Nicolas Dupont-Aignan invité sur Sud Radio (8 juin 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Macron doit-il s'exprimer sur le racisme et les violences policières ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des annonces de Castaner contre les violences policières ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe selon vous entre les États-Unis et la France ?
- 5:17RelanceRéponse partielle
Quand on s'appelle Mohamed ou Christophe, on n'a pas toujours les mêmes chances ?
- 6:41FerméeRéponse directe
Le ministre de l'Intérieur doit-il revoir certaines méthodes policières ?
- 7:56FerméeRéponse directe
Est-ce que Castaner est en dessous de tout pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:48Invité politiqueFait
« Il porte une très lourde responsabilité dans la situation d'aujourd'hui, notamment dans la manière dont il a traité la crise des gilets jaunes. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Des syndicats de police l'ont contesté en faisant faire un sale boulot à certains policiers. »
- 4:51Invité politiqueFait
« Dans les quartiers, les premières victimes souvent de la délinquance, ce sont des gens d'origine étrangère et qui en ont ras-le-bol et qui veulent de l'ordre. »
- 18:00Invité politiquePromesse
« Je suis hostile à une mesure de régularisation massive. »
- 18:33Invité politiqueFait
« On va se prendre un tsunami de chômage de masse. »
- 24:26Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement avait annoncé 300 milliards. L'Allemagne avait annoncé 500 milliards. »
- 28:16Invité politiqueFait
« J'ai pris ma responsabilité face à Macron devant l'histoire. J'ai prévenu les Français. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan60 %
- Présentateur16 %
- ?7 %
- Intervenant7 %
- Présentateur 26 %
- Intervenant 24 %
≈ 34,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et le lundi, c'est Politique.
Christophe Bordet.
L
'invité des Vraies Voix Politiques cette semaine, lundi soir politique avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Bonsoir.
Bonsoir Christophe Bordet.
Merci d'être avec nous dans Les Vraies Voix. Les éditorialistes des Vraies Voix Nicolas Corato, Guillaume Bigot et Philippe Bilger vont vous écouter attentivement. Avant de vous interroger bien évidemment, actualité politique chargée, les violences policières, les annonces du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner cet après-midi, les manifestations en France et dans le monde contre le racisme. Macron a beaucoup consulté ce week-end. Nous dit-on, doit-il s'exprimer lui-même sur ce sujet ? On vous posera la question. Mais aussi le déconfinement qui ne va peut-être pas assez vite, la crise économique et sociale. Et puis où va Nicolas Dupont-Aignan ? Pardon.
Mais c'est vrai que par moment on se dit, il est avec qui ? Il fait un pacte avec qui ? On ne sait pas trop. Donc vous allez nous expliquer évidemment quelle est votre démarche pour les semaines et les mois qui viennent. On va essayer d'y voir plus clair en tout cas. Et puis vous pouvez poser vos questions à Nicolas Dupont-Aignan, 0826 300 300. Nicolas Dupont-Aignan, les annonces de Castaner contre les violences policières et le racisme dans la police. Alors il y a deux choses à retenir. Méthode d'étranglement qui va être bannie. C'est une technique policière pour arrêter les gens. Et puis suspension des policiers en cas de racisme. Bon, ça existe déjà la suspension en cas de racisme.
C'est ce qui se fait déjà de toute façon, puisque à chaque fois la police des polices est saisie. En règle générale, il y a une enquête, etc. etc. Tout d'abord, qu'est-ce que vous avez envie de répondre après ces annonces au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ?
J
'ai envie de dire deux choses. D'abord qu'il porte une très lourde responsabilité dans la situation d'aujourd'hui. Notamment dans la manière dont il a traité la crise des gilets jaunes,
où
cela a été le deux poids deux mesures.
Il
a voulu briser des gilets jaunes pacifiques,
qui
représentaient le peuple en colère, en manipulant des casseurs. Des syndicats de police l'ont contesté en faisant faire un sale boulot à certains policiers.
