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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 13 mai 2020 62 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéEurope & internationalSolidarités & famille

Coronavirus : à quoi a servi le parlement ? | Ça Vous Regarde – 12/05/2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 34 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    À quoi servent les députés dans cette période ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Le travail à distance a-t-il montré que les députés sont moins indispensables ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le parlement a-t-il été mis entre parenthèses pendant la crise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il tirer des leçons du travail à distance pour l'Assemblée ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Le parlement a-t-il été respecté pendant la crise ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il abusé des ordonnances ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Aurore BergéFait
    « le travail de manière générale ne peut pas entièrement se construire de manière dématérialisée »
  • 6:00Stéphane BlakowskiFait
    « pendant la crise on a fonctionné avec beaucoup moins de députés et finalement ça s'est passé mais exactement comme d'habitude »
  • 0:15inconnuChiffre
    « peut-être 30 % des élèves qui ont décroché kilos de plus signe de vie ou alors qu'ils ne rendent aucun devoir et qui ont complètement scolairement décrocher c'est énorme comme siffler je me permets de le souligner »
  • 0:45inconnuFait
    « il a eu une expression très forte au sénat cinq mois de décrochage scolaire pour des milliers de jeunes et des dizaines de milliers de jeunes c'est probablement une bombe à retardement »
  • 3:00inconnuFait
    « l'école notamment dans ces quartiers populaires des grandes agglomérations ce n'est pas seulement le de l'apprentissage c'est aussi le lieu d'une sociabilité cellule c'est un lieu repères qui donne des cadres qui donne des limites dont nos élèves ont absolument besoin »
  • 5:00inconnuFait
    « nous sommes en train de perdre 10 elle des dizaines de gamins c'est une catastrophe »
  • 7:00inconnuChiffre
    « le bac qu'ils soient professionnels général ou technologique on connaît les chiffres on est à plus de plus de 85% »
  • 9:00inconnuFait
    « rien ne nous dit que dans les 20 ans qui viennent nous ne revivrons pas une une expérience telle que celle ci »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voilà donc pour cette audition de jean castex le monsieur déconfinement du gouvernement audition en commission spéciale vous connaissez peut-être ce décor du rouge du noir un logo c'est ça vous regarde on est ravi de vous retrouver bonsoir à tous on est vraiment très heureux de ce retour du direct sur la chaîne parlementaire toute la rédaction toute la chaîne est ravi de ce retour à l'antenne l'émission s'est adapté mais le plaisir vous allez le voir est toujours là au sommaire ce soir alors à quoi sert le parlement dont cette crise sans précédent malgré les contraintes les députés ont siégé et ont voté l'état d'urgence et sa prolongation mais avec quelle marge de manoeuvre dans un moment où le gouvernement concentre les pouvoirs l état de droit est il respecté l'assemblée peut-elle rester sous cloche la marcheuse aurore bergé à débattre avec le socialiste boris ballot et puis les politiques des politiques dans notre pays ont-ils le droit à l'erreur à la défiance grandi à l'égard d' emmanuel macron alors que les boulettes de donald trump semble glisser sur lui pourquoi certains pays font bloc malgré un nombre de morts plus important que chez nous le réflexe de division et ils typiquement français l'éclairage de nos invités à suivre enfin un nouveau rendez vous le jour d'après chaque soir un grand entretien autour d'un thème au coeur de l'épidémie ce soir l'école quelles leçons tirer ces deux mois de classe à la maison yanis rôdeur professeur d'histoire géographie en seine saint denis répond à nos questions voilà vous savez tout est axé vers ça ça n'a pas changé c'est parti [Musique] et bienvenue à vous chers téléspectateurs merci d'avoir choisi lcp bonsoir aurore bergé merci d'être là pour ce retour à l'antenne vous êtes député la république en marche des yvelines porte parole du groupe majoritaire à l'assemblée en face de vous boris balle au bond soit merci à vous d'être la députée socialiste des landes et puis richard wehrli quel plaisir de vous retrouver richard alors vous connaissez les règles strictes ici comme ailleurs il faut qu'il y ait des invités il y en aura de nombreux ce soir derrière leur écran merci richard chroniqueur dans cette émission correspondant du quotidien suisse le temps à quoi servent les députés ce que vous êtes frustrés dans cette période de ne pas assez pesé je vous pose la question dans un instant est ce qu'il a été mise entre parenthèses ce palais bourbon c'est vous qui allez vous y coller en premier mon cher stéphane savourer bien la petite oreillette allez c'est parti si j'ai bien solide [Musique] reposez manifestement stéphane blakowski alors si j'ai bien compris pour le parlement pas de répit c'est ça surtout si j'ai bien compris myriam à l'assemblée nationale on est sur le retour du chemin qui mène vers la normale le retour à la normale variait une partie du personnel qui est donc en plateau comme vous les députés sont plus en plus nombreux dans l'hémicycle bref tout petit à petit on recommence exactement comme avant alors évidemment d'un côté c'est une bonne nouvelle et en même temps est-ce que c'est une bonne idée on en avait parlé de la même l'avènement d'un monde nouveau est ce que l'assemblée doit pas montrer l'exemple puisque doit prouver qu'il est elle aussi de se réinventer alors évidemment c'est jamais facile de se remettre en cause on est obligé de se poser des questions qu'on s'était jamais posée par exemple est-ce qu'un député c'est aussi indispensable qu'une caissière qu'un éboueur où je sais pas qu'un policier dans la tension ne me faites pas dire ce que j'ai pas dis hein c'est pas ça c'est très très utile d'un député beaucoup plus utile qu'un chroniqueur télé ça il a aucun doute là dessus c'est parce que je veux dire c'est que pendant la crise on a fonctionné avec beaucoup moins de députés et finalement ça s'est passé mais exactement comme d'habitude simon résume avant la crise l'opposition reproché au gouvernement quoi d'accuser des ordonnances de pas les seules formes débattre bref ne pas respecter le parlement est donc là pendant la crise qu'est ce qui s'est passé bat road ordonnance réforme des bacs respecte pas le parlement a rien n'a changé à nancy on veut que ça change il fait plus ambitieux je vois si vous souvenez il y avait des projets de réforme des institutions au début du cac est là et il y avait un député à l'époque elle aime une contribution intéressante s'appelle adrien attaques émanant du gouvernement et à l'époque il avait quasiment un projet visionnaire puisque la première étape c'était une assemblée virtuel où on développerait bas les réunions en visioconférence peut-être même le vote à distance par bref tous les outils numériques alors là ils avaient vraiment icp le coup parce que depuis quelques semaines on a fait des gros progrès à l'assemblée là dessus mais sa deuxième idée donc puisqu'il est visionnaire écoutons le ils disaient les sillons délocalisait l'assemblée en province bah ouais pourquoi pas symboliquement ce serait fort ça prouverait que toutes les décisions ne se prennent pas uniquement à paris puis alors hip hop c'est compliqué c'est très simple dès que le parlement européen sera transférée à bruxelles l'hémicycle sera dispo à strasbourg on pourra réinstaller l'assemblée à strasbourg bon je dis pas que c'est vraiment la solution parfaite au moins ça prouvera qu'en france tous ne recommence pas comme avant merci merci stéphane vous restez avec nous vous pouvez réagir quand quand vous le souhaitez on va parler bien sûr du rôle du parlement dans cette crise parce que vous n'avez pas rien faire je lui dit d'entrée de jeu mais on va voir ce qui s'est passé qu'est ce que vous pensez avoir berger l'idée de stéphane plus de visioconférence à l'avenir tirer des leçons c'est ce qu'on a fait quand même beaucoup pendant deux mois après je pense que enfin le travail de manière générale ne peut pas entièrement se construire de manière dématérialisée c'est aussi du lien social le fait qu'on puisse être ensemble et travailler ensemble je pense que ça aide aussi à construire des solutions qui sont aussi plus efficace vient ne vaut au fond le contact physique la discussion il faut évidemment qu'on puisse tirer des enseignements de ce qui s'est passé y compris sur le mode de fonctionnement de l'assemblée y compris en effet sur