous demander lequel des deux messages est-ce qu'il faut retenir et est-ce qu'il faut craindre qu'en ce moment soient en train de légitimer des formes d'autodévance
? Bien
sûr que la milice,
c
'est horrible. Quand les gens commencent à s'armer eux-mêmes,
c
'est que vous êtes dans un État qui a failli. Et donc, je ne souhaite pas que la France soit un État qui soit failli. Mais je dis, j'ai vu hier...
La République nous a
abandonnés, disent-ils, tous en cœur, ces commerçants.
Vous avez entendu d'ailleurs hier soir
sur BFM TV. Il y
a
eu un sentiment d'abandon. J'ai été voir avec nos élus. On est allé voir beaucoup les commerçants. Et même des habitants nous ont dit ça. Ils ont eu le sentiment d'être abandonnés. Je vous ai décrit il
y a
un instant, une heure, parfois en pleine journée, en plein cœur de Paris, où la police n'est pas à même d'intervenir. Je peux comprendre le sentiment d'abandon. Je peux comprendre ceux qui ont essayé de repousser des assaillants. J'ai été hier d'ailleurs avec le patron d'un des cafés qui a essayé d'ailleurs, qui s'est fait blesser très très sérieusement en essayant de repousser. C'est la boutique d'à côté de lui,
c
'est ses copains. Il a essayé de repousser, puis qu'ils étaient 50 à un moment donné, il s
'est
fait blesser. Je comprends, moi, cette solidarité avec les copains, cette volonté de défendre sa boutique.
Je
peux la comprendre, mais bien sûr, si on en arrive à une situation où les gens se défendent eux-mêmes et qui plus est, ça pourrait être encore plus grave avec des armes, ce serait terrible. Il faut évidemment éviter ça. Ariel Vell, qu
'est
-ce que vous pensez du tweet d'Emmanuel Grégoire dimanche qui a appelé les Parisiens à venir ranger et réparer ce qui avait été cassé ? Vous n'avez pas l'impression que c'est un peu la dernière des insolences de la part d'une autorité publique en perdition après ce qui s'est passé ? Il n
'y avait
pas mieux à dire, franchement
?
Non, perdition, vous allez fort. Je
pense que c'est un sentiment des Français que le autorité publique est en
perdition.
Je crois qu'il
a saisi quelque chose d'Emmanuel Grégoire, il a saisi quelque chose des Parisiens qui n
'ont
pas attendu, d'ailleurs, qu'on leur demande. Dès samedi, vous aviez déjà des gens qui venaient, qui venaient ramasser. Dimanche, c'était très impressionnant de voir des Parisiens à la République venir ramasser, et pas qu'à la République d'ailleurs, mais on les a beaucoup vus à la République. Moi, j'ai des messages depuis samedi, des messages de Parisiens, des messages d'associations, des messages de responsables, même d'autres magasins qui n
'ont
pas été touchés, qui me disent, qu'est-ce qu'on peut faire ? Comment on aide ? On veut aider, on veut venir, et on en a vu spontanément. Et donc, il a voulu, il a parfaitement raison, accompagner cette générosité des Parisiens, cette volonté de participer. Vous ne pouvez pas imaginer les messages à la fois de choc et de volonté, c'est la résidence des
Parisiens. On les entend
aussi dans nos journaux, une énorme solidarité vis-à-vis des commerçants,
pas
que parisiens.
D
'ailleurs, Ariel Veil, merci beaucoup d'avoir pris quelques minutes ce matin pour les auditeurs d'RMC. Je rappelle que vous êtes maire socialiste de Paris-Centre, les arrondissements 1, 2, 3, 4, je le dis pour nos auditeurs non parisiens. C'est le quartier des Halles notamment qui s'est illustré, tristement illustré dimanche soir. En ce deuxième jour d'émeute, vous avez eu raison de rappeler que c'était 17 et 18 octobre pour de nombreuses villes. Il est 8h20 sur RMC.
RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche. Et bonjour Arnaud Demanche. Bonjour. Oh, pardon. La chaise est bien coincée.
Bonjour Mathieu.
Bonjour les amis. Bonjour à tous. Alors Mathieu, je pense qu'il faut qu'on dise la vérité aux auditeurs. Les locaux de RMC ont été la cible des pillards avant hier soir et ils nous ont volé Apolline. Du
coup, c'est vous, chap, ce matin.
Il y
a
même un émeutier qui a essayé de nous piquer Manu Le Chypre. Mais heureusement, il s'est fait un tour de rein, le gars. Il a essayé de soulever Manu. On a entendu.
Oh
là ! Vous allez bien. Et du coup, on a pu garder Manu Le Chypre. Mais rendez-nous à Apolline.
Alors, le
pays est encore sous le choc. Mais oui, reviens Apolle. Reviens. C'est génial. Le pays est encore sous le choc des pillages de ce week-end. Les images tournent sur toutes les télés du monde. On était le pays du pinard. Maintenant, on est le pays du pillard. On est là.