Il y avait des gilets jaunes violents aussi. Oui, il n'y en a eu, mais
au départ, il y
a
eu une manipulation du pouvoir. Et je crois que ça a été le début aussi d'un soupçon à l'égard de la police, injuste mais réel, parce qu'il
y a
eu des faits. Premier point. Deuxième point, ce qui m'a beaucoup choqué dans sa conférence de presse, c'est qu
'il
y a eu 25 minutes de verbiage. Il
faut
aller du courage pour tout écouter. Et il a fallu attendre la vingtième minute
pour
qu'il parle des policiers qui font un métier quand même très difficile et qui se font agresser
18
à 18 policiers blessés par jour. Ce n
'est
pas un, ce n
'est
pas un d'Ama Traoré, ce n
'est
pas un boy, c'est
18 et des morts. Ce n'est pas un d'Ama Traoré. Non mais on ne peut pas comparer. Vous
avez des policiers qui sont morts. Donc moi ce que j'aimerais dans cette affaire,
c
'est que pour moi le rôle d'un ministre de l'Intérieur, c'est d'être impitoyable en cas de violence et bavure. Parce que quand on est policier, il n
'y
a pas de violence et pas de bavure. Mais aussi d'être impitoyable à l'égard de ceux qui agressent nos policiers, qui terrorisent les quartiers, qui trafiquent la drogue. Or le problème de ce gouvernement, c'est qu'il a libéré pendant le confinement 12 000 délinquants. C'est qu'il est laxiste et que ce faisant,
il
a alimenté, et ce n
'est
pas le premier parce que le gouvernement d'avant n'était pas mal non plus dans ce drame. Ce qui fait qu'il a alimenté une violence terrible de la part des délinquants qui ne respectent plus rien
et
qu'en face les policiers sont dans une situation abominable. Donc on voit très bien qu'il y a un divorce
qui
se fait et ce que je crains avec les mesures, parce que
s
'ils suspendaient les policiers accusés de racisme, je dirais bravo. Mais ce n
'est
pas ça qu'il a dit. Il a dit soupçon
de
racisme.
Alors
ça veut dire quoi ? Tu m'arrêtes.
Tu
es raciste parce que tu m'arrêtes. Donc tu es suspendu. Non mais je ne
sais
pas si vous voyez
jusqu'où ça va aller.
C'est la fin de l'État. Donc il faut rétablir un État républicain, être impitoyable quand il y a bavure, quand il y a racisme. D'ailleurs je vous ferai remarquer qu'il
y
a eu des bavures et des violences policières sans racisme. On mêle toujours. Je n
'ai
pas vu beaucoup de pancartes sur le fameux Cédric Chouvia. Il n
'y a
pas eu de pancarte. Donc ça veut dire qu'en fait les manifs sont très racialisés. Et c'est mal
ça ce qui se passe.
On essaye de diviser les
Français.
Alors qu'est-ce qui se passe justement selon vous ? Parce que c'est vrai qu'on
a l'impression qu'on veut importer
ce qui se
passe aux États
-Unis et en France. Moi je vais vous dire mon analyse. C'est qu
'il
y
a
une crise sociale très forte.
Qu
'on soit noir, jaune, vert, d'origine ceci, de telle religion, on subit une crise sociale monstrueuse. Et le pouvoir, ce que j'appelle l'oligarchie, certains médias dominants, certains veulent détourner la crise sociale en divisant les pauvres. Et donc on crée une division raciale qui n'est pas propre à notre pays, qui n
'est
pas l'histoire de notre pays. Car je peux vous dire que dans les quartiers, les premières victimes souvent de la délinquance, ce sont des gens d'origine étrangère et qui en ont ras-le-bol et qui veulent de l'ordre. Donc on essaye de faire croire aux Français
qu
'on est à Minneapolis.
C
'est ça en fait ce qui se passe. Parce que ça, ça détourne des vrais enjeux. Et le vrai enjeu aujourd'hui, c'est comment on relance l'économie, comment on a de la justice sociale, comment on rétablit l'ordre, comment on évite le trafic de drogue. Et là, ce n
'est
pas une question de couleur de peau.
Et le vrai enjeu aussi, pardon de vous le rappeler, Nicolas Dupont-Aignan, mais quand on s'appelle Mohamed ou quand on s'appelle Christophe,
on n'a pas toujours les mêmes chances. On n'a pas les mêmes chances pour
trouver du boulot
par exemple. Ou un logement, ça continue. Ça continue aussi, mais attention, il y a beaucoup de Mohamed qui réussissent.
Bien sûr, mais heureusement. Et on oublie de
dire que nous sommes une des sociétés occidentales les plus tolérantes. Je voyais, c'est Guillaume Bigot, je crois qu
'il
a fait une très bonne chronique, je suis désolé de faire de la pub pour lui, mais sur CNews où il disait...
Oh, on lui fera un chèque à la fin. Oui, il y a eu Nicolas.
Il disait, oh, Marcy est le plus populaire. Il n
'y a
pas dans beaucoup de pays où Marcy serait le plus populaire des acteurs. Et pourtant, il vient maintenant cracher en disant, voilà, ce n
'est
pas bien. Je pense qu'il y a beaucoup d'intégration qui se fait, il y a beaucoup d'assimilation qui se fait. Il y en a qui ne se fait pas. Mais dire, surtout aux jeunes qui sont fragiles, qui sont jeunes, c'est normal quand on est jeune, dire, parce que tu es noir,
tu
as un État raciste, un État policier raciste qui t'en veut, c'est terrible. Parce que ça va nous emmener vers la guerre civile. Et moi, je passe ça dans mon pays. Donc, au lieu de dire stop, au lieu de dire arrêtons les fantasmes, soyons fermes vis-à-vis de ceux qui sont racistes, il y a du racisme anti-blanc aussi,
hein,
qu
'on
voit tous les racismes. Donc, soyons fermes à l'égard de tous les racistes, soyons impitoyables quand il
y
a des violences, des bavures qui ne
sont
pas toujours racistes, arrêtons. Et puis, en revanche, faisons respecter la loi et l'ordre.