la capacité à voter à distance de manière individuelle amendement par amendement et ça je pense que c'est des choses qu'il faudrait en effet qu'ils puissent aboutir et aboutir beaucoup plus vite donc ça oui après je pense que rien ne remplace quand même malgré tout le fait qu'on soit physiquement ensemble vous avez l'impression d'avoir changé votre rôle pendant cette période franchement un rêve d'être à la hauteur un fond du débat démocratique nécessaire mais tout dépend déjà de ce qu'est un député de quelle est la définition qu'on en donne et de fait notre rôle il a été très différent il a été différent parce que on a été deux fait des saisies de par l'état d'urgence sanitaire des prérogatives qui sont habituellement les nôtres et donc on a beaucoup moins légiférer on a habilité le parlement a le gouvernement pardon à légiférer à notre place est évidemment il va falloir aussi que ça c'est certain c'est frustrant ça j'imagine c'est frustrant mais non c'est à dire que on comprend que dans une période qui est une période complètement exceptionnel il faille à un moment accepter qu'on puisse aller plus vite sur un certain nombre de décisions et est-ce que ça a permis d'aller plus vite je le crois notamment sur l'activité partielle sur le fond solidarité etc est-ce que ça doit s'arrêter un jour oui évidemment il plutôt le mieux parce que le parlement oui c'est utile et c'est la garantie et le respect des libertés publiques et de la démocratie de la représentation des français on habilite le gouvernement est-ce qu'on pèse sur le fond parce que on a l'impression d'apporter sa pierre même si elle est toute petite alors peut-être que c'est aussi différent je pense qu'on est dans la majorité ou qu'on est dans l'opposition et je pense qu'on vit pas la période tout à fait de la même manière pour être très honnête ce qui est certain c'est que nous on a vu notre nos liens avec l'exécutif beaucoup plus s'affermir pendant cette période ça peut paraître très contradictoires mais les relations n'ont jamais été aussi fluide dans cette période parce qu'en fait il ya eu un besoin évident de s'appuyer sur les retours que nous on avait très concret des artisans des commerçants des agriculteurs des artistes des tpe des pme des enseignants enfin toutes celles et ceux qui à la fois soit été en première ligne souhaitait en première ligne pour aussi subir la crise et avait besoin d'accompagnement vous étiez à la manoeuvre pourriez dire ça en tout cas ce qui est certain c'est qu'il ya un certain nombre de dispositifs soient qu'il n'aurait pas existé soit qu'ils n'auraient pas été modifiées si que les parlementaires n'ont pas vous n'avez pas poussé le fonds de solidarité ou départ c'était 70 % de baisse de chiffre d'affaires s'est passé à 50 le fait de pouvoir poursuivre l'activité partielle au delà du mois de mai ça aussi il est question du tourisme de la culture il ya vraiment des sujets dont on s'est emparé et à des sujets ou en effet c'est vrai c'est le gouvernement qui a eu la main dessus c'est aussi votre avis vous avez vécu des choses de la même manière député socialiste dans l'opposition on a tous été la courroie de transmission de ce qui nous était répétée sur le terrain les commerçants les artisans la formule des propositions sur le tourisme sur tous les sujets qui ont été évoqués on a eu des retours on a formulé des propositions mais la chronique était très juste au fond ce que nous avons vécu comme un puissance dont la crise on l'a constaté déjà avant les ordonnances le sentiment de faire de la figuration qu'on a un déséquilibre institutionnel qui place le parlement dans un état de faiblesse je vais dire structurelles et qui appelle des réformes institutionnelles lourdes pas celle qui était proposé au début du quinquennat un vrai rééquilibrage au profit du parlement qui pose la question de la délibération citoyenne et la place des électeurs mais je me souviens des attentats et de françois hollande qui avait lui même décrété l'état d'urgence et je me souviens de cette majorité vous étiez entre guillemets dans cette majorité vous travaillez même allé l'idée à l'époque vous auriez fait différemment franchement il a été fait différemment il a été fait du vraiment je vous donne un exemple au moment où ont été votés le l'état d'urgence en matière terroriste la commission des lois de l'assemblée nationale a imposés à sa propre à son propre gouvernement que 7000 cette commission soit transformé en commission d' enquête et que les pouvoirs d'une commission denquête de double enquête sur pièces et sur place avec un travail qui a été accompli pendant deux ans qui est très extrêmement méticuleux là on a demandé à ce que la mission d'information soit une commission denquête ça nous a été refusée moi je leur demande il faut que la mission d'information aujourd'hui sur locaux vides soit une commission denquête parce qu'on ne peut pas se satisfaire d'avoir plus d'informations par la presse que dans notre travail de contrôle parlementaire berger sur ce pouvoir de contrôle à défaut de pouvoir aux font peser sur le fond sur des propositions de loi sur des amendements vous avez ce pouvoir de contrôle de l'exécutif pourquoi pas une commission denquête à mesure que voilà la crise est gérée ce qui est certain c'est que le pouvoir de contrôle en vérité et les faibles enfin il est faible de manière enfin constitutionnellement en vérité il l'est déjà allés les pouvoirs sont faibles sur ce sujet là à l'assemblée et nous on a faim on a été élus au même moment et finalement je pense qu'on a tous constaté la faiblesse structurelle qui était celle de l'assemblée dans ses capacités de contrôle parce que nous n'avons pas les moyens humains financiers aussi de pouvoir bien faire et de pouvoir bien conduire ce travail là parce que on a aussi des études d'impact qui arrive qui souvent arrive tard qui souvent ne sont pas suffisantes pour pouvoir vraiment juger et c est ça ces constats là ils sont très partagés quelles que soient nos bancs majorité ou opposition pressent qu'il faut une que l'info plus de contrôler plus de pouvoirs pour le mener ici car le mans souvent on pense que ça c'est une vraie nécessité démocratique et encore une fois ça repositionne la question la soutenait avec moi l'idée de transformer la mission d'information concernant je ne sais pas si ça permettra d'avoir moins la conviction que j'ai dans le moment qu'on est en train de vivre il ya la question institutionnelle moi je fais partie de ceux qui pensent la vème république était à bout de souffle qu'elle est devenue pathologiquement incapable créer du débat de fabriquer du compromis de laisser de la place à unisys et parlement quart temps de crise alors là là mais en temps de crise c'est que plus vrai encore c'était déjà le débat pendant la grande guerre il y avait janet clemenceau violette à taez contre le gouvernement ils retenaient pas leurs coûts mais on peut dire que dans la grande guerre le parlement aussi à gagner rires eh bien moi je crois que dans le moment que nous vivons on sait pas ce qui va à quoi ressemblera le monde d'après ya des utopies autoritaire ya des guerres de modèle politique dans la gestion du duc au vide et bien on a besoin d'être extrêmement exigeant plus qu'on ne l'a jamais été sur le respect des libertés publiques sur le libre et le respect des droits constitutionnels sur la place du parlement et je crois que s'agissant notamment de l'habilitation à légiférer par ordonnance il faut pas aller au delà là on a dans la semaine à une ordonnance à examiner 33e deux ordonnances des habilitations pour un an 30 mois y a pas d'urgence si ces trente mois il n'y a pas d'urgence si c'est un an mais qu'est ce que vous craignez pas ce que je regarde les ordonnances là c'est le texte qui arrive jeudi donc on a déjà un paquet ordonnance dans l'état d'urgence mais là il y en a un nouveau paquet en dehors de l'état d'urgence sanitaire report de l'entrée en vigueur de mesures d'expérimentation mesures pour faire face aux difficultés de fonctionnement des juridictions mesures sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires c'est très divers prolongation des mesures relatives au seuil de revente à faire tout ça c'est nécessaire de le faire maintenant absolument barrages sont un moyen qui court circuite de fait le parlement qui le court circuite oui non puisque nous mêmes on va en débattre et la roque à une commission spéciale qui a commencé le débat et moi je serai jeu c'est justement cette semaine donc on va en débattre après on peut aussi décider qu'un certain nombre de choses ne doivent pas passer par ordonnance et doivent être inscrits dans le dur de la loi il ya des courses si tu finalistes qui vous disent aujourd'hui pas tout ça mais certains autant donner les pleins pouvoirs je suis évidemment par un je suis pas constitutionnaliste