Oh,
du 16 ans d'âge. Il est corsé. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur a présenté sa démission. Ça devait être tellement émouvant à l'Elysée. Nunez, il n'était pas bien. Il a dit «
Je
suis responsable de tout.
»
«
Je
suis responsable de tout, monsieur le président. » « Le cancer du pape, c'est ma faute. »
« Je
suis crevé.
»
« Non, Laurent, allez, ça va aller. »
«
De toute façon, je suis une merde. »
«
Il n
'y
a qu'à voir l'État de ce pays.
» «
Les lycéens, c'est ma faute.
» «
Le début de saison de l'OM, c'est ma faute. »
« Le niveau des élèves
au classement PISA, je suis sûr que c'est de ma faute.
» « Mais
non, Laurent. »
«
Enfin, tu sais, un État, c'est un collectif. » «
Voilà.
»
« Vous
êtes tous nuls. »
«
Chacun à votre niveau.
» « Il y a le nul
de l'économie. »
«
Il y a le nul du travail.
» « Tu n'es pas tout seul. »
« Merci. »
«
Allez, Laurent. »
«
Allez, tu restes. »
«
Ne me quittes pas. » « Il faut t'oublier. »
«
Tout peut s'oublier. »
«
Tu t'enfuis déjà. »
«
Mouche-toi, tiens. » « Ah oui. » « Non, mais garde le mouchoir. »
« C
'est très bien. » «
Bref,
Emmanuel Macron a refusé sa démission. »
« Je
pense aussi qu'il est en galère de ministre. »
« Il
a épuisé ses réserves stratégiques. »
« On
ne
va
pas en retrouver 3000 dans des
caves. » « Ce n'est pas comme l'époque.
»
«
Là, il ne reste plus que Stanislas Guérini. »
«
Et personne n'y tient finalement.
»
« N'empêche. »
«
Heureusement que Laurent Nunez, il n
'est
pas ministre des armées. »
«
On aurait été envahis par les Russes, les Belges. »
«
Même les Monegasques pourraient nous envahir. »
«
Et pourtant, leur armée à Monaco, vous savez ce que c'est ? » «
C
'est une fanfare. »
«
La seule armée qu'ils ont, c'est une fanfare. »
« On
va se faire envahir par trois flûtistes, deux saxophonistes et un spécialiste du cornet à piston. »
« C'est l'armée française, l'armée de Monaco.
» « C'est l'armée française, l'armée de Monaco. »
«
Mais leur garde à eux, c'est une fanfare. » «
Oui,
mais il faut se méfier du hautbois. »
« C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
» « On déconne. »
«
Remarquez que les CRS ont gazé un orchestre samedi. »
« Ils
s'entraînent. » «
Vous
avez vu dans les manifs, il y avait l
'orchestre
du nouveau monde. »
« Les
mecs devaient vraiment jouer un truc insupportable. » « Les flics en pouvaient plus. »
«
Vos gueules
!
» «
Après,
Mathieu me disait, remarquez, moi, ma copine m'a forcé à aller à un concert de Vianney. Si j'avais pu le gazer avec une bombe au poivre sur le sol, je l'aurais fait. »
«
C'est pas gentil. »
« On
sait que le métal,
voilà, c'est ton truc. » « Mais
il y
a
des gens très bien dans la pop. » « Alors Emmanuel Macron est parti dans les pays du golfe. »
«
Il s'est fait le concert de Céline Dion. »
«
Là, il part à Dubaï. »
«
C'est pas un président, c'est une influence. »
« C'est Manu
Situation. » «
Alors
l'idée, c'est de sécuriser les approvisionnements énergétiques de la France. »
«
En gros, il est parti avec deux jéricanes pour nous chercher de l'essence.
» «
Puisqu'il faut tout faire soi-même dans ce pays. »
«
Il a emmené quatre compagnies de CRS avec lui pour escorter les barils de pétrole qu'il va nous ramener.
» «
Et vous y faites attention que les Black Blocs, ils ne foutent pas le feu. »
« Il n'est
pas retourné au Koweït toutes les semaines. »
«
Sinon, le gazole, il va encore augmenter. »
«
Les gilets jaunes vont revenir vous jeter des pavés dans la tronche. »
«
Et ce sera de votre faute. »
«
Il ne faudra pas vous plaindre. »
«
Ce sera vous, les méchants. » Sa boutique, sa valeur totale est désormais inférieure à celle d'une pièce de 2 euros. Vous avez vu que des individus ont pénétré dans le BHV dimanche soir. Heureusement, ils ont été arrêtés. « Non, monsieur. Stop, stop, stop. » « Non, monsieur l'agent, ce n'est pas ce que vous croyez.