Contre tout le monde. Mais quand même,
est-ce que, parce
que là, et ça irait mieux, je vous assure.
Le ministre de l'Intérieur le dit, il faut revoir certaines méthodes policières, finalement.
C'est ça qu'il y a qu'à revoir. Est
-ce que ça, ce n
'est pas important quand même ? Parce que,
bon, il y
a
un moment... Oui, mais attention. Oui, bien sûr. Mais vous savez, ce n
'est
pas par des règlements qu'on y arrivera. C'est par la déontologie. La déontologie, c'est un état d'esprit du policier et du gendarme. Mais si le policier et les gendarmes n'est jamais confortés et tout le temps agressés, ne peuvent plus aller nulle part, ne sont jamais soutenus par leur hiérarchie...
J
'ai eu un policier municipal chez moi qui a failli être tué. Il y
a
eu le prévenu et il n
'a
pas été condamné par la justice. Donc, nos policiers sont totalement découragés. Après qu'il y ait des exemples violents parmi eux, je ne le nie pas. D'ailleurs,
il
y
en
a toujours eu et il
y
en aura, malheureusement. Il faut éviter tout cela. Mais il faut aussi faire baisser la température. Et faire baisser la température, pour un État républicain, c'est appliquer la loi... Et ce n
'est
pas
ce que fait Castaner ce soir
avec ses
déclarations, faire baisser la température.
C'est du mêlimé, du bouligoula. Moi, je n
'ai
rien compris. Bougiboulga, oui. Bougiboula. Je le prononce mal.
Mais ce n'est pas
ça que j'attends, moi, du ministre de
l
'Intérieur. C'est qu'il donne des moyens aux policiers. C
'est
que la justice soit juste. C'est un ordre
juste. Mais est-ce qu'il est en dessous sur ce
sujet, Nicolas Dupont-Aignan ? Est-ce que Castaner, pour vous, est en dessous de tout ? Il n'est plus crédible comme
ministre de l'Intérieur. C'est le désordre injuste. Le désordre injuste ? On a eu le désordre injuste, aujourd'hui, oui. C
'est
ce que tous les Français ressentent. Le désordre injuste. Il faut l'ordre juste. Ça veut dire beaucoup de changements. Et le ministre de l'Intérieur n'est pas en État, n'est plus crédible. Il n
'est
plus crédible vis-à
-vis
des policiers, vis-à
-vis
des gendarmes. Vous savez, il faut remettre de l'autorité aussi dans la police et la gendarmerie. C'est-à-dire qu'il faut savoir où on va, comment on y va, et quelle loi pénale. Il faut tout reconstruire. On sait qu'il
faut
tout reconstruire.
Voilà.
Allez,
Nicolas
Dupont-Aignan, Les Vrais Voix vous
interrogent. On a fait des propositions
là-dessus. J'en ai fait des dizaines de
propositions.
À commencer
par Philippe Binger.
Je ne
suis
pas simplement dans le...
Nicolas, d'abord, je ne suis pas d'accord. Je ne crois pas que le pouvoir est manipulé lors des Gilets jaunes. Je connais votre position. Deuxième élément, moi, je suis frappé de voir à quel point ce gouvernement est fluctuant. Il est fort avec les faibles et il est faible avec les forts. Mais je voudrais vous poser une question plus politique, si vous le permettez.
Et
n'y voyez aucune offense. Mais j'ai l'habitude. La dure... Non, mais votre permanence dans la vie politique, avec courage, obstination, c'est de la folie pure où vous avez réellement de l'espérance.
Ah,
mais j'ai de l'espérance parce
que...
Vous voulez dire que c'est un peu le François Bayrou... Ah, ne dites pas de
mal,
le
François Bayrou. Non, mais je ne sais pas, Bayrou, c'est pareil, il rêve d'être
président depuis
toujours et ne le sera jamais. Non, mais ce n'est pas la
question... Moi, je défends des convictions. Ça étonne, je vais vous dire, Philippe, ça étonne qu'un homme politique
n'ait
pas changé d'avis sur des sujets fondamentaux, soit opiniâtre et ne
se
soit pas vendu.
C
'est vrai ? Non, mais...
Je ne suis
pas vendu, je crois à
ce
que je fais et il y
a
de plus en plus de monde qui me suit. Eh bien, je n
'ai
pas gagné pour l'instant, mais qu'est-ce qu'on sait, ce qui se passera demain ? Et puis, moi, je ne fais pas ça pour avoir un strapontin, un siège, une voiture
avec un chauffeur, je n'en ai rien à foutre.
Je fais ça parce que je crois que mon pays a besoin des idées que je défends. Et vous savez, je pense toujours à Gandhi. Au début, on vous ignore, après on se moque de vous, puis un jour, on vous dit bravo. Je sais que le
projet... Donc il y a encore
un espoir chez
vous ?