mais en tant que parlementaire évidemment je pourrais pas me satisfaire du fait qu'on accorde les pleins pouvoirs et je pense que c'est évidemment pas ça qu'il en est mais vous voyez bien que les ordonnances elles sont de nature très divers dans celle qu'on a examiné elles vont autant sur des enjeux d'activité partielle sur le fait qu'ils puissent d'intéressement par exemple pour les salariés c'est à dire des choses immédiate des décisions qu'on doit prendre tout de suite pour faire face à la crise et sur une crise en effet dont on sait que vraisemblablement elle va durer en tout cas elle va pas durer que quelques semaines supplémentaires mais de toute façon l'état d'urgence sanitaire il doit s'arrêter il est prévu de s'arrêter de toute façon 10 juillet voit la mi juillet on a voté la prorogation de cette aide d'urgence ce qui veut dire aussi que le parlement décide d'y mettre un terme et donc qu'à partir de là c'est nous qui devons aussi reprendre la main sur le calendrier sur les priorités il ya aussi un certain nombre de niches parlementaires qui vont exister dire c'est que la validité des ordonnances la validité donc de de ce travail qui va être fait par l'exécutif en lieu et place du parlement qui s'est dessaisi de ses pouvoirs là il va pas s'arrêter avec l'état d'urgence mais ils sont deux calendriers différents faut quand même l'avoir en tête et donc oui c'est extrêmement préoccupant ou nantes en ce moment on entend votre inquiétude crois que stéphane qui va jouer c'était un truc tu es fan non moi je me tenais mais je l'air de prendre parti mais je m'étonne aussi sur le le fait que le gouvernement se donne le bras pendant un an de légifération une quantité incroyable de sujets sans jamais consulter le parlement c'est étonnant surtout quand on dit que la ville et du théâtre et du pied c'est ce que disait robert julien est ce que la ville d'opposition et d'inutile non je crois pas qu'elle dise ah ça non plus donc c'est bizarre ces douze mois c'est même jusqu'à 30 mois pour un certain nombre de mesures liées aux briques site oui c'est quand même c'est quand même beaucoup trop moi je crois qu'on est dans un moment qu'il faut prendre avec gravité il ya un certain nombre de choses et en particulier la démocratie et à doha qui sont pas des évidences il faut être extrêmement exigeants et chacun en est comptable et chacun doit être vigilent je crois qu'on l'a été et d'ailleurs pas bon pour reprendre un exemple parce que ça a beaucoup occupé nos débats y compris au sein de la majorité sur par exemple la question de l'application stop qu'ovide du conseil conçue en elle là a dit un certain nombre de choses d'ailleurs et un certain nombre de réserves on a été nombreux au sein de la majorité et moi également à dire les réserves très clair et très net qu'on avait et qui nécessitaient qu'il y ait un débat dédié qu'il y ait un vote dédié et que ça ne pouvait pas se confondre avec la déclaration du premier ministre et d'ailleurs c'est bien ce qu'ils aient lieu à dire qu'il n'ya pas eu de confusion sur les deux enjeux parce que sinon on l'avait dit très clairement que nous n'étions pas suffisamment à l'aise pour pouvoir justement voter sur ces sujets c'est un exemple qui montre justement jeunes et aussi dans gala on sait pas sur la glace et les diverses un exemple plus pertinent puisque dans la mesure où le gouvernement envisage et l'application et ovh tour l'application stop trop vite comme un des éléments de la stratégie n'est pas donné le débat aurait pu être mon conjoint le héros du jour a été changé 24 heures avant que les parlementaires et c'est vrai qu'on est allé terminer plus l'application diffusion c'est un cinquième journée de sujets mais pas été satisfaisant non plus qu'on ait laissé ce qu'on ait changé l'ordre du jour et qu'on essaie un peu tout intéressant vous parliez de cette application dont pour l'instant c'est pas ce top cow vide c'est un fichier un fichier de malades et de l'entourage de ce malade doit il être différent mise en place par les médecins généralistes avec ses fameuses brigades d assurance maladie qui vont essayer de retrouver et les entourages pour casser les chaînes de contamination y en a un qui estime que le parlement il a été complètement respecté et même au delà c'est le ministre de la santé lévis vers ans et coûté 2 c'était justement dans l'hémicycle au sujet de cette discussion sur ce fichier de malades il faut arrêter de nous comparer à la corée à singapour à l'allemagne le débat qu'on a là on est le seul payé là bas c'est très bien d'ailleurs on est le seul pays à débattre au parlement ces questions et c'est très bien et si on est d'ailleurs le seul pays à débattre du plan déconfinement l'assemblée ou dans un parlement et c'est très bien on est le seul pays à débattre de ce déconfinement à l'assemblée et c'est très bien richard richard wehrli c'est vrai que c'est faux ça alors il faut savoir de quoi on parle évidemment myriam si vous parlez des mesures de déconfinement et du programme de traçage en particulier pour l'instant il n'y a pas eu d'autres débats dans des parlements de pays européens voisins de la france mais par contre il est absolument fou de dire que la question de l'état d'urgence sanitaire et que les mesures liées à l'état d'urgence sanitaire n'ont pas été discutés ces faux dans le cas de l'allemagne dès le 25 mars il y a eu un débat au bundestag allemand madame merkel est venue présenter son plan et un certain nombre de mesures ont fait l'objet de votes notamment les mesures économiques c'est faux dans le cas de l'espagne où la semaine dernière le premier ministre pedro sanchez qui a comme vous le savez une majorité extrêmement étroites et bien il a remporté un vote par 178 voix contre 75 sur encore une fois son plan d'urgence et une partie du déconfinement c'est faut aussi du côté du parlement européen où il y a eu un débat et le 16 avril en présence de la présidente de la commission européenne ou foulard vandeurzen alors tout est dans la nuance bien sûr il faut il ne faut pas oublier les questions de calendrier et au premier abord les questions constitutionnelles alors il n'y a qu'à très intéressant c'est celui du royaume uni vous savez que boris johnson lui même a été contaminé par le cos vie 19 il a été en incapacité diriger le pays il a repris ses fonctions récemment c'est hier pour la première fois qu'il s'est adressé à la chambre des communes il a présenté son plan il a demandé la prorogation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin et le vote aura lieu aujourd'hui donc le 12 mai dans le cas de l'italie c'est un petit peu plus compliqué l'italie pays très très fortement touchés alors là oui le parlement s'est exprimé au début c'était le 11 mars ensuite la consultation parlementaire du par le gouvernement est resté en sommeil ça a d'ailleurs beaucoup énervé matteo salvini qui dans la nuit du 27 au 28 avril a littéralement campé dans l'hémicycle italien il n'a pas voulu en sortir en demandant que le parlement soit consulté donc encore une fois les parlements européens sont sur le qui vive ils sont consultés après regardons sur quoi exactement si l'on parle du déconfinement on pourrait plutôt dire que la france est la première à avoir anticipé le débat sur ces sujets merci beaucoup richard aurore bergé sur quoi pourrait-on faire mieux dans cette période qui va durer de fait alors on n'est plus dans le confinement on voit bien que on va en parler d'ailleurs un peu plus tard dans les messieurs les députés se dé confino cia on voit qu'ils le port du masque battre obligatoire mais sur le fond là il va y avoir des textes vous allez commencer aussi à proposer comment on peut faire mieux comment on peut montrer au fond que ce que ce parlement n'est pas sous cloche à la question c'est quelles sont les priorités qu'on se donne ya à la fois la question de l'urgence donc là il ya des dispositifs d'urgence d'accompagnement pour tout simplement maintenir l'activité ou pour ceux qui n'en avaient plus maintenir des revenus donc ça a été évidemment la première des choses et après on a été beaucoup interrogée pendant cette période de confinement sur est ce qu'il y aura un jour d'après un monde d'après ce que ce sera extraordinairement ferrand du monde avant tout dépend des priorités qu'on va se donner tout dépend aussi des priorités que les français vont eux-mêmes à eux mêmes se donner est-ce que la priorité sera le renouveau du monde de travail dans l'édito on parlait finalement de l'utilité sociale des différents métiers est ce que en effet un parlementaire est plus ou moins utiles que tel ou tel média je pense qu'il faut poser la question comme ça non je crois un peu la réponse mais en tout cas il ya cette question là sur le renouveau du bon de travailler cette plateforme logicielle par matthieu orphelin le jour d'appeler ray