»
« Désolé, monsieur Jack Lang. Il va falloir me suivre au commissariat. » « Non, c'est une méprise. » C'est comme la dernière fois à Marrakech. Et la méprise à Pattaya. Et la méprise qu'il y
a
eu à Rabat. Et la méprise avec les stagiaires d'Europe 1, c'est la loi des séries. Non, je suis venu au BHV car il se trouve que ma poupée chine en forme de neveu que je devais
offrir à
mon
ami Woody Allen
venait d'être livré. Non, pas les menottes. En tout cas, pas celles-là. Elles n'ont même pas de courure, s'il vous plaît. Voyez-vous ! Allez, à demain. Merci beaucoup, Arnaud Demanche. On vous retrouve en podcast absolument quand on le veut sur l'application RMC, évidemment. Et puis, on vous retrouve sur scène avec un nouveau spectacle à Rouen. Le Garic, Poitiers, Epinal, Montpellier, Reims. Hier, un spectacle RMC, bien entendu. Partout en France. Partout en France, un spectacle RMC. Arnaud Demanche, merci beaucoup. Il est 8h25. Vous restez bien avec nous à suivre le face-à-face. Aujourd'hui, l'invité de Marie-Centré,
c
'est Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l'Assemblée, député de la Somme. 8h25.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Bonjour, Jean-Philippe Tanguy.
Merci
beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. Je le disais, vous êtes le président délégué du RN à l'Assemblée nationale, membre de la Commission des Finances et député de la Somme. On va évidemment revenir sur ces fiascos sécuritaires, ces nuits de chaos dans les rues de Paris, mais également dans beaucoup de villes de province. Les mesures annoncées par le gouvernement, la réponse pénale. Mais d'abord, une fois n'est pas coutume, Jean-Philippe Tanguy, une question un peu plus personnelle parce que vous en avez parlé sur vos réseaux sociaux. C'était samedi, ce samedi, et vous avez évoqué votre cas personnel.
Vous étiez dans un taxi, vous avez été reconnu, prise à partie par des individus. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin ? Vous avez eu peur ? Vous écrivez ? Des manifestants m
'ont
reconnu. Commencez à vouloir à s'en prendre au véhicule. Bravo aux chauffeurs. Je n'ai jamais vu une telle haine, un tel chaos des scènes lunettes.
Qu
'en est-il et qu'avez-vous ressenti
?
Écoutez, moi, ce que j'ai ressenti par rapport au malheur qui frappe les commerçants, par rapport aux personnes qui ont été violentées, aux forces de l'ordre qui ont exposé leur vie, ce n'est pas très grave. Mais c'était juste pour témoigner effectivement que cette haine politique, ces gens qui sont, comment dire, animés par la détestation, la haine, moi, je remercie le chauffeur qui était formidable, qui ne
s
'est extirpée immédiatement. Mais oui, c'était une scène au milieu, c'était un hôtel de ville, au milieu de la fumée, des débris déjà, de chaos. Oui, vous voyez, on voyait dans Paris, ces fumées, partir de plusieurs endroits de la capitale. La scène était suffocante. Le lendemain matin, je me suis baladé aussi dans les rues de Paris, au niveau des galeries Lafayette, d'opéras, des barricades entières, comment dire, des vitrines brisées. Et derrière ça, évidemment, une vitrine brisée, c'est la vie brisée du propriétaire, c'est la vie brisée des employés, c'est des habitants complètement déconcertés qui viennent vous parler, qui viennent exprimer leur désarroi. D'ailleurs, ce n
'est
pas politique, c'est très humain. Et cette incompréhension, pourquoi cette faiblesse de l'État, pourquoi aussi peu d'effectifs ? Mais
ça, on va y revenir, mais juste
sur votre situation, encore une fois, j'entends que vous ne vouliez pas comparer ce qui vous est arrivé avec le drame de milliers de personnes. Mais juste, est-ce que dans ce contexte-là, vous, personnalité publique et politique, six mois de campagne devant nous,
est-ce que ça s'annonce
possible
?
Là, vous avez raison, Madame Chantré,
c
'est que derrière l'anecdote personnelle, c'est la violence politique qui existe dans ce pays. C'est des esprits qui sont à vif et qui viennent uniquement de l'ultra-gauche, de l'extrême-gauche. Là, en l'occurrence, ce n
'était
pas des pillards ou la racaille qui était là que pour se remplir les poches et faire leur marché sur le dos des commerçants et du contribuable.
Mais qui voulaient
s'en prendre à
vous, qui voulaient s'en prendre à quelqu'un du Rassemblement National. il
se trouve que je fais beaucoup de médias, donc sans doute que je suis reconnu plus facilement que d'autres, mais complètement haineux.
Mais
enfin, vous savez, ce n
'est
pas la première fois que ça m'arrive. Là, ce qui était impressionnant, c'était, il y avait de la foule, c
'est
que c'était dans un contexte où les gens étaient chauffés à blanc, donc c'était un peu impressionnant. Bon, moi, j'ai vécu une agression au couteau il y a dix ans, donc c'est vrai que c'est des moments qui ne sont pas faciles à titre personnel. Mais moi, j'ai témoigné pour dire qu'il faut que cette violence s'arrête, il faut que les partis politiques qui prennent cette violence s'arrêtent.