Mais il y a un espoir. De y arriver.
Mais pas d'y arriver, voilà,
c
'est intéressant,
les mots,
j'ai bien vu, les mots d'y arriver, mais moi je ne cherche pas à y arriver. Mais d'arriver
au but pour
mettre en œuvre votre politique. Mais d'accord, mais si j'avais voulu être ministre et toujours en fait la pute, politique comme beaucoup d'autres, ça ne m'intéresse pas. J'aime mon pays,
à
force de vieillir, et je ne suis pas encore trop vieux, je sens ce qu'il faut,
parce
que je pense qu'on se bonifie. Et je sais que ce patriotisme humaniste, que je défends depuis toujours, c'est-à-dire un patriotisme, l'ordre juste, j'aimais bien cette expression. C'est Ségolène Royal
qui l'avait prouvé. Oui,
mais c'est une belle expression.
Elle est
très belle. Parce que c'est exactement ce que je veux défendre demain, l'ordre juste, la nation, la souveraineté, c'est-à-dire la démocratie. Eh bien, on y vient. On y vient, parce que petit à petit, on y viendra. Alors, est-ce que ce sera moi ou un autre ? Qu'importe. Je préfère que ce soit moi, mais si c'est un autre, très bien. Ce que je veux, c'est que notre pays sorte de cette spirale du déclin, de la décadence, de la perte de repères, et qu'on récompense ceux qui bossent. Voilà, c'est quand même pas sorcier. Et on va y arriver. Et je suis très optimiste pour 2022. Je sais, voilà, je vais vous aller dire, c'est de la folie. C'est
pas
de la folie, c'est de l'opiniâtreté. C'est, je sais, que si on arrive à parler aux Français, ce qui est dur, heureusement que vous êtes là, parce que la censure est partout. Je vous vois beaucoup sur les autres chaînes.
Non, non, très peu.
Oh, LCI, je vous ai vu,
France Télé, je vous ai vu. Les réseaux
sociaux, heureusement. Je suis premier sur Facebook, premier homme politique sur Facebook. Et allez sur mon compte Facebook, vous verrez. Eh bien, je sais que
les Français... On vous voit même en
quotidien.
Oui,
en général, pour me détruire. Certainement avec sympathie. Bon, sérieusement, les Français n'en peuvent plus.
Ils
savent que Macron a été une imposture. Ils ne savent pas qu'il
y a
encore une autre voie possible. Eh bien, à nous
de
leur proposer cette autre voie. Voilà, c'est ce que je fais, modestement. Mais je ne
suis
pas tout seul, heureusement.
Dites-moi, si on revenait deux ans en arrière, sans savoir ce que Macron allait donner au pouvoir, finalement. Parce que vous avez dit tout à l'heure, j'aurais pu faire la pute comme d'autres. Deux ans en arrière, sans savoir tout ça, Macron vous appelle pour vous dire, « Je veux que tu sois dans mon gouvernement », vous y auriez été
ou pas ? Non, j'aurais
refusé, mais bien évidemment. Mais vous ne croyez pas que j'ai soutenu Marine Le Pen...
Pour faire l'Union nationale ! Attendez,
attendez, attendez. Personne n'a compris... Enfin,
personne.
Beaucoup l'ont approuvé, beaucoup l'ont désapprouvé.
J
'en ai pris plein la gueule. Au deuxième tour, j'aurais pu faire comme les Républicains, ses opposantes pacotiques, qui ont tous voté Macron. Mais moi, à partir du moment où j'avais dit que Macron était un danger public, j'ai tiré les leçons. Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, que je pense que Marine Le Pen est la meilleure des opposantes. La preuve, c'est qu'elle l'a fait gagner. Et pour 2022, je suis convaincu qu'il faut
une
autre offre politique que le duel terrible, Le Pen-Macron, parce que sinon, on risque de retrouver Macron. Donc moi, je n'ai qu'une obsession. Être le troisième homme. Non. Mais non, vous voyez.
Ça m'étonne de vous.
Il résumait. Oui, mais non, parce que
ce n'est pas
ça l
'objectif.
Si Macron s'était révélé, mais je vous aurais dit franchement ce que je pensais. J'aurais dit, il s'est révélé, je me suis trompé en 2017, honnêtement. Souvent, il y
a
des gens dans la rue qui viennent me voir et qui me disent « On ne vous aimait pas, on a même manifesté contre vous, on a gueulé, on vous a écrit ». Finalement, c'est vous qui avez quand même raison. Donc, ça ne veut pas dire que les offres concurrentes sont encore faites.
Et
c'est tout l'enjeu de ce qu'on fait à Debout la France. Et je suis convaincu que ce qu'on fait est utile. Maintenant, est-ce que vous,
c
'est utile ce que vous faites ? J'espère. Au
moins pour ceux qui
nous écoutent,
oui, pour essayer de les aider à y voir plus clair. Et celui qui
est boulanger, qui va faire sa bonne pâte cette nuit ? On a besoin de lui. On a besoin de lui.