avec beaucoup d'autres députés et pas uniquement des députés de l'opposition dans la majorité également c'est une plateforme pour au fond que les citoyens puissent contribuer à la décision peut-être un ça viendra peut-être une décision ça ça sera utile c'est au fond un peu de là comme ça je ne peux pas répondre à la place de solutions dans ses initiatives moi j'attends par exemple que la contribution citoyenne sur le climat elles elles soient rendus parce que ça c'est nouveau c'est à dire à un moment qu'il ya un vrai une vraie logique de consultation citoyenne et qui n'est absolument pas initié et porté par tel ou tel groupe politique aujourd'hui je ne sais pas ce que cette consultation va donner est ce que les citoyens qui ont été consultés vont vouloir changer leur orientation justement regard de la crise que l'on dit ou est-ce qu'au contraire ils vont réaffirmer un certain nombre d'urgences ça je pense que c'est intéressant et ça devrait être une des priorités évidemment qu'on se donne alors je vous donne la parole sur quel projet de loi dans ce monde d'après qu'ovide vous souhaiteriez mais avant ça comme il ya aussi des députés et la gueule le parti socialiste qui a représenté la république en marche mais il y en a d'autres que pense-t-il de ce parlement entendent de coronavirus ils étaient une poignée au départ dans l'hémicycle aujourd'hui 75 enfin 150 ils sont très nombreux à vouloir enfin être 577 dans l'hémicycle écoutés mais pas vous pouvez pas penser que l'assemblée exerce ses pouvoirs quand vous avez au maximum 75 députés dans l'enceinte et quand vous faites des commissions par télétravail ou alors ça veut dire que c'est plus la peine d'être autant que nous sommes est certain c'est que depuis le d l'épidémie le parlement et sous cloche on va le contester il ya une situation d'urgence où il fallait donner des pouvoirs exceptionnels au gouvernement ça a été fait et je considère que cette situation ne peut plus durer il serait temps maintenant que nous revenions un fonctionnement un peu plus normale avec le temps qu'il faut préserver se mettre à polémiquer parce que on se réunirait pas comme on voudrait on serait pas assis comme on voudrait on serait pas nombreux comme en voudrait c'est se plaindre quand partout en france il ya beaucoup de gens qui auraient bien plus de motif que notre se plaindre maurice bellot qu'est ce que vous aimeriez qu'ils changent après c'est à dire pas seulement sur le fond on entend dire le président de la république rien ne sera plus comme avant il faut réinterroger le modèle de développement je vais changer enfin moi le premier est ce qu'il pourrait y avoir des majorités nouvelles des alliances nouvelles d unité nationale nouvelles sur certains textes je suis un peu sceptique comme ce temps le président de la république que dire qu'il va être l'alternative à lui-même bon on verra tout cas il ya un certain nombre d'exigences comportera dans l'évocation du monde après je ne sais pas qu'elle prendra la forme de la consultation de la concertation j'entendais re verger dire il faut qu'on regarde ce que propose la convention citoyenne et je trouve que la forme est intéressante il faudra probablement en tirer des conclusions pour la généraliser la mort d'eyadema mais c'est sur la rénovation thermique des bâtiments et d'ailleurs j'ai retrouvé beaucoup d'éléments d'une proposition de loi socialiste que nous avions déposé et qui a été écarté par par la majorité voilà redéposer peut-être que il ya eu des conversions et qu' elle pourra à prospérer je crois que c'est utile parce que nous ne sommes pas dans une trajectoire qui nous permettent d'atteindre la neutralité carbone en 2050 donc voilà un certain nombre de sujets et celui il ya la réforme institutionnelle il faudra qu'elles viennent et puis il ya un certain temps ce n'est qu'elle viendra quand même après ce qu'il fasse je pense que il y a trois sujets c'est la question climatique écologique qu'aient absolument majeur je crois que la question la lutte contre les inégalités on avait formulé des propositions sur les écarts de rémunération de l'entreprise sur le partage de la valeur ajoutée sur la progressivité de l'impôt sur la contribution des plus riches et puis la question démocratique de la pratique démocratique intéressant pour terminer ces trois sujets le social les inégalités la question institutionnelle et la question climatique vous pourriez vous retrouver dans une une large majorité et au delà des frontières désintégrer décor marche difficile de dire qu'on souhaite pas que la question de la démocratie de l'écologie ou des solidarités ne soit pas posé la question par exemple des inégalités ça dépend aussi par quel angle on considérait ce qu'on considère par l'entrée sur le monde du travail est-ce qu'on le considère au regard des inégalités éducatives culturelles qui ont été non seulement révélé mais accentué malheureusement par la crise en disant que c'est par là que tout doit commencer la question énergétique est ce qu'on considère par les entreprises ou par l'enjeu notamment de l'accompagnement comme vous le dites sur la rénovation thermique est l'un des angles qui aussi d'ailleurs avant que les taxes sur les actions de sur la question c'est pas de discours mais derrière moi j'ai plus hauts revenus en france est en hausse et déjà le cas la wii et plus hauts revenus contribuent dans notre pays l'impôt est progressif est ce que vous êtes prêt à rétablir lisf non contribution bah voilà vous voyez je le donnerai droite gauche non mais je sais pas si c'est une gauche ou une droite quand je vous parle par exemple la question éducative culturelle bien sûr le sujet du cas type de monsieur blanc coeur et puis le le le le vrai sentiment là on voit qu'il ya des lignes de faille ou encore kid des moeurs irrégulière au sein des dents serrées vous parlez aux vauréens victoire et la question de la représentation des batteries cette question des inégalités tout cas je crois qu'on est d'accord là dessus vivement qu'on reverra t on ce qu'on sorte de la cloche merci merci alors les deux d'être venu au fond nous des confiné en direct un pour cette reprise tentation merci stéphane on se retrouve des smartphones il va falloir revenir quand même j'espère plus tôt sera le mieux bien de leur autour du débat bon d'accord cette question à présent les politiques ont-ils le droit à l'erreur dans notre pays la france n'est pas la moins bien classée dans la gestion de la crise en nombre de victimes par exemple et pourtant le français les français apparaissent comme les citoyens les plus critiques d'europe comment l'expliquer avant d'accueillir à nouveau invités voyez le sujet de clément pernot le désinfectant ça assomme le virus en une minute donald trump qui suggérait d'injecter du désinfectant dans le corps des malades du coït 19 conserve 49% d'opinions favorables dans son pays je sers énormément demain et je vais continuer de serrer des mains c'est important mais boris johnson qui persistait avoir serré des mains alors que la crise sanitaire s'installer en europe reste un bon premier ministre pour 46% des britanniques la gestion parfois erratique de la pandémie par certains dirigeants ne semblent pas toujours se payer cash dans l'opinion des dirigeants comme trump ou johnson bénéficient de phénomènes qu'on connaît traditionnellement en période de crise qui sont des phénomènes de rassemblement autour du drapeau comme on dit et qui font que en période de crise beaucoup de citoyens ont tendance à soutenir leur gouvernement quelles que soient les décisions prises par ce qu'il considère que c'est un moment charnière mais le phénomène ne marche pas pour tout le monde nous sommes en guerre toute l'action du gouvernement et du parlement doit être désormais tournés vers le combat contre l'épidémie perceptible en début de crise l'unité nationale s'est très vite effritée en france seuls 34% des français estiment que le gouvernement a été à la hauteur de la situation contre 51% pour le reste de l'europe principale critique le gouvernement n'aurait pas été suffisamment clair et n'aurait pas dit toute la vérité une crise de confiance s'est clairement installée je crois qu'il ya une raison particulière et qui d'ailleurs est assez renforcée par la perception qu'ont les français de cette crise on est dans un pays où rôle de rita est bien plus important dans l'esprit des citoyens qu'ils n'avaient ailleurs les français attendent beaucoup plus de l'état que nous réserve en attente de leur état ou que les britanniques nathan devrait pas et en même temps il ya un sentiment très fort en france que l'état est inefficace et n'est pas capable d'améliorer les choses de régler les situations cette défiance les français vont jusqu'à se l'appliquer à eux-mêmes ils sont 61 % à estimer que leurs concitoyens se sont mal comportés pendant la crise