Moi, vous savez très bien que dans ces dernières semaines, avec Jordan Bardella, on a été nazifié, on a été mis dans la boue, et donc quand vous mettez des cibles sur le dos des hommes, des femmes politiques, des journalistes, parce que ça arrive aussi à beaucoup de journalistes, sur des personnalités ou d'autres, effectivement, c'est un climat dangereux.
Jean-Philippe Tanguy. Et
c'est que M. Mélenchon, les Insoumis et d'autres qui ont joué à un petit jeu de diabolisation de leurs adversaires, car ils traitent d'ennemis d'ailleurs, de faire croire que les urnes, le débat politique, le débat intellectuel, le débat médiatique ne règle pas les problèmes en démocratie, qu'il y a un monde à côté épouvantable qui est un monde de violence, d'insultes, de dégradations que M. Bagayoko qui explique, même si sa phrase dit qu'elle nuance la chose, dit que la violence est légitime.
Sur
la violence légitimée, en effet.
Oui,
après, dans sa phrase,
il
dit, mais
il
ne la souhaite pas. Mais le problème, c'est que le début de la phrase existe. Peut-être légitime, encore une fois. Il l'a dit plusieurs fois. Il s'est rendu dans des endroits où
il
y
a
eu des exactions. Il n
'a
pas soutenu les exactions, mais il ne les a pas condamnés directement. Vous ne pouvez pas à la fois vous rendre sur un lieu où
il
y a
eu
des exactions, prétendre être contre les exactions et après être applaudi par les gens qui ont commis ces exactions.
Jean-Philippe Tanguy, ils n'ont
que l'ambiguïté systématique. Mais même la violence sur les réseaux, la violence partout. La bordélisation. Au début, les Insoumis ont dit qu'on bordélise le débat public, ce qui était déjà scandaleux. Mais ce n'était qu'une première étape. Ce n'est que de la violence, que de la haine, que des insultes, que des invectives mettre une cible sur le dos de la
police. Mais vous savez
que l'on assiste aussi, Jean-Philippe Tanguy, il
y
a
une
totale bataille des récits. Vous évoquez tout de suite l'ultra-gauche, vous évoquez tout de suite la France Insoumise. Mathilde Panot, d'ailleurs, en parlant des couvre-feu, parle de mesures liberticides. On va y revenir. J'aimerais vous évoquer cet article publié dans la nuit par nos confrères de Mediapart, publication que vous connaissez bien. Un article titré « Autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc émissaire » et qui rapporte la parole de commissaires, de gens du renseignement qui disent qu'on leur a ordonné d'écrire que la France Insoumise était derrière ces violences. Un responsable syndical écrit dit plutôt « Je ne vois pas ce qu'il y
a
les filles à faire dans ce fiasco. C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l'entière responsabilité. Pourtant, je ne porte pas les filles dans mon cœur compte tenu des attaques incessantes contre les policiers. » Manuel Bompard parle ce matin d'affaires d'État. Est-ce que vous accordez une importance à ce type de publication ? Moi, je ne sais pas. On verra. Je n'accorde pas spécialement d'importance à ce que dit Mediapart. Mais si ces faits sont basés,
il
faudra s'y intéresser. Moi, je ne suis pas là pour faire porter toute la responsabilité aux Insoumis, aux forces politiques de gauche. Pourtant, pas
toute la
responsabilité, mais vous y allez tout de suite. Parce que c'est vrai. À
l'instar, d'ailleurs,
du gouvernement et du Premier ministre.
Moi, je n'ai
pas fait une note des renseignements. Je vous parle en temps que député de la Somme, homme politique, qui subit ses invectifs permanents des Insoumis, qui écoute les discours. Excusez-moi, M. Mélenchon, chez vos collègues, vos confrères d'LCI, au moment où on lui demande ce que vous concerne, vous condamnez le fait qu'il y
ait
des slogans à cab « All cops, sasbarta », c'est-à-dire que tous les policiers sont
des bâtards.
Il a une espèce de va-condamnation. Il dit « Oui, mais en France, on a toujours été un peu contre la police quand lui-même dit
que la police... » Il condamne
les violences et ses pillages. Il condamne, encore heureux, il ne
va
pas se réclamer des pillages, mais c'est toujours nuancés sur les plateaux télé. On voit d'ailleurs, je ne l'inite pas aux insoumis, j'ai dit les forces d'ultra-gauche. On voit des membres de révolutions permanentes, de groupes anarchistes qui,
eux,
sont très identifiés.