Oui, mais
Nicolas, la grande différence,
c'est que Sud
Radio montre peut réussir au quotidien chaque jour avec la démonstration de son succès, tandis que vous, même si j'ai bien compris votre position, elle ne prendra véritablement un effet que si vous gagnez la joute suprême. Eh bien, c'est pour ça que je m'y prépare. Oui.
Et
on
a déjà
eu,
vous savez, il n'y a pas beaucoup de gens qui ont eu 2 millions d'électeurs. On aura l'occasion d'en parler.
Christophe Bordet. Les vraies voix politiques sur Sud Radio avec Nicolas Corato, président de l'Institut de recherche politique Place de la République, Guillaume Bigot, politologue cofondateur des Orwelliens, Philippe Binger,
que
vous avez entendu, président de l'Institut de la Parole, et notre invité politique dans les vraies voix ce soir, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Avant de vous redonner la parole directement et de continuer de vous interviewer, Nicolas Dupont-Aignan, je vais donner la parole à Nicolas Corato. Nicolas Corato, qu'est-ce que vous avez retenu dans la première partie de cette interview où on a parlé des violences policières et du racisme, notamment ? J'ai retenu, mais ce qu'on connaissait déjà de Nicolas Dupont-Aignan, c'est-à-dire qu
'on
a le droit de ne
pas
être d'accord avec ses idées, et ça s'appelle la démocratie, mais on doit lui reconnaître qu'il a une constance. C'est un homme politique républicain. Et moi, je ne fais pas partie de ceux qui pensent que son ralliement entre les deux tours à Marine Le Pen a complètement annihilé cette caractéristique. Nicolas Dupont-Aignan
se fait
partie des hommes d'État républicains et qui défend la République. Alors, une forme d'État qui lui est propre, une forme de souverainisme qui lui est propre, mais une République. Et j'ai bien noté, moi, ce que vous disiez, M. Dupont-Aignan, sur tous ces gens qui ont beaucoup travaillé, qui travaillent beaucoup et qui mériteraient mieux et qui mériteraient plus. On en a vu certains et beaucoup pendant l'épisode du Covid qui ont beaucoup travaillé et qu'on a peut-être vu pour la première fois. Je ne parle pas uniquement des travailleurs pauvres. Je ne parle pas des caissières de supermarchés. Je parle aussi de beaucoup de travailleurs clandestins.
qui ont fait tourner dans ce pays des systèmes et des secteurs qui sont absolument vitaux pour la nation. Je pense à l'agriculture, je pense à nos abattoirs, je pense à le traitement des déchets, je pense à toutes ces petites mains, vous savez, qui bricolaient, qui réparaient nos iPhones qui étaient tombés alors que c'était notre seul lien avec le monde. Bref, sont apparus au grand jour, les livreurs, par exemple, sont apparus au grand jour, tout un tas de gens qui sont normalement clandestinités et qu'on a vus enfin en première ligne.
Alors cela, je sais que vous ne serez pas d'accord avec moi, mais cela, monsieur Dupont-Aignan, en tant que républicain, est-ce que vous ne pensez pas, tout comme le gouvernement italien, qui n'est pas si loin de certaines de vos positions, il ne faudrait pas à un moment ou à un autre régler définitivement la position et peut-être les régulariser
? –
Et le Portugal a fait ça aussi.
– Alors attention, d'abord, sur toutes les petites mains, il n
'y
a pas de travail, on a vu vraiment
qu
'il y avait une inversion complète entre les premiers de cordée dont parlait Macron et ce sont les derniers de cordée qui ont sauvé
le pays. – Qui ont fait tourner le pays, oui. –
Donc là-dessus, je suis tout à fait d'accord. Parmi eux, il y a beaucoup de personnes
qui
sont des étrangers en situation régulière. Ne les assimilez pas tous aux clandestins et la plupart sont en situation régulière. –
Il y en a beaucoup qui sont en
situation
régulière, monsieur le député.
– Il y en a beaucoup en situation
régulière et ça prouve bien d'ailleurs que nous sommes un pays… –
Il
y a eu des clandestins, si certains clandestins à un moment donné ont eu un comportement héroïque, très bien, et je ne suis pas hostile à certaines mesures, mais de grâce, faites attention à l'appel d'air. Je pense que notre société est extrêmement fragile et je pense que si certains cas, humainement, on a envie de dire bravo, il a été exceptionnel, et je suis un être humain, je suis aussi un homme d'État et je pense qu'il ne faut surtout pas dans notre pays si fragile qui souffre d'une immigration excessive, je pense qu'il faut faire attention à tout appel d'air. Donc je suis hostile à une mesure de régularisation massive.