sanitaire quand cela rejoint garrigue bonsoir et merci d'être en direct avec nous sur ce plateau vous êtes historien professeur d'université à orléans et président du comité d'histoire parlementaire en face de vous arié alimi bienvenus vous êtes avocat au barreau de paris bonsoir vous avez déposé plusieurs plaintes devant la cour de justice de la république à l'encontre de plusieurs ministres vous allez nous expliquer dans le détail qui est en cause est ce que vous attendez un parent c'est par ces procédures et puis par webcam ce soir depuis le vaucluse nous sommes avec le sociologue jean viard bonsoir merci d'être avec nous très belle bibliothèque on découvre comme ça un petit peu les intérieurs et les les bureaux de chacun merci d'être avec nous enfin notre chroniqueur et historien spécialiste des états unis françois durpaire est ce qu'il est avec nous françois gilas or si ils arrivent superbe on a tout de suite françois partons de sondages si vous le voulez bien jean garrigues 62% des français qui ne sont pas satisfaits de la gestion du coronavirus par le gouvernement seulement 24 % en allemagne 39 % au royaume-uni à leur concert ait eu des défaillances beaucoup d'erreurs de la part de boris johnson 45% en italie dans un pays qui a été dépassé au départ par cette crise il vous surprennent ou pas ces chiffres n'ont ils me surprennent pas on pourrait se demander pourquoi effectivement les français sont plus sévères envers un certain nombre d'erreurs qui ont été commises par par le gouvernement et par le président la république erreur de stratégie de communication réelle parce que si l'on compare avec quelqu'un comme boris johnson ou avec donald trump est encore plus on peut dire que finalement on s'en sort on se sort pas trop mal mais ce serait faire abstraction de notre rapport au pouvoir ça a été évoqué dans le petit reportage qui est un rapport extrêmement critique c'est pas quelque chose qui est aujourd'hui mon c'est que les deux tiers des français ne font plus confiance dans leurs élites politiques dans leurs députés dans leurs ministres ya un phénomène spécifique qui est dû à la personnalité des manuels macron je pense que l'image de président des riches et de président coupé du peuple quelle image initiale liée lisf etc la suppression de l'isf est une image qui colle à la peau de d'emmanuel macron et une deuxième image que très habilement le l'opposition a beaucoup utilisé ces derniers temps c'est l'image d'amateurisme d'ailleurs assez entretenu par un certain nombre d'erreurs de communication de de plusieurs ministres y compris d'ailleurs de la porte parole du gouvernement cette image d'amateurisme elle est aussi quelque chose qui qui pèsent sur sur l'allemagne et puis il ya quelque chose de plus fondamental c'est une période de d'inquiétude profonde pour pour les français d'inquiétude par rapport à nos pas simplement à l'avenir immédiat mais par rapport à ce que va devenir la nation france nation qui a perdu sa puissance sinon qu'est devenue une puissance marginal il ya quelque chose que les français du g2 l'époque du général de gaulle ou de georges pompidou qui croyaient encore à cette puissance ont totalement perdu aujourd'hui et d'autres confond avec la france est un sentiment du déclin français tout ça voyez un gala merkel peut y avoir un sentiment de déclin d'un pays qui vieillit etc mais il ya l'expérience dans le gala merkel emmanuel macron il n'a pas cette expérience il est il est l'homme du dégagisme il est l'homme qui apparaît comme un amateur ceux qui sont autour de lui ne sont pas tous des vieux routiers de la politique tout ça ça joue pour expliquer à quel point il ya une sévérité alors vous vous disiez du conjoncturel et de la personnalité des manuels macron la défiance qui étaient là on se souvient de la réforme des retraites des gilet jaune il ya aussi du structurel jean viard et je me tournerai vers vous juste après harry ali mi janvier vous avez peut-être plus comme moi cet article dans politico de john lichfield qui explique que même en des temps exceptionnels la france trouve de nouvelles façons d'être exceptionnelle c'est un article intitulé l'étrange défaite de la france que toi des français ne lâche pas macron sur sa réponse à l'épidémie et il explique que c'est en partie une question de caractère national de sens de l'exception française est ce que vous êtes d'accord je suis d'abord assez d'accord avec ce qu'a dit jean garrigues sur la situation qu'on connaît c'est vrai qu'on est un pays sans doute eu fait avec des diversités profonde dont le succès du livre de gérer la société d'archipel c'était pas le titre exact mais nous avons touché l'archipel français disaient beaucoup parlé ça renvoyait bien une certaine et et puis faut se rappeler que le président mâcon était déjà très impopulaire avant et quand ce qu'on vient de vivre donc ça n'a pas aidé tous ces éléments se marrer et puis j'ai aussi que c'est vrai qu'on a quand même le sentiment d'avoir un appareil d'état extrêmement puissant et finalement c'est plus performants excusez moi l'histoire des masques c'est totalement lamentable personnes qu'on a présenté des excuses sur le fait qu'on ait melloul khaled immobile et faire des stocks c'est quand même je ne dis pas que ça aurait changé fondamentalement les choses parce que je pense que le seuil des complexes sergent n'a pas dit aux gens écouter on a fait le tour arrive effectivement les stocks de masques en les enlever on nous prend un peu pour des envies donc on les infantilise les j'aime pas trop l'image mais je pense qu'elle n'est pas entièrement mais finalement qu'est ce qu'on voit en bois et une révolte du monde hospitalier qui marchent merveilleusement bien où effectivement au four à d'abord on a ouvert les cordons de la bourse mais au fond ils sont un peu venir notre gestion du conseil et celle record était content donc un peu une prise de pouvoir de la blouse sur gestionnaire ou en tout cas un rééquilibrage des rapports de force parce que les sonneurs et quand même toujours là et ça saoule et c'est bien simple problème de même que les régions c'est normal quand vous êtes en bretagne de voltage désert fait qu'on vous dit faut pas y aller vous gratter un peu la tête en disant qu'est ce que je risque donc cette espèce de sentiment fictif d'égalité il renvoie pas notre idée d'égalité le biais des qualités c'est d'avoir le même risque d'être malade il ya des territoires où il ya des portes les territoires et les faits donc tout ça si vous voulez moi j'ai l'impression qu'on est face à l'usure d'une représentation politique très jacobine très dur aux pratiques au fond et qui sont ceux sympa protégé par sa parce qu'au fond ce qu'on à engagement c'est de se sentir protégé on sait que c'est dangereux on sait qu'il va y avoir des morts on n'y comprend pas grand chose le gouvernement non plus mais je dirais qu aucun gouvernement n'avait fait la situation à voir donc on peut pas leur reprocher non plus de découvrir le sujet mais on a l'impression que ça branle dans le manche et ça s'est fait de la sécurité c'est à dire que la sphère n'est pas tenue et dernière remarque pas si l'avocat la parole à notre avocat le choc est surprenant c'est que le gouvernement ait des est contesté mais les oppositions ne remontent pas la dre crise politique c'est celle normalement dans une démocratie quand il ya un camp thiero jeter les gens soutiennent les autres on se défoule onu rond dans la rue on n'y a pas le gouvernement et on vote et puis ça redonne du choc la démocratie c'est quasiment acquis que dire de la crise à vouloir d'une démocratie anémiée et je trouve ça extrêmement inquiet tôt je me tourne vers vous arié alimi l'avocat que vous êtes on attend trop de l'état et en même temps on lui fait pas confiance avant de vous expliquer quelles actions en justice vous mener en ce moment exemple je vous donne un autre un autre news tribune de deux d'alain duhamel cette fois ci nous ne sommes pas le pays des cartes nous sommes le pays d'astérix nous n'aimons pas les pouvoirs aucun pouvoir et en particulier pas le pouvoir politique nous n'aimons pas être gouvernés ni semences et moins encore bousculé et sûrement pas dupe et le français et le citoyen le plus critique d'europe ce n'est pas un défaut mais aussi le moins gouvernable c'est totalement faux je partage pas l'opinion dessus du ml je partage la dichotomie entre les explications à la fois structurelle et conjoncturelle structurelle et je pense qu'il faut vraiment faire un retour sur notre fonctionnement institutionnel et constitutionnel effectivement j'y viendrai mais les plaintes sont aujourd'hui les plaintes pénales sont aujourd'hui devenus peut-être le dernier moyen d'expression citoyenne malheureusement devrais je dire mais c'est un peu ça pour quoi parce que quand on y réfléchit la vème république c'est