Faut-il interdire
comme le demande Bruno Retailleau ? Après,
je
n'ai aucune difficulté, ne vous inquiétez pas, à mettre la responsabilité sur ceux qui gouvernent, à savoir les macronistes. Mais intellectuellement, politiquement, la contestation de la République vient des forces d'ultra-gauche. Quand on fait élire des gens qui viennent du NPA, le NPA, le parti de M. Besor Snow, qui se réclame, M. Poudou, je crois même sur votre antenne, et ce n
'est
pas de la faute de BFM TV, qui légitime les violences et qui en appelle à commettre d'hôtes. Certains qui jouissent de la violence, qui disent, oui, c'est vrai, bon, les vitrines ont été saccagées, mais il
y a
les assurances. Les assurances, elles ne prennent déjà, elles ne prennent pas en charge tous les dégâts, comme l'a dit votre journaliste économique, mais en plus, elles
ne
prennent pas en cas les dégâts moraux, elles ne prennent pas en cas en cas les dégâts psychologiques et les dégâts physiques de cette commerçante courageuse qui a essayé de défendre son bar tabac, qui s'est pris une barre de fer dans la tête. Il y
a
une assurance pour le coup de barre de fer dans la tête ? Des propos, donc, de votre point de vue insupportable. Jean-Philippe Tanguy, j'aimerais
revenir sur
les mesures qui ont été mises en place par le gouvernement et par les préfets aussi. Une nuit de couvre-feu, je le disais, à Paris, dans d'autres villes françaises. Le Premier ministre, ce matin, se félicite, avec des guillemets, évidemment, de cette nuit de retour au calme et dit, annonce que de nouveaux couvre-feu pourraient être décidés pour la nuit prochaine. Est-ce que vous considérez qu'il faut aller plus loin ? J'entends par là déclarer, décréter l'état d'urgence. C'est ce que demandent notamment Gabriel Attal ou encore Bruno Retailleau. Est-ce que ces couvre-feu sont suffisants ? Mais, en fait, il faut que les mesures correspondent à des situations et à rétablir le calme.
L'état d'urgence, comme le réclame M. Attal ou M. Retailleau, c'est un slogan, c'est pour, en tant que politicien, avoir quelque chose à dire.
On
veut les bonnes mesures au bon endroit. Et l'état d'urgence, pour vous, vous considérez que ce
n
'est pas la bonne mesure ?
C
'est-à
-dire
que localement, les couvre-feu sont plus efficaces. Localement, il faut les forces de police et de l'endarmerie nécessaires. Il faut déployer les véhicules comme il aurait fallu le faire ce week-end dans les endroits nécessaires. Il faut assurer les forces de l'ordre d'avoir le matériel, d'avoir les grenades nécessaires, d'avoir les munitions nécessaires, d'avoir les instructions nécessaires. Moi,
j
'ai beaucoup de contacts dans la police. Moi, j'ai beaucoup d'amis, même, qui ont été mis en place à Paris le samedi, qui n'avaient pas d'instructions, qui ont attendu plusieurs heures, qui ont dû aller se cacher. Et l'état d'urgence, dites-vous,
ne résoudrait pas la situation ?
Personnellement, Madame Chantret, des policiers qui étaient à Paris et qui ont été renvoyés à 20h, alors qu'ils étaient à quelques mètres de la place Vendôme et donc des magasins de luxe qui ont été vandalisés. Renvoyés, c'est-à-dire ?
Renvoyés
chez eux. En leur disant que... Il y en a qui ont eu des services... Nous, nous, on n'avait pas besoin de leurs services. Il y en a qui ont eu des services interminables qui se sont exténués physiquement, qui ont été menacés physiquement avec des instructions étranges. Inversement, il
y
en
a
qui ont été renvoyés chez eux alors qu'on avait besoin d'eux. La doctrine qui a été employée ce week-end, les effectifs mis sur le terrain, les instructions données, ça n'avait ni que ni tête.
Vous
savez
quoi ? Mais est
-ce que vous comprenez que d'un parti qui est le vôtre qui prône l'ordre, on puisse être surpris que l'état d'urgence ne fasse pas partie, en tout cas, des priorités que vous demandiez aujourd'hui
?
Justement, c'est très intéressant. Qui permettent d'avoir notamment, je me permets de vous interrompre, des perquisitions administratives, des visites domiciliaires, c'est le jargon policier, mais notamment pour aller perquisitionner aujourd'hui des individus qui ont pillé des magasins, ça permettrait justement cette facilité-là et puis aussi d'interdire tout simplement purement des rassemblements, notamment en vue du week-end prochain. Vous avez raison, mais si on utilise ça dès maintenant, c'est quoi l'étape d'après ? Il n
'y a
plus rien. Donc en fait, en allant... C'est trop tôt. Mais ce
n
'est pas que c'est trop tôt,
c
'est qu'en fait, d'autres méthodes n
'ont
pas été utilisées. Il y
a
eu 10 000 policiers forces de l'ordre déployés samedi. Pendant les Gilets jaunes, le plus fort des Gilets jaunes, c'était 90 000. Donc on voit bien que le dispositif a été sous-utilisé. Donc pourquoi M. Rotaillot ou M. Attal ou d'autres demandent l'état d'urgence ?