Je ne suis pas hostile parfois à des régularisations qui permettent de remercier quelqu'un qui a fait un geste exceptionnel. Mais de grâce, ne mettons pas le doigt dans un engrenage parce que je pense que ce serait dangereux pour la société. Je pense que l'enjeu déjà majeur, ce serait de réconcilier les Français, les étrangers en situation légale, leur couleur de peau, leur origine, qu'on les réconcilie en récompensant le travail, en limitant l'assistanat et surtout en relançant la machine économique parce que là, je peux vous dire qu'on va se prendre un tsunami de chômage de masse
terrible.
On va en parler
dans un instant.
Et ce que j'aimerais, c'est que le gouvernement change absolument son plan de relance est totalement
sous-estimé. On va en parler. Guillaume
Bigot, une question
?
Oui, peut-être aussi une sorte de propos liminaire concernant Nicolas Duque-Aignan que je connais, que j'aime beaucoup. Je trouve que c'est un homme extrêmement courageux. Peut-être, d'abord, ça me fait penser à cette remarque du général de Gaulle qui était en apparence un paradoxe.
Il
dit la sincérité ou quelque chose comme ça. C'est le suprême machiavélisme. En fait, il y
a
quelque chose comme ça. Il y a une ligne qui est droite, qui est juste, qui est suivie avec beaucoup de constance, qui vente, qui pleuve, qui neige par vents et marées. Nicolas Duque-Aignan est fidèle à sa ligne de souveraineté, de souverainisme gaulliste. Et paradoxalement...
D'ailleurs, tout le monde est gaulliste aujourd'hui. Je ne
sais
pas si vous avez remarqué.
Enfin, ce n'est pas le même.
Le général l'avait dit. Tout le monde est,
a
été, vous le saurez. Mais il y a quelque chose de dissonant, si je peux me permettre, avec toute l'amitié et le respect que
j'ai
pour lui. C'est qu'il y
a
quelque chose de très fort et de très, je dirais, sincère dans le personnage
réel
et dans l'image publique et dans la communication publique et dans, disons, l'action politique. Il y
a
quelque chose qui est perçu à tort ou à raison, je ne
sais
pas moi de le dire, comme étant vraiment de l'attrape-tout politique, comme étant de la com politique, etc. Donc il y
a
quelque chose de dissonant, finalement. Il est perçu à la fois comme un homme politique très traditionnel et très tout-terrain, je fais feu de tout bois. Et en même temps, il a effectivement beaucoup de constance et une véritable colonne vertébrale. Et il faut lui rendre hommage.
Ça,
c'est indéniable. Est
-ce que, justement, ça... Oui, allez-y.
Qu
'est
-ce qu'il pense de l'initiative de la vie en frais, par exemple ? Et qu
'est
-ce qu'il compte faire là-dessus
? Alors, il faut
rappeler l'initiative, quand même.
Alors, d'accord. C'est le Front populaire, c'est l'idée... Alors, c'est plutôt l'initiative, on va dire, intellectuelle, dans un premier temps. Mais on peut imaginer qu'il y a un appel, tout de même, à ce que les Républicains des deux rives, à ce qu'il y ait finalement une offre politique souverainiste qui, à terme, puissent rassembler des gens aussi différents que Nicolas Dupont-Aignan, que Arnaud...
Zemmour, etc.
...etc. Voilà. De droite et de gauche.
Moi, écoutez, je trouve très positif qu'il y
ait
plein d'initiatives qui expriment ce qu'est la souveraineté.
Parce
que j'ai tellement été caricaturé quand on disait le souverainiste. Certaines personnes croyaient que j'étais royaliste. La souveraineté, c'est la souveraineté du peuple. C'est la démocratie. Et la crise du Covid, la crise de ce terrible virus, a montré qu'un pays qui, depuis 20 ans, a abandonné ses usines, a abandonné la maîtrise de son destin, eh bien, devient un pays d'esclaves et souffre.
Parce
que si on avait gardé des usines de masques, si on avait eu nos tests, il n
'y
aurait pas eu 30 000 morts. Donc là, ça ne se joue plus sur une idée.
Ça
se joue sur la vie et la mort des Français. Donc, moi, je crois que... Et pourquoi je suis optimiste ? Parce que je pense que les Français vont se réveiller, et je ferai tout pour qu'ils se réveillent. Parce que là, c'est concret.
Parce que quand on en parlait... Vous
disiez ça déjà avant
la présidentielle de 2017. Les Français vont se réveiller.
Eh bien, ils ne sont pas tous réveillés. Mais je veux dire que là, les Français ont compris dans leur chair ce que ça voulait dire d'avoir abandonné la maîtrise de son destin. Et tout l'enjeu, ce n
'est
pas simplement la maîtrise du destin de la France, c'est la maîtrise de sa vie, la maîtrise de son entreprise. Moi, j'ai toujours cru qu'une personne, c'était comme une nation. Je n
'ai
pas envie d'avoir une laisse et qu
'on
me tienne par la laisse. Je n
'ai
pas envie d'être tenu par les Chinois ou les Américains. Je n
'ai
pas envie que les Allemands décident du budget de la France. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Et je veux dire aux Français, on peut redevenir maître de nous-mêmes. C'est incroyable d'ailleurs de voir... En sortant de l'Europe. Pas en sortant de l'Europe, en ayant la liberté du pays de contrôler ses frontières, ses lois, ses budgets, et en construisant une Europe sur les choses
où
on doit mettre des coopérations, comme Airbus... Ariane, etc. C'est qu'on arrête de laisser le pouvoir à des gens qui nous mettent dans le mur.