un régime présidentiel vous parliez tout à l'heure de l'angleterre c'est un régime parlementaire avec une expression citoyenne plus importante dès lors avec un avec une opposition qui s'exprime alors même que la majorité est innovant coup injustice c'est l'expression ultime d'un contre-pouvoir qui n'existe plus c'est ça l'idée qui n'a peut-être jamais existé qui s'en va jamais existé même avant la crise mais quand vous y réfléchissez vous avez d'abord un régime présidentiel vous avez le parlement qui lorsqu'il ya une majorité ne s'exprime pas véritablement puisqu'il est l'expression de l'exécutif vous avez une autorité judiciaire et non pas un pouvoir judiciaire qui n'a pas véritablement de pouvoir et en ce moment pendant l'été venant sanitaires et elle est complètement confiné voir morte et vous avez un conseil d'état on l'a vu pendant l'état d'urgence sanitaire mais depuis l'époque bonapartiste depuis depuis le napoléon bonaparte puisqu'il c'est à ce moment là qu'il a été créé pour justifier l'action de l'état ne fait que justifier l'action de l'état voire même sollicite par exemple une réduction du contrôle parlementaire on l'a vu dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire est dans la loi d'abrogation le débat précédent vous avez alors expliquez nous pourquoi aujourd'hui vous en venez apporter au fond la cause vous allez nous dire de qui est ce que ce sont des associations est ce que ce sont des syndicats ce que ce sont des victimes directes devant les plus hautes courant c'est la cour de justice de la république c'est bien ça pour des actions commises ou non commises par par des ministres du gouvernement il ya eu des plaintes qui ont été déposées par la cour de justice de la république ce ne sont pas les plaintes que nous avons déposées je représente à la fois le collectif intérieur gens ce qui est un collectif de le personnel soignant est également la cgt la fédération chanter de la cgt qui ont tous deux déposé plainte ces plaintes ont été déposées devant le procureur auprès du procureur de la république de paris ce sont les plantes contre x qui ne vise pas spécifiquement ni des ministres ni personne le but ce n'est pas de l'inde contre il est très bien j'en ai pardonné précision pourquoi ne pas déposer devant la cour de justice de la république parce que justement là encore on parler de l'absence de contre-pouvoir c'est un organe hybride qui est composé à la fois de politique et de juge et on se rend compte que finalement le la il ya très peu de possibilités d'obtenir ne serait ce qu'une enquête donc procureur de la république pôle de santé publique de paris avec une ouverture d' enquête pourquoi parce que en france pourquoi la particularité de la france et bien tout simplement parce qu'il ya eu beaucoup de fautes commises dans la gestion de cet état dieu de cette crise et donc vous établissez quoi des chefs d'inculpation précis ya quatre chefs qui sont visés vous avez d'abord l'abstention à prendre les mesures et à combattre un sinistre la deuxième chose c'est les délits non intentionnels à savoir homicide involontaire parce que beaucoup de soignants sont morts du fait de cette contamination et violences involontaires également ce sont des délits non intentionnels vous en avez une dernière qui est la mise en danger de la vie d'autrui par des mois mais pour ceux qui ne connaissent pas bien la procédure pénale c'est l'état x mais qu'est ce qui se passe après vous plaidez échos qui qui rembourse ras jdir qui dédommage si vous gagnez on peut engager la responsabilité de l'état devant les juridictions administratives ce n'est pas le choix que nous avons fait parce que elles sont un peu sclérosé et elles suivent l'état aujourd'hui on a choisi de demander une ouverture d' enquête pour déterminer les faute non intentionnelle négligence manquements qui ont été commises dans le cadre de la gestion de cette crise et quand je parle de choses si je parle notamment de l'absence de masques la destruction des masques et de l'absence de stocks de réserves disponibles pour ne serait ce que pour les soignants pour qu'il puisse soigner mais également de l'absence de tests alors même que l' oms avait depuis le 24 janvier tester tester pardonnez moi oui je vais un peu vite parce que le temps presse un peu d'un mot c'est légitime le juge plutôt que les urnes parce que c'est ça le vrai débat de fond on peut toujours sanctionné dans les urnes un président de la république qui sera amené ou pas à se représenter c'est pas incompatible vous avez une tribune d'olivier beaud dans le monde qui dit on ne devrait pas aller vers la responsabilité pénale on devrait conserver la responsabilité politique les deux existent elles ne sont pas incompatibles et c'est la raison pour laquelle on considère que il faute qui doivent être sanctionnés c'est dit je voudrais qu'on se tourne à présent vers françois françois durpaire est votre regard sur des états unis comment expliquer françois qu'après les boulettes et les déclarations surréalistes de donald trump il ne dévisse pas dans les sondages le président américain alors il dévisse quand même un petit peu dans les salaires et notamment david jours assure ben oui c'est ce qui suppose que même dans ce cas il des fils quand même notamment les états clés pourquoi vais d'abord confusion vous parliez des manuels macron confusion de la parole présidentielle aux états unis très très clair vous avez aujourd'hui aujourd'hui anthony fauci automne il faut si vous le connaissez maintenant c'est le chef de la santé de la maison blanche l'expert de d'un train qui aujourd'hui devant le sénat tease et il ne faut pas des confiné parce qu'on va avoir de nouvelle vague c'est à dire exactement l'inversé de ce que dit donald trump depuis des semaines et des semaines et il disait d'ailleurs le bilan de 80 mille morts c'est un bilan sans doute sous-estimé c'était une déclaration faite au sénat alors pas très rassurante pour les américains il était lui même confiné à distance parce que suspicion de kobe de 10,9 au sein de la maison blanche vous parliez de l'opinion publique française opinion publique américaine elle est très très simple vous avez d'un côté des républicains le parti d'aidé confiné 1 ce qui ne porte pas de masque au congrès par exemple et puis le parti des démocrates le parti des confiné ce qu'ils disent mais qu'america steyn games vous savez le fameux slogan de trains qu'il leur visait en disant faire de l'américain pays à nouveau qui a la santé et vous avez entre les deux quelques indépendants qui vont compter les points alors c'est un peu morbide il ya des états rouge alors les états rouge aux etats unis c'est d'état républicain ceux qui ceux des consignes on va regarder le taux de mortalité et puis il ya les états bleus les états démocrate on va regarder aussi le taux de mortalité et on comptera les points en novembre prochain celle que vivent 19 qui va faire l'élection merci merci beaucoup françois merci à vous d'avoir participé à cet échange il y aura d'autres débats on était obligés d'avancer c'est l'heure de retrouver thomas des prêts merci à vous jean viard depuis le vaucluse également d'avoir été en duplex avec nous thomas des prêts pour sa chronique quotidienne ma journée à l'assemblée il nous raconte au fond les députés autant du code vide on retrouve tout de suite thomas devant l'assemblée oui myriam depuis hier l'assemblée ceux des consignes plus de députés des règles plus strictes aussi le port du masque est obligatoire dans certains cas je vais vous raconter tout ça dans ma journée à l'assemblée des confiné depuis ce matin les députés passe ici à l'accueil de l'assemblée nationale par un point accueil santé ou est distribué cette enveloppe à l'intérieur deux masques et une paire de gants pour pouvoir porter toute la journée c'est une bonne initiative pour vous oui oui c'est très bien ça rend le travail plus pratique même si on est tous plus ou moins équipée de deux masques dans nos activités habituelles ça vous rassure vous de vous dire que vous allez avoir des masses moi ça me va moi j'ai eu le génie de ses vis-à-vis des autres qu'on voit que c'est plus c'est plus respectueux vis-à-vis des eaux et le fait de distribuer ces masques gratuitement aux députés et non pas à toute la population pour certains députés ça pose question notamment dans les rangs des élus communistes très bien pour les personnels de l'assemblée nationale mais en fait je pense que ça devrait être le cas partout dans le pays qui a beaucoup de gens encore pour qui ça va être un budget très conséquent et donc je trouve que la question de masques gratuits devrait être une priorité pour le gouvernement mais alors quelles sont les nouvelles règles précisément à respecter à l'assemblée et bien tout est enseigné dans ce document myriam 56 pages le plan de déconfinement de l'assemblée