C
'est pour cacher leur propre échec. C'est pour cacher le fait qu'ils n'ont pas utilisé les moyens déjà à la disposition de l'État. D'ailleurs, on le voit bien avec les couvre-feu. Il y
aurait
très bien pu avoir un couvre-feu préventif samedi s'ils avaient écouté les remontées de terrain. Parce que quand j'entends aussi que le gouvernement met ça sur le dos du renseignement, bon, excusez-moi, c'est faux. Les renseignements, en tout cas informels, parce que nous aussi, en tant qu'hommes politiques, on a des renseignements qui nous remontent évidemment. On savait très bien que ce serait le bazar. Jordan Bardella au salon de l'automobile, il avait alerté sur les violences qui auraient cours.
Il
suffisait de regarder les réseaux sociaux, la mobilisation des groupes antifa. On n'est plus dans les
années 90. Ce qui est pointé
là, c'est peut-être si,
en
effet, sur le nombre de participants, 200 000, 550 000 en l
'heure.
Ce ne sont pas les mêmes. Il y
a
eu les manifestants pacifiques qui ont défilé dans l'ordre et puis en effet, ceux qui se sont joints derrière aux violences et aux pillages.
Vous voyez d'ailleurs, bien
que par mon propos, je dis aussi que ce ne sont pas les mêmes. Il y
a
eu des manifestants pacifiques, y compris des gens de gauche avec qui je ne partage pas grand-chose, mais ils étaient pacifiques. Ces défilés ont pu avoir lieu et se sont tenus. Ils se sont bien passés, d'ailleurs. Heureusement qu'ils se sont bien passés parce que si les policiers qui avaient des manifestations principales, normales,
qui
avaient dégénéré, je ne sais pas où on en serait. Vous êtes donc favorable à l'ouverture d'une commission d'enquête demandée par la présidente de l'Assemblée nationale ? Elle doit se tenir ? Elle doit s'ouvrir ? Oui, elle doit se tenir. On est toujours favorable aux commissions d'enquête. Edouane, c'était Mme Brunpivet qui ne voulait plus en faire pendant cette année. Donc elle revient sur son propre défaussement sur la démocratie parce que c'était quand même aussi un problème qu'on n
'ait
pas de commission d'enquête pendant un an. Mais bon, écoutez, il ne
faut
pas se plaindre. Si on peut avoir des informations, c'est bien. Mais ce n
'est
pas fini. La crise n'est pas finie. Si samedi, il y
a
encore des violences,
des
rassemblements, d'ailleurs, il y en a encore eu lieu dans certaines villes hier soir, ce qui s
'est
encore passé dimanche soir à Paris était inadmissible dans les alentours de Châtelet-Léal parce que là, ce n'était pas incontrôlable, c'était incontrôlé. Vous êtes inquiés sur ce qui pourrait se passer samedi parce que vous le dites,
en
effet, des appels à manifester ont été renouvelés, des appels sur les réseaux sociaux. Et je pointe aussi l'organisation de votre congrès à Orléans. La mairie a pris des dispositions, des appels à contre-manifestations, contre le Rassemblement National sont appelés là aussi. La question a été posée hier à Jordan Bardella. Vous maintenez ce congrès ? Mais bien sûr qu'on va le maintenir. On ne
va
quand même pas se laisser impressionner par des nervis, des voyous, des criminels.
Et si les autorités
vous disaient que c'était trop dangereux, si les renseignements considéraient que c'était intenable, est-ce que vous renonceriez ? Vous pourriez renoncer ? Il n
'y a
rien d'intenable. Orléans est une ville de taille modeste.
C'est
totalement si les forces de l'ordre et si l'État veut assurer la sécurité, ils assurent la sécurité. Mais excusez-moi, on en revient à ce que je vous disais sur les forces de gauche, là y compris les Verts et le Parti Socialiste qu'ils
ont
eux-mêmes appelés à manifester. La CGT également. La CGT, les syndicats, donc ils prennent leur responsabilité. Est-ce qu'ils veulent déjà d'où ils viennent manifester contre un congrès d'un parti politique républicain qui se présente aux élections et qui est en intention de vote le premier ? Ça veut dire quoi se manifester contre un congrès ? On n
'a
pas le droit d'être au Rassemblement National ? On n'a pas le droit de se présenter aux élections ? Donc déjà, cette manifestation sur son ambition politique pose problème puisque la liberté des partis politiques, c'est constitutionnel. Donc le fait que Mme Binet, M. Fort, Mme Tondelier, M. Mélenchon ne soient pas contents que le Rassemblement National existe, qu'est-ce que ça veut
dire ? Est-ce que le Rassemblement National est
allé manifester pour
ce qu'il reste contre le congrès du PS ?
Écoutera les recommandations des
renseignements et des
autorités ?
On
écoute toujours les recommandations de l'État. On travaille en très bonne intelligence avec l'État. Nous ne sommes jamais dans la provocation.
Je vous dis ça.