C'est quand même simple.
Mais quand je disais ça il y a quelques années, on me regardait de haut, je trouve que ça progresse. Et que Onfray le dise, que Polonie le dise, que Zemmour le dise, on est en train de gagner la bataille intellectuelle. Après, il faut que simplement, il y en ait un qui politiquement l'exprime, soit le candidat. J'espère que ce sera moi aussi, c'est un autre, je me plierai. Je l'ai prouvé, j'en ai pris plein la gueule pour soutenir quelqu'un d'autre. Bon, allons-y,
avançons un petit
peu. Je crois que, en tout cas, moi je m'attèle à présenter une manière sans risque, sans risque, parce que les gens ont eu peur du risque avec Le Pen, sans risque, on va pouvoir retrouver notre liberté. C'est ça, c'est important.
Avançons sur, justement, les problèmes sociaux et économiques
qui s'annoncent,
qui risquent d'être, effectivement, extrêmement importants, puisque beaucoup de secteurs sont en difficulté. Il y a des annonces qui seront faites demain par Mme Pénicaud, au sujet du chômage partiel. L'idée, c'est quoi ? C'est d'allonger le chômage partiel pour un certain nombre de secteurs sur un an, sur deux ans, de manière à ce que, lorsque les carnets de commandes, eh bien, se remplissent à nouveau, dans l'industrie, dans l'aéronautique, etc., on puisse tout de suite reprendre les savoir-faire, tout simplement. Et est-ce que ça va dans le bon sens ?
Alors, oui et non. Si vous voulez, j'ai l'impression qu'il
y a
des rustines. Le gouvernement nous met une rustine sur l'automobile, une rustine sur l'aéronautique, une rustine sur le chômage partiel, mais qui réduit en même temps. Le problème de fond,
c
'est qu
'il
y
a
un plan d'aide global. Vous savez, les crédits aux entreprises. Le gouvernement avait annoncé 300 milliards. L'Allemagne avait annoncé 500 milliards.
À
la fin des courses, aujourd'hui, les banques n'ont prêté que 100. Et l'Allemagne, 500. Donc, qu'est-ce qui se passe ? On a un pays, la France, qui a sous-dimensionné son plan. Pourquoi ? Parce que la bureaucratie est arrivée. On ne prête pas à 100% comme en Allemagne. On prête à 90. Il faut monter le dossier. Il y a plein de critères. Ça passe après par BPI France. Ce qui fait qu'en fait, il n
'y a
que les entreprises en bonne santé qui vont être aidées. Et moi, j'ai des retours de partout en France, de PME, qui sont en train de crever, de petites entreprises, parce que le plan d'aide est sous-dimensionné. Et pourquoi le plan d'aide est sous-dimensionné ? C'est parce que l'Allemagne avait
un
excédent budgétaire, la France un déficit, et que le gouvernement ne tape pas du point sur la table au niveau européen, notamment la Banque centrale, pour qu'on monétise ça.
C
'est un peu complexe. Il faudrait aussi que les banques françaises jouent le jeu. Mais elles ne joueront pas le jeu, puisque l
'État a mis des
règles. Non, l'État a mis des règles auprès des banques,
où
on ne prête qu'à 90%. Donc, la banque prend 10% de risque. Après, la banque doit avoir l'assurance de la BPI. Bref, on a créé une usine à gaz dont Bercy est coutumière pour ne pas dépenser d'argent. Moralité, on est en train de laisser crever des milliers de PME. Si ces PME lâchent dans un mois, dans deux mois, il va y avoir un effet boule de neige. On va se retrouver avec un million de chômeurs en plus. Donc, moi, je supplie le gouvernement de lâcher les vannes. Il faut un immense plan de soutien au niveau allemand.
L
'Allemagne va racheter, la Caisse des dépôts allemands, va racheter 200 milliards de participation dans les entreprises. C'est colossal. Et nous, quasiment rien.
D'autant plus
que
ça aura des conséquences sur l'équilibre du couple franco-allemand par la suite, Nicolas
Dupont-Aignan. Exactement.
Donc, l'urgence absolue, c'est d'appuyer sur l'accélérateur, c'est de faire un plan d'aide massif pour éviter que nos entreprises ferment. Car une fois qu'elles auront fermé, ce sera des produits chinois, allemands ou autres qu'on achètera. C'est vital. Vous
pensez quoi ? Justement, c'est intéressant. Dernier point, j'ai fait une
proposition concrète.