nationale on y apprend le nombre de députés qui peuvent être présents dans l'hémicycle jusqu'à 150 contre moins de 10 au plus fort de la crise sur la question du masque par exemple il est obligatoire dans les espaces de circulation comme pour notre collègue cet après-midi les amendes un gala vous voyez je n'ai vraiment pas l'habitude de porter ce metz puisqu'il veut je le remet correctement voilà et pour les députés le masque est donc obligatoire en commission regardez les images hier soir à l'assemblée mais pas dans l'hémicycle comme cet après midi aux questions au gouvernement deux poids deux mesures donc on a voulu demander à l'inde et questeur de l'assemblée nationale vous savez ces députés qui gère le fonctionnement de l'assemblée pourquoi il y avait une telle différence bonjour la haine rossi expliquez-nous pourquoi le masque est obligatoire en commission et pas dans l'hémicycle c'est parce qu'elles étaient les tout simplement parce qu'en conditions d'usagé une promiscuité une proximité entre chaque député que vous n'avez pas dans l'hémicycle dans l'hémicycle comme nous sommes 150 au lieu de 577 nous pouvons avoir trois à quatre mètres entre chaque députés en commission ça n'est pas possible non seulement des petites salles les uns à côté des autres sans possibilité d'avoir donc cette distance nécessaire et le masque est obligatoire en commission est ce que vous vous savez quand est-ce qu'on pourra retrouver 577 députés je l'espère et nous l'espérons tous le plus rapidement possible malheureusement aujourd'hui la crise sanitaire qui frappe notre pays mais aussi notre assemblée nationale ne permet pas de siéger à 577 nous pourrions prendre trop de risques aussi bien aux députés qu'au personnel donc nous assoupir ont de toute façon de ces mesures si cela est possible d'en si la situation le permet tait que dès que possible mais aujourd'hui je crois qu'il faut avancer prudemment et des consignes et progressivement versés au dossier et merci à thomas des prix qu'on retrouve demain pour une nouvelle chronique alors comme promis on va terminer avec notre grand entretien alors où plus d'un million d'élèves ont retrouvé le chemin de l'école nous avons donné la parole à un professeur d'histoire-géographie en seine-saint-denis il s'appelle yanis rodern jours après l'école regardez c'est une collection signée françois chevré avec charlotte est pâle et titre yeng wei n on est chez vous c'est à iannis roder comme avec une jolie jolie je regarde paris bonjour yannick robert bonjour et merci d'avoir accepté cet entretien peut-être professeur d'histoire géographie dans un collège de seine-saint-denis et puis vous êtes également le directeur de l'observatoire de l'éducation au sein de la fondation jean jaurès qui vient de publier une offre que vous avez co écrite avec salomé berlioux une détaillé intitulé apprendre et enseigner par temps de crise sanitaire regards croisés ville campagne on va y revenir mais d'abord racontez nous votre expérience d'enseignant de ces deux mois d'enseignement à distance comment s'est déroulé s'est mise en place l'école à la maison avec vos élèves pour dire la vérité elle s'est mise en place tant bien que mal tant bien que mal parce que d'abord même si on pouvait s'attendre à une fermeture des écoles après que l'italie a fermé les siennes le 5 le 5 mars de mémoire on a quand même été pris un petit peu la part la surprise il a fallu s'organiser très vite or effectivement ce qu'on a vu très vite et ce qu'on savait déjà c'est que les plateformes numériques qui servent d'interface de communication entre les familles et les établissements scolaires et bien ne sont pas toujours très fréquenté et il ya des jeux parfois des problèmes de code des problèmes de connexion tout le monde n'est pas équipée non plus à la maison pour pouvoir correctement se connecter donc il a fallu et ça a été la première chose garder le contact avec les élèves et ont gardé contact avec les élèves et bien je crois que les profs en tout cas dans mon établissement mais je ne sais que je sais par ailleurs que ça s'est passé un peu de la même manière tout le monde s'est un petit peu débrouiller pour essayer de garder le contact avec les élèves c'est à dire qu'on s'est un petit peu at il faut le dire quand même sur le r gpd donc le règlement de la protection sur la protection des données et on a constitué des listes de whatsapp des listes des mails liste des groupes des g et c'est pascal et les enseignants n'ont pas le droit d'accéder aux données personnelles aux coordonnées précises bien sûr que non c'est c'est formellement interdit sauf que là il fallait absolument garder contact avec les élèves or comme je voulais comme je voulais dire des interfaces ne sont pas toujours fréquenté le réflexe n'est pas nécessairement acquis ni par les parents ni par les élèves donc il a fallu bricoler il a fallu bricoler personnellement j'ai passé deux ou trois jours à essayer de récupérer des numéros de téléphone à droite à gauche et a constitué mais mais mais il est ministre mais l'histoire sam egoo poids de sape pour pouvoir travailler voilà et on a commencé à travailler et on a commencé à travailler avec ce que nous n'avions jamais fait en réalité c'est à dire faire des cours en visioconférence alors racontez nous comment ça s'est passé est ce que vous avez réussi à transmettre est-ce que vous avez enseigné il ya des acquis d'apprentissage qui ont été faits au cours de cette période je l'espère et nous le verrons moment du décompte vivement parce qu'on va revenir là dessus évidemment on va laisser les élèves avec ce qu'on a fait pendant le décompte il ment on reviendra là-dessus et c'est à ce moment là que je pourrais éventuellement vous dire s'il ya eu des acquis mais on a innové on a innové il a fallu faire des cours à distance il a fallu préparer des cours autrement parce que faire des cours en visio ce n'est pas la même chose que de faire des cours en présentiel les élèves ne branche pas leur caméra donc moi je ne sais pas s'ils comprennent ils comprennent pas donc voilà il faut c'est très compliqué donc moi ce que j'ai fait c'est que j'ai donné un travail préparatoire systématique avant chaque courant visioconférence et puis les travaille dessus ce qui fait que voilà c'est fait de voir deux fois les choses et insisté sur les sur les choses après il ya une réalité aussi ce n'est pas parce que vous dites que vous êtes un vilain cours en visioconférence que tous les élèves sont là loin de là loin de là puisque j'ai plusieurs classes mais j'ai une classe par exemple qui suit très régulièrement avec 15 15 à 16 élèves présents sur 22 c'est un collège qui est classé en zone d'éducation en réseau d'éducation prioritaire avant qu'on a limité à 23 par classe quinze à seize présent systématiquement à chaque cours et puis j'ai une autre classe où c'est beaucoup plus compliqué où j'ai eu par exemple lundi dernier un cours à six élèves les voilà ça veut dire qu'il me manquait les trois quarts pratiquement les trois quarts des élèves trois quarts des lèvres avec qui vous avez perdu complètement le contact ou partiellement non partiellement c'est à dire que dans ces classes en général j'ai nous crache g et l'établissement qui a cherché par l'intermédiaire de ce qu'on appelle la vie scolaire les cpe puis par les chefs d'établissement d'entrer en contact avec les familles et bien de certaines familles n'ont pas répondu ou les élèves ne répond pas là on peut estimer à un quart voire peut-être 30 % des élèves qui ont décroché kilos de plus signe de vie ou alors qu'ils ne rendent aucun devoir et qui ont complètement scolairement décrocher c'est énorme comme siffler je me permets de le souligner vous l'expliquez comment alors jeune explique d'abord parce qu'on appelle la fracture numérique évidemment j'ai des élèves qui n'ont qui n'ont pas de connexion qui n'ont pas de matériel le collège a prêté du matériel mais les connexions ne sont pas là certains de mes élèves suivent sur un téléphone portable le téléphone portable c'est peut-être celui de papa ou de maman qui peut en avoir besoin le manque d'équipements aussi parce que quand on est resté un ordinateur et qu'on a trois ou quatre frères et soeurs qui sont eux aussi scolarisés et bien il faut se partager l'ordinateur c'est très compliqué tout cela ça c'est la première chose la deuxième chose c'est qu'il faut savoir aussi que mes élèves ce sont les enfants des gens qui sont en première ligne aujourd'hui et qui assure la logistique nous permettant à nous d'être confiée ce sont les gens qui travaillent dans les supermarchés dans la logistique dans le transport et ces gens se lèvent très tôt le matin et vont travailler toute la journée ils laissent leurs enfants seuls ce qui est logique et bien ses enfants la journée ils sont livrés à eux-mêmes et vous faire écouter