Mais exister, ce n
'est
pas provoquer. Je vous dis ça parce que le Premier ministre, même si la date n'a pas été encore annoncée, a proposé de réunir les chefs de partis. Jordan Bardella a annoncé finalement la pratique de la demi-chaisse vide. Ni lui, ni Marine Le Pen ne seront présents à cette réunion. Un vice-président, peut-être vous, sera présent à cette réunion. Et il l'appelle peut-être à revoir
son jugement. pour
Sébastien Chenu, Louis Alliot, n'importe quoi. Ce
n
'est pas très gentil. C'est l
'annonce de Jordan. C'est pas une chaise
vide. La chaise sera remplie
par une personnalité de qualité.
Pourquoi pas Jordan Bardella ou Marine Le Pen ? Parce
que
c'est une manipulation politique. Sébastien Lecornu appelle l'ORN, votre parti, à reconsidérer votre position parce qu'il sera notamment question de la sécurité de la campagne présidentielle. Ce n
'est
pas un demi-sujet. Pourquoi
pratiquer ? Ce n'est pas la première
fois qu'il y
a
eu plusieurs réunions.
Ça ne
sert à rien. Ce n
'est
pas que ça ne sert à rien.
C
'est qu'il faut arrêter de dire aux gens que déjà c'est une réunion exceptionnelle.
Il
y a eu plusieurs réunions. Excusez-moi, il ne
se
passe pas grand-chose à ces réunions.
Il
n
'y a
pas grand-chose qui soit annoncé. Nous,
ça
fait des mois et des années, parce que ce n
'est
pas nouveau malheureusement, qu'on demande qu'on puisse faire campagne sereinement. Par exemple, à Amiens, il y
a
des vidéos en ligne pour ceux que ça intéresse. On ne
peut
pas faire une réunion avec des honnêtes gens à Amiens sans qu
'il
y
ait
une nervie d'extrême-gauche. Des députés qui sont là, parfois M. Ruffin, parfois sa collègue insoumise, Mme Hamdan, qui est devant la manifestation. Mme Hamdan qui se joint à des gens qui ont menacé des personnes âgées, menacé des personnes en situation de handicap, qui m'ont insulté, moi et ma collègue Gaëlle Ménaché avec des insultes homophobes et antisémites, signalées, des plaintes, des signalements. Ça fait des années. Il ne
s'est
jamais rien passé. Il y
a
une vidéo où on voit qu'ils essaient de rentrer dans le lieu de la réunion. Donc,
ce
n
'est
pas nouveau. C'est pour ça que
vous
me dites pourquoi M. Tanguy, vous êtes devenu tout de suite sur l'extrême-gauche. C'est que c'est eux qui ont mis ce climat politique et idéologique dans l'atmosphère, malheureusement, et le gouvernement, les autorités, qui est incapable de permettre la démocratie. Donc, c'est très grave. Eux vous répondent
que
par exemple, si les groupes d'ultra-droite existent, ils défilaient dans la rue hier soir à Lyon. Là, encore une fois, vous dites, ce n'est pas vous. Et
vous
appelez aussi à dissoudre ces groupes. Vous le savez très bien, Mme Chantré. J'ai demandé 200 fois la dissolution. Le fameux comité du 9 mai qui défile le 9 mai, j'étais la personnalité politique, même avant la gauche, à demander qu'ils ne puissent pas se rassembler puisqu'il y avait des tambours néo-nazis en tête de cortège. On en est là aussi. Ils avaient été autorisés à défiler d'ailleurs. Ce n
'est
pas la gauche, pour le coup, c'est les macrodisques, qui autorisaient des tambours néo-nazis dans Paris. On en était là. Mais donc, cette réunion autour du Premier ministre ne sert à rien ? Non,
ce
n
'est
pas qui ne
sert
à rien.
C
'est qu 'on pouvait très bien avoir des représentants d'un parti politique qui sont aptes à représenter le Rassemblement National, Louis Alliot, Sébastien Chenu ou d'autres personnalités parce que ce n
'est
pas une réunion technique. Avant d'en venir. C'est une réunion technique. C'est-à
-dire,
si on nous demande comment se passent les réunions, les remontées de terrain, ce n
'est
pas politique au sens où Marine Le Pen ou Jean-Dame Bardella ont besoin d'être présents comme personnalités politiques. On est en campagne présidentielle aussi. Marine Le Pen
elle a d'autres activités. Elle
va voir les Françaises et les Français. Elle est au contact. Elle fait des propositions. Jean-Dame Bardella il est au contact. Il était au salon de l'automobile. Marine Le Pen elle a présenté son plan contre les violences familiales pour sauvegarder l'enfance. Nous, on est sur le terrain aussi. Et ça ne passe pas par une visite à Matignon.
J
'ai bien compris. Juste rapide question sur ce que propose la Bruno Retailleau d'un changement de date du second tour de la présidentielle parce qu'il ne vous a pas échappé qu'il est le 2 mai possiblement donc au lendemain de manifestations du 1er mai qui de manière récurrente aussi peuvent donner lieu à
des
manifestations violentes et qui pourraient donc avoir des incidences sur cette élection. Est-ce que vous aussi vous êtes favorable à cela ? Est-ce que c'est quelque chose d'une question que vous portez ?