Parce qu'on a fait
12 propositions, vous le retrouvez sur Internet. Rapidement. Le Japon a mis en place un fonds de relocalisation, 2 milliards. Donc, sur les 100 milliards qu'on va mettre, est-ce qu'on ne peut pas mettre 2 milliards pour aider les boîtes, les entreprises, les PME ? J'en ai rencontré des patrons de PME qui veulent relocaliser une chaîne de production. Si vous ne les aidez pas, ils ne le font pas. Vous
voyez, ce que j'aimerais, c'est qu'on relocalise.
Quand vous entendez, oui, mais je
pense que on ne relocalise pas les productions. Malgré
ce
qui
s'est passé, malgré ce qui s'est passé, pour une raison très simple, Nicolas Dupont-Aignan, vous entendez les patrons qui fabriquent des masques en ce moment
? Qu'est-ce qu'ils
disent ? Ils ne
les
vendent plus. Pourquoi ? Parce que l'État a de
nouveau
commandé au Vietnam et
en Asie.
Alors, on avait
une commission
des
affaires
étrangères cet après-midi. Le sous-ministre, M. Lemoyne, secrétaire d'État, qui nous explique que tout va bien. Bruxelles. Et que ça va bien, les accords internationaux. Le Conseil européen a ratifié le 30 mars, dans l'indifférence générale, un accord avec le Vietnam qui va libéraliser encore plus. Alors, on ne peut pas demander aux PME françaises de produire si on signe des accords
qui
favorisent les importations de pays où il
y
a l'esclavage humain
et
où la pollution environnementale. Enfin, tout ça n'est pas cohérent. On peut tout critiquer sur Trump.
Mais
n'empêche, en augmentant les taxes à l'entrée, il favorise les relocalisations.
J'avais une question pour terminer cette interview politique dans les vraies voix. Est-ce que, véritablement, au fond de vous-même,
vous
avez regretté, et vous regrettez aujourd'hui encore, d'avoir pactisé avec Marine Le Pen à la présidentielle ou pas ?
Quand
vous réfléchissez à tout ça... Non,
et je vais vous dire, j'ai refait 100 fois le film. Je regrette qu'elle ait loupé son débat. Mais j'ai pris ma responsabilité face à Macron devant l'histoire. J'ai prévenu les Français. J'ai réconcilié des électorats. Parce qu'il n'y
a
aucune raison que les millions de Français qui votent Rassemblement National soient cornerisés, traités de sales électeurs. Je ne l'accepte pas. Ce sont nos électeurs. Pour moi, il y
a
beaucoup d'électeurs de gauche,
il
y a beaucoup d'électeurs de droite. Moi, je veux réconcilier les électorats. Je pense que mon programme était plus sérieux que celui de Marine Le Pen.
Mais
si c'était à refaire ?
Si c
'était
à refaire ! Ce
qui est à refaire, je vais vous dire, c
'est
le premier tour. Oui. Parce que je suis convaincu qu'en comparant et en étant davantage connu, le programme de Debout la France est beaucoup plus modéré, concret, sérieux, capable de redresser le pays que le programme de Marine Le Pen. Et moi, j'ai choisi entre Macron et Le Pen. Mais ma préférence, elle va au programme de Debout la France. Je suis désolé. parce qu'elle est à la fois patriote et plus modérée. Donc, c
'est
le seul qui peut gagner demain.
Ces derniers temps, je crois qu'on vous a vus avec Philippot. Mais on me voit... Qu'est-ce que vous faites avec Philippot ? Mais j'ai le droit de parler avec Philippot, qui est un type de talent...
Non,
mais c'est...
C'est
le duo des losers, alors. Mais des losers, mais vous verrez plus tard. Vous savez, le général
de Gaulle était à 3%
en 58, alors. Il avait sauvé la France plus que moi. Oui, d
'accord, d'accord. Mais qu'est-ce que vous faites avec
Philippot ? Mais Philippot a le droit de me parler. Il a de bonnes idées, parfois,
et souvent.
Ah bon ? C'est un patriote gaulliste. Vous n'êtes pas très éloigné. Je ne
vois
pas pourquoi je n'y parlerai pas, comme je parle à Julien Aubert au Républicain, comme je parle à des gens de gauche, comme Michel Onfray est un type formidable. Mais
moi, je
suis pour l'union. J'avais parlé des amoureux de la France. On ne
va
pas chacun rester dans nos petits couloirs, nos petits machins. À chaque fois, j'ai dit il faut unir ceux qui veulent... Attendez, Macron a réussi à unir ceux qui ont été à la soupe. Les Bayrou, les Républicains. Pourquoi nous ? Toujours des chapelles. Il faut unir les gens. J'ai fait un geste sacrificiel au second tour parce que je voulais qu
'on
bat Macron.
Et j'attends la réciproque.
Eh
bien voilà, c'est là-dessus qu'on va terminer cette interview politique. Je ne lâcherai rien, Christophe Bordé. J'ai bien compris. On a bien compris. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été avec nous dans les vraies voix politiques.
Nicolas Dupont-Aignan