edouard philippe il a eu une expression très forte au sénat cinq mois de décrochage scolaire pour des milliers de jeunes et des dizaines de milliers de jeunes c'est probablement une bombe à retardement le premier ministre un coût évidemment les deux mois de vacances dans ces cinq mois est ce que vous êtes d'accord oui l'expression est très forte et je crois que le premier ministre a raison de tirer signal d'alarmé parce que d'aucuns vous diront trois mois sans apprentissage ce n'est pas grave dans l'absolu ce n'est pas grave on est d'accord quoique ça dépend de qui on parle effectivement si on parle des élèves qui ont leurs parents à la maison avec qui prennent le petit déjeuner le matin est acquis avec qui il discute culture histoire effectivement il n'y aura pas de problème mais pour mes élèves qui ont déjà un capital culturel qui n'est pas celui des élèves de centre-ville où des beaux quartiers c'est trois mois sans et sans école ce sera un handicap supplémentaire donc ce n'est pas anodin et au delà de cela c'est oublier que l'école notamment dans ces quartiers populaires des grandes agglomérations ce n'est pas seulement le de l'apprentissage c'est aussi le lieu d'une sociabilité cellule c'est un lieu repères qui donne des cadres qui donne des limites dont nos élèves ont absolument besoin et c'est aussi un lieu d'ouverture sur le monde d'ouverture à d'autres façons d'envisager de voir le monde quand on en vit dans des situations compliquées dans des familles qu'ils sont parfois très fermé et bien l'école c'est un lieu de respiration et ça c'est très important on vous sent très engagé personnellement sur cette question du décrochage presque en colère est ce que vous êtes un fervent partisan pour ses élèves dans votre département et pour tous les élèves après tout de la réouverture des écoles alors donc dans l'absolu évidemment il faut que les conditions sanitaires soient absolument respecter c'est la sécurité de tous est la première des priorités mais oui je suis un fervent partisan de la reprise de l'école parce que encore une fois ne pensez l'école qu'en termes d'apprentissage et ne penser la difficulté des familles quand tu es en dettes financières ça ne suffit pas ce n'est pas la question en réalité la question c'est la question de l'insertion sociale dans des règles qui font société et c'est cela que nous sommes en train de perdre je discutais la semaine dernière avec des éducateurs éducatrices qui suivent quelques-uns de mes élèves et l'éducatrice me disait avec grand une véritable émotion dans la voix qui m'a beaucoup touché nous sommes en train de perdre 10 elle des dizaines de gamins c'est une catastrophe alors que pensez vous de tous vos collègues enseignants qui explique bien souvent pas tous qu'il n'est pas possible de rouvrir les écoles d'urgence sanitaire et la protection sanitaire c'est extrêmement important mais il ya une urgence il ya une urgence sociale et je crois que je crois que nous devons peut-être prendre exemple sur les soignants qui ne ne se pose pas la question de savoir si ils doivent aller travailler ou pas c'est une question d'urgence sanitaire eh bien je crois que pour nous notamment dans les territoires des 2 c de c2c de ses banlieues des grandes agglomérations il ya une urgence c'est une urgence sociale je voudrais qu'on parle également des campagnes et des jeunes ruraux un voulé est évoqué tout à l'heure on dit beaucoup que le confinement accélère les inégalités la fracture numérique elle pèse aussi lourdement pour ses élèves ses étudiants qui vivent dans des zones enclavées quand on est dans une zone rurale de montagne moyenne montagne par exemple il ya des zones qui sont blanches qui ne n'ont pas de connexion internet c'est ça devient très compliqué pour l'enseignement à distance de même pour recevoir aujourd'hui les les devoirs et les cours puisque tout est envoyé par internet quand ça fonctionne mal c'est très compliqué donc il ya d'abord cette fracture numérique qui est quand même très importante il ya ce sentiment d'isolement aussi un qui a été relatée en parle dans l'étude que nous avons fait avec avec salomé berio et jérémy métier que vous avez cités c'est ce sentiment d'isolement de solitude qui est très fort dans les milieux dans les milieux ruraux et puis il y a aussi ses difficultés liées notamment à l'orientation et l'orientation future parce que si dans les grandes agglomérations vous avez l'offre d'orientation qui n'est pas loin grâce aux transports en commun même si les transports en commun je comprends que ça va être compliqué merlo néanmoins l'offre l'offre et y est ici elle est présente dans les territoires ruraux l'offre peut être très lointaine donc en fonction justement de cette réalité d'un beaucoup d'élèves sont en train de de renoncer à cette leur orientation qui a redoublé ou kita à faire une orientation par défaut autre sujet le baccalauréat le bac qui n'aura donc pas lieu pour la génération 2020 c'est le contrôle continu un don qui tiendra lieu d'évaluation pour les élèves de terminale et c'est une première parce que même en mai 68 alors que les lycées étaient bloqués il y a eu un oral ça va peser sur ce diplôme si symbolique et si décrié aussi par la suite à votre avis alors sur l'oral l'oral du bac de français mais c'est l'oral effectivement un terminal qui est qui est supprimé alors est-ce que ça aura un impact écoutez je ne le crois pas tout simplement parce que il faut savoir d'abord en 1968 le nombre de taux de bacheliers étaient beaucoup beaucoup plus faible qu'aujourd'hui aujourd'hui le bac qu'ils soient professionnels général ou technologique on connaît les chiffres on est à plus de plus de 85% donc le bac aujourd'hui et c'est pour ça qu'il eut cette réforme menée par le ministre jean michel blanquer il a été un petit peu déconsidérer il est un petit peu dévalorisés donc je ne suis pas sûr que le fait que ce bac cette année ne soit pas subir un examen final le change le regard que nous avions globalement sur le baccalauréat et les parents des parents qui ont dû faire de la continuité pédagogique et parfois qu'ils ont réalisés au fond la difficulté de la tâche de l'enseignant vous en sortez grandi à leurs yeux vous pensez je l'espère je l'espère parce que ce que nous avons pu ce que j'ai pu voir ce que j'ai pu constater c'est le fort engagement d'une manière générale du corps enseignant dans cette continuité pédagogique avec les moyens qui étaient les siens avec les déperditions que dont nous avons parlé c'est une évidence mais les professeurs se bat même encore aujourd'hui pour rattraper les élèves qui ont tendance à lâcher donc je vois cet engagement je vois aussi quand fonction des milieux on n'a pas forcément la même attitude je vois combien les parents sont reconnaissants en seine-saint-denis du travail fourni par les enseignants et puis je peux voir aussi dans certains quartiers parisiens par exemple des associations de parents d'élèves qui se plaignent que la prof machin ou le prof bidule n'a pas n'a pas donné des devoirs toutes les semaines et c'est sans tenir compte de la réalité du confinement c'est à dire que les enseignants ils ont parfois aussi des enfants les enfants en bazin qui doivent s'occuper qu'est-ce qu'il faudra garder de toute cette expérience ou surtout ne pas conserver moi je crois que la grande leçon c'est c'est de travailler de faire travailler de faire réfléchir sur justement les urgences n d'urgence sanitaire et la situation d'urgence sanitaire c'est à dire la situation de confinement rien ne nous dit que dans les 20 ans qui viennent nous ne revivrons pas une une expérience telle que celle ci donc nous avons dans les établissements scolaires des protocoles pour l'instant 10 des protocoles pour les risques d'attentats depuis peu mais je crois qu'il faut mettre en place des protocoles d'urgence lié à l'urgence sanitaire et ça veut dire par exemple avoir connaissance de l'équipement de chaque famille du lien de chaque famille avec le numérique et que les établissements soient équipés pour venir en aide à ceux qui n'ont pas les moyens de s'équiper ont finalement d'un mot rien ne remplace le contact physique entre l'enseignant et l'élève je crois que cette période de l'école l'école en confinement l'école à la maison a mis un terme à la discussion sur les bienfaits du numérique dans le pédagogique voilà je crois que rien ne vaut la présence la présence et le lien physique que l'on vu qu'on a dans les classes parce que c'est là que je construis l' échange pédagogique c'est là que te construis l'enseignement le numérique est un plus mais ça ne peut être qu'un plus merci infiniment merci et yanis trader [Musique] voilà le jour d'après c'est à retrouver désormais tous les soirs dans cette émission qui s'achève ainsi tout de suite à votre soirée documentaire à demain sur la cité [Musique]