Depuis le début depuis que ça a été annoncé on a critiqué parce que même avant les événements dramatiques et violents de week-end dernier malheureusement ça fait des années que les mouvements sociaux manifestations contre les retraites manifestations des gilets jaunes le mouvement lycéen aussi avec quand même des incendies des violences très graves contre les policiers ou contre les lycéens eux-mêmes ou contre le personnel de l'éducation qui est une fois plus j'apporte le soutien du rassemblement national il y
a
toujours des violences
mais est-ce que ça pourrait
perturber le bon
déroulement du
scrutin ? M. Macron malheureusement le connaît bien ça fait 15 ans qu'on le subit son cynisme ses petites manipulations sa politique du pire donc évidemment choisir le 2 mai pour lui c'était une manipulation ce sont des accusations graves vous dites que c'est une décision à dessein d'Emmanuel Macron
pour perturber ce scrutin ou
alors il est complètement inconscient donc je ne
crois
pas que le président de la république soit quelqu'un d'inconscient malheureusement c'est quelqu'un de très cynique il a pris cette décision volontairement en voulant utiliser le mouvement social pour ennuyer le débat politique et parce que lui de toute façon il a toujours été dans cette manipulation je me souviens des gilets jaunes excusez-moi même Chantré je rappelle que quand même la manifestation des gilets jaunes au début un mouvement pacifique lutte contre la fiscalité exagérée M. Macron et ses amis ont toujours été dans la politique du pire dans la provocation des gens ont perdu des yeux ont perdu des membres voilà c'était ça aussi le macronisme c'est
un
bilibéralisme moi je tiens à le dire le macronisme a toujours été un illibéralisme c'est des gens qui acceptent la démocratie et le débat que quand ça les arrange ils n'en ont rien à faire du fond une question sur les mesures mises en place et cette réunion là autour des acteurs des réseaux sociaux faut-il les interdire parce qu'on l'a vu aussi ces plateformes permettent des appels des rassemblements ils sont appelés à se retrouver aujourd'hui avec les ministres sur la question c'est un coup de pression un coup de com ou vous pensez que ça puisse aboutir à quelque chose cette interdiction partielle parce qu
'on
sait que juridiquement
c
'est extrêmement complexe oui c'est très complexe ça a
été
utilisé je crois en Nouvelle-Calédonie pour empêcher justement un certain nombre de contacts entre des voyous des délinquants et des criminels écoutez-nous tout ce qui est utile ce qui peut permettre la paix civile et protéger des gens on est pour mais après ça peut être aussi un contre-sens pourquoi moi vous avez raconté ce qui m'est arrivé moi c'est aussi comme ça que
j
'ai après choisi l'ITNRR pour rentrer dans le sens aussi le réseau social en direct vous permet aussi de savoir quand vous êtes une honnête personne un citoyen un commerçant qu
'est
-ce qui se passe c 'est le bon et le meilleur
donc
ça permet aux criminels de s'organiser ça permet aux criminels de revendre donc nous Jordan Bardellier a fait des propositions très fortes sur le côté pénal pour punir les voyous mais aussi pour punir le recel des biens volés et
notamment abaisser la
minorité pénale et aussi mobiliser les plateformes pour éviter le recel et la revente et donc bon les réseaux sociaux il
faut
regarder mais ça peut vraiment être à double emploi il ne faut pas non plus empêcher le travail des journalistes aussi donc il faut faire attention nous on n'est pas on n
'a
aucune position dogmatique il faut faire attention sur les libertés publiques la capacité des médias de travailler c'est quand même on est encore en démocratie malgré les tentatives de monsieur Macron de toujours être tenté par les libéralismes donc il faut faire attention et surtout ça ne peut pas remplacer ce débat le fait que les forces de l'ordre soient protégées bien utilisées qui est une doctrine claire et qui est une responsabilité parce que ce qui est quand même navrant aussi madame Chantret c'est l'irresponsabilité de ce gouvernement macroniste un monsieur Nunez qui n
'est
jamais responsable de rien monsieur Lecornu qui n
'est
jamais responsable de rien cette
démission
aurait dû être acceptée bien sûr on est dans l'incompétence la plus totale et Jordan Bardella l'a dit avec beaucoup de courage monsieur Macron aussi aurait dû partir et présenter ses excuses parce que c'est un règne interminable prendre la parole pour ne rien dire comme il l'a fait c'est terrible et c'est à l'image malheureusement du macronisme c'est coupable de tout responsable de rien
et
ça va donner lieu sans doute à des questions au gouvernement très animé cet après-midi dans l'hémicycle on vous y retrouvera merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy merci
à vous et courage
à tout le monde il est 8h50 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV
Apolline Matin c'est terminé pour aujourd
'hui tout de suite vous retrouvez
les grandes gueules sur RMC et RMC Story